Monday, March 22, 1993

Lettre de Robert Faurisson à Jürgen Graf, pour servir d’introduction à "Der Holocaust-Schwindel"


Je n’ai pas encore lu votre livre et ne puis donc en rédiger la préface comme je me proposais de le faire le moment venu. Vous le savez, ni vous, ni moi nous ne sommes responsables de cet état de fait. Les seuls responsables sont ici le terrorisme intellectuel et la censure qui, dans nos deux pays – pour vous la Suisse et pour moi la France – s’exercent contre les publications révisionnistes. En France, la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990, votée par les socialistes et les communistes, interdit l’expression du révisionnisme historique sous peine de prison, d’amende, de suspension des droits civiques et, dans bien des cas, cette dernière peine équivaut à l’interdiction professionnelle. Cette loi a déjà trouvé son application dans près de trente procédures engagées contre des révisionnistes qui sont des universitaires, des chercheurs, des ingénieurs, des techniciens, des étudiants. D’un moment à l’autre, une loi du même genre va sans doute faire son apparition en Suisse ; elle prohibera la publication et la diffusion de votre ouvrage. C’est l’imminence de ce danger qui vous contraint à une publication d’urgence avant que ne tombe le couperet d’une loi liberticide. Vous avez dû précipiter les travaux d’impression et vous n’avez donc pu me soumettre en temps voulu les épreuves de votre ouvrage.


Vous êtes encore jeune, enthousiaste et vous frémissez d’indignation devant le formidable mensonge historique que constitue le prétendu «Holocauste» des juifs. Cette jeunesse, cet enthousiasme et cette capacité d’indignation marqueront votre livre, je le suppose, de qualités et de défauts particuliers. J’envie vos qualités. Quant à vos défauts, laissez-moi vous dire que j’aurais voulu vous en corriger avec la sévérité que vous me connaissez et j’aurais aussi souhaité redresser certaines de vos inévitables erreurs. Le sort en décide autrement. C’est ainsi que votre livre que, pour ma part, j’aurais souhaité de caractère aussi froidement historique que possible, du moins pour sa partie essentielle, deviendra de bout en bout une sorte de témoignage : le témoignage d’un homme un peu trop sincère dans ses élans qui, découvrant une vérité inattendue, veut au plus vite en avertir ses contemporains.


Il m’est venu sous la plume une expression qui peut laisser croire que je n’ai pas la froideur de l’historien. Je viens, en effet, d’évoquer le «formidable mensonge historique que constitue le prétendu “Holocauste” des juifs». Qu’on me lise avec attention ! Je ne parle pas ici d’un mensonge pur et simple et je ne traite pas de menteurs ceux qui affirment croire en cet « Holocauste». Je parle de « mensonge historique », c’est-à-dire d’une légende ou d’un mythe qui a trouvé sa place dans l’histoire au même titre que cent autres légendes ou mythes auxquels on adhère avec d’autant plus de sincérité qu’apparemment presque tout le monde paraît y croire. Les médias audiovisuels qui contribuent, pour beaucoup d’entre nous, à forger nos opinions en bien des matières, nous répètent à satiété que, durant la seconde guerre mondiale, les Allemands ont suivi à l’égard des juifs une politique qui peut se définir en ces termes : selon un ordre, et conformément à un plan criminels, les Allemands auraient procédé à une tentative d’extermination physique des juifs notamment par l’emploi d’une arme nouvelle: des abattoirs chimiques qu’on appelle chambres à gaz homicides ; le total des morts juives dues à ces chambres à gaz, mais aussi aux fusillades, à la famine, aux épidémies se serait élevé au nombre de six millions, ce qui représenterait à peu près le chiffre de la population suisse tout entière. Tout cela est faux. Ces inventions sont à mettre au compte d’une certaine propagande de guerre et de haine. Elles auraient dû prendre fin avec la guerre ; le paradoxe est qu’au lieu de disparaître, on en aggrave la répétition.


Ce qui, en revanche, est exact, c’est que les Allemands ont suivi une politique antijuive. Ils ont cherché une «solution finale territoriale de la question juive» (territoriale Endlösung der Jüdischen Frage) par l’émigration des juifs, si possible, et par l’évacuation, l’expulsion ou la déportation des juifs, si nécessaire. Pendant la guerre, ils ont mis un grand nombre de juifs européens dans des camps de concentration, de travail ou de transit. Ils envisageaient la création, après la guerre, et avec la remise en liberté des juifs (bei Freilassung), d’un foyer national juif (jüdischer Nationalstaat) à Madagascar ou ailleurs mais, à cause des intérêts de la nation arabe, certainement pas en Palestine.


Beaucoup de ces camps ont été ravagés par d’abominables épidémies et tout le monde aujourd’hui connaît les photographies de typhiques, morts ou moribonds, trouvés à la fin de la guerre dans les camps surpeuplés d’une Allemagne d’apocalypse. Le véritable nombre des victimes juives n’est pas connu parce qu’il n’a pas encore été recherché de manière scientifique avec tous les moyens dont on dispose maintenant grâce à l’ordinateur. Trop de personnes ou de groupes préfèrent s’en tenir à un chiffre comme celui de six millions que même des historiens juifs ne considèrent plus que comme «symbolique». De ce point de vue, un organisme porte une responsabilité particulière dans la dissimulation de la vérité: l’Internationaler Suchdienst d’Arolsen-Waldeck. Cet organisme, qui a son siège en Allemagne, dépend du Comité internationale de la Croix-Rouge, sis à Genève. Jusqu’en 1978, il possédait une section historique (Historische Abteilung) ouverte aux chercheurs. Dès qu’il est apparu que, grâce aux innombrables documents consultables à Arolsen, le mythe des chambres à gaz, de l’extermination des juifs et des six millions devenait insoutenable, l’Internationaler Suchdienst, cédant à la pression internationale, a clos sa section historique, supprime certaines de ses publications et déclaré qu’il se mettait désormais au service exclusif des «victimes du national-socialisme». C’est, en effet, par cet organisme que doivent passer les millions de «survivants» ou d’ayant-droits qui, jusqu’en l’an 2030, ont perçu ou percevront des indemnités financières versées par le contribuable allemand. J’appelle souvent « Arolsen» l’une des quatre capitales, en Allemagne, du «mensonge historique». Les trois autres capitales sont Ludwigsburg avec sa Zentrale Stelle des Landesjustizverwaltungen zur Verfolgung von NS Tätern, Munich avec son Institut für Zeitgeschichte et Bonn avec son gouvernement tout entier et, en particulier, son ministère de la Justice.


