Wednesday, February 24, 1993

L’abjuration de Bernard Notin


De guerre lasse, Bernard Notin vient d’abjurer ses convictions révisionnistes. Il n’est pas le premier révisionniste à choisir l’abjuration et il ne sera probablement pas le dernier.

Enseignant les sciences économiques à l’Université Jean Moulin (Lyon-III), il avait, en août 1987, publié dans la revue Économies et Sociétés un article sur « Le rôle des médias dans la vassalisation nationale : omnipotence ou impuissance ? » Au passage, il avait, en quelques lignes, donné comme exemple de l’indifférence des médias pour la réalité leur « discours » sur les chambres à gaz nazies. Il estimait que les preuves proposées pour démontrer l’existence de ces chambres à gaz évoluaient « au gré des circonstances et des époques » ; pour lui, ces preuves se limitaient à des locaux « peu crédibles », à «l’affirmation des vainqueurs» et à des «on-dit».

A partir de janvier 1990, les organisations juives allaient orchestrer une formidable campagne contre l’enseignant lyonnais. Menée principalement par le Dr Marc Aron, président des institutions et des organisations juives de Lyon, président de la section européenne du Congrès juif mondial, membre éminent de la Loge des B’naï B’rith, cette campagne a eu pour le jeune universitaire de graves conséquences sur les plans médiatique, universitaire et juridique. Pendant trois ans, B. Notin et sa femme ont connu, jusque dans leur vie personnelle et familiale, un véritable enfer [1]. Père de cinq très jeunes enfants, avec pour toutes ressources un salaire unique amputé par des condamnations judiciaires ou administratives, B. Notin, conseillé par son avocat, Me Gilbert Collard, s’est vu contraint à l’abjuration.

Comme on le verra par le communiqué de presse ci-dessous, il proteste contre la persécution et les persécuteurs (qu’il n’ose pas désigner clairement) mais, en même temps, il renie ce qu’il avait écrit, il accuse les révisionnistes de « réécrire l’histoire de travers » et il demande pardon. Pour commencer, il clame sa foi dans le génocide des juifs et dans les chambres à gaz nazies. Galilée avait abjuré devant le Saint-Office de l’Église catholique, apostolique et romaine ; B. Notin, lui, vient d’abjurer devant le Sanhédrin, les grands prêtres de la religion de l’« Holocauste » et la Synagogue.

(P. J.: communiqué de presse de Bernard Notin en date du 3 février 1993.)

24 février 1993

[1] Parmi les formes les plus abjectes prises par cette persécution, citons les faits suivants : en 1990, Mme Notin allait de justesse sauver de la mort leur chien presque achevé à coups de couteau ; six semaines plus tard, elle allait trouver le cadavre de leur chat achevé à coups de couteau. Pratique courante. Encore récemment, aux États-Unis, le responsable d’un journal accusé par le B’nai B’rith d’avoir publié un texte révisionniste a reçu le cadavre d’un animal avec un couteau fiché dans le corps (The Houston Chronicle, 20 février 1993, p. 31A).



3 février 1993

Communiqué de presse de Bernard Notin

On prétend de nouveau, illégalement et par la pression physique, m’interdire d’enseigner et d’exercer le métier pour lequel les contribuables me paient. Pour cette raison, une mise au point brève et définitive s’impose de ma part :

1) Je ne remets pas du tout en cause l’existence du génocide juif et des chambres à gaz. Mon article ne visait nullement à en nier l’évidence mais à encondamnerlamédiatisation(etdoncla banalisation), à critiquer la mise en scène permanente et indécente de l’horreur au moyen de ce qui me semblait être, parfois, des techniques douteuses.

Je ne suis pas historien mais économiste. Mon ambition n’a jamais été de réécrire l’histoire de travers mais d’analyser l’omnipotence des média et leurs interprétations simplistes, dont témoigne d’ailleurs pleinement mon cas personnel.

2) Je ne suis évidemment pas antisémite. Comment pourrais-je l’être puisque je me suis nourri de la lecture des auteurs juifs européens ? Parmi ceux qui ont le plus compté dans ma formation intellectuelle, je citerai, entre autres, Karl Polanyi, Émile Benveniste, Ernst Kantorowicz et Arthur Koestler, vis-à-vis desquels ma reconnaissance est immense.

