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Saturday, October 13, 2018

Des nouvelles de Wolfgang Fröhlich



Le cas de Wolfgang Fröhlich (en allemand : joyeux, enjoué !) est affreux.
Quand j’évoque les cas des révisionnistes qui ont le plus cher payé leur engagement révisionniste, je ne manque jamais de citer le nom de cet ingénieur autrichien, spécialiste de la désinfection et de la  désinfestation. Il ne pouvait pas ignorer les risques insensés qu’il y aurait eu, comme je l’ai souvent dit, à utiliser le Zyklon B (un produit à base d’acide cyanhydrique, lequel est hautement explosif) dans des bâtiments de crémation où il faut porter les fours à 900 degrés.
Mais voici un message reçu ce matin de Bocage Info
Des nouvelles de Wolfgang Fröhlich

Qui se souvient qu’un nouveau procès le concernant avait commencé dans la plus grande discrétion le 26 mars 2018 à Krems (Autriche) ? En effet, comment pouvait-on justifier devant une opinion publique qui commence enfin à se réveiller le sort de Wolfgang Fröhlich, incarcéré depuis 15 ans pour « crime de la pensée » ?

La justice autrichienne voulait que Wolfgang Fröhlich, 67 ans, ingénieur chimiste diplômé, soit déclaré incapable de discernement parce qu
il continue à soutenir son rapport technique dexpert contestant lexistence de chambres à gaz homicides, et l’accusation considère que son insistance à vouloir soumettre ses thèses à des expertises médico-légales est le produit dun esprit dérangé.

Depuis 1995 environ, Wolfgang Fröhlich a envoyé à des magistrats, aux membres du Parlement autrichien et à des milliers de politiciens et à des journaux des documents dans lesquels il déclarait que les prétendues chambres à gaz nazies étaient un MENSONGE (son mot). Etonnamment, il n
a pas eu alors de véritables ennuis.

Puis, en 2001, lorsqu
il a publié un livre de 368 pages intitulé Die Gaskammer Lüge, son arrestation a été décidée, mais il sest soustrait aux recherches. Il semble que la police navait alors pas manifesté un grand zèle pour le retrouver.

L
arrestation de Wolfgang Fröhlich le 21 juin 2003 est peut-être liée aux déclarations de Rudolph Giuliani, lancien maire de New York. Le 19 juin, lors de la Conférence sur lantisémitisme à Vienne, organisée par lOCDE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), Giuliani a déclaré quil fallait mettre un terme au révisionnisme. Giuliani avait publié dans le New York Times un article intitulé « Comment lEurope peut arrêter la haine », dans lequel il disait à propos des dirigeants européens : « Il est essentiel de sassurer que leurs citoyens comprennent que lHolocauste est une réalité, car les points de vue révisionnistes nous exposent au risque dune répétition d’un génocide provoqué par le racisme. »

Le 16 juin 2003, le président G. W. Bush avait à deux reprises critiqué « les historiens révisionnistes » pour les doutes qu
ils exprimaient sur la version officielle de sa guerre contre l'Irak. L’Histoire avait plus tard rendu justice à ces « historiens révisionnistes » en reconnaissant que les allégations de G. W. Bush n’étaient que de la propagande de guerre.

Or, 15 ans plus tard (période pendant laquelle Wolfgang Fröhlich est resté incarcéré), la Cour suprême autrichienne (OGH) a partiellement annulé le jugement du tribunal régional de Krems qui l’avait condamné en mars 2018 à quatre ans de prison et à exécuter cette peine dans un établissement spécial pour les détenus souffrant de troubles psychiques.
La Cour suprême a annulé le verdict sur la question complémentaire de lincapacité de discernement suivant en cela l’appel formulé par la défense. L’accusation reprochait à Wolfgang Fröhlich d’avoir écrit depuis la prison de Stein où il est incarcéré des lettres adressées au ministre de la Justice et aux parlementaires pour se plaindre de son sort. Il avait de même adressé des observations aux tribunaux et aux procureurs. Dans la question complémentaire, à la différence de l’avis des psychiatres, le jury a voté par sept voix contre une en faveur de l’accusé sur la question de sa capacité de discernement. La Cour suprême autrichienne a relevé la contradiction entre l’expertise psychiatrique et l’avis de jurés non professionnels. La question complémentaire quant à sa santé mentale et à ses conditions d’incarcération doit maintenant être jugée à nouveau par le tribunal régional de Krems mais, de toute manière, Wolfgang Fröhlich est condamné à rester en prison pour ces quatre prochaines années…


[Qui, un jour, rendra justice à Wolfgang Fröhlich, victime d’un crime judiciaire perpétré « légalement » dans un Etat de droit membre de l’Union européenne ?]

https://www.noen.at/krems/krems-ogh-hob-urteil-gegen-holocaust-leugner-teilweise-auf-justiz-nationalsozialismus-niederoesterreich-wien-118775928#

Wolfgang Fröhlich a besoin de votre soutien !

Wolfgang Frö
hlich
JA-Stein H. Nr. 46484
Steiner Landstrasse 4
A - 3504 Krems/Stein
AUTRICHE

