Friday, March 31, 1995

Commentaire d’une lettre ouverte de Michael Shermer


Le 14 mars 1995, Michael Shermer, directeur du «Skeptics Society» et de Skeptic Magazine a publié une «Lettre ouverte aux révisionnistes de l’Holocauste», dans laquelle il consacre une section de trois cent mots à une conversation que nous avions eue tous deux, à Los Angeles, en septembre 1994, à mon invitation. Il ne m’a pas envoyé de copie de cette lettre ouverte. Aujourd’hui, 31 mars, j’en ai reçu une copie du Dr Töben (Australie), que je remercie de bien vouloir publier le présent commentaire [dans Adelaide Institute Newsletter].


J’avais appelé l’attention de M. Shermer sur le fait qu’en accusant les Allemands


1/ d’avoir décidé la construction d’abattoirs chimiques pour tuer les juifs de façon systématique et en grandes quantités,


2/ d’avoir construit cette «arme du crime», et


3/ de l’avoir utilisée pendant des années en usant d’une technique spéciale et d’un mode d’emploi spécifique,


c’est à lui qu’incombait, du même coup, la charge de la preuve.


Personnellement je lui ai demandé, comme c’est l’usage en matière criminelle, quelles étaient ses preuves matérielles ou physiques. Pour commencer, j’aurais aimé qu’il répondît à mon simple défi : «Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie».


Les mots «Montrez-moi» signifient que, s’il croit que les chambres à gaz nazies qu’on montre à Auschwitz ou ailleurs sont en fait de vraies chambres à gaz nazies, il lui suffisait de prendre la simple responsabilité de dire : «Voici une chambre à gaz nazie.» Nous en aurions alors tous deux discuté.


Les mots « ... ou dessinez-moi» signifient que, s’il considère que «les Allemands ont détruit toutes leurs chambres à gaz d’exécution » ou que « les chambres à gaz nazies montrées aux touristes sont incomplètes, reconstruites ou non-authentiques », il lui suffirait de me montrer, par un dessin, ce qu’était dans la réalité une vraie chambre à gaz nazie avec, bien sûr, sa technique et son mode d’emploi. Nous en aurions alors tous deux discuté.


Dans son article, M. Shermer n’a rien montré ni dessiné de ce genre. Dans notre conversation, il n’a pas traité du sujet. Il m’a demandé ce que j’entendais par «preuve». Mais j’avais déjà répondu à cette question : c’était, comme dans une affaire criminelle, une représentation physique ou matérielle de l’arme du crime. S’il n’en était pas d’accord, il lui fallait me dire ses raisons et m’apporter ce que, pour sa part, il appelait une preuve, non en théorie mais dans la pratique.


J’ai insisté et répété que, pour sa part, il n’avait à me fournir qu’une preuve de son cru. Après tout, il avait formulé une accusation [contre l’Allemagne] ; la preuve lui incombait ; il ne dépendait que de lui de décider quel genre de preuve il nous fournirait. Nous aurions alors tous deux discuté de cette preuve. Malheureusement il n’a jamais rien soumis à notre réflexion.


Aujourd’hui, le voilà qui écrit : «Je pensais que peut-être l’esprit [de Faurisson] prendrait une tournure philosophique.» Mais c’est précisément parce que j’ai l’habitude d’entendre tant de considérations «intellectuelles» ou « philosophiques» (les Français en sont friands), que je m’en méfie beaucoup lorsque le sujet de la discussion porte sur un crime ou sur l’arme d’un crime. J’insiste alors sur l’importance des preuves matérielles ou physiques, car je préfère Sherlock Holmes ou Scotland Yard à Socrate ou à Pyrrhon (le sceptique).


Andrew Allen assistait à notre conversation. Je reconnais avoir « pointé mon doigt, avec insistance», sur le visage de M. Shermer. Il ne s’agissait pas de «tactique». La raison en était que je répétais : «Vous êtes l’accusateur. Vous et personne d’autre ici. En conséquence, fournissez-moi une preuve, une seule preuve à l’appui de votre terrible accusation.»


C’était une façon de dire à M. Shermer : «N’esquivez pas votre responsabilité !»


Bref, aujourd’hui encore, nous en sommes à attendre de M. Shermer qu’il nous montre à quoi pouvait bien ressembler une chambre à gaz nazie (l’arme du crime) avec, bien sûr, sa technique et son mode d’emploi.


Je rappelle que, le 30 août 1994, en présence de quatre témoins, Michael Berenbaum, directeur de recherches à l’Holocaust Memorial Museum de Washington, a été amené à répondre en ces termes à mon défi : «Nous avons pris la décision de ne donner aucune représentation physique de la chambre à gaz nazie.»


Sur ce point ainsi qu’en ce qui concerne l’absurde maquette du Krematorium-II [censé contenir une chambre à gaz homicide] ainsi que mon argumentation sur «No holes, no "Holocaust"» (pas de trous, pas d’«Holocauste»), voyez Adelaide Institute Newsletter, 10 novembre 1994, p. 4-5.


