Monday, April 20, 1987

Naissance de la légende d’Auschwitz


En décembre 1941, le bruit courait en Pologne que des juifs étaient gazés... dans le ghetto même de Varsovie. Pour ce qui est des gazages de juifs dans le camp d’Auschwitz, il semble que de vagues rumeurs commencèrent à circuler durant l’été de 1942. C’est seulement deux ans plus tard, c’est-à-dire durant l’été 1944 que la légende prendra vraiment forme, sans pour autant atteindre la relative netteté qu’on lui connaîtra bien après la guerre.

Une invention de juifs slovaques

En avril 1944, deux juifs slovaques s’évadèrent d’Auschwitz d’où, il faut le dire, les évasions étaient assez fréquentes. Selon la version généralement admise, ces deux évadés, Alfred Wetzler (ou Weczler) et Walter Rosenberg ou Rosenthal (plus connu sous le nom de Rudolf Vrba), firent des révélations, une fois de retour en Slovaquie, sur l’extermination des juifs par le gaz dans le camp d’Auschwitz. Une sorte de pot-pourri de témoignages fut fabriqué à partir de leurs déclarations et à partir d’autres déclarations de deux autres juifs et d’un « major polonais ». Nous sommes redevables de cette fabrication à un groupe clandestin de juifs slovaques (Pracovná Skupina, Groupe de travail) dont l’un des dirigeants était le rabbin Michael Dov Ber Weissmandel (ou Weissmandl). En collaboration étroite avec Gisi Fleischmann, ce dernier entreprit, à partir de juin 1944, la diffusion du produit en direction de toutes sortes d’organisations juives à l’étranger ainsi qu’en direction du Vatican.

Le relais des juifs suisses (ou vivant en Suisse)

A Berne et Genève, des organisations juives déployaient une intense activité de propagande anti-allemande. Par leurs pressions sur les gouvernements britanniques et américains et en s’appuyant sur des personnalités ou des organisations juives résidant à Londres, Washington ou New York, elles entretenaient un climat de plus en plus fébrile de haine contre l’Allemagne abase de récits d’atrocités inventés de toutes pièces. Le 8 août 1942, Gerhart Riegner, représentant du Congrès juif mondial à Genève, avait envoyé à ses collègues Stephen Wise, aux États-Unis, et Sydney Silverman, en Grande-Bretagne, un télégramme délirant sur un prétendu projet de Hitler en vue d’exterminer « d’un seul coup » trois millions cinq cent mille à quatre millions de juifs. Mais le gouvernement des États-Unis refusa d’ajouter foi à la nouvelle. Près de deux ans plus tard, avec le produit Weissmandel, les juifs suisses eurent plus de chance. Le 8 juillet 1944, la légation américaine à Berne envoya au secrétaire d’État à Washington un télégramme résumant le contenu du produit. Après quoi, le produit lui-même fut envoyé à Washington.

Le rôle déterminant des juifs américains

A force de pression, les juifs américains avaient obtenu la création par Roosevelt lui-même d’une agence pour les réfugiés de guerre (War Refugee Board) en janvier 1944. Henry Morgenthau Jr., juif, Secrétaire d’État au Trésor, avait forcé la main au président des États-Unis et ce fut lui qui, dans la réalité, dirigea le WRB. En novembre 1944, sous le timbre de la présidence des États-Unis, parut le produit Weissmandel dans sa version américaine. C’est donc à cette date que la légende d’Auschwitz commença de prendre son envol mais non sans mal, il faut le reconnaître.

Les juifs soviétiques suivent le mouvement 

Comme j’ai souvent eu l’occasion de le dire, les Soviétiques, nourris d’une formidable propagande anti-allemande due en particulier aux juifs Solomon Michaels, Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossmann, semblent avoir été déconcertés par leur découverte du camp d’Auschwitz le 27 janvier 1945. Sur place, rien ne témoignait matériellement d’une extermination industrielle des prisonniers ; au contraire, le caractère moderne des installations hospitalières et sanitaires ne pouvait que frapper le moujik. Pendant plusieurs jours, la presse soviétique resta silencieuse. Aucun membre des armées alliées ne fut invité à venir constater sur place des horreurs... qui tout simplement n’avaient pas existé. C’est seulement le 2 février que la Pravda, sous la plume du journaliste juif Boris Polevoï, lança sa propre version de la légende : à Auschwitz, les Allemands exterminaient leurs prisonniers à l’électricité. Trois mois plus tard, les Soviétiques se rallièrent à la version judéo-slovaquo-américaine de l’extermination par le gaz [1].

Dans la légende, le gaz l’avait emporté sur l’électricité, et l’invention des juifs européens et américains sur l’invention des juifs soviétiques. Auschwitz, appelée à devenir un jour la capitale de l’« Holocauste », se vit ainsi doté de chambres à gaz homicides. A la source de cette légende se trouve doncle rabbin slovaque Weissmandel (1903-1956), un fanatique, soit dit en passant, de l’antisionisme. Pour cette dernière raison, au qualificatif de légende sioniste, à propos d’Auschwitz, je préfère celui de légende juive.


