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Friday, April 15, 2016

Ma présence à la journée de Rivarol, le 9 avril 2016


« Le Petit Journal » de Canal + m’a consacré une minute (à partir de 1758 ici). En une minute il m’a cité deux fois mais, à chaque fois, il a tronqué et dénaturé mes propos.
La première fois, on m’entend déclarer abruptement que les Allemands du Troisième Reich ne recherchaient pas « la solution finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage) ». On attend la suite mais elle ne viendra pas. Je l’avais pourtant donnée. J’avais, en effet, ajouté que, selon l’exacte et complète formulation, les Allemands aspiraient à « une solution finale territoriale de la question juive » (eine territoriale Endlösung der Judenfrage). Voilà qui change la perspective !
La seconde fois, on m’entend dire bizarrement que je n’ai pas vu de chambre à gaz mais … une fumée blanche ! La réalité est la suivante : au début des années 1960, je m’étais rendu au Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) de Paris et j’avais demandé à y voir « une photo de « chambre à gaz [nazie] ». Au bout d’une heure de recherches désespérées dans les livres et documents, ouverts puis refermés, Madame Imbert, archiviste-bibliothécaire, n’avait pu me fournir que trois photos dont aucune ne montrait une telle chambre à gaz mais tout au plus des détenus à casquette, en plein air, près de cadavres gisant à terre, à proximité d’un feu dégageant de la fumée blanche. Au lieu d’une arme nécessairement sophistiquée, de la fumée de broussaille !
En ce 9 avril 2016, à mon arrivée sur le lieu où s’était donné le banquet de Rivarol, j’avais été chaleureusement accueilli par deux cents à trois cents personnes qui me réservaient une ovation debout au cri répété de « Faurisson a raison ! » : surprise ! A la fin de mon exposé, qui n’allait durer qu’un peu plus d’une heure parce qu’il me fallait prendre le train de retour en province, on me gratifiait d’une nouvelle ovation : surprise là encore ! De son côté, Jean-Marie Le Pen s’était préalablement esquivé pour n’avoir pas à me rencontrer.
Tout s’est donc bien passé sauf que je viens d’apprendre qu’avec une extraordinaire célérité, on a décidé de m’attraire en justice pour mon intervention. Une fois de plus depuis 1978-1979. Le 27 juin 1979, dame Baluze-Frachet, présidente, à Lyon, d’un tribunal de simple police, m’avait déjà notifié l’attendu suivant : « Attendu que les chambres à gaz ont existé, et que le simple fait de vouloir insérer dans un quotidien un article dont l’auteur se pose la question de leur existence porte atteinte aux bonnes mœurs » ! Quatre mois plus tôt était parue dans Le Monde du 21 février une étrange déclaration signée de 34 historiens (dont Fernand Braudel). Il s’agissait d’une réponse à ma demande d’une explication technique portant sur la nature et le fonctionnement de l’arme spécifique du crime spécifique de « l’Holocauste » : la magique chambre à gaz. On me rétorquait alors : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu ».
Nous sommes en 2016 et je n’ai toujours pas reçu de réponse à ma demande. En France, comme à l’étranger, aucune instance judiciaire ne s’est même risquée à ordonner une expertise médico-légale du crime le plus horrible, nous dit-on, de tous les temps : les gazages de masse. Cette expertise nous aurait permis de voir « la scène de crime » et de comprendre le fonctionnement de « l’arme du crime ». Il y avait eu une exception : l’expertise confiée, pour le camp du Struthof, près de Strasbourg, au professeur René Fabre, doyen de la Faculté de pharmacie de Paris et toxicologue. C’est le 27 mars 1980 que j’en ai personnellement découvert le résultat, obtenu le 1er décembre 1945. Ledit résultat avait été négatif. Même un Jean-Claude Pressac en conviendra dans l’ouvrage qu’il publiera en 1985 sous le patronage de la Beate Klarsfeld Foundation sous le titre de The Struthof Album ; il écrira : « toxicological testing was negative » (p. 12), « toxicological analyses, which seem to have yielded negative results … » (p. 41) et « the toxicological examination for cyanide did not yield any positive results » (ibid.) ; (« l’évaluation toxicologique avait été négative », « les analyses toxicologiques qui semblent avoir livré des résultats négatifs … », et « l’examen toxicologique pour la recherche de cyanure n’a livré aucuns résultats positifs »).
Sur ce point et sur d’autres concernant la prétendue « chambre à gaz » du Struthof, devenue un monument historique, on consultera le texte que j’ai intitulé « Il est temps d’en finir avec la  “chambre à gaz” du Struthof et ses 86 “gazés” » (30 mai 2013) ; on en lira, tout particulièrement, la section portant sur « Le cas personnel de R. Steegmann ».
En 1945-1946, le véritable organisateur de l’infâme procès de Nuremberg avait été le très cynique procureur américain Robert Jackson pour qui ce procès était et devait être, selon ses propres mots, une « continuation de l’effort de guerre des Nations Unies » contre l’Allemagne vaincue. Pour ma part, à la fin de mon intervention, j’ai déploré qu’au terme d’une nouvelle  guerre de trente ans (1914-1945) les vainqueurs aient cru devoir ajouter jusqu’à ce jour plus de soixante-dix ans d’une sorte de guerre perpétuelle où, comme on le sait, la première victime est inévitablement la vérité. Qui dit guerre dit mensonge et propagande.
Pour commencer par la France, observons le cas de nos jeunes générations, abreuvées d’une propagande holocaustique qui les assomme. Peut-être serait-il temps de leur épargner, à la fin des fins, le constant rappel des « temps où les Français ne s’aimaient pas, s’entre-déchiraient et, même, s’entretuaient » (Georges Pompidou, déjà en 1972).
15 avril 2016