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Publié dans Adelaide Institute Newsletter, n° 25, 20 avril 1995, p. 5.

Thursday, March 30, 1995

Serge Klarsfeld divise par quatre le nombre des fusillés du Mont Valérien


(Commentaire de deux articles datés du 30 mars 1995, parus dans Le Monde et Le Figaro, ce dernier étant intitulé «Mont-Valérien : les vrais chiffres. De janvier 1941 à juin 1944, les nazis y ont fusillé 1007 résistants et non 4500. »)


On y apprend que S. Klarsfeld vient de publier « la liste exhaustive » des 1007 personnes fusillées entre le 1er janvier 1941 et le 15 juin 1944 au Mont-Valérien, à Suresnes. «Afin de rétablir la vérité historique, Me Klarsfeld demande au ministre des Anciens combattants et victimes de guerre, Philippe Mestre, de rectifier ce nombre. Cela permettrait, selon [Klarsfeld], "de revaloriser le rôle des juifs dans la Résistance, le nouveau chiffre évaluant à 17% la participation des juifs au martyre du Mont-Valérien au lieu de 3,5 % alors qu’ils représentaient 0,8 % de la population française" » (Le Figaro).


Passons sur le calcul sordide et l’absurdité des considérations que ces chiffres entraînent dans l’esprit manifestement dérangé de cet avocat et notons la réaction du ministère, donnée par Le Monde : « [Cette rectification rapide] ne se fait pas d’un trait de plume et cela demande des contacts avec l’ensemble desgroupes de résistants, explique un membre du cabinet. Est-il opportun de le faire juste avant les commémorations du cinquantenaire ?» Le journaliste Greilsamer rappelle que, «en 1987, la communauté juive avait modifié la plaque commémorative de la grande rafle du Vélodrome d’hiver pour indiquer que 8160 personnes, dont 4.115 enfants, avaient été internées dans l’enceinte du stade en 1942, et non trente mille ».


S. Klarsfeld vit dans la hantise des révisionnistes. Il cherche à leur couper l’herbe sous le pied. Les révisionnistes n’ont cessé de dire que tous les chiffres officiels portant sur les «victimes du nazisme» sont considérablement gonflés. On en a ici un nouvel exemple. Au Mont-Valérien, les Allemands ont fusillé environ mille «résistants» ou «terroristes» et on en a ajouté environ trois mille. Pourquoi se gêner ? Il est à noter que tous les arguments utilisés par Klarsfeld sont précisément ceux des révisionnistes.


Klarsfeld est soucieux de valoriser les juifs. Il le fait ici, une fois de plus, à sa manière. Les Allemands avaient raison – on le voit – de considérer que les juifs jouaient un rôle primordial dans la « Résistance». Les « tueurs à la balle et au couteau» étaient souvent juifs ou aidés par les juifs. («Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite ! » ; ces paroles du Chant des Partisans sont de deux juifs : Joseph Kessel et Maurice Druon.)


30 mars 1995

Saturday, March 18, 1995

L'édition critique des Journaux d'Anne Frank


– Rijksinstituut voor Oorlogsdocumentatie, De Dagboeken van Anne Frank, Uitgeverij Bert Bakker, Amsterdam, 1986, XX-716 p. + livret de 22 p.

– Niederländisches Staatliches Institut für Kriegsdokumentation, Die Tagebücher der Anne Frank, S. Fischer Verlag, Frankfurt-am-Main, 1988, X-792 p. + livret de 30 p.

– Institut national néerlandais pour la documentation de guerre, Les Journaux d'Anne Frank, Calmann-Lévy, 1989, 765 p. (livret intégré).

– The Netherlands State Institute for War Documentation, The Diary of Anne Frank. The Critical Edition, Doubleday, New York, 1989, 719 p. (livret intégré).

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Il s'agit d'une entreprise maladroite qui, si l'on y regarde de près, confirme que j'avais raison d'incriminer Otto Frank [1]. Par ailleurs, on ne répond pas à mes arguments physiques et matériels; d'abord on donne un résumé caricatural de ces arguments; ensuite, on ne reproduit plus aucun plan des lieux ! L'expertise d'écriture du laboratoire de Wiesbaden (traces d'une encre de stylo à bille) n'est ni clairement présentée ni clairement réfutée.

Les trois expertises sur lesquelles se fondait Otto Frank pour déclarer que le journal était authentique sont, cette fois-ci, toutes les trois déclarées sans valeur ! De même pour le livre d'Ernst Schnabel, Spur eines Kindes, publié en 1958 !

Enfin, pour en revenir à l'écriture des manuscrits, on a, depuis la publication de cette « édition critique» (en 1986 dans sa version néerlandaise), découvert des spécimens de l'écriture d'Anne Frank qui sont sans rapport avec les spécimens d'écriture présentés dans cette «édition critique».