NB. Ledit pot-pourri est généralement appelé le War Refugee Board Report ; quelquefois il reçoit la dénomination pompeuse de « Protocole d’Auschwitz ». Pour plus de détails sur toute l’affaire, on se reportera aux pages éblouissantes d’Arthur Robert Butz dans The Hoax of the Twentieth Century, p. 89-99.


[1] Voy., au procès de Nuremberg, le document URSS-008.

Le mythe de l’extermination des juifs


Les Allemands auraient procédé à l’extermination de millions de juifs (sans compter les Tziganes et les autres) sur toute la surface d’un continent et ce, pendant trois ans environ.


Or, on ne trouve aucune trace de cette gigantesque entreprise d’assassinat ordonnée, conçue, mise en œuvre, financée, administrée par les nazis. Ceux-ci auraient mis au point et utilisé pour perpétrer ce crime sans précédent une arme spécifique : la chambre à gaz homicide ou le camion à gaz homicide. Là encore aucune trace.

En résumé, on ne trouve : ni un ordre, ni un plan, ni un budget, ni une arme du crime (pas une seule expertise de « chambre à gaz » ou de « camion à gaz », ni un cadavre (parmi les innombrables autopsies, pas une seule prouvant un assassinat par gaz-poison).


Qu’est-ce qu’un assassinat, c’est-à-dire un meurtre commis avec préméditation, où l’on ne découvre ni préméditation, ni arme, ni cadavre ? Qu’est-ce que des millions d’assassinats de cette nature ? Passe pour un miracle, mais des millions de miracles ?


Les historiens exterminationnistes


On appelle ainsi les historiens qui défendent la thèse selon laquelle il y a eu une politique d’extermination des juifs.


Depuis quelques années ces historiens se disputent, faute de trouver trace d’un ordre, d’un plan ou d’un budget. Ils échafaudent des théories. Pour les « intentionnalistes », il faut tout de même présupposer l’existence d’un ordre donné par Hitler tandis que, pour les « fonctionnalistes », ce n’est pas indispensable et cet ordre est même improbable : on peut supposer que cette extermination des juifs a été le résultat d’une multiplicité d’initiatives locales et individuelles.


Cette dispute prouve bien qu’on n’a trouvé ni ordre, ni plan, ni budget.


Ces mêmes historiens débattent du « problème des chambres à gaz ». Cette expression a été créée par Olga Wormser-Migot, historienne d’origine juive. Voyez sa thèse sur Le Système concentrationnaire nazi (1933-1945), p. 541-544. Elle a été reprise par la 1ère chambre civile (section A) de la cour d’appel de Paris dans son arrêt du 26 avril 1983 (affaire LICRA et tous autres contre R. Faurisson). S’il existait des expertises, ce problème n’existerait sans doute pas.


Le « mensonge d’Auschwitz »


Les cinq principaux responsables de ce mensonge historique sont :

— Alfred Wetzler ou Weczler

— Walter Rosenberg, alias Rudolf Vrba

— Czeln Mordowicz, alias Petr Podulka

— Arnost Rosin, alias Jan Rohac

— et le rabbin Michael Dov Ber Weissmandel ou Weissmandl.


Pour tout détail s’adresser à R. Faurisson.


Mensonge créé en avril 1944 en Europe centrale, transmis par Gerhard Riegner, représentant en Suisse du Congrès Juif Mondial, et officialisé à Washington en novembre 1944 par la publication du War Refugee Board Report.


Les Soviétiques, en un premier temps, n’en tiendront pas compte. C’est ainsi que dans la Pravda du 2 février 1945, ils défendront la thèse selon laquelle à Auschwitz les Allemands se servaient principalement d’électricité pour tuer leurs victimes en série. C’est seulement dans leur rapport du 6 mai 1945 (document URSS-008) qu’ils se rallieront à la thèse de l’extermination par gaz à Auschwitz.




Interviews de Pierre Vidal-Naquet, Georges Wellers

et de quelques autres dans Zéro


Zéro est un mensuel d'inspiration satirique. On y trouve les noms de Gébé, Gourio, Cavanna, Vuillemin, Wolinski. Il arrive qu'on y publie, comme dans Lui, des enquêtes ou des interviews sur des sujets austères. Michel Folco a entrepris une série d'enquêtes ou d'interviews sur la controverse qui se développe autour du problème des chambres à gaz. Il est prudent. Il se garde bien de donner son opinion personnelle, à supposer qu'il en ait une.

Dans la livraison d'avril figurent des interviews de Pierre Guillaume, de Robert Faurisson et de Pierre Vidal-Naquet.

