Notes
Tuesday, June 29, 1993
Primo Levi sur Auschwitz
Notes
Un grand faux témoin : Élie Wiesel (suite)
Friday, June 18, 1993
Lettre à Alfred Lilienthal
Cher Monsieur,
Il y a eu une tragédie juive parmi bien d'autres tragédies pendant et après la seconde guerre mondiale. Il n'y a pas eu de «génocide» juif.
Vous n'avez pas d'argument, à mon avis, pour maintenir que :
La guerre entre les révisionnistes et les exterminationnistes est, semble-t-il, vouée à continuer puisque les deux parties refusent de comprendre la position adverse à cause des exagérations respectives de leurs points de vue.
Ou bien les abominables chambres à gaz nazies ont existé, ou bien elles n'ont pas existé. Il n'y a pas de milieu.
Comparer, comme vous le faites, révisionnistes et exterminationnistes revient à comparer, d'une part, des gens qui n'ont aucun pouvoir, et, d'autre part, des gens qui ont tout le pouvoir.
Je suis, dans mon pays, traité en Palestinien. Mes livres et articles sont les pierres de mon Intifada.
La communauté juive mondiale en tant que telle a une terrible responsabilité dans un énorme mensonge historique : dans la naissance de ce dernier, dans son développement et dans son maintien (un maintien par la force, la violence, des lois spéciales, la terreur, le chantage, les insultes, les procès). Le devoir, à mon avis, de tout juif, en tant qu'individu devrait être de dénoncer clairement ce comportement colonialiste et impérialiste, de regarder bien en face les problèmes historiques en cause (au lieu de les esquiver en disant que ces problèmes ne sont pas importants, et autres bla-bla) et de dire :
En tant que juif, j'ai honte d'apprendre jour après jour ce que “les juifs” (= les organisations juives) font contre les révisionnistes au Canada, en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Autriche, en Suède, en Italie, en Australie, etc. Cela doit cesser.
Ce 22 mai, Ahmed Rami et moi avons été attaqués à Stockholm par des groupes de juifs qui, pour la plupart, venaient de France.
Le 30 mai, un juif m'a attaqué à un congrès d'athées.
Le 8 juin, René Bousquet a été tué par un dément qui répétait ce que les juifs ont répété jour et nuit contre Bousquet : « Crucifiez-le ! Crucifiez-le ! »
Le même jour, on a jeté en prison un journaliste révisionniste, Alain Guionnet, directeur de Revision.
Et maintenant, écoutez-moi, M. Lilienthal : les médias français refusent de publier la nouvelle «parce que ce serait faire de la publicité aux révisionnistes» (une journaliste du Monde, le 17 juin).
Depuis 1978 (depuis le commencement de cette « guerre »), avons-nous touché un seul cheveu d'un seul juif ?
18 juin 1993
[Traduit de l'anglais. Le professeur Faurisson a fait savoir qu'il avait reçu de M. Lilienthal une aimable réponse accompagnée d'excuses. Le Dr Lilienthal est un juif antisioniste. Il est l'auteur de The Zionist Connection. Il vit à Washington. – NdÉ]
Monday, June 7, 1993
Autriche : journalistes et Stapo collaborent à la recherche et à la saisie des écrits révisionnistes
L’Autrichien Gerd Honsik a publié divers ouvrages où il conteste, en particulier, l’existence de chambres à gaz homicides dans les camps de concentration allemands et où il démasque Simon Wiesenthal. En mai 1992, au terme d’un procès qui s’est déroulé dans des conditions proches de celles d’un procès de sorcellerie, il s’est vu condamner à une peine de dix-huit mois et dix jours de prison. Il s’est exilé à l’étranger. Il continue d’écrire et de publier le périodique Halt.
News est un magazine d’informations paraissant à Vienne. Dans sa livraison du 7 juin 1993 (p. 14-16), sous la signature d’Andreas Kuba et d’Atha Athaniasadis, vient de paraître un article où se trouve rapporté, sur un ton d’intense satisfaction, un exemple de collaboration entre les journalistes et la police d’État ou Staatspolizei, dite « Stapo », dans la recherche et la saisie des écrits de Gerd Honsik.
