Thursday, September 26, 1991

Lettre à M. le Président de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris



Monsieur le président,

J’ai l’honneur et le regret de vous faire savoir que je ne me présenterai pas devant votre tribunal le 3 octobre prochain ; je charge mon conseil, Me Éric Delcroix, de bien vouloir m’y représenter. 

L’expérience des 21 et 22 mars 1991 m’enseigne qu’on ne peut ni ne veut réellement assurer ma sécurité lorsque je me présente devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

En apparence et en paroles, on se soucie de ma sécurité ; en fait et en actes, on s’en moque. 

J’évalue à cinquante le nombre des gendarmes qui étaient présents sur les lieux lors de mon procès devant M. Claude Grellier, président de la XVIIe chambre. Ce nombre aurait dû suffire à éviter tout incident grave soit dans le hall d’accès au tribunal, soit dans le prétoire même.

Il n’en a rien été. Dans le hall d’accès, j’ai été couvert de crachats et frappé tandis que, dans le prétoire, j’ai été couvert de crachats et abreuvé d’insultes. 

De nombreux manifestants avaient été convoqués par la LICRA, le Bétar et le Tagar. Les gendarmes avaient, selon toute vraisemblance, reçu la consigne d’éviter le moindre incident avec ces personnes venues me crier leur haine et me frapper. Un seul gendarme a tenté de me protéger mais j’ai été blessé à la jambe droite et il m’a fallu, par la suite, subir, en conséquence, une intervention chirurgicale à cette jambe le 5 juillet 1991. Trois gendarmes se sont bien saisis d’un jeune manifestant particulièrement violent mais ils ont pris la précaution de l’emmener précipitamment au loin, hors de la vue de tous, si bien que la personne frappée n’a pu connaître l’identité de ce manifestant. Ont été ainsi frappés ou malmenés certains de mes amis ainsi que des membres de ma famille, notamment un frère et une sœur reconnus comme tels par des voyous bien informés.

Pendant toute une partie de ma déposition, j’ai été copieusement insulté par des personnes se présentant comme « déportés juifs ». A plusieurs reprises, M. Grellier a prévenu les perturbateurs qu’il donnerait l’ordre de les expulser. En vain. Lorsque, à la fin des fins, il lui a bien fallu ordonner l’expulsion de trois manifestants juifs surexcités, ces derniers, voyant approcher les gendarmes, leur ont signifié qu’ils refusaient de quitter les lieux : « Allez-y ! Dégainez ! Nous, on reste !» Et ils sont restés. M. Grellier avait fait preuve de plus d’autorité le jour où, peu auparavant, j’étais venu à la barre pour témoigner en faveur de M. François Brigneau. Il m’avait interrompu et fait expulser !

Je ne peux plus accorder de confiance aux magistrats et aux gendarmes pour assurer ma sécurité au palais de justice de Paris. 

A Paris, comme en bien d’autres villes de France, les milices juives font la loi, avec l’assentiment du ministère de l’Intérieur [1]. Ces milices sont armées tandis que les honnêtes gens sont désarmés. Il sévit par ailleurs dans ce pays une « insupportable police juive de la pensée » [2]. La loi ou, plutôt, l’oukase Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 illustre le caractère exorbitant des privilèges de cette police. Je rappelle que l’idée de cet oukase a germé dans l’esprit d’un certain nombre d’intellectuels groupés autour du rabbin Sirat et de Serge Klarsfeld [3]

En toute quiétude, M. Jean Pierre-Bloch est venu faire une apparition à mon procès. Ni ce jour-là, ni en aucune autre circonstance de sa vie, il n’a été la victime d’une violence ou d’une voie de fait de la part de ces révisionnistes qu’il accuse mensongèrement d’être des violents ou des provocateurs. Il encourt une grave responsabilité dans les campagnes de haine et dans les violences dont les révisionnistes, eux, ne cessent d’être les victimes depuis douze ans. Son organisation (la LIC(R)A) et son organe de presse (Le Droit de vivre, qui devrait s’appeler Le Droit de tuer) m’ont promis, selon la formule de leur collaborateur Raphaël Jerusalmy, que je ne « fera[is] pas de vieux os ». Dans sa livraison de février-mars 1991, Le Droit de vivre avait « mobilisé » ses « militants » et ses « sympathisants » pour mon procès des 21 et 22 mars. Comme de bien entendu, on appelait ces gens à venir « dans le calme, le silence et la dignité ». Mais, de chaque article consacré par cette publication aux révisionnistes, suintent la haine et la violence. Je rappelle que la LIC(R)A a été fondée pour défendre un assassin, notamment en faisant pression sur les magistrats qui, à l’époque, avaient à le juger. La LIC(R)A n’a pas dérogé. Elle porte un stigmate qui ne trompe pas. Les 21 et 22 mars 1991, elle a montré son visage habituel.