Il y a lieu de penser que, parmi les quarante à cinquante millions de morts de la seconde guerre mondiale, les juifs ont eu environ un million de morts. Pour Auschwitz même, le chiffre «symbolique» de toutes les victimes juives et non-juives avait été fixé par le tribunal militaire international de Nuremberg à quatre millions (document URSS-008 ayant valeur de preuve d’office grâce à l’article 21 du statut de ce tribunal). Jusqu’en avril 1990, d’innombrables visiteurs ont pu voir ce chiffre inscrit en caractères de bronze et en dix-neuf langues différentes sur les stèles d’un monument devant lequel venaient s’incliner tous les grands de ce monde. En avril 1990, ces inscriptions ont été enlevées par les autorités mêmes du musée d’Auschwitz. De longues tractations ont suivi pour savoir quel nouveau chiffre on substituerait à l’ancien. Aujourd’hui, en mars 1993, il semble qu’on s’achemine vers le chiffre d’un million et demi. Mais le jour viendra où il faudra sans doute admettre que le vrai chiffre des morts d’Auschwitz a été d’environ cent cinquante mille. Aucun être humain n’a été gazé à Auschwitz ni par le moyen du Zyklon B ni autrement et, si les Allemands avaient disposé de plus de Zyklon B, il serait mort moins de détenus, car ce produit servait à la désinsectisation (Entseuchung und Entwesung). Pour reprendre une formule connue, «à Auschwitz, on n’a gazé que des poux». (Il n’y a nul scandale pour des nonnes à occuper aujourd’hui le bâtiment du théâtre d’Auschwitz dans une partie duquel les Allemands entreposaient les boîtes de Zyklon B ; ces femmes ne résident pas dans un lieu où se dissimulait l’arme d’un crime abominable mais dans un, bâtiment où, sous l’emblème de la Croix-Rouge, on entreposait du matériel sanitaire).


Les chiffres des morts ont leur importance. La manière dont les victimes sont mortes importe aussi. Enfin, les faits matériels sont à établir avec scrupule avant tout commentaire ou jugement. Avant d’accuser les Allemands d’avoir utilisé des chambres à gaz homicides, il aurait fallu établir l’existence de cette arme du crime. Nul tribunal, nul historien ne s’en est soucié.


Si nous affirmons, au terme de nos recherches, que ces chambres à gaz n’ont pas existé et sont même, dans l’état actuel de la science, proprementinconcevables, c’est pour toute une série de raisons qui sont d’ordre physique, d’ordre chimique, d’ordre topographique (par exemple vu la topographie d’Auschwitz, de Treblinka, etc.), d’ordre architectural (par exemple, vu l’architecture des crématoires censés avoir contenu, près des fours, de telles chambres à gaz homicides), d’ordre documentaire et d’ordre historique. Il faut croire que l’argumentation révisionniste est solide. En 1981, un professeur d’histoire de l’université de Princeton se distinguait par la dureté de ses attaques contre Noam Chomsky qui avait défendu mon droit au doute et à la recherche. Noam Chomsky était juif. Ce professeur l’était aussi. Il s’appelait Arno J. Mayer. En 1988, soit sept ans après ces attaques, il consacrait au sort des juifs européens durant la seconde guerre mondiale un ouvrage dont le titre était The “Final Solution” in History. J’en extrais deux courts passages qui devraient donner à réfléchir aux censeurs du révisionnisme :


– Sur les chambres à gaz :


Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable [1].


On nous avait toujours dit que ces sources étaient innombrables et totalement sûres.


Sur les morts dans les camps :


Besides, from 1942 to 1945, certainly at Auschwitz, but probably overall, more Jews were killed by so-called “natural causes” than by “unnatural ones” [2].


Or, on nous avait toujours dit le contraire.


Voilà deux déclarations qui tomberont sous le coup de la nouvelle loi suisse. Tandis que les universitaires américains auront, comme Arno J. Mayer, le droit de poursuive leurs travaux de recherches et d’en publier le résultat, les universitaires suisses, eux, bénéficieront du droit à la paresse : il leur suffira de consulter la bible du tribunal de Nuremberg. S’ils ne sont pas d’accord avec le contenu de cette bible, il leur restera le droit de se taire.


Il n’a pas existé d’«Holocauste» des juifs mais il y a eu une tragédie juive qui s’inscrit dans un conflit mondial riche en bien d’autres tragédies, notamment, en Europe, la tragédie allemande et la tragédie russe et, en Extrême-Orient, la tragédie japonaise et, peut-être la pire de toutes, la tragédie chinoise. Toutes sont dignes de notre compassion, une compassion qui doit aller aux vraies souffrances de toutes les victimes de la seconde guerre mondiale. Quant au terme d’« holocauste», sans l’ornement d’une majuscule ostentatoire, il ne me semble s’appliquer vraiment qu’à l’holocauste des cités allemandes et japonaises où les populations civiles ont été systématiquement brûlées dans le déluge du phosphore ou du feu nucléaire déversé par les aviateurs britanniques ou américains.


Il y a quelque candeur à s’indigner d’un mensonge historique. L’histoire est pleine de ces inventions qui lui sont aussi inhérentes que les fabrications de la propagande de guerre sont inhérentes à la guerre. En revanche, l’exploitation d’un tel mensonge, accompagnée de la persécution de ceux qui dénoncent cette exploitation, est autrement grave. Des juifs eux-mêmes critiquent l’exploitation de l’«Holocauste» (ou «Shoah») à des fins de propagande politique ainsi qu’en vue de substantiels bénéfices financiers. Dès les années soixante-dix, ils aimaient à dire : « There’s no business like Shoah- business. [3] » En face de ces juifs-là, qui ont le mérite de la clairvoyance, on remarque malheureusement une prolifération d’associations juives qui, sans vergogne, se livrent au commerce des vraies et des fausses souffrances subies, il y a un demi-siècle, par les juifs européens. Les responsables de ces associations en font trop. Pour reprendre l’heureuse expression d’un révisionniste suisse [G. A. Amaudruz] épris de justesse dans le choix des mots, ces juifs à la Simon Wiesenthal ne sont que des maximalistes.


Leur réussite dans le matraquage des esprits est exceptionnel (et l’on voudra bien noter que je ne parle pas de «complot»). Je voudrais donner ici un exemple du degré d’aveuglement ou de sidération auquel ils ont, avec l’aide des médias, conduit des milliards d’hommes depuis 1945. Prenons à nouveau la magique chambre à gaz, celle qui défie les lois de la physique et de la chimie. En bonne logique, ce siècle, qui se croit matérialiste et qui se décrit comme le siècle de l’image, devrait faire montre d’un extrême scepticisme sur le sujet puisque personne, en réalité, n’a vu de chambre à gaz nazie et puisque personne ne sait comment cette chambre était faite ni comment elle fonctionnait. Or presque tous les hommes en sont venus à croire le contraire; ils s’imaginent qu’ils savent comment fonctionnait cette arme terrifiante ; ils croient pouvoir la décrire; ils s’imaginent, pour certains, en avoir visité et ils sont persuadés de l’avoir vue à la télévision à maintes reprises, dans des films documentaires. La réalité est toute différente. Les locaux qu’à Auschwitz ou ailleurs on leur a présenté comme des chambres à gaz nazies (soit en l’état d’origine, soit à l’état de «reconstruction», soit à l’état de ruines) ne sont que des pièces inoffensives abusivement dénommées chambres à gaz. Il s’agit, en fait, soit de douches, soit de chambres froides de morgues (Leichenhalle ou Leichenkeller), soit d’abri anti-aérien où, pour d’évidentes raisons physico-chimiques, tout gazage d’êtres humains au Zyklon B aurait été impraticable ou aurait tourné à la catastrophe générale. Il n’y a pas de vraies photographies de chambres à gaz nazies.


