Wednesday, March 4, 1987

L'historien juif anglais Martin Gilbert est un falsificateur

Martin Gilbert est le biographe officiel de Winston Churchill. Il a aussi écrit des ouvrages sur l'"Holocauste". Il défend la thèse de la prétendue extermination des juifs, une extermination conduite en particulier par le moyen de prétendues chambres à gaz homicides ou de prétendues camions à gaz homicides. Pour défendre cette thèse absurde et populaire, il ne recule ni devant la falsification, ni devant la pure invention.
Un exemple de falsification : ses manipulations du "document Gerstein" en 1979 et en 1986.
L'ensemble des confessions du SS Kurt Gerstein, connues sous la dénomination de "document Gerstein", est totalement dénué de valeur scientifique ainsi que l'avait démontré Paul Rassinier dans les années soixante et ainsi que l'ont confirmé les études du Français Henri Roques et de l'Italien Carlo Mattogno. Mais Martin Gilbert, tout comme Léon Poliakov, a utilisé ces confessions à l'appui de sa thèse. Je vais montrer comment il l'a fait et, pour la clarté de la démonstration, je vais souligner tous les chiffres cités. Parlant de la prétendue chambre à gaz homicide de Belzec, Kurt Gerstein a écrit :
Die Menschen stehen einander auf den Fuessen, 700-800 Menschen auf 25 Quadratmetern in 45 Kubikmetern [...] 750 Menschen in 45 Kubikmetern [1].
Il est évident qu'on ne peut pas mettre 700 à 800 personnes debout sur une surface 25 m2 et dans un volume de 45 m3. Cela supposerait, en effet, qu'on puisse mettre 28 à 32 personnes dans 1 m2 avec une hauteur d'1m80. Il est révélateur de l'état mental de Gerstein que celui-ci ait fait aux Alliés, dont il était le prisonnier, une pareille déclaration. Il a toujours maintenu ces chiffres et les a répétés avec insistance. Or, ces chiffres, Martin Gilbert les a complètement transformés pour rendre croyable le récit de Gerstein. Il les a même transformés d'une certaine façon en 1979 et d'une autre façon en 1986.
Voici comment il a cité Gerstein en 1979 :
The naked people stand on each other's feet. About seven to eight hundred people in an area of about a hundred square metres [2].
On remarque que Martin Gilbert, entre autres manipulations, a quadruplé la surface de 750 et supprimé la mention du cubage, a supprimé également le chiffre de 750 et a supprimé la répétition par Gerstein de la mention du cubage. S'il avait maintenu la mention, répétée, de 45 m3, nous aurions eu une chambre à gaz d'environ 100 m2 et de 45 m3, c'est-à-dire que la pièce contenant environ 700 à 800 personnes debout aurait été d'une hauteur de... 0m45 !
Puis voici comment Martin Gilbert a cité Gerstein en 1986 :
Seven to eight hundred people in ninety-three square metres [3].
Cette fois-ci, le chiffre de 25 a été froidement remplacé par celui de 93 qui, par sa précision, est bien fait pour donner l'impression de l'exactitude et de la rigueur. Une fois de plus, toutes les mentions du cubage ont disparu.
Il ne faudrait pas croire que Martin Gilbert a falsifié les écrits de Gerstein sur ce seul point. Il les a falsifiés sur une quantité d'autres points et, notamment, en coupant le texte de manière à dissimuler le plus possible les autres non-sens de Gerstein. C'est la méthode Poliakov.
Un exemple de pure invention : les juifs gazés
à Belzec, Treblinka...
En 1981, Martin Gilbert écrivait :
The deliberate attempt to destroy systematically all of Europe's Jews was unsuspected in the spring and early summer of 1942: the very period during which it was at its most intense, and during which hundreds of thousands of Jews were being gassed every day at Belzec, Chelmno, Sobibor and Treblinka [4].
Jamais personne n'a été gazé dans ces camps, ni dans aucun autre d'ailleurs, mais ne regardons que les chiffres de Martin Gilbert. Admettons que des "centaines de milliers" représentent seulement "200.000". Cela ferait 200.000 juifs gazés par jour, donc 1.400.000 par semaine. Si, pour le printemps et le début de l'été, on compte quatre mois, soit dix-sept semaines, cela fait 1.400.000 x 17 = 23.800.000 juifs gazés seulement dans quatre petits camps et seulement pour quatre mois.
Il y aurait de nombreux commentaires à faire sur Martin Gilbert, sur son ignorance en matière d'histoire, sur sa malhonnêteté et, enfin, sur son productivisme : il écrit beaucoup et n'importe quoi.
Le 3 décembre 1986, je lui ai écrit pour lui demander des explications sur sa manière de reproduire les écrits de Gerstein. Il n'a pas répondu.
Je lui envoie le présent texte.
4 mars 1987

Notes

[1] Référence : p. 5 du document de Nuremberg PS-2170 ainsi que l'indique Martin Gilbert : "Les hommes et les femmes se tenaient les uns aux pieds des autres, 700-800 hommes et femmes sur 25 mètres carrés dans 45 mètres cubes [...] 750 hommes et femmes dans 45 mètres cubes."
[2] "Les gens nus se tenaient les uns aux pieds des autres. Environ sept à huit cents personnes sur une surface d'environ cent mètres carrés" (M. Gilbert, Final Journey, p. 91, New York, Mayflower Books, 1979).
[3] "Sept à huit cents personnes dans quatre-vingt-treize mètres carrés", The Holocaust, the Jewish tragedy, Londres, Collins, 1986, p. 427 ; à la page 864, Martin Gilbert indique comme source : "Kurt Gerstein, statement of 6 May 1945, Tubingen : International Military Tribunal, Nuremberg, document PS-2170."
[4] M. Gilbert, Auschwitz and the Allies, Londres, Michael Joseph, 1981, p. 26 : "La tentative délibérée d'anéantir systématiquement tous les juifs d'Europe resta insoupçonnée au printemps et au début de l'été 1942 : période précisément durant laquelle elle fut à son point culminant avec des centaines de milliers de juifs gazés tous les jours à Belzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka."


How British Jewish Historian Martin Gilbert Falsifies and Invents

British historian Martin Gilbert is a falsifier. While he is best known as the official biographer of Winston Churchill, he has also written several widely-lauded works on the "Holocaust." Gilbert, who is Jewish, staunchly defends the thesis of the so-called extermination of the Jews, an extermination allegedly carried out in particular by means of homicidal "gas chambers" and homicidal "gas vans." To defend this thesis he falsifies and invents.