Ce même J. Pierre-Bloch et cette même LIC(R)A osent aujourd’hui déclarer que, dans mon interview écrite du Choc du mois de septembre, je diffame les juifs parce que j’ai conclu, avec mille autres chercheurs révisionnistes dans le monde, que le prétendu génocide des juifs et les prétendues chambres à gaz hitlériennes n’ont jamais existé.

Qu’y pouvons-nous ? Faudrait-il cacher le résultat de ses recherches pour n’avoir pas à contrarier Pierre ou Paul ? Faudrait-il, pour plaire à ce même Pierre ou Paul, mentir délibérément et dire ou laisser dire que « génocide » et « chambres à gaz » ont existé ? Faudrait-il ainsi participer à une atroce calomnie ? Mon droit, comme mon devoir, est de dire publiquement que :

 1) pour des raisons d’ordre principalement physique, chimique, topographique, architectural, documentaire et historique, il est amplement démontré que les révisionnistes ont raison (voyez, en France et à l’étranger, la bibliographie révisionniste) ;
 2) de récentes expertises physico-chimiques ont prouvé, comme je l’avais découvert dès le début des années soixante-dix, que l’existence des prétendues chambres à gaz hitlériennes se heurte à une foule d’impossibilités matérielles (voyez les deux expertises Leuchter, l’expertise de Cracovie, etc.) ;
 3) un ensemble impressionnant de faits historiques, relatifs à la seconde guerre mondiale, démontre que, s’il a existé de la part des autorités du IIIe Reich une politique de plus en plus hostile aux juifs (mais non aux sionistes : loin de là !), il n’a pu exister de leur part ni une politique de destruction physique de ces juifs ni, pour mener à bien cette prétendue politique, des camps dits « d’extermination » ; 
 4) sur le plan scientifique, le dogme de l’ « Holocauste » est mort tandis que, sur le plan médiatique, on s’évertue à cacher cette mort et, s’il a fallu pour certains édicter l’oukaze du 13 juillet 1990, c’est précisément parce qu’on ne peut plus opposer d’argument logique ou historique aux révisionnistes.

Dans les siècles passés, d’innombrables magistrats, y compris Jean Bodin, ont « tenu pour prouvé » que des sorciers ou des sorcières avaient eu commerce avec le diable, mais ces magistrats n’avaient pas commencé par le commencement : ils n’avaient pas établi l’existence du diable. Au XXsiècle, de nombreux magistrats ont « tenu pour prouvé » que des nationaux-socialistes allemands avaient délibérément exterminé des millions de juifs, notamment au moyen de diaboliques chambres à gaz, mais ces magistrats n’ont pas commencé par le commencement : ils n’ont pas établi l’existence de ces chambres à gaz, totalement inconcevables du point de vue de la physique et de la chimie.

Les chercheurs qui ont autrefois prouvé que le diable, ses pals, ses grils, ses fours, n’étaient qu’une abominable invention de la crédulité humaine étaient avant tout guidés par le goût de la recherche et non par le désir de « diffamer » l’Église ; de la même façon, en notre siècle, les révisionnistes, qui ont surabondamment prouvé que le diabolique génocide des juifs et les diaboliques chambres à gaz hitlériennes ne sont qu’une détestable invention de la propagande de guerre et de la crédulité humaine, veulent réhabiliter la vérité des faits et ne songent pas à « diffamer » la Synagogue.

Mais, à l’exemple des chercheurs qui, tel Galilée, finissaient par protester contre la répression dont ils étaient les victimes de la part de l’Église à cause du résultat de leurs recherches, les révisionnistes, aujourd’hui, élèvent une solennelle protestation contre la répression dont ils sont les victimes de la part de la Synagogue parce qu’ils publient les résultats de leurs travaux.

En douze ans, j’ai subi six agressions physiques, une tentative d’assassinat et une incessante répression judiciaire et extrajudiciaire. Je ne suis pas le seul révisionniste dans ce cas et des révisionnistes juifs ont peut-être encore plus souffert que moi. Je n’en conçois pas de haine mais je dis à mes juges : « Halte-là ! Ne vous déshonorez pas ! Ne jouez pas les Ponce Pilate en invoquant la nécessité d’appliquer telle ou telle loi ! Il existe, pour les juges, bien des moyens de ne pas appliquer une loi qu’ils tiennent eux-mêmes pour injuste, absurde ou désuète. »

