Wednesday, May 24, 1989

Aux États-Unis, un universitaire juif s’engage dans la voie révisionniste


 Dans sa livraison du 15 mai 1989, l’hebdomadaire Newsweek annonce une « tempête autour d’un nouveau livre » consacré à « l’extermination des juifs durant la seconde guerre mondiale » [1] :

Why Did the Heavens not Darken? The "Final Solution" in History, New York, Pantheon Books, 1988, XVIII-193 p. (Pourquoi les cieux ne se sont-ils pas obscurcis ? La « solution finale » dans l’histoire.)

Un ami de Pierre Vidal-Naquet

Son auteur, Arno J. Mayer, est né en 1926 au Luxembourg au sein d’une famille juive. Il est professeur à l'Université de Princeton où il enseigne l’histoire européenne. Dans un livre paru en 1987, Pierre Vidal-Naquet l’appelait son « collègue et ami » et le nommait à neuf reprises [2]. Il écrivait par exemple : « Je dois beaucoup à Arno J. Mayer que je remercie chaleureusement [3]. » Il disait avoir lu en manuscrit l’ouvrage que ce dernier allait publier en 1988 sous le titre probable de The “Final Solution” in History. Il semble qu’en 1982 le professeur américain avait provoqué de violentes réactions de la part d’un collègue israélien au cours du colloque international de la Sorbonne présidé par François Furet et Raymond Aron (29 juin-2 juillet). Déjà à cette époque, il avait sans doute eu le courage d’exprimer des réserves sur le dogme de l’Holocauste et des chambres à gaz. En tout cas, curieusement, son propre exposé ne figure pas dans l’ouvrage publié trois ans plus tard et censé livrer le résultat de ce colloque [4]. De 1982 à 1988, nous avons donc été tenus dans l’ignorance de la thèse d’Arno J. Mayer. Si l’on en croit l’auteur, il a soumis son manuscrit à trois sommités de l’historiographie juive : Raul Hilberg (États-Unis), Hans Mommsen (RFA) et Pierre Vidal-Naquet (France) [5]. En quatrième de couverture, on peut lire cette appréciation en anglais :

Le plus important effort jamais fait par un historien pour penser l’impensable en termes critiques (Pierre Vidal-Naquet, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris).



Les chambres à gaz ? 
Des sources rares et douteuses 

Arno J. Mayer dit qu’il croit qu’il a existé une politique d’extermination des juifs et que les chambres à gaz homicides ont été une réalité mais, en même temps, il écrit des pages et se permet des observations que contresigneraient bien des révisionnistes. Dans sa bibliographie, il n’hésite pas d’ailleurs à mentionner deux ouvrages révisionnistes : Le Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier dans l’édition qu’en avait donnée la Vieille Taupe en 1979 ainsi que la magistrale étude d’Arthur Robert Butz : The Hoax of the Twentieth Century (La Mystification du XXe siècle). Pour lui, il n’existe aucune trace d’un quelconque plan d’extermination des juifs et, à propos des chambres à gaz, il a, dans son chapitre sur Auschwitz, cette phrase, fort étonnante de la part d’un ami de Pierre Vidal-Naquet :

Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable [6]

On a bien lu : 

Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses. 

Il ajoute :

En général, ce qu’on sait [sur ce chapitre] est fondé sur les dépositions des fonctionnaires et des bourreaux nazis dans des procès d’après-guerre et sur la mémoire des survivants et des spectateurs. Il s’agit là de témoignages à tester soigneusement, car ils peuvent être influencés par des facteurs subjectifs d’une grande complexité [7]

Peut-on mieux dire qu’il faut se méfier des prétendus aveux, confessions, témoignages dont les exterminationnistes osent se prévaloir avec impudence ? Et puis, ajoute l’auteur à propos desdites sources : « on ne saurait nier les nombreuses contradictions, ambiguïtés et erreurs dans les sources actuellement existantes » (p. 363). On aimerait voir Arno J. Mayer passer en revue quelques-unes de ces contradictions, ambiguïtés et erreurs ; nul doute qu’il vise les « sources » auxquelles s’abreuvent depuis plus de quarante ans les mêmes exterminationnistes.

Il mentionne des « gazages » à Chelmno, Belzec, Sobibor et Treblinka mais ces mentions sont fugaces et noyées dans un flot de considérations étrangères au sujet. D’une manière générale, tout au long du livre, le sujet central, c’est-à-dire le prétendu génocide des juifs (ici appelé « judéocide ») et les prétendues chambres à gaz, est littéralement enfoui sous des amas de digressions, en particulier sur l’antisémitisme au Moyen Age ou sur la campagne de Russie. C’est ce que les universitaires appellent complaisamment l’étude du contexte : on préférerait une étude du texte, autrement dit du sujet.