Je voudrais brièvement rappeler ici comment le littéraire que je suis en est venu à découvrir les impossibilités physico-chimiques de la chambre à gaz nazie. Aujourd’hui, tous les révisionnistes connaissent notre argumentation physico-chimique mais je rappelle que, dans les années soixante-dix, à peu près personne n’en avait l’idée. Moi-même, de 1960 à 1976, j’avais accumulé, grâce à la lecture de Paul Rassinier et d’autres révisionnistes comme Arthur R. Butz, un grand nombre d’arguments d’ordre documentaire ou historique qui prouvaient que les chambres à gaz n’avaient pas pu exister. En 1975 et 1976, j’avais visité Auschwitz et j’y avais relevé beaucoup d’impossibilités physiques et de supercheries. J’avais été le premier au monde à découvrir les plans des crématoires d’Auschwitz censés avoir contenu des chambres à gaz homicides. Mais tout cela n’était pas décisif.


J’ai la manie de m’interroger sur le sens des mots. Un beau jour, je me rendis compte que, depuis de longues années, je m’intéressais au problème des chambres à gaz sans même m’être posé la question préalable: «Mais, au fait, qu’est-ce qu’une chambre à gaz ? » C’est alors que je pris conscience de ce que, comme la plupart des gens, je m’imaginais qu’une chambre à gaz pouvait être n’importe quelle pièce avec du gaz dans cette pièce. C’était une erreur. Je confondais la gazage d’exécution avec le gazage suicidaire ou le gazage accidentel. Dans le gazage d’exécution, on cherche à tuer avec du gaz mais on veut soi-même échapper aux effets de ce gaz : on ne veut ni être tué ni même être intoxiqué. Là est le hic. Là est le point qui change tout. De toutes les armes, le gaz est la moins maniable. Et que dire du Zyklon B ou de l’acide cyanhydrique qui est si dangereux ? J’étudiais donc le Zyklon B. Je découvrais qu’il s’agissait d’un produit inventé en 1922 et encore en usage, à l’heure où je l’étudiais, pour la désinfection et la désinsectisation. Je me lançais à corps perdu dans la lecture d’ouvrages ou d’articles techniques. Plus j’avançais dans mes investigations, plus il m’apparaissait difficile d’exécuter un être humain et, à plus forte raison, une foule d’être humains avec du Zyklon B. Il aurait fallu à ces chambres à gaz nazies une extraordinaire étanchéité, des moyens spécifiques d’apport et de répartition du gaz, un fantastique système d’évacuation du gaz après l’exécution, un procédé de neutralisation du gaz éjecté et, surtout, il aurait fallu je ne sais quelle machinerie pour rendre inoffensif le gaz qui, imprégnant profondément les cadavres, aurait rendu périlleuses toute approche et toute manipulation de ces cadavres. Le Zyklon B adhère longtemps aux surfaces. Il est long et difficile à ventiler et à évacuer. Il adhère au corps humain et il le pénètre à tel point qu’un homme qui vient d’être tué par une dose massive d’acide cyanhydrique ne peut plus être touché à mains nues. L’empoisonnement dans ce cas se fait par simple contact de la peau. Lisant les prétendus « mémoires» de Rudolf Höss, j’y découvrais d’abord que «la» chambre à gaz d’Auschwitz n’était pour ainsi dire pas décrite. Puis à ma stupéfaction, je me rendis compte, par le rapprochement de deux passages distincts de ces «mémoires» que, s’il fallait en croire Rudolf Höss, l’équipe de juifs du Sonderkommando chargée de sortir les cadavres après l’opération de gazage était censée faire ce travail gigantesque à mains nues et sans masque à gaz, dès l’ouverture des portes, cette ouverture se faisant aussitôt (sofort) la mort des victimes. Il s’agissait là d’une impossibilité radicale. Là, comme en d’autres points de ses «mémoires» rédigés en prison, R. Höss avait écrit sous la dictée de ses geôliers communistes.


Comment se fait-il, me demandai-je en 1977, qu’une nation comme la nation allemande, si fertile en esprits ingénieux et en chimistes de premier plan, n’ait jamais eu, au moins en apparence, d’ingénieurs, de chimistes, d’experts en criminologie, pour relever cette impossibilité radicale ?


Là-dessus, je songeais que les Américains utilisaient, dans certains pénitenciers, des chambres à gaz pour l’exécution de leurs condamnés à mort. Je me mis à étudier ces chambres à gaz où, précisément, on employait de l’acide cyanhydrique. Je visitais la chambre à gaz du pénitencier de Baltimore. Je me procurai la documentation nécessaire sur la procédure d’exécution. J’avais auparavant lancé une véritable enquête auprès de tous les pénitenciers américains disposant de ce système de mise à mort. L’ensemble des réponses reçues, ajouté à mes propres investigations sur place, me confirmait l’étonnant et nécessaire complexité de tout système d’exécution d’un condamné par recours à l’acide cyanhydrique. Je publiais par la suite des photographies qui, par leur simple juxtaposition, témoignaient d’une évidence criante: on se moquait de nous en nous montrant, à Auschwitz ou ailleurs, de pauvres et inoffensifs locaux baptisés, pour la circonstance, «chambres à gaz».


Là encore, j’étais perplexe: «Comment se fait-il, me demandai-je, qu’aux USA où se trouvent ces pénitenciers dotés de chambres à gaz d’exécution, il ne se soit pas manifesté un seul homme, même parmi les révisionnistes, pour dire que, vu le degré de sophistication scientifique indispensable à l’exécution d’un homme avec de l’acide cyanhydrique, les chambres à gaz nazies où l’on aurait exécuté des milliers d’hommes à la foi ne pouvaient relever que de la fantasmagorie ?»