Dans le passé, les juges qui m’ont condamné pour mon révisionnisme ont immanquablement commencé par rappeler que les magistrats n’ont aucune compétence en matière d’histoire, ce qui est vrai ; ils ont ajouté qu’ils n’avaient donc pas à se prononcer sur le point de savoir si « chambres à gaz » et « génocide » avaient réellement existé, ce qui est encore vrai. Mais, aussitôtle principe énoncé, ils sont passés outre et ils ont agi comme si « chambres à gaz » et « génocide » avaient incontestablement existé. Ce postulat, qu’ils n’osent pas exprimer, leur dicte la condamnation des révisionnistes. Imaginons un instant que, de même que la religion du communisme vient d’imploser, la religion de l’Holocauste vienne, elle aussi, à imploser dans l’esprit du grand public : il n’y aurait plus de procès contre les révisionnistes ! Les procès en sorcellerie ont cessé du jour où la croyance universelle en la réalité physique du diable s’est effondrée. Je précise, pour être juste, qu’il est arrivé à des magistrats français de rendre hommage à la qualité des travaux révisionnistes mais, bien sûr, on a trouvé prétexte à condamner les auteurs de ces travaux. Rappelons que Galilée lui-même n’a pas été condamné sur le fond de sa thèse mais sur la forme. Dans ces cas-là, rien n’est facile à trouver comme un prétexte.

Mon procès des 21 et 22 mars 1991 a démontré que la partie adverse est désormais incapable de fournir une preuve, une seule preuve de l’existence d’une prétendue politique de destruction physique des juifs, ou encore une preuve, une seule preuve de la réalité des prétendues chambres à gaz hitlériennes. Quant aux magistrats qui ont osé me condamner, ils sont incapables de me définir ce qu’est une chambre à gaz hitlérienne ni de m’en décrire ou de m’en dessiner une. Et pour cause ! On ne peut ni définir, ni décrire, ni dessiner un cercle carré ou un carré circulaire. Ces magistrats reconnaissent qu’ils n’ont eux-mêmes aucune compétence en matière d’histoire mais ils me condamnent au nom d’une loi, signée de F. Mitterrand, qui décrète qu’un tribunal, « militaire » celui-là, le Tribunal de Nuremberg, avait toutes les compétences pour juger en matière d’histoire, et cela sans appel possible et pour l’éternité. Au cours de ma déposition, j’ai montré que le procès de Nuremberg avait été une mascarade judiciaire. Il faut croire qu’ici mes arguments ont porté puisque, dans son jugement, M. Grellier écrit :

Des critiques peuvent, à juste titre, être développées concernant l’organisation, la structure et le fonctionnement du Tribunal Militaire International de Nuremberg, tant sur le plan juridique qu’historique ou philosophique.

Si, comme le reconnaît M. Grellier, le Tribunal de Nuremberg est critiquable à tous les points de vue possibles et imaginables, en quoi peut-on me reprocher de critiquer à mon tour ce tribunal sur un seul point d’histoire ? 

Absurde dans son principe, la loi Fabius-Gayssot ne peut conduire qu’à des absurdités dans son application. Elle revient à menacer de prison et d’amendes ceux qui ne croiraient pas à la quadrature du cercle, telle que décrétée, sans appel et pour l’éternité, par un tribunal « militaire » de circonstance.

Je maintiens tous les termes, sans exception, de l’interview écrite que j’ai signée dans Le Choc du mois de septembre 1990 : autant je revendique l’honneur d’y défier une loi scélérate, autant je n’y vois pas l’ombre d’une « diffamation raciale » ou d’une « provocation raciale ». 

Veuillez recevoir, Monsieur le président, l’assurance de mes sentiments indignés.


P.J. : – Ma récidive immédiate du 18 avril 1991 : « Le révisionnisme devant les tribunaux français. »

         – Revue d’histoire révisionniste, n° 4, avril 1991, pour l’article intitulé : « Procès Faurisson » (p. 107-133) [4].


P.S. : Aujourd’hui même se déclenche une campagne médiatique en faveur d’un produit lancé par l’ex-stalinien Serge Moati. Il s’agit d’une production télévisée en deux épisodes sur La Haine antisémite ; le révisionnisme y est présenté comme un phénomène antisémite. Cette campagne culminera le 2 octobre (veille de mon procès) et le 3 octobre (jour de mon procès) avec la projection du film, la vente des cassettes et le lancement du livre. Un sondage publié par L’Événement du jeudi (26 septembre 1991) révèle que cette « haine » serait en chute libre.

26 septembre 1991


Notes

[1] Voyez la déclaration de Mme Fabius-Castro dans Le Monde du 7 mars 1986, p. 8 : « Extraordinaire nouveauté dans le comportement politique, la gauche a permis à des milices juives de s'installer dans des quartiers, rue des Rosiers à Paris, mais aussi à Toulouse, à Marseille, à Strasbourg. Ces milices ont des contacts réguliers avec le ministre de l'Intérieur ».
[2] Voyez la déclaration d’Annie Kriegel dans L’Arche, avril 1990, p. 25, et Le Figaro, 3 avril 1990, p. 2.
[3] Bulletin de l’Agence télégraphique juive, 2 juin 1986, p. 1.
[4] Ces textes sont reproduits dans Ecrits révisionnistes (1974-1998), volume III, p. 1310 et p. 1292-1330.