Agissant sur renseignement, les deux journalistes de News se rendent dans un atelier de reliure. Ils y découvrent des exemplaires du dernier livre de Gerd Honsik sur Simon Wiesenthal. Ils en font des photos et se précipitent au siège de la Stapo.
Nous en informons la police d’État. Nous lui communiquons tout de suite l’adresse de l’atelier de reliure «Papyrus», rue des Favorites, ainsi que de l’imprimerie Kübarth [...]. La Stapo ne perd pas une minute [...]. En moins d’une heure, elle obtient les mandats de perquisition. Commence alors l’opération à grande échelle [Grosseinsatz]. Deux groupes de quinze policiers en tout font irruption en même temps dans l’imprimerie et dans l’atelier de reliure.
La Stapo fait main basse sur trois mille exemplaires du livre consacré à Simon Wiesenthal ainsi que sur le film du livre et – «ce qui est tout à fait sensationnel» – sur le film de Halt, dont on ne connaissait pas jusqu’ici le lieu d’émission.
A en croire les deux journalistes, la police aurait déclaré devoir à News «une fière chandelle».
7 juin 1993
Tuesday, June 1, 1993
L'Union des athées et Robert Faurisson
Le 30 mai 1993, à Paris, lors de son congrès annuel qui s’est tenu dans une salle de la Mutualité, l’Union des athées a, pour la quatrième fois depuis 1987, envisagé l’exclusion du professeur Faurisson. Pour la quatrième fois, cette exclusion a finalement été refusée.
Le professeur, à qui, de 1988 à 1992, toute possibilité de défense avait été déniée par M. Albert Beaughon, président de l’Union, s’est vu accorder, le 30 mai 1993 au matin, dix minutes afin de répondre à la motion d’un «Collectif Union des athées pour l’éviction de Robert Faurisson». Au cours d’un exposé en six points, il a déclaré en substance :
1. J’appartiens depuis 1987 à l’Union des athées ; j’y suis, j’y reste et j’y resterai quoi qu’il advienne, même en dépit d’une éventuelle mesure officielle d’exclusion.
2. L’article 10 des statuts de notre Union stipule expressément qu’«aucun membre ne peut être exclu» ; je ne comprends donc pas que M. A. Beaughon ait ouvert les colonnes de La Tribune des athées à un collectif qui s’est abusivement dénommé «Collectif Union des athées pour l’éviction (de tel ou tel)» ; il y a là une contradiction dans les termes et une infraction aux statuts de notre Union.
3. Déjà à trois reprises (en 1987, 1991 et 1992), on a procédé à un vote en vue de mon exclusion ; ces tentatives ont échoué ; la présente tentative – la quatrième du genre – pourrait faire croire que notre Union pratique la démocratie au marteau ; je suis en faveur d’une démocratie respectueuse des règles qu’elle s’est données.
4. Le motif qu’on invoque cette fois-ci est que je coûterais de l’argent à notre Union ; mon adhésion en 1987 aurait provoqué de nombreuses démissions qui auraient, elles-mêmes, entraîné une forte baisse des cotisations. Ma réponse est que notre Union est une association à but non lucratif et que les cotisations n’y sont que facultatives et volontaires ; cet argument financier ne peut donc, à lui seul, justifier mon exclusion.
5. Le motif réel de ceux qui demandent mon exclusion tient à mes recherches et à mes opinions révisionnistes ; j’ai écrit que je ne croyais pas plus aux magiques chambres à gaz hitlériennes que je ne crois aux pals, aux grils et aux fours des procès de sorcellerie. Mais que savent mes adversaires au sujet des arguments du révisionnisme historique ? A peu près rien. Je constate que ce qu’ils en savent se résume à ce qu’en disent les grands médias, lesquelssont uniformément hostiles au révisionnisme. Pour juger, il faut avoir entendu le pour et le contre. On n’a entendu que le contre. On ne peut donc pas formuler de véritable jugement en la matière.