Plus de morts naturelles que de morts non naturelles

A. J. Mayer s’engage aussi dans la voie révisionniste quand il souligne avec insistance les ravages causés dans les communautés juives orientales et dans les camps de concentration par les épidémies de typhus. On oublie qu’un des principaux motifs de la création par les Allemands de certains ghettos était la hantise de voir le typhus se répandre un peu partout dans cette région du monde déjà en proie à la guerre. Autant l’auteur est vague au sujet des prétendus « gazages », autant il est précis et circonstancié sur le typhus. Pour la période de 1942 à 1945, soit pour celle où, selon les historiens exterminationnistes, il y aurait eu de fantastiques « gazages », il estime, sans malheureusement fournir de chiffres, que plus de juifs ont été tués par des causes dites naturelles (faim, maladies, épidémies, épuisement au travail) que par des causes «non naturelles» (exécutions en tous genres). Il précise que tel a été « certainement le cas à Auschwitz » et « probablement » le cas partout ailleurs [8]. Cette remarque n’est pas passée inaperçue et elle alimente une vive controverse. Par ailleurs, Mayer élimine un à un tous les documents ou arguments jusqu’ici invoqués pour faire croire que les Allemands pratiquaient une politique d’extermination des juifs (lettre de Göring à Heydrich du 31 juillet 1941, procès-verbal de Wannsee, conduite des Einsatzgruppen en Russie, discours de Himmler, etc.). Il qualifie souvent d’incertains ou de peu sûrs des faits qu’on nous présentait comme définitivement établis. Les chiffres et les statistiques qui avaient fini par prendre en quelque sorte un caractère officiel et sacré lui inspirent une grande méfiance. Distinguant, d’une part, la « mémoire » juive – pour ne pas dire la légende ou la mythologie juive – et, d’autre part, l’« histoire », il déplore l’existence d’un culte de la mémoire qui, avec les déformations que celle-ci impose à la réalité historique, est devenu « trop sectaire » [9]. La mémoire, estime-t-il, tend à « rigidifier » tandis que l’histoire appelle à « réviser » [10]. Les historiens ont aujourd’hui « la tâche urgente de penser l’impensable en termes critiques » [11].

Deux suggestions pour l’avenir

A propos des chambres à gaz d’Auschwitz, Mayer écrit : 

Une fois ouvertes, les archives soviétiques pourraient bien livrer des indices significatifs et des preuves. De plus, des fouilles à l’emplacement des lieux du crime et de leurs environs immédiats pourraient produire de nouvelles informations [12].  

On me permettra de rappeler qu’il s’agit là de deux idées révisionnistes pour lesquelles j’ai personnellement combattu. Au début de 1988, au second des deux procès Zündel, par l’intermédiaire de l’avocat Douglas Christie, j’ai obtenu d’un expert de l’accusation, Charles Biedermann, la confirmation de ce que les « registres mortuaires » d’Auschwitz, laissés intacts par les Allemands, se trouvaient bien pour la plupart à Moscou ; le scandale est que ces registres soient tenus cachés ainsi que les quelques volumes restés au musée d’Auschwitz ; les Américains, les Britanniques, les Français, les Allemands et les Israéliens participent à cette dissimulation de documents et vont jusqu’à refuser de dire combien de noms contiennent les quelques registres du musée d’Auschwitz dont il existe la photocopie au Service international de recherches d’Arolsen (organisme du Comité international de la Croix-Rouge, situé en RFA mais placé sous l’étroite surveillance des Alliés et des Israéliens par crainte d’une intrusion de chercheurs révisionnistes). Mayer serait-il d’accord pour demander l’ouverture de ce « dossier secret » ? Quant aux fouilles, là encore ce sont des révisionnistes qui en ont pris l’initiative malgré les interdits ; je renvoie là-dessus à ma préface au « rapport Leuchter », du nom de cet ingénieur américain qui a étudié les prétendues chambres à gaz homicides d’Auschwitz, de Birkenau et de Majdanek [13]. Le 19 février 1989, à Los Angeles, lors de la neuvième conférence internationale de notre Institut d’histoire révisionniste, Fred Leuchter a demandé la création d’une commission internationale d’enquête sur les chambres à gaz homicides censées avoir été utilisées par les Allemands. Mayer accepterait-il de trancher sur ses collègues exterminationnistes et de répondre au « rapport Leuchter » autrement que par un silence gêné ou par une fumisterie à la manière de Serge Klarsfeld et de ses acolytes ? Que pense-t-il d’une commission internationale d’experts ?

Progrès en dix ans 

Il y a dix ans, P. Vidal-Naquet avait pris l’initiative avec L. Poliakov de rédiger contre moi une déclaration publique où l’on pouvait lire que, vu l’abondance et la solidité des preuves, 

il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz [14]

Parmi les trente-quatre signataires de cette déclaration figuraient les noms de Philippe Ariès, Fernand Braudel, Pierre Chaunu, François Furet, Jacques Le Goff, Emmanuel Le Roy Ladurie,... Mais René Rémond, lui, avait refusé sa signature. 