Falsifying the "Gerstein Document"



In his distortion of the "Gerstein Document" in 1979 and 1986, Gilbert showed that he is capable of falsification. The various postwar confessions of SS officer Kurt Gerstein, known collectively as the "Gerstein Document" are completely devoid of any scholarly value, as Paul Rassinier showed in the 1960s and as the studies of Henri Roques in France (with my collaboration) and Carlo Mattogno in Italy established in 1985. (See H. Roques, The "Confessions" of Kurt Gerstein, published by the IHR in 1989.) But just like French Jewish historian Léon Poliakov, Martin Gilbert used these confessions to support his thesis. Here I will show how he did that and, for the sake of clarity here, I am adding emphasis to some of the figures mentioned.
Speaking about the alleged gas chamber at Belzec, Kurt Gerstein wrote:
Die Menschen stehen einander auf den Füssen, 700-800 Menschen auf 25 Quadratmetern in 45 Kubikmetern ... 750 Menschen in 45 Kubikmetern. ("The people stand on each other's feet, 700-800 people on 25 square meters in 45 cubic meters ... 750 people in 45 cubic meters.") (Source: page 5 of Nuremberg document PS-2170, as Gilbert indicates.)
It is obviously impossible for 700 to 800 people to stand on a surface of 25 square meters and inside a space of 45 cubic meters. That would be the same as trying to fit 28 to 32 persons in a space that is one square meter in surface area, and 1.8 meters high. The fact that Gerstein made such a statement to the Allies, who held him as their prisoner, shows what his mental condition was. He always used these same figures, repeating them on several occasions. But Gilbert completely changed these numbers in an effort to make Gerstein's tale believable. He even changed them in one way in 1979 and in another way in 1986.
In his 1979 book, Final Journey: The Fate of the Jews in Nazi Europe (New York, Mayflower Books, p. 91), here is how Gilbert quoted Gerstein: 

The naked people stand on each other's feet. About seven to eight hundred people in an area of about a hundred square meters.

Among other distortions, Gilbert quadrupled the surface of the gas chamber, removed the mention of the cubic meters and likewise left out the number 750. Finally, he left out the repetition by Gerstein of the mention of cubic meters. If he had retained the mention, made twice, of the 45 cubic meters, we would have had a gas chamber of around 100 square meters and of 45 cubic meters, that is to say a room containing around 700 to 800 persons standing that would have been less than a half meter high.
In a 1986 work, though, Gilbert revises this, quoting Gerstein as saying: 

Seven to eight hundred people in ninety-three square meters. 

(Source: The Holocaust: The Jewish Tragedy, New York, Holt, Rinehart and Winston, p. 427; on page 864 Gilbert indicates as his source: "Kurt Gerstein, statement of May 6, 1945, Tübingen: International Military Tribunal, Nuremberg, document PS-2170.")

In this case, the number 25 has been replaced with the number 93. A precise figure was apparently chosen to give the impression of exactitude and rigor. Once again, all references to cubic meters have disappeared.
For this reason alone we must conclude that Gilbert deliberately falsified the writings of Gerstein. He falsified them in a number of other ways as well, most notably by editing the text so as to hide other nonsensical things Gerstein said. (That's also the method used by Léon Poliakov.)

Inventing "Gassing" Figures

In his effort to sustain the invented story that masses of Jews were gassed at Belzec, Treblinka and elsewhere, Gilbert engages in a deceitful manipulation of figures. In his 1981 book Auschwitz and the Allies (New York, Holt, Rinehart and Winston, p. 26), he wrote:
The deliberate attempt to destroy systematically all of Europe's Jews was unsuspected in the spring and early summer of 1942: the very period during which it was at its most intense, and during which hundreds of thousands of Jews were being gassed every day at Belzec, Chelmno, Sobibor and Treblinka.
For the moment, let's not concern ourselves with the fact that no one was ever gassed at those camps, nor in any other camp either. Instead, let us focus on Gilbert's use of figures. Let us suppose that "hundreds of thousands" means only 200,000. That would make 200,000 Jews gassed per day, and therefore 1,400,000 each week. If during the spring and the early summer we have four months, or 17 weeks – that makes 1,400,000 a week, times 17 weeks, for a total of 23,800,000 Jews gassed in just those four small camps, and during a period of just four months!
More can be said about Martin Gilbert, about his ignorance of history, his dishonesty and even his empty productivity. On December 3, 1986, I wrote to him to ask for some explanations about the way he reproduced the Gerstein texts. He never answered.
March 4, 1987