3) Je m’étonne de ce que, dans un État de Droit, la loi ainsi que les décisions de justice qui m’ont rétabli dans mon droit (et mon devoir) d’enseigner ne soient pas respectées. Je m’étonne que toute latitude soit laissée à certains groupes pour lesquels leur bon vouloir est la seule loi et la violence la seule forme de débat possible. Ce qui augure mal du devenir de notre démocratie où l’état de fait tend à se substituer peu à peu à l’État de Droit.

4) J’ai pris conscience avec consternation que mon article sur les media et surtout l’interprétation abusive qui en a été faite ont pu blesser certains de mes compatriotes. Si j’ai causé, involontairement, la moindre souffrance à qui que ce soit, je lui en demande pardon. Mais qu’on prenne en compte la souffrance qui a été depuis trois ans celle des miens, de mon épouse et de mes cinq enfants. Qu’on songe au désarroi de mon père devant la campagne menée contre moi, lui qui, réfractaire au STO, dut se terrer pour échapper à l'occupant nazi.

Thursday, January 28, 1993

Lettre à Claude Malhuret, député-maire de Vichy


Monsieur,


Vous êtes, dit-on, candidat aux prochaines élections législatives.


J’aimerais savoir si, en cas de succès, vous réclamerez l’abrogation de l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 «sur la liberté de la presse» (sic). Cet article institue et réprime le délit de révisionnisme historique (loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990).


Le 21 juin 1991, M. Jacques Toubon, député RPR, a présenté un amendement réclamant cette abrogation. (JO, Débats parlementaires, 22 juin 1991, p. 3571-3573). Cet amendement a été repoussé par la majorité socialo-communiste. M. J. Toubon avait rappelé l’hostilité de Mme Simone Veil à la loi Fabius-Gayssot. Il avait qualifié cette loi de «stalinienne». Or cette loi est plus que stalinienne. Jamais Staline n’a poussé le cynisme et l’effronterie jusqu’à décréter qu’un tribunal – un tribunal militaire ! – avait découvert et fixé pour l’éternité une «vérité» en matière d’histoire. Mêmes les juges-accusateurs de Nuremberg, pourtant si pleins d’arrogance, n’avaient pu s’imaginer qu’on les tiendrait un jour pour juges infaillibles, pour historiens infaillibles. Cette double infaillibilité allait pourtant être instituée en dogme, rétroactivement, quarante-quatre ans après, par M. Laurent Fabius (socialiste) et par M. Jean-Claude Gayssot (communiste).


Sur le fondement de cette loi crapuleuse, nous venons, mon éditeur et moi-même, d’être condamnés par la cour d’appel de Paris (présidée par dame Françoise Simon) à verser trois cent soixante-quatorze mille francs en raison d’une simple interview. Mieux : deux autres procès sont en cours pour le même délit. Mieux encore : le total des personnes déjà condamnées ou actuellement poursuivies au titre de cette loi s’élève aujourd’hui à... vingt-sept (professeurs, ingénieurs, historiens, étudiants, mécaniciens ou techniciens... ; Ce chiffre peut comprendre plusieurs poursuites contre une seule personne.).


28 janvier 1993


[Malgré un rappel en date du 21 février 1993, cette lettre est restée sans réponse.]

Monday, January 11, 1993

Le révisionnisme historique devant les tribunaux français (9 décembre 1992 – 28 janvier 1993)


La répression judiciaire qui s’exerce en France contre le révisionnisme historique s’est sensiblement aggravée pendant les semaines qui viennent de s’écouler. Après les condamnations, pendant ces derniers mois, de François Brigneau (journaliste), Roland Gaucher (journaliste), Rémy Pontier (ingénieur informaticien), Vincent Reynouard (ingénieur chimiste), on relève pour ces dernières semaines et pour le proche avenir les actions suivantes:

– le 9 décembre 1992, la cour d’appel de Paris a condamné Le Choc du mois et Robert Faurisson (professeur) à trois cent soixante-quatorze mille francs ; – le 16 décembre, le tribunal d’Amiens a condamné Nationalisme et République et Pierre Guillaume (éditeur) à cent trois mille francs ;

