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Saturday, October 27, 2018

Interview inédite de Robert Faurisson enregistrée le 30 septembre 1999


Note du Blog : Feu le Professeur Faurisson avait perdu de vue cette transcription dun entretien oral avec une personne dont il ne se souvenait pas de lidentité, et a ainsi omis de la faire publier dans le tome V de ses Ecrits Révisionnistes (1999-2004) comme dans les tomes ultérieurs. Cest le 7 septembre 2018 quil nous a adressé par voie postale les 16 pages et demi du texte avec la note manuscrite suivante, qui reprend quelques points exprimés dans ladditif sous forme de note quon lira à la toute fin de cette publication :

Je prends connaissance de la transcription de cet entretien treize ans plus tard, en avril 2012. En 2012 j’apporterais des modifications. Par exemple, je serais moins indulgent avec les Américains et je rappellerais le leitmotif de mon père (dans les années 1970) : « Les Américains sont des voyous ; ils nous mènent à l’abîme »). Pour ce qui est des juifs, je mettrais plus en cause les organisations juives que les individualités juives ; j’ai conservé de bonnes relations avec Jacob Assous, que j’ai reçu à Vichy.

***

Interviewer
Professeur Faurisson, j’aimerais connaître votre sentiment intime sur Hitler et sur les juifs, sentiment que vous n’avez peut-être pas complètement exprimé dans vos écrits et interviews publiés jusqu’ici.

Robert Faurisson
La question est difficile. Effectivement, j’ai dû être prudent dans mes écrits notamment à cause de la loi Fabius-Gayssot qui interdit de remettre en cause une partie, et une seule, du jugement de Nuremberg et qui prévoit de lourdes peines à l’encontre de ceux qui contesteraient certaines affirmations des juges. J’ai défié cette loi mais je ne suis pas allé jusqu’à exprimer le fond de ma pensée. Vous me prenez en plein combat et il m’est présentement difficile de faire une pause et de faire le point. Faire le point pour aller plus loin suppose que l’on admette qu’il n’y a jamais eu de génocide des juifs ni de chambre à gaz nazie et que le chiffre de six millions de morts est fictif, symbolique, en tout cas faux. Si l’on part de là et du fait qu’un certain nombre d’affirmations aussi bien acceptées que celles-là sont fausses, on est obligé de procéder à une révision si profonde qu’il y faut du temps, du calme et l’absence de crainte. Or, le temps, je n’en ai guère, et la crainte, elle est toujours là. Voilà pourquoi il m’est difficile de vous répondre.

Interviewer
Je trouve pourtant que vous n’avez pas eu beaucoup de crainte dans vos écrits car, même si vous n’êtes pas allé au fond de votre pensée, vous dites tout de même des choses qui vous ont valu des sévices, des poursuites, des persécutions !

RF
Oui, mais je vous étonnerai peut-être en vous disant que je pense avoir été raisonnable, que j’aurais peut-être pu aller plus loin et que je me suis réfréné. Vous allez me dire : à ce compte là, vous nous cachez quelque chose, que vous auriez pu dire si vous aviez été libre, comme on l’est par exemple aux Etats-Unis, qui sont le seul pays au monde où l’on soit vraiment libre de s’exprimer sur ce sujet. Il n’est pas vrai qu’en Chine, au Japon ou même dans certains pays arabo-musulmans on soit libre de s’exprimer sur ce sujet-là. Par exemple, si je suis dans un pays arabo-musulman, je pourrai dire que je ne crois ni au génocide ni aux chambres à gaz nazies ni aux six millions. Mais si j’ouvre le chapitre des faux dans l’autre sens – car il faut toujours juger d’un faux par rapport à d’autres faux, en fonction de l’histoire des faux et des croyances – à ce moment-là je risque de dire : « Partout, chez vous, je trouve Les Protocoles des sages de Sion ; c’est un faux grotesque, on s’en aperçoit quand on en a lu trois lignes ». Ou bien : « Vous êtes là à nous parler de la religion musulmane d’une façon qui me paraît, à moi, aberrante. Les propos que je pourrais être amené à tenir sur la religion musulmane pourraient vous offusquer, vous offenser, pourraient me conduire en prison ». Si je dis que je ne fais guère de différence entre toutes les religions, toutes les croyances, il y a beaucoup de gens que je vais offusquer … .

Int.
Oui, on offense toujours quelqu’un en disant la vérité …

RF
Je ne sais pas si c’est la vérité mais je dis pour l’instant ce que je crois être exact.

Int.
Stendhal aurait dit : « Tout bon raisonnement offense. »

RF
C’est bien possible, je n’en sais rien, c’est trop vague ; alors je ne peux pas dire si je suis d’accord ou non. Mais, voyons, vous me demandez ce que je peux penser d’Adolf Hitler. Je vais vous dire d’abord ce que j’en ai pensé au cours de ma vie. D’abord, beaucoup de mal, puisque j’ai partagé sur ce sujet les opinions de ma famille, de mon entourage, je pourrais presque dire du peuple français tout entier à une époque. J’ai considéré que les Allemands n’étaient pas des êtres humains ; mais ça, ce sont des opinions d’enfant et d’adolescent. Je pourrais dire que j’ai commencé à virer ma cuti peut-être en août 1944, quand j’ai vu en action le glorieux maquis, dans mon coin de Charente limousine. Il y avait des gens que je détestais, les Allemands, et des gens que j’admirais, les Résistants, et, c’est une expérience que tout le monde fait dans sa vie, je me suis peu à peu rendu compte que les gens que j’admirais n’étaient pas à ce point admirables. J’ai vu d’abord la lâcheté de ces glorieux maquisards, battant en retraite devant une unité allemande qui était en train de remonter vers le Nord. Et puis surtout, il y a eu dans ce coin une épuration abominable. Il y a eu des exécutions, des tortures, y compris dans mon petit village de La Péruse. Je viens d’apprendre que celle qu’on appelait la Tueuse vient de mourir, mais avant de mourir, elle a fait mourir bien du monde, cette dame ! Donc, j’ai été déçu déjà en août 44, mais j’ai continué à être très anti-allemand jusqu’au 8 mai 1945. A cette date, j’étais à Paris, 68 rue de Vaugirard, au cinquième étage, lorsque le matin, tout d’un coup, nous avons entendu les cloches ou les sirènes, je ne me souviens plus, qui nous annonçaient la cessation des combats en Europe. Mon père est entré dans ma chambre, nous avons ouvert la fenêtre, nous avions donc compris que c’était la fin, et il m’a posé une question que j’ai trouvée tout à fait gênante. Il m’a dit : « Robert, est-ce que tu es heureux ? ». Je n’étais pas habitué, dans ma famille, à ce genre de question intime. Alors, pour me débarrasser du questionneur, j’ai répondu : « Oui ». Mais sur le moment, j’ai ressenti, pour la première fois de ma vie, une grande tristesse pour ce peuple allemand contre lequel j’étais totalement braqué, prêt à croire n’importe quoi. Le 8 mai 1945, j’ai pensé : ce qui est une joie pour nous doit être au fond terrible pour ce peuple complètement écrasé…

Int.
Et qui allait subir peut-être des sévices pires que ceux…

RF
Je n’y ai pas pensé ! Je n’ai pas pensé aux sévices qu’il pouvait subir et je ne crois pas qu’en mai 45 j’aie été au courant des sévices qu’il subissait déjà depuis un bon moment dans la partie occupée soit par les Soviétiques, soit par les Anglo-Franco-Américains. Les sévices n’ont pas commencé dès l’occupation des villes allemandes ; peut-être que les Américains ont eu un comportement à peu près correct à ce moment-là. C’est lorsque a été lancée la grande opération, le show du général Eisenhower à propos des camps de concentration, que les Allemands ont été terriblement maltraités par les Américains, les Anglais et les Français ; pour les Soviétiques, c’était déjà fait. Il faut bien voir que cela commence probablement vers la fin de la première quinzaine d’avril 45. Vers le 10-12 avril s’opère un revirement dans l’occupation de l’Allemagne, occupation qui deviendra totale le 8 mai 1945.

Je n’ai donc pas pensé aux sévices, j’en suis sûr, mais simplement au fait qu’il s’agissait d’un peuple vaincu, après une terrible bataille. A propos de cette tristesse soudaine, je me suis demandé, longtemps après, si ce n’était pas celle qu’on ressent lorsqu’on vient d’atteindre un but longtemps recherché. Toute l’énergie tendue vers ce but se trouve désœuvrée en quelque sorte, on ne sait plus quoi en faire, c’est presque physiologique. Je me rappelle avoir éprouvé ce sentiment lorsque j’ai passé l’agrégation : j’ai été ensuite complètement démoralisé, j’ai passé un été affreux !

Int.
On dit que les femmes enceintes, lorsqu’elles ont accouché, ont parfois un moment de dépression, même si le bébé est magnifique.

RF
Oui, on est en train de faire de la psychologie de comptoir …, mais c’est pour vous dire à quel point c’était sincère. Quelques années après, j’ai commencé à m’intéresser à l’Epuration, que j’ai trouvée abominable. J’ai trouvé, par la suite, terrible qu’on ait fusillé Brasillach, mais sur le moment, le 6 février 1945, je ne l’ai même pas noté. Puis, il y a eu le contact avec certains camarades de cagne et le livre très important de Maurice Bardèche Nuremberg ou la Terre promise (1949). Je me vois près du Sénat, près des grilles du jardin du Luxembourg, avec quelques camarades de cagne, et je dis que ce qu’on fait à Goering, à ce moment-là, à Nuremberg, est infâme, et je me souviens que ceux qui m’ont entendu ont été outrés.

Int.
Est-ce qu’il a été torturé, Goering ?

RF
Non, mais ils ont subi cette forme de torture qui consiste par exemple à ne pas pouvoir dormir. A partir d’un certain moment, ils ont eu dans leur cellule une lumière crue le jour et la nuit. De la part des Américains, c’était, paraît-il, pour éviter qu’il y ait un autre suicide, car il y avait eu celui de Robert Ley. Ils ont exigé que les prisonniers dorment dans une seule et même position, sur le dos et les deux mains sur les couvertures et avec la lumière en pleine figure. Pas question de se protéger les yeux. Imaginez ces gens-là : leur pays venait d’être vaincu dans des conditions abominables, leur parentèle était arrêtée ou menacée de l’être, ils ne savaient pas ce que leurs parents étaient devenus ou leurs enfants, il y avait du chantage. On peut prendre l’exemple de l’un d’entre eux qui était père de dix enfants… [Int. Goebbels ?] Non, pas du tout, Goebbels n’était pas au procès de Nuremberg, il s’était suicidé [Int. Oui, avec sa femme après avoir endormi pour toujours leurs six enfants.] Il s’agit de Sauckel, il était chargé du recrutement pour le travail obligatoire. Il y avait aussi toutes sortes de tortures psychologiques…

Int.
Vous avez le livre de Bardèche, celui de Rassinier aussi ?

RF
Oui, bien sûr, j’ai tous les livres de Rassinier, les deux livres de Bardèche et sa Lettre à François Mauriac, qui est très bien, sur l’Epuration. J’ai rencontré par la suite Maurice Bardèche, mais beaucoup plus tard. Bref, j’essaie d’en venir à votre question, c’est-à-dire à Adolf Hitler. Je vais vous faire une confidence : je n’arrive pas à être naturel avec les Allemands. J’ai eu trop de haine autrefois pour eux, on m’a raconté trop d’histoires à leur propos et il doit en rester quelque chose. J’apparais à beaucoup comme un défenseur des Allemands ; en réalité, je suis un peu comme François Brigneau à ce sujet. Il parle de l’ironie de l’histoire qui veut que, lui, qui est beaucoup plus porté vers les Anglais que vers les Allemands, il se trouve en quelque sorte en train de défendre les Allemands contre les Anglais. Moi-même, je suis à moitié Anglais ou Ecossais et j’éprouve beaucoup plus d’attirance pour le monde anglo-saxon et en particulier pour les Américains. A l’égard des Allemands, je suis toujours un peu sur la réserve. Je fais exception par exemple pour Ernst Zündel qui est d’origine allemande et reste profondément allemand, mais qui a vécu si longtemps au Canada français et au Canada anglais qu’il en a pris la teinte.

Int.
Peut-être n’aimez-vous pas chez les Allemands leur esprit systématique, leur manie de l’ordre ?

RF
Cela se dit d’un mot : la lourdeur.

Int.
Cela se sent dans le langage, ils ont besoin de précision excessive.

RF
Ils ont, ces gens-là, beaucoup de qualités, mais cette lourdeur me fait souffrir. Je connais quelques exceptions, elles sont rarissimes. J’ai beaucoup de difficultés notamment avec mes traducteurs allemands. Dès que j’introduis une nuance, elle leur échappe. Maintenant, je suis peut-être mal tombé. J’ai beau leur dire : traduisez-moi en évitant toute formule qui soit un peu familière, par exemple si je dis : cacher ou dissimuler, n’utilisez pas cette expression très courante en allemand : glisser sous le tapis. Non, je ne glisse rien, je ne reproche à personne de glisser quelque chose sous le tapis, je reproche de cacher ou de dissimuler. Que fait le traducteur ? Il me met : glisser sous le tapis ! et il ajoute : c’est très courant en allemand. Je n’ai jamais dit que c’était courant ou pas courant, je lui ai dit : ne faites pas cela. Et il le fait. Non par entêtement mais parce que quelque chose lui a échappé, dès que c’est un peu nuancé. Par exemple, je me souviens d’avoir employé l’expression qui est recherchée et pas très claire de compensation sensorielle. En effet, j’ai remarqué que le faux témoin ne pouvant pas utiliser parmi les cinq sens ceux qui sont les sens privilégiés du témoignage, à savoir la vue et le toucher, compense cela par les trois autres sens. « Il a senti, il a humé, il l’a eu dans la bouche, il l’a entendu. » Par exemple, dans les histoires de crématoire, de gazage, ils n’ont pas vu, ils n’ont pas touché le mur, mais c’était là, c’était dans l’air etc. Donc, j’emploie compensation sensorielle, j’insiste là-dessus, et mon Allemand traduit par confusion des sens !

Int.
Tout cela pour dire que vous n’avez pas de… pour ce peuple que vous avez été amené à défendre pour des raisons objectives et à la suite de ce que vous avez appris.

RF
Revenons à Adolf Hitler, pour dire que ses discours me mettent mal à l’aise. Je ne comprends pas ses façons de parler, même si la situation est dramatique. Je ne marche pas, je rentre dans ma coquille, je n’aime pas cela.

Int.
En tout cas, les Allemands ont marché, eux, ils ont été séduits…

RF
Moi, cela ne m’aurait pas séduit, cela m’aurait immédiatement fait rentrer dans ma coquille.

Int.
… et les documentaires qui sont passés à la télévision française montrent en Hitler un personnage convaincu, sincère, enthousiaste, enflammé, et c’est peut-être ce qui a séduit le peuple allemand.

RF
Oui, je pense que les hommes politiques en général ne donnent pas l’impression qu’ils sont sincères ; Adolf Hitler, quand il parle, donne l’impression qu’il est sincère. Cela me met mal à l’aise ; un tel jugement paraît bien superficiel mais cela va teinter tout le reste…

Int.
Autrement dit, si vous avez été amené à réviser votre jugement sur Hitler, c’est plus pour des raisons d’enquête intellectuelle que pour un sentiment personnel, inné, subjectif, non communicable, etc. [RF Certainement.] Ce n’est pas une sympathie.