Thursday, July 4, 1991

Lettre à Claude Grellier, juge français


Monsieur, 

A la veille d’une opération chirurgicale nécessitée par les coups dans les jambes reçus le 21 mars à l’entrée de votre tribunal, je me dois de vous livrer quelques réflexions que m’inspire votre attitude aussi bien ce jour-là que dans quelques autres circonstances où il m’a été donné de vous observer. Je le ferai sans ambages. Je vous parlerai sans fard. 

La justice française m’inspire pas mal de mépris. Je la méprise d’abord comme le fait aujourd’hui à peu près tout Français mais aussi comme le font, vous le savez, tous les Anglo-Saxons. Depuis deux cents ans, les juges français ont crié successivement « Vive le Roi ! », « Vive la République ! », « Vive l’Empereur ! », « Vive le Roi ! », « Vive l’Empereur ! », « Vive le Roi! », « Vive la République! », « Vive l’Empereur! », « Vive la République ! », « Vive Pétain ! » et ils ont fait fusiller leurs compatriotes dans un sens puis, sans désemparer, « Vive de Gaulle! » et ils ont fait fusiller d’autres compatriotes dans l’autre sens ; ils ont crié « Vive l’Algérie française! » et ils ont fait fusiller ou guillotiner dans un sens, puis « Vive l’Algérie algérienne ! » et ils ont fait fusiller dans l’autre sens. 

A la XVIIe chambre, que vous présidez, j’ai vu condamner à mort vers 1947. J’y marche dans des flaques de sang. J’aurais du sang jusqu’aux chevilles si les vœux des juges avaient été exaucés (mais il y a eu des grâces, n’est-ce pas) et du sang jusqu’aux genoux si les vœux des procureurs avaient été comblés. 

Vous m’avez personnellement fait mauvaise impression. Vous manquez de caractère, me paraissez léger et vous ne connaissez pas votre langue. Vous donnez l’impression d’avoir été élevé dans le coton. Les magistrats sont des enfants sages qui ne savent rien de la vie, c’est une affaire entendue, mais vous avez le style de l’enfant gâté. C’est détestable. Parce que vous êtes incorrect, vous donnez l’envie d’être incorrect avec vous.

Vous manquez de courage. Vous l’avez prouvé par votre comportement à l’égard des juifs qui m’insultaient dans votre salle. « Allez-y ! Dégainez ! Nous, on reste ! » Voilà ce que ces juifs ont répliqué aux gendarmes, en votre présence ; et les gendarmes ont cédé (comme je les comprends !), et vous avez cédé. C’est probablement ce que vous appelez « l’apaisement » mais les justiciables, voyez-vous, attendent de vous la justice et non « l’apaisement ». 

J’aime observer la lâcheté parce qu’elle nous donne une idée de l’infini. Elle a ses faux-fuyants. Souvent, le lâche se pique d’être « courageux mais... ». Par exemple, il est « courageux mais responsable ». Comme on l’aime, ce mot qui vous pose un homme ! Vous, vous êtes courageux, épris de justice, mais vous recherchez... « l’apaisement ». Voilà comme, dans votre cas, le tour est joué.

François Brigneau manie la langue française comme personne aujourd’hui. Méfiez-vous des apparences du pamphlétaire et goûtez son génie de la langue, je devrais dire de toutes les langues françaises, de la plus drue à la plus noble. Vous devriez avoir du respect pour cet homme et, surtout s’il lui échappe sur le gamin que vous êtes, et l’arriviste aussi, quelque vérité bien sentie, vous devriez vous montrer bon prince et ne pas le cafarder bassement.

Vous avez eu l’aplomb de lui reprocher un article où il reprenait ce qu’on appelle ma « phrase de soixante mots ». Dans votre jugement du 5 avril 1991, vous écrivez :

Les propos incriminés visant expressément les juifs, il n’y a pas lieu de s’attarder sur l’analyse du conseil du prévenu, selon lequel seuls l’État d’Israël et le sionisme international seraient visés dans la phrase litigieuse.

Voilà bien une perle. Dans la « phrase de soixante mots », il ne figure pas un mot, pas une expression qui vise tant soit peu les juifs. A moins de tricher sur l’expression de « prétendu génocide des juifs ». Mais j’ai l’impression qu’il ne s’agit ici ni de tricherie, ni de cynisme. Comme vous connaissez mal votre langue et que l’enfant gâté, le fils à sa maman que vous êtes apparemment, ne s’est guère astreint aux analyses logique et grammaticale ainsi qu’à la recherche du sens des mots, il n’est pas exclu que vous ayez commis une méprise et que, cherchant à dire « implicitement » vous ayez pensé à « explicitement » et, de là, à « expressément ». Je n’en sais rien, ma foi. Un homme qui, en d’autres circonstances, m’a montré à quel point il se trompait sur le sens des mots et, en gauchiste de salon, allait spontanément aux mots prétentieux mais faux au lieu de se contenter des mots simples et justes, peut bien avoir commis ce type d’erreur.