Last, but not least, les responsables de cette «édition critique», pressentant que j'allais m'intéresser à la vie d'Otto Frank avant et après 1945, ont préféré prendre les devants et créer des contre-feux. C'est ainsi qu'ils ont été conduits à faire d'extraordinaires révélations sur les malversations financières, sinon les pures et simples escroqueries financières d'Otto Frank et de son frère (tous deux possédaient une banque bien avant la guerre en Allemagne). Après la guerre, Otto Frank a également eu des ennuis avec la justice néerlandaise pour collaboration économique de son entreprise commerciale avec l'ennemi pendant la guerre.

D'une manière générale, l'image d'Otto Frank qui se dégage de la lecture de certains chapitres initiaux de ce gros livre est plutôt celle d'un malhonnête homme sur le plan de la finance et de l'édition.

Cette « édition critique » ne présente aucun modèle de l'écriture d'Isa Cauvern qui, avant de se suicider en 1947, avait collaboré avec son mari et avec Otto Frank à la confection du Journal d'Anne Frank. Le rôle joué par Miep Gies est tout à fait trouble et celui d'Anneliese Schütz est quasiment passé sous silence.

Le Livre des Contes n'est ni présenté, ni étudié. J'en ai vu le manuscrit à Bâle en 1977. Ce manuscrit est stupéfiant par son écriture d'adulte, sa présentation et... son répertoire : le tout semble l'œuvre d'un vieux comptable et non d'une jeune fille.

Dans l'« édition critique », j'ai noté l'absence, dans les versions néerlandaise, française et anglaise, de la fameuse lettre (20 février 1944) du « tapis brossé toutes fenêtres fermées », qui est présente dans la version allemande. Il est probable qu'une comparaison attentive des quatre versions ferait apparaître d'autres anomalies.

18 mars 1995

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[1] Voy. leur propre « Conclusion », p. 207-208 de l'édition française.


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[Publié, en espagnol, dans : Enrique Aynat, El holocausto a debate. Respuesta a César Vidal, Apartado de Correos 12.803, 46020 Valencia, Espagne, 1995, 189 p. ; voy. Apendice 4. «La edición critica del diario de Ana Frank. Un comentario de Robert Faurisson», p. 175- 176. Le texte est inédit en français.]


Friday, March 10, 1995

Un exemple de bidonnage journalistique : Rommel, Hitler et les chambres à gaz


Dans le jargon du journaliste, le bidonnage consiste à fabriquer, à partir d'un peu de vrai, du faux qui fasse sensation. Sur la seconde guerre mondiale les journalistes bidonnent considérablement. Pour peu qu'on les peigne comme tout droit venus de l'Enfer, Hitler, la croix gammée, les SS, Mengele, Auschwitz et la Gestapo font vendre du papier. Sur le terrain de cette sorte de production pornographique, c'est à qui, chez les journalistes, parviendra à battre leur confrère Christian Bernadac. En ce domaine, la presse de province rivalise avec le journal Le Monde.


Puisons un exemple dans un organe de presse de la France profonde : le quotidien La Montagne, édité à Clermont-Ferrand, et arrêtons-nous un instant sur le cas de l'un de ses journalistes : Daniel Desthomas. Depuis de longues années, avec son confrère Jean Baruch, lequel signe «J. B. », il publie dans la rubrique «On en parle» des articles où il joue à l'érudit, en particulier sur le sujet de la seconde guerre mondiale.


Il y a quelques mois, dans un article intitulé «Le Renard du désert», D. Desthomas apprenait ainsi à ses lecteurs que le maréchal Rommel, à son retour d'Afrique, avait fait à Berlin deux terribles expériences. Pour commencer, il avait tout d'un coup vu «clair» en apprenant «l'ignominie des chambres à gaz». Puis, il s'en était allé trouver Hitler, mais ici écoutons le journaliste :


Bouleversé, [Rommel] va rencontrer Hitler et dénonce l'intolérable, propose la dissolution de la Gestapo et des SS au profit des troupes régulières. Hitler l'écoute mais lui signifie qu'il ne changera pas ses méthodes.


Dans le passé, j'avais, à de nombreuses reprises, mis en garde D. Desthomas, J. Baruch et les responsables de La Montagne contre ce genre d'informations manifestement inventées de toutes pièces. Je le faisais en leurfournissant ou en leur proposant l'envoi de tous les documents désirables. En pure perte. Cette fois-ci, je décidais de procéder autrement. Je priais ma collaboratrice de bien vouloir adresser une lettre à D. Desthomas pour lui demander ses sources sur un point, un seul, et cela afin d'être plus simple : d'où venait l'information selon laquelle le maréchal Rommel avait soudainement appris l'existence des chambres à gaz ?