Sunday, February 1, 1987

Le savon juif




En 1942, le rabbin Stephen Samuel Wise, président du World Jewish Congress (Congrès juif mondial, ou Parlement juif mondial) déclara que les Allemands fabriquaient en quantités industrielles du savon à partir de cadavres de juifs [1]. Sa source pourrait avoir été Gerhard Riegner, représentant en Suisse du World Jewish Congress et de la Jewish Agency. Ce dernier se faisait, d'une façon générale, l'écho des informations ou rumeurs circulant dans les milieux juifs d'Europe centrale. Il a joué un rôle capital dans la transmission des informations ou rumeurs concernant l'extermination des juifs et l'emploi à cet effet de chambres à gaz homicides. Pendant toute la durée de la guerre, la Suisse et la Suède ont servi de tremplins aux informations et rumeurs en direction de Londres et de Washington [2].
En 1945-1946, au procès des "grands criminels de guerre allemands" conduit à Nuremberg par le Tribunal militaire international (TMI), il a été question de savon fabriqué à partir de cadavres. Le 16 février 1946, l'avocat général soviétique L. N. Smirnov a présenté au tribunal la déposition sous serment d'un certain Sigmund Mazur, préparateur à l'Institut anatomique de Danzig, selon lequel on aurait, dans ledit institut, fabriqué du savon à partir de la graisse humaine ; la formule était même donnée. Smirnov faisait état également de déclarations sous la foi du serment de deux prisonniers de guerre britanniques et, en particulier, du soldat John Henry Witton, du régiment Royal Sussex. L'autre déclaration émanait du caporal William Anderson Nealy, du Royal Signals. Ces documents avaient été transmis à Smirnov par le ministère public britannique [3]. A la page 601, Smirnov déclare :
      Je dépose maintenant quelques fragments du savon en question, soit mi-fini, soit terminé : voici un petit morceau de savon qui est resté emmagasiné plusieurs mois, il rappelle le savon de ménage le plus ordinaire.
Il est cependant à noter qu'il n'y a pas eu d'expertise chimique et que les auteurs des déclarations sous serment n'ont pas été convoqués ni interrogés puis contre-interrogés.
Le 27 juillet 1946, l'avocat général britannique Hartley Shawcross déclara dans son réquisitoire final à propos des Allemands :
      A l'occasion, les corps de leurs victimes furent employés à pallier le manque de savon dû à la guerre (document URSS-272) [4].
Le 1er octobre 1946, dans le jugement clôturant le procès, le tribunal dit que les Allemands avaient fait "des essais en vue de se servir de la graisse des victimes pour la production industrielle de savon" [5].
Les juges du tribunal de Nuremberg ont donc tenu pour acquis que les Allemands avaient fabriqué ou tenté de fabriquer du savon à partir de graisse humaine.
Pendant la guerre, en 1943, des représentants du comité juif antifasciste, fondé en 1942 à Moscou, firent une tournée aux Etats-Unis en vue d'y récolter des fonds pour l'URSS. De grands meetings eurent lieu dans de nombreuses villes américaines. A chacun de ces meetings, l'acteur Salomon Mikhoels "montrait au public une savonnette faite avec de la chair humaine juive et ramenée d'un camp de concentration" [6].
Après la guerre, des morceaux de "savon juif" furent enterrés dans des cimetières juifs d'Europe ou d'Israel ou montrés dans des expositions : à Polticeni (Roumanie), au cimetière de Haifa, à l'Institut historique de Varsovie, à la "Kaznelson House" du kibboutz des combattants du ghetto en Israel, à l'Institut Yivo de New York, à la cave de l'horreur (Keller des Grauens) au Mont-Sion. Voyez, pour Haifa, un article de Pierre (Weil) Joffroy dans Paris-Match [7], et, pour le reste, les sources citées par Ditlieb Felderer [8]. Une pierre tombale porte l'inscription suivante en hébreu et en anglais :
      Ci-gisent des morceaux de savon faits de la chair et du sang de nos frères que les barbares nazis ont inhumainement torturés à mort dans les années 1939-1945 [9].
Simon Wiesenthal a raconté en détail l'histoire des morceaux de savon enterrés au cimetière de Polticeni. Il dit qu'avaient été recueillis tous les savons portant l'inscription "RIF", entendue comme étant le sigle de Rein Juedisches Fett, soit : pur savon juif [10].
Du savon juif aurait été enterré dans le cimetière de la ville de Sighet, patrie d'Elie Wiesel [11].
L'Encyclopædia Judaica présente à l'article "Poland" une photo dont la légende dit en anglais : "Une usine de savon allemande près de Danzig" [12].
Le 11 avril 1983, à la cérémonie d'ouverture du rassemblement américain des survivants juifs de l'Holocauste (American Gathering of Jewish Holocaust Survivors), le rabbin Arthur Schneier, de New York, déclara :
      Nous avons en mémoire les pains de savon marqués des initiales RJF -- Rein Juedisches Fett -- faits des cadavres de nos bien-aimés.
Ludo Van Eck reproduit une photo portant pour légende : "Vue extérieure de la savonnerie" et un récit "basé sur le témoignage de Zofia Nalkowska" dans lequel il est dit comment le professeur allemand Spanner fabriquait le savon auquel il donnait le nom de "Koitek, nom de la fille avec laquelle il couchait" [13].
Le 24 février 1986, en réponse à la lettre d'un particulier, la Fondation Auschwitz (Rue des Tanneurs 65, B-1000 Bruxelles), sous la signature de Yannis Thanassekos, répondait "évidemment par l'affirmative" : le savon humain était une réalité, d'ailleurs établie au procès de Nuremberg.

Raul Hilberg est le plus important des historiens juifs de l'Holocauste. Il ne croit pas à la réalité du savon juif. Pour lui, il s'agit d'une rumeur. Il dit que le document sur lequel Smirnov, puis Shawcross et enfin les juges du Tribunal militaire international de Nuremberg ont fondé leur accusation ne spécifiait nullement qu'il s'agissait de graisse humaine. Il dit aussi que la rumeur du savonest allée jusqu'à trouver la caution du juge SS Konrad Morgen qui, devant un tribunal américain, a prétendu que Dirlewanger avait fait tuer de jeunes juives par piqûres de strychnine, découper leurs corps en petits morceaux, mélanger ceux-ci avec de la viande de cheval et fait bouillir le tout pour en obtenir du savon. Il cite une source selon laquelle, après la guerre, les Polonais boycottaient le savon parce qu'ils croyaient que ce savon avait été fabriqué avec de la graisse humaine. Il rappelle que :
      Des pains de savon, prétendument fabriqués à partir de la graisse de juifs morts, ont été conservés en Israel et à l'Institut Yivo de New York [14].
De son côté, l'Institut d'histoire contemporaine de Munich considère, lui aussi, comme une légende l'histoire du savon fait à partir de cadavres des camps de concentration (voyez la lettre du Dr Lothar Gruchmann à Hans Drechsel en date du 11 mars 1983).
Georges Wellers est le directeur scientifique du Centre de documentation juive contemporaine de Paris et le directeur du Monde juif, publication de ce centre. Dans une lettre en date du 31 août 1983 à un correspondant étranger, il écrit :
      La fabrication du savon à partir de la graisse humaine appartient à la catégorie des "bobards" qui circulaient déjà dans les camps. Je l'ai entendu à Auschwitz, comme probablement [Maurice] Pioro. – Cependant il n'existe pas la moindre preuve de la réalité de cette sinistre légende [...] il s'agit d'un produit d'une imagination plus ou moins démentielle qui est exploitée par les néo-nazis et qui n'ajoute rien à la réalité déjà suffisamment folle et cruelle.
S'il faut en croire Gitta Sereny, les responsables allemands de l'investigation des "crimes nazis" (Zentrale Stelle der Landesjustizverwaltungen zur Aufklaerung NS Verbrechen), travaillant à Luedwigsburg sous la direction du procureur Adalbert Rueckerl, infirmaient dès avant 1974 l'histoire du savon juif [15].
Les auteurs révisionnistes affirment que le savon juif est une légende qui ressemble à d'autres légendes comme celle des chambres à gaz homicides : pas de matérialité des faits, pas d'expertise technique, confusions de toutes sortes, à commencer par les initiales RIF qui signifiaient en fait : Reichsstelle fuer industrielle Fettversorgung (Office du Reich pour l'approvisionnement industriel en matières grasses).
Le 23 avril 1986, la même personne, qui avait reçu de la Fondation Auschwitz, sise à Bruxelles, confirmation de ce que le savon humain avait bien été une réalité, recevait de Georges Wellers la réponse suivante :
      La rumeur concernant la fabrication industrielle du savon à partir de la graisse humaine, qui circulait dans certains camps, est le produit d'une lugubre imagination sans aucun fondement réel, née au milieu des horreurs des camps.
Deborah Lipstadt enseigne l'histoire juive moderne à l'Université de Californie de Los Angeles. Elle écrit :
      Le fait est que les nazis n'ont jamais utilisé les cadavres de juifs ou de qui que ce fût d'autre en l'espèce, pour la production de savon. La rumeur du savon était courante à la fois pendant et après la guerre. Elle peut avoir eu son origine dans l'histoire d'atrocités, remontant à la première guerre mondiale, de l'usine à cadavres. Les lettres "RJF" [en réalité : "RIF", ndlr] représentaient probablement le nom de l'usine qui fabriquait le savon. Après la guerre, la rumeur du savon a été minutieusement étudiée et elle s'est révélée fausse [16].
Mais l'histoire du savon trouve encore ses défenseurs. C'est le cas du germaniste Joseph Rovan, professeur à l'Université de Paris III, qui déclarait encore en 1984 que, pour Hitler, les juifs étaient à Auschwitz "de la matière première pour savonnettes" [17]. Tout récemment le journal Le Monde reproduisait sous la signature de Pierre Drachline le fragment d'un poème censé résumer pour le poète juif Pierre Valet l'horreur de ce siècle :
      Le vieux mourut dans la boue de Champagne. Le fils mourut dans la crasse d'Espagne. Le petit s'obstinait à rester propre : les Allemands en firent du savon [18].