Thursday, June 18, 2009

L’imposture des 6 000 000 : source et histoire d’une mirobolante arnaque


L’imposture des Six Millions de victimes juives a une origine qui est aussi lointaine que sordide. Son invention remonte au moins à l’année 1900. A partir de cette année-là, puis, pendant des dizaines d’années, elle a permis à des juifs new-yorkais de collecter des flots d’argent au bénéfice de leurs causes politiques et autres. Le leitmotiv des colporteurs de cette imposture a été en effet : « En ce moment, en Europe, 6 000 000 de nos frères sont en train de mourir. Pour leur venir en aide, versez-nous de l’argent. » L’un des plus ardents propagandistes et collecteurs d’argent a été le rabbin Stephen Samuel Wise, un militant de la cause sioniste qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, deviendra un proche, très influent, du président Franklin D. Roosevelt. L’un des plus insistants vecteurs médiatiques de cette arnaque a été le New York Times. En un premier temps – c’est-à-dire avant, pendant et juste après la guerre de 1914-1918 –, c’est à la Russie tsariste ou aux Polonais que les propagandistes et collecteurs d’argent imputent les mortels tourments endurés, selon eux, par six millions de juifs européens. En un deuxième temps, c’est-à-dire avant, pendant et après la guerre de 1939-1945, ce sont l’Allemagne et ses alliés qui sont accusés d’avoir voulu, puis enfin obtenu la mort de six millions de juifs européens. En un troisième temps, c’est au Tribunal militaire international (TMI) de Nuremberg, en 1945-1946, que les juifs, qui composaient 75% de la délégation américaine, jouent leur plus beau coup : ils font avaliser par les juges mêmes de ce tribunal l’assertion selon laquelle les Allemands et leurs alliés auraient réellement tué six millions de juifs. Cette estimation de 75%, nous la devons à Thomas J. Dodd ; procureur américain au TMI, il a, dans une correspondance privée du 20 septembre 1945, décrit l’arrogance de nombre de ces juifs qui se sentaient en terrain conquis (Christopher J. Dodd et Lary Bloom, Lettres de Nuremberg / Le procureur américain raconte, Paris, Presses de la Cité, 2009, p. 163 ; traduction de Letters from Nuremberg, Crown Publishers, 2007, p. 136). Ces juifs parviendront à leurs fins en obtenant de l’ancien officier SS Wilhelm Höttl la signature d’un étrange affidavit (ou « déclaration écrite sous serment » ou encore « déposition en cours d’instruction ») : selon le signataire, son ami Adolf Eichmann lui aurait soudainement révélé un jour à Budapest, à la fin du mois d’août 1944,  que 6 000 000 de juifs venaient déjà d’être tués. L’affidavit est lu devant les juges. L’avocat de l’un des accusés allemands a le courage alors de manifester sa surprise ; il demande la comparution de W. Höttl, qu’il était facile de faire venir à la barre puisqu’il se trouvait sur place et collaborait avec les Américains ; il veut l’interroger sur l’affidavit. Il ne le pourra pas. Jamais le Tribunal ne convoquera W. Höttl. Ces mêmes juges auront ensuite l’audace d’en appeler implicitement à ce seul témoignage écrit, dont ils ont refusé d’entendre le signataire, pour affirmer sans la moindre preuve qu’A. Eichmann « a estimé » que les Allemands ont réellement « causé la mort de 6 000 000 de Juifs ». 
Quarante ans plus tard, en 1987, je pourrai, en la présence d’un témoin, interroger W. Höttl à son domicile, en Autriche. Mis au pied du mur, le menteur renoncera à maintenir la véridicité de son retentissant affidavit. Il ira jusqu’à me dire, en présence de mon témoin, qu’il ne fallait pas accorder d’importance aux propos qu’il avait lui-même attribués à Eichmann, des propos qui, ajoutons-le, ont été formellement démentis, en 1961, par Eichmann en personne devant un juge d’instruction israélien, Avner Less. [Voy., ci-dessous, le premier NB]. 
Si W. Höttl n’a certes pas inventé à lui seul l’histoire des 6 000 000 de juifs morts du fait d’un programme d’extermination du IIIe Reich, du moins a-t-il permis à cette imposture de prendre son envol au procès de Nuremberg. Cette imposture aura des effets calamiteux ; en particulier, elle facilitera grandement la création, en 1947-1948, d’un Etat juif et d’une armée juive en terre de Palestine. Sans la croyance générale en un prétendu assassinat de 6 000 000 de pauvres victimes juives il est hautement probable que la communauté internationale n’aurait pas accepté la création d’une colonie juive, puis accepté son statut d’Etat souverain en terre de Palestine, aux dépens du peuple qui habitait cette terre depuis des temps immémoriaux. 
La révélation de Don Heddesheimer (2003) 
Don Heddesheimer est l’auteur auquel nous sommes redevables d’une enquête sur l’origine des Six Millions. Son ouvrage a été publié en 2003 avec une préface de Germar Rudolf. Le titre en est The First Holocaust, ce qui, à franchement parler, n’est pas trop clair. Le sous-titre en est : Jewish Fund Raising Campaigns with Holocaust Claims During and After World War One (Pendant et après la Première Guerre mondiale, campagnes juives de collectes de fonds dénonçant un holocauste), ce qui revient à omettre les campagnes antérieures à cette guerre et remontant au moins à 1900. Pour en terminer avec les défauts de son ouvrage, par ailleurs si précieux, signalons que l’auteur n’a pas suffisamment respecté l’ordre chronologique indispensable à la clarté de son exposé historique. Cela dit, les documents qu’il a découverts et qu’il reproduit souvent en photographie sont de première importance et l’on regrette que, depuis six ans, son petit ouvrage soit passé quasiment inaperçu de tous, y compris de l’ensemble des révisionnistes. Ces documents, qui consistent pour l’essentiel en articles de journaux, particulièrement du New York Times, propriété depuis 1896 du juif Adolph S. Ochs, prouvent que l’annonce selon laquelle « 6 000 000 de juifs européens[sont] en train de mourir » revenait périodiquement dans la presse juive. Tel un slogan, ce chiffre ne pouvait qu’imprégner les esprits des lecteurs juifs, qui n’avaient plus qu’à le répéter en toute bonne foi [Holocaust Handbooks Series, vol. 6, Chicago (Illinois, Etats-Unis) : Theses & Dissertations Press, octobre 2003, 144 p. Distribué par CHP & CODOH Bookstore, https://shop.codoh.com, consultable et téléchargeable à http://www.vho.org/GB/Books/tfh]. 
De 1900 jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale 
Le 11 juin 1900, le New York Times publie un vibrant appel du rabbin Stephen S. Wise en faveur des 6 000 000 de juifs en train de saigner et de souffrir, en Europe, pour la cause du sionisme. En expert de ce qui ne s’appelait pas encore le Charity Business, le bon rabbin en appelle à la générosité de ses coreligionnaires. Il déclare : « There are 6,000,000 living, bleeding, suffering arguments in favor of Zionism » (Il y a, en faveur du sionisme, 6 000 000 d’arguments vivants, saignants, souffrants.). Il se dit confiant en son entreprise : « Of Israel and Zion one thing is true. They can conquer. God is our leader, and with the General of the heavenly hosts to lead who will say that we go not to victory ? » (D’Israël et de Sion une chose est vraie. Ils peuvent conquérir. Dieu est notre guide et avec, pour nous guider, le général des armées du ciel, qui ira dire que nous n’allons pas à la victoire ?) (The First Holocaust, p. 91). Comme la suite des temps allait le prouver, Wise exploitait là, dès 1900, un filon qui allait se révéler des plus fructueux. Dans les années 1910, 1920, 1930, le New York Times à lui seul et bien d’autres journaux ou périodiques juifs allaient reprendre le thème des 6 000 000 de juifs européens en train de souffrir ou de mourir et pour lesquels il fallait d’urgence verser du gros argent (par exemple, précisément la somme de 6 000 000 $ selon un placard publicitaire du New York Times du 21 avril 1926). Parfois les chiffres pouvaient être légèrement différents ; on parlait alors de « 5 000 000 » ou de « plus de 5 000 000 » de victimes juives ; d’autres chiffres encore pouvaient être lancés çà et là mais, au marché de la retape publicitaire, celui de « 6 000 000 » allait l’emporter sur tous les autres.
Le 14 janvier 1915, le New York Times publie une protestation de Louis Marshall, président de l’American Jewish Relief Committee, contre l’indifférence des deux à trois millions de juifs américains à l’endroit des souffrances endurées par « more than 6,000,000 [Jews who] are in the heart of the war zone » (plus de 6 000 000 [de juifs qui] sont au cœur de la zone de guerre) (The First Holocaust, p. 92). L’argent récolté ne dépasse pas 300 000 $. Il dit qu’on a entendu parler de pogroms en Russie, en Pologne, en Galicie ainsi que de famine en Palestine. Pour stimuler la compassion de ses coreligionnaires, il donne lecture d’une lettre en ce sens du richissime banquier Jacob H. Schiff.
En 1916, l’American Jewish Committee publie un rapport intitulé The Jews in the Eastern War Zones (Les juifs dans les zones de guerre de l’Est) (The First Holocaust, p. 95-101). Il y est question de 7 000 000 de juifs. Pour les seuls juifs russes, on y parle de fidèles « burned alive in synagogues », de « the greatest tragedy in their history », d’une « campaign of extermination », de « 6,000,000 human beings guilty only of adherence to the Jewish faith » contraints d’habiter une sorte de ghetto où ils vivent dans la constante terreur d’un massacre (brûlés vifs dans des synagogues / la plus grande tragédie de leur histoire / campagne d’extermination / 6 000 000 d’êtres humains coupables seulement de leur adhésion à la foi juive) (The First Holocaust, p. 96-98, 100).
 Le 3 mars 1919, le New York Times reproduit un discours du rabbin  Wise où ce dernier évoque ce que sera l’établissement d’un foyer juif en Palestine. Il dit en propres termes que « The rebuilding of Zion will be the reparation of all Christendom for the wrongs done to the Jews » et, au sujet de la prolifération des juifs qui sont alors au pouvoir en Russie communiste, il se permet un commentaire plein de shutzpah : « Admitting that a considerable number of Jews held office under the Bolscheviks, it must be remembered that these Jews who had returned to Russia included many of the "all but crucified exiles" » (La reconstruction de Sion sera la réparation par toute la chrétienté des maux qu’elle a causés aux juifs / En admettant qu’un nombre considérable de juifs soient au pouvoir sous les bolcheviques, on doit se rappeler que ces juifs qui sont retournés en Russie incluent de nombreux « exilés ayant été, peu s’en faut, crucifiés ») (The First Holocaust, p. 101-105). On note ici le leitmotiv d’une certaine propagande juive : les chrétiens ont crucifié ou tenté de crucifier les juifs. Ils doivent payer leur crime. Quant aux dirigeants juifs bolcheviques d’URSS, ils ont une excuse : du temps des tsars, les chrétiens les avaient quasiment crucifiés et ainsi forcé nombre d’entre eux à l’exil.
Le 29 septembre 1919, le New York Times rend compte d’un discours du magnat de la banque Felix M. Warburg, président du Joint Distribution Committee of American Funds for Jewish War Sufferers, où il est indiqué que les juifs européens, au nombre de 6 000 000, ont été « the worst sufferers in war » (ceux qui ont le plus souffert pendant la guerre) (The First Holocaust, p. 106-107). 
 Le 26 octobre 1919, le New York Times annonce qu’une Miss Löwenstein vient d’acheter en France de colossales quantités de surplus américains pour 4 000 000 de juifs polonais en train de mourir de faim ou de typhus (The First Holocaust, p. 107-109).
 Le 31 octobre 1919, The American Hebrew publie un article signé de Martin H. Glynn, ancien gouverneur de l’Etat de New York. Il est intitulé : « The Crucifixion of Jews Must Stop ! ». En plus du mot même de « crucifixion », qui apparaît dans le titre, on note à six reprises le chiffre de 6 000 000 de juifs ; quatre fois ce chiffre est accompagné du chiffre de 800 000 petits enfants. Le mot d’ « holocaust » apparaît également une fois. (The First Holocaust, p. 135).
 Le 12 novembre 1919, le New York Times dit que, pour F.M. Warburg, les juifs européens ont plus souffert que tout autre élément de la population européenne ; le total de ces juifs est estimé à 1 000 000 pour les enfants et à 5 000 000 pour les adultes (The First Holocaust, p. 126).
 Le 3 décembre 1919, le New York Times relate que, selon Henry Morgenthau, ancien ambassadeur américain en Turquie, 5 000 000 à 10 000 000 de gens sont menacés de mort par le froid et la famine en Europe et au Moyen-Orient. H. Morgenthau a parlé de massacres de juifs et d’Arméniens (The First Holocaust, p. 109-111). Il faut venir au secours des uns et des autres.
 Le même jour, le même journal rapporte que, dans la seule Europe de l’Est, 5 000 000 de juifs sont frappés par la famine, le typhus, le choléra et la variole (The First Holocaust, p. 111-112). Il faut verser de l’argent.
Le 21 avril 1920, le New York Times se fend d’un éditorial où il est question pour l’Europe de « more than 5, 000, 000 Jews who are starving or on the verge of starvation, and many are in the grip of a virulent typhus epidemic » (plus de 5,000,000 de juifs sont affamés ou au bord de la famine et beaucoup sont en proie à une virulente épidémie de typhus) (The First Holocaust, p. 113 et 124).
Le 1er mai 1920, le New York Times publie un placard publicitaire du Joint Distribution Committee où il est dit que les vies de 6 000 000 d’êtres humains attendent une réponse (The First Holocaust, p. 121).
 Le 2 mai 1920, le New York Times publie un long article d’où il ressort que les juifs lancent un appel à l’aide pour 6 000 000 d’êtres humains qui, en Europe, courent au désastre ; ils réclament et obtiennent l’aide d’églises catholiques et protestantes ainsi que de l’Armée du salut (The First Holocaust, p. 113-116).
 Le 3 mai 1920, le New York Times parle de plus de 5 000 000 de juifs européens à sauver (The First Holocaust, p. 116-117 et 125). Le même jour, il publie un placard publicitaire où l’association du richissime F.M. Warburg parle de 6 000 000 de personnes à sauver en Europe orientale et centrale (The First Holocaust, p. 119).
 Le 5 mai 1920, le New York Times publie un placard de la même association où il est question de sauver 6 000 000 d’hommes, de femmes et d’enfants en Europe orientale (The First Holocaust, p. 120).
 Le même jour, le New York Times publie un autre placard publicitaire émanant du Joint Distribution Committee, où apparaît également le chiffre de 6 000 000 de personnes en Europe (The First Holocaust, p. 122).
 Le 7 mai 1920, le New York Times évoque les 6 000 000 de juifs et dit que, selon le rabbin Wise, Nathan Strauss a versé un don de 100 000 $ et que le quota de New York va être porté à 7 500 000 $ (The First Holocaust, p. 124).
 Cette lancinante propagande a persisté dans les années suivantes et D. Heddesheimer aurait pu continuer à nous abreuver de références au sujet soit des « 5 000 000 », soit des « plus de 5 000 000 », soit, surtout, des « 6 000 000 » de juifs européens condamnés à mort. Il a préféré concentrer sa recherche sur des années où un pic de propagande semble avoir été atteint. C’est ainsi qu’il consacre tout un chapitre à ce qu’il appelle « The 1926 Campaigns ». Je ne peux qu’y renvoyer le lecteur (The First Holocaust, p. 57-63). Parmi les exemples qu’il fournit au titre de ces campagnes, citons le New York Times du 21 avril 1926 reproduisant un placard publicitaire intitulé « In Heaven’s Name, Arouse the Jews of America ! » (Au nom du ciel, réveillez les juifs d’Amérique !) (The First Holocaust, p. 123). Le chiffre de 6 000 000 y apparaît en grands caractères, précédé du signe « $ » ; il s’agit de la quote-part assignée à la population de la ville de New York ! Tant il est vrai que le chiffre des 6 000 000 de juifs européens s’est imprimé dans les esprits des lecteurs au point qu’il n’est même plus nécessaire de leur expliquer pourquoi cette somme a été fixée à 6 000 000 $; tout le monde a compris la valeur symbolique de ce chiffre devenu rituel.
18 juin 2009