Ce dernier considère que l'affirmation selon laquelle il n'a pas pu exister de chambres à gaz homicides a pris les proportions d'un "phénomène mondial [1] ". Ce qui parait l'inquiéter particulièrement, c'est l'intervention de "gens qui sont de gauche et même d'ultra-gauche". Il est très marqué par la lecture des livres ou des textes de Robert Faurisson, en particulier par Mémoire en défense (où ce dernier rappelait le faux témoignage circonstancié de l'Abbé Hénocque sur la prétendue chambre à gaz de Buchenwald) et par le texte intitulé "Un grand faux témoin : Elie Wiesel" (où Faurisson faisait remarquer que, dans son autobiographie [La Nuit], ce dernier racontait n'importe quoi sur Auschwitz et s'était transformé en grand prêtre et en commerçant du "Shoah-business"). Voici les propos de Vidal-Naquet :


Vous avez donc ces petites sectes et, à l'autre extrémité de la gamme, si vous voulez, vous avez des gens qui sont de gauche, et même d'ultra-gauche, comme Serge Thion, Pierre Guillaume et quelques autres... y compris des juifs comme Gaby Cohn-Bendit... Il paraît qu'il a renoncé récemment au révisionnisme mais enfin.... Vous avez des juifs en effet comme un nommé Karnoouh... Alors ces gens-là prétendent être des savants faisant une analyse soi-disant scientifique et politique...

Tant que Faurisson et Rassinier n'avaient que trois ou quatre disciples, cela n'avait aucune espèce d'importance; dans la mesure où se produit cette espèce de conjonction des extrêmes, il y a en effet un danger...

Et je voudrais ajouter quand même deux ou trois autres choses: la première est qu'il faut bien voir que si ce genre d'élucubrations folles rencontre quand même un certain écho, c'est qu'on fait une utilisation politique du génocide hitlérien qui elle-même est dangereuse... Il suffit de mettre les pieds en Israel pour s'apercevoir qu'il y a là-bas une utilisation politique directe de la Shoah. C'est-à-dire que dès qu'un Arabe lance un caillou sur un camion israélien en Cisjordanie occupée, on dit que c'est la suite de la Shoah! Ce dont Monsieur Begin s'était fait une spécialité... On court le risque de dévaloriser, de nier l'importance de la Shoah même... et ça je suis catégorique là-dessus.

Par exemple, vous avez le rabbin Kahane, cet extrémiste juif, qui est moins dangereux qu'un homme comme Elie Wiesel qui raconte n'importe quoi [c'est lui qui souligne]... Il suffit de lire certaines de ses descriptions de "La Nuit" pour savoir que certaines de ses descriptions ne sont pas exactes et qu'il finit par se transformer en marchand de Shoah... Eh bien lui aussi porte un tort, et un tort immense, à la vérité historique.

On a même répandu des faux témoignages sur la chambre à gaz de Buchenwald qui, à ma connaissance, n'a jamais existé. Or un homme qui a donné son nom à une place de Paris, l'abbé Georges Hénocque, a donné une description d'apparence convaincante de la chambre à gaz de Buchenwald...

-- Vous avez connu Faurisson en classe, dans les années 60. Comment était-il?

-- C'était un provocateur nazi. Qui était nazi moins par goût de l'idéologie nazie que par goût de la provocation...

-- Que répondez-vous à Faurisson qui réclame "une preuve, une seule preuve de l'existence des chambres à gaz"?

Pierre Vidal-Naquet sourit en haussant les épaules.

-- Il réclame une seule preuve parce qu'il sait très bien qu'il en existe des milliers... Il réclame une seule preuve parce qu'il est décidé à n'en accepter aucune...

Je lui reparle du Shoah business. Je réclame des exemples.

-- Regardez Christian Bernadac et des gens comme ça...

-- Ah oui, lui, c'est vrai, il a frappé très fort, il a dû écrire au moins une quinzaine de bouquins...

-- Il a inondé le marché de récits fabuleux qui étaient faits de témoignages non vérifiés... Il y a eu une fois un très bel article dans Le Monde d'une dame qui s'appelle Cynthia Haft et dans lequel elle parle de l'"avilissement du tragique" ("Certains auteurs, constatant que le sexe et la violence font recette en ce moment, se sont avisés qu'il y avait une mine inépuisable à Auschwitz, à Bergen-Belsen, à Mauthausen..." Le Monde du 25 février 1972).

-- Donnez-moi une preuve irréfutable du génocide juif et des chambres à gaz.

-- Si vous voulez, au-delà même de la question archéologique qui a son importance, bien sûr, il y a ce fait massif, si vous voulez, que lorsque les gens arrivaient à Treblinka ou à Auschwitz, on les sélectionnait... Qu'une partie disparaissait tout de suite alors que d'autres étaient inscrits dans le camp... Alors la preuve de l'extermination, elle est là ! Dans cette sélection! Elle est dans le fait que les gens allaient à droite, si vous voulez, et qu'ils ne réapparaissaient pas ! On a beau dire le contraire, c'est une donnée strictement objective.

