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Saturday, December 31, 1994

Quelques événements qui suivirent la signature du pacte germano-soviétique du 23 août 1939


• 23 août 1939 : Signature à Moscou du pacte de non-agression germano-soviétique. Pour l’Allemagne, Ribbentrop. Pour l’URSS, Molotov. Un protocole secret est annexé au texte de ce pacte. Il y est dit que les deux plénipotentiaires

... ont examiné au cours d’un entretien extrêmement confiant la question de la détermination des zones d’influence respectives en Europe orientale.

Les résultats de l’entretien intéressent les États baltes (Finlande, Estonie, Lettonie et Lituanie), la Pologne et la Bessarabie. En termes diplomatiques, il est dit que l’URSS aura les mains libres en ce qui concerne la Finlande, l’Estonie et la Lettonie, qu’elle se partagera la Pologne avec l’Allemagne et qu’elle pourra s’emparer de la Bessarabie, laquelle appartient à la Roumanie. L’Allemagne aura les mains libres en ce qui concerne la Lituanie, elle se partagera la Pologne avec l’URSS et elle se déclare complètement inintéressée par la Bessarabie. Le partage de la Pologne se fera sensiblement selon la ligne des rivières Pissa, Narev, Vistule et San. La formule diplomatique utilisée est :

Pour le cas où il se produirait une modification territoriale et politique (dans tels États ou telles régions)...

Une photographie représente la signature à Moscou de ce pacte. Molotov est assis ; debout, à la droite de Staline souriant, se trouvent Joachim von Ribbentrop et, à la droite de ce dernier, le colonel R. Schulze-Kossens.

• 28 août 1939 : Signature du pacte d’assistance mutuelle entre la Grande-Bretagne et la Pologne.

•   1er septembre 1939 : l’Allemagne attaque la Pologne.

• 3 septembre 1939 : À 11 h la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne ; à 17 h, la France « entre en guerre » contre l’Allemagne.

• 17 septembre 1939 : l’Armée rouge pénètre en Pologne.

• 29 septembre 1939 : Capitulation polonaise. Partage de la Pologne. Les armées allemande et soviétique s’étaient rencontrées le 19 septembre en Pologne à Brest-Litowsk. C’est dans cette ville qu’aura lieu un défilé commun de la victoire des armées allemande et soviétique.

• 31 octobre 1939 : Discours de Molotov devant le Soviet suprême. Voici un extrait de ce discours, tel qu’il a été publié en première page de la Pravda du 1er novembre 1939 :

Il est possible d’admettre ou de repousser l’idéologie de l’hitlérisme comme celle de n’importe quel autre système idéologique. Mais chacun comprend qu’on ne peut pas anéantir par la force une idéologie, qu’on ne peut pas en finir avec elle par la guerre. C’est pourquoi il n’est pas seulement insensé mais aussi criminel de mener une guerre comme la guerre « pour la destruction de l’hitlérisme » en couvrant celle-ci du faux drapeau de la lutte pour la « démocratie » .

• 14 novembre 1939 : l’Union soviétique est exclue de la Société des Nations, comme l’avait été, avant elle, l’Allemagne et l’Italie.

• 2 janvier 1940 : l’Union soviétique attaque la Finlande.

• 12 mars 1940 : Signature, à Moscou, d’un traité de paix entre l’URSS et la Finlande.

• 10 mai 1940 : début de l’offensive allemande sur le front de l’Ouest.

• 14 juin 1940 : les troupes allemandes entrent dans Paris.

• 15 juin 1940 : l’Union soviétique occupe Kowno et Vilna en Lituanie.

• 18 juin 1940 : à Londres, le général (à titre provisoire) Charles de Gaulle lance un appel aux Français pour continuer la guerre contre l’Allemagne et l’Italie.

• 21 juin 1940 : à Rethondes, Hitler reçoit les plénipotentiaires français. (Son « pas de danse à Rethondes » n’a pas existé ; il s’agit d’un montage de deux cinéastes canadiens pour un film satirique contre Hitler.)

• 22 juin 1940 : à Compiègne, signature d’un armistice entre la France et l’Allemagne.

• 26 juin 1940 : l’Union soviétique lance un ultimatum à la Roumanie.

• 26 juin-1er juillet : l’Union soviétique occupe en Roumanie la Bessarabie et la Bukovine du Nord.

• 3-6 août 1940 : l’Union soviétique occupe l’Estonie, la Lettonie et la Bessarabie, qu’elle transforme en républiques de l’URSS.

• 7 octobre 1940 : l’Allemagne occupe la Roumanie.

Le 22 juin 1941, l’Allemagne, l’Italie et la Roumanie déclarent la guerre à l’Union soviétique.

31 décembre 1994

Thursday, November 1, 1990

Éditorial de la "Revue d’Histoire Révisionniste", n° 3


Succédant à une année d’heureux changements, l’année 1990 a vu se confirmer à travers le monde un mouvement de révision générale de l’histoire contemporaine. Il est sûr qu’en 1991 ce mouvement s’accélérera. 