En 1988, grâce à ma correspondance des années soixante-dix avec les pénitenciers américains, E. Zündel devait découvrir un expert en chambres à gaz américaines : Fred Leuchter. J’allais voir ce dernier à Boston. Je me rappellerai toujours le moment où je découvris que cet homme, si vif d’esprit, ne s’était jamais interrogé sur la possibilité d’existence et de fonctionnement des chambres à gaz nazies. Il croyait à l’existence de ces chambres à gaz parce que tout le monde y croyait. Surpris par la documentation que je lui montrais sur le sujet, il allait accepter, vous le savez, de se rendre à Auschwitz et à Majdanek pour une enquête sur place. Aujourd’hui, tous ceux qui s’intéressent à la question de l’«Holocaust» connaissent le fameux rapport Leuchter, qui confirme pleinement la thèse révisionniste. D’autres expertises ont confirmé, ensuite, l’expertise Leuchter. Mais, à mon humble avis, cette frénésie d’expertises ne peut plus rien nous apporter d’essentiel. Je me félicite, bien sûr, de constater que des scientifiques allemands ou autrichiens fournissent enfin leur caution à nos découvertes mais – qu’ils veuillent bien me le pardonner – pourquoi les Allemands et les Autrichiens ne se sont-ils pas éveillés plus tôt ? Pourquoi a-t-il fallu que nous nous battions si longtemps, dans une solitude extrême, sur le terrain scientifique avant que les premiers intéressés songent enfin à nous apporter leur appui ? Et pourquoi les révisionnistes allemands eux-mêmes – qui, tel Wilhelm Stäglich, sont surtout restés sur le plan de l’argumentation historique ou judiciaire – n’ont-ils pas plus tôt trouvé un appui auprès de ceux de leurs compatriotes qui, sur le terrain de la physique et de la chimie, auraient pu leur apporter une aide décisive ?


Le paradoxe des ouvrages où l’on a, jusqu’à ces dernières années, essayé, vaille que vaille, de continuer de défendre la thèse absurde de l’existence des chambres à gaz nazies tient au fait que pas un seul de ces ouvrages ne contient une représentation matérielle de ces étonnantes chambres à gaz. Pas une photographie, pas un dessin technique, pas une maquette ne nous permettent, dans ces ouvrages, de voir et d’examiner l’intégralité d’une seule de ces chambres à gaz et d’en comprendre la technique et le fonctionnement. La dernière tentative des exterminationnistes date de 1989. Cette année-là, Serge et Beate Klarsfeld ont commis l’imprudence de publier en anglais un énorme ouvrage du pharmacien français Jean-Claude Pressac : Auschwitz: Technique and Operation of the Gas Chambers. Le titre est fallacieux. Rien dans ce pensum ne permet de voir à quoi pouvait bien ressemble ces chambres à gaz ainsi que leur technique et leur fonctionnement !


Beaucoup de révisionnistes ne se rendent pas compte que la seule question à poser à son adversaire est : « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie», tout comme on pourrait dire: «Montrez-moi ou dessinez-moi les habits du roi [qui, en réalité, est nu] » ou « Montrez-moi ou dessinez-moi tout objet matériel en la réalité duquel vous voulez que je croie. » Ensuite, mais seulement ensuite, on discuterait de la réalité ou non de cette arme prodigieuse.


Si un homme veut savoir ce qu’est, par exemple, une maison, un moteur, une arme, une centrale nucléaire, un four crématoire, une chambre à gaz pour l’entraînement des recrues au port du masque, une chambre à gaz pour la désinfection des habits, une chambre à gaz pour le traitement des fruits, il n’a que l’embarras du choix. Il pourra consulter des ouvrages ordinaires ou techniques, des dictionnaires spécialisés ou non-spécialisés, des encyclopédies. Il y découvrira des photographies, des maquettes, des explications techniques. Mais si le même homme, qui accuse les Allemands d’avoir créé et utilisé l’une des armes les plus abominables qu’avait conçues le génie humain, veut simplement savoir, en fin de compte à quoi cette arme pouvait bien ressembler, il ne trouvera... rien. Rien, sinon peut-être d’indigentes photographies ou esquisses accompagnées d’une légende purement affirmative telle que : « Chambre à gaz». Le mutisme, sur ce point, des ouvrages historiques, scientifiques ou techniques et le silence des dictionnaires et des encyclopédies sont éloquents. Le grand public ne se rend pas compte qu’on l’abuse. Il ne voit pas qu’il n’a, en fait, jamais vu de chambre à gaz nazie. Les juges qui condamnent les révisionnistes nous infligent peines de prison, amendes et sanctions diverses parce que nous refusons de croire en une chose matérielle qu’ils sont eux-mêmes incapables de nous montrer ou de nous décrire.


Ce phénomène général d’ignorance, d’aveuglement, de crédulité se rencontre aussi dans la foi qu’on accorde trop souvent aux «innombrables témoignages des survivants des camps». Là encore, il suffirait d’un instant de réflexion pour ouvrir les yeux sur la réalité. Le fait même qu’il existe d’«innombrables survivants» va à l’encontre de la thèse selon laquelle les Allemands auraient, pendant des années, mis des juifs dans des camps pour les y exterminer. Il est vrai que chacun de ces «survivants» se présente comme un «miraculé» et même, puisque beaucoup d’entre eux sont allés de «camps d’extermination» en «camps d’extermination», comme un «miraculé» à la puissance n. Mais enfin, si mois après mois, nous apprenions par les livres, par les journaux et par la télévision qu’à Lourdes il vient de se produire un miracle de plus, les lecteurs ou les spectateurs deviendraient – et c’est normal – de plus en plus sceptiques. Des miracles à répétition ne sont plus des miracles mais soit de faux miracles, soit des manifestations d’une loi naturelle et normale. L’étrange, quand il s’agit des «miraculés» juifs des prétendus «camps d’extermination» allemands est que, plus ces miraculés se multiplient, plus on croit au miracle de leur survie. La réalité est que ces camps étaient, comme je l’ai dit, des camps de concentration, de travail ou de transit ; aussi est-il normal qu’un demi-siècle après leur internement dans ces camps on voie encore apparaître aujourd’hui, bel et bien vivants, d’anciens détenus comme Simon Wiesenthal, Simone Veil, Samuel Pisar, Élie Wiesel, Henri Krasucki et tant d’autres juifs qui se parent du titre de «survivants». Loin d’être des témoins de l’«Holocauste», ils sont des preuves vivantes qu’il n’y a pas eu d’«Holocauste». Le titre de «survivant» est d’ailleurs abusif. Les anciens combattants russes et allemands de Stalingrad ne seraient-ils pas des «survivants» ? Et nous tous, civils ou militaires, qui avons survécu à l’abominable boucherie de 1939-1945, ne serions-nous pas, nous aussi, des «survivants» ? Pourquoi faut-il que, par une sorte de réflexe conditionné, nous ne songions qu’aux juifs lorsqu’il est question des «survivants», de même que nous ne pensons qu’aux Allemands (et à leurs alliés de la dernière guerre) quand on nous parle de «criminels de guerre» ?