Questions aux historiens

1. L'histoire du savon juif est-elle vraie ou fausse ?
2. Cette accusation est-elle fondée ou constitue-t-elle une calomnie ?
3. D'où vient qu'aux procès de Nuremberg (aussi bien celui conduit par les Américains avec les Britanniques, les Soviétiques et les Français, que ceux conduits par les Américains seuls) personne n'ait exigé une expertise technique : ni les accusés, ni leurs avocats, ni l'accusation, ni les juges et que personne ne semble avoir remarqué ce fait ni chez les journalistes, ni chez les historiens, ni chez les légistes ?
4. Comment se fait-il qu'à l'un de leurs procès les Américains aient trouvé un magistrat SS, Konrad Morgen, pour venir déposer en faveur de la réalité de l'histoire du savon [19]? Il est à noter que c'est le même Konrad Morgen qui a attesté de l'existence des chambres à gaz d'Auschwitz, en les localisant à 7 (sept) reprises à Monowitz où il est maintenant clair pour tout le monde qu'il n'y eut jamais de chambres à gaz mais seulement de grandes usines [20].
5. Pourquoi la Fondation Auschwitz, de Bruxelles, et le Centre de documentation juive contemporaine de Paris, sont-ils en totale contradiction sur ce point d'histoire tout en présentant un trait commun : ni d'un côté, ni de l'autre, on ne propose vraiment de preuve à l'appui de sa réponse ? Est-ce à dire qu'à Bruxelles on aurait du mal à fournir des preuves et qu'à Paris on craindrait, en montrant comment s'est formée et maintenue une rumeur, de dévoiler comment se sont formées d'autres rumeurs comme, par exemple, celle des chambres à gaz ou des camions à gaz ?
6. Y a-t-il une différence entre, d'une part, les usines de cadavres transformés en savon ou en engrais par les chimistes "boches" de la première guerre mondiale (aujourd'hui on admet que c'était un mensonge des Alliés) et, d'autre part, les usines de mort par le gaz des chimistes "nazis" de la seconde guerre mondiale avec la transformation des cadavres en savon ou en engrais ?
7. Pourquoi nous demande-t-on de croire ou de ne pas croire sous peine d'être soupçonnés des plus noirs desseins (défendre les "Boches", les "Nazis"...) et ne nous permet-on pas de douter, de chercher, de trouver et de publier ce qui a été trouvé ?
8. La Fondation Auschwitz devrait-elle poursuivre le Centre de documentation juive contemporaine en justice, et vice-versa, pour "falsification de l'histoire" ?
Conclusion : A supposer que les chambres à gaz n'aient pas plus existé que le savon juif, faut-il le dire ou le cacher ?

1 février 1987



Notes

[1] Voyez Paris-Soir, 1er janvier 1943, p. 3.
[2] Voyez Walter Laqueur, The Terrible Secret, Londres, Weidenfeld & Nicolson, 1980.
[3] Voyez TMI, vii, p. 597-601, pour les débats et TMI, XXXIX, p. 463-464, pour le document Mazur URSS-196. Les autres documents à consulter sont URSS-197, 264, 272.
[4] TMI, XIX, p. 530.
[5] TMI, I, p. 265-266.
[6] Voyez Gérard Israel, Jid, les Juifs en URSS, éd. Jean-Claude Lattès, 1971, p. 203.
[7] 3 novembre 1956, p. 93.
[8] Bible Researcher - Revisionist History, octobre 1979, p. 1.
[9] White Power, nov.-déc. 1980, p.11.
[10] Voy. Simon Wiesenthal, "RIF", Der Neue Weg, 1946, nº 17-18, p. 4-5.
[11] Voy. New York Times, 9 décembre 1986, p. A9.
[12] Vol. 13, p. 761-762.
[13] Voy. Le Livre des Camps, Leuven (Belgique), 1979, p. 247-249.
[14] Voy. The Destruction of the European Jews, Chicago, Quadrangle Books, (1961) 1967, p. 623-624, et, dans la nouvelle édition en trois volumes, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 966-967.
[15] Voy. Into That Darkness, Londres, Andre Deutsch, 1974, p. 141.
[16] Los Angeles Times, 16 mai 1981.
[17] Comment s'écrit l'Histoire [...] Les chambres à gaz ont existé, XColloque de la Fraternité Edmond-Michelet (Brive, 12-14 octobre 1984), Mairie de Brive éd., 1986, p. 29.
[18] "Le Moraliste du chaos", Le Monde, 13 février 1987, p. 15.
[19] Procès XI, p. 4075-4076.
[20] TMI, XX, p. 535-536.

Saturday, January 31, 1987

Sono i nazisti che hanno inventato la menzogna delle camere a gas!