-- Comment un historien de la Grèce antique peut-il se retrouver dans une pareille affaire?

-- Ben, il fallait bien que quelqu'un fasse le boulot. Si vous voulez, le scandale en France, c'est que les historiens professionnels ne se sont pas intéressés à ça! Ce sont des dossiers répugnants!... Et puis ce n'est pas non plus très glorieux pour la France... Pourquoi croyez-vous que ce sont messieurs Paxton et Marrus qui ont fait le livre Vichy et les juifs ? Pourquoi est-ce monsieur Klarsfeld, un avocat, qui a écrit Vichy et Auschwitz ? Parce que les historiens n'ont pas fait leur boulot...


La "preuve irréfutable" de Vidal-Naquet n'a pas grande valeur. Auschwitz servait de plaque tournante à la déportation. Les nouveaux arrivants étaient rangés en deux colonnes sur la rampe de Birkenau : d'un côté, les hommes et, de l'autre, les femmes et les enfants (et non pas, d'un coté, les forts condamnés au travail et, de l'autre, les faibles condamnés aux chambres à gaz). Puis, avait lieu une Ausssortierung, c'est-à-dire un tri entre différents centres de travaux forcés (usines, mines, fermes...) tandis que les autres croupissaient dans de purs camps de concentration. Ainsi l'ensemble des arrivants étaient-ils envoyés dans près de 40 points différents dépendant du complexe d'Auschwitz, tandis que d'autres étaient, après un délai plus ou moins long, expédiés, par exemple, vers des camps d'Allemagne.

Quant aux historiens qui, selon Vidal-Naquet, "n'ont pas fait leur boulot", peut-être ont-ils médité sur ce qui est arrivé à ceux d'entre eux qui ont essayé de le faire mais qui l'ont cher payé. Dernier exemple en date: celui de Mme Mariette Paschoud, enseignante d'histoire à Lausanne. Dans Le Monde daté du 17 avril 1987 (p. 28), on lit cette "brève" :

Suisse: Mme Paschoud déchargée de ses cours. -- Le gouvernement du canton de Vaud a décidé, mercredi 15 avril, de retirer tous ses cours à Mme Mariette Paschoud, cette enseignante au lycée de Lausanne qui avait fait scandale en remettant publiquement en cause l'existence des chambres à gaz. (Corresp.)


L'enquête de Michel Folco se poursuit dans la livraison datée de mai (en vente vers le 17 avril). Il s'est intéressé à la chambre à gaz de Ravensbrueck. Il a interrogé sur le sujet Germaine Tillion, Olga Wormser-Migot et Georges Wellers. D'après la première, le camp de Ravensbrueck aurait possédé une chambre à gaz: c'est même Madame Tillion mère qui l'aurait "étrennée" dans les derniers jours de la guerre. La seconde est l'auteur d'une thèse volumineuse sur le système concentrationnaire nazi; elle déclare que les chambres à gaz ont bien évidemment existé, mais en Pologne uniquement, et n'ont servi que pour les juifs et les tziganes ; pour elle, la croyance de Germaine Tillion est le résultat "d'un mécanisme psychologique quasi hallucinatoire relevant plus de la psychanalyse que du témoignage historique". Olga Wormser-Migot, qui est d'origine juive, appartient à la cohorte des historiens qui ont eu à souffrir d'une terrible répression pour avoir simplement parlé d'un "problème des chambres à gaz" et mis en doute l'existence de telles chambres dans tel ou tel camp (Ravensbrueck, Mauthausen, Oranienburg-Sachsenhausen). Georges Wellers admet lui-même que "les filles de Ravensbrueck" "l'ont attaquée durement" Pour sa part, il pense qu'il a pu exister une telle chambre à Ravensbrueck mais il n'en paraît pas sûr! Il dit : "Vous savez, moi, je crois qu'il y a eu une chambre à gaz non pas à Ravensbrueck (comme l'affirme Germaine Tillion), dans le camp, mais quelque part à côté". D'après Germaine Tillion, même Serge Klarsfeld ne croit pas à cette chambre-là.

