Wednesday, March 14, 1990

Prison ou télévision


Le 14 mars 1990, la cour d’appel de Versailles a condamné à un mois de prison ferme Alain Guionnet pour avoir apposé à Issy-les-Moulineaux trois ou quatre autocollants contre la circoncision et contre le mythe des chambres à gaz :

« Les coupeurs de verge à la grande vergue ! »
« Rapport Leuchter : Finies les chambres à gaz » 

En première instance, le tribunal de la XVe chambre de Nanterre avait, le 8 juin 1989, condamné A. Guionnet à cinq mille francs d’amende et au versement de dommages-intérêts pour la LICRA. 

Il faut probablement remonter au cas d’Alain Geismar en 1971 pour rencontrer un cas identique de condamnation en appel à une peine de prison ferme pour délit de presse. 

Le 13 mars, les trois juifs impliqués dans l’attaque des manifestants de l’Œuvre française le 8 mai 1988 ont été condamnés à... deux mois de prison avec sursis ! Il y avait eu des blessés graves... 

Le 13 mars, vers minuit, à « Ciel, mon mardi ! », dans une séquence consacrée aux supporters de football, Y.-B. Tilleron dit : « On a cassé la mâchoire du professeur Faurisson pour l’empêcher de parler à la Mutualité. » Dechavanne a répliqué : « Ah non ! on ne va pas reparler du professeur Faurisson ! » Et l’émission a été arrêtée.

14 mars 1990

Wednesday, March 7, 1990

Lettre à Olivier Mathieu (et, s’il le veut, à ses avocats)

Cher ami, 
Votre adversaire parle de « faits historiques faisant pourtant l’objet d’un consensus au sein de toutes les nations ». 
Il est probable qu’il entend par le mot de « consensus » ce que les Latins appelaient le consensus omnium, c’est-à-dire le consentement universel. C’est en appeler à la voix publique. 
Il faudrait d’abord prouver qu’il existe un tel consentement par toute la terre et que, d’une seule voix, les peuples du monde libéral, du monde arabo-musulman, du monde africain, du monde asiatique, du monde communiste proclament que Hitler a utilisé des chambres à gaz pour tuer des juifs. Soit ! 
Ensuite, il faudrait prouver que, parce que tout le monde le dit, tout le monde le pense (et le pense pour y avoir réfléchi). Soit ! Puis, il conviendrait de démontrer que, parce que tout le monde le dit et le pense, c’est exact (j’éviterais le mot de « vrai », qui est galvaudé).
Pas un seul État n’a jusqu’ici érigé en loi qu’il fallait croire à ces chambres, pas même dans les pays où il arrive à la justice de condamner des gens qui disent qu’ils ne croient pas aux dites chambres à gaz. Ces gens-là, soit dit enpassant, sont des preuves vivantes de ce que le consensus omnium est une fiction. Même en RFA, il n’existe pas de loi en ce sens. La loi dite du « mensonge d’Auschwitz » (15 juin 1985) ne parle ni de génocide, ni de chambres à gaz, ni d’Auschwitz ; elle sanctionne « l’atteinte à la mémoire des morts» lorsque le mort a été la «victime d’un gouvernement de violence et d’arbitraire national-socialiste ou autre» et elle permet – c’est là la véritable innovation – une assignation directe par le ministère public sans qu’aucun individu ou aucune association ait à porter plainte. Cette loi a des côtés inavouables : elle est faite 1) pour réprimer les révisionnistes ; 2) pour éviter aux juifs d’apparaître comme de constants accusateurs et de dépenser leur propre argent. Dans cette loi (article 194 du code pénal, nouvelle mouture), ni les révisionnistes (les vraies victimes), ni les juifs (les vrais bénéficiaires) ne sont nommés.
Les révisionnistes ne sont jamais condamnés pour le vrai motif mais pour des motifs d’emprunt ou de circonstance : injure raciale, dommage à autrui, apologie de crimes, propagation de fausses nouvelles, cruauté mentale... s’ils tombent sous le coup de la loi, ce n’est pas directement, mais indirectement. (Je suppose que, de 1550 à 1650, quand on a condamné tant d’hommes et de femmes parce qu’ils avaient « commerce avec le diable », c’était aussi au nom de lois qui ne réprimaient pas, expressis verbis, le « commerce avec le diable »).