– le 7 janvier 1993, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Pierre Ga... (mécanicien automobile) et Fabrice Robert (historien) respectivement à deux mois de prison avec sursis et vingt mille francs d’amende pour le premier et à un mois de prison avec sursis et dix mille francs d‘amende pour le second ; le montant des dommages-intérêts n’est pas encore connu ;

– ce même 7 janvier, la cour d’appel de Paris a jugé Philippe Costa (ingénieur) et Laurent Gentel (étudiant en droit) qui ont été condamnés par le tribunal de Fontainebleau; le procès se poursuivra le 14 janvier ; – le 11 janvier, Rivarol et Robert Faurisson (déjà nommé) sont renvoyés par un juge d’instruction devant le tribunal de Paris ;

– vers le 11 janvier, Les Lettres françaises passeront devant un tribunal pour avoir mentionné l’adresse de la Revue d’histoire révisionniste (revue interdite de publicité par une mesure administrative du ministre de l’Intérieur Pierre Joxe) ;

– le 18 janvier, Revision et Pierre Marais (technicien automobile de l’Armée, à la retraite) passeront devant le tribunal de Paris ; – le 28 janvier, Pierre Guillaume (déjà nommé) et Pierre Marais (déjà nommé) passeront devant le tribunal de Paris ;

– le 3 mars, Le Choc du mois (déjà nommé) et Robert Faurisson (déjà nommé) passeront devant la cour d’appel de Paris pour la même interview qui leur a valu une sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs ;

– à une date encore indéterminée, Le Choc du mois (déjà nommé) et Robert Faurisson (déjà nommé) passeront pour la troisième fois devant le cour d’appel de Paris pour la même interview qui leur a valu une première sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs.

D’autres actions judiciaires sont en gestation.