NB [2012] : Sur le même sujet et, en particulier sur ma rencontre de 1987 avec Wilhelm Höttl, on voudra bien se reporter à une étude, longue de vingt pages, que j’ai intitulée « Les Victoires du révisionnisme (suite) » ; une section (p. 14-17) y porte pour titre « L’imposture des Six Millions. Wilhelm Höttl et le Tribunal de Nuremberg démasqués ». Par ailleurs, pour ce qui est du leitmotiv politico-commercial des Six Millions, qui a été inlassablement lancé et repris dès 1900, c’est-à-dire bien avant d’être adopté en 1946 par le Tribunal de Nuremberg (au prix d’un mensonge supplémentaire consistant à substituer au nom de Höttl celui d’Eichmann !), on s’aperçoit qu’il a connu une expansion bien plus vaste que ne le montrait la découverte de Don Heddesheimer. D’autres chercheurs, inspirés par son exemple, ont découvert pléthore d’autres références. En particulier, le 8 février 2012, un certain « Toshiro », visiteur régulier du site CODOH de Bradley Smith, a pu porter à 236 le nombre de références entre 1900 et 1945 à six millions de juifs soit en péril de mort, soit courant le risque d’être tués, soit tout simplement tués. Il est probable que de nouvelles recherches permettraient de trouver encore plus de références.