Mais vous sentez bien que ces considérations et bien d’autres considérations touchant à la loi, au droit, aux principes, aux belles idées, n’auraient aucune portée aussi longtemps qu’elles s’adresseraient à des magistrats qui, dans leur tête, dans leur cœur, dans leur « âme », persisteraient à croire aux magiques chambres à gaz. Ce qu’il faut, c’est briser ou endommager le joujou magique. Il faut les conduire à douter de ce joujou. Alors, et alors seulement, ils vous écouteront. Ils sont obnubilés, sidérés, offusqués. Ils sont sourds. Ouvrez-leur les yeux et les oreilles. Dites-leur que le roi est nu et que les chambres à gaz n’ont pas existé. Ils se débattront d’abord. Ils protesteront. Ils pousseront l’audace jusqu’à dire que c’est un sujet d’histoire et qu’ils ne sont pas compétents en matière d’histoire. C’est le faux-fuyant habituel. Les avocats aiment à faire chorus. Ce sont là des réactions dictées par la peur de l’inconnu et par l’amour des habitudes. Ce sont des réactions de paresse intellectuelle.

Il faut être brutal. Vous devez leur secouer les puces. Ils ont besoin d’un happening. Mais soyez habile. Prenez-les à revers. Dites-leur : vous avez raison. Il y a un consensus. Ce consensus date de 1945 et du Tribunal militaire international de Nuremberg. Eh bien, précisément, parce qu’il y avait un consensus dès cette époque, on s’est dispensé alors d’apporter la preuve de l’existence des chambres à gaz. C’est le moment de réciter à ces juges les stupéfiants articles 19 et 21 du statut du TMI et, pour couronner cela, de leur rappeler le double aveu de Serge Klarsfeld, dans VSD et dans Le Monde Juif. Cela donne :

TMI, article 19 : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques, relatives à l’administration des preuves [...]. »

TMI, article 21 : « Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis [...].»

Klarsfeld : « [En 1986, pour l’existence des chambres à gaz, il n’y avait pas encore de vraies preuves.] Il y avait des débuts de preuves qui embarrassaient les faurissonniens [...]. »

Klarsfeld encore : « Il est évident que dans les années quiont suivi 1945 les aspects techniques des chambres à gaz ont été un sujet négligé parce que personne alors n’imaginait qu’un jour on aurait à prouver leur existence. »

Puis, vous mettrez au défi les magistrats de réclamer à votre adversaire ce que tout tribunal exige pour le moindre des assassinats : une expertise de l’arme du crime, établissant que tel local aujourd’hui à l’état originel (Struthof, Mauthausen, Auschwitz-I, Majdanek) ou à l’état de ruines (Auschwitz-II ou Birkenau) a bien été un abattoir chimique, et un rapport d’autopsie établissant que tel parmi des milliers de cadavres autopsiés à partir de la fin 1943 (début en URSS des procès pour « gazages ») a bien été le cadavre d’une personne tuée par gaz-poison.

Quand on demandera des preuves à votre adversaire, il ne faudra pas qu’ils répondent par des témoignages ou des aveux, car la justice a besoin d’abord de preuves, aussi matérielles que possible, et de témoignages, ensuite, éventuellement.

Vous, vous apportez le « rapport Leuchter ». 

Et, en face, qu’apporte-t-on ? 

Le gros livre récemment publié en anglais par Jean-Claude Pressac (et Serge Klarsfeld), c’est la montagne qui accouche d’une souris. Ce livre apporte mille preuves de ce qu’il a existé un camp, celui d’Auschwitz, avec crématoires, fours, chambres à gaz de désinfection, Zyklon, installations de toutes sortes mais il ne fournit pas une seule preuve de l’existence d’une seule chambre à gaz homicide. Klarsfeld voulait nous faire croire que pendant quarante-cinq ans, ou peu s’en faut, on n’avait pas encore trouvé de « vraies preuves » mais seulement des « débuts de preuves » et puis que, soudain, J.-C. Pressac avait découvert dans un fond de tiroir un document qui, à ses yeux, était la preuve d’un gigantesque massacre. C’est idiot. 

Sarfatti vous accuse. C’est à lui de fournir des preuves de ce qu’il avance. Il ne faut pas inverser les rôles. 

Empressez-vous de rectifier l’image que les juges peuvent avoir des photos choisies par les Alliés en 1945; il s’agit de photos de victimes des épidémies de typhus, de dysenterie, etc. : soit des morts, soit des mourants, soit des malades. C’est du « Timisoara » 1945.