11 janvier 1993

Saturday, January 9, 1993

Letter to Bradley Smith and David Cole on the "gas chamber" in Auschwitz-I*

Dear friends, 
In the Smith's Report # 12 (Nov.-Dec. 1992), you present as a sensational piece of news the fact that Franciszek Piper, Director of Research at the Auschwitz State Museum, admitted on camera to David Cole that the "gas chamber" of Auschwitz-I was "reconstructed". You add that Robert Faurisson had been denied access to the Museum's archives. Many errors! 
I would be pleased if, in the Smith's Report and everywhere else, you could correct all this. 
It was in 1975 that R. Faurisson succeeded in having a man in charge at the Auschwitz State Museum, Jan Machalek, admit that this so-called "gas chamber" was not "genuine" (in German: echt) but "reconstructed" (in German: rekonstruiert). Consequently, Faurisson asked: "Reconstructed according to the original plan?" and Machalek replied "yes". Therefore, coming back to Auschwitz in 1976, Faurisson asked Tadeusz Iwaszko, Director of the archives, whether Machalek had been right or not in saying that the so-called "gas chamber" was "reconstructed according to an original plan". And Iwaszko replied "Yes". So Faurisson asked to have access to this plan and, generally speaking, to plans and documents related to the Auschwitz and Birkenau crematories. Iwaszko, reluctantly, handed over to Faurisson, who had presented himself as someone teaching in the Sorbonne (which was true), some volumes, mostly in Polish, of the Rudolf Höss judicial inquiry and trial. Those volumes contained tiny photos. Very quickly Faurisson found some 30 interesting photos. Among them were photos of two different plans of the Auschwitz-I crematory today supposed to have contained a homicidal "gas chamber". It was easy to see what that room had in fact been: 
State 1 - From 1940 to 1943, a Leichenhalle (a cold storage room for bodies, with a washroom, etc.); 
State 2 - From June 1944 to January 1945, a Luftschützbunker für SS-Revier mit einem Operationsraum (an air-raid shelter for the SS-hospital with an operating room). 
The Leichenhalle was a dead-end room: there was no door on the S/E side. 
The Luftschützbunker was a room with an opening on the S/E side: a typical anteroom with two doors and, inside, there were typical partition walls in zig-zag as in any air-raid shelter. 
Therefore, if the Poles had "reconstructed" anything, it would have been either state 1 or state 2. In fact, they invented a state 3 (a mixture of state 1 and state 2) and they baptized it Gaskammer (gas chamber). They destroyed the partition walls and they kept the anteroom with the two doors. It was absolutely necessary for the lie's sake to make tourists believe that the "victims" entered the "gas chamber" by this anteroom – recently, D. Cole has told me that the people who run the Auschwitz Museum have changed the story but this is of no importance here – instead of from the room with the ovens. There lies the fraud: the Poles have destroyed the partition walls of state 1 and kept the anteroom of state 2! It must be clear that the Auschwitz Museum's ordinary guides are of course lying when they tell the tourists that the room is a genuine "gas chamber" or when, more prudently, they simply lead them to believe that. But those in charge at the Museum have also been lying, since 1975 and not 1992, in claiming that this room is a "reconstructed gas chamber". 
Be careful: when you say to your readers that F. Piper has admitted that the "gas chamber" is "reconstructed", you in a way corroborate the story of the "gas chamber"! Your readers may think: "OK, the gas chamber is no longer in its original form but, anyway, here we had, at the time of the Germans, a real gas chamber." I know that the title of your article contains the word "fraud". It reads: "Director of Research at Auschwitz State Museum Admits on Camera that Auschwitz 'Gas Chamber' is a Fraud!" But this is misleading since F. Piper only said "reconstructed" (implying "honestly reconstructed", which is the contrary of a "fraud"). 
Secondly, you don't bring forth any evidence of a "fraud", which is a pity since I had shown the evidence of this fraud in 1979. 
Let me remind you of what I have been repeating for thirteen years in my books, articles, audio and video cassettes, conferences and even in court. In 1979, I published the story in the Italian monthly Storia Illustrata (August 1979 issue) where one could for the first time find photos of the two plans of Krema I (p. 28) and of the plan of Krema II in Birkenau (p. 33). I showed all this at our first IHR convention in September 1979 in Los Angeles and then at a conference in New York. I recounted the details of the Machalek story when I testified in court at the first Zündel trial in 1985. I told there how I had managed to make Machalek confess what he actually confessed. And remember the models of Krema I and Krema II at Zündel's house for the second Zündel trial in 1988! They were built according to the plans I had managed to find, order and buy at the Auschwitz Museum: quite an adventure, believe me. 
Of course, at that time, I could not get Machalek or Iwaszko on camera but I did not need a camera since I had the best possible proof of the fraud (and not an "admission" – a quite false one – of a "reconstruction"). And since 1979, the Auschwitz Museum has never published a denial of what they know I have been saying all over the world. This is another kind of proof. 
I hope you will understand my position. I feel disappointed to see that what I have discovered and so often made public is sometimes not perceived even by revisionists. As for very recent revisionists, they, of course, as we say in French, have a tendency to break down open doors. I perhaps made the same kind of mistake with A. Butz and D. Felderer. I wish you a Happy New Year.
January 9, 1993


* Text slightly amended by GN 

Tuesday, January 5, 1993

Analyse du témoignage écrit de Michel Gelber


Michel Gelber, né le 17 octobre 1906 à Rawa-Ruska (Galicie, autrichienne) et déporté le 16 juillet 1942 à Auschwitz, prétend avoir participé à un gazage homicide sur des juifs «vers le 20 septembre 1942». Ce n’est qu’un faux témoin pour les raisons suivantes :

1. Selon la vulgate exterminationniste, à Auschwitz et à Birkenau les Allemands auraient utilisé un insecticide, le Zyklon B (inventé en 1922 et encore en usage aujourd’hui) pour exécuter leurs victimes.

Le Zyklon B est essentiellement de l’acide cyanhydrique ou acide prussique ou gaz cyanhydrique. Ce gaz présente la particularité d’être extrêmement dangereux et très difficile à utiliser (par un personnel entraîné). Il adhère fortement aux surfaces. Il est long et difficile à ventiler. Il faut, en général, vingt-quatre heures pour ventiler une pièce désinfectée au Zyklon B. Ce gaz pénètre le corps humain : la chevelure, la peau, les ouvertures naturelles du corps. Le cadavre d’un sujet qui vient d’être fortement cyanuré devient, par simple contact, une source d’empoisonnement.