Avec l’Union des républiques socialistes soviétiques (ou ce qu’il en reste), le dogme communiste a subi une telle révision qu’il est en voie d’effondrement. Ainsi que nous le notions dans l’éditorial de la précédente livraison, l’Allemagne, partiellement réunifiée, tend à devenir la première puissance économique du monde et ne pourra pas longtemps rester ce nain politique qui complaisamment répète les leçons de morale et d’histoire que les vainqueurs de 1945 ont voulu lui inculquer au procès de Nuremberg ; des signes montrent qu’elle est en train de récrire son histoire. Le Japon, lui aussi, se libère de ses entraves, conquiert pacifiquement ses vainqueurs et révise progressivement le procès de Tokyo. Les États-Unis persistent dans leur rôle de gendarme du monde mais l’incertitude les mine ; ils continuent de fairecause commune avec l’État d’Israël jusqu’à risquer une sorte d’aventure coloniale au Moyen-Orient mais ils pourraient bien revoir l’assistance politique et financière qu’ils prodiguent aux Israéliens et réviser leur position sur le problème palestinien. L’État d’Israël – le plus riche mendiant de la planète – aggrave son cas ; il accroît le nombre de ses colons, il tue trop d’enfants, il pousse à la croisade ; il peut voir remettre en question son mythe fondateur, celui de la triade du « génocide », des « chambres à gaz » et des « six millions ». Le monde arabo-musulman rentre dans le siècle et commence à découvrir le révisionnisme historique et ses formidables implications.

Poussé par ces vents nouveaux, le révisionnisme historique renforce son influence dans le monde entier. La répression dont il est l’objet est illusoire. Dans le domaine des idées, toute répression, on le sait, finit par se retourner contre les censeurs. L’exemple, en Suède, du procès Rami est parlant. Sans la condamnation, à Stockholm, d’Ahmed Rami, réfugié politique en Suède et citoyen suédois, et sans la suspension pour un an de Radio-Islam, le monde arabo-musulman continuerait d’ignorer le révisionnisme. Aujourd’hui, alertés par ces mesures de répression, des Algériens, des Iraniens et des Palestiniens commencent à découvrir le révisionnisme historique et à s’en faire les porte-parole [1].

En France, la répression antirévisionniste est administrative et judiciaire. Pierre Joxe, ministre de l’Intérieur, délaisse les problèmes les plus graves au profit de la lutte antirévisionniste. Tous les moyens lui sont bons, qu’il s’agisse du montage de « Carpentras » ou des initiatives, arbitraires et cyniques, de Sarra Ouaknine, fille de rabbin, comme elle tient à le préciser, et responsable d’une cellule policière chargée notamment de réprimer la libre expression du révisionnisme. Le ministère de la Justice, passé des mains de M. Arpaillange à celles d’H. Nallet et de G. Kiejman, est submergé ; les tribunaux ne peuvent plus, pour maintes raisons, rendre une justice normale ; mais on mobilise, avec une extraordinaire célérité, les procureurs et, en particulier à Paris, le zélé substitut Marc Domingo, contre le révisionnisme ; non moins rapidement, le juge Claude Grellier et ses assesseurs de la XVIIe chambre tranchent dans le sens souhaité par les députés communistes et socialistes qui, profitant du montage de Carpentras, ont voté la loi exorbitante du 13 juillet 1990 ; les censeurs n’ont pas à craindre de recours auprès du Conseil constitutionnel dirigé par Robert Badinter.

C’est dans une atmosphère d’enthousiasme que, du 13 au 15 octobre 1990, s’est tenu à Washington le dixième congrès international de l’Institute for Historical Review. Les participants ont été unanimes à constater que le révisionnisme avait fait un bond en avant dans le monde occidental et s’étendait au reste du monde. L’intervention de l’historien britannique David Irving sur l’agonie du mythe d’Auschwitz a fait sensation et la participation de l’historien américain John Toland a créé l’événement. 

Le livre d’Arno Mayer sur La « Solution finale » dans l’histoire, enfin traduit en français et doté d’une préface de Pierre Vidal-Naquet (le Torquemada du révisionnisme), conteste vigoureusement les vérités officielles édictées à Nuremberg et officialisées depuis peu par François Mitterrand. Dans cet ouvrage d’un historien juif, professeur à Princeton, les Français verront que « Les sources dont nous disposons pour étudier les chambres à gaz sont à la fois rares et peu sûres » et qu’à Auschwitz « les causes dites “naturelles” tuèrent plus de juifs que les causes “non naturelles” » [2]. Le jour viendra où, comparant « Auschwitz » à « Dresde » ou à « Hiroshima », on sera enfin libre de conclure qu’il est probablement mort moins de juifs à Auschwitz que d’Allemands à Dresde ou de Japonais à Hiroshima. Encore ajoutera-t-on, pour être précis comme le veut l’histoire, que, si cent cinquante mille (?) juifs sont ainsi morts à Auschwitz en plusieurs années, principalement de causes « naturelles » (faim, froid, épidémies,...), en revanche, à Dresde, en deux jours, on a tué par le feu plus de deux cent mille (?) Allemands et, à Hiroshima, en quelques heures d’abord et en un demi-siècle ensuite, on a tué plus de deux cent mille (?) Japonais par le feu nucléaire. Le véritable «holocauste» n’aura donc pas été celui que l’on croyait.