Et puis, comment Sarfatti peut-il expliquer qu’en 1988, soit quarante-trois ans après la fin de la guerre, Arno J. Mayer, juif, professeur d’histoire à Princeton, ait pu admettre que « les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses » et que « [les] témoignages doivent être scrutés avec soin, vu qu’ils peuvent avoir été influencés par des facteurs d’une grande complexité ».

Si votre procès a lieu, il est indispensable que je puisse venir témoigner en votre faveur. Je viendrai avec le livre de Pressac, notamment, et on s’amusera. 

Vous serez condamné parce que la Belgique fait partie des territoires occupés et qu’elle a tout de même une belle tradition de bassesse dans la répression des hérétiques de votre espèce. Mais vous vous serez battu.

Comptez sur moi tant que je serai en vie (il n’y en a probablement plus pour longtemps) et tant que vous garderez la tête haute et n’accepterez pas d’entrer dans le jeu des pleutres et des paresseux.

Bien à vous.

P. S. : Attention au piège des mots ! Nous ne nions pas l’existence des chambres à gaz mais nous affirmons, avec des preuves et des raisons, que ces chambres à gaz n’ont pas existé. A l’exemple de l’esprit de la Renaissance, l’esprit du Révisionnisme est perçu comme négateur parce qu’il est en fait positif et « positiviste ».

7 mars 1990

Sunday, March 4, 1990

Lettre à Daniel Vernet, "Le Monde"

A publier
[Cette lettre a été envoyée avant la parution, je suppose, du Monde diplomatique de mars ou à peu près au même moment. NdA]

Monsieur, 

Pour des raisons qu’il me paraît inutile de préciser, il devient indispensable de ne pas exagérer l’estimation des pertes juives durant la seconde guerre mondiale. Dans votre numéro du 28 février (p. 3), vous affirmez que, dans le camp de Majdanek, près de Lublin, « les nazis ont exterminé près d’un demi-million de Juifs ». Or, Raul Hilberg, dans La Destruction des Juifs d’Europe (Fayard, 1988), évalue le nombre total des morts juives dans ce camp à cinquante mille (p. 774 et 1045). Dans votre numéro daté du 4-5 mars (p. 2), Thomas Schreiber affirme que les juifs de Hongrie auraient compté « six cent dix-huit mille déportés et tués ». Or, Raul Hilberg évalue le nombre total des morts juives, déportés et non déportés compris, à « plus de cent quatre-vingt mille » pour la Hongrie proprement dite (et à deux cent soixante-dix mille pour la Roumanie) (p. 1046).

Les exagérations du style « Timisoara » doivent être évitées à tout prix.

4 mars 1990

Tuesday, February 27, 1990

Lettre à Ernst Nolte

Cher Collègue, 
J’espère que vous avez bien reçu ma lettre du 4 février. Je vous confirme mon jugement du livre de Pressac. J’ajoute que j’en connaissais déjà tous les documents, à l’exception de quelques-uns qui ne sont que des « frères » de ceux que je connaissais. 

J’ai lu votre article de Junge Freiheit de ce mois. 

Je me permets de vous signaler qu’il n’a jamais existé d’expertise des «chambres à gaz» par les Polonais ou les Soviétiques. Ainsi que je le rappelais dans ma Réponse à Pierre Vidal-Naquet publiée en 1982, ce que le juge d’instruction Jan Sehn a ordonné, c’est une expertise de six pièces de zinc dont il affirme qu’elles provenaient du Leichenkeller-1 du Krema-II (la fameuse « chambre à gaz » en sous-sol !!!) et vingt-cinq kilos et demi de cheveux (avec quelques barrettes, une paire de lunettes, etc.). Comme vous le verrez par la photocopie que je vous envoie ci-joint, l’expertise avait été rédigée [en polonais] le 15 décembre 1945 par le Dr Jan Z. Robel, directeur de l’Institut d’expertises judiciaires, 7, rue Copernic, à Cracovie. Si vous le désirez, je peux vous envoyer copie d’une traduction en français de cette expertise qui signale la présence de restes d’acide cyanhydrique (cyanures). Rien d’étonnant à cela. Ce qui est remarquable, c’est précisément l’absence de toute expertise de l’arme du crime de la part d’un... institut d’expertises judiciaires. Une « chambre à gaz » en sous-sol, c’est tellement inepte que même un fanatique comme Jan Sehn ou un menteur comme Davidowski devaient s’en rendre compte. Le fameux toxicologue français Truffert avait eu un haut-le-corps quand je lui avais montré le plan et la situation de cette prétendue «chambre à gaz». 