NB :  Un enregistrement complet de mon intervention se trouve ici.

Friday, January 20, 2012

La "Solution finale de la question juive" était "territoriale"!

Jamais la conférence de Berlin-Wannsee (20 janvier 1942) n’a décidé d’une quelconque « extermination » des juifs d’Europe. L’idée même d’une telle décision prise à cette date a été qualifiée d’inepte (silly) par Yehuda Bauer, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem (voy. « Importance of Wannsee Rejected », Canadian Jewish News, 30 janvier 1992, p. 8, reproduisant un communiqué de la Jewish Telegraphic Agency, Londres). D’ailleurs, sept mois après ladite conférence, le « mémorandum de Martin Luther » atteste de ce que le IIIe Reich ne concevait aucun projet d’extermination de quelque groupe que ce fût ; comme à Wannsee, seul était envisagé le refoulement des juifs hors d’Europe. Faisant l’historique d’une recherche de solution de la question juive, M. Luther rappelle que, déjà en juin 1940, cette solution était prise en considération par Reinhard Heydrich, adjoint de Heinrich Himmler.      
M. Luther (1895-1945) a été, de mai 1940 à 1943, Chef der Deutschland-Abteilung des Auswärtiges Amtes (Chef du département « Allemagne » du ministère des Affaires étrangères) et a exercé la fonction d’un sous-secrétaire du Ministre Joachim von Ribbentrop. Il a joué un rôle important dans les tractations à mener avec les gouvernements européens pour la résolution, dans les différents pays européens, de « la question juive ». (Plus tard, condamné pour avoir comploté contre Ribbentrop, il a été interné à Sachsenhausen où il a cherché à se suicider ; à l’arrivée des Russes il a été libéré ; il est mort le 12 ou le 13 mai 1945 d’une défaillance cardiaque dans un hôpital de Berlin).
Le 20 janvier 1942 il a été le représentant de son ministère à la conférence de Berlin-Wannsee où il a été question, là encore, de refouler les juifs hors d’Europe.
Dans un mémorandum interne (Aufzeichnung) urgent (Citissime), daté de Berlin le 21 août 1942, long de 19 pages dactylographiées en gros caractère, il a retracé l’histoire de la politique juive (Judenpolitik) de son pays à partir de 1939. Il en ressort sans ambiguïté possible qu’il s’agissait de rechercher et d’obtenir « une solution finale territoriale » ; au bas de la page 4 il écrit que, dès le 24 juin 1940, Heydrich faisait savoir dans une lettre à Ribbentrop que le problème désormais posé par environ 3¼ million de juifs vivant dans les territoires sous contrôle allemand ne pouvait plus être résolu par l’émigration (Auswanderung) ;  Heydrich en concluait qu’une solution finale territoriale serait nécessaire (eine territoriale Endlösung wäre nötig). A la page 18, M. Luther précise bien que l’évacuation (Abtransport) de juifs vers le Gouvernement général de Pologne est une mesure provisoire. Les juifs seront réexpédiés vers les territoires occupés de l’Est sitôt que les conditions techniques s’y prêteront (Der Abtransport nach dem Generalgouvernement ist eine vorläufige Massnahme. Die Juden werden nach den besetzten Ostgebieten weiter befördert, sobald die technischen Voraussetzungen dazu gegeben sind).
Les Américains ont mis au point une « partial translation » de ce mémorandum sous la cote NG-2586-J qui a servi de pièce à conviction (n° 1455) au ministère public américain des NMT (NG veut dire Nazi Government et NMT signifie Nurnberg Military Tribunals. Voyez Trials of War Criminals before the Nuernberg Military Tribunal under Control Council Law N° 10, October 1946-April 1949, vol. XIII, p. 243-249 :  http://www.loc.gov/rr/frd/Military_Law/pdf/NT_war-criminals_Vol-XIII.pdf). C’est au haut de la page 245 du volume XIII que figurent les mots a territorial final solution [territoriale Endlösung] would be necessary » (une solution finale territoriale serait nécessaire).
Dès 1976 Arthur Robert Butz a fort bien traité du sujet dans son œuvre magistrale, La Mystification du XXe siècle (titre original : The Hoax of the Twentieth Century / The case against the presumed extermination of European Jewry). Voyez l’entier chapitre VII intitulé « La “Solution finale” ou Ce qui, en fait, est arrivé aux juifs » (p. 347-396) et, en particulier, les pages 347-349, avec au début de ces pages une remarque si typique de Butz par son caractère naturel, direct et concis : Il est simple de découvrir la nature générale de la politique allemande à l’égard des juifs ; elle se trouve toute entière dans le volume 13 du NMT (The general nature of German Jewish policy is very simple to discover; it is all set out in NMT volume 13). 
                                                   20 janvier 2012 