RF
Non, ce n’est pas une sympathie. Cela va même plus loin, c’est une certaine incompréhension. Il y a des choses que je ne comprends pas. Je ne crois pas du tout à ce qu’on appelle la responsabilité particulière d’Adolf Hitler dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Je ne marche pas. Je trouve que ces responsabilités sont indiscernables. On peut considérer que Roosevelt porte une très lourde responsabilité ou Churchill ou la France ou l’Union Soviétique ou la Pologne. On oublie toujours le comportement de la Pologne.

Int.
Tout cela, vous l’avez écrit, mais il serait peut-être utile que vous développiez ce point : qui est responsable de cette guerre ?

RF
Alors, voici. Dans le cas d’un conflit mondial, il n’est pas possible, il n’est pas sérieux de dire que les responsables sont ici et non pas là. J’illustrerai cela par une anecdote. Un jour, ma fille, qui devait avoir neuf ou dix ans, m’a demandé : « Mais, qui est responsable de la guerre de 1914 ? » [Int. Bonne question, question d’enfant.] Alors, quelques jours après, dans une salle des professeurs, j’ai eu la chance de trouver trois ou quatre professeurs d’histoire. Il me semble que, parmi eux, il y avait Jean Lesquibe. Je leur ai dit : voici la question posée par ma fille. Eh bien ! cher ami, vous auriez dû entendre ce silence. Ces professeurs bavards sont devenus muets comme des carpes et ont commencé à bredouiller des explications et, au terme de toute une discussion, sans chaleur particulière d’ailleurs, on pouvait conclure que la responsabilité de la guerre de 14 incombait… au Tsar, tout bien pesé, et encore ils n’en étaient pas sûrs. Cela m’a marqué, cette conversation. Je me suis dit : « Voilà des gens qui se sont étripés, ç’a été un massacre abominable et on n’est pas capable de dire qui a été responsable ! Et encore moins pourquoi cela avait eu lieu ». Je parle de la responsabilité, on ne peut pas le dire, et je pense qu’il est honnête de conclure qu’on ne peut pas le dire.

Int.
C’est comme dans Les Voyages de Gulliver de Swift où une guerre sans merci éclate entre les Grosboutistes et les Petitboutistes, entre les partisans de ceux qui veulent casser les œufs par le gros bout et ceux qui veulent les casser par le petit bout ! Quant à moi, je pense que l’agressivité humaine étant ce qu’elle est, ainsi que la mauvaise foi qui refuse de voir avec lucidité les responsabilités que l’on peut avoir, sont des explications psychologiques fortes de toutes les guerres.

RF
Ce qui est important, je crois, c’est de s’abstenir… [Une interruption a lieu dans l’enregistrement. La fin de la phrase doit être : s’abstenir de trouver un bouc émissaire responsable de tous les maux et qui dispense de reconnaître ses propres responsabilités. L’enregistrement reprend ensuite sur les considérations suivantes :] J’en étais à vous raconter l’anecdote suivante : j’étais en voiture entre Los Angeles et San-Francisco et le chauffeur de la voiture, me montrant ces vastes espaces, me dit : « Dire qu’en Europe on s’est battu pour de tout petits lopins de terre, c’est incroyable ! » Et en effet, c’est tout à fait mesquin. Et j’ai pensé que si Adolf Hitler avait fait un tour aux Etats-Unis, s’il avait vu d’abord l’immensité géographique des Etats-Unis – il faut la voir, il ne suffit pas de la contempler sur un globe ou un planisphère – et s’il avait vu la capacité qu’ont les Américains de construire du jour au lendemain une industrie quelle qu’elle soit, il se serait dit : « Méfiance ! Si j’ai ces gens-là contre moi, je risque d’aller dans le mur. » C’est un homme qui a fait la guerre de 14-18 et il n’a pas vu que le XXe allait être le siècle des Etats-Unis, et non le siècle du communisme. Quant au national-socialisme, attention ! Hitler n’a jamais pensé que c’était une denrée à exporter ; il voulait conserver le national-socialisme pour l’Allemagne, l’Autriche, etc.

Int.
Bien. Je résume ce que je crois être un premier point de ce que vous venez de développer, à savoir le caractère de Hitler qui s’est pris d’enthousiasme pour une entreprise dont il n’a pas vu l’impossibilité et qui a donc commis une erreur stratégique. Mais on pourrait maintenant se demander quel était le projet fondamental de Hitler et ce qu’il valait. Est-ce que c’était un projet fou, monstrueux ou bien est-ce qu’on peut encore le défendre ?

RF
Ni fou ni monstrueux, mais démesuré, et en même temps cela témoignait d’une certaine étroitesse d’esprit. Démesuré en ce sens qu’il voulait non seulement réparer le traité de Versailles, c’est fondamental, refaire des Allemands une communauté vivante non diminuée, c’est sûr, mais en plus s’étendre vers l’Est, ce qu’il appelait Drang nach Osten, la poussée vers l’Est. C’est très Sturm und Drang tout cela. Drang, cela veut dire : il n’y a rien de stable, il faut faire une poussée vers l’Est. Il n’est pas question de s’en prendre à la France ni à la Grande-Bretagne.

Int.
Croyait-il à la supériorité du peuple allemand ? Il ne semble pas.

RF
Si. Je pense qu’il croyait que c’était vraiment le cœur de l’Europe et le meilleur. Mais méfiez-vous à propos du racisme d’Hitler ! Pour lui, la race, ce n’est pas quelque chose qui est en arrière, c’est quelque chose qui est en avant. « Fais ton enfant meilleur que toi », c’est-à-dire qu’il faudra aller vers une race qui soit meilleure que celle qui existe. C’est l’amélioration de la race, pas chevaline mais humaine. Il y a chez cet homme une idée de l’avenir, du mouvement, mais, pour lui, en résumé, les Etats-Unis n’existaient pas vraiment comme puissance dangereuse, capable d’affronter l’Europe et même de la vaincre. L’ennemi, c’était par exemple le communisme, et peut-être partageait-il les peurs de toute une partie de ce siècle, en tout cas pendant soixante-dix-sept ans au moins, la peur, en France, du succès du communisme. Il est évident que si l’on ne parle pas de cette peur du communisme, on ne peut pas comprendre cette guerre. Mais ce qu’il fallait voir, c’était les Etats-Unis. Je pense qu’un homme aujourd’hui qui n’a pas mis les pieds aux Etats-Unis et n’a pas su ouvrir les yeux sur cette puissance ne peut pas porter un jugement aussi bien sur les Etats-Unis que sur le reste du monde.

Int.
Je vais vous poser une question très indiscrète. Malgré ces erreurs de jugement que vous venez d’expliquer, ce projet de Hitler était-il valable, avait-il raison de lutter contre le communisme, de vouloir s’étendre non pas indéfiniment mais, si j’ai bien compris, un peu vers l’Est, d’améliorer, oui, la race allemande, de réparer le traité de Versailles, faire le bien de son peuple ? Est-ce que, malgré ces erreurs et l’impossibilité de le réaliser, ce projet était bon ?

RF
Non, il n’était pas bon. Les intentions étaient, pour certaines d’entre elles en tout cas, bonnes, mais s’il y a de l’aveuglement, si on ne prévoit pas les conséquences possibles… Je prendrai une comparaison. Je suis dans la rue et c’est un aveugle qui veut me montrer le chemin. Il peut avoir les meilleures intentions du monde, tenir des propos raisonnables, je peux lui faire confiance, lui confier mon portefeuille, il reste un homme qui ne peut pas vraiment me montrer le chemin à suivre. En France, on est souvent anti-américain d’une façon bête et les intellectuels en particulier se permettent de juger les Etats-Unis d’une façon que je trouve sommaire. Je les vois bien les défauts des Américains, et puis laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas mieux pour se moquer des Etats-Unis que les Américains eux-mêmes. Ils ont fait des films en quantité pour tourner en dérision le système de vie américain. Donc Hitler était un peu casanier, il pouvait avoir des vues magnifiques mais il n’avait pas de vision globale. Il voyait un globe terrestre avec des puissances qui pouvaient être pour lui en état de décomposition et qui s’appelaient les démocraties anglaise et française et là, il se trompait un peu, à mon avis. Il voyait des puissances redoutables comme l’Union Soviétique, le communisme international. Il voyait la puissance juive et là je dis qu’il voyait clair. Je me compromets en disant cela. Mais pour le reste, que d’aveuglement, me semble-t-il !

Int.
Néanmoins, dans ce projet de Hitler, tel qu’on tente de le reconstituer, il y a peut-être de bonnes choses, par exemple sa lutte contre le communisme. Le communisme, d’une certaine manière a gagné, même si l’Union Soviétique s’est effondrée…

RF
Non, le communisme a perdu.

Int.
Dans les idées ? Le communisme est ambiant, il est à la télévision, dans les média, partout…

RF
Non, non, je sais qu’on le dit, mais je n’appelle pas cela communisme.

Int.
Ou dans sa version affadie du socialisme…

RF
Oui, mais quand c’est affadi justement, ce n’est plus du communisme. Cela s’est tellement affadi que le parti communiste français, ce n’est plus grand-chose, et ce n’est pas l’avenir.

Int.
Par son poids politique, peut-être, mais, par l’influence des idées, le parti communiste a gagné…

RF
Non, non, ce qui gagne, c’est l’idéologie des droits de l’homme, l’antiracisme, etc. mais ce n’est pas le communisme. Vous connaissez le mot de Céline, déjà, à propos de Krouchtchev, Malenkov et Boulganine. (Il les appelait BKM, comme le Bacille de Koch !) Il notait déjà combien par rapport à Staline ils faiblissaient. Staline, c’était ce qu’on appelait la dialectique du tank ! Eh bien, Céline disait d’eux : « Ils tortillent du tank, ils dialectalotent ». Céline, c’était un devin, une chienne de traîneau, en tête, qui savait repérer les crevasses, les abîmes, etc. Mais revenons à Hitler. Il voyait donc dans le communisme un danger énorme, une puissance considérable et il avait raison, mais il y avait quelque chose de beaucoup plus fort que le communisme, c’était les Etats-Unis d’Amérique. Il s’est représenté le fantassin américain qu’il avait pu connaître en 1917-18 et qui probablement n’était pas extraordinaire.

Int.
Un deuxième point qu’on pourrait peut-être mettre à l’actif de Hitler, c’est l’amour de la nature. Nous constatons aujourd’hui dans nos démocraties un magnifique désintérêt, un mépris envers la nature dont l’homme peut faire ce qu’il veut, puisqu’il est « maître et possesseur de la nature ». Peut-être y avait-il chez Hitler un respect de la nature que nous ne connaissons plus. Un troisième point, c’est la résistance de cet homme face à la montée de l’art moderne que personnellement je considère – dans l’ensemble car il y a des exceptions – comme une profonde décadence et comme la négation même de l’art. De même, Tartuffe niait la religion tout en s’en réclamant. Voyez par exemple ces tas de ferraille qu’on installe comme œuvres d’art avec arrogance et à grands frais aux carrefours. Hitler a essayé de lutter contre cette décadence, maladroitement sans doute, sans succès, avec exagération. J’essaie de faire l’avocat du diable – le diable c’est Hitler ! – et je vous demande si vous iriez dans cette direction ou non.

RF
Pour ce qui concerne la nature et l’environnement, il semble qu’on soit obligé de vous donner raison. Il apparaît de plus en plus qu’il existait en effet dans le monde national-socialiste un souci de ces valeurs-là qui n’apparaît pas chez nous quarante ans après, et l’Allemagne était en avance dans ce domaine-là comme en beaucoup d’autres. Bien. Mais, encore une fois, vous me parlez d’intentions et moi, je vais vous parler de résultats. Le résultat, c’est une Allemagne qui est complètement dévastée, qui a connu un désastre écologique, environnemental sans précédent.

Int.
Parce qu’elle a perdu ?

RF
Parce qu’elle a perdu. Vous comprenez, ce qui compte, c’est la dernière ligne dans la page. On additionne les plus, on retranche les moins, on regarde le total, il est complètement négatif. C’est comme pour Napoléon, qui a pensé ceci, qui a pensé cela. Oui, mais le résultat a été une France exsangue. Il a raté son coup.

Int.
Un peu comme un joueur d’échec qui part trop vite, mais qui est stoppé à la fin par un autre qui a un jeu plus solide.

RF
Oui, des coups brillants etc. et, à la fin de la partie, on peut dire : il a perdu parce qu’il n’a pas vu ceci ou cela. De même, vous me parlez de l’art … D’abord, il est difficile de juger de sa propre époque du point de vue de l’expression artistique. Il faut souvent attendre trente, cinquante ans pour savoir ce qui s’est passé. Mais prenons ce que Hitler admirait. Il admirait Arno Breker. Moi, je trouve cela très mauvais ! Ne prenons pas ce que vous trouvez, vous, mauvais, par exemple peut-être Niki de Saint Phalle. Il y a des moments où je préférerais presque un tableau de Chagall à une sculpture d’Arno Breker. Je préfère Brancusi à Arno Breker. Par conséquent, c’est un domaine où il faut se risquer avec beaucoup de précaution.

Int.
Pourtant, quand nos démocraties arrivent à exposer dans des endroits dont le mètre carré vaut une fortune, un tableau monochrome où il n’y a aucune invention, aucun travail, aucune réalisation … On ne va pas se lancer dans la définition de ce qu’est l’art ou la beauté, dont d’ailleurs on nous dit aujourd’hui qu’elle n’existe pas ! Est-ce que justement Hitler n’aurait pas été un rempart contre ce que je crois être une décadence ?

RF
Il ne s’agit pas d’être simplement un rempart, il s’agit de promouvoir quelque chose. Je fais l’expérience comme tout le monde de salles de musée consternantes. Je me souviens notamment à Washington d’une salle où l’on pouvait voir quelque chose qui s’appelait, je crois, les quatorze stations du Chemin de Croix. C’était quelque chose d’abominable et d’ailleurs il paraît que les gardiens de cette salle n’étaient pas maintenus plus de huit jours…

Int.
Voilà qui nous change des gardiens de nos musées qui s’ennuient ferme et somnolent devant les chefs-d’œuvre qu’ils sont censés surveiller !

RF
… Je me souviens d’un Noir à qui une dame avait dit : « C’est abominable ! Et vous vivez là-dedans ? » Il lui a répondu, non : « Oh ! mais Madame, rassurez-vous, ça ne dure que huit jours ! »

Int.
Oui, mais attention ! vous allez apporter de l’eau au moulin d’un éventuel contradicteur. On va vous dire : « Donc, cet art-là avait bien une efficacité ! »

RF
Mais attendez ! Une efficacité, laquelle ? C’était une abomination, mais elle se trouvait dans un musée où par ailleurs il y avait des choses magnifiques. C’est très américain de laisser les gens s’exprimer et puis ce qui est le meilleur peut-être surnagera, mais brider, dire : on ne fera pas ci, on ne fera pas ça … ? Ainsi, à New York, on vient d’exposer des choses, on ne peut même pas dire que ce sont des tableaux, qui viennent d’une exposition qui se tenait à Londres où elle avait fait scandale. A New York, le maire veut couper les crédits au musée qui montre ces choses-là. Je sais notamment qu’il y a des excréments d’éléphant, dont on fait je ne sais quoi. C’est certainement lamentable, mais la question est de savoir si vous avez pour autant à ordonner qu’on fera ceci ou cela dans ce domaine.