Même avec un masque à gaz à filtre spécial, même avec un tablier, des gants et des bottes de caoutchouc, il y a danger. Aucun effort physique provoquant une accélération de la respiration n’est possible : le filtre perdrait son efficacité.

L’effroyable sophistication des chambres à gaz américaines n’est pas due à un goût de luxe ou de complication; elle est indispensable. Les deux principales difficultés sont celles de l’herméticité de la chambre et de l’évacuation du gaz (précédée de sa neutralisation dans un barboteur). La chambre à gaz n’est faite que d’acier et de verre. Elle n’a qu’une porte, avec système de verrouillage comme dans les sous-marins. S’il y avait deux portes, les problèmes d’herméticité s’en trouveraient doublés.

Par conséquent, le témoin Gelber se moque du monde quand il affirme avoir respiré « des relents de gaz suffocants » avec, pour toute protection, un chiffon lui couvrant le nez et la bouche. Ces relents l’auraient instantanément tué et la besogne d’évacuation des cadavres n’aurait pas pu s’accomplir. L’ensemble des cadavres imprégnés d’acide cyanhydrique aurait constitué un formidable amas de poison, un amas totalement intouchable et intransportable.

Il se moque du monde quand il parle d’une ouverture des portes dix minutes après leur fermeture.

Il se moque du monde quand il décrit une chambre à gaz... en bois (c’est une première !) avec une cheminée en bois, un toit de chaume et des portes (pluriel) de cinq mètres de large ! Aucune herméticité n’aurait été possible et le bois se trouve être particulièrement propice à la rétention de l’acide cyanhydrique. De plus, le gaz, évacué par la cheminée, aurait empoisonné les environs (en cas d’opération de désinfection, en France comme en Allemagne, on aposte des gardes jour et nuit autour du local à désinfecter, cela pour interdire toute approche et les gardes doivent prendre position de manière à éviter que le vent ne puisse éventuellement rabattre le gaz dans leur direction.

2. Il est connu des historiens que toute la zone du camp de Birkenau, comprise entre la Vistule et son affluent la Sola, était marécageuse. Les cartes polonaises de l’époque le montrent. L’eau affleurait partout, et surtout en 1942 ; même en 1944, après les travaux de dérivation, la nappe d’eau restait toute proche de la surface.

Par conséquent, le témoin Gelber se moque du monde quand il affirme qu’en 1942 les cadavres étaient déchargés dans des fosses de deux mètres de profondeur.

3. La chaux ne dévore pas les chairs au point de réduire un cadavre à l’état de squelette ; ni «bien vite» ni en une durée quelconque.

Par conséquent, le témoin Gelber se moque du monde quand il affirme que, « durant cette nuit », les cadavres étaient « bien vite » réduits à l’état de squelettes. Imagine-t-on le chaudron de sorcières constitué par chacune de ces fosses en effervescence chimique ?

4. A environ un kilomètre de Birkenau, là où le témoin Gelber semble situer sa chambre à gaz en bois avec, à proximité, des rails d’une longueur de deux cents mètres au moins, il n’y avait pendant la guerre, et il n’y a eu après la guerre, aucune trace d’un tel ensemble. Cet endroit ne pourrait être que dans le Birkenwald : la forêt de bouleaux. Or, aucune des nombreuses photos aériennes de l’aviation alliée ne montre la moindre trace d’un tel ensemble : il n’y a pas même de clairière. En revanche, sur ces photos, on distingue parfaitement les moindres détails du camp, de ses bâtiments, de sa ligne de chemin de fer et de tout le secteur sanitaire proche de la prétendue chambre à gaz en bois; ce secteur comprenait les dix-huit baraquements de l’unité hospitalière réservée aux détenus, le terrain de football attenant, les crématoires, les bassins de décantation, le grand canal de dérivation des eaux, le « sauna central » (avec douches, salles de désinfection, etc.).

5. Cela dit, le témoin Gelber est remarquablement vague. Il ne décrit rien de l’intérieur de la chambre à gaz en bois, rien de la procédure de gazage, rien de la machinerie qui aurait été nécessaire. Il ne nomme pas le gaz, ne dit pas dans quoi il était contenu, qui le versait et comment. En cela il est semblable à tous les prétendus témoins de son espèce. Comme il n’existe, par ailleurs, aucune trace matérielle de cette arme prodigieuse d’un crime prodigieux ni, par conséquent, aucune expertise de l’arme du crime, la thèse aujourd’hui dominante est celle de Simone Veil : « Les Allemands ont effacé toutes les traces et supprimé tous les témoins. » On demandera : « Y compris Gelber ? » Et s’il n’y a ni trace, ni témoin, devant quoi se trouve-t-on ?