NB [2013] : Le témoin autrichien qui m’accompagnait lors de ma visite à W. Höttl en 1987 m’a autorisé à indiquer ses initiales : R.M. Son nom ne sera révélé que lorsque les circonstances le permettront. Il approuve mon compte rendu de la visite mais me fait savoir que, le lendemain, la personne qui nous a téléphoné à l’hôtel pour nous dire que W. Höttl était trop souffrant pour nous recevoir, comme convenu, une seconde fois n’était pas son épouse mais probablement une autre personne de la famille. Cette personne, ajoute-t-il, à qui j’ai fait demander si une seconde visite serait tout de même possible un autre jour, a répondu qu’il ne pouvait en être question. 

Friday, May 1, 1992

Vie quotidienne des juifs allemands pendant la guerre (Trois documents)


Célestin Loos 
(en réalité, feu Pierre Moreau, de Bruxelles, et Robert Faurisson ; article publié dans la Revue d’histoire révisionniste, n° 6, mai 1992, p. 131-140)

On sait qu'en mars 1933 les organisations juives mondiales décrétaient la guerre économique contre l'Allemagne. En septembre 1939, Chaïm Weizmann déclarait la guerre armée. En Europe, pendant toutes les années de guerre, la résistance juive – en particulier communiste – fut active. Pour ne prendre que cet exemple, le 13 mai 1942, onze juifs communistes appartenant au groupe Herbert Baum et au groupe Werner Steinbrinck (également appelé « groupe Franka ») organisèrent l'incendie de l'exposition « Le Paradis soviétique » au Lustgarten de Berlin. Cinq civils allemands trouvèrent la mort dans cet incendie [1].

Les Allemands tenaient les juifs dans leur ensemble pour les représentants d'une puissance belligérante hostile d'autant plus redoutable que, sur le plan international, elle était dotée de moyens considérables dans le domaine financier (l'argent, nerf de la guerre) et dans celui des médias et de la propagande. Les attentats entraînaient des représailles et les représailles, de nouveaux attentats. De même que les Américains ou les Canadiens, estimant dangereuses ou hostiles les personnes d'origine japonaise, décidaient, malgré l'absence d'attentats ou de sabotages, de placer ces dernières dans des camps de concentration, de même les Allemands procédèrent-ils à l'évacuation et à la mise en camps de concentration, de travail ou de transit d'une grande partie des juifs allemands. Mais il a subsisté durant toute la guerre, au grand jour, une vie juive en Allemagne. On trouvera, ci-dessous, trois documents qui permettent de fournir une esquisse de cette vie quotidienne : un journal, un extrait de l'annuaire des téléphones, une carte d'alimentation. Il va de soi que plus la guerre se prolongeait et plus cette vie se détériorait, comme celle des autres Allemands, d'ailleurs.
Un journal
Le premier est l'hebdomadaire Jüdisches Nachrichtenblatt [L'Informateur juif] qui paraissait, en toute légalité, durant la seconde guerre mondiale, à l'intention des communautés religieuses israélites allemandes. Il faut y insister, cet hebdomadaire était parfaitement officiel et ses titre, adresse et numéro d'appel figuraient à l'annuaire téléphonique. Le siège du périodique se trouvait à Berlin N4, Oranienburger Straße 40/41. On y perçoit le reflet d'une organisation bien structurée et d'une autonomie sociale, brimée mais sans signe tragique, souvent même paisible, si l'on considère l'époque et ses bouleversements éprouvants pour le restant de la population allemande. A cause du manque de papier, tous les journaux allemands virent leurs dimensions se réduire. Ce fut le cas du Jüdisches Nachrichtenblatt en janvier 1943 et la dernière livraison parut en décembre de la même année.

Analysons la livraison numéro 23 de l'année 1942, en date du 5 juin.

On y trouve annoncés les cultes qui se tiendront dans les neuf synagogues berlinoises pour la semaine du 5 au 12. On y lit aussi les éphémérides selon le calendrier juif pour la semaine correspondante, à partir du sabbat suivant, c'est-à-dire « du 21 au 28 Siwan 5702 ». Ou encore, un avis concernant la permanence du service de pompes funèbres juives, avec les heures d'appel aux différents numéros de téléphone. On annonce l'activité du culte dans deux autres villes, Francfort-sur-le-Main et Hambourg.

Le décès à Berlin, à l'âge de 86 ans, d'une personnalité originaire de Dessau fait l'objet d'une rubrique spéciale. Il s'agit de l'ancien banquier Paul (Israel) Märker. « Monsieur Märker », peut-on lire, « fut pendant plusieurs dizaines d'années trésorier de la fondation Cohn-Oppenheim et membre du Comité de direction de la communauté de Dessau. Il a rendu de grands services à la communauté juive. »

Pour la ville de Rheydt, on fait part des noces d'or d'un couple « qui jouit d'une grande estime parmi les juifs de l'endroit. Monsieur Spier s'est signalé notamment en accomplissant gracieusement la charge de récitant pour permettre le maintien des cérémonies religieuses ».

L'article principal du Jüdisches Nachrichtenblatt consiste en l'exposé purement technique des nouvelles dispositions légales sur la démission volontaire des membres des communautés juives qui ne pouvaient avoir lieu que dans d'étroites limites. De même paraît une rubrique prescrivant l'obligation, pour les Israélites, de ne faire appel qu'à des coiffeurs juifs.

Pour le reste, il y a les annonces, qui éclairent la vie quotidienne des juifs en Allemagne en 1942.

Les annonces familiales d'abord. On fait part d'un mariage pour le 7 juin. D'autres jeunes mariés répondent aux vœux reçus. Un jeune garçon remercie ceux qui l'ont félicité à l'occasion de sa barmitzva. Des noces d'argent, des noces d'or encore. On célèbre les anniversaires de personnes dont les âges vont de soixante à quatre-vingt-dix ans. Puis les nécrologies de personnes décédées le plus souvent à un âge avancé, d'autres plus jeunes « après une longue et pénible maladie ». Une dame et une autre « se sont paisiblement endormies » [sanft entschlafen].

Bref, en pleine guerre, les joies et les peines habituelles de la vie.

Il y a encore d'autres annonces, plus prosaïques. Une librairie juive [Jüdischer Buchvertrieb] fait de la réclame pour quelques titres : une biographie de Theodor Herzl, le père du sionisme ; une autre de Moses Heß, le fondateur du socialisme moderne ; une autre encore de Chaïm Arlosoroff, activiste sioniste assassiné en 1933 (à Tel-Aviv). Elle vend aussi des livres d'occasion, au comptoir ou par correspondance. Le paiement se fait à l'enlèvement ou à la commande, mais on garantit les envois par retour du courrier.

Une dame, « professeur diplômée », propose des leçons particulières d'anglais et de français. Un professeur de musique ne donne ses cours qu'à domicile. Des personnes recherchent une pension de famille juive. Il y a des offres et des demandes de locaux à louer, meublés ou non.