Int.
Non, mais le problème, c’est qu’il y a des journalistes stipendiés pour dire que c’est merveilleux, et convaincre une masse amorphe et assez méprisable, tout compte fait …

RF
Vous savez, prenez l’histoire de la critique littéraire ou de la critique de peinture, quel sottisier ! On est en plein dedans, vous comprenez, il faudrait avoir je ne sais quel regard …

Int.
Je vois que sur ce point je suis plus sévère que vous. Une autre question me vient à l’esprit : celle du métissage. En ce qui me concerne, je considère que c’est une mauvaise chose. Je pense que, dans le projet de Hitler, il y avait tout de même le souci de « pureté de la race », c’est une expression très mal vue – d’ailleurs « les races n’existent pas, pas plus que la beauté ! » – en tout cas le désir de ne pas mélanger les hommes de toute origine. Dans nos démocraties actuelles, il y a tout de même, je crois, l’illusion que la paix universelle va naître du mélange universel. Or, l’agressivité des hommes les uns envers les autres ne demande qu’à s’exprimer, sous le premier prétexte venu. Voyez encore une fois la guerre des Grosboutistes contre les Petitboutistes. Au Brésil, paraît-il, des conflits naissent entre les métis plus ou moins noirs ou plus ou moins blancs, avec même, c’est un comble, une suprématie des plutôt blancs ! Le métissage ne me paraît pas une bonne chose pour un peuple, d’autant plus qu’il coupe les racines, il mène à ignorer l’histoire. Or, il y avait tout de même chez Hitler une résistance à ce processus. Est-ce que vous me suivez dans cette direction, ou bien quelle est votre position sur ce sujet ?

RF
Il est vraiment difficile de vous répondre ! Encore une fois, Hitler ne parlait pas de « pureté de race » au sens de : il y a une race et il faut la préserver. Il parlait d’améliorer, il regardait l’avenir et il souhaitait en effet qu’il n’y ait pas de métissage. Pas de mélange des races, et en tout cas pendant la guerre il y avait des mesures sévères dans ce domaine-là. Mais il faudrait y voir de plus près parce que ce n’était pas seulement dicté par un souci racial, c’était aussi autre chose. Je me souviens qu’à l’un des procès de Zündel [1985 et 1988, à Toronto] était venue témoigner en notre faveur une Autrichienne qui avait été mise en camp de concentration parce qu’elle avait eu des rapports avec un Polonais en Autriche pendant la guerre. Je trouvais cela un peu sévère ! Mais Zündel m’a fort bien expliqué ceci : « Réfléchissez ! Imaginez un instant que ces jeunes hommes de la Wehrmacht qui étaient là-bas sur le front apprennent que leur femme ou leur fiancée pouvait copuler avec les gens de l’arrière, librement. Il fallait bien prendre des mesures contre ce qui était un facteur de démoralisation possible ». C’est un élément pour expliquer en temps de guerre la sévérité de la répression. Cela ne veut pas dire qu’en temps de paix, il en serait allé de même. Il est difficile de juger une idéologie comme le national-socialisme, alors qu’il a été pris dans une formidable tourmente guerrière. Cela en dénature les aspects. On ne sait pas ce qui se serait produit si la paix avait pu continuer. National-socialisme et guerre, guerre et national-socialisme sont constamment liés dans l’esprit des gens.

Int.
Je crois qu’un homme cherche, d’une manière poétique, à voir dans l’enfant la résurrection de l’aïeul qu’il a aimé. C’est un vieux thème poétique. Or, l’aïeul ne réapparaît plus dans le métissage.

RF
Il est incontestable qu’Hitler voulait préserver ce qu’on appellera la race blanche. Il n’empêche que dans toutes ses divisions, musulmanes et autres, il y avait des quantités de gens qui n’étaient pas du tout de la race aryenne, y compris dans...

Int.
Je croyais que vous alliez dire qu’en plus il respectait tout à fait les races noires d’Afrique et des pays dans lesquels il avait envoyé des missions.

RF
Cela nous ne le savons pas, parce que ce que nous croyons savoir sur le sujet, méfiez-vous, nous vient de ce qu’on appelle le Testament politique d’Adolf Hitler, titre tout à fait abusif donné par François Genoud à de prétendus propos de table d’Adolf Hitler. [Int.  Est-ce authentique ?] Oui, jusque vers 1942, c’est authentique, ensuite, c’est une fabrication de François Genoud, et c’est très grave, beaucoup de gens s’y sont laissé prendre. Moi-même, d’ailleurs, à un moment, j’y ai cru, jusqu’au jour où j’ai voulu voir le texte allemand, et j’ai rencontré François Genoud et j’ai vu sa gêne et je lui ai posé la question. Donc Hitler est raciste, il est pour la préservation de la race blanche et contre le métissage. Et vous me demandez ce que moi, j’en pense…

Int.
Excusez-moi. Il y a au moins deux acceptions du mot racisme. Croire que la race est une chose intéressante et bonne est une chose et croire qu’une race est supérieure à une autre et a le droit, un peu comme chez Aristote pour les esclaves, de dominer les autres, c’en est une autre.

RF
Oh ! vous savez, ne soyons pas dupes ! Je trouve que c’est une position de repli et que les gens qui disent : « Ce n’est pas que je considère que ma race soit supérieure, c’est tout simplement que je veux que toutes les races puissent, comme la mienne, être préservées », ces gens-là croient qu’ils appartiennent quand même à une race supérieure. Ils me font penser à ceux qui prônent « les élites ». Bien entendu, ils commencent par se mettre dans les élites. Bon, disons les choses bien franchement. Le racisme est une chose qui me gêne, parce que l’expérience de la vie m’a amené à me rendre compte que je suis prêt à donner toute mon estime à tel homme, telle femme qui n’est pas de race blanche.

Int.
Ah ! mais moi aussi ! Mais je vous pose la question toute bête : aimeriez-vous avoir un petit-fils de couleur ? Avec des lèvres qui ne seraient pas les vôtres, un nez qui serait différent, et en plus qui ne serait ni d’un type ni d’un autre. Je crois que la notion platonicienne de beauté a quelque chose à voir avec la notion de type.

RF
Oui, encore qu’il existe des Noirs qui sont absolument superbes, des Noirs abyssins. [Int. Absolument, c’est le fond de ma pensée.] Par conséquent, ils ne sont pas forcément lippus, crépus, etc. Comme tout le monde, j’ai mon idéal de beauté. Probablement, je vais trouver que telle femme est belle et vous trouverez, vous, que ce n’est pas le cas. Je suis incapable d’ailleurs de définir cela. Mais je veux répondre à votre question. Personnellement, lorsque je me trouve dans certains arrondissements de Paris où je vois pléthore d’Arabes et de Noirs, eh bien, je suis gêné, cela ne me plaît pas. Mais je réfléchis là-dessus et je me dis : si je prenais ces gens un par un et qu’au lieu de la tenue lamentable qu’ont la plupart d’entre eux, je leur mette une tenue de prince saoudien ou bien d’intellectuel à cravate, tiré à quatre épingles et que le bonhomme se trouve être fils d’ambassadeur, est-ce que tout d’un coup mon jugement ne va pas changer ? Eh bien, si, il va changer ! Donc, ce qui me gêne là-dedans ne serait-ce pas le spectacle d’une forme de pauvreté répugnante, parce que cela sent mauvais ? Mon attitude ne serait-elle pas comparable à celle des gens qui, au XIXe siècle, se pinçaient le nez quand ils se trouvaient dans les corons ouvriers du Nord, parce qu’effectivement, cela puait ? Et ces gens-là attribuaient les vices que pouvaient avoir effectivement ces ouvriers au fait que ces derniers appartenaient à une classe qui de père en fils avait été méprisée.

Int.
Soit. Mais je vous répète ma question toute bête : aimeriez-vous avoir un petit-fils de couleur ?

RF
Je n’aimerais peut-être pas, quoique j’aie une petite-fille…

Int.
C’est peut-être le cas, d’ailleurs, je m’avance beaucoup ! Si c’est le cas, ne me répondez pas.

RF
… Mais si ! j’ai une petite-fille qui est à moitié franco-écossaise et à moitié libanaise et elle est très belle ! Et cela m’ennuierait beaucoup qu’arrive un Adolf Hitler qui décrète que demain l’Europe doit être libérée de tous ceux qui n’ont pas une peau blanche. Voilà. Je crois que j’ai répondu à votre question. [Int. Ah oui ! Tout à fait.] Mais je crois que je suis sincère quand je dis que… [Nouvelle interruption de l’enregistrement, due, comme les précédentes, à un appel téléphonique.]

Int.
Je voudrais savoir maintenant quelle est votre opinion sur le conflit qui a opposé Hitler et les juifs. Quelles sont, selon vous, les responsabilités respectives ? Est-ce que Hitler a été un diable, un monstre, un destructeur ou bien est-ce que les juifs ont aussi des responsabilités qu’il est désormais interdit de désigner ?

RF
Je répète que, pour juger avec un peu de sérénité du conflit entre Hitler et les juifs, il faut se rappeler que, bien entendu, si les chambres à gaz avaient existé, les Allemands en général et Hitler en particulier auraient été de fieffés criminels. En revanche, si elles n’ont pas existé, les juifs sont de fieffés menteurs. Plus précisément, si les chambres à gaz ont existé, Adolf Hitler s’est comporté pendant trois ou quatre ans en fieffé criminel. Si elles n’ont pas existé, les responsables des organisations juives ont pendant plus de cinquante ans – et elles continuent aujourd’hui – colporté un fieffé mensonge. Donc, d’un côté, vous avez un homme, et on pourrait presque dire un peuple, qui agit en criminel, et puis, de l’autre côté, vous avez des responsables d’un groupe humain qu’on appelle les juifs, quelle que soit leur diversité comme pour les Allemands, qui défendent un abominable mensonge, une horrible diffamation, une atroce calomnie, dont ils font de l’argent. Alors, pour moi révisionniste, comme ces chambres à gaz n’ont pas existé, je vous dis tout à trac, très clairement et les yeux dans les yeux, et je le dirais aujourd’hui devant un tribunal : les juifs, pour moi, ont colporté, colportent et utilisent un abominable mensonge, une atroce calomnie, une horrible diffamation. Et si vous me demandez mon opinion sur les juifs, comment voulez-vous qu’après un constat de ce genre, je puisse m’exprimer sur leur compte avec un peu de sérénité ? Cela m’est très difficile. Je veux bien faire un effort mais vous vous rendez compte de ce que vous me demandez !

Int.
Oui, mais ce que vous venez de me dire là, d’une manière abrupte, vous l’avez déjà plus ou moins écrit et publié.

RF
C’est exact. Cela prouve que vous êtes un lecteur attentif parce que je ne l’ai pas tellement dit, mais effectivement je l’ai écrit. Alors, je vais ajouter quelque chose aujourd’hui, qui n’a jamais été dit. Supposez qu’on me pose la question suivante : « Monsieur Faurisson, êtes-vous anti-juif (non pas antisémite mais anti-juif) ? » C’est une question à laquelle il y a cinquante, quarante ans, trente ans, vingt ans, dix ans et même deux ou trois ans, j’aurais répondu : « Non, je ne suis pas anti-juif. » Et maintenant, le 30 septembre 1999, je peux vous dire : je le suis devenu.

Int.
Ça, c’est nouveau effectivement !

RF
C’est nouveau parce que c’est encore une question d’expérience. Quittons là aussi le domaine de la chimère, du rêve, des considérations philosophiques et autres. Que m’a enseigné l’expérience, en ce qui concerne les juifs ? Vous connaissez cette expression latine : « Experto crede Roberto », c’est-à-dire : « Crois-en Robert qui en a l’expérience ». J’ai l’expérience des juifs. Dans l’introduction de mes Ecrits révisionnistes, j’ai écrit que pendant des années, j’ai perçu les juifs comme autant d’individualités, qui étaient donc à juger comme telles. Voici Jacques Brunschwig que j’admirais beaucoup lorsque j’étais en cagne, voici Jean Pierre-Bloch, le plus nul, le plus détestable et le plus menteur des hommes. Les juifs avaient le droit d’être jugés individuellement, et puis voici ce que j’appelle le schibboleth, mot que les Hébreux faisaient prononcer aux gens au passage d’un gué. S’ils le prononçaient d’une certaine façon, cela voulait dire qu’ils n’étaient pas hébreux et alors, on les tuait, sans pitié, sans rémission et, s’il était prononcé comme il faut, ça allait. C’était, si vous voulez, la pierre de touche, le critère par excellence. Eh bien ! le schibboleth, dans ce cas-là, c’est tout simplement leur prétendu holocauste, leur prétendu génocide, leur prétendue tentative d’extermination des juifs. Quand on touche à ce sujet, tout d’un coup, je m’aperçois que Jacques Brunschwig et Jean Pierre-Bloch font cause commune, et Jacques Brunschwig devient bête, a des raisonnements imbéciles, tout à fait indignes de l’intelligence qu’il était, et ce que je dis de Jacques Brunschwig, je peux le dire d’une quantité d’autres juifs. Ils tiennent des raisonnements d’une incroyable bêtise, d’une incroyable mauvaise foi. Ils mentent, ils défendent le mensonge à tel point que je me demande si ce personnage antipathique de Victor Hugo qui, dans Marie Tudor, dit à un marchand juif de Bruxelles : « Juif qui parle, bouche qui ment » n’aurait pas raison. Je leur trouve, à ces gens, en tant que membres d’un groupe, une aptitude au mensonge, un goût du mensonge et une capacité à exploiter le mensonge à vous couper le souffle !

Elisabeth Loftus, juive américaine, spécialiste de l’étude des témoignages, lorsque le procès Demjanjuk est arrivé, a découvert que ce malheureux Demjanjuk allait à la potence alors qu’il était innocent. Analysant les témoignages de ceux qui accusaient Demjanjuk, elle voyait – d’ailleurs qui ne l’aurait vu ? – qu’il s’agissait de faux témoins. Qu’a-t-elle fait ? Elle le raconte ! (A mon avis, il n’y a que les juifs pour raconter de telles histoires). Elle raconte qu’elle s’est tournée vers ses amis juifs pour prendre conseil : « Si je dis la vérité, j’épargne la potence à cet homme mais c’est un désastre pour ses accusateurs israéliens et pour les juifs dans leur ensemble. Que dois-je faire ? » Et son entourage lui a répondu : « C’est mauvais pour les juifs, donc il ne faut pas le faire. » « Et, dit-elle, je me suis soumise, et selon leur recommandation, j’ai accepté cela, et je ne suis pas intervenue. »

Int.
N’est-ce pas une attitude humaine en général ?

RF
C’est certainement une attitude humaine en général, puisqu’il existe depuis toujours ce qu’on appelle « le pieux mensonge », mais... [Nouvelle interruption. Le téléphone sonne et au bout d’un moment Robert Faurisson revient en déclarant :] Je viens de recevoir un coup de téléphone de Vincent Reynouard, de Belgique, qui m’annonce qu’un enseignant révisionniste de cinquante-cinq ans vient d’être mis en prison en France. Il s’agit de Jean-Louis Berger, enseignant le français et le latin, à Bitche, en Moselle. On m’a dit ceci : les gendarmes se sont présentés à son domicile pour rechercher une pièce qu’en fait, paraît-il, ils possédaient déjà et ont demandé à Berger de les suivre à la gendarmerie. Une fois là-bas, les gendarmes ont téléphoné à Mme Berger pour lui dire que son mari avait été placé sous écrou. Voilà un certain temps que Jean-Louis Berger connaît de graves ennuis avec l’Education nationale car il est soupçonné d’être révisionniste. Je précise que, d’après les renseignements que j’ai obtenus, les gendarmes disent agir sur le fondement de la loi antirévisionniste Fabius-Gayssot. Voilà. [Jean-Louis Berger a ensuite été relâché, mais radié de l’enseignement le 12 mai 2001.] Telle est la vie à Tel-Aviv. Je l’ai souvent dit, un révisionniste doit s’attendre à une mauvaise nouvelle par jour et une humiliation par semaine. Pour ma part, cela dure depuis vingt-cinq ans.