Nota del 7 luglio 2010: L’articolo che si leggerà qui sotto data al 31 gennaio 1987. Mostra a quale punto, 23 anni fa, il dubbio sulla realtà delle pretese camere a gas naziste divorava tormentava già l’intellighenzia sterminazionista. In seguito, nel 1988, Arno Mayer, professore (ebreo) all’Università di Princeton, scriverà: “Le fonti per lo studio delle camere a gas sono allo stesso tempo rare e dubbie” (“rare and unreliable”: vedere http://robertfaurisson.blogspot.it/2006/12/le-vittorie-del-revisionismo.html, punto n° 13). Nel 1996, lo storico francese Jacques Baynac constatava, in merito a queste camere, “l’assenza di documenti, di tracce o d’altre prove materiali” (vedere http://robertfaurisson.blogspot.it/2006/12/le-vittorie-del-revisionismo.html, punto n° 17). Quattro anni dopo, venivamo a sapere che Jean-Claude Pressac, che pure s’era fatto il più ardente difensore della tesi della loro esistenza, aveva finito per scrivere (in uno studio terminato il 15 giugno 1995 e reso pubblico nel 2000 da Valérie Igounet) che queste camere a gas, così come, nel suo complesso, la storia ufficiale dei campi, erano ormai votate “alle pattumiere della storia” (vedere http://robertfaurisson.blogspot.it/2006/12/le-vittorie-del-revisionismo.html, punto n° 18). Infine, il 27 dicembre 2009, Robert Jan van Pelt, professore (ebreo) all’Università di Toronto, ultimo storico a farsi forte di provare l’esistenza di queste camere a gas ad Auschwitz e Birkenau, ha appena dichiarato che in questa materia: “Del 99% di ciò che sappiamo, non abbiamo gli elementi materiali per provarlo”. Da parte sua, egli si accontenta di avere in merito “una certezza morale” (“a moral certainty) e preconizza che si lasci all’abbandono il complesso di Auschwitz-Birkenau che, materialmente, non prova per così dire nulla di ciò che milioni di pellegrini si immaginano ancora di trovarvi (vedere http://www.thestar.com/News/Insight/article/742965). La scienza storica ha decisamente abbandonato le magiche camere a gas; non resta nient’altro che la religione, quella del preteso “Olocausto” degli ebrei, per supportare un’impostura che un giorno si inscriverà negli annali della storia come una delle più mirabolanti e delle più degradanti invenzioni umane.

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In Francia, negli ambienti appena informati, non si crede più tanto nelle camere a gas. Su questa questione, come scrive G. A. Amaudruz, “i massimalisti ebrei avvertono che la partita sfugge loro di mano”. Essi sono pronti a mollare le camere a gas per salvare meglio il mito del genocidio o dello sterminio degli ebrei. La loro tesi, che inquieta molto Pierre Vidal-Naquet per il quale abbandonare le camere a gas è “capitolare in campo aperto” [1], può così riassumersi: c’è stato uno sterminio degli ebrei su vasta scala; non sappiamo come questo sterminio è stato condotto; i Tedeschi, da parte loro, lo sapevano ma, dopo la guerra, anziché rivelare agli Alleati il mezzo impiegato, costoro nelle loro confessioni hanno inventato questa storia di camere a gas; nella loro mente, significava preparare contro gli ebrei una specie di “bomba a scoppio ritardato”; gli ebrei dovevano credere a questa storia e dovevano difenderla fino al giorno in cui sarebbe scoppiato palesemente che gli ebrei stavano difendendo una grossa menzogna.
Questa tesi è laboriosa; essa è, tuttavia, molto meno faticosa delle elucubrazioni di Shoah (film di Claude Lanzman) o dei testimoni dell’attuale processo Demjanuk a Gerusalemme. Due insegnanti d’origine ebrea, Ida Zajdel e Marc Ascione, l’esprimono in questi termini:
I nazisti in fondo si trovano in una buona posizione per sapere come sono morti i milioni di deportati, principalmente di religione o d'origine ebraica, di cui i corpi non sono mai stati ritrovati. Essi sanno anche perché hanno truccato le proprie “confessioni”. Con le camere a gas, essi credevano di avere in mano una “bomba a scoppio ritardato”, uno strumento di diversione e – perché no? – di ricatto. Manifestamente, si è fatta passare la parola: negli anni di guerra fredda, Paul Rassinier, ex deportato socialista il cui anticomunismo l’aveva condotto all’estrema destra; nel 1978, Darquier de Pellepoix, ex commissario alle Questioni ebraiche di Vichy, sostituito da Faurisson nel contesto di tutta una campagna; oggi l’estrema destra, [Henri] Roques ed il rexista belga Degrelle, mentre agli USA, in un Institute for Historical Review, si agita uno sciame di “revisionisti”. Questi signori devono sapere che hanno ucciso la gallina dalle uova d’oro e che le loro speculazioni sono durate a lungo: se le camere a gas non sono esistite, esse non potevano essere il pezzo forte del genocidio, dello sterminio degli ebrei su vasta scala, che sono un fatto storico che nessuno può permettere che si contesti (Courrier des lecteurs, “Sur Faurisson”, Article 31, n° 26 gennaio-febbraio 1987, p. 22).

Article 31 è una pubblicazione  che esce dieci volte all'anno (BP 423, 75527 Paris cedex 11). Promuove la repressione contro coloro i quali “non rispettano i termini” dei trenta articoli della Dichiarazione universale dei diritti dell’uomo. Essa suggerisce la creazione di un “articolo 31” che permetterebbe questa repressione.
Aggiunta: Ricordo qui che, in un’intervista pubblicata da VSD, Serge Klarsfeld ha riconosciuto che, finora, non si erano ancora pubblicate delle vere prove dell’esistenza delle camere a gas, ma solamente degli inizi di prove” [2]. Questo fa ben vedere in quale stima considera delle opere come Les chambres à gaz ont existé Les Chambres à gaz, secret d’Ètat. Se S. Klarsfeld ha ragione, ogni storico ha il diritto ed anche il dovere di dubitare dell’esistenza di queste camere a gas.
31 gennaio 1987
          

Traduzione a cura di Germana Ruggeri
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[1] P. Vidal-Naquet, “Le Secret partagé” [resoconto del libro Les Chambres à gaz, Secret d'Etat], Le Nouvel Observateur, 21 settembre 1984, p. 80.
[2] VSD, 29 maggio 1986, p. 37.

Ce sont les nazis qui ont inventé le mensonge des chambres à gaz !