Les praticiens de l'art de guérir, médecins, dentistes, kinésithérapeutes, doivent obligatoirement spécifier qu'ils ne sont autorisés qu'à soigner des patients juifs, mais ils annoncent leur pratique. Il leur est réservé une rubrique d'annonces « Soins de santé » où chacun donne, avec son adresse et son numéro de téléphone, les jours et heures de ses consultations. Le Dr Jacob, Wilmersdorf, Badensche Str. 21, II (coin de la Kaiserallee), tél. 87 70 28, consulte de 10 à 12 h et de 4 à 7 h, sauf le lundi et le mercredi après-midi ; le samedi après-midi et le dimanche matin, uniquement sur rendez-vous. Le Dr Berthold Alexander est radiologue et reçoit de telle à telle heure au 19 de la Augsburger Straße, matin et après-midi (même le dimanche, si l'on comprend bien), mais le samedi uniquement en matinée. Le Dr Leopold Berendt, Friedrichstraße 3, lui aussi, reçoit le mercredi et le dimanche matin, ainsi que le samedi après-midi, mais uniquement sur rendez-vous. De même encore, le Dr Herbert Rittler reçoit en consultation Markgrafenstraße 20, sauf le samedi après-midi et le dimanche matin sur rendez-vous. Sally Rosenthal est kinésithérapeute et assure des massages médicaux et des bains de lumière localisés, qu'elle dispense sur rendez-vous à la Neuen Roßstraße et le samedi de 10 h à 14 h sans interruption. Et elle est agréée par toutes les caisses de sécurité sociale réservées aux juifs [Zu allen Krankenkassen nur für Juden zugelassen]. « J'ai rouvert mon cabinet », annonce le Dr Max Brandenstein, de Hambourg, au rez-de-chaussée de la Bundesstraße 35a, et on peut l'atteindre au numéro de téléphone 55 71 50, au nom de Siegmund Elias (cet annonceur avait eu des ennuis — on ne sait de quel ordre — mais enfin, sa situation se rétablissait, semble-t-il).

On propose une garde « consciencieuse et affectueuse » pour des vacances de convalescence, à deux ou à trois enfants d'âges allant jusqu'à six ans, que l'on ira chercher et reconduire à domicile.

Telle était, prise sur le vif, l'existence juive dans la capitale et dans quelques grandes villes du Reich au milieu de la guerre. Il existait un bulletin de liaison et des lecteurs qui en profitaient pour communiquer entre eux. Quelle qu'en soit l'importance ou le caractère dérisoire, il doit être permis d'en faire la constatation, sans rien affirmer, sans forcer les conclusions.
Un annuaire téléphonique
Une autre pièce intéressante sort d'un annuaire téléphonique dont voici le titre complet : AMTLICHES FERNSPRECHBUCH für den Bezirk der Reichspostdirection BERLIN — Herausgegeben von der Reichspostdirektion Berlin / Ausgabe Juni 1941 / Stand vom 1. Februar 1941 [Annuaire officiel des téléphones pour le secteur postal de Berlin – édité par la direction des Postes du Reich pour la section de Berlin / Édition de juin 1941 / État du 1er février 1941].

Aux pages 581 et 582 sont groupés les numéros d'appel des associations juives de la capitale. Il y en a deux colonnes et demie de texte serré, énumérant les différents centres, leurs adresses, les activités assurées, les services mis à disposition des membres. Voici reproduite la première partie de la première rubrique, celle de la Fédération religieuse juive : Communautés juives de Berlin, société enregistrée [Jüdische Kultusvereinigung Jüdische Gemeinde zu Berlin eV. (eingetragener Verein)] :
— Bâtiments administratifs N4 Oranienburger Str 28, 29 et 31 –

*42 59 21.

Le central permet d'atteindre les services suivants :

Archives – Bureau des constructions – Service des cotisations –Encaissements – Gestion financière – Gestion immobilière – Direction générale – Comptabilité générale – Caisse centrale – Cadastre – Bureau du culte et des mariages – Service du matériel – Service du personnel – Service de la presse – Service juridique – Service de révision – Service des écoles – Bureau des statistiques – Secours d'hiver – Aide au logement – Service central des homes de vieillards.

En soirée et la nuit :
Plörin, Oranienburger Str 29 (42 94 27).

Salle du conseil de la Présidence (42 94 30).
— Bâtiments administratifs N4 Oranienburger Str 31 –

*42 51 31.

Le central permet d'atteindre les services suivants :

Office de l'émigration – Changement de métier et service social – Arbitrage et conseil juridique – Aide aux sans abris – Aide à l'entreprise (argent).

Emploi et service des étrangers (42 51 31).

*42 63 96.
Ce qui est reproduit ci-dessus ne représente qu'un peu plus de 13 % de l'espace réservé dans l'annuaire aux associations juives reliées au réseau téléphonique de Berlin en 1941, donc en pleine guerre.

Dressons une liste tirée de ces rubriques, montrant la complexité de la structure sociale juive dans la seule capitale du Reich à cette époque. La liste n'est pas exhaustive, parce que certaines entrées se répètent dans les différentes sections : Administration des écoles — Aide à l'entreprise (fonds) — Aide au logement — Aide aux prisonniers et aux sans abris — Aide à l'enfance — Arbitrage et conseil juridique — Archives — Assistance aux malades — Association pour la culture juive en Allemagne — Bâtiments administratifs — Bienfaisance et protection de la jeunesse — Bureau des statistiques — Bureau des constructions — Bureau du culte et des mariages — Cadastre — Caisse centrale — Chambre d'habillement — Cimetières (inspection des) — Clinique privée juive — Comptabilité générale — Cuisines communautaires — École ménagère — École primaire (garçons) — École primaire (filles) — École privée supérieure — École de commerce — École professionnelle pour le dessin de mode et la décoration — École de chimie — École ménagère — École moyenne — Écoles primaires (huit adresses) — Emploi et service des étrangers — Encaissements — Équipe de fossoyeurs — Fonds national juif (société enregistrée) — Foyer pour infirmières — Foyer pour institutrices israélites — Foyer pour jeunes filles — Gestion financière — Gestion immobilière — Home pour dames et jeunes filles — Home pour jeunes gens juifs — Home de vieillards et de soins — Home pour nourrissons et jeunes enfants juifs — Home pour malades — Home pour enfants et adolescents — Homes pour enfants (trois adresses) — Hôpital Auguststr. 16 — Hôpital Elsasser Str. 85 — Hôpital Iranische Str. 2 — Hôpital Schulstr. 78 — Maison d'éducation — Maison pour aveugles Stylz — Maison pour sourds-muets et malentendants — Mise au travail et service des étrangers — Nationalfonds (société enregistrée) — Office de l'émigration — Pension pour vieillards — Permanence d'aide [Bereitschaftsfürsorge] — Population résidente [Insasse] — Protection de la jeunesse — Reclassement professionnel et service social — Résidence sud — Résidence nord — Résidence Weißensee — Résidence centrale — Salle de lecture pour les enfants — Secours d'hiver — Séminaire juif pour jardins d'enfants et garderies — Service de la presse — Service de révision — Service des écoles —Service du matériel — Service de santé — Service de la presse — Service d'immigration — Service des écoles — Service central des homes de vieillards —Service des cotisations — Service juridique — Service du personnel — Service du matériel.

Il fait peu de doute que la population juive établie en Allemagne bénéficiait d'institutions propres et légalement reconnues. Leur situation officielle reflète la position des autorités à leur égard, mais elle était aussi parfaitement cohérente avec l'état d'esprit de la population allemande, comme en témoignait, fin 1941, le journaliste juif américain George Axelsson. En mission professionnelle en Allemagne, il câblait un reportage à son journal, le New York Times (qui le publiait le 10 novembre 1941, page 31), sur le Reich et sur les plus de 200 000 juifs qui y séjournaient encore. Il le concluait en ces termes : « Dans les lieux publics et dans ses contacts de travail dans les usines, l'ouvrier allemand semble considérer le juif comme un égal. » [2]
 Tout cela n'est guère compatible avec l'image des juifs dans l'Allemagne de cette époque telle qu'on la présente habituellement. Nous sommes loin d'une horde traquée, disloquée, sans aucune espèce de recours, sans aucun bien, sans aucun droit. Ce sort-là ne fut pas celui des juifs en général, mais bien celui que des millions d'Allemands devraient subir à partir de 1945. Dans l'esprit du public, il s'est fait assez facilement la substitution, induite par la propagande, entre la déchéance souvent fictive des juifs sous le Reich et celle qui ne fut que trop réellement infligée aux Allemands, surtout aux déportés chassés de l'Est, après 1945. 
On ne manquera pas d'opposer que l'annuaire en question ici remonte à 1941 et que toute l'organisation qu'il reflète ne tarda pas à être anéantie peu après. Il ne semble pas. Le Comité International de la Croix-Rouge a publié juste après la guerre un ouvrage sur les camps de concentration allemands : L'Activité du CICR en faveur des civils détenus dans les camps de concentration en Allemagne (1939-1945) [3e édition, Genève 1947]. On y trouve à la page 103, le rapport, daté du 16 avril 1945, d'un de ses délégués sur ses pourparlers avec le SS-Obergruppenführer Müller, de la SS-Führungshauptamt. On y peut lire cette phrase :
D'autre part [Müller] me permit de placer sous la protection du CICR le camp de rassemblement juif de la Schulstrasse 78 à Berlin, ainsi que l'hôpital juif de l'Iranische Strasse 2, également à Berlin. [3]