Je reviens au conflit d’Hitler avec les juifs et je dis, en ayant bien conscience de la gravité de ce que je dis pour la première fois de ma vie : anti-juif, je ne l’étais pas, anti-juif, je le suis devenu. Et peu m’importe que tel ou tel juif se trouve être totalement antirévisionniste ou à demi ou qu’il se déclare même révisionniste. Il n’entrera pas chez moi, il est interdit, un juif n’a pas le droit de pénétrer chez moi. Je suis désolé d’avoir à prendre des décisions de ce genre, à porter un jugement de valeur de cette nature, qu’on qualifie dans l’argot d’aujourd’hui de « globalisant » et que vous, vous appelez radical. Je suis radical sur ce point-là. J’en ai assez d’avoir à pleurer et à gémir sur des gens qui ont tous les pouvoirs en France et qui le disent, puisque M. Alain Finkielkraut a signé, il n’y a pas longtemps, un article dans Le Monde, commençant ainsi : « Ah ! qu’il est doux d’être juif aujourd’hui en France ! » Oui, il est doux d’être juif aujourd’hui en France. Il est doux également de l’être en Israël où bien sûr il y a des attentats mais qui viennent d’un peuple mis sous le joug depuis plus de cinquante ans, et il est terrible de n’être pas d’accord avec les juifs sur leur interprétation propre et mensongère de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Voilà des gens qui, d’un article de foi de leur religion, ont réussi à faire un article de loi de la République française, et si un citoyen français ne croit pas aux chambres à gaz et émet un doute, il peut, comme on vient de le voir à l’instant avec le cas Berger, se retrouver soudainement en prison. Cette loi n’est pas une loi communiste, socialiste, elle est une loi juive. Et puis, on ne me fera pas pleurer sur des gens qui, d’une manière ou d’une autre, parfois avec des nuances, la plupart du temps sans aucune nuance, réclament de l’argent, encore de l’argent et toujours plus d’argent, aussi bien auprès de l’Allemagne et de l’Autriche qu’auprès de tous les pays européens, qu’ils aient été du côté de l’Allemagne et de l’Autriche, qu’ils aient été neutres, ou même qu’ils aient été contre l’Allemagne. Cet argent est réclamé également à la Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, aux pays baltes, à l’Union Soviétique, à la Tchécoslovaquie, sous n’importe quel prétexte.

Int.
Hitler a-t-il eu raison de vouloir extraire de l’Allemagne les juifs qui s’y trouvaient ?

RF
Ma réponse est : oui, en pleine guerre.

Int.
Aussi brutale que ma question !

RF
Ma réponse est oui, considérant le comportement que ces gens sont capables d’avoir en communauté, en troupeau, oui, en troupeau. Eh bien ! je considère qu’on a le droit de prendre des mesures contre une puissance pareille. Je trouve cela normal. Je n’approuve pas forcément telle ou telle mesure, mais je dis qu’on est obligé de pratiquer ainsi, en temps de guerre en tout cas, puisque Hitler avait tout à fait raison de considérer qu’ils étaient des ennemis soit déclarés, soit potentiels de l’Allemagne, peu importe d’ailleurs qu’ils aient été citoyens allemands ou non, puisque sur ces sujets-là, on les voit tout d’un coup s’assembler, exiger, réclamer, gémir. C’est tout à fait incroyable !

Int.
La tentative de Hitler d’extraire les juifs de l’Allemagne, non pas de les exterminer mais de les déporter, s’est soldée par un échec. D’un point de vue pragmatique, il a eu tort ?

RF
Hitler en effet a échoué et c’est un grief de plus qu’on peut lui adresser, c’est-à-dire de s’en être pris comme il l’a fait à des gens qui étaient encore beaucoup plus puissants qu’il ne l’imaginait. Je rappelle – n’est-ce pas ? – qu’il n’a jamais envisagé qu’une solution territoriale, c’est-à-dire qu’Hitler était tout à fait d’accord, d’une façon précise, avec les organisations sionistes, les « juifs bruns ».

Int.
C’est ce qu’on appelle, en en déformant le sens véritable, l’Endlösung, la solution finale.

RF
Eine territoriale Endlösung, une solution finale territoriale.

Int.
Il s’agit donc de la déportation et non de l’extermination.

RF
C’est la raison pour laquelle vous avez quantité de juifs qui ont collaboré avec les nationaux-socialistes, que ce soit à Vienne, à Berlin, à Paris.

Int.
En conclusion et en résumé, vous n’êtes pas tellement contre le projet hitlérien, vous vous abstenez de le juger, vous êtes très nuancé, mais vous condamnez sa stratégie qui a amené à la catastrophe.

RF
Non, non, on ne peut pas dire que j’approuve le projet hitlérien, parce que je trouve qu’il a été – j’ai souvent employé le mot – chimérique. Par conséquent, je ne peux pas être d’accord avec ce qui est chimérique.

Int.
Oui, car vous êtes vous-même un pragmatique.

RF
Je m’efforce de juger le maçon au pied du mur. Je regarde non ce qu’ont été ses discours, ses intentions, mais je regarde le résultat du travail. Vous savez, c’est comme la copie d’élève, pleine de bonnes intentions, pleine de bonnes idées, mais le compte n’y est pas !

Int.
Mais sa tentative, en elle-même, n’était pas condamnable ?

RF
Je ne suis pas d’accord. Encore une fois, sauf sur la question juive. Je ne suis pas d’accord, mais je trouve que ça ne doit pas être interdit. On doit laisser libre cours à des idées de ce genre.

Int.
Et en tout cas, ce régime ne mérite pas d’être fustigé, diabolisé jusqu’à la fin des temps comme …

RF
Oui, c’est complètement évident, je l’ai toujours dit. A partir du moment où le peuple allemand n’a pas commis le crime des crimes, il n’a pas à être considéré comme s’il avait commis le crime des crimes. Cela change tout ! La chambre à gaz, contrairement à ce qu’on raconte, ce n’est pas un détail, c’est quelque chose de capital.

Int.
Avez-vous autre chose à ajouter ?

RF
Je voudrais ajouter ceci. Cet entretien qui avait commencé dans une atmosphère tranquille, où je pouvais me donner le temps de réfléchir à ces questions difficiles que vous m’avez posées, se termine – ce n’est ni de votre faute ni de la mienne – dans une autre atmosphère, puisque maintenant je suis obligé d’interrompre cette conversation pour voir ce que je peux faire de mon côté en faveur d’un révisionniste qui se retrouve en prison, un père de quatre enfants. C’est presque mon pain quotidien.

Voilà vingt-cinq ans que je suis dans cette galère et je ne m’imagine pas trouver au bout la Nouvelle Terre, comme Christophe Colomb, et je ne crois pas que cela s’améliorera, que cela s’arrangera. J’ai presque toujours été pessimiste et je le suis aujourd’hui. J’entreprends cette tâche sans illusion. Adolf Hitler avait peut-être des illusions, moi, je n’en ai pas, parce que je vois que la puissance à laquelle je me heurte, je le répète, ce n’est pas la puissance américaine, soviétique, anglaise, ce n’est pas non plus le communisme, c’est la puissance juive. Ce n’est pas parce que les gens gémissent qu’ils ne sont pas riches ou puissants. Au contraire, plus vous avez d’argent et plus vous avez de pouvoir, plus vous gémissez, puisque, n’est-ce pas, « Plus je palpe, plus je pleure, plus je pleure, plus je palpe » ! Je considère qu’il y a peu de chance de faire quoi que ce soit contre une puissance pareille. Serge Thion a intitulé l’un de ses ouvrages Une Allumette sur la banquise. Il voulait dire par là que le peu de chaleur et de lumière que le révisionnisme peut apporter dans cet océan, sur cet iceberg d’idées glacées, compactes, est dérisoire : c’est le craquement d’une allumette sur la banquise ! Mais je suis encore plus pessimiste que lui, car j’ajoute : nous avons craqué une allumette sur la banquise et les pingouins et les manchots ont protesté et protestent : c’est trop de lumière, trop de chaleur et il ne sera jamais pardonné d’avoir un jour craqué l’allumette.

Int.
Eh bien ! je vous remercie de toutes ces précisions, voire de ces confidences. En tout cas, l’impression que j’en retire, c’est que vous n’êtes pas du tout l’homme excessif, diabolisé par les média, et que ce que vous affirmez est raisonnable, appuyé toujours sur des faits, des documents, des choses vues et vérifiées, et que vous visez à acquérir une certitude.

RF
Oui, c’est bien possible. Mais, de toute façon, je suis à l’heure du doute sur l’efficacité de mon action. Là encore, je reviens les pieds sur terre et je me dis : mais au fond pourquoi... [Ultime interruption. Le sens probable de la fin de la phrase semble être : au fond pourquoi se donner tant de mal pour une cause perdue ?]

Note d’avril 2012

Cet entretien date de 1999. Je viens de prendre connaissance treize ans plus tard de sa transcription. Si j’avais aujourd’hui à répondre aux questions qui m’étaient alors posées, je me montrerais moins indulgent pour les Américains. Quant aux juifs, plus que les individualités ou même le groupe, ce sont les organisations qui prétendent les représenter que je mettrais surtout en cause. Enfin, pour ce qui est de Hitler, on ne cesse de le juger par rapport aux juifs, ce qui, déjà en soi, est absurde. Le Führer, le Guide de l’Allemagne, a eu bien d’autres préoccupations que « la question juive », surtout à l’heure où il lui a fallu combattre sur quatre fronts : ceux du gigantesque combat à mener sur terre, sur mer, dans le ciel et celui de la lutte désespérée pour la survie de son peuple en train de brûler vif sous les bombes au phosphore. Pour lui, il l’a expressément fait savoir, c’est à l’après-guerre qu’il convenait de remettre la recherche d’« une solution finale territoriale de la question juive ».

Après 1814-1815 la propagande des vainqueurs sur le compte de « l’Ogre » avait fait de Napoléon Bonaparte une incarnation du Mal mais le temps avait assez vite ramené les esprits à une juste « révision » de ces absurdités. Après 1944-1945, la propagande des vainqueurs sur le compte d’Adolf Hitler a fait de ce dernier une incarnation du « Mal absolu » (sic) ; la loi nous oblige à y croire et le tam-tam médiatique nous le répète à la folie mais aujourd’hui enfin, d’une part, les historiens et, d’autre part, l’apparition d’Internet permettent d’espérer que le sens commun va enfin permettre une juste « révision » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. La vraie figure de Hitler ainsi que les vraies figures de Churchill, de Roosevelt et de Staline commenceront alors à prendre forme. Et cette guerre mondiale apparaîtra pour ce qu’elle a été : une boucherie au terme de laquelle les vainqueurs apparaîtront surtout comme de bons bouchers et les vaincus comme de moins bons bouchers. Et, bien sûr, il restera toujours assez de bellicistes pour prêcher de nouvelles croisades « au nom de l’amour de l’humanité » ou, en d’autres termes, des guerres perpétuelles « pour une paix perpétuelle ».

Pour répondre à la question sur Adolf Hitler, je dirai qu’il a été essentiellement le Napoléon Bonaparte des Allemands. Les deux personnages ont été, l’un et l’autre, des hommes politiques d’une exceptionnelle envergure, de prodigieux chefs de guerre, des dictateurs, des sauveurs, puis des naufrageurs de leurs patries respectives. Dans le cas de Hitler, ce que la propagande juive nous en raconte avec tant d’insistance relève largement du mythe. L’histoire est une chose, les histoires en sont une autre. L’historien se doit de rechercher l’exactitude et de s’en contenter.

Monday, October 20, 2003

Les nasiques


[Réponse à un correspondant qui m'avait envoyé un ensemble d'articles signés de divers intellectuels, dont Alain Finkielkraut, en train de se quereller sur un sujet d'actualité cher à leurs cœurs de juifs]



Je vous remercie de vos envois, dont certains m'étaient déjà connus. Laissez-moi vous dire cependant que je ne lis ce pilpoul que d'un derrière distrait.



Tous ces juifs-là, de gauche, de droite ou d'ailleurs, me font penser à ces cercopithèques qu'on appelle nasiques. Les nasiques sont dotés d'une protubérance nasale particulièrement disgracieuse, tombante, rouge et violacée. Leur postérieur est de mêmes couleurs. Ces singes et guenons devraient avoir à coeur de ne pas exposer de tels attributs. Eh bien, dans nos zoos, ils en font ostentation. Ils passent leur temps, au milieu de cris stridents et de chamailleries sans fin, à se disputer l'attention des passants. C'est franchement curieux, cette frénésie à occuper la scène et l'avant-scène. Est-ce à dire qu'ils attendent qu'on leur lance des cacahuètes ? Pas sûr. Ce pourrait être, fondamentalement, de l'exhibitionnisme invétéré. La cacahuète ("Toujours plus de cacahuètes !"), ne me semble venir qu'en surplus.



Vous comprenez, n'est-ce pas, qu'à ces juifs-là comme aux nasiques, je ne veux pas le moindre mal. Et j'espère n'être pas traité d'anti-nasique, d'anti-juif, d'antisémite ou de nazi parce qu'à mon gré ils ne sont pas beaux à voir, pas beaux à entendre.


Bien à vous.


20 octobre 2003

Monday, August 20, 2001

A Vichy, un monument d’iniquité


 