Les chambres à gaz hitlériennes n’ont jamais existé. Vous en avez eu la démonstration les 21 et 22 mars. Voyez comme le défi révisionniste du 21 n’a pu être relevé le 22. Vous êtes – et pour cause – incapable de me décrire cette magique chambre à gaz. Or, vous m’obligez à dire qu’elle a existé ou, du moins, à ne pas en contester l’existence, sous peine de sanctions financières qui sont – vous le savez – terribles pour le professeur que je suis. Vous vous autorisez, dans votre jugement, à critiquer le tribunal de Nuremberg à tous les points de vue imaginables – et vous avez raison – mais vous me punissez si je le critique à un seul point de vue ! Manque de logique, d’application et de sérieux, là encore.

Et puis, ne venez pas nous dire qu’il y a une loi et qu’il faut bien l’appliquer ! Les juges connaissent deux ou trois moyens, sinon plus, de ne pas appliquer une loi qu’ils tiennent pour injuste, absurde ou désuète. 

Dans un texte que je prépare, je ferai sa fête à la justice française. Je vous le dis comme je vous écris cette lettre. Dans peu de temps, nous nous retrouverons face à face. Je vous parlerai avec la même franchise. On ne m’intimidera pas parce que j’ai la chance de n’être pas timide. Et puis, j’ai la conviction que mes découvertes honorent la science historique. J’appellerai donc par leurs noms – vous n’aimez pas cela parce que vous manquez de courage – les magistrats qui se déshonorent en me condamnant pour ces découvertes. Vous noterez que je ne dis pas que vous déshonorez la justice française ; la justice française a déjà, depuis beau temps, perdu tout honneur. 

Bien à vous.

Je relis cette lettre, écrite d’un jet, parce que la vie ne me permet pas d’écrire à loisir. Vérification faite, je persiste et signe.

4 juillet 1991

Tuesday, June 25, 1991

Texte en droit de réponse au "Monde"


En vertu de la loi du 13 juillet 1990, tout Français qui « conteste » publiquement l’existence de chambres à gaz homicides dans les camps de concentration allemands est passible des tribunaux. Tel a été mon cas. Les 21 et 22 mars, j’ai comparu devant le juge Grellier pour ce motif. Dans votre livraison du 23 mars, Laurent Greilsamer prétend rendre compte de ma déposition. En fait, il ne s’agit pas d’un compte rendu mais d’un pamphlet à la fois par le ton et par le traitement du sujet. Il écrit : « Sûr de lui, parfois dédaigneux, [M. Faurisson] avait traîné au pied du tribunal trois lourds cabas bourrés de volumes savants pour faire taire ses contradicteurs. » La réalité est que j’avais fait apporter six lourds sacs de documents... pour le tribunal et pour la partie adverse. Et si la presse française a cru devoir, à la différence de M. Greilsamer, tant parler de ces documents, c’est parce qu’il s’agissait avant tout des quarante et un volumes des débats et documents du procès de Nuremberg. J’avais demandé à mes accusateurs de nous trouver dans ces vingt-cinq mille pages une seule preuve d’une politique de destruction physique des juifs ou une seule preuve de l’existence d’une seule chambre à gaz hitlérienne. Après tout, la nouvelle loi invoquait le procès de Nuremberg et la partie adverse (onze associations et le ministère public) l’invoquaient aussi dans leurs conclusions écrites. Incapable de relever mon défi, la partie adverse m’a traité d’antisémite.

Quant à ce que j’appelais « le cœur du cœur du sujet » (ces chambres à gaz sont-elles possibles au point de vue de la physique et de la chimie ?), M. Greilsamer affirme que je n’y suis « jamais arriv(é) ». Or, j’en ai traite d’emblée. Pour cela, j’ai exposé le résultat de mes propres recherches en la matière et je me suis appuyé sur quelques autres livres et documents mis par mes soins à la disposition du tribunal et de la partie adverse : le livre de l’historien juif américain Arno Mayer sur La « Solution finale » dans l’histoire, un livre de Raul Hilberg, un livre de J.-C. Pressac, le rapport Leuchter sur Les Présumées Chambres à gaz homicides d’Auschwitz, de Birkenau et de Majdanek et le très étonnant rapport, qu’on passe sous silence, de l’Institut d’expertises de médecine légale de Cracovie sur les chambres à gaz d’Auschwitz et de Birkenau (24 septembre 1990). J’ajoute, car le point a son importance, que toutes ces pièces ont été apportées sous leur forme d’origine et parfois avec leur traduction.