Je vous trouve imprudent de mentionner le livre de Pressac sans l’avoir lu. Cher collègue, je travaille depuis tant d’années sur ce sujet que vous devez bien vous douter que je le connais assez bien et qu’il serait, par exemple, peu vraisemblable qu’un document important m’ait échappé. Je vous fais une proposition : bien que débordé de travail et de soucis, je m’engage à répondre à vos consultations. Je ne pourrai certes pas vous envoyer beaucoup de documents parce que je n’en ai pas le temps mais demandez-moi seulement de vous donner brièvement mon avis. Cela ne vous engage à rien. 

Les condamnations et les violences pleuvent. Ma santé est mauvaise. Mais je me battrai jusqu’à mon dernier souffle, jusqu’en janvier 1994. J’arrêterai alors, si je suis encore en vie, ce dont je doute fortement. Ihr ergebener.

27 février 1990

Thursday, February 15, 1990

Mon ami Ernst Zündel


Mon ami Ernst Zündel vient d’être définitivement condamné à neuf mois de prison parce qu’il a, sur le prétendu Holocauste des juifs et sur les prétendues chambres à gaz homicides du IIIe Reich, exactement la même opinion que moi. 
Je considère donc que je viens en quelque sorte d’être moi aussi condamné à neuf mois de prison pour « délit d’opinion ». J’ai assisté mon ami tout au long de ses différents procès. Jamais, depuis 1945, les révisionnistes n’ont à ce point accumulé devant des tribunaux une masse aussi impressionnante de preuves de ce que nous avons raison et de ce que les tenants de l’histoire officielle ont tort. Le « rapport Leuchter » constitue l’une de ces preuves mais il y en a bien d’autres. C’est précisément parce que nous avons trop raison que les gens en place prennent peur devant les énormes conséquences du révisionnisme et c’est cette peur qui leur dicte des condamnations comme celle d’Ernst Zündel par des magistrats canadiens.

Le Canada se ridiculise et se déshonore. Ce que la reine d’Angleterre permet en Angleterre, elle l’interdit au Canada. Je m’explique. E. Zündel s’était contenté de diffuser en 1981 une brochure imprimée et librement diffusée en Angleterre dès 1975 : Did Six Million Really Die ? et signée Richard Harwood (nom de plume d’un citoyen britannique). Jamais la Justice anglaise, en la personne de la reine Elizabeth, n’a poursuivi l’auteur de cette brochure. En revanche, la Justice canadienne, en la personne d’« Elizabeth Regina », a poursuivi, jugé, condamné et emprisonné E. Zündel, simple diffuseur d’un écrit autorisé en Angleterre depuis quinze ans. Dans la salle du tribunal de Toronto, il y avait, au-dessus de la tête du juge, le blason de la reine d’Angleterre avec les formules françaises bien connues : « Honi soit qui mal y pense » [sic] et « Dieu et mon droit ». Le procureur était appelé « The Crown » (la Couronne). Les témoins recevaient une convocation lancée par « Elizabeth Regina ». Je suis donc en droit d’affirmer que, ce que la reine d’Angleterre autorise en son royaume, elle le refuse en son dominion. Une liberté accordée à Londres est refusée à Toronto, et cela par la même personne. Voilà une absurdité parmi cent autres où conduit la défense frénétique d’un mensonge.

Les juges canadiens ont osé soutenir qu’en condamnant E. Zündel ils ne condamnaient pas une opinion mais... un acte : l’acte de propager une information que l’on sait être fausse. La Justice canadienne qui n’a pas froid aux yeux, tranche de tout en histoire, en psychologie et en sociologie. En histoire, elle a décrété souverainement que l’Holocauste des juifs a existé. En psychologie, elle a sondé le cœur et les reins d’E. Zündel et découvert, sans l’ombre d’une hésitation que ce dernier, sait qu’il ment quand il dit que ledit Holocauste n’a pas existé. En sociologie, elle a prononcé, sans aucune enquête préalable, que ce prétendu mensonge d’E. Zündel trouble ou est de nature à troubler l’harmonie raciale et sociale du Canada tout entier. 