Résumé

 A la demande d’organisations israélites, une stèle commémorative vient d’être édifiée à Vichy. Le nom de Vichy y est associé à celui d’Auschwitz comme dans l’ouvrage de Serge Klarsfeld, Vichy-Auschwitz. On y insinue que le maréchal Pétain et Pierre Laval ont, de 1942 à 1944, consciemment participé à une entreprise d’extermination physique des Juifs et notamment d’enfants juifs. Lors de la cérémonie, des orateurs ont accusé le général de Gaulle et le président François Mitterrand d’avoir manqué de courage en cherchant à masquer l’existence de ce crime. Ces orateurs ont remercié la ville de Vichy et la France d’avoir enfin rétabli une vérité bafouée et d’avoir fait acte de repentance à l’égard des Juifs.
Ces accusations sont calomnieuses et ces remerciements sont fallacieux. Ni en intention, ni dans les faits, ni à Auschwitz ni dans aucun autre camp de concentration les Allemands n’ont eu une politique d’extermination physique des Juifs. Il n’a existé ni « camps d’extermination » (expression forgée par la propagande alliée et reprise dans le texte de la stèle comme s’il s’agissait d’une expression officielle allemande), ni chambres à gaz d’exécution (impossibles pour d’évidentes raisons physiques et chimiques qui ont d’abord été exposées dans des écrits révisionnistes et qui ont été, ensuite, confirmées par des expertises in situ).
Durant la guerre le silence général des plus hautes autorités alliées sur le sujet desdites chambres à gaz tient au fait que ces prétendus abattoirs chimiques n’ont jamais existé. Charles de Gaulle a refusé de les mentionner tant dans ses discours de guerre que dans ses mémoires de guerre. Il en a été de même pour Winston Churchill, pour le général Dwight Eisenhower ainsi que pour des historiens tels que Raymond Aron et René Rémond, qui comptaient parmi les Résistants de toute l’Europe. Il en est allé de même pour le pape Pie XII ainsi que pour de hautes autorités catholiques, protestantes, musulmanes et même juives !
Ce qui a existé, c’est une politique allemande en vue de la « solution finale territoriale de la question juive » (les faussaires de l’histoire suppriment l’adjectif de « territoriale »). Pendant le conflit, cette politique, devant le refus des Alliés et des neutres d’accueillir les millions d’immigrants potentiels que leur offrait Adolf Hitler, a consisté en un refoulement provisoire des Juifs vers des régions d’où, pour la plupart, ils provenaient, c’est-à-dire vers l’Est européen : après la guerre les Juifs auraient eu, toujours dans le cadre de la politique allemande, un territoire à Madagascar ou ailleurs. En France ces Juifs, souvent communistes et, dès le début de la campagne contre l’Union soviétique, particulièrement actifs dans le terrorisme, constituaient un danger pour les troupes allemandes et pour la population civile, laquelle faisait les frais des inévitables représailles allemandes (autorisées par les conventions internationales). Nous avons du respect pour les vraies souffrances de toutes les vraies victimes de cette épouvantable boucherie qu’a été la Seconde guerre mondiale.
Les déportations de populations civiles (hommes, femmes, enfants) avant, pendant et après la guerre de 1939-1945 ont été nombreuses. Les Allemands n’ont été ni les seuls, ni les premiers, ni les derniers à déporter des civils. Ils ont même été les victimes des pires déportations du siècle et peut-être de tous les temps. Les Soviétiques, alliés des Etats-Unis, de la France gaulliste et de la Grande-Bretagne, ont pratiqué les déportations à une échelle inégalée et se sont dotés des pires camps de concentration (ceux du Goulag). Il est suffocant de voir les Alliés, qui ont systématiquement provoqué l’holocauste des villes allemandes et japonaises, donner des leçons de morale aux Allemands et à ceux qui s’étaient alliés ou collaboraient avec les Allemands. Le procès de Nuremberg (1945-1946), où les vainqueurs ont jugé les vaincus, a été une ignominie, tout comme l’Epuration de l’après-guerre qui, sur la demande d’organisations juives, continue encore aujourd’hui d’instruire des procès contre des vieillards condamnés d’avance.
Beaucoup de Juifs sont morts durant la Seconde guerre mondiale, surtout du fait des épidémies de typhus, de choléra, de fièvre typhoïde ou de dysenterie. Beaucoup ont survécu. Le nombre des « survivants » ou des « miraculés », comme souvent on les qualifie, est heureusement considérable. L’historienne juive Annette Wieviorka admet que 80% des Juifs de France (Juifs français, étrangers, apatrides) ont survécu à la guerre. Les communautés juives européennes, y compris en Pologne, n’ont nullement été exterminées. A lui seul, le territoire qui allait devenir l’Etat d’Israël a recueilli des flots de survivants d’un prétendu « Holocauste ».
Le « Grand Mensonge du XXe siècle » est celui du prétendu « Holocauste des Juifs ». Il a donné lieu au « Shoah Business », à « l’Industrie de l’Holocauste » et à la création de l’Etat factice d’Israël, Etat raciste, colonialiste et expansionniste. Cette imposture a fait son temps. Elle devra prendre fin au XXIe siècle.
Quant à la stèle commémorative de Vichy, elle restera comme un produit et un exemple en réduction de ce « Grand Mensonge ». 
Au lieu d’administrer des leçons au reste du monde, les responsables qui prétendent parler au nom des communautés juives feraient mieux de se pencher sur leur passé et de s’interroger sur leur avenir. 
Dans le passé, nombre de sionistes ont collaboré avec l’Allemagne d’A. Hitler dès 1933 ; leur idéologie était pour ainsi dire identique à celle du national-socialisme et ils avaient un ennemi commun : la Grande-Bretagne. En janvier 1941, Yitzhak Shamir et ses compagnons du Groupe Stern ont même offert à l’Allemagne une alliance militaire contre les Britanniques et, jusqu’à la fin de la guerre, des sionistes ont gardé des contacts avec Heinrich Himmler et Adolf Eichmann. Ces « Juifs bruns » ont fait partie de « l’internationale juive de la collaboration » avec l’Allemagne. 
S’interroger sur leur avenir, c’est aussi ce que devraient faire les donneurs de leçons. Les Hébreux installés en terre de Palestine vont-ils se trouver devant le choix trop connu de « la valise ou du cercueil » ? Si oui, pourquoi ? Qu’y a-t-il dans l’histoire de ce peuple qui fait qu’à la longue, immanquablement, comme le dit Bernard Lazare, il lasse la patience des nations au sein desquelles il est venu s’installer ? 
Dans l’intérêt bien compris de tous, à commencer par celui des Juifs, il convient que prennent fin ces campagnes de propagande haineuses, mensongères et bassement intéressées. Pris d’une frénésie d’accusations gémissantes contre la terre entière ou peu s’en faut, les responsables des organisations juives dénoncent aujourd’hui pêle-mêle l’Allemagne – éternelle coupable –, Pétain, de Gaulle, Churchill, Roosevelt, Staline, la Suisse, la Suède, la Pologne, la France (sauf si elle se soumet) et Vichy quand ce ne sont pas aussi les Palestiniens, Arafat, l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Liban, l’ONU, les leaders noirs américains, le révisionnisme des Japonais, l’antisémitisme russe, ukrainien ou polonais, Amnistie Internationale, Reporters sans frontières, les papes Pie XII ou Jean-Paul II, sans compter les universitaires ou chercheurs révisionnistes ou simplement sceptiques.
Dans les journaux, à la radio, à la télévision, au théâtre, au cinéma, on assiste à un déferlement de productions sur les infinies vertus et les incommensurables souffrances du peuple hébreu. Par moments, on se prend à espérer que les Juifs vont se rendre compte qu’ils vont trop loin. Point du tout. Ils en rajoutent. Ils exigent et obtiennent des monuments dans nos villes. Ils réclament et obtiennent des indemnités financières pour les orphelins des déportés juifs et organisent des manifestations contre ceux qui sollicitent des indemnités identiques pour les orphelins soit des autres déportés, soit des otages, soit des fusillés qui ne sont pas juifs ! Ils font la loi. Une loi spéciale (la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990) leur permet d’envoyer en prison ou d’accabler d’amendes et de dommages-intérêts ceux qui ne croient pas en leur version de l’histoire. A partir de septembre 2001, l’enseignement de « la Shoah » deviendra obligatoire dans les lycées !
Les Français ne sont pas antijuifs en ce sens qu’ils ne veulent pas de mal aux Juifs et les habitants de Vichy ne sont pas nécessairement pétainistes mais tous aspirent à la paix. Il serait temps que les responsables des organisations juives finissent par s’en rendre compte.
Pour leur part, les auteurs du présent texte dénoncent le Grand Mensonge du prétendu « Holocauste » des Juifs et s’indignent du monument d’iniquité dressé devant l’ancien Hôtel du Parc à Vichy. Cependant, soucieux de la paix civile, ils mettent en garde contre toute exploitation de ce texte à des fins polémiques ou politiques et contre toute provocation d’où qu’elle vienne. Attention, en particulier, à toute dégradation du monument ! Le délit serait immédiatement imputé, sans la moindre enquête préalable, à des « antisémites inspirés par un ignoble libelle » alors qu’une telle dégradation pourrait être due à des provocateurs qui ont intérêt à faire croire que l’antisémitisme est vivace en France. Encore une fois, il n’y a pas d’antisémitisme dans notre pays mais une lassitude qui tourne à l’irritation devant les excès d’une certaine propagande.