Il n’existe rigoureusement aucun témoin qui puisse attester de l’existence et du fonctionnement des chambres à gaz nazies. Après la guerre, il s’est trouvé quelques imposteurs qui se sont présentés en témoins et on a publié des ouvrages censément écrits par des «témoins des chambres à gaz». Ces imposteurs avaient beau jeu de multiplier leurs témoignages à la barre des tribunaux puisqu’aucun juge, aucun procureur, aucun avocat de la défense n’osait faire subir à ces gens l’épreuve, pourtant normale, du contre-interrogatoire sur la matérialité du fait rapporté. Il a fallu attendre 1985 pour que, pour la première fois au monde, un témoin de ce genre soit contre-interrogé. Cela se produisit à Toronto (Canada) au premier « procès Zündel». Le témoin était le meilleur des témoins possibles, le Dr Rudolf Vrba, qui était à l’origine de ce qu’ont appelle soit les «Protocoles d’Auschwitz», soit le «War Refugee Board Report» (publié à Washington en novembre 1944). L’avocat d’Ernst Zündel s’appelait Douglas Christie. J’étais le conseiller de ce dernier et, à mesure que se développait le long contre-interrogatoire du Dr. Vrba, je fournissais à D. Christie les questions à poser. L’épreuve fut crucifiante pour l’imposteur qui, acculé dans ses derniers retranchements, finit par admettre que, dans son prétendu témoignage, partout présenté comme criant de vérité et d’une exactitude maniaque, il avait eu recours à ce qu’il appelait pudiquement la « licence poétique ». A ce même procès on assista à l’effondrement, aussi, du meilleur expert possible de la thèse exterminationniste, le Dr Raul Hilberg, auteur de The Destruction of the European Jews. Là aussi, je conseillais l’avocat Douglas Christie («The battling barrister»).


Lors de mes procès, il m’arrive de rencontrer dans la salle du tribunal des juifs qui se présentent à moi comme des «témoins des chambres à gaz». Le malheur est qu’ils refusent de venir témoigner à la barre. Mon, habitude est de regarder ces témoins dans les yeux et de leur faire la plus simple des demandes : « Décrivez-moi la chambre à gaz et l’opération de gazage que vous prétendez avoir vues.» Ils battent immédiatement en retraite et me disent que, s’ils avaient vu cela, ils ne seraient pas là pour me parler. D’où je déduis que ces gens sont des imposteurs puisque, aussi bien, ils se présentaient à moi ès qualités en «témoins des chambres à gaz ». De la réponse de cces personnes, je déduis également que’il n’y a pas pu exister de témoins des chambres à gaz et que des gens comme Martin Gray et Filip Mükker sont aussi des imposteurs. En 1983, S. Veil a jeté l’éponge; elle a alors déclaré: «Chacun sait que les nazis ont détruit ces chambres à gaz et supprimé systématiquement tous les témoins [4]. » Je ne reviendrai pas ici sur cette pirouette et je demanderai simplement qu’on enregistre bien l’aveu de Simone Veil : il n’y a pas de témoins des prétendus gazages homicides d’Auschwitz ou d’autres camps.


Un seul énorme mensonge historique a ainsi entraîné une multitude de moindres mensonges, de calomnies, d’accusations diffamatoires qui, par leur abondance et leur répétition, ont créé une mise en condition des esprits. Ce mensonge historique et cette humiliante mise en condition ont-ils quelque chance d’une longue survie ? Malheureusement, je le crains. Mais il s’agit la d’un chapitre sur lequel je ne m’étendrai pas ici. Ce que je sais, c’est que l’«Holocauste» prend un caractère religieux de plus en plus prononcé parce que le débat historique ou scientifique entre révisionnistes et exterminationnistes a définitivement tourné à l’avantage des révisionnistes. Aussi les révisionnistes ont-ils à subir une répression de plus en plus accentuée mais le révisionnisme historique, lui, ne pourra que, l’emporter à la longue.


Il est, comme l’a dit un jour un avocat français, Pierre Pécastaing, «la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle». Cette aventure est dangereuse et exaltante. Aussi attire-t-elle de plus en plus de jeunes esprits, enthousiastes et désintéressés, tels que le vôtre.



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[Texte original français de «Brief an der Verfasser» (22 mars 1993), en guise de préface au livre de Jürgen Graf, Der Holocaust-Schwindel, p. IV-XIV.]


22 mars 1993


Notes


[1] «Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et sujettes à caution. »A. Mayer, The “Final Solution”..., p. 362.


[2] « D’ailleurs, de 1942 à 1945, certainement à Auschwitz mais probablement [aussi] dans l’ensemble [des camps], les causes dites “naturelles” tuèrent plus de juifs que les causes “non-naturelles”. », Id.., p. 365.


[3] « Rien n’est plus rentable que... », jeu de mots à partir de l’expression proverbiale « There’s no business like show-business ». [NdÉ]


[4] France-Soir Magazine, 7 mai 1983, p. 47.

Wednesday, February 24, 1993

L’abjuration de Bernard Notin


De guerre lasse, Bernard Notin vient d’abjurer ses convictions révisionnistes. Il n’est pas le premier révisionniste à choisir l’abjuration et il ne sera probablement pas le dernier.

Enseignant les sciences économiques à l’Université Jean Moulin (Lyon-III), il avait, en août 1987, publié dans la revue Économies et Sociétés un article sur « Le rôle des médias dans la vassalisation nationale : omnipotence ou impuissance ? » Au passage, il avait, en quelques lignes, donné comme exemple de l’indifférence des médias pour la réalité leur « discours » sur les chambres à gaz nazies. Il estimait que les preuves proposées pour démontrer l’existence de ces chambres à gaz évoluaient « au gré des circonstances et des époques » ; pour lui, ces preuves se limitaient à des locaux « peu crédibles », à «l’affirmation des vainqueurs» et à des «on-dit».

A partir de janvier 1990, les organisations juives allaient orchestrer une formidable campagne contre l’enseignant lyonnais. Menée principalement par le Dr Marc Aron, président des institutions et des organisations juives de Lyon, président de la section européenne du Congrès juif mondial, membre éminent de la Loge des B’naï B’rith, cette campagne a eu pour le jeune universitaire de graves conséquences sur les plans médiatique, universitaire et juridique. Pendant trois ans, B. Notin et sa femme ont connu, jusque dans leur vie personnelle et familiale, un véritable enfer [1]. Père de cinq très jeunes enfants, avec pour toutes ressources un salaire unique amputé par des condamnations judiciaires ou administratives, B. Notin, conseillé par son avocat, Me Gilbert Collard, s’est vu contraint à l’abjuration.

Comme on le verra par le communiqué de presse ci-dessous, il proteste contre la persécution et les persécuteurs (qu’il n’ose pas désigner clairement) mais, en même temps, il renie ce qu’il avait écrit, il accuse les révisionnistes de « réécrire l’histoire de travers » et il demande pardon. Pour commencer, il clame sa foi dans le génocide des juifs et dans les chambres à gaz nazies. Galilée avait abjuré devant le Saint-Office de l’Église catholique, apostolique et romaine ; B. Notin, lui, vient d’abjurer devant le Sanhédrin, les grands prêtres de la religion de l’« Holocauste » et la Synagogue.