Pour M. Greilsamer, mon « discours » aurait été sans ordre et sans guère de logique. Je note cependant que, dans son jugement de condamnation, le tribunal déclarera, pour sa part, que mon « discours » était « cohérent et logique ».


25 juin 1991


[Texte en droit de réponse refusé par Le Monde. – NdE]

Thursday, June 20, 1991

Le premier historien révisionniste après la seconde guerre mondiale


James Morgan Read est connu pour avoir publié en 1941 un livre sur la propagande à base de récits d’atrocités durant la première guerre mondiale : Atrocity Propaganda (1914-1919). J. M. Read termina sa carrière comme président de Wilmington College (Wilmington, Delaware, États-Unis).

Dans sa livraison du 30 mai 1945, The Christian Century, hebdomadaire de Chicago, publiait un article de J. M. Read intitulé « Trials for War Criminals » (p. 651-653), où l’on pouvait notamment lire :

Finalement, les procès pour crimes de guerre établiraient la vérité en ce qui concerne les atrocités. J’ai eu une petite expérience dans l’essai d’évaluation de la preuve dans les histoires d’atrocités. Ce n’est pas facile quand vous devez compter sur les témoignages de reporters sur les commissions officielles de la partie intéressée et même sur des témoins oculaires non vérifiés par le contre-interrogatoire [...]. Ce qu’on raconte des chambres de mort dans les camps allemands nous fournit une illustration dece qui est nécessaire en fait d’examen impartial des accusations d’atrocités. Il est manifeste que, dans beaucoup de ces camps, on combattait les épidémies de typhus et qu’on utilisait des chambres de fumigation pour, par prévention, débarrasser les prisonniers des poux. La question est : « combien de ces chambres répondaient-elles à des efforts authentiques pour tuer les poux et combien d’entre elles n’étaient que de piètres excuses ou même des efforts non déguisés pour tuer les gens? » Les procès pourraient établir de tels faits au-delà de tout doute légitime.

Robert W. Ross critique vivement cet exemple de scepticisme [1].

20 juin 1991


[1] R. W. Ross, So it was True. The American Protestant Press and the Nazi Persecution of the Jews, Minneapolis, Minnesota, University of Minnesota Press, 1980, p. 237-238.

Wednesday, June 12, 1991

Lettre à Bernard Jouanneau, avocat de Jean Pierre-Bloch



Maître, 

Je vous remercie de votre lettre du 10 juin. 

Ce qui m’intéresse, c’est, de votre part, « un démenti à la barre ». Je le précisais dans ma lettre au protégé de Pierre Laval [Jean Pierre-Bloch] et je vous le précise à nouveau aujourd’hui. 

Je profite de l’occasion pour vous dire que vous avez lassé ma patience. Je vous promets – et vous savez que je tiens mes promesses – qu’à chaque action que vous nous intenterez, vous et les vôtres, je me verrai contraint de porter à la connaissance du tribunal, à celle des journalistes et à celle du public une information révisionniste qui jettera quelque lueur sur la partie adverse, sur son double jeu durant la guerre, sur ses procédés d’après la guerre, sur ses tricheries, mensonges, calomnies et violences. 

En attendant, prenez donc connaissance de la pièce ci-jointe (Le Pamphlet, mai 1991, p. 2 : « Illustration d’un état d’esprit »). Là encore, j’attends « un démenti à la barre ».

12 juin 1991

Tuesday, June 4, 1991

Lettre à Jean-Louis Jamot (des Renseignements généraux, Vichy)


Monsieur, 

Je me permets de vous rappeler quelques points de l’entretien que je vous ai accordé ce matin à mon domicile. 

Le 18 avril, dès le prononcé de ma condamnation, j’ai récidivé. 

Je récidiverai autant de fois que je serai condamné, dussé-je aller en prison (comme en 1962, pour outrage à magistrat), voir saisir mon salaire (une fois encore), subir une agression physique (comme, déjà, à six reprises) ou risquer la mort (comme le 16 septembre 1989 du fait de voyous juifs que la police se garde bien d’inquiéter). 

On ne me fera pas dire que deux et deux font cinq, que la terre est plate, que les chambres à gaz hitlériennes ont existé ou que Hitler a eu une politique de destruction physique des juifs ; on ne m’obligera pas, sous la menace, à mentir. Les révisionnistes n’éprouvent aucun respect pour les tabous et, en particulier, pour les tabous juifs que protège une loi spéciale de la République française. Tout tribunal me sera une tribune. A chacun de mes procès, je dévoilerai une vérité cachée soit par les organisations juives, soit par ceux que ces organisations font chanter. Je marquerai mon mépris pour la magistrature française et sa longue tradition de lâcheté : ni assise, ni debout, elle est et reste couchée. 

