Friday, September 14, 2018

Mon procès à Cusset, le jeudi 20 septembre


Le procès qui m’est intenté par la LICRA de Strasbourg pour mes écrits sur la prétendue chambre à gaz homicide du camp du Struthof-Natzweiler aura lieu le jeudi 20 septembre 2018 au Tribunal de grande instance de Cusset (banlieue de Vichy), 8 rue Gambetta, 04 70 30 98 30.
Il commencera à 13h45. Le tribunal sera présidé par M. Yves-Armand Frassati. Mon avocat sera Me Damien Viguier.
Ci-après, le lecteur trouvera les titres et les adresses électroniques de huit de mes articles non sur le camp du Struthof mais seulement sur sa prétendue chambre à gaz homicide. Le huitième et dernier a été, peu après sa publication en février 2017, rendu inaccessible – en France seulement – sur demande de la LICRA de Strasbourg, ce qui a nécessité le remplacement de son adresse d’origine par celle que j’indique ici :    

1 - Le “musée” du camp de Natzweiler-Struthof va être reconstitué. Remarques et mises en garde à ce sujet (23 septembre 1976)

2 - Sur la prétendue “chambre à gaz” homicide du Struthof, les trois confessions successives et contradictoires de Josef Kramer (15 octobre 1980)

3 - A Pierre Marais et à Maître Éric Delcroix pour valoir ce que de droit – Attestation concernant le Struthof (28 octobre 1993)

4 - Résurrection d’un vieux serpent de mer : la chambre à gaz et les 86 gazés du Struthof (12 décembre 2005)

5 - Il est temps d’en finir avec la “chambre à gaz” du Struthof et ses 86 “gazés” (30 mai 2013)

6 - Note sur la prétendue chambre à gaz homicide du Struthof (12 août 2013)

7 - En soixante-dix ans, aucune expertise médico-légale prouvant l’existence et le fonctionnement des “chambres à gaz nazies” ! (31 décembre 2014)

8 - Non-lieu dans l’affaire de la fausse “chambre à gaz” et des faux “cadavres de gazés” du camp du Struthof (18 février 2017)


Deux livres du Professeur Robert Steegmann

Parmi les historiens qui défendent la thèse de l’existence et du fonctionnement d’une chambre à gaz homicide située à proximité du camp du Struthof, le plus éminent me semble être le professeur Robert Steegmann. Il est l’auteur, en particulier, de deux ouvrages d’une grande érudition : Struthof, Le KL-Natzweiler et ses kommandos : une nébuleuse concentrationnaire des deux côtés du Rhin, 1941-1945 (Bar-le-Duc, Editions La Nuée bleue, novembre 2005, 496 p.), et Le Camp de Natzweiler-Struthof, Paris, Editions du Seuil, février 2009, 379 p.). Les deux livres totalisent 875 pages.

Le premier livre contient nombre de photos mais aucune de « la chambre à gaz » ; le second ne comporte aucune photo sinon, en couverture, celle d’un dessin de fiction représentant des détenus mais, là encore, rien ne nous donne à voir « la chambre à gaz ». 
L’important rapport d’expertise du professeur René Fabre, toxicologue, est passé sous silence ; ses conclusions du 1er décembre 1945 étaient négatives : aucune trace d’acide cyanhydrique n’avait été trouvée soit dans les cadavres à examiner, soit dans « la chambre à gaz » elle-même ou la cheminée. Pourquoi R. Steegmann n’a-t-il fourni aucune photo, aucun dessin ou croquis de l’arme supposée du crime supposé ? Pourquoi a-t-il passé sous silence l’existence de ce rapport de toxicologie aux conclusions négatives ? Pourquoi, notamment dans ce qu’il écrit aux pages 313-316 de son premier livre, a-t-il été si bref et si confus sur « la chambre à gaz » ? Enfin, pourquoi avoir nommé les médecins Simonin, Piédelièvre et Fourcade qui auraient souhaité un rapport de toxicologie aux conclusions positives, et avoir passé sous silence le travail du professeur Fabre, toxicologue de renom, qui a signé un rapport aux conclusions négatives ?
Un point délicat et qui risque de surprendre : à ceux qui auront la gentillesse de venir à Cusset pour assister dans le prétoire même au procès et pour me soutenir de leur présence, je dis : « Venez à Cusset mais ne vous rendez pas au tribunal ». Ceux qui me connaissent savent que je ne goûte pas trop les marques ou les signes extérieurs volontaires qui manifestent visiblement les dispositions, les intentions, les sentiments. Je préfère la discrétion et la sérénité. Libres à vous de vous retrouver dans un ou plusieurs bars ou cafés des environs où, à une heure forcément tardive, j’irai vous saluer. Evitez toute provocation. Par ailleurs, en cas d’agression physique contre ma personne (par le passé, j’en ai connu deux à Vichy, deux à Lyon, quatre à Paris et deux à Stockholm), je rappellerai, comme d’habitude, que je ne veux d’aucune intervention musclée de la part de mes amis. Selon ma formule, « Pas de boxe, pas de boxeurs, seulement des témoins, qui auront le courage de rester sur place pour voir, pour entendre et, par la suite, pour témoigner ». 

M E R C I !
14 septembre 2018