Note du 7 juillet 2010 : L'article qu'on lira ci-dessous date du 31 janvier 1987. Il montre à quel point, il y a 23 ans, le doute sur la réalité des prétendues chambres à gaz nazies rongeait déjà l'intelligentsia exterminationniste. Par la suite, en 1988, Arno Mayer, professeur (juif) à l'Université de Princeton, allait écrire : "Les sources pour l'étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses" ("rare and unreliable" : voy. http://robertfaurisson.blogspot.com/2006/12/les-victoires-du-revisionnisme.html, point n° 13). En 1996, l'historien français Jacques Baynac constatait, au sujet de ces chambres, "l'absence de documents, de traces ou d'autres preuves matérielles" (voy. http://robertfaurisson.blogspot.com/2006/12/les-victoires-du-revisionnisme.html, point n° 17). Quatre ans plus tard, nous apprenions que Jean-Claude Pressac, qui s'était pourtant fait le plus ardent défenseur de la thèse de leur existence, avait fini par écrire (dans une étude achevée le 15 juin 1995 et rendue publique en 2000 par Valérie Igounet) que ces chambres à gaz, tout comme, dans son ensemble, l'histoire officielle des camps, étaient désormais vouées "aux poubelles de l'histoire" (voy. http://robertfaurisson.blogspot.com/2006/12/les-victoires-du-revisionnisme.html, point n° 18). Enfin, le 27 décembre 2009, Robert Jan van Pelt, professeur (juif) à l'Université de Toronto, dernier historien à se faire fort de prouver l'existence de ces chambres à gaz à Auschwitz et Birkenau, vient de déclarer qu'en la matière "à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, ce que nous savons, nous n'avons pas les éléments physiques pour le prouver". Pour sa part, il se contente d'avoir sur le sujet "une certitude morale" ("a moral certainty") et il préconise qu'on laisse à l'abandon le complexe d'Auschwitz-Birkenau qui, matériellement, ne prouve pour ainsi dire rien de ce que les millions de pèlerins s'imaginent encore y trouver (voy. http://www.thestar.com/News/Insight/article/742965). La science historique a décidément abandonné les magiques chambres à gaz ; il ne reste plus guère que la religion, celle du prétendu "Holocauste" des juifs, pour cautionner une imposture qui s'inscrira un jour dans les annales de l'histoire comme l'une des plus mirobolantes et des plus dégradantes inventions humaines.


***


En France, dans les milieux tant soit peu informés, on ne croit plus guère aux chambres à gaz. Sur cette question, comme l’écrit G. A. Amaudruz, «les maximalistes juifs sentent la partie leur échapper». Ils sont prêts à larguer les chambres à gaz pour mieux sauver le mythe du génocide ou de l’extermination des juifs. Leur thèse, qui inquiète beaucoup Pierre Vidal-Naquet pour qui abandonner les chambres à gaz, c’est « capituler en rase campagne » [1], peut se résumer ainsi : il y a eu une extermination des juifs à grande échelle ; nous ne savons pas comment cette extermination a été menée ; les Allemands, eux, le savaient mais, après la guerre, au lieu de révéler aux Alliés le moyen utilisé, ils ont dans leurs aveux inventé cette histoire de chambres à gaz ; dans leur esprit, c’était préparer contre les juifs une sorte de « bombe à retardement » ; les juifs croiraient à cette histoire et la défendraient jusqu’au jour où il éclaterait au grand jour que les juifs étaient en train de défendre un grossier mensonge.

Cette thèse est laborieuse ; elle est, cependant, bien moins laborieuse que les élucubrations de Shoah (film de Claude Lanzmann) ou des témoins de l’actuel procès Demjanjuk à Jérusalem. Deux enseignants d’origine juive, Ida Zajdel et Marc Ascione, l’expriment en ces termes :

Les nazis sont au fond bien placés pour savoir comment sont morts des millions de déportés, principalement de religion ou d’origine juive, dont les corps n’ont jamais été retrouvés. Ils savent aussi pourquoi ils ont truqué leurs « aveux ». Avec les chambres à gaz, ils croyaient détenir une « bombe » à retardement, un instrument de diversion et, pourquoi pas, de chantage. Visiblement, on s’est fait passer le mot : dans les années de guerre froide, Rassinier, ancien déporté socialiste que son anticommunisme avait conduit à l’extrême droite ; en 1978, Darquier de Pellepoix, ancien commissaire aux Questions juives de Vichy, relayé par Faurisson dans toute une campagne ; aujourd’hui l’extrême-droite, Roques et le rexiste belge Degrelle, tandis qu’aux USA, dans un Institute for Historical Review, s’agite un essaim de « révisionnistes ». Ces messieurs doivent savoir qu’ils ont tué la poule aux œufs d’or et que leurs spéculations ont fait long feu : si les chambres à gaz n’ont pas existé, elles ne peuvent être la pièce maîtresse du génocide, de l’extermination des juifs à grande échelle, qui sont un fait historique que nul ne peut laisser contester (Courrier des lecteurs, « Sur Faurisson », Article 31, n° 26, janvier-février 1987, p. 22).

Article 31 est une publication qui paraît dix fois par an (BP 423, 75527 Paris cedex 11). Elle prône la répression contre ceux qui « ne respectent pas les termes » des trente articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle suggère la création d’un « article 31 » qui permettrait cette répression.

Additif : Je rappelle ici que, dans une interview publiée par VSD, Serge Klarsfeld a reconnu que, jusqu’ici, on n’avait pas encore publié de vraies preuves de l’existence des chambres à gaz, mais seulement des «débuts de preuves» [2]. C’est dire en quelle estime il tient des ouvrages comme Les chambres à gaz ont existé ou Les chambres à gaz, secret d’État. Si S. Klarsfeld a raison, il est du droit et même du devoir de chaque historien de douter de l’existence de ces chambres à gaz.

31 janvier 1987

[1] P. Vidal-Naquet, « Le Secret partagé » [compte rendu de Les Chambres à gaz, Secret d’État], Le Nouvel Observateur, 21 septembre 1984, p. 80.

[2] VSD, 29 mai 1986, p. 37.

Wednesday, December 31, 1986

Introduction à la réédition, en brochure, de l’interview à "Storia Illustrata"

La seconde guerre mondiale a suscité tant d’horreurs, de souffrances et de passions qu’il est encore difficile de nos jours d’en traiter avec sérénité. 