6. Je vous rappelle, pour mémoire, la douzaine de «clichés du faux témoignage sur les chambres à gaz» que je vous ai énumérés au téléphone, sans compter : « Comment savait-il que ces gens nus étaient des juifs ? » etc.

P.S. : La pièce d’état-civil porte que les deux enfants Gelber sont décédés le même jour, soit le 28 septembre 1942. Il faut savoir que c’est en vertu d’une décision de l’administration française que la date retenue pour le décès des présumés disparus est celle du jour même ou du lendemain de l’arrivée au camp. Ces enfants ont fait partie du convoi qui a quitté Drancy le 23 septembre 1942 et qui est arrivé à Auschwitz le 27.

Il faut accueillir avec beaucoup de prudence ces décomptes de morts. C’est ainsi que Michel Gelber lui-même a été comptabilisé comme gazé par Serge Klarsfeld dans son Mémorial de la déportation des juifs de France ! Par la suite, M. Gelber a été ressuscité par Klarsfeld dans un additif à ce Mémorial.

5 janvier 1993


[Réponse à une demande de consultation de Me Jean Stévenin pour un procès de MM. Philippe Costa et Laurent Gentel, publiée sous le titre « Le témoignage de Michel Gelber », Nouvelle Vision, n° 28, mars-mai 1993, p. 9 à 12. L’attestation sur l’honneur – manuscrite – de Michel Gelber a été rédigée pour son avocat à Nancy le 12 mars 1992 à l’occasion d’un procès intenté devant le tribunal de Fontainebleau aux révisionnistes Philippe Costa et Laurent Gentel. Cette attestation n’a pas été lue et le témoin n’a pas comparu, ce qui, en soi, tend à confirmer que les exterminationnistes sont les premiers à savoir que leurs « témoins des chambres à gaz » sont des imposteurs.]

Wednesday, December 30, 1992

François Mitterrand contre les révisionnistes


Faisant allusion aux révisionnistes, François Mitterrand, président de la République française, écrit :

Déjà certains sont à l’œuvre pour absoudre les assassins et déshonorer les victimes [1]

Rappelons que, lors d’une interview donnée le 14 juillet 1991, F. Mitterrand avait eu le front de déclarer qu’en France il n’y avait pas de tabou en matière d’histoire et que les historiens étaient libres d’écrire ce qu’ils voulaient. Un an auparavant – le 14 juillet 1990 – était parue sous sa signature au Journal officiel de la République française la loi « sur la liberté de la presse » (loi Fabius-Gayssot) créant le délit de révisionnisme (délit de « contestation de l'existence de crimes contre l’humanité »).

30 décembre 1992



[1] Sabina Zlatin, Mémoires de la « Dame d’Izieu », Paris, Gallimard, 1992, p. II. Avant-propos de François Mitterrand.

Saturday, December 26, 1992

Gazages homicides à Auschwitz d’après le procès des grands criminels de guerre à Nuremberg



(Esquisse)

Le 14 décembre 1945, le commandant William F. Walsh, procureur adjoint des États-Unis, déclare :

Je présente maintenant comme preuve le document L-22 (USA-294). C’est un rapport officiel du gouvernement des États-Unis, émanant du bureau exécutif du président des États-Unis, Service des réfugiés de guerre, concernant les camps de concentration allemands d’Auschwitz et de Birkenau, daté 1944. A la page 33 de ce compte rendu on montre que beaucoup de juifs furent tués par les gaz à Birkenau en deux ans, d’avril 1942 à avril 1944. On m’a affirmé que le chiffre figurant ici n’est pas une erreur: il est d’un million sept cent soixante-cinq mille [1].