*****

Le 22 juillet 2001, à Vichy, des personnalités et des organisations juives ont inauguré, en face de l’ancien Hôtel du Parc, une stèle commémorative qui restera comme un monument d’iniquité pour le maréchal Pétain, pour Pierre Laval mais aussi pour la République française et les Français dans leur ensemble. Sans qu’on les nomme, on insinue que les plus hauts responsables de l’Etat français ont agi en pourvoyeurs du « camp d’extermination d’Auschwitz ». Ils auraient ainsi envoyé consciemment à la mort, de l’été 1942 à l’été 1944, 10 000 Juifs étrangers, dont des centaines d’enfants, qui résidaient en zone dite « libre ». Par ailleurs, dans le principal discours prononcé lors de l’inauguration, le général de Gaulle et le président François Mitterrand ont été dépeints en hommes politiques dénués de courage, en négateurs, en désinformateurs et en dissimulateurs de la vérité historique. Quant à la ville de Vichy et à la France tout entière, elles ont eu droit à un hommage appuyé mais seulement pour autant qu’elle ont, enfin, à la fin des fins, bien voulu admettre le caractère déshonorant de leur passé.
Les trois personnalités principales qui ont formulé ces accusations, procédé à ces amalgames et décerné ces compliments empoisonnés ont été Serge Klarsfeld, Jean Kahn et Richard Wertenschlag. Le premier préside l’Association des Fils et Filles des déportés juifs de France ; il est, avec l’Association cultuelle israélite de Vichy, l’auteur du texte de la plaque fixée sur la stèle. Le deuxième préside le Consistoire central israélite de France ; ancien président du Conseil des institutions israélites de France (le CRIF), J. Kahn est également président d’honneur du Comité national consultatif des droits de l’homme auprès du gouvernement présidé par Jacques Chirac ; il est l’auteur de la diatribe lancée contre le général de Gaulle et F. Mitterrand. Le troisième est le grand rabbin de Lyon et de la région Rhône-Alpes-Auvergne ; saluant « la présence massive des corps constitués » à la cérémonie, il s’est félicité de cet « acte de réparation » et de la « repentance » de la ville de Vichy et de la France. Assistaient en particulier à l’inauguration René Fertier, sous-préfet de Vichy, Gérard Charasse, député de l’Allier (à ne pas confondre avec Michel Charasse, sénateur du Puy-de-Dôme), et Claude Malhuret, maire de Vichy. Tous trois ont déposé leurs gerbes respectives. Des associations juives et sionistes ont fait de même. 
Faire honte à Pétain et à Laval
Le texte de ladite plaque, signé « Les Fils et Filles des Déportés Juifs de France » et « Association Cultuelle Israélite de Vichy », stigmatise l’Etat français alors dirigé par le maréchal Pétain et Pierre Laval. Il prononce : 
Le 26 Août 1942, le gouvernement de l’Etat Français, installé dans cet immeuble à Vichy, a déclenché sur tout le territoire de la zone libre une gigantesque rafle de Juifs étrangers. Plus de 6 500 d’entre eux, dont des centaines d’enfants, ont été arrêtés ce jour là et livrés aux Nazis en zone occupée, d’où ils ont été aussitôt déportés sans retour vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Au total ce fut le sort tragique de plus de 10 000 Juifs étrangers vivant en zone libre.
Dans leur ensemble la population française et les clergés catholique et protestant se sont immédiatement opposés à ces mesures qui violaient les traditions et l’honneur de la France.
Qu’ils en soient remerciés.
N’oublions jamais.
Faire honte à de Gaulle et à Mitterrand 
J. Kahn a rendu hommage à J. Chirac pour avoir, le 16 juillet 1995, enfin déclaré la France coupable de crimes commis contre les Juifs par l’Etat français de 1940 à 1944, et « restitué ainsi l’authenticité à l’histoire ». Le général de Gaulle et le socialiste François Mitterrand (et, cela va de soi, leurs prédécesseurs) n’avaient pas eu « le courage » d’agir ainsi. J. Kahn les a, en conséquence, accusés d’avoir été des négateurs, d’avoir pratiqué en quelque sorte la désinformation et d’avoir porté atteinte à la vérité historique. En un français approximatif il a déclaré :
Nier l’existence de ce régime [de Vichy] n’est-elle pas une forme de désinformation à laquelle se sont complus, tant le général de Gaulle que le président Mitterrand, le tout pour préserver la paix civile ? La vérité de l’histoire doit être rétablie.
Serge Klarsfeld
L’avocat S. Klarsfeld, né à Bucarest en 1935, est connu pour son prosélytisme, ses actions violentes, son goût de la manipulation et du chantage. Il est l’auteur d’un Mémorial de la déportation des Juifs de France entaché d’erreurs, d’exagérations et d’inventions. Le titre de l’ouvrage donne à croire qu’il s’agit d’un registre de morts alors que nous sommes là en présence d’une simple liste de déportés. Son père, Arno Klarsfeld – dont il a hérité la violence – a été déporté à Auschwitz en tant que « déporté politique » et non « déporté résistant ». Quatre mois après son arrivée, A. Klarsfeld est mort à l’infirmerie du camp des suites d’une rixe avec un co-détenu (un kapo ?). S. Klarsfeld le sait mais, en général, il laisse planer le doute ou laisse dire, y compris par son épouse, que cette mort s’est produite dans une chambre à gaz. En 1983 et en 1985, il a publié chez Fayard un ouvrage en deux volumes intitulé Vichy-Auschwitz. A elle seule, la photographie de couverture du premier volume est révélatrice de ses habituelles manipulations ; elle montre, en 1940, un agent de la police parisienne en train de se pencher sur l’épaule d’un officier SS pour lui indiquer son chemin sur un plan de la ville ; par le choix de cette photographie S. Klarsfeld a voulu faire naître chez le lecteur l’idée d’une entente cordiale et criminelle entre l’armée allemande et la police française. On n’en finirait pas d’énumérer les actions violentes, les tentatives d’assassinat ou d’enlèvement, les menaces de mort, les destructions de biens et les provocations de cet étrange avocat que même son coreligionnaire Alain Finkielkraut décrivait, dans Le Monde du 26 octobre 1999, comme un homme caractérisé par la « passion justiciaire » (et non judiciaire), « la haine du droit » et « un comportement détestable ». S. Klarsfeld ne manque pas d’aplomb. En 1989, il a qualifié de « naturel et normal » un attentat juif dans un parc de Vichy contre le professeur Robert Faurisson. En 1993, toujours à Vichy, il a apposé sur les deux montants de la porte d’entrée de l’ancien Hôtel du Parc, devenu une copropriété, un texte provocateur tout en déclarant en substance : « Je sais que je n’en ai pas le droit mais j’attends de voir qui osera retirer ce texte ». Puis, il a obtenu qu’une plaque au contenu accusateur et provocateur fût fixée dans le hall de la copropriété. Enfin, pour que les copropriétaires boivent la coupe jusqu’à la lie, il a fait transférer le contenu de la plaque en question sur cette stèle qu’on vient donc d’édifier juste en face de l’ancien hôtel à un endroit où touristes et curistes, gens de Vichy et d’ailleurs, Français et étrangers, passent en grand nombre. 
Le texte de cette plaque – on l’a lu plus haut – taxe froidement l’Etat français (à l’époque entre les mains du maréchal Pétain et de P. Laval) de complicité dans l’assassinat massif, à Auschwitz, de 10 000 Juifs étrangers déportés de France entre l’été 1942 et l’été 1944. Rien peut-être ne caractérise mieux l’impudence de ce fils d’Israël que le subterfuge qu’il a employé pour que F. Mitterrand cesse de faire déposer une gerbe chaque année dans le cimetière de l’Île d’Yeu sur la tombe du maréchal Pétain. Il a commencé par annoncer à la presse qu’on avait des informations de l’Elysée selon lesquelles le président de la République cesserait de fleurir la tombe. Ce n’était qu’un mensonge. F. Mitterrand, après d’inutiles manœuvres de retardement et après avoir cherché à calmer l’agitation juive par la création de la « Journée de commémoration » du 16 juillet 1942 (date de la rafle des Juifs à Paris et de leur concentration au Vélodrome d’hiver), dut capituler et renonça au dépôt de gerbe traditionnel. S. Klarsfeld publia alors, dans Libération du 12 septembre 1994, une « Lettre à François Mitterrand » d’une stupéfiante arrogance. Il rappela fièrement au président de la République qu’il l’avait menacé d’« un scandale retentissant », qu’il avait exercé sur lui des « pressions » et qu’il lui avait ainsi arraché des concessions successives ; puis, sur sa lancée, il se fit gloire de la supercherie qui lui avait permis d’obtenir que la tombe du maréchal Pétain ne reçût plus l’hommage habituel de la présidence de la République. Ce ne fut pas tout. Il se vanta de sa propre « insolence », une insolence dont il se déclarait heureux parce qu’elle était « justifiée ». Enfin, pour ainsi dire en pleine face, il jeta à F. Mitterrand qu’il l’avait « humilié » pour son bien. « [Je me flatte] », lui lança-t-il, de « l’insolence d’évoquer seul votre passé à Vichy et de vous humilier pour vous diriger dans le bon sens ».
Jean Kahn
J. Kahn, ami de S. Klarsfeld, est connu pour sa richesse, pour ses liens avec les Rothschild, pour son appétit des honneurs et des titres, pour l’ivresse qu’il éprouve à se sentir Juif et pour sa tendance à la surenchère dans la propagation du mythe de la Shoah. En 1986, dans Tribune juive, il déclarait : « Mon parti politique, c’est le peuple juif ». La même année, dans Le Quotidien de Paris (11 février 1986, p. 6), il lançait avant les élections législatives : « L’électeur juif est un électeur avec un supplément d’âme ». En 1991, dans La Croix, il affirmait : « Les juifs ont apporté énormément à l’Europe et je crois qu’ils ont été les premiers Européens ». J. Kahn n’a jamais eu à souffrir des Allemands ; aussi, selon un processus courant chez les Juifs d’aujourd’hui, ne le leur pardonne-t-il pas. En 1995, dans L’Arche, mensuel israélite, on pouvait lire à ce propos :
Lorsqu’il a dix ans, c’est la guerre. Il ne l’a pas vécue de près et néanmoins il ne s’en est jamais remis [sic]. Ou peut-être ne s’est-il jamais remis de ne pas l’avoir vécue [sic]. Lorsqu’il s’agit de la guerre, des camps d’extermination, de la Shoah, il y a chez cet homme, par ailleurs modéré, une grande violence qui naît sans doute d’une blessure : celle d’avoir été épargné [sic]. Celle d’avoir été trop jeune et trop chanceux pour partager la souffrance de son peuple.
Hommages trompeurs
Le texte de S. Klarsfeld contient un hommage à la population française de 1942 dans son ensemble ainsi qu’aux clergés catholique et protestant dans leur ensemble. De son côté, J. Kahn, à la fin de son discours, a remercié les Vichyssois d’aujourd’hui d’avoir, par l’édification de cette stèle, contribué à un début de rétablissement de ce qu’il appelle la vérité historique. Mais seul un naïf prendra ces hommages pour argent comptant. Le contexte suggère que de tels compliments ont pour office de renforcer les accusations. On remercie les Français de 1942 d’avoir dénoncé un crime qu’aujourd’hui les Vichyssois sont, enfin, censés reconnaître : un crime atroce contre 10 000 Juifs étrangers expédiés vers Auschwitz et ses prétendues chambres à gaz. Au surplus, on veut nous faire croire qu’aucun de ces Juifs n’a survécu à son internement dans ce prétendu « camp d’extermination ». Le bilan s’analyse donc comme suit : la ville de Vichy a été autrefois le siège d’un gouvernement d’assassins et la France d’aujourd’hui porte l’entière responsabilité d’un crime affreux ; cette ville et ce pays ont d’abord cherché à dissimuler de telles horreurs et à fuir leurs responsabilités ; heureusement Vichy et la France ont, après un demi-siècle de négation ou de déformation des faits, finalement confessé leur ignominie et reconnu la vérité.
Chirac (et Jospin) félicités
J. Chirac a, lui, bénéficié d’un hommage sincère. Il faut dire que, cédant à la pression continue des organisations juives, il a fini, le 16 juillet 1995, par déclarer la France coupable d’avoir, un demi-siècle auparavant, perpétré un crime exceptionnel contre les Juifs et il en a, au nom de son pays, demandé pardon aux Juifs. Lionel Jospin, son premier ministre, a pris, en conséquence, non sans de sérieuses pressions venues de S. Klarsfeld, toute une série d’exceptionnelles mesures financières en faveur des Juifs ; par exemple, mais ce n’est qu’un exemple, il a fini par instituer des « réparations » financières au seul profit des orphelins de déportés juifs et, malgré les protestations des familles concernées, il a refusé la même mesure en faveur des orphelins de déportés non juifs, de résistants non juifs et de fusillés non juifs. Le Conseil d’Etat lui a donné raison. Faut-il s’en étonner ? Les organisations juives et, en particulier celle de S. Klarsfeld, avaient proclamé que, si jamais des droits identiques étaient accordés aux orphelins non juifs, il en cuirait au Conseil d’Etat : une campagne serait déclenchée sur le thème de la complaisance des conseillers d’Etat, pendant la guerre, pour le maréchal Pétain. Le 23 mars 2001, à Paris, des manifestants, conduits par l’incendiaire devant les bâtiments du Conseil d’Etat en train de délibérer, brandissaient une pancarte où pouvait se lire : « Le Conseil d’Etat s’est trop mal conduit à l’égard des Juifs de 1940 à 1944 pour récidiver en 2001 ! ».
En fait, de Gaulle et Mitterrand pour la concorde ; les Juifs pour la vengeance
Aux yeux de J. Kahn, de S. Klarsfeld et des organisations juives, le crime de Charles de Gaulle et de François Mitterrand est d’avoir dissimulé la vérité « pour préserver la paix civile ». Ici, il faut bien reconnaître qu’avant J. Chirac tous nos présidents de la République se sont montrés, à des degrés divers, soucieux de la paix civile. Pour reprendre le mot de Georges Pompidou, ils ont souhaité qu’on en finisse avec « ces temps où les Français ne s’aimaient pas ». Or J. Kahn et S. Klarsfeld ne l’entendent pas de cette oreille. Ils n’ont cure de la paix entre Français. Ils rouvrent les plaies. Ils les avivent. Ils les fouaillent. Ils ne rappellent que les « crimes » dont les Juifs auraient été les innocentes victimes, puis, menaces à la bouche et sébile dans la main, ils réclament encore et plus d’argent et de faveurs. Chemin faisant, ils exagèrent considérablement en nombre et en qualité ces crimes-là. En revanche, ils n’ont pas un mot pour les crimes de la Résistance ou de l’Epuration où, pourtant, les Juifs ont eu leur lourde part de responsabilité. Depuis la Libération, c’est-à-dire depuis près de soixante ans les enfants de Sion continuent cette Epuration et pourchassent sur tous les points du globe des vieillards égrotants, qu’ils accusent, le plus souvent sans preuves mais seulement avec les « témoignages » de Juifs octogénaires ou nonagénaires, d’avoir persécuté ou tué des Juifs. C’est ce qu’ils entendent par leur devise « Servir la Mémoire » ou par leur slogan « N’oublions jamais », lequel veut surtout dire « Ne pardonnons jamais » et « Sachons, en conséquence, exiger le traitement de faveur et l’argent que nous estimons nous être dus au nom de la repentance des non juifs ». Excipant de ce que Jacques Chirac a déclaré que la France avait « commis lirréparable », ils ont audacieusement conclu que la France devait aux juifs des réparations financières.
Les profits de la vengeance : Shoah business et Industrie de l’Holocauste
Les organisations juives ou sionistes accumulent depuis 1946 des fortunes en « réparations » ou en « indemnisations ». Elles pratiquent un racket international que certains Juifs, honteux de tels procédés maffieux, appellent « le Shoah Business » ou « l’Industrie de l’Holocauste ». Rien qu’en France, le contribuable, qui ne s’en doute guère, en est à verser par divers moyens des flots d’argent. Le simple Français qui paie ses impôts ou qui possède un compte en banque et des actions ou qui souscrit un contrat d’assurances ou qui visite certains musées ou qui envoie ses enfants au lycée, ignore en général qu’à chaque fois il acquitte ainsi par la même occasion une dîme forcée au bénéfice de ces maîtres-chanteurs. De puissantes organisations juives ont, en effet, obtenu, par la pression politique ou médiatique, que différents ministères, certaines banques, des groupes industriels ou commerciaux, des compagnies d’assurances, la SNCF et des musées versent aux organisations juives ou à des particuliers juifs des rentes ou des « réparations » qui sont autant de pactoles. Etendues à l’échelle internationale, de telles ponctions enrichissent une foule d’aigrefins qui ne voient pas pourquoi cesserait cette manne céleste. D’où la multiplication des musées de l’Holocauste et la prolifération des programmes scolaires ou universitaires intégrant désormais l’enseignement obligatoire de « la Shoah ». D’où l’incessant défilé, dans les médias, de Juifs qui, en nombre stupéfiant, nous révèlent qu’ils sont des rescapés, des « miraculés » de « la Shoah » et qui nous débitent les mêmes rengaines, vides de sens ou de précision, sur les infernales chambres à gaz nazies. Ils étaient dans des « camps d’extermination » où les Allemands ont oublié de les « exterminer ». Ils ne sont tous, uniformément, revenus que « par miracle » et, presque à chaque fois, toute leur famille « a disparu ». La loi nous interdit de contester leurs récits.
Une loi spéciale pour protéger le grand tabou juif
En France et en d’autres pays on a fini par créer, à partir des années 1990, des lois spéciales interdisant, sous peine de prison ou d’amende, la contestation ou la simple mise en doute de la version que des organisations juives nous imposent ainsi de la Seconde guerre mondiale. A telle enseigne que, si vous ne croyez pas aux mystérieuses « chambres à gaz » (à ne pas confondre avec les fours crématoires), ce sera pour vous, au choix ou simultanément, l’amende ou la prison, l’interdiction professionnelle ou bien le retrait de vos titres ou de vos activités universitaires normales. En France, les Juifs, sous la houlette du millionnaire juif (et socialiste) Laurent Fabius, ont exigé et obtenu une loi, improprement appelée « loi Gayssot » ; datée du 13 juillet 1990, elle officialise ainsi une vérité casher et punit sévèrement les contestataires ou les mécréants de l’école révisionniste. Pas une seule autre communauté française n’est parvenue à se voir accorder pareil privilège. On se croirait revenu au temps de la Rome de Jules César où les Juifs, déjà, obtenaient tant de faveurs exorbitantes que les Romains flattaient outrageusement ces privilégiés jusqu’à vouloir, pour certains, adopter la religion hébraïque. A. Finkielkraut, encore lui, écrivait dans Le Monde du 7 octobre 1998 : 
Ah, qu’il est doux d’être juif en cette fin de XXe siècle ! Nous ne sommes plus les accusés de l’Histoire, nous en sommes les chouchous. L’esprit du monde nous aime, nous honore, nous défend, prend en charge nos intérêts ; il a même besoin de notre imprimatur.
De Gaulle avait refusé de payer tribut au grand tabou juif
Les griefs de bien des Juifs à l’égard du général de Gaulle ne sont pas toujours clairement exprimés. De 1940 à 1945, Charles de Gaulle s’était entouré de Juifs et de communistes encore plus que ne l’avait fait Léon Blum, en 1936-1937, au moment du gouvernement du Front populaire. Pour des raisons d’opportunité politique, il lui avait fallu leur accorder toutes sortes de gages. En 1944-1946, à Londres, à Alger et à Paris, il avait souvent donné satisfaction à leurs désirs de vengeance épuratrice contre ceux qu’on appelait « les collabos », ces derniers étant des Français qui avaient, bon gré mal gré, choisi le camp de l’Allemagne pour lutter, en France ou sur le front de l’Est, contre ce qu’ils appelaient la terreur judéo-communiste ou le terrorisme judéo-bolchevique. Mais de Gaulle, par la suite, revenant au pouvoir en 1958, allait chercher à se dégager de toute emprise. Se faisant « une certaine idée de la France », il fut conduit à prendre ses distances d’avec ceux qui voulaient lui dicter une conduite, en particulier dans le conflit judéo-palestinien. C’est ainsi qu’il en vint un jour à décrire le peuple juif comme un « peuple d’élite, sûr de lui et dominateur ». Il venait de signer là son arrêt de mort politique. « Dominateur » déplut, et même irrita fortement « le peuple élu de Dieu » qui aime à se décrire aussi comme « le peuple à la nuque raide » et dont l’irascibilité ne se compare qu’à celle du Dieu vengeur, du Dieu de colère de l’Ancien Testament. En avril 1969, moins d’un an après l’agitation de mai 1968 orchestrée par Cohn-Bendit et ses amis, de Gaulle dut se retirer de la scène politique. De nos jours, les Juifs ne font plus mystère du rôle joué par les leurs dans cette élimination. Contre de Gaulle ils nourrissent aussi un autre grief, bien plus profond : celui de révisionnisme. De Gaulle, en effet, était révisionniste en ce qu’il ne croyait manifestement ni au génocide des Juifs ni aux « camps d’extermination » ou aux « chambres à gaz ». Il a certes condamné le traitement des Juifs par les Allemands et il a eu les mots les plus durs pour le « système totalitaire » et le « Moloch » hitlériens, mais jamais il n’a, pour autant, cautionné l’existence de chambres à gaz d’extermination. Il n’ajoutait manifestement pas foi aux récits de gazages de Juifs en chambres ou en camions, sinon il ne se serait pas fait faute d’en parler dans ses discours de guerre et surtout dans ses mémoires de guerre, rédigés bien après 1945.
Même attitude chez Churchill, Eisenhower, Pie XII, …
De ce point de vue, il devait partager les convictions d’un Churchill (assez crédule au demeurant sur le compte des « Huns ») ou d’un Eisenhower (qui lança en avril 1945 une opération hollywoodienne en Allemagne sur les « atrocités nazies »). Pour eux, on peut le dire, ces prétendus gazages ont été moins qu’un « détail » puisqu’ils ne les ont même jamais mentionnés, y compris dans leurs mémoires rédigés après la guerre à une époque où le grand public était abreuvé de récits et de prétendus témoignages sur ces abattoirs chimiques. Un haut responsable politique n’est-il pas le premier à savoir que ses officines de propagande sont capables de forger les pires horreurs en matière de récits d’atrocités sur le compte de l’ennemi ? Ni le pape Pie XII, tant critiqué par les Juifs pour son « silence » à ce sujet, ni les sommités politiques du camp des Alliés n’ont consenti à souiller leurs noms par la propagation de calomnies aussi nauséabondes. On le sait maintenant : les Alliés, le Vatican, le Comité international de la Croix-Rouge étaient parfaitement renseignés sur le camp de concentration d’Auschwitz ; ils savaient pertinemment que, si ce camp était ravagé par des épidémies de typhus que les Allemands cherchaient à combattre de toutes leurs forces, les rumeurs d’extermination industrielle et d’abattoirs chimiques n’étaient que des ragots, recyclés des bobards de la Première guerre mondiale. 
Dès l’été 1942, les hauts responsables britanniques avaient compris que ces histoires de chambres à gaz n’étaient qu’un article de propagande guerrière. En août 1943, ils convaincront les Américains de renoncer à faire mention de ces chambres à gaz dans un communiqué commun sur « les atrocités allemandes ». Nous possédons le texte du projet de déclaration où figurait l’expression « gas chambers » et le texte final où toute mention de « gas chambers » a été délibérément supprimée à cause de l’insuffisance des preuves (« insufficient evidence ») de l’existence de chambres à gaz. Voilà pourquoi l’aviation américaine n’a bombardé d’Auschwitz que la zone industrielle dite de Monowitz et jamais, dans Birkenau, la zone des prétendues chambres à gaz. De cette zone ils avaient obtenu des photographies aériennes d’une remarquable précision ; or jamais on n’y avait détecté d’indices d’un meurtre de masse en cours tels que la présence de foules humaines à proximité des bâtiments supposés contenir de vastes « chambres à gaz » homicides ; tous les éléments matériels ainsi que les renseignements puisés à bonne source démontraient que ces bâtiments n’étaient que des crématoires dont les fours d’incinération avaient d’ailleurs des rendements tout à fait modestes par rapport à ceux qu’une certaine propagande juive leur prêtait alors, et que l’histoire officielle leur prête aujourd’hui, de manière insensée.
Pétain, de Gaulle et la politique
La sagesse des nations nous l’enseigne : la politique n’est ni la morale ni une science exacte ; elle n’est que l’art du possible. Alexandre et César, Napoléon et Hitler, Pétain et de Gaulle, Roosevelt, Churchill et Staline ont tous du sang sur les mains. Ils ont tous menti et trompé. Ils ont tous louvoyé ou navigué à vue. Mais au moins se sont-ils colletés avec le monde réel. Prenant leurs responsabilités, ils ont tranché. Les professeurs de morale religieuse, de vertu républicaine, de catéchisme humanitaire affectent d’ignorer les vicissitudes du monde réel. Ils portent des jugements trop éloignés des contingences. Eux aussi, ils tranchent mais dans le confort et la facilité. Ils sont de ces gens « qui ont les mains propres parce qu’en réalité ils n’ont pas de mains ». Comment formuler un jugement d’ordre moral, par exemple, sur l’action politique du maréchal Pétain et du général de Gaulle ainsi que sur les Français qui ont respectivement choisi « Vichy » ou « Londres » ? Nous savons qui a perdu la bataille et qui l’a gagnée, mais sait-on pour autant qui a perdu l’honneur et qui l’a sauvé ? Il est présomptueux celui qui prétend répondre à une telle question. Aussi l’historien a-t-il pour tâche de fermer l’oreille au concert des louanges et des blâmes ; il s’efforcera de comprendre plutôt que de juger ; en tout cas, il ne cèlera rien des éléments qui ont pu, dans telle circonstance précise, dicter au vaincu ou au vainqueur telle décision apparemment condamnable d’un point de vue moral.
Une accusation juive contre Pétain
Prenons l’accusation suivante : le 26 août 1942, Pétain a fait procéder sur le territoire de la zone libre à une rafle de plus de 6 500 Juifs étrangers, dont des centaines d’enfants ; ces Juifs ont été livrés aux Allemands en zone occupée, d’où ils ont été aussitôt déportés sans retour vers le « camp d’extermination » d’Auschwitz ; plus tard, dans les deux années qui ont suivi, environ 3 500 autres Juifs étrangers vivant en zone libre ont connu le même sort.
La formulation choisie par S. Klarsfeld dans le texte de sa plaque est celle d’un tricheur. Elle donne à entendre que Pétain et Laval savaient l’existence de « camps d’extermination » ou d’« usines de mort » dotées de « chambres à gaz » pour y tuer les Juifs. Mais, comme S. Klarsfeld ne détient pas la preuve que Pétain et Laval savaient tout de ces horreurs (et pour cause, puisqu’il s’agissait d’inventions d’une certaine propagande de guerre), il a tourné sa phrase de sorte que, si on lui en fait la remarque, il pourra toujours rétorquer qu’il n’a pas, en propres termes, affirmé que Pétain et Laval étaient au courant de ces abominations. Il n’a pas accusé ; il s’est contenté d’insinuer ! 