(P. J.: communiqué de presse de Bernard Notin en date du 3 février 1993.)

24 février 1993

[1] Parmi les formes les plus abjectes prises par cette persécution, citons les faits suivants : en 1990, Mme Notin allait de justesse sauver de la mort leur chien presque achevé à coups de couteau ; six semaines plus tard, elle allait trouver le cadavre de leur chat achevé à coups de couteau. Pratique courante. Encore récemment, aux États-Unis, le responsable d’un journal accusé par le B’nai B’rith d’avoir publié un texte révisionniste a reçu le cadavre d’un animal avec un couteau fiché dans le corps (The Houston Chronicle, 20 février 1993, p. 31A).



3 février 1993

Communiqué de presse de Bernard Notin

On prétend de nouveau, illégalement et par la pression physique, m’interdire d’enseigner et d’exercer le métier pour lequel les contribuables me paient. Pour cette raison, une mise au point brève et définitive s’impose de ma part :

1) Je ne remets pas du tout en cause l’existence du génocide juif et des chambres à gaz. Mon article ne visait nullement à en nier l’évidence mais à encondamnerlamédiatisation(etdoncla banalisation), à critiquer la mise en scène permanente et indécente de l’horreur au moyen de ce qui me semblait être, parfois, des techniques douteuses.

Je ne suis pas historien mais économiste. Mon ambition n’a jamais été de réécrire l’histoire de travers mais d’analyser l’omnipotence des média et leurs interprétations simplistes, dont témoigne d’ailleurs pleinement mon cas personnel.

2) Je ne suis évidemment pas antisémite. Comment pourrais-je l’être puisque je me suis nourri de la lecture des auteurs juifs européens ? Parmi ceux qui ont le plus compté dans ma formation intellectuelle, je citerai, entre autres, Karl Polanyi, Émile Benveniste, Ernst Kantorowicz et Arthur Koestler, vis-à-vis desquels ma reconnaissance est immense.

3) Je m’étonne de ce que, dans un État de Droit, la loi ainsi que les décisions de justice qui m’ont rétabli dans mon droit (et mon devoir) d’enseigner ne soient pas respectées. Je m’étonne que toute latitude soit laissée à certains groupes pour lesquels leur bon vouloir est la seule loi et la violence la seule forme de débat possible. Ce qui augure mal du devenir de notre démocratie où l’état de fait tend à se substituer peu à peu à l’État de Droit.

4) J’ai pris conscience avec consternation que mon article sur les media et surtout l’interprétation abusive qui en a été faite ont pu blesser certains de mes compatriotes. Si j’ai causé, involontairement, la moindre souffrance à qui que ce soit, je lui en demande pardon. Mais qu’on prenne en compte la souffrance qui a été depuis trois ans celle des miens, de mon épouse et de mes cinq enfants. Qu’on songe au désarroi de mon père devant la campagne menée contre moi, lui qui, réfractaire au STO, dut se terrer pour échapper à l'occupant nazi.

Thursday, January 28, 1993

Lettre à Claude Malhuret, député-maire de Vichy


Monsieur,


Vous êtes, dit-on, candidat aux prochaines élections législatives.


J’aimerais savoir si, en cas de succès, vous réclamerez l’abrogation de l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 «sur la liberté de la presse» (sic). Cet article institue et réprime le délit de révisionnisme historique (loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990).


Le 21 juin 1991, M. Jacques Toubon, député RPR, a présenté un amendement réclamant cette abrogation. (JO, Débats parlementaires, 22 juin 1991, p. 3571-3573). Cet amendement a été repoussé par la majorité socialo-communiste. M. J. Toubon avait rappelé l’hostilité de Mme Simone Veil à la loi Fabius-Gayssot. Il avait qualifié cette loi de «stalinienne». Or cette loi est plus que stalinienne. Jamais Staline n’a poussé le cynisme et l’effronterie jusqu’à décréter qu’un tribunal – un tribunal militaire ! – avait découvert et fixé pour l’éternité une «vérité» en matière d’histoire. Mêmes les juges-accusateurs de Nuremberg, pourtant si pleins d’arrogance, n’avaient pu s’imaginer qu’on les tiendrait un jour pour juges infaillibles, pour historiens infaillibles. Cette double infaillibilité allait pourtant être instituée en dogme, rétroactivement, quarante-quatre ans après, par M. Laurent Fabius (socialiste) et par M. Jean-Claude Gayssot (communiste).


Sur le fondement de cette loi crapuleuse, nous venons, mon éditeur et moi-même, d’être condamnés par la cour d’appel de Paris (présidée par dame Françoise Simon) à verser trois cent soixante-quatorze mille francs en raison d’une simple interview. Mieux : deux autres procès sont en cours pour le même délit. Mieux encore : le total des personnes déjà condamnées ou actuellement poursuivies au titre de cette loi s’élève aujourd’hui à... vingt-sept (professeurs, ingénieurs, historiens, étudiants, mécaniciens ou techniciens... ; Ce chiffre peut comprendre plusieurs poursuites contre une seule personne.).


28 janvier 1993


[Malgré un rappel en date du 21 février 1993, cette lettre est restée sans réponse.]

Monday, January 11, 1993

Le révisionnisme historique devant les tribunaux français (9 décembre 1992 – 28 janvier 1993)


La répression judiciaire qui s’exerce en France contre le révisionnisme historique s’est sensiblement aggravée pendant les semaines qui viennent de s’écouler. Après les condamnations, pendant ces derniers mois, de François Brigneau (journaliste), Roland Gaucher (journaliste), Rémy Pontier (ingénieur informaticien), Vincent Reynouard (ingénieur chimiste), on relève pour ces dernières semaines et pour le proche avenir les actions suivantes:

– le 9 décembre 1992, la cour d’appel de Paris a condamné Le Choc du mois et Robert Faurisson (professeur) à trois cent soixante-quatorze mille francs ; – le 16 décembre, le tribunal d’Amiens a condamné Nationalisme et République et Pierre Guillaume (éditeur) à cent trois mille francs ;

– le 7 janvier 1993, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Pierre Ga... (mécanicien automobile) et Fabrice Robert (historien) respectivement à deux mois de prison avec sursis et vingt mille francs d’amende pour le premier et à un mois de prison avec sursis et dix mille francs d‘amende pour le second ; le montant des dommages-intérêts n’est pas encore connu ;

– ce même 7 janvier, la cour d’appel de Paris a jugé Philippe Costa (ingénieur) et Laurent Gentel (étudiant en droit) qui ont été condamnés par le tribunal de Fontainebleau; le procès se poursuivra le 14 janvier ; – le 11 janvier, Rivarol et Robert Faurisson (déjà nommé) sont renvoyés par un juge d’instruction devant le tribunal de Paris ;

– vers le 11 janvier, Les Lettres françaises passeront devant un tribunal pour avoir mentionné l’adresse de la Revue d’histoire révisionniste (revue interdite de publicité par une mesure administrative du ministre de l’Intérieur Pierre Joxe) ;

– le 18 janvier, Revision et Pierre Marais (technicien automobile de l’Armée, à la retraite) passeront devant le tribunal de Paris ; – le 28 janvier, Pierre Guillaume (déjà nommé) et Pierre Marais (déjà nommé) passeront devant le tribunal de Paris ;

– le 3 mars, Le Choc du mois (déjà nommé) et Robert Faurisson (déjà nommé) passeront devant la cour d’appel de Paris pour la même interview qui leur a valu une sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs ;

– à une date encore indéterminée, Le Choc du mois (déjà nommé) et Robert Faurisson (déjà nommé) passeront pour la troisième fois devant le cour d’appel de Paris pour la même interview qui leur a valu une première sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs.