Il aura fallu attendre 1988 pour qu’un historien patenté, comme l’est Arno J. Mayer, reconnaisse dans un chapitre sur Auschwitz que les preuves de l’existence des chambres à gaz, loin d’être abondantes et solides, comme on nous le ressassait, n’étaient que rares et douteuses. On a là un exemple parmi d’autres des progrès considérables du révisionnisme historique dans la communauté scientifique. Le professeur juif de Princeton va apprendre ce qu’il en coûte de toucher au tabou du siècle. Il l’a fait avec mille précautions, sans agressivité ni provocation, mais déjà il déclenche, à côté de certaines réactions favorables dans la presse américaine, de véritables anathèmes. C’est ainsi que, sous le titre de « False Witness » (faux témoin), Daniel Jonah Goldhagen, de Harvard, l’accuse de falsification, de distorsion, de révisionnisme et d’avoir « tourné en dérision la mémoire et l’histoire » [15]. Air connu. Heureusement pour lui, A. J. Mayer vit et enseigne aux États-Unis et non pas en France comme Faurisson ou en Allemagne comme Stäglich [16].

24 mai 1989

   

[Publié dans Rivarol du 9 juin 1989, p. 9. Reproduit ici d’après le manuscrit.]




Notes

[1] Newsweek, p. 64-65 de l’édition US ; p. 57 de l’édition européenne. 

[2] P. Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire, Paris, La Découverte, 1987 p. 203, n. 21. 

[3] Id., p. 216, n. 12. 

[4] L’Allemagne nazie et le génocide juif, Actes du Colloque de la Sorbonne de 1982, Paris, Gallimard-Le Seuil, 1985. 

[5] A. J. Mayer, The “Final Solution”..., p. XIV.

[6] Id., p. 362. 

[7] Id., p. 362-363.

[8] Id., p. 365.

[9] Id., p. 16.

[10] Id., p. 18.

[11] Id., p. 363.

[12] Ibid.

[13] Annales d'histoire révisionniste n° 5, été-automne 1988, p. 51-102.

[14] Le Monde, 21 février 1979, p. 23.

[15] The New Republic, 17 avril 1989, p. 39-44.

[16] Son ouvrage, fort de plus de cinq cents pages, ne comporte pas une seule note de référence. Aussi beaucoup de citations sont-elles invérifiables à moins de recherches personnelles de la part du lecteur.

Thursday, March 30, 1989

Les écritures d’Anne Frank


Une récente découverte vient de remettre au premier plan le problème de l’authenticité du Journal d’Anne Frank et cela au moment même où les défenseurs de la thèse de l’authenticité pensaient avoir marqué un point avec la publication dite «scientifique» de ce journal par le RIOD : Rijksinstituut voor Oorlogsdocumentatie (Institut d’État pour la documentation de guerre) d’Amsterdam.


Avant d’en venir à cette découverte, je voudrais rappeler comment, à la fin des années soixante-dix, j’ai été conduit à penser que le Journal n’était pas dû à la fillette mais à son père, Otto Heinrich Frank (mort en 1980), peut-être en collaboration avec une amie hollandaise.


En 1978, dans une étude destinée à un avocat allemand qui défendait Ernst Römer, coupable d’avoir manifesté un doute quant à l’authenticité du Journal, j’avais exposé mes arguments qui, pour l’essentiel, étaient de l’ordre de la critique interne. J’avais découvert dans la version originale hollandaise d’incroyables absurdités physiques tout au long d’un récit auquel on nous demandait de croire comme à une expérience vécue. J’avais aussi visité, étudié et photographié la «Maison Anne Frank» à Amsterdam et j’y avais noté d’autres impossibilités physiques. Je m’étais rendu à Bâle pour y interroger longuement Otto Heinrich Frank et là je m’étais rendu compte que j’avais affaire à un trompeur, au demeurant plein de charme et très habile à circonvenir ses auditeurs. Enfin, j’avais remarqué qu’Otto Heinrich Frank se portait garant aussi bien de la version hollandaise que de la version allemande ; or, ces deux versions sont à ce point contradictoires qu’il n’est pas exagéré de dire qu’elles présentent deux Anne Frank radicalement différentes : dans un cas on a affaire à une fillette un peu niaise et, dans l’autre cas, à un bas-bleu d’une stupéfiante érudition et aux mœurs délurées. La versionallemande avait été manifestement fabriquée, avec la collaboration d’une Allemande, pour un public allemand et dans l’intention d’appâter un peu plus la clientèle germanique.