Nouvelle tricherie : en ajoutant la phrase : « Au total ce fut le sort tragique de plus de 10 000 Juifs étrangers vivant en zone libre », il parvient à masquer un autre fait : Pétain et Laval ont, juste après août 1942, fait machine arrière. Ils se sont prévalus auprès des Allemands des troubles provoqués dans la population française par ces mesures si bien que les arrestations de Juifs étrangers par les autorités françaises ont cessé sauf, bien entendu, dans des cas de crimes ou de délits ou de circonstances exceptionnelles. Pour le reste de l’Occupation, soit pendant près de deux ans, le nombre des Juifs étrangers « livrés » aux Allemands tombera à moins de 3 500 (en supposant que, par exception, les chiffres de S. Klarsfeld soient exacts).
Hitler face aux Juifs
Puisque Pétain est accusé d’avoir prêté la main à la politique anti-juive de Hitler, il convient de rappeler ce qu’a été cette politique dans la réalité et non dans la légende. La question juive est aussi vieille que le peuple juif. En tout temps et en tout lieu, les Juifs ont fini par susciter, y compris chez les nations les plus hospitalières, un phénomène de rejet. En 1894, Bernard Lazare l’a dit mieux que personne au chapitre premier de L’Antisémitisme, son histoire et ses causes (réédition en 1982 aux éditions de la Différence, 207 p., p. 11). Plutôt que de s’en prendre à la méchanceté des non juifs et à ce qu’il appelle les préjugés anti-juifs ou les conspirations antisémites, le peuple qui se déclare « élu de Dieu » gagnerait à s’interroger sur ses propres responsabilités dans cette constante de l’histoire. Hitler a voulu « une solution finale territoriale de la question juive » (« eine territoriale Endlösung der Judenfrage »). Nous disons bien « territoriale ». De nos jours, les faussaires de l’histoire prennent grand soin d’éliminer cet adjectif. Ainsi nous font-ils croire plus aisément que « solution finale » serait un euphémisme désignant en réalité une suppression physique. En réalité Hitler souhaitait la résolution, une bonne fois pour toutes, de la lancinante question juive par la dévolution aux Juifs d’un territoire qui leur serait propre (les Soviétiques l’avaient tenté avec la création dans les années 1920-1930 de l’Oblast autonome juif de Birobidjan). Les Juifs ne vivraient plus en parasites d’autres peuples mais constitueraient une nation parmi les autres nations. Jamais Hitler n’a voulu ni ordonné une « extermination » des Juifs. Il n’existe aucun ordre, aucune directive, aucune instruction en ce sens. Le plus réputé des historiens juifs du prétendu « Holocauste » est l’Américain Raul Hilberg, auteur d’une somme intitulée La Destruction des Juifs d’Europe ; or, invité par les révisionnistes à expliquer comment les Allemands auraient perpétré un crime de cette dimension sans ordre ni directive, il n’a eu d’autre ressource que d’affirmer que cela s’était fait par « transmission de pensée ». Pour lui, la vaste bureaucratie allemande s’est organisée pour assassiner les Juifs « par l’effet d’une incroyable rencontre des esprits, d’une consensuelle transmission de pensée au sein d’une vaste bureaucratie » (an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy »). R. Hilberg, en revanche, n’explique pas les cas de soldats allemands condamnés, pendant la guerre, par des cours martiales allemandes pour « excès » contre des Juifs : l’explication de tels cas est que, loin d’être voués à l’extermination, les Juifs dans les zones sous autorité allemande restaient protégés par la loi pénale. 
Hitler a voulu débarrasser d’abord son pays, puis les territoires occupés par ses armées d’une minorité qu’il jugeait active, puissante ou dangereuse. Il en a voulu l’émigration si possible, l’expulsion si nécessaire. La guerre venant, il a souhaité la neutralisation et le contrôle militaire de ces gens comme tout pays en guerre le fait avec les ressortissants d’une puissance belligérante hostile. Il souhaitait qu’un Etat juif fût créé hors du continent européen. Dès avant la guerre, la Pologne et la France n’avaient-elles pas étudié, de ce point de vue, ce qui s’était appelé « le Plan de Madagascar » ? Les Allemands, eux, ont envisagé cette solution (Madagaskar Projekt) en 1940 mais l’ont par la suite estimée impossible dans la pratique. Quant à la Palestine, elle offrait en principe une possibilité d’accueil et les Allemands, avant la guerre, ont œuvré en ce sens. Puis, ils y ont renoncé ; ils ont refusé de « prêter la main pour permettre aux Juifs de chasser le noble et vaillant peuple arabe de sa mère-patrie, la Palestine » (document NG 1783 et surtout document NG 1794 tels que rapportés et commentés par Henri Monneray aux pages 168-169 de La Persécution des Juifs dans les pays de l’Est présentée à Nuremberg, Paris, Editions du Centre [de documentation juive contemporaine], 1949, 362 p.). Par la suite, en 1942, Hitler a fait savoir à son administration que la solution du problème devait être repoussée à l’après-guerre (la pièce n°4 du document de Nuremberg PS-4025 de mars-avril 1942 est ainsi résumée par l’organisme américain de poursuite des criminels de guerre : Note exposant que Hitler avait l’intention de repousser à l’après-guerre la solution du problème juif). En attendant, les Juifs furent, en grand nombre, regroupés dans des camps de concentration, des camps de travail, des camps de transit, des ghettos, tous endroits où ceux qui étaient en mesure de travailler étaient employés au service de l’économie allemande qui souffrait d’un besoin criant de main-d’œuvre. 
Rappelons au demeurant que tous les pays en guerre se dotaient alors de camps de concentration ou d’internement. Les Etats-Unis eux-mêmes et le Canada ont enfermé dans de tels camps des populations jugées dangereuses et, en particulier, ne se sont pas privés d’incarcérer nos seulement leurs minorités japonaises mais aussi des citoyens américains ou canadiens d’ethnie japonaise. Le plus important des Alliés, l’Union soviétique, possédait un gigantesque réseau de camps de concentration et ni Churchill, ni Roosevelt, ni de Gaulle n’ont songé à leur en faire grief. La situation affreuse dans laquelle, à la fin du conflit, en mars, avril et mai 1945, on a découvert les camps de concentration allemands était due au délabrement général du pays où vivres et médicaments ne pouvaient quasiment plus circuler. Les villes allemandes elles-mêmes avaient été réduites à des monceaux de ruines où l’aviation alliée avait déchiqueté ou brûlé au phosphore hommes, femmes et enfants coupables d’appartenir à la nation allemande. 
La propagande alliée, pour contrebalancer le sentiment d’horreur éprouvé par les vainqueurs eux-mêmes à la vue – et à l’odeur – de ces villes, prit soin de photographier et de filmer dans les camps allemands des morts vivants exténués par les épidémies (notamment de typhus et de dysenterie) et les monceaux de cadavres exhumés de charniers et chargés dans des wagons. Ne fallait-il pas faire croire aux troupes américaines ou britanniques qu’elles avaient combattu un peuple satanique ? C’est ainsi qu’aux spectateurs naïfs et indignés des films d’actualités on a fait prendre les morts des camps allemands pour des tués. En fait, c’était la guerre avec son inévitable cortège d’horreurs qui avait été la vraie responsable de ces réels malheurs ; et c’était la propagande de guerre avec ses mensonges obligés qui était la vraie responsable de ces odieuses mises en scène. Il serait aujourd’hui temps, 56 ans après les faits, de s’aviser qu’il n’y a jamais eu de « camps d’extermination » (expression forgée par les Alliés) ni de « camps de la mort » au sens de « camps conçus pour y faire mourir les détenus ».
Hitler face aux sionistes
Sionistes et nationaux-socialistes partageaient peu ou prou les mêmes idées. Aussi, dès son arrivée au pouvoir en 1933, Hitler s’était-il acquis la sympathie de toute une frange de sionistes qui croyaient en la nécessité de préserver l’identité raciale ou culturelle des Juifs et qui donc refusaient l’assimilation. La masse des autres Juifs entra en violente opposition avec la nouvelle Allemagne au point de lui déclarer, surtout à partir de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, une sorte de guerre économique par le boycottage. L’Allemagne, saignée par les clauses inhumaines du Traité de Versailles et encore sous l’effet du désastre produit par le blocus naval franco-britannique, en proie à la famine et à une monstrueuse inflation, n’était nullement en mesure de faire face à une exclusion de ses produits du marché international. Ses chômeurs étaient au nombre de six millions. Hitler chercha la parade. Il la trouva grâce aux sionistes, qui lui proposèrent une transaction. Jean-Claude Valla vient, après bien d’autres auteurs juifs ou non juifs, de rapporter l’histoire de cette transaction dans une étude au titre parlant : « Le Pacte germano-sioniste (7 août 1933) », (Les Cahiers libres d’histoire n° 4, 2001, La Librairie Nationale) ; la couverture de la revue s’orne des portraits d’Adolf Hitler et de David Ben Gourion. Ce 7 août 1933, des représentants de l’Agence juive de Palestine et de l’Organisation sioniste mondiale signèrent avec de hauts fonctionnaires du ministère de l’Economie du Reich ce que l’on a appelé l’accord de la Haavara (mot hébreu signifiant transfert) ou, en anglais « the Transfer Agreement ». Cet accord permit, au bénéfice à la fois des nationaux-socialistes et des sionistes, le transfert de capitaux que les Juifs allemands, candidats à l’émigration, souhaitaient emporter avec eux : une partie de ces capitaux servirait à l’achat de marchandises allemandes par ailleurs boycottées. Ce ne fut là que la première étape d’une collaboration prolongée des sionistes avec le IIIe Reich, y compris en pleine guerre. 
En janvier 1941, en Palestine, le Groupe Stern, partie dissidente de l’organisation indépendantiste dite « l’Irgoun », alla jusqu’à proposer une alliance militaire à l’Allemagne contre la Grande-Bretagne. Pendant toute la guerre, des tractations continuèrent entre groupes sionistes et autorités allemandes pour le transport de Juifs, internés dans des camps, en direction de pays neutres avec l’espoir, du côté des sionistes, que ces Juifs gagneraient ensuite la Palestine malgré les forces d’occupation britanniques et la politique de Londres qui interdisait une telle immigration. On lira, par exemple, à ce sujet le livre de Yehuda Bauer, Juifs à vendre ? Les négociations entre nazis et Juifs (1933-1945), publié par Liana Levi en 1996. 
Mais s’il est un autre chapitre encore plus embarrassant pour les organisations juives d’aujourd’hui, c’est celui de la collaboration active avec l’Allemagne de tous les « Conseils juifs » avant et pendant la guerre. En France, ce « Conseil » portait le nom d’UGIF (Union générale des Israélites de France). Adolf Eichmann qui, dans l’imagination populaire a pris les traits d’un féroce antisémite, était, en réalité, pro-sioniste et même pro-juif. Il entretenait de bonnes relations avec un grand nombre d’autorités juives, allant jusqu’à les associer à la préparation et à la composition de convois de déportation ou de convois d’échanges. Son enlèvement en Argentine en mai 1960 et son procès préfabriqué à Jérusalem en 1961, suivi de sa pendaison en 1962, forment un chapitre étonnant par ses révélations inattendues sur le degré de collaboration jusqu’en 1945 entre, d’une part, des dirigeants juifs et, d’autre part, des dirigeants nationaux socialistes comme Heinrich Himmler, supérieur hiérarchique d’A. Eichmann. (Précisons, au passage, que ce dernier n’a, contrairement à ce qu’on propage volontiers, jamais avalisé l’histoire des chambres à gaz et n’a parlé de sa prétendue confidence sur les « six millions de Juifs exterminés » que comme d’une pure invention de son collègue Wilhelm Höttl qui, juste après la guerre, est devenu le collaborateur attitré du ministère public américain au procès-spectacle de Nuremberg). 
Le 20 janvier 1942, dans une villa de Berlin-Wannsee, Reinhard Heydrich et un ensemble de dirigeants allemands de second ordre n’avaient, pour leur part, nullement mis au point un plan d’extermination physique des Juifs mais avaient évoqué un vague projet de refoulement des Juifs européens vers l’Est. La partie du procès-verbal sur laquelle on ose s’appuyer pour y déchiffrer une prétendue décision d’extermination dit, en fait, exactement le contraire ; elle précise que les Juifs qui auront survécu à l’épreuve de la guerre et du travail forcé constitueront, à leur REMISE EN LIBERTE, la cellule germinative d’un RENOUVEAU JUIF. Encore en 1942, en pleine Allemagne national-socialiste luttant contre les Alliés, il existait des camps pour la formation de jeunes sionistes aux métiers de la terre.
Le maréchal Pétain face aux Juifs et aux sionistes
Le maréchal Pétain, comme le président Laval et peut-être bien l’ensemble des Français, n’étaient ni antisémites ni anti-antisémites et ne voyaient sans doute pas grande différence entre les Juifs sionistes et les Juifs non sionistes. En revanche, ils opéraient une distinction entre les Français et les étrangers et, par conséquent, entre les Juifs français et les Juifs étrangers ou apatrides. Afin de lever, d’ores et déjà, toute équivoque sur une prétendue politique d’extermination des Juifs de France, il convient de noter qu’au moins 80% de ces derniers (aussi bien les Juifs de nationalité française ou assimilés que les Juifs étrangers ou apatrides) ont survécu à la guerre. A ce propos l’historienne juive Annette Wieviorka écrit :
Sur les 330 000 Juifs qui habitaient la France en 1939, 75 000 environ sont morts en déportation […]. 2 500 […] ont été déportés et ont survécu à Auschwitz. Quatre Juifs sur cinq ont donc été sauvés (Auschwitz expliqué à ma fille, Seuil, 1999, p. 45).
Mais le chiffre des rescapés sur lequel s’appuie l’historienne est celui de S. Klarsfeld ; or ce dernier n’a, de son propre aveu, pas tenu compte des Juifs qui, après la guerre, n’ont pas regagné la France mais se sont installés dans d’autres pays ; puis, dans ses additifs au Mémorial, il a été obligé de « ressusciter » des Juifs qu’il s’était empressé d’enregistrer comme gazés et dont tout le monde, à cause de la notoriété de ces Juifs-là, voyait qu’ils étaient vivants ; enfin, il a procédé à d’autres manipulations et il a fait partie de ceux qui ont obtenu que le Service international de recherches dépendant du Comité international de la Croix-Rouge refuse la consultation de ses archives aux chercheurs désireux de vérifier les données du Mémorial. Aussi, en l’absence actuelle de toute possibilité de vérification, il est raisonnable de penser que le nombre des Juifs de France qui ont survécu à la guerre a été encore supérieur à celui qu’avance A. Wieviorka. Quant aux Juifs d’Afrique du Nord, ils ont survécu à près de 100% : pas un seul d’entre eux n’a été livré aux Allemands, y compris en Tunisie. Et le fait est qu’en aucun pays d’Europe occupé par les Allemands, y compris la Pologne, les Juifs n’ont été exterminés. 
Après la guerre, les Juifs polonais ont déferlé sur toute l’Europe occidentale et beaucoup se sont installés, malgré certaines mesures prises par les Américains ou les Britanniques pour contenir ce flot, soit aux Etats-Unis, soit en Palestine sous mandat britannique. Dans Justice n’est pas vengeance, publié en 1989 chez Robert Laffont, le Juif polonais (et non autrichien) Simon Wiesenthal écrit qu’« une proportion considérable de la population israélienne [quatre millions dans les années 1980 alors qu’en 1945 les Juifs en Palestine étaient au nombre d’un demi-million] est originaire de Pologne » (p. 232) ; il écrit aussi qu’après la guerre, en Pologne même, « un nombre relativement important de juifs occupaient des postes éminents au sein du Parti communiste polonais » (p. 223). A la question : « Si les Juifs n’ont pas été exterminés, où sont-ils passés ? », notre réponse est : « Les survivants sont à rechercher dans les cinquante-sept pays où le cinéaste Stephen Spielberg a envoyé ses émissaires interroger un choix de 50 000 survivants pour ses vidéos-interviews de la Fondation de la Shoah » (voy. Libération, 3 novembre 1999, p. 36).
Les Juifs et les sionistes face à Pétain, en 1940
En 1940, la population française dans son ensemble, hébétée par l’ampleur de la défaite, voit dans le maréchal Pétain le sauveur du pays. A une écrasante majorité, députés et sénateurs, avec une chambre de gauche, lui délèguent des pouvoirs considérables. L’ensemble des Juifs français partage ces mêmes sentiments. Mais leur situation est particulière. Cette guerre, trop d’entre eux l’avaient voulue alors que la masse des autres Français, quelques bruyants bellicistes mis à part, aspirait à la paix. La communauté juive internationale, à de rares exceptions près, notamment celle de certains sionistes, avait appelé à la croisade contre Hitler. Les médias juifs anglais et américains avaient embouché la trompette guerrière avec une incroyable intensité. La population française, qui avait tant souffert de l’holocauste de 1914-1918, n’avait pas voulu d’un nouvel holocauste. Elle ne souhaitait mourir ni « pour les 100 000 Juifs des Sudètes » ni « pour Dantzig ». 
Le 3 septembre 1939, la Grande-Bretagne avait déclaré la guerre à l’Allemagne. Le même jour, la France « entrait » en guerre contre l’Allemagne. Par une manœuvre indigne, Daladier, chef du gouvernement, Herriot, président de la chambre des députés, et Jeanneney, président du Sénat, avaient, en violation de l’article 9 de la loi constitutionnelle, engagé la guerre sans consultation du Parlement ! On a pu écrire que, ce faisant, ils avaient, bien avant le prétendu assassinat de la République le 10 juillet 1940 à Vichy, déjà « assassiné la République » le 3 septembre 1939. Le motif invoqué (l’attaque de la Pologne par Hitler) était fallacieux. En effet, l’invasion de la Pologne occidentale par l’Allemagne allait être suivie de l’invasion de la Pologne orientale par son alliée de circonstance, l’Union soviétique, dès le 17 septembre 1939. Or ni la France ni la Grande-Bretagne ne se croiront pour autant obligées de déclarer la guerre aux Soviétiques, même lorsque ces derniers s’en prendront, tout de suite après, à la Finlande, aux trois Pays baltes et à la Roumanie. 
A partir de juin 1941, avec le début de la guerre (offensive ou préventive) de Hitler contre l’Union soviétique, le danger du terrorisme communiste prit en France des proportions alarmantes. Beaucoup de Juifs étrangers ou apatrides, récemment établis en France, avaient des activités communistes ou, à tout le moins, nourrissaient des sympathies pour le communisme sous ses différentes formes. Dans l’esprit de la population française, l’amalgame entre Juifs et communistes allait s’aggraver. Les Juifs français eux-mêmes tendirent à se démarquer nettement des Juifs étrangers. Ils admettaient que Léon Blum, en 1936-1937, s’était entouré de trop de Juifs pour ne pas nuire à leur image. Certains d’entre eux, en petit nombre, s’indigneront des premières mesures prises par l’Etat français contre les Juifs dans l’indifférence générale des Français qui, tout à leurs angoisses de l’heure, devaient songer que, s’il y avait des gens à plaindre, ce ne pouvait être ceux qui avaient tant poussé à la guerre. Ces mesures visaient à limiter le nombre et l’influence des Juifs dans divers corps de l’Etat et dans certaines professions. D’une manière plus générale, la politique de l’Etat français en la matière était peut-être moins anti-juive que xénophobe. En France, en temps de guerre, on se méfiait des étrangers, surtout quand ceux-ci se trouvaient parler allemand ou, avec le yiddish, une langue proche de l’allemand. Les Juifs français pouvaient donc admettre au moins en partie le bien-fondé de ces mesures qui, d’ailleurs, ne se traduisaient que partiellement dans les faits.
Que répondre à l’iniquité ?
Il nous semble qu’à tant de mensonges, à tant de haine, à tant d’iniquité il importe de répondre par le calme, le sang-froid et le désir d’une pacification des esprits. Sur sa lancée toute une génération de Juifs de France va malheureusement sans doute poursuivre sa course à l’abîme et même intensifier ses campagnes en faveur du maintien de la loi Gayssot ou, plutôt, Fabius-Gayssot. Mais, tôt ou tard, chez les historiens, le besoin de l’exactitude contre les excès de la Mémoire va finir par s’imposer. De même que les sionistes sont condamnés à perdre la partie en terre de Palestine, de même la propagande holocaustique perdra-t-elle à la longue de son crédit. Pour ne prendre que cet exemple, il deviendra impossible de tenir plus longtemps caché que le plus prestigieux des historiens de « l’Holocauste », le Juif américain Raul Hilberg, a fini en 1985 – nous l’avons vu – par totalement capituler en reconnaissant que, contrairement à ce qu’il affirmait en 1961 dans la première édition de son grand œuvre, The Destruction of the European Jews (p. 177), il n’avait existé aucun ordre d’exterminer physiquement les Juifs. En 1982, rendant hommage à la qualité des travaux de « Faurisson et d’autres [révisionnistes] », il s’est engagé dans de toutes nouvelles recherches. Certes il n’a nullement révisé ses conclusions et il a persisté à défendre l’indéfendable thèse d’une politique de destruction physique des Juifs d’Europe mais le nouvel édifice de « preuves » qu’il lui a fallu construire s’est effondré dans la spéculation cabalistique. 
R. Hilberg s’est en effet mis, sans rire, à nous expliquer à partir de 1983-1985 que l’Allemagne de Hitler et, en particulier, ses bureaucrates ont spontanément créé « un climat » (sic) qui leur a permis de progressivement renoncer au « formalisme écrit » pour adopter « une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie » bien décidée à exterminer secrètement les Juifs. En 1985, dans sa nouvelle et « définitive » (sic) édition, se jetant à corps perdu dans une sorte d’ivresse mystique, il s’est mis à prétendre que ce crime sans précédent avait été « une affaire d’esprit, de compréhension tacite, de consonance et de synchronisation », et cela sans aucun « organisme central chargé de diriger et coordonner à lui seul l’ensemble du processus. L’appareil de destruction s’étendait de tous côtés ; il était diversifié, et, avant tout décentralisé ». 
Et, continuant dans ce même registre, R. Hilberg de conclure : « Ainsi la destruction des Juifs fut-elle l’œuvre d’une très vaste machine administrative. Cet appareil avança pas à pas ; l’initiative des décisions, comme leur application, dépendit toujours largement de lui. Pour détruire les Juifs d’Europe, il ne fut créé ni organisme spécial, ni budget particulier. Chacune des branches devait jouer dans le processus un rôle spécifique, et chacune trouver en elle-même les moyens d’y accomplir sa tâche » (version française : La Destruction des Juifs d’Europe, Fayard, 1988, 1101 pages, p. 51-53, 60 ; au lieu de nous montrer une image de l’arme du crime qu’aurait été une chambre à gaz nazie, la page de couverture s’illustre de la photo d’une pitoyable Juive de camp ou de ghetto en train de manger sa soupe). 
Il existe peu de destins plus pathétiques que celui de Raul Hilberg, né le 6 juin 1926. Chercheur hors paire de l’« Holocauste », il a d’abord été porté aux nues dans tout le monde occidental. Puis, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, découvrant soudain la formidable puissance des arguments physico-chimiques de ceux qu’il a appelés « Faurisson et d’autres », il s’est rendu compte qu’il avait fait fausse route. Changeant du tout au tout son explication de l’« Holocauste », il a alors fabriqué une explication totalement  irrationnelle : pour décider et mener « la destruction des Juifs d’Europe, le IIIe Reich n’avait eu, en fait, besoin ni d’un ordre, ni d’un plan, ni d’une organisation, ni d’un budget, ni de préparatifs, ni d’une somme d’instructions et de documents écrits ; il avait suffi à la vaste bureaucratie allemande d’abandonner, en silence et de manière spontanée, l’écrit au profit de l’oral et de procéder, comme on l’a vu plus haut, « par une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » ! Quelle humiliation ! Mais R. Hilberg allait connaître une autre humiliation. Alors que, pour sa part, il avait en quelque sorte « capitulé », d’autres juifs avaient persisté à défendre la thèse habituelle. Tels étaient, en particulier, les cas respectifs de Serge Klarsfeld et de Pierre Vidal-Naquet. Ces deux derniers avaient placé toute leur confiance en un pharmacien du nom de Jean-Claude Pressac qui s’imaginait avoir trouvé des « commencements de preuves » de l’existence des chambres à gaz nazies. En 1995, le malheureux Pressac allait connaître une terrible humiliation à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris : sommé de montrer une seule preuve de l’existence d’une seule de ces magiques chambres à gaz, il s’en était montré incapable au désespoir de la présidente Martine Ract-Madoux qui conduisait le procès. Rentré à son domicile, Pressac accordait à la doctorante Valérie Igounet un assez long entretien où il finissait par admettre que, « pourri » par trop de mensonges et d’approximations, le dossier de l’histoire traditionnelle des camps était irrémédiablement promis « aux poubelles de l’histoire ». Pendant cinq ans son texte allait être tenu caché. En 2000, V. Igounet le révélait discrètement à la toute fin, et en petit caractère, de son Histoire du négationnisme en France (Seuil, 2000 [mars], 701 p. ; entretien du 15 juin 1995 aux pages 613-652 ; en particulier, les deux dernières pages). 
Les Français restent divisés sur le rôle joué par le maréchal Pétain et le président Laval à la tête de « l’Etat français » et sans doute le resteront-ils encore longtemps. C’est leur droit. Ils ont le droit et le devoir de s’interroger et de s’exprimer librement. Tel n’est malheureusement pas encore le cas. On les bride, on les bâillonne. On les menace de prison ou d’amende s’ils contestent une certaine version officielle de la Seconde guerre mondiale que leur impose la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990. Certes, il faut obéir à la loi mais il faut également « résister à la force injuste de la loi, à la tyrannie ». Il convient également que prenne fin ce retour incessant, qu’on leur impose, à « ces temps où les Français ne s’aimaient pas ». Nulle part, et surtout pas en France, le fanatisme ne saurait imposer sa loi. La résistance est possible. Le temps du libre débat reviendra. La « Mémoire » et sa propagande devront s’effacer devant l’Histoire.
20 août 2001