La partie la plus éclairante de l'interview de Georges Wellers porte sur le grave différend qui l'oppose à Serge Klarsfeld. Dans une déclaration recueillie par VSD (voy. la livraison du 29 mai 1986, p. 37), ce dernier avait reconnu que jusque-là on n'avait pas encore publié de "vraies preuves" de l'existence des chambres à gaz, mais seulement des "débuts de preuve" [2]. Manifestement, Klarsfeld s'était rendu compte de l'inanité d'ouvrages tels que Les chambres à gaz ont existé [3] (par Georges Wellers, Gallimard, 1981) et Les Chambres à gaz, secret d'Etat (par Eugen Kogon, Hermann Langbein, Adalbert Rueckerl et 21 autres auteurs dont Georges Wellers, Editions de Minuit, 1984). Pour sa part, il annonçait la publication d'un ouvrage de Jean-Claude Pressac fournissant "trente-sept preuves dont une définitive de l'existence d'une chambre à gaz homicide dans le crématoire 3 de Birkenau". Autrement dit, pour Klarsfeld, il s'agissait de trente-six preuves non définitives et d'une preuve définitive. Cette preuve, il la reproduisait dans VSD. Cette preuve, malheureusement pour lui, est grotesque. Il s'agit d'un bordereau de réception de marchandises pour le crématoire 3 où on lisait qu'entre autres fournitures on avait livré à ce crématoire quatorze pommes de douches et une porte étanche aux gaz (Gasdichte Tür). Klarsfeld disait en conclusion : "Alors, soyons logiques, s'il s'agit d'une salle de douches, pourquoi cette porte étanche au gaz?" Klarsfeld fait simplement preuve d'ignorance : durant la dernière guerre, les Allemands ont fabriqué en quantités industrielles de telles portes à la fois en prévision de la guerre des gaz et à cause de la nécessité d'équiper tout abri (abri par destination ou abri de rencontre) contre les dégagements de gaz produits par l'éclat des bombes. Cette porte étanche au gaz était aussi inoffensive que peut l'être un masque à gaz. Georges Wellers a bien su voir la faiblesse de l'argumentation de Klarsfeld, il dit et répète dans son interview que "ce n'est pas une preuve définitive" ou "l'histoire des pommes de douches du bordereau, vous savez ce n'est pas la preuve de quoi que ce soit... Non, non, ça, c'est une déclaration très malheureuse et très gênante".

Il n'est pas sûr que Georges Wellers lui-même ait à se réjouir d'avoir donné cette interview. Il s'y confirme au passage, pour les connaisseurs, qu'il y a de solides raisons de douter de la valeur des titres universitaires de ce maître de recherches honoraire au Centre national de la recherche scientifique. Il est né en Russie (sans autre précision donnée ni dans l'interview ni dans la pièce déposée à la préfecture de police de Paris le 21 avril 1982 : "Statuts de l'Association pour l'étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste (ASSAG)". Il dit : "J'ai fait toutes mes études secondaires dans une ville de province au fin fond de la Russie là où les Allemands ne sont pas allés et, euh... j'ai fait mes études supérieures à l'université de Moscou à la faculté des Sciences et ma spécialité est la physiologie et la biochimie... J'ai quitté la Russie en 1925, j'avais 20 ans". Wellers n'a pas fait ensuite d'autres études. La question est: quels diplômes universitaires possédait-il en 1925, à l'âge de 20 ans? Dans un récent procès intenté par la LICRA contre Le Monde il a été impossible d'obtenir de lui une réponse sur ce point malgré les efforts de la présidente du tribunal. Que nous cache là Georges Wellers ? Il importe de trouver le fin mot de l'histoire, non pas pour les titres eux-mêmes, mais pour savoir à quoi s'en tenir sur l'homme et sa façon de traiter du passé.

La même livraison de Zéro (mai 1987, p. 70-75) contient une interview d'Henri Roques qui s'achève sur la déclaration suivante :

Si Faurisson, lui, nie l'existence des chambres à gaz, moi, je n'y crois pas beaucoup mais je les mets en doute... L'acharnement de mes adversaires et leur mauvaise foi à défendre ce témoignage suspect qu'est le rapport Gerstein ne peuvent dissiper mes doutes, au contraire ça ne peut que contribuer à les augmenter [4].

Cette enquête de Zéro s'inscrit dans tout un ensemble de déclarations qui donnent l'impression qu'on se met en France à brader les chambres à gaz. Voici trois exemples :

1) Deux enseignants d'origine juive, Marc Ascione et Ida Zajdel, dénoncent le mythe des chambres à gaz comme une invention de nazis, soucieux de glisser dans des confessions fallacieuses, une "bombe à retardement contre les juifs [5]".

2) L'Amicale d'Oranienburg-Sachsenhausen défendait sa chambre à gaz avec d'autant plus d'âpreté que des responsables du camp avaient avoué après la guerre l'existence d'une telle chambre. Or, dans son Bulletin de mars 1987, on peut lire :

C'était au tour de notre cher P. Couffault d'aborder un sujet douloureux, la contestation au sujet des chambres à gaz. Ce serait stupide de penser que tous les déportés aient eu l'occasion de voir ces sinistres lieux. Malheureusement, ceux qui les ont vus ne sont plus là pour témoigner. Il est stupide et oiseux d'entamer une polémique sur une des plus sombres pages de l'histoire de la déportation.

3) A l'émission télévisée d'"Apostrophes" du 17 avril 1987, Josef Rovan et J. Sommet, deux anciens déportés de Dachau, rendaient enfin clair pour quelques millions de Français qu'il n'y avait jamais eu de gazage homicide dans leur camp et, surtout, André Frossard, auteur d'un livre sur Maximilien Kolbe, mort à Auschwitz, procédait en termes alambiqués à la mise sous le boisseau des "chambres à gaz", lesquelles, selon lui, ne valaient pas qu'on s'appesantisse sur leur cas; elles avaient certes existé, mais le crime des Allemands "commençait bien avant".