D’autres actions judiciaires sont en gestation.

11 janvier 1993

Saturday, January 9, 1993

Letter to Bradley Smith and David Cole on the "gas chamber" in Auschwitz-I*

Dear friends, 
In the Smith's Report # 12 (Nov.-Dec. 1992), you present as a sensational piece of news the fact that Franciszek Piper, Director of Research at the Auschwitz State Museum, admitted on camera to David Cole that the "gas chamber" of Auschwitz-I was "reconstructed". You add that Robert Faurisson had been denied access to the Museum's archives. Many errors! 
I would be pleased if, in the Smith's Report and everywhere else, you could correct all this. 
It was in 1975 that R. Faurisson succeeded in having a man in charge at the Auschwitz State Museum, Jan Machalek, admit that this so-called "gas chamber" was not "genuine" (in German: echt) but "reconstructed" (in German: rekonstruiert). Consequently, Faurisson asked: "Reconstructed according to the original plan?" and Machalek replied "yes". Therefore, coming back to Auschwitz in 1976, Faurisson asked Tadeusz Iwaszko, Director of the archives, whether Machalek had been right or not in saying that the so-called "gas chamber" was "reconstructed according to an original plan". And Iwaszko replied "Yes". So Faurisson asked to have access to this plan and, generally speaking, to plans and documents related to the Auschwitz and Birkenau crematories. Iwaszko, reluctantly, handed over to Faurisson, who had presented himself as someone teaching in the Sorbonne (which was true), some volumes, mostly in Polish, of the Rudolf Höss judicial inquiry and trial. Those volumes contained tiny photos. Very quickly Faurisson found some 30 interesting photos. Among them were photos of two different plans of the Auschwitz-I crematory today supposed to have contained a homicidal "gas chamber". It was easy to see what that room had in fact been: 
State 1 - From 1940 to 1943, a Leichenhalle (a cold storage room for bodies, with a washroom, etc.); 
State 2 - From June 1944 to January 1945, a Luftschützbunker für SS-Revier mit einem Operationsraum (an air-raid shelter for the SS-hospital with an operating room). 
The Leichenhalle was a dead-end room: there was no door on the S/E side. 
The Luftschützbunker was a room with an opening on the S/E side: a typical anteroom with two doors and, inside, there were typical partition walls in zig-zag as in any air-raid shelter. 
Therefore, if the Poles had "reconstructed" anything, it would have been either state 1 or state 2. In fact, they invented a state 3 (a mixture of state 1 and state 2) and they baptized it Gaskammer (gas chamber). They destroyed the partition walls and they kept the anteroom with the two doors. It was absolutely necessary for the lie's sake to make tourists believe that the "victims" entered the "gas chamber" by this anteroom – recently, D. Cole has told me that the people who run the Auschwitz Museum have changed the story but this is of no importance here – instead of from the room with the ovens. There lies the fraud: the Poles have destroyed the partition walls of state 1 and kept the anteroom of state 2! It must be clear that the Auschwitz Museum's ordinary guides are of course lying when they tell the tourists that the room is a genuine "gas chamber" or when, more prudently, they simply lead them to believe that. But those in charge at the Museum have also been lying, since 1975 and not 1992, in claiming that this room is a "reconstructed gas chamber". 
Be careful: when you say to your readers that F. Piper has admitted that the "gas chamber" is "reconstructed", you in a way corroborate the story of the "gas chamber"! Your readers may think: "OK, the gas chamber is no longer in its original form but, anyway, here we had, at the time of the Germans, a real gas chamber." I know that the title of your article contains the word "fraud". It reads: "Director of Research at Auschwitz State Museum Admits on Camera that Auschwitz 'Gas Chamber' is a Fraud!" But this is misleading since F. Piper only said "reconstructed" (implying "honestly reconstructed", which is the contrary of a "fraud"). 
Secondly, you don't bring forth any evidence of a "fraud", which is a pity since I had shown the evidence of this fraud in 1979. 
Let me remind you of what I have been repeating for thirteen years in my books, articles, audio and video cassettes, conferences and even in court. In 1979, I published the story in the Italian monthly Storia Illustrata (August 1979 issue) where one could for the first time find photos of the two plans of Krema I (p. 28) and of the plan of Krema II in Birkenau (p. 33). I showed all this at our first IHR convention in September 1979 in Los Angeles and then at a conference in New York. I recounted the details of the Machalek story when I testified in court at the first Zündel trial in 1985. I told there how I had managed to make Machalek confess what he actually confessed. And remember the models of Krema I and Krema II at Zündel's house for the second Zündel trial in 1988! They were built according to the plans I had managed to find, order and buy at the Auschwitz Museum: quite an adventure, believe me. 
Of course, at that time, I could not get Machalek or Iwaszko on camera but I did not need a camera since I had the best possible proof of the fraud (and not an "admission" – a quite false one – of a "reconstruction"). And since 1979, the Auschwitz Museum has never published a denial of what they know I have been saying all over the world. This is another kind of proof. 
I hope you will understand my position. I feel disappointed to see that what I have discovered and so often made public is sometimes not perceived even by revisionists. As for very recent revisionists, they, of course, as we say in French, have a tendency to break down open doors. I perhaps made the same kind of mistake with A. Butz and D. Felderer. I wish you a Happy New Year.
January 9, 1993


* Text slightly amended by GN 

Tuesday, January 5, 1993

Analyse du témoignage écrit de Michel Gelber


Michel Gelber, né le 17 octobre 1906 à Rawa-Ruska (Galicie, autrichienne) et déporté le 16 juillet 1942 à Auschwitz, prétend avoir participé à un gazage homicide sur des juifs «vers le 20 septembre 1942». Ce n’est qu’un faux témoin pour les raisons suivantes :

1. Selon la vulgate exterminationniste, à Auschwitz et à Birkenau les Allemands auraient utilisé un insecticide, le Zyklon B (inventé en 1922 et encore en usage aujourd’hui) pour exécuter leurs victimes.