Tuesday, September 30, 2008

Jacques Attali en faussaire de l’histoire (2)


Le 15 septembre, dans son bulletin Faits et documents, Emmanuel Ratier annonçait : « A partir du 15 septembre, pour quinze représentations, sera présenté Du cristal à la fumée, une pièce de Daniel Mesguisch sur un texte de Jacques Attali, censée retracer une réunion secrète du 12 novembre 1938, trois jours après la ‘Nuit de cristal’, où aurait été décidée par les dignitaires nationaux-socialistes la ‘solution finale’. Une date jusqu’alors quasi-inconnue des historiens. Pour l’ancien conseiller privé de François Mitterrand, ‘il s’agit de l’une des réunions politiques les plus importantes du XXe siècle, celle où des salauds prennent la pire décision qui soit’ ».

Le 17 septembre, le magazine Point de vue (« élu meilleur magazine people de l’année ») publie un entretien du même Jacques Attali sous le titre « Dans les coulisses de l’histoire » (p. 56, 58). Notre homme y déclare notamment : « Cela fait sept ans que je travaille [à cette pièce] […]. Je peux affirmer que 90% de ce qui est dans Du cristal à la fumée a été dit ce jour-là. Même s’il s’agit d’une reconstitution, je pense que je suis au plus près de la vérité. […] Il y a d’abord la volonté de faire partir les Juifs. Puis il y a l’incident de la Nuit de cristal. En découle une réunion folle où tout dérape. Où les principaux dirigeants nazis qui se détestent et dont on voit très bien ici le tiraillement qui existe entre eux se rendent compte que la seule solution est de les exterminer [les Juifs]. Même s’il n’y a pas de plan explicite. » La suite de l’entretien nous montre en J. Attali un homme ivre de suffisance, un Pic de la Mirandole (« en toutes sciences connues et en quelques autres encore »), doté, au surplus, d’un cœur pluridimensionnel. Il nous annonce qu’il publiera bientôt un Dictionnaire amoureux du judaïsme. Il nous rappelle qu’il a écrit « 45 livres qui ont été publiés en 30 langues [et] créé quatre institutions internationales ». Il se targue d’une immense modestie : « D’abord, j’ai un sentiment de grandes imperfections dans ce que je fais. Il y a des choses dans lesquelles je suis très, très mauvais ».