NB : Un touriste de passage à Vichy cherche-t-il un monument qui rappelle que le maréchal Pétain a, pendant quatre ans, installé et maintenu dans cette ville le gouvernement de la France ? Il ne trouvera que ce monument où s’expriment la haine et le mensonge. Puis, il cherche des visites guidées ; il en trouvera mais où on lui débitera à peu près la même leçon. Enfin, il cherche un musée consacré à « Vichy 1940-1944 » ; il n’en découvrira aucun ; c’est que, dans leur prudence et leur sagesse, les autorités locales savent que, si jamais la décision était prise de créer un tel musée, ce dernier serait principalement d’inspiration juive et holocaustique ; il ne ferait que développer les leitmotive de l’infamante plaque. 

Quant au maréchal Pétain lui-même et à ses choix personnels dans un conflit aux multiples rebondissements, il semble qu’on puisse dire qu’il n’éprouvait de sympathie ou d’indulgence ni pour les Britanniques (surtout après l’affaire, le 3 juillet 1940, de Mers el-Kébir où 1297 marins français avaient trouvé la mort), ni pour les Allemands qui, de leur côté, au temps de l’Occupation, avaient tendance à l’appeler « der Marschall immer nein » (le maréchal toujours non) ; en revanche, il nourrissait une indéniable sympathie pour les Américains. Quant aux Soviétiques, en dépit du fait qu’ils avaient reconnu la légitimité de l’Etat français et envoyé un ambassadeur à Vichy, il en pensait tout le mal que la Terreur rouge pouvait inspirer à un sympathisant de l’Espagne franquiste.