6. Bien que je n’aie pas à m’en expliquer, je suis prêt à fournir des éclaircissements sur les mobiles probables et les motifs certains de mon comportement de révisionniste.
Je ne suis intéressé ni par l’argent, ni par les honneurs, ni par la publicité personnelle ; aucun motif religieux ou politique n’inspire ou ne dicte mes recherches et mes opinions révisionnistes ; je suis athée et apolitique. Expliquer mon révisionnisme par une hostilité à la Synagogue n’a pas plus de sens, pour prendre un exemple célèbre, qu’expliquer le révisionnisme de Galilée par une hostilité à l’Église, encore que, dans un cas comme dans l’autre, la répression antirévisionniste ait été ou soit d’inspiration essentiellement religieuse et politique.
Les mobiles ou les motifs qui peuvent expliquer ma conduite sont un trait de caractère, un goût, une expérience et une conviction (ou une illusion).
Ce trait de caractère est une curiosité pour les mystères (les intellectuels aiment à qualifier cette curiosité d’«intellectuelle» : c’est un adjectif de trop) ; ma curiosité (comme celle de Sherlock Holmes ?) s’aiguise dès lors qu’on lui interdit de s’exercer librement.
Le goût en question est celui de la recherche : de la recherche pour trouver ; et ce que je trouve, je veux le rendre public.
L’expérience dont je veux parler est celle qui m’a conduit à me méfier des hommes politiques, des juges, des gendarmes, des policiers, des gardiens de prison, des professeurs et des journalistes quand ils paraissent unanimes à défendre une opinion qui m’est répétée chaque matin, chaque soir, chaque nuit, jour après jour, pendant des années ; j’ai tendance à croire que ce qu’on protège ainsi ne peut être qu’un mensonge.
La conviction – tout à fait immodeste – ou l’illusion, peut-être, qui m’anime est que je passerai à l’histoire et que, dans mon sillage, beaucoup de personnes (en particulier des historiens, des professeurs, des juges et des hommes politiques) ne passeront à l’histoire que pour autant que je les aurai nommés et comme je les aurai nommés. Je n’attends rien du jugement de mes contemporains car celui qui apporte ou illustre une idée neuve ne peut que surprendre et froisser les hommes de son temps. Je n’attends guère du jugement de mes enfants car le conflit des générations tend à obscurcir ce jugement. Mais je compte sur mes petits-enfants. Quand ils parleront de moi au passé, j’espère qu’ils reconnaîtront que j’ai eu raison et que j’ai fait montre de courage : « Il a dit une petite chose exacte ; il s’est battu comme la chèvre de Monsieur Seguin». Je n’aspire pas à d’autre oraison funèbre.
En conclusion, R. Faurisson a remercié les athées qui ont eu le courage de prendre sa défense. Il a préconisé le respect de l’Union des athées, c’est-à-dire «l’union» (autour de la Charte et des statuts) et non pas la désunion; une union de tous ceux qui, sans exclusive politique et sans distinction idéologique, se définissent par le simple mot d’«athées». Il a souhaité que personne ne songe à démissionner ; il a suggéré que chacun puisse, comme lui, déclarer : «J’y suis ; j’y reste ; j’y resterai quoi qu’il advienne.»
Notons qu’un incident s’est produit lors de ce congrès : un dénommé Pierre Courson, ancien interné à Buchenwald, s’est approché du professeur pour lui demander son nom, puis l’a violemment frappé à l’aide de sa canne-épée. Immédiatement, deux amis qui accompagnaient M. Faurisson ont ceinturé le perturbateur qui, aussitôt, a choisi de quitter les lieux. Le lendemain, nous pouvions lire dans la presse :
Selon M. Pierre Courson [...] : « M. Faurisson a tenu des propos abominables et distribué des tracts niant l’existence des chambres à gaz. Je lui ai donné trois coups de canne, et ses gardes du corps m’ont plaqué au sol. Ensuite, M. Faurisson est parti [...] » [1].
Qui sont les véritables menteurs ?
[1] Le Quotidien de Paris, 1er juin 1993.