Ces deux adresses figurent bien dans la liste que nous donnions ci-dessus et sont effectivement celles de deux hôpitaux qui subsistaient donc encore en tant que propriété juive à la fin du conflit. On aimerait savoir ce qu'étaient devenus les deux autres, ainsi que le reste du patrimoine immobilier de la communauté juive. Il n'est pas téméraire de penser qu'ils se trouvaient, pour une bonne part, comme des milliers d'autres immeubles, parmi les ruines de Berlin bombardé [4].
Une carte d'alimentation
Mais de l'administration juive, et d'ailleurs des civils juifs eux-mêmes, est-il seulement vraisemblable qu'il en subsistât encore quelque chose ou quelques-uns en Allemagne à la fin du conflit ? Voici un élément de réponse que fournit en sa page 324 le livre de Gérard Silvain, La Question Juive en Europe, 1933-1945 [5]. Sous le fac-similé d'un document l'auteur a inscrit cette légende :
1945

Carte d'alimentation (produits de première nécessité) pour adulte.
Le cachet « JUDE » a été apposé non seulement sur la carte mais aussi sur le coupon.

Entre le 5 février et le 4 mars 1945 existait-il encore des Juifs en liberté sur le territoire allemand ?

Cette carte, dont les tickets sont découpés, prouve qu'elle a été utilisée et permet donc de répondre par l'affirmative.
De fait, la période de validité de la carte reproduite courait du 5 février au 4 mars 1945, et l'office de ravitaillement émetteur était celui de Munich-ville. Il est bien exact que non seulement la carte mais aussi les coupons portaient la mention « JUDE » ; cette mention n'était nullement apposée au moyen d'un tampon mais imprimée, ce qui signifie que le nombre de destinataires de ces cartes était important et justifiait l'impression. Il fallait donc programmer cette impression. Les cartes de ravitaillement n'étaient pas distribuées à la volée, mais sur la foi de listes nominales rigoureusement dressées, on s'en doute. Ces listes ont-elles toutes disparu, de toutes les archives, de toutes les villes d'Allemagne? On a peine à le croire, mais alors, que ne les produit-on ?

 En outre, les juifs sont surtout citadins et, à ce titre, ils étaient particulièrement vulnérables puisque les Alliés ne bombardaient principalement que les villes. Combien en est-il mort de la sorte, brûlés à domicile ? Sauf erreur, on ne nous l'a jamais dit, mais là aussi les chiffres prouvés doivent avoir survécu.

 Dans certains cas, des enfants juifs étaient envoyés à la campagne pour échapper aux bombardements ; ce fut, entre autres, le cas de Lea Rosch, aujourd'hui importante personnalité de la télévision allemande.

 La période du 5 février au 4 mars 1945 fut celle du bombardement de Dresde (13/14 février 1945). Les Alliés tuaient par le feu les civils allemands. Les Allemands, on le voit, nourrissaient les civils juifs.

 En mai 1945, les Soviétiques installèrent le Dr Werner à la tête de la mairie de Berlin. Ils lui demandèrent de créer près le conseil municipal une institution des cultes composée d'un prêtre catholique, de deux pasteurs protestants et d'un rabbin représentant, pour sa part, les 6 000 juifs de Berlin (Georges Soria, L'Allemagne a-t-elle perdu la guerre ?, Bibliothèque française, 1947, p. 23).
1er mai 1992

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Notes
[1] Voy. Eliahou Maoz, « Une Résistance juive en Allemagne », Commémoration de la révolte des ghettos, Jérusalem, mars 1965, 15 pages éditées en photocopie par le département d'organisation de l'Organisation sioniste mondiale ; voy., aussi, l'article « Berlin » de l'Encyclopedia Judaica (1971).
[2] Cité par James J. Martin, The Man Who Invented Genocide / The Public Career And Consequences of Raphael Lemkin, Institute for Historical Review, Torrance, 1984, p. 35. Sur l'exacte condition des juifs travaillant aux côtés d'ouvriers allemands à Fürstengrube, l'un des 39 camps auxiliaires du camp d'Auschwitz, on peut lire l'étonnant document NI-10847 traduit, assez mal, dans La Persécution des juifs dans les pays de l'Est présentée à Nuremberg, recueil de documents publié sous la direction de Henri Monneray, éditions du Centre [de documentation juive contemporaine], Paris, 1949, p. 201.
[3] « L'hôpital juif de Berlin, dirigé par le Dr Walter Lustig, fonctionna jusqu'à la fin de la guerre ainsi que le cimetière juif de Weissensee » (article « Berlin » de l'Encyclopedia of the Holocaust, 1990).
[4] Le 24 novembre 1943, un bombardement de l'aviation britannique détruisait la « Nouvelle Synagogue » du 30, Oranienburgstrasse. La photographie de cette synagogue en flammes a, depuis 1945, circulé dans le monde entier avec l'explication suivante : la synagogue a été détruite par un incendie volontaire, dû aux nazis, pendant la Nuit de Cristal du 8/9 novembre 1938. Encore récemment, la Poste fédérale allemande éditait un timbre-poste présentant cette version des faits également répétée dans Le Monde (Frédéric Edelmann, «Le Souvenir d'une négation», 8 février 1992, p. 17). Pourtant, en 1987, une publication de la communauté juive de Berlin, préfacée par Heinz Galinski, responsable de la communauté juive de Berlin, avait admis la vérité (voy. la brochure Wegweiser durch das jüdische Berlin — Guide du Berlin juif).
[5] Paris, éd. Jean-Claude Lattès, 1985.

Daily life of German Jews during the war (Three documents)

By Célestin Loos 
(in realty by the late Pierre Moreau (of Brussels) and Robert Faurisson: article published in the Revue d’histoire révisionniste, no. 6, May 1992, p. 131-140)



It is known that in March 1933 worldwide Jewish organisations declared economic war on Germany. In September 1939 Chaim Weizmann declared armed warfare. In Europe during the war years Jewish resistance – especially in association with the communists – was active. To take just one example, on May 13, 1942 eleven Jewish communists belonging to the Herbert Baum group and the Werner Steinbrinck group (also called “Franka Group”) carried out an arson attack on the exhibition “The Soviet Paradise” at Berlin’s Lustgarten. Five German civilians were killed in the fire. [1]

The Germans considered the Jews as a whole to be representatives of a hostile belligerent power, all the more formidable since, internationally, it disposed of considerable resources in the field of finance (money, the sinew of war) and in those of the communications media and propaganda. Physical attacks engendered reprisals, which in turn gave rise to new attacks. Just as the Americans or the Canadians, considering persons of Japanese descent dangerous or hostile, decided – notwithstanding the absence of attacks or sabotage on their part – to place them in concentration camps, the Germans proceeded to evacuate large numbers of German Jews, putting them in concentration, labour or transit camps. However, a certain Jewish life subsisted openly in Germany all through the war. The three documents below make it possible to provide a sketch of that daily life: a newspaper, an excerpt from the telephone directory, a ration card. Obviously, the longer the war went on the further that daily life deteriorated, as did, for that matter, the lives of other Germans.