Dans les milieux avertis, on solde les chambres à gaz tandis que, dans le commerce de l'Holocauste, on cherche par tous les moyens médiatiques à promouvoir un produit qui est en perte de vitesse.

20 avril 1987


Notes

[1] Zéro, avril 1987, p. 57.

[2] VSD, 29 mai 1986, p. 37.

[3] Georges Wellers, Gallimard, 1981.

[4] Zéro, mai 1987, p. 75.

[5] Article 31, nº 26, janvier-février 1987, p. 22.


Pierre Vidal-Naquet juge Elie Wiesel


En décembre 1986, Elie Wiesel recevait le prix Nobel de la Paix. A cette occasion, je publiais un texte intitulé : « Un grand faux témoin : Elie Wiesel » dans lequel je montrais que ce dernier était un faux témoin qui avait pris l’habitude de raconter tout et n’importe quoi à propos du prétendu «Holocauste» des juifs et, en particulier, à propos d’Auschwitz. L’œuvre la plus connue de Wiesel est La Nuit, un best-seller préfacé par François Mauriac. Il s’agit d’une autobiographie où l’écrivain prétend rapporter son expérience d’Auschwitz et de Buchenwald. J’ajoutais que Wiesel avait pris les dimensions, par la suite, d’un grand prêtre de la religion de l’« Holocauste » et d’un marchand du « Shoah-business » (expression judéo-américaine).

Quelques mois plus tard, Pierre Vidal-Naquet, qui est pourtant l’adversaire le plus résolu de Faurisson, de P. Guillaume, de S. Thion et des révisionnistes, faisait la déclaration ci-dessous dans le mensuel Zéro [1] :

Il suffit de mettre les pieds en Israël pour s’apercevoir qu’il y a là-bas une utilisation politique directe de la Shoah... c’est-à-dire que dès qu’un Arabe lance un caillou sur un camion israélien en Cisjordanie occupée, on dit que c’est la suite de la Shoah ! Ce dont Monsieur Begin s’était fait une spécialité... On court le risque de dévaloriser, de nier l’importance de la Shoah même... et ça, je suis catégorique là-dessus !

Par exemple, vous avez le rabbin Kahane, cet extrémiste juif, qui est moins dangereux qu’un homme comme Élie Wiesel qui raconte n’importe quoi (c’est lui qui souligne [dit M. Folco])... Il suffit de lire certaine description de « La Nuit » pour savoir que certaines de ses descriptions ne sont pas exactes et qu’il finit par se transformer en marchand de Shoah... Eh bien lui aussi porte un tort, et un tort immense, à la vérité historique.

Comme La Nuit a été publié, dans sa version française, en 1958, on peut s’étonner qu’il ait fallu attendre près de trente ans pour qu’un historien juif dénonce l’escroquerie d’Élie Wiesel. Pourquoi a-t-il fallu, là encore et une fois de plus, que ce soit un révisionniste qui révèle la vérité ? La réaction de Vidal-Naquet s’expliquerait-elle, du moins en partie, par le fait suivant : j’ai découvert que dans son autobiographie, Wiesel ne parle pas un seul instant de l’existence de chambres à gaz à Auschwitz ? Du coup, Wiesel serait devenu un témoin encombrant !

20 avril 1987

[1] Interview recueillie par Michel Folco, avril 1987, p. 57.