Sur requête du tribunal qui avait à juger le cas d’Ernst Römer, le laboratoire de la police fédérale, sis à Wiesbaden, entreprenait une analyse chimique de l’encre et du papier du manuscrit. Sa conclusion, publiée en 1980, laissait apparaître que des corrections avaient été portées sur l’ensemble appelé « feuilles mobiles »


à l’encre bleu-noir, rouge et au crayon, mais en partie aussi à l’encre de stylo à bille noire, verte et bleue. Les encres de stylo à bille de ce type ne sont apparues sur le marché que depuis l’année 1951.


Le rapport d’expertise ajoutait:


On peut exclure avec certitude que les corrections effectuées à l’encre de stylo à bille sur les feuilles mobiles ont été apportées avant 1951.


Une expertise d’écriture remontant à 1961 avait conclu que l’écriture de tout le manuscrit, y compris les ajouts et les corrections, était de la même main. Du rapprochement entre l’expertise chimique et l’expertise d’écriture, il fallait donc conclure que la personne qui avait rédigé le manuscrit du journal vivait encore dans les années cinquante; or, Anne était morte du typhus en mars 1945 au camp de Bergen-Belsen, peu après sa sœur Margot.


En 1980, la version française de mon étude du Journal était publiée dans l’ouvrage de Serge Thion intitulé Vérité historique ou vérité politique ? Pierre Vidal-Naquet la commentait en ces termes :


Il arrive d’ailleurs à Faurisson d’avoir raison. J’ai dit publiquement et je répète ici que, lorsqu’il montre que le journal d’Anne Frank est un texte trafiqué, il n’a peut-être pas raison dans tous les détails, il a certainement raison en gros et une expertise du tribunal de Hambourg vient de montrer qu’effectivement ce texte avait été pour le moins remanié après la guerre, puis que utilisant des stylos à bille qui n’ont fait leur apparition qu’en 1951. Ceci est net, clair et précis [1].


Je ne m’étais pas attardé à l’analyse de l’écriture ou des écritures que l’on nous donnait pour être celle(s) d’Anne Frank. Dans mon ouvrage, je m’étais contenté de reproduire deux spécimens qui, aux yeux du profane que j’étais en la matière, ne paraissaient pas pouvoir provenir de la même personne, d’autant moins qu’une écriture d’apparence «adulte», datée du 12 juin 1942, était suivie quatre mois plus tard, le 10 octobre 1942, d’une écriture d’apparence «enfantine».


Alarmé par le scepticisme grandissant au sujet de l’authenticité du Journal, l’Institut d’Amsterdam pour la documentation de guerre faisait savoir qu’une édition complète et non remaniée serait publiée par ses soins et qu’une expertise technique établirait la bonne foi du père d’Anne Frank.


Les préparatifs allaient se révéler laborieux et il ne fallut pas moins de six ans pour voir paraître l’édition tant attendue et remise d’année en année. En 1986 parut l’édition hollandaise et en 1988 l’édition allemande. Nous en sommes toujours à attendre la traduction française. Le moment venu, je confronterai les trois textes comme je l’avais fait pour les trois anciens textes dans les années soixante-dix. Je rouvrirai alors le dossier Anne Frank.


Dans l’ouvrage «scientifique» de 1986, je tombais en arrêt devant la photographie d’une lettre censée avoir été écrite par Anne le 30 juillet 1941 alors que la fillette n’avait qu’un peu plus de 12 ans. Cette écriture «adulte» ressemblait à l’écriture «adulte» du 12 juin 1942 alors qu’Anne avait exactement 13 ans. En quelque sorte, le RIOD répliquait aux sceptiques qu’il ne fallait pas s’étonner d’une telle écriture à l’âge de 13 ans vu qu’on avait la preuve qu’à 12 ans Anne Frank écrivait déjà de cette façon.


En juillet 1988 éclatait dans la presse du monde entier une nouvelle à sensation: on venait de découvrir tout à fait par hasard deux lettres et une cartepostale rédigées par Anne Frank et sa sœur Margot en 1940, un mois avant l’occupation d’Amsterdam par les Allemands. Margot, qui avait alors 14 ans, et Anne, qui avait 11 ans, avaient envoyé les lettres et la carte postale à deux correspondantes américaines du même âge, résidant dans une ferme de l’Iowa: Betty Ann et Juanita Wagner, aujourd’hui âgées de 63 et de 59 ans.


L’ensemble était authentifié par J. F. Westra, directeur de la «Fondation Anne Frank» d’Amsterdam.


J’ignore comment il a été possible d’authentifier ainsi la lettre signée «Annelies Marie Frank». L’écriture me paraît radicalement différente des écritures jusqu’ici attribuées à Anne Frank. Mais, encore une fois, je ne suis qu’un profane en la matière et, pour terminer, je me contenterai de reproduire ci-dessous quatre spécimens d’écriture qui s’étalent sur une période de deux ans et demi et je demande aux spécialistes si on peut attribuer ces quatre écritures à la même fillette aux âges suivants: presque 11 ans, plus de 12 ans, exactement 13 ans et un peu plus de 13 ans.