Ce même 17 septembre, dans un message adressé à mes correspondants sur Internet, j’ai signalé l’existence de cet entretien et, en guise de commentaire, j’ai précisé que J. Attali « bat tous les records de nos holocausticiens » en fixant au 12 novembre 1938 la date où les autorités du IIIe Reich auraient décidé d’exterminer les juifs d’Europe. J’ai ajouté : « Aucun [de ces ‘holocausticiens’], même dans les supputations les plus fantaisistes, n’a imaginé une date aussi précoce. La Nuit de cristal est celle du 9 au 10 novembre 1938 ; elle a été provoquée par l’annonce de la mort d’Ernst vom Rath [conseiller à l’ambassade d’Allemagne à Paris], révolvérisé par Herschel Grynspan le 7 novembre. »

Le 18 septembre, aux mêmes correspondants, j’envoie un communiqué intitulé « Attali en faussaire de l’histoire » où j’écris:

Au Théâtre du Rond-Point, à Paris, se donne actuellement la pièce de Jacques Attali, Du cristal à la fumée (comprenez qu’il s’agit, dans l’esprit de son auteur, du sort des juifs depuis la Nuit de Cristal, le 12 novembre 1938, jusqu’à la fumée des fours crématoires d’Auschwitz). Alors que les historiens de « l’Holocauste », poussés dans leurs retranchements par l’offensive révisionniste, ont fini par reconnaître (après le premier d’entre eux, Raul Hilberg) qu’il n’existe aucune preuve attestant de ce que le IIIe Reich aurait décidé d’exterminer les juifs et alors que, dans les faits, seule a été recherchée « une solution finale TERRITORIALE de la question juive », J. Attali se vante d’avoir, lui, trouvé une telle preuve. Il l’a trouvée, dit-il, dans le « verbatim » du conseil des ministres présidé par le Maréchal Goering à la suite de la Nuit de Cristal. Pur mensonge. J. Attali a mis dans la bouche de Goering une phrase que ce dernier n’a jamais prononcée. Cette phrase, le faussaire Attali l’a fabriquée.

Le 18 septembre 2008, sur les ondes d’Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach a interrogé notre homme sur sa pièce. Il l’a d’abord fait en évoquant l’horreur nazie, mais, à un moment donné, on a pu entendre l’échange suivant :

J.-P. Elkabbach : [Goering a dit :] ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment. Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs’. Est-ce que, vraiment, c’est dans le texte ?

J. Attali : La phrase ‘Je n’aimerais pas être juif en Allemagne en ce moment’ est dans le verbatim que j’ai retrouvé.

Autrement dit, la phrase « Aucun document ne doit établir que nous avons parlé entre nous de l’élimination des juifs », phrase qui aurait pu servir d’élément de preuve à l’appui de la thèse selon laquelle les autorités du IIIe Reich ont un jour décidé l’élimination physique des juifs, n’est qu’une invention de J. Attali.

Le 20 septembre, fidèle à ses habitudes en la matière, Le Monde énonce un froid mensonge. Rendant compte de la pièce, il nous parle d’« une réunion où s’invente ‘la solution finale’ » et il nous vante « un texte dense, documenté, effrayant. Evidemment nécessaire » (Olivier Schmitt, « Déjeuner avec Jacques Attali », Le Monde 2, p. 66).

Le 21 septembre, Le Monde tend à récidiver dans le mensonge et cela sous la plume d’une journaliste, Brigitte Salino, à laquelle j’avais pourtant personnellement envoyé, le 19 septembre à 18h33, copie de mon texte du 18 septembre. La journaliste écrit : « De ‘comment neutraliser les juifs ?’, le noyau dur des proches d’Hitler en vient à ‘comment les exterminer ?’ C’est ainsi, selon Jacques Attali, que ‘la solution finale’ est abordée pour la première fois, bien avant la conférence de Wannsee, le 20 janvier 1942, date à laquelle la décision a été réellement prise. » La timide restriction contenue dans les mots « selon Jacques Attali » s’efface au profit de l’affirmation mensongère d’après laquelle la décision d’exterminer les juifs aurait été réellement prise à Berlin-Wannsee le 20 janvier 1942. Il faut n’avoir pas lu ce qu’on appelle communément le « procès-verbal » de ladite réunion pour redonner vie à ce vieux serpent de mer. Agacé par cette idée reçue, Yehuda Bauer, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, avait, lui, déclaré en 1992 : « Le public répète encore continuellement la sotte histoire (the silly story) selon laquelle l’extermination des juifs a été décidée à Wannsee » (communiqué de la Jewish Telegraphic Agency reproduit dans The Canadian Jewish News, 30 janvier 1992).