Malgré bien des sollicitations, j’ai refusé de former une association révisionniste ou d’adhérer à un groupe révisionniste. Le révisionnisme ne connaît ni lois, ni contraintes, ni formes, ni statuts. Il ne constitue pas un milieu que la police, par exemple, pourrait pénétrer. Contraint à une sorte de clandestinité, il se développe spontanément. Il a la puissance d’un mouvement naturel que je ne domine pas, dont je ne peux mesurer l’ampleur ni présente ni future et que personne ne peut endiguer, canaliser ou arrêter. Il est la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle. 

Je n’ai pas d’accointances avec des mouvements politiques ; ces mouvements sont des créations artificielles et éphémères. J’appartiens à un institut international de recherches révisionnistes qui a des ramifications dans le monde entier. 

Je ne suis ouvert à aucun arrangement, à aucune conciliation avec les organisations juives ou avec les pouvoirs publics de ce pays. De ce qui pourrait advenir de fâcheux à ma personne, à ma famille, à mes biens, je tiens d’avance pour responsables ces organisations et ceux qui, dans la crainte et le tremblement, leur obéissent sur le plan local (Vichy) ou sur le plan national.

Monday, June 3, 1991

Lettre à Ernst Nolte



Cher collègue, 

Je vous remercie bien de votre longue lettre du 27 mai. 

« Kopf hoch ! » signifiait simplement que les Allemands doivent cesser de tenir la tête basse devant les ignominies dont on les abreuve depuis si longtemps. 

Je n’ai formulé aucune opinion sur l’euthanasie. Comme vous parliez de l’emploi du gaz dans le cadre de l’action d’euthanasie, je me suis contenté de vous rappeler qu’il n’existe aucune preuve de cet emploi. 

Depuis plusieurs années, nos adversaires battent en retraite sur le sujet des prétendues chambres à gaz hitlériennes et, benoîtement, ont l’impudence de venir nous dire la bouche en cœur : « Chambre à gaz ou pas, quelle importance ? ». C’est ce que j’ai toujours appelé l’argument essentialiste. Nos adversaires ont raison « par essence » ; plus ils multiplient les concessions, plus ils ont raison sur le fond. Ils ont immuablement raison, une fois pour toutes. C’est ce que j’appelle aussi « le coup de Bellarmin » et qui se résumerait ainsi : « Galilée, que la terre soit plate ou ronde, cela ne change rien ; la question n’est pas là. » Or, la question était bien là. Il en va de même pour les chambres à gaz hitlériennes. Elles étaient tout et elles permettaient tout. Elles étaient l’arme spécifique d’un crime spécifique. Elles sont le pilier central de la religion de l’« Holocauste ». Sans elles, tout le grand mensonge s’effondre : le mensonge d’une horreur gigantesque et sans précédent dans l’histoire des hommes ; une horreur prouvant une froide résolution criminelle, à dimension industrielle et permettant des rendements industriels. Les historiens juifs savent que l’antisémitisme est vieux comme le peuple juif et ils répètent à satiété que toutes les mesures prises par Hitler contre les juifs et tous ses discours s’inscrivent dans une longue tradition. Ce qui, à les en croire, aurait été vraiment nouveau et nous aurait fait basculer dans un monde nouveau aurait été l’institution d’une politique de destruction physique des juifs et la création, dans cet esprit, d’une arme nouvelle indispensable à cette politique. Vous pouvez accumuler tous les crimes réels ou supposés d’Adolf Hitler, rien ne peut évidemment approcher de ce crime-là. Ajoutez à cela que tous les autres crimes attribués à Hitler ont leur équivalent, parfois en pis, chez Roosevelt, Churchill, Staline, Tito ou Hiro Hito. Ne soyons pas dupes des habillages verbaux ou théoriques.

Les juifs ont si bien conscience de l’importance sans pareille de la chambre à gaz qu’ils poursuivent systématiquement en justice ceux qui « contestent » soit l’existence de cette chambre, soit son rôle dans l’histoire de la seconde guerre mondiale. Prenez garde de ne pas répéter après Jean-Marie Le Pen que les chambres à gaz sont un point de détail de l’histoire de cette guerre ; il pourrait vous en coûter cent vingt millions de francs anciens (un million deux cent mille nouveaux francs). Les juifs ont obtenu une loi spéciale en France pour protéger leur chambre à gaz. Deux jeunes Français de Caen vont passer en justice seulement parce qu’ils ont montré dans un tract qu’ils ne pouvaient pas croire à la magique chambre à gaz.

Vous êtes historien. En tant que tel, vous ne pouvez pas ne pas tirer une foule de conséquences du simple fait qu’en plein vingtième siècle on ait pu fabriquer un pareil mensonge et lui donner force de loi. Si, dans l’histoire de la dernière guerre mondiale, on nous a à ce point menti sur cette affaire, sur combien d’autres n’avons-nous pas été abusés !

Mes arguments sont très loin d’être seulement physiques et chimiques. Je pense avoir fait état d’une foule d’arguments documentaires et historiques. 