Le 25 octobre 1988, un acheteur anonyme emportait pour 150.000 dollars, dans une vente aux enchères de Swann Galleries à New York, les deux lettres, la carte postale, deux petites photos-passeport de Margot et d’Anne ainsi qu’une enveloppe d’expédition partie d’Amsterdam. Selon ses déclarations, il remettrait le tout au « Simon Wiesenthal Center » de Los Angeles.



– Spécimen n° 1. 29 avril 1940. Anne avait presque 11 ans. Source : The New York Times, 22 juillet 1988, p. A1.

– Spécimen n° 2. 30 juillet 1941. Anne avait un peu plus de 12 ans. Source : De Dagboeken van Anne Frank,Amsterdam, RIOD, p. 126.


– Spécimen n° 3. 12 juin 1942. Anne avait exactement 13 ans. Source : Journal de Anne Frank, Calmann-Lévy, 1950, hors-texte.

– Spécimen n° 4. 10 octobre 1942. Anne avait un peu plus de 13 ans. Source : Journal de Anne Frank, Livre de Poche, 1975, hors-texte.




Annelies Marie Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort.


30 mars 1989


[1] P. Vidal-Naquet, Interview dans Regards, hebdomadaire du Centre communautaire laïc juif de Bruxelles, 7 novembre 1980, p. 11.



[Publié dans les Annales d'histoire révisionniste, n° 7, printemps-été 1989, p. 45-50.]

Friday, January 13, 1989

Lettre à Henri Amouroux


Dans votre huitième volume de La Grande Histoire des Français sous l’occupation, paru en octobre 1988, j’ai reconnu la trace de pas mal d’informations que je vous avais communiquées du début de 1977 au début de 1988 et pourtant mon nom n’ apparaît pas parmi les cinq cent soixante-quinze noms de personnes que vous remerciez à la fin de votre livre pour l’aide qu’elles vous ont apportée.

Puis-je me permettre de vous demander pourquoi ? 

Ce n’est, en particulier, pas sans mal et sans risque que je m’étais procuré, par exemple, le document que vous reproduisez partiellement à la page 481. Les informations chiffrées sur les exécutions sommaires du maquis Bernard et du maquis Chabanne, c’est à moi que vous les devez. Elles vous servent d’ailleurs peut-être de levier d’Archimède pour obtenir ou essayer d’obtenir auprès de l’Institut d’histoire du temps présent accès aux fameuses archives dont je vous parlais pour la suite de vos travaux. 

Je me réserve de vous fournir, le moment venu, une fiche de lecture de votre livre. D’ores et déjà, je voudrais vous mettre en garde contre les erreurs suivantes :

– à la page 23, vous donnez un aperçu erroné du décret « NN » (Nomen Nescio), couramment appelé le décret « Nacht und Nebel » ; les appellations ne sont peut-être pas d’une grande importance mais c’est le contenu du décret et sa mise en pratique qui comptent le plus et, en l’espèce, je ne vois pas qu’on puisse reprocher à Keitel une décision et une pratique qui sont communes, je pense, à toutes les armées du monde qui, dans le territoire qu’elles occupent, cherchent à protéger la vie de leurs soldats ou de leurs fonctionnaires contre les actions des « francs-tireurs », des « résistants » ou des « terroristes » ;

– à la page 437, vous qualifiez le camp du Struthof de « camp d’extermination » ; cette dénomination, je crois vous l’avoir dit, contient un jugement de valeur et implique que les Allemands pratiquaient une politique d’extermination dans ce camp ou dans d’autres camps ; or, il s’agit là d’une accusation non fondée et même controuvée par une abondance de faits et de documents (rappelez-vous ma courbe de mortalité du camp de Dachau, aussi).

Vous dites qu’au Struthof « étaient morts environ vingt mille déportés » (voulez-vous dire à la date du 10 septembre 1944, déjà ?). Or, dans un mot que je vous avais adressé le 3 juin 1986, je vous avais déjà mis en garde contre cette exagération et je vous avais dit que, dans l’acte d’accusation du lieutenant-colonel Guyon contre les gardiens du camp, il était question de près de trois mille morts. A la page 13, il est exactement dit :

En trois ans et demi d’existence, le camp du Struthof qui est à classer parmi les plus redoutables, a été le tombeau de deux mille cent cinquante-six victimes dénombrées, abstraction faite d’une trentaine d’exécutions clandestines et de tous les Russes, Polonais, juifs, décédés entre mi-septembre 1943 et le 29 mai 1944. Le nombre des décès doit approcher de trois mille. L’effectif moyen des déportés pendant la même période a été de 1983.

A propos du réseau Alliance vous rapportez une affirmation de Mme Marie-Madeleine Fourcade comme s’il s’agissait d’une vérité historique. J’ai un assez bon dossier du Struthof et, en particulier, de sa « chambre à gaz ».