Le coup de grâce ?

Enfin, le 27 septembre, Rue 89, « site d’information et de débat sur l’actualité » [http://www.rue89.com/2008/09/27/theatre-attali-prend-des-libertes-avec-lhistoire-du-nazisme] publie un article de Judith Sibony, où il est dit que la pièce de J. Attali « indigne les historiens spécialistes de la Shoah ». On y lit :

Depuis sa création le 12 septembre, et jusqu’à la dernière ce dimanche, la « pièce » de Jacques Attali, Du cristal à la fumée éditée chez Fayard et présentée au Théâtre du Rond Point (Paris) aura affiché complet tous les soirs. Il faut dire que son auteur y promet rien moins qu’une révélation historique sur l’origine de la Shoah. Vaste programme, qui mérite qu’on s’y penche de près. – Jadis conseiller de Mitterrand, aujourd’hui expert économique pour Sarkozy, auteur d’une cinquantaine de livres en tous genres (dont une Histoire du temps qui l’a fait condamner pour plagiat), le très médiatique président de PlaNet Finance [] vient donc d’endosser un nouveau rôle : celui d’historien dramaturge. – Ainsi, sa pièce revient-elle sur une réunion nazie organisée deux jours après le pogrom antisémite de la Nuit de Cristal (novembre 1938). Sous l’égide de Goering, la rencontre avait pour objet d’éviter, malgré l’engagement des assurances, de rembourser les juifs victimes des incendies, destructions et pillages. – Tout au long de la discussion, les dirigeants du IIIe Reich ressassèrent l’idée que, trop riches, les juifs volés coûteraient trop cher à dédommager. D’où un décret les excluant de toute activité économique et de toute vie sociale.

« Au plus près de la réalité historique » ? Voire…

Or Jacques Attali ne fait pas que reprendre « à 95% » (comme il dit) le procès-verbal de cette réunion. Il croit aussi pouvoir mettre au jour la vérité secrète de cette séance : « C’est d’elle qu’est sortie la décision de la solution finale », va-t-il jusqu’à affirmer dans sa préface, tout en assurant parler « au plus près de la réalité historique ».

Pourtant, quiconque se rend au Centre de documentation du judaïsme contemporain [en fait, à Paris, le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) attaché au Mémorial de la Shoah] pour consulter l’archive peut constater qu’il y est question de spoliation, de ghettoïsation, d’expulsions, mais pas encore d’extermination. De fait, toute la communauté scientifique s’accorde à situer la décision du génocide à la fin de l’année 1941.

Voilà pourquoi la prétendue découverte d’Attali fait bondir les historiens. « C’est une contrevérité historique de plus qui circulera en toute impunité », s’indigne l’historienne de la Shoah Annette Wieviorka.

En outre, laisser entendre que la décision d’exterminer les juifs découle d’une question d’assurance implique un « dangereux glissement », comme le souligne le meilleur spécialiste français de la période, Florent Brayard, chercheur au CNRS et auteur de La Solution finale de la question juive (Fayard, 2004) : « C’est faire comme si le projet d’exterminer les juifs pouvait être le fruit d’une rationalité : un calcul rigoureux, en vue d’un bénéfice matériel tangible. Or la ‘solution finale’ est au contraire purement idéologique : Hitler avait décrété que la mort du ‘juif’ était la condition de sa victoire. »

« Sur un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit un historien »

Sous couvert de vérité historique, la fiction d’Attali (qui n’a pas souhaité répondre à Rue89) s’avère donc plus que tendancieuse, comme le souligne également la philosophe Elisabeth de Fontenay, présidente de la commission Enseignement au Mémorial de la Shoah : « Pour traiter un tel sujet, il faut être soit un grand écrivain, soit un historien. Attali n’est ni l’un ni l’autre, et le mélange qu’il propose ici est catastrophique : il ouvre la porte à toutes les dérives, et témoigne d’un grand manque de respect pour les morts. »

De ce malaise, la mise en scène témoigne à son tour, presque malgré elle. Daniel Mesguich, qui nous émerveille d’habitude par son grand sens des mots et des images, a bien senti que « théâtralement, un tel objet ne peut pas être abordé comme les autres », comme il l’explique dans un entretien. C’est, pense-t-il, « parce qu’il s’agit d’une ‘situation réelle’ ». Mais on a surtout l’impression que son spectacle ne s’assume pas, comme s’il avait conscience de la distorsion historique qui le traverse. – Les croix gammées arborées sur scène sont timidement barrées de ratures claires ; les acteurs, pourtant en costume très réaliste, gardent à la main le texte du rôle qu’ils interprètent ; et à la fin, ils ne viennent pas saluer.