A newspaper

The first is the weekly Jüdisches Nachrichtenblatt [“Jewish Information Bulletin”], which was published altogether legally during the Second World War for German Jewish religious communities. It must be stressed that this newspaper was perfectly official, with its title, address and telephone number included in the telephone directory. Its offices were in Berlin N4, Oranienburger Straße 40/41. One gets the impression of a well-structured organisation and of social autonomy, a community suffering vexations but not finding itself in a tragic situation: things often seem even peaceful, considering the period and the taxing disruptions endured by the rest of the German population. Because of the shortage of paper, all German newspapers saw their dimensions shrink. Such was the case of the Jüdisches Nachrichtenblatt in January 1943, and its last issue appeared in December of the same year.

Let us analyse issue number 23 of 1942, dated June 5.

There are announcements of services to be held in nine synagogues in Berlin for the week of June 5-12. Also, the Jewish religious calendar for the corresponding week, running from the next sabbath day, i.e. “Siwan 21 to 28, 5702”. Also, a notice concerning the providing of Jewish funeral services, with the hours of availability of different telephone numbers. Worship activities in two other cities, Frankfurt am Main and Hamburg, are announced.

The death in Berlin, at the age of 86, of a well-known figure from Dessau is the subject of a special feature: it is the former banker Paul (Israel) Märker. “Mr Märker,” it reads, “was for several decades treasurer of the Cohn-Oppenheim foundation and a member of the governing committee of the Dessau community. He rendered great services to the Jewish community”.

For the town of Rheydt we have news of the golden wedding anniversary of a couple “highly esteemed amongst the Jews of the region. In particular, Mr Spier has distinguished himself by graciously fulfilling the function of cantor, thus enabling religious ceremonies to be maintained”.

The main article of Jüdisches Nachrichtenblatt consists of a purely technical presentation of the new legal provisions on the voluntary resignation of members of Jewish communities, which could take place only within narrow limits. Another piece announces the obligation for Jews to use only Jewish hairdressers.

For the rest, there are notices and advertisements, which shed light on the daily life of Jews in 1942 Germany.

Family announcements first. A wedding to be held on June 7. Newlyweds respond to their well-wishers. A young boy thanks those who congratulated him on the occasion of his barmitzva. Silver wedding, golden wedding anniversaries. Birthday celebrations of persons ranging in age from sixty to ninety. Then the obituaries of individuals, most often of an advanced age, others younger, “after a long and harrowing illness”. One lady and another “have gone peacefully to sleep” [sanft entschlafen].

In short, in the midst of war, the joys and sorrows of normal life.

There are other more prosaic advertisements. A Jewish bookshop [Jüdischer Buchvertrieb] publicises several titles: a biography of Theodor Herzl, the father of Zionism; another of Moses Hess, founder of modern socialism; yet another of Chaim Arlosoroff, Zionist activist assassinated in 1933 (in Tel Aviv). It also sells second-hand books, over the counter or by post. Payment is to be made either on collection or with the order, but delivery by return post is not guaranteed.

A lady, “qualified teacher”, offers private lessons in English and French. A music teacher who gives his lessons only in people’s homes. Persons looking for a guesthouse run by a Jewish family. Advertisements of premises to let, furnished or unfurnished, and others placed by individuals seeking to rent.

Practitioners of the art of healing – doctors, dentists, physiotherapists – are required to specify that they are authorised to treat Jewish patients alone, but they are able to publicise their practice. They have an advertising section reserved for them called “Health Care”, wherein each gives, along with days and hours for consultations, an address and telephone number. Dr Jacob Wilmersdorf, Badensche Str. 21, II (corner of Kaiserallee), tel. 87 70 28, receives visits from 10 am to 12 pm and from 4 pm to 7 pm except Mondays and Wednesday afternoons; Saturday afternoons and Sunday mornings by appointment only. Dr Berthold Alexander, radiologist, receives patients at such and such hours at Augsburger Straße 19, mornings and afternoons (even on Sundays, if one understands correctly), but on Saturdays only in the morning. Dr Leopold Berendt, Friedrichstraße 3, also receives patients on Wednesday and Sunday mornings and Saturday afternoons, but only by appointment. Similarly, Dr Herbert Rittler offers consultations by appointment at Markgrafenstraße 20, except on Saturday afternoons and Sunday mornings. Sally Rosenthal is a physiotherapist and dispenses medical massages and localised light-baths, by appointment and on Saturdays from 10 am to 2 pm, in Neuen Roßstraße. And she is accredited by all the health care funds reserved for Jews [Zu allen Krankenkassen visible to zugelassen Juden]. “I have re-opened my practice,” announces Dr Max Brandenstein (Hamburg, Bundesstraße 35a, ground floor), who may be reached on the telephone at 55 71 50 care of Siegmund Elias (this advertiser had had some difficulties – of what kind no one knows – but his situation was, it seems, finally returning to normal).

“Conscientious and affectionate” care is offered for convalescence holidays for two or three children aged up to six, who will be collected and returned home.

Such was Jewish existence, seen in real-life snippets, in the capital and in some other big cities of the Reich in the middle of the war. There existed an information bulletin whose readers took advantage of it to communicate with one another. Whatever its importance or however derisory its content, one must be allowed to take note of it, without making any assertions, without forcing conclusions.

A telephone directory

Another interesting piece comes from a telephone book with the full title: AMTLICHES FERNSPRECHBUCH für den Bezirk der Reichspostdirection BERLIN –Herausgegeben von der Reichspostdirektion Berlin / Ausgabe Juni 1941 / Stand vom 1. Februar 1941 [Official Telephone Directory for the Berlin postal sector – published by the Berlin directorate of the Reich post office / June 1941 edition / Information as at February 1, 1941].

On pages 581 and 582 appear the numbers to dial for the capital’s Jewish associations. There are two and a half columns of dense print, listing the various centres, their addresses, activities performed, services available to members. Below are the contents of the first part of the first section, that of the Jewish religious Federation: Jewish Communities of Berlin, registered firm [Jüdische Kultusvereinigung: Jüdische Gemeinde zu Berlin eV. (eingetragener Verein)]:

– Administrative buildings N4 Oranienburger Str 28, 29 and 31 –

*42 59 21.

At that number the following offices may be reached:

Archives – Construction – Receipts – Financial Management – Property Management – General Management – General accounting – Central fund – Land registry – Religious services and weddings – Equipment – Personnel – Press – Legal department – Revision service – Schools department – Bureau of statistics – Winter relief – Housing support – Central service of homes for the aged.

Evening and night:

Plörin, Oranienburger Str 29 (42 94 27).

Council Chamber of the Presidency (42 94 30).
  
– Administrative buildings N4 Oranienburger Str 31 –

*42 51 31.

At that number the following offices may be reached:

Office of emigration – Change of trade and social service – Arbitration and legal advice – Aid to the homeless – Aid to businesses (money).

Employment and services for foreigners (42 51 31).

*42 63 96.


The foregoing lines amount to only a bit more than 13% of the space in the directory reserved for Jewish associations connected to the Berlin telephone network in 1941, thus in the middle of the war.