13 janvier 1989

Monday, January 9, 1989

Est-il normal qu’en France les révisionnistes ne puissent pas tenir de réunion publique ?


Depuis plus de dix ans, je n’ai pas pu tenir en France une seule réunion publique sur le problème historique des chambres à gaz et du génocide. « L’affaire Faurisson » a éclaté en novembre 1978. Pendant plus de dix ans, j’ai été, à l’exemple d’autres révisionnistes français, abreuvé d’outrages par la grande presse, accablé de procès par certaines associations, et victime de multiples agressions physiques. On ne me laisse plus exercer mon métier de professeur d’université parce qu’on se déclare incapable d’assurer ma sécurité. Il est arrivé qu’on saisisse mon salaire. On s’en est pris à ma femme et à mes enfants. Le journal Le Monde répète à satiété que je suis un faussaire, un nazi, un « gangster de l’histoire ». En décembre 1987, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, Pierre Vidal-Naquet a traité les révisionnistes d’«excréments» tandis que Simone Veil les a traités de «clowns». On n’a de scrupule ni à droite, ni à gauche. Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, a déclaré que ma place était en prison. Georges Sarre a déposé une proposition de loi condamnant à une peine d’emprisonnement d’un mois à un an et à une amende de 2.000 à 300.000 F les tenants des thèses révisionnistes.

Encore aujourd’hui, agressions, outrages et procès continuent. 

Récemment, s’est créée une Association pour la défense de la libre recherche historique (ADLRH). Cette association, à laquelle je refuse d’adhérer pour des motifs d’ordre personnel, se donne pour tâche de permettre un débat public sur le problème des chambres à gaz et du génocide. Il importe de noter qu’à deux reprises les instances judiciaires ont déclaré légitime un débat sur ces questions (arrêt Grégoire du 26 avril 1983 et jugement Diet du 16 décembre 1987). 

Peine perdue. L’ADLRH a d’abord voulu tenir une réunion publique le 23 décembre 1988. Dès qu’il l’a su, Le Canard enchaîné a donné l’alerte et c’est ainsi que la salle a été refusée à l’association. 

Quelques semaines plus tard, la même association a retenu une salle pour le 10 février 1989. Cette fois-ci, la LICRA de Jean Pierre-Bloch sonnait l’alerte et publiait une protestation dans Le Monde. Le propriétaire de la salle, devant le flot des menaces (en particulier, des menaces de mort), décidait de retirer la salle. En France, Le Canard enchaîné, Le Monde et la LICRA de Jean Pierre-Bloch ont toujours été à la pointe du combat contre les révisionnistes.

Les antirévisionnistes manifestent une anxiété croissante. Ils redoutent qu’un jour ou l’autre le grand public ne découvre l’existence du « rapport Leuchter », du nom de cet ingénieur américain dont l’étude, présentée devant le tribunal de Toronto les 20 et 21 avril 1988, vient de prouver péremptoirement qu’il n’a pas pu exister de chambre à gaz homicide à Auschwitz, à Birkenau et à Majdanek.

Le 26 avril 1983, la première chambre civile, section A, de la cour d’appel de Paris rendait un arrêt sur ce qu’elle appelait elle-même « le problème des. chambres à gaz ». Considérant le sérieux des travaux de M. Faurisson sur le sujet, elle concluait :

La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève DONC de la seule appréciation des experts, des historiens et du public.

Le 16 décembre 1987, la première chambre, 1re section, du tribunal de grande instance de Paris prononçait un jugement sur, disait-elle, « le premier numéro des AHR consacré à [la] négation de l’existence du génocide juif. » Attendu que l’exposé des thèses révisionnistes relevait à ses yeux « de la libre expression des idées et des opinions et d’un débat public entre historiens », elle concluait :

Le Tribunal n’a pas, en l’état, à exercer un contrôle sur une discussion de cette nature.

On se rappellera enfin deux déclarations, bien connues, sur la liberté d’expression :

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. La libre communication des idées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi [1].

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit [2]

Il convient de souligner que, dans ces dernières années et sous l’impulsion de son président, l’avocat Yves Jouffa, la Ligue [française] des droits de l’homme s’est portée en tête de la répression judiciaire et extra-judiciaire contre les révisionnistes.

9 janvier 1989

[1] Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, 26 août 1789, articles X et XI. 
[2] Déclaration universelle des droits de l’homme, 10 décembre 1948, article 19.

Sunday, January 1, 1989

Le révisionnisme français après le rapport Leuchter


Le rapport Leuchter (cent quatre-vingt-douze pages) a été déposé et commenté par son auteur les 20 et 21 avril 1988 devant un tribunal de Toronto (Canada) à l’occasion d’un procès intenté au révisionniste Ernst Zündel. Il émane d’un ingénieur de Boston, Fred Leuchter, spécialiste de la conception et de la construction de chambres à gaz destinées à l’exécution de condamnés à mort. Ce rapport technique conclut formellement qu’il n’a pas pu exister de chambres à gaz homicides à Auschwitz, à Birkenau et à Majdanek. Il contient les résultats d’une analyse, par un laboratoire américain, de trente-deux échantillons prélevés sur place [1].