Wednesday, March 4, 1987

L'historien juif anglais Martin Gilbert est un falsificateur

Martin Gilbert est le biographe officiel de Winston Churchill. Il a aussi écrit des ouvrages sur l'"Holocauste". Il défend la thèse de la prétendue extermination des juifs, une extermination conduite en particulier par le moyen de prétendues chambres à gaz homicides ou de prétendues camions à gaz homicides. Pour défendre cette thèse absurde et populaire, il ne recule ni devant la falsification, ni devant la pure invention.
Un exemple de falsification : ses manipulations du "document Gerstein" en 1979 et en 1986.
L'ensemble des confessions du SS Kurt Gerstein, connues sous la dénomination de "document Gerstein", est totalement dénué de valeur scientifique ainsi que l'avait démontré Paul Rassinier dans les années soixante et ainsi que l'ont confirmé les études du Français Henri Roques et de l'Italien Carlo Mattogno. Mais Martin Gilbert, tout comme Léon Poliakov, a utilisé ces confessions à l'appui de sa thèse. Je vais montrer comment il l'a fait et, pour la clarté de la démonstration, je vais souligner tous les chiffres cités. Parlant de la prétendue chambre à gaz homicide de Belzec, Kurt Gerstein a écrit :
Die Menschen stehen einander auf den Fuessen, 700-800 Menschen auf 25 Quadratmetern in 45 Kubikmetern [...] 750 Menschen in 45 Kubikmetern [1].
Il est évident qu'on ne peut pas mettre 700 à 800 personnes debout sur une surface 25 m2 et dans un volume de 45 m3. Cela supposerait, en effet, qu'on puisse mettre 28 à 32 personnes dans 1 m2 avec une hauteur d'1m80. Il est révélateur de l'état mental de Gerstein que celui-ci ait fait aux Alliés, dont il était le prisonnier, une pareille déclaration. Il a toujours maintenu ces chiffres et les a répétés avec insistance. Or, ces chiffres, Martin Gilbert les a complètement transformés pour rendre croyable le récit de Gerstein. Il les a même transformés d'une certaine façon en 1979 et d'une autre façon en 1986.
Voici comment il a cité Gerstein en 1979 :
The naked people stand on each other's feet. About seven to eight hundred people in an area of about a hundred square metres [2].
On remarque que Martin Gilbert, entre autres manipulations, a quadruplé la surface de 750 et supprimé la mention du cubage, a supprimé également le chiffre de 750 et a supprimé la répétition par Gerstein de la mention du cubage. S'il avait maintenu la mention, répétée, de 45 m3, nous aurions eu une chambre à gaz d'environ 100 m2 et de 45 m3, c'est-à-dire que la pièce contenant environ 700 à 800 personnes debout aurait été d'une hauteur de... 0m45 !
Puis voici comment Martin Gilbert a cité Gerstein en 1986 :
Seven to eight hundred people in ninety-three square metres [3].
Cette fois-ci, le chiffre de 25 a été froidement remplacé par celui de 93 qui, par sa précision, est bien fait pour donner l'impression de l'exactitude et de la rigueur. Une fois de plus, toutes les mentions du cubage ont disparu.
Il ne faudrait pas croire que Martin Gilbert a falsifié les écrits de Gerstein sur ce seul point. Il les a falsifiés sur une quantité d'autres points et, notamment, en coupant le texte de manière à dissimuler le plus possible les autres non-sens de Gerstein. C'est la méthode Poliakov.
Un exemple de pure invention : les juifs gazés
à Belzec, Treblinka...
En 1981, Martin Gilbert écrivait :
The deliberate attempt to destroy systematically all of Europe's Jews was unsuspected in the spring and early summer of 1942: the very period during which it was at its most intense, and during which hundreds of thousands of Jews were being gassed every day at Belzec, Chelmno, Sobibor and Treblinka [4].
Jamais personne n'a été gazé dans ces camps, ni dans aucun autre d'ailleurs, mais ne regardons que les chiffres de Martin Gilbert. Admettons que des "centaines de milliers" représentent seulement "200.000". Cela ferait 200.000 juifs gazés par jour, donc 1.400.000 par semaine. Si, pour le printemps et le début de l'été, on compte quatre mois, soit dix-sept semaines, cela fait 1.400.000 x 17 = 23.800.000 juifs gazés seulement dans quatre petits camps et seulement pour quatre mois.
Il y aurait de nombreux commentaires à faire sur Martin Gilbert, sur son ignorance en matière d'histoire, sur sa malhonnêteté et, enfin, sur son productivisme : il écrit beaucoup et n'importe quoi.
Le 3 décembre 1986, je lui ai écrit pour lui demander des explications sur sa manière de reproduire les écrits de Gerstein. Il n'a pas répondu.
Je lui envoie le présent texte.
4 mars 1987

Notes

[1] Référence : p. 5 du document de Nuremberg PS-2170 ainsi que l'indique Martin Gilbert : "Les hommes et les femmes se tenaient les uns aux pieds des autres, 700-800 hommes et femmes sur 25 mètres carrés dans 45 mètres cubes [...] 750 hommes et femmes dans 45 mètres cubes."
[2] "Les gens nus se tenaient les uns aux pieds des autres. Environ sept à huit cents personnes sur une surface d'environ cent mètres carrés" (M. Gilbert, Final Journey, p. 91, New York, Mayflower Books, 1979).
[3] "Sept à huit cents personnes dans quatre-vingt-treize mètres carrés", The Holocaust, the Jewish tragedy, Londres, Collins, 1986, p. 427 ; à la page 864, Martin Gilbert indique comme source : "Kurt Gerstein, statement of 6 May 1945, Tubingen : International Military Tribunal, Nuremberg, document PS-2170."
[4] M. Gilbert, Auschwitz and the Allies, Londres, Michael Joseph, 1981, p. 26 : "La tentative délibérée d'anéantir systématiquement tous les juifs d'Europe resta insoupçonnée au printemps et au début de l'été 1942 : période précisément durant laquelle elle fut à son point culminant avec des centaines de milliers de juifs gazés tous les jours à Belzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka."