Le Zyklon B est essentiellement de l’acide cyanhydrique ou acide prussique ou gaz cyanhydrique. Ce gaz présente la particularité d’être extrêmement dangereux et très difficile à utiliser (par un personnel entraîné). Il adhère fortement aux surfaces. Il est long et difficile à ventiler. Il faut, en général, vingt-quatre heures pour ventiler une pièce désinfectée au Zyklon B. Ce gaz pénètre le corps humain : la chevelure, la peau, les ouvertures naturelles du corps. Le cadavre d’un sujet qui vient d’être fortement cyanuré devient, par simple contact, une source d’empoisonnement.

Même avec un masque à gaz à filtre spécial, même avec un tablier, des gants et des bottes de caoutchouc, il y a danger. Aucun effort physique provoquant une accélération de la respiration n’est possible : le filtre perdrait son efficacité.

L’effroyable sophistication des chambres à gaz américaines n’est pas due à un goût de luxe ou de complication; elle est indispensable. Les deux principales difficultés sont celles de l’herméticité de la chambre et de l’évacuation du gaz (précédée de sa neutralisation dans un barboteur). La chambre à gaz n’est faite que d’acier et de verre. Elle n’a qu’une porte, avec système de verrouillage comme dans les sous-marins. S’il y avait deux portes, les problèmes d’herméticité s’en trouveraient doublés.

Par conséquent, le témoin Gelber se moque du monde quand il affirme avoir respiré « des relents de gaz suffocants » avec, pour toute protection, un chiffon lui couvrant le nez et la bouche. Ces relents l’auraient instantanément tué et la besogne d’évacuation des cadavres n’aurait pas pu s’accomplir. L’ensemble des cadavres imprégnés d’acide cyanhydrique aurait constitué un formidable amas de poison, un amas totalement intouchable et intransportable.

Il se moque du monde quand il parle d’une ouverture des portes dix minutes après leur fermeture.

Il se moque du monde quand il décrit une chambre à gaz... en bois (c’est une première !) avec une cheminée en bois, un toit de chaume et des portes (pluriel) de cinq mètres de large ! Aucune herméticité n’aurait été possible et le bois se trouve être particulièrement propice à la rétention de l’acide cyanhydrique. De plus, le gaz, évacué par la cheminée, aurait empoisonné les environs (en cas d’opération de désinfection, en France comme en Allemagne, on aposte des gardes jour et nuit autour du local à désinfecter, cela pour interdire toute approche et les gardes doivent prendre position de manière à éviter que le vent ne puisse éventuellement rabattre le gaz dans leur direction.

2. Il est connu des historiens que toute la zone du camp de Birkenau, comprise entre la Vistule et son affluent la Sola, était marécageuse. Les cartes polonaises de l’époque le montrent. L’eau affleurait partout, et surtout en 1942 ; même en 1944, après les travaux de dérivation, la nappe d’eau restait toute proche de la surface.

Par conséquent, le témoin Gelber se moque du monde quand il affirme qu’en 1942 les cadavres étaient déchargés dans des fosses de deux mètres de profondeur.

3. La chaux ne dévore pas les chairs au point de réduire un cadavre à l’état de squelette ; ni «bien vite» ni en une durée quelconque.

Par conséquent, le témoin Gelber se moque du monde quand il affirme que, « durant cette nuit », les cadavres étaient « bien vite » réduits à l’état de squelettes. Imagine-t-on le chaudron de sorcières constitué par chacune de ces fosses en effervescence chimique ?

4. A environ un kilomètre de Birkenau, là où le témoin Gelber semble situer sa chambre à gaz en bois avec, à proximité, des rails d’une longueur de deux cents mètres au moins, il n’y avait pendant la guerre, et il n’y a eu après la guerre, aucune trace d’un tel ensemble. Cet endroit ne pourrait être que dans le Birkenwald : la forêt de bouleaux. Or, aucune des nombreuses photos aériennes de l’aviation alliée ne montre la moindre trace d’un tel ensemble : il n’y a pas même de clairière. En revanche, sur ces photos, on distingue parfaitement les moindres détails du camp, de ses bâtiments, de sa ligne de chemin de fer et de tout le secteur sanitaire proche de la prétendue chambre à gaz en bois; ce secteur comprenait les dix-huit baraquements de l’unité hospitalière réservée aux détenus, le terrain de football attenant, les crématoires, les bassins de décantation, le grand canal de dérivation des eaux, le « sauna central » (avec douches, salles de désinfection, etc.).

5. Cela dit, le témoin Gelber est remarquablement vague. Il ne décrit rien de l’intérieur de la chambre à gaz en bois, rien de la procédure de gazage, rien de la machinerie qui aurait été nécessaire. Il ne nomme pas le gaz, ne dit pas dans quoi il était contenu, qui le versait et comment. En cela il est semblable à tous les prétendus témoins de son espèce. Comme il n’existe, par ailleurs, aucune trace matérielle de cette arme prodigieuse d’un crime prodigieux ni, par conséquent, aucune expertise de l’arme du crime, la thèse aujourd’hui dominante est celle de Simone Veil : « Les Allemands ont effacé toutes les traces et supprimé tous les témoins. » On demandera : « Y compris Gelber ? » Et s’il n’y a ni trace, ni témoin, devant quoi se trouve-t-on ?

6. Je vous rappelle, pour mémoire, la douzaine de «clichés du faux témoignage sur les chambres à gaz» que je vous ai énumérés au téléphone, sans compter : « Comment savait-il que ces gens nus étaient des juifs ? » etc.

P.S. : La pièce d’état-civil porte que les deux enfants Gelber sont décédés le même jour, soit le 28 septembre 1942. Il faut savoir que c’est en vertu d’une décision de l’administration française que la date retenue pour le décès des présumés disparus est celle du jour même ou du lendemain de l’arrivée au camp. Ces enfants ont fait partie du convoi qui a quitté Drancy le 23 septembre 1942 et qui est arrivé à Auschwitz le 27.

Il faut accueillir avec beaucoup de prudence ces décomptes de morts. C’est ainsi que Michel Gelber lui-même a été comptabilisé comme gazé par Serge Klarsfeld dans son Mémorial de la déportation des juifs de France ! Par la suite, M. Gelber a été ressuscité par Klarsfeld dans un additif à ce Mémorial.

5 janvier 1993

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[Réponse à une demande de consultation de Me Jean Stévenin pour un procès de MM. Philippe Costa et Laurent Gentel, publiée sous le titre « Le témoignage de Michel Gelber », Nouvelle Vision, n° 28, mars-mai 1993, p. 9 à 12. L’attestation sur l’honneur – manuscrite – de Michel Gelber a été rédigée pour son avocat à Nancy le 12 mars 1992 à l’occasion d’un procès intenté devant le tribunal de Fontainebleau aux révisionnistes Philippe Costa et Laurent Gentel. Cette attestation n’a pas été lue et le témoin n’a pas comparu, ce qui, en soi, tend à confirmer que les exterminationnistes sont les premiers à savoir que leurs « témoins des chambres à gaz » sont des imposteurs.]