Mais ne devons-nous pas appliquer les méthodes de routine de la critique historique à tous les aspects de cette guerre, même et surtout à l’examen des problèmes les plus controversés ?

Le problème historique que les auteurs révisionnistes (Paul Rassinier, Arthur R. Butz, Wilhelm Stäglich,...) ont spécialement étudié est le suivant : s’il est incontestable que Hitler a traité les juifs en ennemis déclarés et qu’il a mis nombre d’entre eux en camps de concentration, Hitler a-t-il vraiment exterminé ou voulu exterminer les juifs européens ?

Ma réponse, comme celle de ces auteurs révisionnistes dont le nombre s’accroît à travers le monde, est que la prétendue politique d’extermination des juifs et l’emploi, à cet effet, de chambres à gaz homicides à Auschwitz ou ailleurs sont de ces aberrations qu’engendre toute guerre et qu’entretient toute propagande de guerre. Aussi longtemps qu’on croira à ces aberrations, on ne saura pas voir que le vrai crime, c’est la guerre elle-même avec son cortège d’horreurs vraies : horreurs volontaires comme le terrorisme sous toutes ses formes, horreurs involontaires comme les épidémies de typhus qui ont ravage les camps. Ceux qui croient sincèrement aux atrocités de fiction forgées sur le compte de l’Allemagne – essentiellement à partir de photos de typhiques morts ou moribonds – ne sont évidemment pas des menteurs mais les victimes d’une erreur historique.

Les révisionnistes usent de documents et d’arguments. Ceux qui ne sont pas d’accord avec les révisionnistes doivent répondre par des documents et des arguments. La répression et la censure sont des crimes contre l’esprit.

31 décembre 1986

Monday, December 22, 1986

Préface à une traduction en arabe du mémoire de Marie-Paule Mémy et de mon "Mémoire en défense"


La seconde guerre mondiale a suscité tant d’horreurs, de souffrances et de passions qu’il est encore difficile de nos jours d’en traiter avec sérénité. 

Mais nous devons, néanmoins, appliquer les méthodes de routine de la critique historique à tous les aspects de cette guerre, même et surtout à l’examen des problèmes les plus controversés.

Le problème historique que les auteurs révisionnistes (en France, Paul Rassinier ; aux États-Unis, Arthur Robert Butz ; en Allemagne, Wilhelm Stäglich ; en Italie, Carlo Mattogno...) ont spécialement étudié est le suivant :

– il est incontestable que Hitler a traité les juifs en ennemis déclarés ; 
– il est incontestable qu’il a mis un certain nombre d’entre eux en camps de concentration ;
– mais Hitler a-t-il vraiment exterminé ou voulu exterminer les juifs européens ? 

Ma réponse à cette question est identique à celle de tous ces auteurs révisionnistes dont le nombre s’accroît à travers le monde malgré la politique de silence ou de répression qui est menée contre eux depuis tant d’années. Notre réponse est la suivante :

La prétendue politique d’extermination des juifs et l’emploi à cet effet de prétendues chambres à gaz homicides à Auschwitz ou ailleurs sont de ces aberrations qu’engendre toute guerre et qu’entretient toute propagande de guerre.

Nous pensons que cette propagande est nocive. A Auschwitz, on n’a gazé que les poux. 

En effet, aussi longtemps qu’on croira à ces aberrations, on ne saura pas voir que le vrai crime, c’est la guerre elle-même avec son cortège d’horreurs vraies : des horreurs volontaires comme le terrorisme sous toutes ses formes ou bien des horreurs involontaires comme les épidémies de typhus ou de fièvre typhoïde qui ont ravagé les camps de concentration.

Beaucoup de gens croient sincèrement aux atrocités de fiction qui ont été forgées sur le compte de l’Allemagne. Ils s’imaginent que les monceaux de cadavres qu’on leur a si souvent montrés sont la preuve que les Allemands ont tué systématiquement des déportés. En réalité, il s’agit là de déportés morts principalement d’épidémies diverses et de sous-alimentation dans les conditions effroyables des dernières semaines de la guerre. Dans une Allemagne d’apocalypse, ruinée par la guerre, exsangue, au bord de la famine, écrasée sous un tapis de bombes, où ravitaillement, médicaments, transports divers ne parvenaient plus à destination, il est évident que les déportés, transférés de camp en camp devant l’avance des vainqueurs de l’Est et de l’Ouest, ont vécu un calvaire. C’est le résultat de ce calvaire que les Alliés ont filmé et montré au monde entier. Ils ont par là excusé leurs propres abominations ou ils les ont même cachées.

Beaucoup de ces gens ont vu des fours crématoires dans ces camps libérés. Ces fours servaient à brûler des cadavres. 

Beaucoup de gens ont vu des chambres à gaz de désinfection dans ces mêmes camps. Ces chambres à gaz servaient à la désinfection des vêtements.

Ces fours et ces chambres répondaient à un souci d’hygiène.

Il est significatif que, sous l’effet d’une certaine propagande, beaucoup de gens aient fini par croire que ces chambres et ces fours auraient été conçus pour un but exactement contraire : pour anéantir la vie ! 

Beaucoup de gens racontent qu’ils ont visité, dans certains camps, des chambres à gaz homicides. En réalité, ce qu’ils ont vu, ce sont des pièces inoffensives (des salles de douche, des chambres froides...) que des responsables de musées (à Auschwitz, au Struthof, à Mauthausen, à Majdanek...) présentent fallacieusement comme des pièces où les Allemands auraient gazé d’innocentes victimes.

Les visiteurs de ces musées devraient ouvrir les yeux. Les lecteurs de livres ou de documents sur la déportation devraient se réveiller de cette léthargie où on cherche à les maintenir. J’ai personnellement cru à ces mythes. Je ne traite donc pas de menteurs les gens qui continuent d’y croire. Je les considère plutôt comme les victimes d’un mensonge historique : celui du « génocide », de l’ « holocauste » ou de la « shoah ».