How British Jewish Historian Martin Gilbert Falsifies and Invents

British historian Martin Gilbert is a falsifier. While he is best known as the official biographer of Winston Churchill, he has also written several widely-lauded works on the "Holocaust." Gilbert, who is Jewish, staunchly defends the thesis of the so-called extermination of the Jews, an extermination allegedly carried out in particular by means of homicidal "gas chambers" and homicidal "gas vans." To defend this thesis he falsifies and invents.


Falsifying the "Gerstein Document"



In his distortion of the "Gerstein Document" in 1979 and 1986, Gilbert showed that he is capable of falsification. The various postwar confessions of SS officer Kurt Gerstein, known collectively as the "Gerstein Document" are completely devoid of any scholarly value, as Paul Rassinier showed in the 1960s and as the studies of Henri Roques in France (with my collaboration) and Carlo Mattogno in Italy established in 1985. (See H. Roques, The "Confessions" of Kurt Gerstein, published by the IHR in 1989.) But just like French Jewish historian Léon Poliakov, Martin Gilbert used these confessions to support his thesis. Here I will show how he did that and, for the sake of clarity here, I am adding emphasis to some of the figures mentioned.
Speaking about the alleged gas chamber at Belzec, Kurt Gerstein wrote:
Die Menschen stehen einander auf den Füssen, 700-800 Menschen auf 25 Quadratmetern in 45 Kubikmetern ... 750 Menschen in 45 Kubikmetern. ("The people stand on each other's feet, 700-800 people on 25 square meters in 45 cubic meters ... 750 people in 45 cubic meters.") (Source: page 5 of Nuremberg document PS-2170, as Gilbert indicates.)
It is obviously impossible for 700 to 800 people to stand on a surface of 25 square meters and inside a space of 45 cubic meters. That would be the same as trying to fit 28 to 32 persons in a space that is one square meter in surface area, and 1.8 meters high. The fact that Gerstein made such a statement to the Allies, who held him as their prisoner, shows what his mental condition was. He always used these same figures, repeating them on several occasions. But Gilbert completely changed these numbers in an effort to make Gerstein's tale believable. He even changed them in one way in 1979 and in another way in 1986.
In his 1979 book, Final Journey: The Fate of the Jews in Nazi Europe (New York, Mayflower Books, p. 91), here is how Gilbert quoted Gerstein: 

The naked people stand on each other's feet. About seven to eight hundred people in an area of about a hundred square meters.

Among other distortions, Gilbert quadrupled the surface of the gas chamber, removed the mention of the cubic meters and likewise left out the number 750. Finally, he left out the repetition by Gerstein of the mention of cubic meters. If he had retained the mention, made twice, of the 45 cubic meters, we would have had a gas chamber of around 100 square meters and of 45 cubic meters, that is to say a room containing around 700 to 800 persons standing that would have been less than a half meter high.
In a 1986 work, though, Gilbert revises this, quoting Gerstein as saying: 

Seven to eight hundred people in ninety-three square meters. 

(Source: The Holocaust: The Jewish Tragedy, New York, Holt, Rinehart and Winston, p. 427; on page 864 Gilbert indicates as his source: "Kurt Gerstein, statement of May 6, 1945, Tübingen: International Military Tribunal, Nuremberg, document PS-2170.")

In this case, the number 25 has been replaced with the number 93. A precise figure was apparently chosen to give the impression of exactitude and rigor. Once again, all references to cubic meters have disappeared.
For this reason alone we must conclude that Gilbert deliberately falsified the writings of Gerstein. He falsified them in a number of other ways as well, most notably by editing the text so as to hide other nonsensical things Gerstein said. (That's also the method used by Léon Poliakov.)

Inventing "Gassing" Figures

In his effort to sustain the invented story that masses of Jews were gassed at Belzec, Treblinka and elsewhere, Gilbert engages in a deceitful manipulation of figures. In his 1981 book Auschwitz and the Allies (New York, Holt, Rinehart and Winston, p. 26), he wrote:
The deliberate attempt to destroy systematically all of Europe's Jews was unsuspected in the spring and early summer of 1942: the very period during which it was at its most intense, and during which hundreds of thousands of Jews were being gassed every day at Belzec, Chelmno, Sobibor and Treblinka.
For the moment, let's not concern ourselves with the fact that no one was ever gassed at those camps, nor in any other camp either. Instead, let us focus on Gilbert's use of figures. Let us suppose that "hundreds of thousands" means only 200,000. That would make 200,000 Jews gassed per day, and therefore 1,400,000 each week. If during the spring and the early summer we have four months, or 17 weeks – that makes 1,400,000 a week, times 17 weeks, for a total of 23,800,000 Jews gassed in just those four small camps, and during a period of just four months!
More can be said about Martin Gilbert, about his ignorance of history, his dishonesty and even his empty productivity. On December 3, 1986, I wrote to him to ask for some explanations about the way he reproduced the Gerstein texts. He never answered.
March 4, 1987