Let us draw up a list of these entries, showing the complexity of the Jewish social structure at the time in the Reich’s capital alone. The list is not exhaustive because some entries are repeated in the various sections:

Schools administration – Aid to businesses (fund) – Housing aid – Aid to prisoners and to the homeless – Children’s aid – Arbitration and legal advice – Archives – Aid to the sick – Association for Jewish culture in Germany – Administrative buildings – Charity and protection of youth – Bureau of statistics – Construction office – Office of religious services and weddings – Land registry – Central fund – Clothing – Cemeteries (inspection of) – Private Jewish clinic – General accounting – Community kitchens – Housekeeping school – Primary school (boys) – Primary school (girls) –Private tertiary school – School of commerce – Vocational school for fashion design and decoration – Chemistry school – Housekeeping school – Middle school – Primary schools (eight addresses) – Employment and services for foreigners – Receipts – Gravediggers – Jewish National Fund (registered firm) – Home for nurses – Home for Jewish schoolteachers – Home for girls – Financial management – Property management – Home for ladies and girls – Home for Jewish youths – Old people’s care home – Home for Jewish infants and small children – Home for the sick – Home for children and adolescents – Children’s homes (three addresses) – Hospital at Auguststr. 16 – Hospital at Elsasser Str. 85 – Hospital at Iranische Str. 2 – Hospital at Schulstr. 78 – House of education – Stylz home for the blind – Home for deaf-mutes and the hard of hearing – Employment and services for foreigners – Nationalfonds (registered firm) – Office of emigration – Old men’s boarding house – Welfare service [Bereitschaftsfürsorge] – Resident population [Insasse] – Protection of youth – Professional reclassification and social service – South residence – North residence – Weißensee residence – Central residence – Children’s reading room – Winter relief – Jewish seminary for kindergartens and nurseries – Press – Revision – Schools – Equipment – Health – Press – Immigration – Schools – Central service of homes for the elderly – Dues/Contributions – Legal department – Personnel – Equipment.
  
There can be little doubt that the Jewish population established in Germany possessed its own legally recognised institutions. Their official status reflects the authorities’ position regarding them, but it was also perfectly consistent with the state of mind of the German population, as witnessed in late 1941 by the American Jewish journalist George Axelsson. While on a working visit to Germany he cabled a report to his newspaper, The New York Times (published on November 10, 1941 – page 31), about the Reich and the more than 200,000 Jews who were still there. He concluded it in these terms: “In public places or in contacts as a fellow-worker in factories the German working man seem to treat the Jew as an equal.” [2] All this is hardly compatible with the usually presented image of Jews in Germany at that time. We see something quite removed from a hunted horde, uprooted, with no recourse of any kind, no possessions, no rights. Such a lot was not that of the Jews in general, but was indeed one which millions of Germans were to have to endure from 1945 onwards. In the public mind a propaganda-induced substitution has been quite easily effected: the often fictitious destitution of the Jews under the Reich for the destitution, all too real, inflicted on the Germans, especially the deportees driven from their homes in the East in 1945 and afterwards. Some will surely retort that the directory in question here dates from 1941 and that all the organisation reflected therein was to be reduced to naught soon afterwards. That seems not to have been the case. The International Committee of the Red Cross published just after the war a book on the German concentration camps: LActivité du CICR en faveur des civils détenus dans les camps de concentration en Allemagne (1939-1945) [3rd edition, Geneva 1947]. On page 103 appears one of its delegates’ report, dated April 16, 1945, on his talks with SS-Obergruppenführer Müller of the SS-Führungshauptamt. It contains this sentence:

On the other hand [Müller] allowed me to place the Jewish assembly camp at Schulstrasse 78 in Berlin, as well as the Jewish hospital at Iranische Strasse 2, also in Berlin, under ICRC protection. [3]

Both addresses appear in the list that we gave above and are, effectively, those of two hospitals that still stood as Jewish property at the end of the conflict. One would like to know what became of the other two, along with the rest of the Jewish community’s properties. It is not rash to think that a good part of them, like thousands of other buildings, lay in ruins in heavily bombed Berlin. [4]

A ration card

But is it at all likely that something of a Jewish administration and, for that matter, some Jewish civilians still survived in Germany at war’s end? An element of response is provided on page 324 of Gérard Silvain’s book, La Question Juive en Europe, 1933-1945 [5]. Under the facsimile of a document the author put this caption:

1945

Adult’s food ration card (prime necessities).
The word “JUDE” has been set not only on the card but also on the coupon.
Between February 5 and March 4, 1945 were there still Jews living in freedom in German territory?
This card, from which the coupons have been detached, proves that it has been used and thus allows one to answer in the affirmative.
  
In fact, the period of validity of the card shown ran from February 5 to March 4, 1945, and the supplies office having issued it was that of Munich. It is indeed the case that not only the card but also the coupons bore the word “JUDE”, applied not by means of a stamp but printed, which means that the number of addressees of these cards was large enough to justify printing. Such printing therefore had to be planned. The ration cards were not handed out right and left but, as one will hardly doubt, dispensed on the basis of carefully drafted name lists. Have those lists all disappeared from all the German cities’ archives? That is difficult to believe. Thus the question arises: why are they not produced?

Besides, the Jews are above all city-dwellers and, as such, were particularly vulnerable since the Allies were, in the main, bombing only the cities. How many of them died as a consequence, burned in their houses? Unless we are mistaken, that has never been disclosed but, here again, confirmed figures must have survived.

In some cases Jewish children were sent to the countryside to escape the bombing; so it was with Lea Rosch, today a major German television personality.

The period from February 5 to March 4, 1945 was that of the bombing of Dresden (February 13-14). The Allies were killing German civilians by fire. The Germans, as we see, were feeding Jewish civilians.

In May 1945 the Soviets installed Dr Werner as head of the municipality of Berlin. They asked him to create, within the city council, a religious services body made up of a Catholic priest, two Protestant pastors and a rabbi representing, for his part, the 6,000 Jews of the city (Georges Soria, L’Allemagne a-t-elle perdu la guerre ?, Paris, Bibliothèque française, 1947, p. 23).
  
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Notes

[1] See Eliyahu Maoz, “Une Résistance juive en Allemagne”, Commemoration of the ghetto revolt, Jerusalem, March 1965, 15 pages produced in photocopy by the organisation department of the World Zionist Organisation; see also the article “Berlin” in the Encyclopedia Judaica (1971).
[2] Quoted by James J. Martin, The Man Who Invented Genocide / The Public Career And Consequences of Raphael Lemkin, Institute for Historical Review, Torrance, Calif., 1984, p. 35. On the exact condition of the Jews working alongside German workers at Fürstengrube, one of the 39 auxiliary camps of Auschwitz, one may read the astounding document NI-10847 translated, rather poorly, in La Persécution des juifs dans les pays de l’Est presentée à Nuremberg, a compendium of documents published under the direction of Henri Monneray, Editions du Centre [de documentation juive contemporaine], Paris, 1949, p. 201.
[3] “The Jewish hospital, directed by Dr Walter Lustig, was in operation up to the end of the war. […] The Jewish cemetery in Weissensee was also functioning” (Encyclopedia of the Holocaust, 1990, p. 202).
[4] On November 24, 1943, a British aerial bombardment destroyed the “New Synagogue” of Oranienburgstrasse 30. The photograph of that synagogue in flames has, since 1945, circulated throughout the world with the following explanation: the synagogue was destroyed by arson, imputable to the Nazis, during the Kristallnacht of November 8-9, 1938. Not long ago the German post office published a postage stamp presenting that version of the facts, also repeated recently in the French daily Le Monde (Frédéric Edelmann, “Le Souvenir d’une négation”, February 8, 1992, p. 17). However, in 1987, a publication of the Berlin Jewish community, prefaced by its head Heinz Galinski, had admitted the truth (see the brochure Wegweiser durch das jüdische Berlin – “Guide to Jewish Berlin”).
[5] Paris, Editions Jean-Claude Lattès, 1985.