La réponse se fit longuement attendre. A vrai dire, le journaliste commença par ne pas répondre du tout, même après une lettre de relance. Il fallut en appeler à la direction du journal pour qu'enfin D. Desthomas fît, non sans aplomb, la réponse suivante :


Mes sources sont multiples. Il s'agit du témoignage du fils du maréchal, Manfred Rommel, actuellement maire de Stuttgart, dans l'hebdomadaire Die Woche du 25 mai au 1er juin 1994 relaté par l'Agence France-Presse ; de l'article d'Alain Decaux, dans le numéro d'Historia de mars 1978 ; du récit de la comtesse Waldeck, amie d'Erwin Rommel, récit paru dans le numéro de janvier 1949 de Sélection du Reader [sic] Digest.


Sur quoi ma collaboratrice lui fit quatre observations :


1) Ces trois prétendues sources n'étaient que des références.


2) La comtesse Waldeck avait quitté l'Allemagne en 1931 pour aller s'établir aux Etats-Unis. Elle n'était pas en Allemagne pendant la guerre. L'article en question ne mentionnait tout simplement pas les chambres à gaz [1].


3) Alain Decaux avait écrit : «[Rommel] a appris l'extermination des Juifs, l'existence des camps de concentration, des chambres à gaz. Il est atterré, bouleversé [2]. » Or, selon son habitude, A. Decaux avait écrit là un article de style plus romanesque qu'historique. Non seulement il n'indiquait aucune source mais il commettait une grave erreur. Rommel savait, en effet, depuis des lustres l'existence des camps de concentration puisque le régime hitlérien, dès 1933, se vantait de ces réalisations-là et les présentait volontiers aux visiteurs étrangers comme plus humaines que les prisons.


4) Manfred Rommel avait effectivement donné une interview à l'hebdomadaire Die Woche mais voici ce qu'on y trouvait sur le sujet : «[Manfred Rommel au sujet de son père Erwin Rommel] Vers la même époque (fin 1943, début 1944) il apprit du maire de Stuttgart que les Juifs déplacés étaient mis à mort dans des chambres à gaz. – Die Woche : Cela se savait donc ? – Manfred Rommel : Pas au point d'être généralement connu. C'était en quelque sorte un bruit [3]. »


Ma collaboratrice ajoutait :


Bien que l'affirmation plutôt vague de Manfred Rommel et sa réponse embarrassée à la question du journaliste («C'était en quelque sorte un bruit.») ne m'aient pas semblé de nature à affirmer que le maréchal Rommel tenait pour sûre l'existence des chambres à gaz, j'ai voulu vérifier ces propos à la source, c'est-à-dire en consultant le livre de Karl Strölin : Verräter oder Patrioten ? Der 20. Juli 1944 und das Recht auf Widerstand. Pas un instant Strölin, maire de Stuttgart de 1933 jusqu'à la fin de la guerre, n'y mentionnait les chambres à gaz.


D. Desthomas aurait également pu se voir rappeler qu'au procès de Nuremberg K. Strölin, entendu comme témoin, le 25 mars 1946, avait parlé du maréchal Rommel sans évoquer le moins du monde les chambres à gaz [4].


En conclusion, D. Desthomas avait bidonné deux fois : d'abord en lançant une information dénuée de fondement et, ensuite, en cherchant à se justifier, de manière tardive et laborieuse, par la production de références fallacieuses. En poussant le jeu un peu plus loin, il aurait été intéressant de le voir répondre à la question subsidiaire que nous avions décidé de lui épargner : d'où venait l'autre information, celle selon laquelle le maréchal Rommel avait dénoncé devant Hitler en personne l'emploi des chambres à gaz, lequel Hitler lui avait signifié qu'il continuerait d'employer des chambres à gaz ? Car là aussi D. Desthomas avait bidonné.


Additif


Dix mois plus tard, nullement échaudé par l'affaire, le même journaliste signait dans la même rubrique un article de plus sur le sujet des chambres à gaz [5]. Cette fois-ci, il m'obligeait à adresser personnellement une lettre au directeur de la publication où j'épinglais D. Desthomas à propos de ses bourdes et inepties : Heydrich, en personne, avait préconisé l'asphyxie par le gaz ; le bourreau des juifs s'appelait Heichmann (sic) ; il y avait eu «quelque 5.978.000 victimes juives dont 2.800.000 pour la seule Pologne», etc.


Le cas de D. Desthomas, journaliste à Clermont-Ferrand, est malheureusement typique de la profession : on fabrique une information ; on l'assène avec aplomb ; prié de citer ses sources, on fait la sourde oreille ; contraint de répondre, on répond n'importe quoi ; placé devant l'évidence d'une fabrication journalistique, on ne manque pas de récidiver avec encore plus d'aplomb dès que l'occasion s'en présente.


10 mars 1995



Notes


[1] « La Vérité sur la mort de Rommel », Sélection de Reader's Digest, janvier 1949, p. 17-21.