[Commentaire : Ledit rapport est le fameux War refugee Board Report publié en novembre 1944 par l’Executive Office of the President. Il forme un ensemble de soixante pages dont la partie principale est due à Rudolf Vrba et Alfred Wetzler. Il est intéressant de noter que Walsh et le TMI n’en retiennent qu’une partie de la page 33 [2]. On y voit que, rien que pour la France, le total des « Jews gassed in Birkenau between April, 1942, and April, 1944 » est estimé à cent cinquante mille ! Confronté avec le chiffre de 75 721 juifs déportés de France durant tout la guerre, R. Vrba, témoin de l’accusation au premier procès Zündel de Toronto, en 1985, a déclaré que ce chiffre ne pouvait provenir que d’un nazi ; il provient de Serge Klarsfeld dans son Mémorial.]

Le 28 janvier 1946, Marie-Claude Vaillant-Couturier, journaliste communiste qui avait été déportée à Auschwitz et à Ravensbrück, émaille sa longue déposition de mots ou d’expressions comme « gazer » ou « la chambre à gaz » (au singulier) ou « le gaz » ou « les gaz » mais il en ressort qu’elle rapporte des propos sur le sujet. La seule précision qu’elle prenne vraiment à son compte est la suivante : à la libération, elle s’est rendue là où on lui avait dit que se trouvait la chambre à gaz de Ravensbrück ; elle a « visité la chambre à gaz qui était une baraque en planches hermétiquement fermée et, à l’intérieur, il y avait encore l’odeur désagréable des gaz [3]. »


[Commentaire : Edgar Faure et Olga Wormser-Migot ont montré le peu de crédit qu’il convenait d’accorder à cette journaliste communiste [4]. Le contre-interrogatoire mené par l’avocat allemand Dr Hans Marx permet de conclure dans le même sens mais, malheureusement, comme d’habitude, il n’y a pas de contre-interrogatoire sur la matérialité des faits de « gazage ». Au sujet de Marie-Claude Vaillant-Couturier, E. Faure écrit :

Dans le nombre figurait Marie-Claude Vaillant-Couturier, député communiste et ancienne déportée. Elle portait notamment le témoignage de certains de ces détails qui, se surimprimant à l’atrocité, semblent pires que l’atrocité elle-même, laquelle pourtant se suffit, mais parle moins vivement à notre sensibilité. Ainsi, les cris de ces enfants qui, la fourniture de gaz étant défaillante, furent précipités vifs dans le brasier ; ainsi, de façon plus générale, le recroquevillement des corps qui révélait la souffrance ultime des suppliciés [5].

Pour ce faux-témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier, voir TMI, VI, p. 225.] 

Pour le reste, voyez la déposition de R. Höss du 15 avril 1946 avec ses formidables extravagances dues, on le sait depuis longtemps, à ses interrogateurs britanniques et la déposition de Morgen des 7 et 8 août 1946 [6] qui, à sept reprises, situe le camp d’extermination d’Auschwitz à Monowitz : p. 535, 540 (deux fois : « Il se trouvait sur un vaste terrain industriel »), p. 541, 542, 546 (deux fois). Morgen dit qu’apprenant à l’étranger que les Américains le recherchaient, il est revenu en Allemagne se présenter à la VIIArmée et qu’il se déclara « prêt à collaborer à la recherche de ces crimes » [7]. Enfin, voyez le peu qui est rappelé dans le texte du jugement final : simple reprise d’un fragment de la déposition de R. Höss [8].

Au total : Rien de matériel mais seulement un récit mensonger de deux juifs slovaques, les bavardages haineux d’une communiste française, les élucubrations d’un Allemand désireux de collaborer avec ses geôliers américains et surtout la confession extravagante d’un Allemand torturé par ses geôliers juifs britanniques.

26 décembre 1992

Notes

[1] TMI, III, p. 571. 
[2] Cette partie de page constitue le doc. L-22 reproduit in TMI, XXVII, p. 433. 
[3] TMI, VI, p. 211-239 ; p. 233.
[4] E. Faure, Mémoires II, Paris, Plon, 1984, p. 36 ; O. Wormser-Migot, Le système concentrationnaire nazi (1933-1945), Paris, PUF, 1968, p. 541-544.
[5] E. Faure, ibid.
[6] TMI, XX, p. 521-553.
[7] TMI, VI, p. 550.
[8] TMI, I, p. 264-265.