Au moins l’homme de théâtre laisse-t-il ainsi entendre, à sa manière, que le spectacle ne saurait appeler des applaudissements.

Il est certes plaisant de voir notre histrion se faire étriller par une coreligionnaire, mais ceux qui l’admonestent ainsi mériteraient un rappel à l’ordre. Car, si aucune décision d’exterminer les juifs n’a été effectivement prise soit le 12 novembre 1938, soit le 20 janvier 1942, il est également vrai qu’aucune décision de ce genre n’est non plus intervenue en « novembre 1941 » ou à une quelconque autre date. De ce point de vue, Annette Wieviorka, Elizabeth de Fontenay ou Florent Brayard logent à la même enseigne que J. Attali. Eux aussi spéculent, supputent, imaginent, inventent et se révèlent incapables de fournir un seul document, une seule preuve à l’appui de leurs conclusions exterminationnistes.

Florent Brayard tout aussi nul

Limitons-nous ici au cas de Florent Brayard. En octobre 2004, les éditions Fayard ont publié son ouvrage de 650 pages intitulé La « Solution finale de la question juive » / La technique, le temps et les catégories de la décision. En quatrième page de couverture, il nous est dit que « la solution finale » n’est devenue synonyme de meurtre qu’en… juin 1942 et – autre stupéfiante découverte de F. Brayard – que le meurtre des juifs européens devait être achevé en une année. Or, si l’on se reporte au contenu de l’ouvrage et, surtout, à sa longue conclusion, le flou y est constant. L’auteur déclare en outre : « Il importe assez peu de savoir, stylisation [?] mise à part, à quel moment exact Hitler avait décidé que les juifs d’Europe ne survivraient pas à la guerre. » Cela, il l’écrit à la page 462. Et, à la page suivante, il répète : « Peu importe la date ». Au fond, il n’a rien trouvé du tout. Il est vrai que, comme il nous l’annonçait au début de son livre : « La structure générale [de mon livre] reprend celle de certains films ou de certains romans » (p. 24). En 2008, Edouard Husson (ainsi que son préfacier, Jan Kershaw, et son postfacier, Jean-Paul Bled) n’ont rien trouvé non plus (Heydrich et la Solution finale, Perrin, 487 p.).

J. Attali et ses pareils pris les mains dans la glu

Faute de preuves et de documents à l’appui de leur thèse selon laquelle il aurait existé une politique d’extermination des juifs d’Europe, bien des holocausticiens se sont mis à prôner, surtout à partir de la seconde moitié des années 1990, le recours au roman, au théâtre, au cinéma, au kitch et à tous les procédés modernes de la société de consommation forcée, en vue de former ou de formater les esprits dans le sens édicté de nos jours par la religion séculière et universelle de « l’Holocauste ». Peine perdue dans le cas de J. Attali ! Sa pièce holocaustique a été un flop et le petit maître, une fois de plus, aura surtout fait montre de charlatanisme et de shutzpah. Faisons-lui confiance ainsi qu’à ses pareils pour nous inventer bien d’autres impostures à l’appui du « Grand Mensonge ». Comme le disait Céline dans une lettre du 28 novembre 1950, adressée à Albert Paraz à propos des découvertes de Paul Rassinier sur le mythe de « la magique chambre à gaz », « C’était tout la chambre à gaz ! Ça permettait TOUT ! Il faut que le diable trouve autre chose… oh je suis bien tranquille ! » (R. Faurisson, « Céline devant le mensonge du siècle », Le Bulletin célinien, n° 3 [3e trimestre 1982, p. 4-8], n°4 [4e trimestre 1982, p. 5-6] et n°19 [mars 1984, p. 5-7]). Plus l’on s’efforce de défendre un gros mensonge historique, plus l’on se condamne à devoir impérativement fabriquer, au cours du temps, une infinité de mensonges à la manière de J. Attali. – Les menteurs se sont pris les mains dans la glu de leur odieux mensonge de « l’Holocauste ». Ainsi qu’a dû finalement en convenir l’un des leurs, Jean-Claude Pressac, ils se sont condamnés « aux poubelles de l’histoire ».