[2]A. Decaux, «Rommel choisit sa mort», Historia, mars 1978, p. 25-35.


[3] A. Juhnke, « Das war unsere Befreiung », Die Woche, 25 mai - 1er juin 1995.


[4] TMI, X, p. 55-81.


[5] D. Desthomas, « De l'existence des chambres à gaz », La Montagne, 12 avril 1995, p. 14.


Thursday, March 2, 1995

Les plaidoiries soumises à censure au procès de Nuremberg


Au procès de Nuremberg, les plaidoiries des avocats étaient suivies des plaidoiries du ministère public ! Autrement dit, la plaidoirie des avocats était prise en étau entre, au début, l’accusation formulée par le ministère public et, à la fin, l’accusation formulée à nouveau par le même ministère public.


(A la fin, bien entendu, les accusés eux-mêmes avaient le droit à une très courte déclaration avant la délibération des juges et le prononcé de la sentence.)


Les plaidoiries des avocats devaient être écrites et préalablement soumises aux juges qui autorisaient ou censuraient à leur discrétion la lecture de tel ou tel passage. Si bien qu’aujourd’hui, à la lecture des plaidoiries, on constate que reviennent de façon intermittente, dans la bouche des avocats s’adressant au président, des formules signifiant : «Je laisse ici de côté les pages tant à tant dont le Tribunal ne permet pas la lecture» !


2 mars 1995

Saturday, February 4, 1995

Sur Auschwitz, lentement, la vérité reprend ses droits


Sur Auschwitz, les exterminationnistes ont beaucoup divagué [1] et ils continuent de divaguer. Le cinquantième anniversaire de la « libération » du camp par les Soviétiques a donné lieu à l’habituel sabbat médiatique sur le thème des « chambres à gaz » et du « génocide » mais, pour l’observateur de la presse française, la fausse peinture dont on a ainsi recouvert les réalités d’Auschwitz continue de s’écailler, inexorablement. Sans bruit, en douceur, furtivement, les tenants de la légende eux-mêmes se voient contraints de revenir à la réalité des faits. Du 19 janvier au 4 février 1995, soit en une quinzaine de jours et pour ne se limiter qu’à quatre périodiques français (L’Express, Le Monde, L’Humanité-Dimanche et Libération), on a pu relever de nombreux indices de cette rectification insensible de l’histoire officielle d’Auschwitz.

Eric Conan dans L'Express [texte intégral ici]
Dans sa livraison du 19 janvier, L’Express publie un dossier d’Eric Conan d’où il ressort que le chiffre officiel des morts d’Auschwitz n’est plus aujourd’hui de 4.000.000, comme en avaient décidé les juges de Nuremberg en 1946, mais de 1.500.000, comme vient de le décréter Lech Walesa en accord avec les autorités juives. E. Conan se garde de rappeler que, pour Jean-Claude Pressac, le vrai chiffre serait de 630.000 à 710.000 [2] et, bien entendu, il ne révèle pas pour quelles raisons les révisionnistes proposent, eux, le chiffre de 150.000 (la plupart victimes du typhus, de la dysenterie, des conditions de travail et de logement). Mais il dénonce, à son tour, bien tardivement, une quantité de falsifications exterminationnistes signalées depuis vingt ans par les révisionnistes. Il emploie les mots suivants : « falsification », « authenticité déjà bien malmenée », « falsification », « les plus grosses énormités », « grossièrement erroné », « falsifications », « grosses erreurs » ; il écrit : « Certains [bâtiments d’Auschwitz], trop ‘neufs’, ont été fermés au public. Sans parler de chambres à gaz d’épouillage présentées parfois comme des chambres à gaz homicides » ; il parle d’« aberrations » ; il ajoute : « En 1948, lors de la création du musée, le crématoire I [visité depuis cette date par des millions de touristes abusés] fut reconstitué dans un état d’origine supposé. Tout y est faux [...]. A la fin des années 70, Robert Faurisson exploita d’autant mieux ces falsifications que les responsables du musée rechignaient alors à les reconnaître ». E. Conan parle aussi de « travestissement » et Théo Klein d’« artifice ». Il montre que la « chambre à gaz » encore aujourd’hui visitée par tant de touristes constitue un tel amas de falsifications, de travestissements et d’artifices que les autorités d’Auschwitz ne savent plus comment se tirer d’affaire ; un membre de la direction du musée déclare à propos de cette chambre à gaz : « Pour l’instant, on la laisse en l’état et on ne précise rien aux visiteurs. C’est trop compliqué. On verra plus tard ». Stefan Wilkanowicz, vice-président du Comité international du Musée d’Etat d’Auschwitz, déclare pour sa part : « Les plus grosses énormités ont été rectifiées mais les principales discussions n’en finissent pas et sont loin d’être tranchées. Je peux même dire que des débats essentiels, douloureux, parfois imprévus, ne font que commencer [3]
Georges Snyders dans Le Monde
Dans sa livraison du 22-23 janvier, Le Monde publie un article de Georges Snyders sur la « libération » d’Auschwitz par les Soviétiques. Cet ancien élève de l’Ecole normale supérieure a l’honnêteté de confesser son embarras sur la réalité des sélections soit pour le travail, soit pour la « chambre à gaz », sélections qui, selon la légende, se seraient pratiquées à l’arrivée des trains de déportés. Il écrit : « Nous passons devant un officier allemand qui désigne, d’un mouvement de tête, ceux qui doivent prendre le chemin de gauche, qui mène à la mort, et ceux qui iront vers la droite : le camp de travail. Mais cette scène, je n’arrive pas à savoir si je l’ai vécue ou si je l’ai vue dans un film américain sur la déportation – à moins que le film n’ait reproduit la réalité [4]
Serge Klarsfeld dans L’Humanité-Dimanche