Ce mensonge est exclusivement d’origine juive. Il est né dans certains milieux juifs de Slovaquie et de Pologne, pendant la guerre. Il a transité, par l’intermédiaire de milieux juifs établis en Suisse, vers la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les milieux juifs américains ont procédé à son lancement officiel avec, en novembre 1944, la publication d’un rapport mensonger du War Refugee Board sur Auschwitz. Ce rapport, émanant de la Maison Blanche, a servi de support à un énorme édifice de mensonges que, par la suite, tous les Alliés, y compris les Soviétiques, ont contribué à édifier sur le compte de l’Allemagne vaincue. Le « procès de Nuremberg » vient en quelque sorte de là. Les Alliés ont pu disposer souverainement de l’Allemagne, laquelle a été amputée d’un tiers de son territoire, coupée en deux parties et occupée par quatre puissances victorieuses. Au « procès de Nuremberg », on a affirmé sans apporter le moindre commencement de preuve, que le nombre des victimes juives s’élevait à six millions. Devant une pareille hécatombe, qui aurait été effectivement tout à fait exceptionnelle dans l’histoire, on a estimé que les juifs avaient droit à une réparation tout à fait exceptionnelle, elle aussi, dans l’histoire : en conséquence, on leur a donné un territoire qui appartenait à un autre peuple. C’est ainsi qu’a été créé en 1948 l’État d’Israël. L’année suivante, Nahum Goldman, président du Congrès juif mondial, et Ben Gourion, chef du gouvernement israélien, ont exigé du chancelier Adenauer, chef du gouvernement allemand, de colossales réparations financières dont ils ont obtenu le principe par le « traité du Luxembourg » en 1952. Depuis cette date, le contribuable allemand, quel que soit son âge et même s’il est né longtemps après la guerre, verse à l’état d’Israël des sommes dont Nahum Goldmann lui-même a admis qu’elles étaient « astronomiques ». Ces réparations continueront d’être versées au-delà de l’an 2000.

Parfois on prête aux révisionnistes l’idée suivante : « Les juifs ont inventé ce mensonge du génocide, des chambres à gaz et des six millions pour extorquer de l’argent à l’Allemagne. » Les révisionnistes ne disent pas cela. Ils disent : « Des juifs ont inventé ce mensonge pendant la guerre. Il est normal, en temps de guerre, de mentir sur le compte de l’ennemi. Plus tard, plusieurs années après le conflit, d’autres juifs ont eu l’idée d’exiger de l’argent de l’Allemagne ; il se peut qu’ils l’aient fait de bonne foi ; il se peut que, se considérant comme les victimes d’un épouvantable massacre systématique, ils se soient dit : l’Allemagne nous doit réparation ». Comme on le voit, il n’y a là ni complot, ni conjuration, mais une sorte d’évolution naturelle des esprits à partir de la croyance en un mythe qu’on s’est soi-même forgé. C’est courant dans l’histoire. Les juifs ont leurs mythes comme toute communauté a les siens. Et tout le monde cherche normalement à tirer profit d’une situation donnée ; mais il arrive qu’à trop vouloir en tirer bénéfice, on se fasse du tort à soi-même. A mon avis, c’est ce qui arrive en ce moment aux juifs. Ils se sont intoxiqués de leur propre religion de l’holocauste et cherchent trop à en intoxiquer le reste du monde. Ils provoquent une réaction de scepticisme et de rejet. Ils sont, d’une certaine manière, responsables du phénomène révisionniste et de son succès croissant. L’arme n° 1 de l’Etat d’Israël, ce n’est pas sa bombe atomique, c’est sa propagande autour du prétendu « holocauste ». Or, cette arme va se révéler de plus en plus fragile. Elle n’est fondée après tout que sur un de ces phénomènes d’illusion collective comme l’Histoire en a déjà connu et qui se maintiennent par des moyens artificiels.

Il se trouve maintenant des juifs pour dénoncer la religion de l’« Holocauste ». Mais ils sont très peu nombreux et ne seront probablement jamais d’une grande efficacité pour un retour au bon sens et à la raison. 

Dès 1933, les milieux juifs internationaux ont lancé une vigoureuse campagne contre Hitler. Ils ont appelé à la croisade contre l’Allemagne. Ils ont salué la guerre contre ce pays comme la guerre du Bien contre le Mal. Hitler a traité les juifs européens en ennemis déclarés. Il a mis au travail forcé ceux qui pouvaient travailler. Les autres ont été neutralisés par toutes sortes de mesures comme on en prend contre des « ennemis de l’État ». Certains ont dû végéter dans des camps de concentration ou de transit. Beaucoup de juifs sont morts et beaucoup de juifs ont survécu. Il n’y a pas eu d’ordre d’extermination des juifs et, dans les faits, il n’y a pas eu d’extermination. Bien entendu, comme dans toute guerre, il a pu se produire des massacres dont juifs et non-juifs ont été les victimes. Bref ce que les juifs ont vécu de 1939 à 1945 a été atrocement banal.

Aujourd’hui, il est facile de constater que les juifs sont loin d’avoir disparu. Même quarante ans après la guerre, les « survivants » juifs des camps et, en particulier, d’Auschwitz, font beaucoup parler d’eux. Chaque juif survivant est la vivante preuve qu’il n’y a pas eu d’extermination des juifs par Hitler. Assurément, chacun d’entre eux a tendance à se présenter comme une exception et nous dit que c’est « par miracle » qu’il a personnellement échappé à un gigantesque massacre. Mais, quand les exceptions et les miracles se multiplient à ce point, on se trouve plutôt devant un phénomène naturel. Dans leur vaste majorité, ces « survivants » ont connu successivement plusieurs camps de concentration ; beaucoup y ont été des enfants, non astreints au travail ; ils étaient en quelque sorte des « bouches inutiles » ; les Allemands, selon la logique qu’on leur prête, auraient dû exterminer ces gens. Ils ne l’ont pas fait tout simplement parce qu’il n’y avait pas d’ordre en ce sens. Des juifs comme Simon Wiesenthal voudraient nous faire croire que Hitler les a placés successivement dans toute une série de camps pour les y tuer mais que, « par miracle », Hitler aurait à chaque fois oublié de les tuer. Là encore, on devrait se rendre compte d’une évidence : les camps où Hitler faisait mettre les juifs n’étaient pas des camps d’extermination, puisque tant de juifs en sont revenus.

Les responsables israéliens sont particulièrement anxieux, non pas devant le terrorisme, non pas devant les moyens militaires des pays arabes ou musulmans, mais devant les progrès du révisionnisme historique. Begin et Navon l’ont dit. Un sioniste a, pour ainsi dire, résumé leur pensée quand il a écrit : « Were the Holocaust shown to be a hoax, the number one weapon in Israel’s propaganda armoury disappears [1]. »

22 décembre 1986



[1] Dr W. D. Rubinstein, School of Social Sciences, Deakin University, Australie, dans Nation Review, 21 juin 1979, p. 639, « Si l’Holocauste apparaissait comme une imposture, l’arme n° 1 de l’arsenal de la propagande d’Israël disparaîtrait. »