30 septembre 2008

Tuesday, November 25, 2003

A Michael Hoffman, une fois de plus, au sujet de la fondation par Horst Mahler d’une ligue contre la diffamation des révisionnistes


Je vous avais dit : «A la lecture de certains de vos écrits, j’ai souvent pensé: ‘les juifs devraient nommer le Kamerad Hoffman, grand rabbin honoris causa’. » Vous me répondez : « Je me demande lesquels de mes écrits me valent le titre ignominieux à vos yeux de ‘grand rabbin honoraire’ alors que, toute ma vie, j’ai combattu les rabbins et écrit tout un livre où je les dénonce (Judaism’s Strange Gods). »



Votre surprise m’étonne. Car, comme moi, vous êtes un célinien. Vous avez même consacré un écrit à notre auteur de dilection. Comment, par conséquent, n’avez-vous pas perçu le ton ironique et célinien de l’ensemble « grand rabbin honoris causa », et cela surtout quand le choix du mot de « Kamerad » vous annonçait la couleur ? Il est des pages de Bagatelles pour un massacre [des Aryens] (1937) ou de L’Ecole des cadavres [aryens] (1938) où Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) décrivait déjà, de façon aiguë et avec une verve douloureuse et enjouée, précisément ce que je vous reproche et que je vais donc, cette fois-ci, essayer de vous exposer sans plus de moquerie.



J’ai lu le petit livre que vous citez. Par la suite, je vous en ai même commandé, rappelez-vous, des exemplaires pour des amis. Je ne possède pas vos connaissances en théologie. Et puis, à franchement parler, les croyances religieuses affichées me mettent mal à l’aise. Mais j’apprécie l’érudition quand, comme dans votre cas, elle n’est pas abstruse. Cela dit, je ne crois pas que vos considérations sur le Talmud nous expliquent beaucoup le comportement des juifs d’aujourd’hui. Quand on vous lit, on a trop souvent l’impression d’assister à ces controverses échevelées et pleines d’acrimonie entre rabbins libéraux ou ultra-orthodoxes, sionistes ou antisionistes, à la Lévinas ou à la Wiesel. On patauge dans le pilpoul et la massore. La plupart des juifs d’aujourd’hui, en particulier les juifs athées, se moquent bien de Yahweh ou de Moïse. Leur point de ralliement est la religion du prétendu « Holocauste » ou de la prétendue « Shoah » et leur vrai culte, éternel celui-là, ils le rendent à Mammon ou au Veau d’or. Leurs musées de l’Holocauste sont plus vivants que leurs synagogues. A Los Angeles, Marvin Hier avec son « Simon Wiesenthal Centre » et les nababs de Hollywood avec leurs fictions holocaustiques sont beaucoup plus riches et influents que le rabbinat de la ville. Et puis les goïm ou Gentils se sont, par centaines de millions, convertis à cette nouvelle religion ; à coups de milliards de dollars, d’euros, de francs suisses ou d’autres monnaies dont celle des pétrodollars, ils maintiennent vivace, eux aussi, cette religion de mensonge et de haine.



La distinction entre juifs et Israéliens, quant à elle, est devenue de plus en plus caduque. Les dissensions entre partisans juifs pour ou contre Sharon ressemblent à des querelles au sein d’une même famille et, vous le remarquerez, elles laissent intacte la nouvelle religion. Chez certains juifs, la dénonciation du « Shoah-Business » ou de « l’Industrie de l’Holocauste » ressemble à des récriminations de boutiquiers qui n’ont pas eu leur part des bénéfices. Chez Norman Finkelstein, c’est criant.



Aujourd’hui, ce qui unit les juifs, quoi qu’ils professent par ailleurs, c’est le culte de la Grande Imposture et de la Grande Diffamation. C’est celui du prétendu génocide des juifs et des prétendues chambres à gaz nazies avec, après la guerre, leurs millions de « miraculés », qui se présentent en vrais témoins de la foi et qui, en réalité, fabulent à prix d’or. Quand un juif ne va pas jusqu’au culte de l’ «Holocauste », du moins en respecte-t-il le tabou. Les exemples de juifs qui ont durablement dénoncé l’horrible mensonge dans son intégralité sont en nombre dérisoire. Je connais ces cas tout à fait exceptionnels et je m’amuse de voir que, comme vous, certains révisionnistes continuent aujourd’hui à nous citer les noms de « juifs révisionnistes » qui, dans la réalité, n’étaient pas vraiment juifs ou pas vraiment révisionnistes.