Dans sa livraison du 26 janvier, L’Humanité-Dimanche publie un article de Jacques Dion où l’on peut lire à propos de Serge Klarsfeld : « Son père Arno est mort à Auschwitz après avoir assommé un kapo qui l’avait frappé ». Rappelons qu’un kapo était un détenu, juif ou non juif. Or, à plusieurs reprises, dans le passé (proche ou lointain), Serge Klarsfeld, d’une part, et son épouse Beate Klarsfeld, d’autre part, avaient affirmé qu’Arno Klarsfeld était mort « assassiné » ou « gazé ». En 1977, S. Klarsfeld avait déclaré son père « assassiné » [5]. En 1979, il confiait : « Je ne sais comment il est mort, gazé ou à l’infirmerie [6] En 1980, il le déclarait « assassiné » [7]. En 1991, Beate Klarsfeld déclarait sur les marches du tribunal de Malden (Massachusetts), devant la télévision américaine, que le père de son mari était mort « in the gas chambers » (19 février 1991). En 1993, la famille Klarsfeld rappelait, dans une annonce nécrologique, qu’il avait été « assassiné » [8]. Il est probable, tous comptes faits, qu’Arno Klarsfeld est mort à l’infirmerie d’Auschwitz des suites d’une rixe avec un co-détenu [9].
Il serait intéressant de savoir à quel titre A. Klarsfeld a été arrêté ; est-ce pour avoir été dans la Résistance (S. Klarsfeld déclarait sur FR3 le 14 février 1986 que son père avait appartenu à ladite Résistance) ? « Il est évident », écrit S. Klarsfeld, « que les résistants nuisaient à la sécurité de l’occupant [10].» Il serait également intéressant de savoir le motif de la rixe.
Jean-Marc Théolleyre dans Le Monde
Dans sa livraison des 29 et 30 janvier, Le Monde publie un article de Jean-Marc Théolleyre, propagandiste de l’« Holocauste » et amateur d’atrocités fictives. Il s’agit du compte rendu d’un spectacle créé à partir d’écrits de Charlotte Delbo. Ce spectacle comprend la récitation des noms des femmes parties de Romainville le 24 janvier 1943 pour arriver à Auschwitz le 27. Il est remarquable que les noms des mortes soient suivis de la mention : « Morte au Revier (infirmerie) de Birkenau » et non pas de la mention « Assassinée [ou : gazée] au camp d’extermination de Birkenau ». Et le journaliste de demander : « Morte de quoi ? » et de répondre : « Du typhus, de la dysenterie, de l’épuisement, des coups (‘on ne s’habitue pas à voir battre les autres’) ou de la seule et soudaine renonciation à la condition humaine [11]
Elie Wiesel dans Le Magazine de Libération
Dans sa livraison du 4 février, Le Magazine de Libération publie des propos d’Elie Wiesel d’où il ressort que le chantre de l’« Holocauste » aimerait bien que la curiosité du lecteur s’arrête au seuil de la chambre à gaz. Il répugne même à nommer ces abattoirs chimiques dont, pendant un demi-siècle, on nous a narré les prouesses. J’ai mis E. Wiesel et les autres « témoins » au défi de me décrire avec précision les chambres à gaz, leur technique, leur fonctionnement. Ils se sont dérobés. La dérobade d’E. Wiesel prend ici la forme d’une pudeur révérencielle à nommer et à décrire l’instrument privilégié du supplice des juifs. Il déclare : « Je pense toujours au passage d’un livre de Vassili Grossman qui raconte l’histoire d’une mère raflée dans le ghetto, il la suit dans le train, jusqu’au camp, dans sa marche vers là où vous savez et puis il écrit : ‘Maintenant, lecteur, arrêtons-nous. On n’a pas le droit de suivre.’ Oui, on n’a pas le droit de regarder, pas même d’imaginer. Un mort a le droit au respect, alors que ceux qui l’ont condamné n’ont pas eu ce respect. Spielberg ne va pas jusque-là, même si je n’aurais pas gardé cette scène sous la douche [12] Rappelons que Spielberg, dans La Liste de Schindler (une fiction cinématographique inspirée d’un roman), montrait des femmes pénétrant dans une « chambre à gaz » qui, soudain, se révélait être une douche. Au gré de certains, l’épisode était apparu scabreux par son révisionnisme latent. Dès 1985, à l’occasion de la sortie de son film Shoah, Claude Lanzmann n’avait pu dissimuler son embarras devant l’absence de tout document prouvant l’existence des chambres à gaz et l’impossibilité de fournir une représentation physique de l’arme du crime. En 1993, il parlait encore de la difficulté « d’accoucher la chose » et de l’absence d’images d’archives ; il ajoutait : « De toute façon, même si j’en avais trouvé, je les aurais détruites ! [13] ». Le 30 août 1994, Michael Berenbaum, responsable scientifique du Memorial Holocaust Museum de Washington, me déclarait en présence de quatre témoins que, si ce musée ne contenait pas de représentation physique de la chambre à gaz nazie, c’était précisément « parce que la décision avait été prise » de n’en donner aucune « représentation physique » !
Conclusion
Le chiffre officiel des morts d’Auschwitz, passant de 4.000.000 à 1.500.000, fait officiellement l’objet d’une réduction de 2.500.000 morts (en attendant d’autres révisions à la baisse) ! La « chambre à gaz » la plus visitée du monde (avec celle de Dachau où, officiellement, il n’y a jamais eu de gazages) n’a officiellement mais confidentiellement plus rien d’authentique : « TOUT Y EST FAUX » ! L’histoire de la sélection au débarquement des trains à Auschwitz entre aptes et inaptes au travail, les seconds étant condamnés au gazage, inspire des doutes à un ancien déporté juif à Auschwitz qui se demande s’il a réellement vécu cette sélection ou s’il ne l’aurait pas vue dans un film américain sur la déportation ! Serge Klarsfeld, qui n’hésitait pas à décrire en son père un juif gazé uniquement en sa qualité de juif, se demande si ce père, qui faisait de la résistance aux Allemands, n’est pas, plus simplement, mort à l’infirmerie du « camp d’extermination » (expression forgée par les Alliés) à la suite d’une rixe avec un co-détenu exerçant la fonction de kapo ! Des déportées envoyées dans ce même « camp d’extermination » sont déclarées mortes à l’infirmerie d’une maladie, d’une épidémie ou d’épuisement ! Elie Wiesel, chantre de l’« Holocauste », souhaite qu’on ne s’intéresse plus de trop près aux chambres à gaz ; il estime probablement que sur ce point la curiosité de l’historien ou du scientifique pourrait laisser place à la révérence de tous pour le sacré !
A en juger par ses fruits, la méthode révisionniste est la bonne. Les pires ennemis des révisionnistes donnent, à leur corps défendant, raison aux révisionnistes sur des points essentiels de la controverse.
De quel droit accusait-on les révisionnistes de « falsification de l’histoire » ?
Où étaient les falsificateurs ?
A ces questions on aimerait avoir la réponse d’Eric Conan, de Georges Snyders, de Serge Klarsfeld, de Jean-Marc Théolleyre et d’Elie Wiesel. Mais surtout on aimerait avoir la réponse des magistrats français qui se sont permis de lourdement condamner les révisionnistes. Personnellement, j’attends, en particulier, les réponses, parmi bien d’autres, de Claude Grellier, de Jean-Yves Monfort, de Martine Ract-Madoux, de Françoise Simon et de Violette Hannoun, toutes personnes que je ne manquerai pas de placer devant leurs responsabilités personnelles dès que l’occasion s’en présentera, c’est-à-dire dès que j’aurai à me défendre, une nouvelle fois, à Paris, devant leur juridiction ou devant celle de leurs collègues. Ce sera le cas le 9 mai 1995, à 13h30, où je comparaîtrai, à la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, devant Martine Ract-Madoux, et cela sur la plainte du ministère public et d’associations diverses pour avoir publié ma Réponse à Jean-Claude Pressac (Diffusion RHR, B.P.122, 92704 Colombes Cedex, 1994, 96 p.). Je suis poursuivi pour avoir « contesté », en particulier, les « crimes » commis par l’Allemagne à Auschwitz, tels qu’ils ont été décrits et chiffrés par le tribunal de Nuremberg en 1946 !
4 février 1995