Les juges de la cour d’appel (Justices Brooke, Morden et Galligan) se sont livrés dans leur arrêt à de stupéfiantes attaques contre Douglas Christie, l’intrépide avocat de l’accusé. On cherche manifestement à intimider tout avocat qui se porterait à la défense d’un révisionniste ou de tout autre tenant d’une vue impopulaire. Nous devons manifester notre réprobation par des manifestations, des lettres, des appels téléphoniques auprès des ambassades du Canada, des consulats, des médias, des instances judiciaires canadiennes et, en particulier, par l’envoi de lettres au :

                      Judicial Council in Canada 
                      Room 450 112, Kent Street
                      Ottawa, Ontario K1A 0W8 (Canada)

En plus de l’action ci-dessus, je recommande une autre action dont j’ai eu l’occasion de remarquer qu’elle embarrasse les autorités canadiennes ou les simples citoyens du Canada. Je leur écris la lettre suivante :

J’ai entendu dire que, dans votre pays, on risque d’aller en prison si on rend public son doute sur l’Holocauste des juifs et sur les chambres à gaz ou, plus simplement, si on se contente de poser la question suivante : Est-il vraiment mort six millions de juifs durant la seconde guerre mondiale ?

Je me permets de vous demander respectueusement si ce que j’ai entendu dire là est vrai ou non.

Veuillez, je vous prie, trouver ci-joint une enveloppe à mon nom pour votre réponse. 

Actuellement le développement rapide du révisionnisme provoque une tétanisation de l’adversaire. Si la répression s’accroît, c’est le signe que nous sommes en train de gagner. Nul n’a fait plus qu’Ernst Zündel et Douglas Christie pour la défense de quelques-unes de nos libertés. Nous leur devons notre aide.

15 février 1990

Tuesday, February 6, 1990

Révisionnistes en prison


En Suède, Ahmed Rami, directeur de Radio Islam, vient d’être condamné à six mois de prison pour cause de révisionnisme et sa station de radio a été fermée. Déjà, en 1982, le révisionniste Ditlieb Felderer avait fait six mois de prison à la suite d’une condamnation prononcée par un tribunal de Stockholm.

En Autriche, le Dr Herbert Schweiger vient d’être condamné à un an de prison, au terme d’un procès expéditif, pour avoir dit que les chambres à gaz n’ont pas existé ; il avait déjà fait trois mois de prison préventive. 

Au Canada, Ernst Zündel vient d’entrer en prison (le 5 février) pour y accomplir une peine de neuf mois d’emprisonnement. Le tribunal de Toronto lui reproche d’avoir diffusé une brochure en anglais dont le titre signifie : « En est-il vraiment mort six millions ? ». Cette brochure, écrite par un Anglais et imprimée en Angleterre depuis 1974, n’a fait dans ce pays l’objet d’aucune poursuite du fait de la justice anglaise qui, comme on le sait, est représentée par « Elisabeth Regina ». Pourtant, au Canada, c’est au nom même d’« Elisabeth Regina » qu’Ernst Zündel a été poursuivi et condamné. La salle du tribunal était décorée aux armes de la reine d’Angleterre et le procureur était appelé « The Crown » (la Couronne). Ce que la reine permet en Angleterre, elle ne le tolère pas dans son dominion du Canada.

En Espagne, il en va autrement. Tuvia Friedmann avait porté plainte contre Léon Degrelle parce que celui-ci avait mis en doute l’existence des chambres à gaz. Elle a perdu son procès en première instance, en appel et, récemment (décision du 5 décembre 1989), devant le Tribunal suprême.

En France, les révisionnistes ont fini par avoir gain de cause devant les tribunaux et, comme vient de l’admettre La Lettre télégraphique juive (20 décembre 1989), « la négation de la Shoa n’est plus punie par la loi ».

6 février 1990

Monday, December 11, 1989

Identités successives du ghetto-boy, de 1960 à 1982 :


1. David Rabinovitch, Paris-Match, 23 avril 1960, p. 22 ; il serait mort ; 
2. David X..., in programme du cinéma bruxellois « Arenberg » (17 mars 1961) pour le film Opération Eichmann ; présenté comme devant témoigner au procès Eichmann (1961) ; 
3. Arthur ou Artek Chimiontek ou Chmontiak, Le Soir (de Bruxelles), 4 août 1978 ; il serait mort en déportation ; il est parfois appelé, à tort, à mon avis, Arthur Domb (nom de sa tante) ; 
4. Anonyme (plus tard, se révélant être Israël ou Izzy Rondel), The Jewish Chronicle, 11 août 1978, p. 1-2. Il vivrait à Londres ; 
5. Dr [Tsvi C.] Nussbaum, The New York Times, 28 mai 1982, p. B1-B2. Il est aujourd’hui oto-rhino-laryngologiste à Rockland, N.Y.

11 décembre 1989