Un jour, Noam Chomsky a pris la défense de mon droit de contester l’existence des prétendues chambres à gaz nazies. Puis, il a vite voulu retirer le texte où il se compromettait ainsi. Trop tard. Alors il a crânement maintenu sa position. Mais, depuis ce temps-là, il n’a cessé de répéter que l’«Holocauste » était une réalité historique, ajoutant que les révisionnistes étaient des désaxés. Or quiconque adopte un tel choix porte pierre ou béton, même s’il s’en défend, au « Mur de la Honte » dressé par Sharon. En effet, cautionner le mensonge de l’ «Holocauste » revient, de facto, à financer « l’Etat juif » et à justifier l’envoi à « l’Armée juive » d’hélicoptères, par exemple, d’où, mastiquant leur chewing-gum casher, des pilotes israéliens mitraillent confortablement les civils Palestiniens.


Préserver le mensonge de la prétendue Shoah, c’est aussi crucifier l’Allemagne, comme les juifs et leurs servants, une fois de plus, se préparent à le faire actuellement en plein cœur de Berlin avec l’infliction de ces 2751 stèles (2751 clous ?) qui rappelleront, sur la vaste étendue d’un énième musée de l’ «Holocauste », que les Allemands, massacrés, pillés, offensés, humiliés, devront continuer de faire repentance et de verser des milliards pour un crime qu’en fait ils n’ont pas commis.



Horst Mahler est fils de cette Allemagne. Il s’est levé pour défendre sa mère patrie, son Vaterland. C’est son droit. Vous venez, en personne, d’écrire que « l’Allemagne est aujourd’hui une satrapie d’Israël ». Le droit de H. Mahler est donc aussi son devoir. Mais vous décrivez cet homme comme un Nazi ou comme un nostalgique de Hitler. Et alors ? Si Hitler avait été ce que les juifs nous racontent à satiété sur son compte sans apporter de preuve à l’appui de leurs folles accusations, je vous comprendrais peut-être. Mais Hitler n’a jamais envisagé, souvent en accord avec des sionistes de l’époque, qu’une « solution finale TERRITORIALE de la question juive ». (Tel est peut-être le cas de H. Mahler). Si cette idée sioniste est un crime, en quoi Hitler a-t-il été plus criminel que Churchill, que Staline et, surtout, que Roosevelt ? Voulez-vous dire que les vainqueurs de la Première et de la Deuxième guerre mondiale ont été moins criminels que les Allemands ? Pour moi, je l’ai déjà écrit, « toute guerre est une boucherie […] ; à la fin du conflit le vainqueur n’est plus qu’un bon boucher, et le vaincu, un mauvais boucher. Le vainqueur peut alors infliger au vaincu une leçon de boucherie mais il ne saurait lui administrer une leçon de droit ou de justice. »



Vous défendez le droit pour les vainqueurs d’exprimer leurs opinions même si vous réprouvez ces dernières. Vous devriez donc faire de même pour les vaincus. Vous avez tort d’écrire : « Comme Chomsky, je défendrai les droits de quiconque est persécuté pour ses idées, y compris les droits humains de Horst Mahler, pour autant qu’il ne se fait pas l’avocat d’une réduction des droits d’autrui. » Ce « pour autant » constitue une inquiétante réserve et une douteuse échappatoire. Je vous invite donc à vous rallier à cette ligue contre la diffamation des révisionnistes, « une idée splendide », me dites-vous. Faites-le, comme moi, pour le meilleur, pour le pire et sans illusion.



La religion de l’ «Holocauste» nourrit, chez les juifs et leurs affidés, l’esprit de lucre, de conquête, de croisade. Elle est devenue le ferment de l’impérialisme et du colonialisme américano-israélien : elle nous mène à l’abîme. Relisez Céline qui, en 1937-1938, nous annonçait la croisade des démocraties avec, pour conséquences, le grand « massacre » et les « cadavres » de ce qui allait devenir la deuxième guerre mondiale.



Fraternellement, comme vous dites.



PS : Que pensez-vous de la citation, que je vous ai faite, de David Irving déclarant qu’il approuve jusqu’à un certain point Daniel Jonah Goldhagen, lequel est connu pour avoir soutenu qu’il y a, chez les Allemands, une propension naturelle au mal ?


25 novembre 2003