Dans les quarante-deux volumes de Nuremberg, je n’aperçois aucune preuve d’une politique de destruction physique des juifs. Dans les discours d’A. Hitler non plus. Chacun d’entre nous peut tenir des propos violents sur tel ou tel ; cela ne prouve pas que nous soyons capables d’assassiner et cela prouve encore moins que nous ayons effectivement assassiné. La vie enseigne, par ailleurs, que, souvent, plus violents sont les propos et moins les actes suivent. Les paroles sont une sorte de purgatif des passions. Il faut juger aux actes et, de là, éventuellement remonter aux paroles ou aux théories sans oublier que les théories ne sont bien souvent que des habillages. La sagesse populaire dit certes que « qui vole un œuf vole un bœuf » mais, pour moi, « qui vole un œuf ne vole qu’un œuf ». Plus je soupçonne une personne d’être capable de commettre une vilenie ou un crime et plus je me méfie de croire que cette vilenie ou ce crime ont été commis ; je ne veux pas me laisser séduire par les facilités de la spéculation, car c’est ainsi qu’on construit des théories sur des théories : des châteaux de sable en quelque sorte.

Qui vous dit que Himmler n’a pas protesté contre les mensonges de « Greuelpropaganda » lors de son interrogatoire, juste avant son suicide ? Pourquoi nous cache-t-on ses déclarations ? N’avait-il pas d’ailleurs déjà protesté auprès de Norbert Masur et sans doute d’autres ? Et puis, ne commettons pas ici une faute d’anachronisme ! La chambre à gaz n’avait pas encore en mai 1945 la formidable dimension mythique que nous lui voyons aujourd’hui. Même au procès de Nuremberg, elle n’apparaît qu’en arrière-plan. Rappelez-vous la stupéfaction des Allemands à l’interrogatoire de R. Höss. Songez que, pour les accusateurs de l’Allemagne, le plus grand crime à cette époque du procès était la responsabilité unilatérale du vaincu dans le déclenchement de la guerre : une thèse devenue absurde dès le début des années soixante. Permettez-moi de prendre mon propre cas : il se trouve des gens pour dire que Faurisson se défend mollement ou pas du tout contre certaines accusations ; ils en déduisent que ces accusations sont probablement fondées. La vérité est que je suis accablé de dizaines d’accusations changeantes ; je ne peux pas faire face à toutes et je ne peux pas prévoir quelle sera dans un mois, dans un an ou dans trente ans l’accusation dominante. Il est probable que l’accusation dominante sera alors celle qui, aujourd’hui, me fait hausser les épaules tant elle me paraît folle, dérisoire ou facile à réfuter. J’aurai ainsi laissé s’ouvrir une brèche par laquelle on s’engouffrera.

Sur mes conseils, un homme étudie en ce moment le sujet suivant : « La révélation des crimes nazis dans la presse française du 1er janvier au 30 juin 1945. » Cet homme est stupéfait par une constatation qui ne me surprend personnellement pas : la chambre à gaz est quasiment inexistante dans la presse française de cette époque.

Et puis, vous savez le redoutable pouvoir de la calomnie : tenter d’y répondre, c’est lui donner corps. Pour un homme politique d’une cinquantaine d’années en 1940-45, cette histoire de chambres à gaz était manifestement un produit de recyclage d’un bobard de la première guerre mondiale. Ce n’étaient plus les Autrichiens ou les Bulgares (avec l’aide des Allemands) qui gazaient les Serbes, c’étaient les Allemands, les Autrichiens et leurs alliés qui gazaient les juifs.

Le drame de l’Allemagne a peut-être commencé, non pas avec cette guerre de trente ans (1914-1945) mais avec les jalousies qu’elle a suscitées à la fin du XVIIe siècle et au début du XIXe siècle. Ce grand peuple a réalisé trop de prouesses à la fois dans les domaines de la littérature, de la philosophie, de la musique, des sciences, de la médecine, de la technique et de la vie sociale. Celui qui accumule les succès éveille les soupçons : il a partie liée avec les forces obscures et méchantes ; il a conclu un pacte avec le diable. Dans l’imagination populaire, l’Allemand parfait est devenu le savant chimiste, le « Herr Professor » dans son laboratoire, maîtrisant des forces invisibles et dangereuses. Il est le chimiste, le maître des gaz. On nous a encore resservi ce cliché au moment de la Guerre du Golfe. On nous le resservira dès que nécessaire. Déjà l’homme de Cromagnon raisonnait selon ces schémas ; il faut bien se consoler de la supériorité d’autrui dans tel ou tel domaine.

Je me permets de vous envoyer une récente réédition de mon livre sur Rimbaud. C’est seulement pour la préface. 

L’agression juive de la Maison des Mines a eu des résultats affreux mais le silence dont s’entoure cette affaire est encore plus affreux.

3 juin 1991