Notes

[1] Voy. R. Faurisson, « Auschwitz : les faits et la légende », 11 janvier 1995.

[2] Die Krematorien von Auschwitz, Munich, Piper Verlag, 1994, p. 202.

[3] Eric Conan, « Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, semaine du 19 au 25 janvier 1995, p. 54, 57, 60, 68.

[4] Georges Snyders, « La Libération d’Auschwitz », Le Monde, 22-23 janvier 1995, p. 13.

[5] Die Endloesung der Judenfrage in Frankreich, Paris, Publications Beate et Serge Klarsfeld, 1977, p. 5.

[6] A. Harris et A. de Sédouy, Juifs et Français, Grasset, 1979, p. 112.

[7] Additif [n° 1] au Mémorial de la déportation des juifs de France, éd. F.F.D.J.F., 1980, p. 2.

[8] Le Monde, 1er octobre 1993, p. 22.

[9] Jacques Dion, « Un militant de la mémoire », L’Humanité-Dimanche, 26 janvier 1995, p. 40.

[10] « Serge Klarsfeld répond à Henri Noguères », Le Monde, 15 janvier 1986.

[11] Jean-Marc Théolleyre, « Un poignant requiem de Charlotte Delbo pour ses compagnes d’Auschwitz », Le Monde, 29-30 janvier 1995, p. 34.

[12] « Si c’est Auschwitz... », propos recueillis par Marc Kravetz, Le Magazine de Libération, 4 février 1995, p. 16 ; souligné par moi.

[13] David Szerman, « Shoah », Le Chroniqueur, 30 juin 1993, p. 38.

Friday, February 3, 1995

Des organisations juives et l'État d'Israël obtiennent le sabordage d'un magazine japonais tirant à deux cent cinquante mille exemplaires


« Le plus grand tabou de l'histoire de l'après-guerre : les chambres à gaz nazies n'ont pas existé. » : c'est sous ce titre que le magazine de luxe Marco Polo, tirant à deux cent cinquante mille exemplaires, a publié un article de dix pages du Dr Masanori Nishioka.


Des organisations juives établies au Japon et aux États-Unis ainsi que l'État d'Israël ont immédiatement lancé une campagne de protestation et de pression à la fois auprès de l'éditeur, auprès des annonceurs publicitaires du magazine, auprès de la représentation diplomatique japonaise aux États-Unis et de la représentation diplomatique américaine au Japon et, enfin, auprès du ministre des affaires étrangères à Tokyo. En un premier temps, l'éditeur a fermement défendu l'article incriminé; en un second temps, le groupe de presse dont il dépend, la puissante Bungei Shunju C°, a proposé la publication d'un contre- article. La proposition a été refusée sur un ton outragé. De prestigieux annonceurs ont fait savoir qu'ils retiraient toute publicité au magazine ; parmi eux, le bijoutier français Cartier, les fabricants d'automobiles allemandes Volkswagen et japonaises Mitsubishi, ainsi que les groupes Philip Morris et Microsoft. La Bungei Shunju C°, estimant sans doute que ce boycottage risquait de s'étendre à toutes les publications de son groupe, a décidé le sabordage du magazine. Déjà, en 1994, des organisations juives avaient obtenu que fût retiré du commerce un livre sur Hitler. Comme d'habitude, l'organisation qui a pris la tête de cette campagne de l'«insupportable police juive de la pensée » (Annie Kriegel) a été le « Centre Simon Wiesenthal » de Los Angeles, dirigé par les rabbins Marvin Hier et Abraham Cooper.


En France, l'AFP et le journal Libération (27 janvier) ont rendu honnêtement compte de l'affaire. En revanche, Le Monde (2 février), sous la signature de son correspondant à Tokyo Philippe Pons, a totalement masqué le rôle des organisations juives et de l'État d'Israël et a présenté le sabordage de la revue comme une initiative purement japonaise dictée par une indignation spontanée ! Le Monde ajoute que l'opinion publique japonaise a une perception «naïve» d'une prétendue «conspiration mondiale» des juifs.


Il est, certes, naïf de croire à une conspiration ou à une conjuration juive comme il l'est de crier au complot antijuif mais la puissance juive dans le monde est une réalité. Les organisations juives et l'État d'Israël s'accommodent fort bien, quand ils n'en tirent pas profit, d'un antisémitisme qui reste verbal mais le révisionnisme historique, avec ses arguments imparables et ses conclusions scientifiques, leur inspire panique, colère et violence.


Ce sabordage du magazine japonais prouve, une fois de plus, qu'aucune puissance financière au monde ne peut enfreindre le tabou des chambres à gaz nazies sous peine de boycottage à l'échelle de la planète. Il en va de même pour les hauts dirigeants politiques. Un haut dirigeant – fût-il arabe et antisioniste – qui maintiendrait que ces chambres à gaz n'ont pas existé exposerait son pays au boycottage, au blocus, à la famine [1].


Pour Raymond Aron, «Israël est né par la violence, ne dure que par la violence et risque de périr demain par la violence [2] ».


Les révisionnistes, eux, répugnent à la violence. Ils persistent à proposer un débat public.


3 février 1995



[1] L'État d'Israël est déjà un partisan décidé du blocus de l'Irak qui aboutit, pour beaucoup d'enfants irakiens, à la famine et à la mort.


[2] R. Aron, Mémoires, Julliard, 1983, p. 658.