Par son importance historique ce rapport est comparable au rapport Khrouchtchev. 

Il prouve que les révisionnistes avaient raison. 

Il confirme que les organisations juives et, en particulier, le Congrès juif mondial ont eu tort de cautionner le mythe des chambres à gaz et du génocide.

Les responsables de ces organisations ont été les mauvais bergers de la communauté juive mondiale. Aujourd’hui, cette dernière se trouve dans une impasse avec, devant elle, un mur infranchissable : celui du mensonge de l’Holocauste.

Il aurait fallu écouter les mises en garde d’un certain nombre d’individualités juives qui avaient eu la clairvoyance et le courage d’apporter sous diverses formes leur contribution à une révision de l’histoire de la seconde guerre mondiale. Dès 1968, Olga Wormser-Migot avait dénoncé l’existence de chambres à gaz purement mythiques. Edgar Morin, à diverses reprises, avait signalé qu’il fallait réexaminer la question des chambres à gaz et se méfier, en la matière, des tabous et du sacré. Noam Chomsky était intervenu en faveur du droit au doute et à la recherche. Jean-Gabriel Cohn-Bendit avait pris le parti des révisionnistes sur les chambres à gaz. Gabor Tamas Rittersporn était intervenu volontairement aux côtés des révisionnistes assignés en justice par des organisations juives. Claude Karnoouh et Jacob Assous avaient affirmé, jusque devant un tribunal, leur ralliement à la cause révisionniste.

Les responsables des organisations et des institutions juives ont préféré user contre les révisionnistes, juifs et non juifs, de l’outrage verbal, de l’agression physique et de la répression policière et judiciaire. C’est ainsi qu’on a pu assassiner ou vitrioler les révisionnistes, les emprisonner, les priver de leur emploi, incendier leurs demeures, s’en prendre à leurs femmes ou à leurs enfants, les accabler de procès, de condamnations, de publications judiciaires au coût exorbitant, saisir leurs salaires, les acculer soit à la rétractation publique, soit même au suicide. Les médias, en la circonstance, ont multiplié les appels à la haine à l’égard des révisionnistes. Le 1er juillet 1987, la Fédération française des sociétés de journalistes, groupant plus de deux mille journalistes des trois principales chaînes de télévision ainsi que des plus importantes stations de radiodiffusion et des plus importants journaux, a lancé un appel à la répression judiciaire immédiate contre les révisionnistes. Sous la signature de Bruno Frappat, le journal Le Monde en a alors appelé à l’indignation générale contre les révisionnistes, ces « fortes têtes du mensonge et de la falsification », ces « gangsters de l’histoire » [2].

Ces mêmes responsables des organisations et des institutions juives ont finalement vu se retourner contre eux leur arme favorite : la répression judiciaire. 

Durant ces dix dernières années (1978-1988), leur tactique a consisté – et consiste encore – à refuser tout débat avec les révisionnistes, à leur interdire les médias et à les assigner en justice. Mais, comme devait le constater avec amertume Pierre Vidal-Naquet,

la répression judiciaire est une arme dangereuse et qui peut se retourner contre ceux qui la manient [3]. 

En France, les révisionnistes ont fini par ébranler les seules personnes devant lesquelles ils pouvaient s’exprimer : les magistrats. Tandis que les journalistes avaient tout loisir de persister dans une attitude qui revenait à condamner les révisionnistes sans même les entendre, les magistrats, eux, étaient bien obligés d’entendre les arguments des révisionnistes ; ainsi découvraient-ils peu à peu le vrai sens du révisionnisme, lequel n’a rien à voir avec le racisme ou une quelconque idéologie politique mais repose sur des travaux scientifiques et techniques.

Il faut reconnaître que jusqu’en 1982, c’est-à-dire à une époque où pour de multiples raisons les révisionnistes n’ont guère pu développer leur argumentation devant les magistrats, les condamnations judiciaires ont été particulièrement lourdes, mais l’année 1983 a vu le vent tourner. 

Le changement de 1983 a surtout été marqué par un arrêt de la première chambre civile de la cour de Paris en date du 26 avril 1983. Ce jour-là, un long procès commencé en 1979 s’est terminé par un arrêt qui, de l’avis du même P. Vidal-Naquet,

a reconnu le sérieux du travail de Faurisson, ce qui est un comble, et ne l’a, en somme, condamné que pour avoir agi avec malveillance, en résumant ses thèses en slogans [4]

Par cet arrêt, les magistrats sont allés jusqu’à garantir pour tout Français le droit de dire que les chambres à gaz sont un mensonge historique. La décision était prise non pas en raison de la nécessité de la liberté d’expression mais vu le sérieux des recherches et des conclusions révisionnistes à propos de ce que la cour elle-même décidait d’appeler « le problème des chambres à gaz » : car il y avait un problème !

De la fin de 1983 à la fin de 1988, le mouvement allait s’accélérer. Passant à la contre-offensive, les révisionnistes obtenaient la condamnation du Recueil Dalloz Sirey (en première instance, en appel et en cassation). Eux qu’on avait accusés, sans preuves, d’être des falsificateurs, ils démontraient, preuves irréfutables à l’appui, que leurs adversaires, qui avaient trouvé refuge jusque dans les colonnes de la vénérable revue juridique, avaient gravement falsifié les textes (tout comme le journal Le Monde sur le même sujet).

Le 16 décembre 1987 éclatait un coup de tonnerre judiciaire. 

Pierre Guillaume, directeur des AHR, obtenait par une décision du tribunal de grande instance de Paris la mainlevée de l’interdiction prononcée en référé (et en catastrophe) par le juge Gérard Pluyette au moment du procès Barbie (mai 1987) contre le premier numéro de la nouvelle revue. Et, cette fois-ci, les magistrats allaient jusqu’à garantir le droit pour tout Français de dire que non seulement les chambres à gaz mais aussi le génocide sont un mensonge historique (à vrai dire, un seul et même mensonge puisque, aussi bien, crime spécifique et arme spécifique ne peuvent aller l’un sans l’autre). Pour ces magistrats, il s’agissait là «de la libre expression des idées et des opinions et d’un débat public entre historiens ».

La qualité d’« historiens » reconnue aux auteurs révisionnistes et cette constatation d’un « débat public » semaient la consternation chez les exterminationnistes, lesquels décidaient d’interjeter appel [5].

En 1988, à Paris, deux procureurs (MM. Bilger et Domingo) étaient successivement déboutés des plaintes qu’ils avaient déposées contre Pierre Guillaume pour diffamation raciale (jugements du 7 novembre et du 20 décembre).

Toujours en France, les hommes politiques, de droite ou de gauche, avaient fait jusqu’ici surenchère d’exterminationnisme. Le 20 septembre 1987, Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, avait affirmé que, s’il ne dépendait que de lui, « le professeur Faurisson irait en prison ». Le 2 avril 1988, Georges Sarre avait déposé au nom du groupe des députés socialistes une proposition de loi qui prévoyait contre les tenants des « thèses révisionnistes » une peine d’emprisonnement d’un mois à un an, une amende de 2.000 à 300.000 F et les frais afférents de publication judiciaire forcée. Cette « lex Faurissonia » serait revenue à créer une vérité officielle, protégée par la police et la justice françaises. Elle prouvait ingénument que, pour l’heure, les adversaires du révisionnisme reconnaissent se trouver devant un vide juridique. Les actions tentées au nom du gouvernement par le pouvoir en place ne sont que des coups de loterie : des procureurs, dont la plume est serve par définition, espèrent tomber sur des magistrats malléables.

Charles Pasqua et Georges Sarre observent maintenant un profil bas. 

Les journalistes sentent venir l’heure du changement : dans son starting-block, chacun attend qu’un audacieux confrère donne le signal du départ et accorde vraiment la parole à un révisionniste.

Les historiens français brillent par leur silence ou leur lâcheté, selon la tradition millénaire des historiens de cour. 

Quant à la communauté juive, il va lui falloir exiger des comptes de ceux qui l’ont si effrontément trompée : les milliardaires de la souffrance et du Shoah Business : Élie Wiesel, Edgar Bronfman, Robert Maxwell, Samuel Pisar et tous autres.

Le révisionnisme, on l’a dit, « est la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle ». 

Pour ce qui est des adversaires du révisionnisme, où qu’ils se recrutent, ils passeront à l’histoire mais à la place, pour chacun, que leur assigneront les révisionnistes.

1989 marquera-t-il l’an I de la révolution révisionniste ?


1er  janvier 1989


Notes

[1] Engineering Report on the Alleged Gas Chambers at Auschwitz, Birkenau & Majdanek (Poland), Foreword by Dr Robert Faurisson, Institute for Historical Review, Costa Mesa, California, USA. Pour l’essentiel du rapport dans sa traduction française, voy. Annales d’histoire révisionniste, n° 5, p. 51-102.
[2] Le Monde, 5-6 juillet 1987, p. 31. 
[3] P. Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire, Paris, La Découverte, 1987, p. l82.
[4] Ibid.
[5] La cour d'appel a, pour l'instant, pris une décision à surseoir vu que « le pénal tient le civil en l'état » et qu'on en est toujours à attendre les suites d'une plainte – biscornue – déposée en 1987 par un procureur d'Auch (Gers) contre le premier numéro des AHR pour... « apologie de crimes de guerre et propagation de fausses nouvelles ».