Les Klarsfeld, Poliakov, Vidal-Naquet, Wellers, Bédarida, les Jean Pierre-Bloch et les Jean Kahn avaient répété à la communauté juive que les révisionnistes n’étaient qu’une secte méprisable de faussaires, faciles à réduire au silence par un amas de preuves. Or, les révisionnistes sont plus nombreux et vivaces que jamais et aucun argument scientifique ni aucune preuve n’ont pu leur être opposés [3]. On leur a répondu par des ouvrages faits de vide, de vent ou de spéculations cabalistiques. En ce domaine, le summum vient d’être atteint avec un livre de Jean-Claude Pressac dont on lira ci-dessous une recension. La communauté juive doit résister aux appels à la violence d’un Jacques Lanzmann ou d’un Serge Klarsfeld. Le premier incite les juifs « à s’armer – non de patience mais de fusils d’assaut » et à « manier la kalachnikov » [4] tandis que le second invite les jeunes juifs à « passer aux actes » [5]. Ces appels sont d’autant plus graves qu’en France la communauté juive est la seule à disposer de milices armées [6]

Sans avoir vocation à défendre une cause politique quelconque, fût-ce celle de la paix, le révisionnisme peut, par sa nature même, favoriser la paix au sein des communautés et entre les nations. Il analyse les conflits ; il en recherche les causes ; il en observe le déroulement. Il décrit le rôle essentiel des mythes et des mensonges dans la propagande préalable à tout conflit. Lorsque deux camps vont s’affronter, ils mettent au point des campagnes d’information qui se ressemblent ; dans les deux cas, il s’agit d’abord de se décrire soi-même en représentant du droit, en défenseur des principes, en justicier, puis, de dénonceren l’adversaire un délinquant ou un criminel à mettre au ban de l’humanité. Les médias orchestrent ces thèmes et, si le conflit se déclenche et se prolonge, il leur faut amplifier cette propagande et ajouter le mensonge au mensonge. Le civil qu’on mobilise et qu’on envoie, revêtu de l’uniforme, sur la ligne de front a besoin de croire que précisément au-delà de cette ligne commence « l’empire du mal », sinon il ne risquerait pas sa vie pour abattre d’autres civils revêtus d’un autre uniforme. Il existe des procédés, vieux comme la guerre, pour nourrir chez les combattants ce besoin de croire à n’importe quoi et il n’est pas de responsables politiques pour renoncer à de tels procédés.

Le révisionnisme se méfie des propagandes guerrières. Juste ou injuste, une guerre reste une boucherie où, soit dit en passant, la première victime est toujours la vérité. 

En cette fin d’année 1990 où certains, pour la millième fois dans l’histoire de l’humanité, nous promettent une guerre qui, par une étonnante exception, serait, à les en croire, brève comme l’éclair et ne laisserait pas les suites les plus graves, la Revue d’Histoire Révisionniste souhaite à ses lecteurs une année sans trop de guerres (du Golfe persique ou d’ailleurs), sans trop de gros mensonges (comme celui de Carpentras), sans trop de haine raciste ou antiraciste.

Elle ne peut malheureusement s’attendre à une année sans répression et sans violences contre les révisionnistes. En 1991, les maximalistes de la «Shoah» aggraveront cette répression et ces violences qui leur semblent aussi nécessaires qu’à d’autres le droit au doute et à la recherche.

Le 21 mars 1991, à 13 h 30, le professeur Faurisson comparaîtra devant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, présidée par Claude Grellier. Georges Wellers et le substitut Marc Domingo lui font grief d’une interview parue dans Le Choc du Mois de septembre et invoquent la loi du 13 juillet 1990 qui prévoit une peine d’un mois à un an d’emprisonnement et une amende de deux mille à trois cent mille francs pour celui qui « conteste » les « crimes contre l’humanité » tels que définis par les vainqueurs de 1945. Une semaine plus tard, le 28 mars, R. Faurisson comparaîtra à nouveau devant la même chambre et le même juge pour la même interview mais, cette fois-ci, sur plainte de Jean Pierre-Bloch et de l’immanquable substitut Marc Domingo, qui, pour le coup, invoqueront la loi antiraciste du 1er juillet 1972.

Venant à la suite de tant d’autres procès, de cinq agressions physiques et d’une tentative d’assassinat, ce double procès ne changera probablement rien à la détermination de l’universitaire révisionniste. Il ne changera sûrement rien à la marche en avant du révisionnisme historique, en France et dans le reste du monde.

20 décembre 1990

____________
[Publié dans la RHR, n° 3, novembre 1990-janvier 1991, p. 5-8]


Notes 

[1] Renvoi aux pages 221-222 de la RHR, n° 3.
[2] A. Mayer, La « Solution finale » dans l'histoire, Paris, La Découverte, 1990, p. 406 et 410. L'original anglais de ces deux phrases est plus révisionniste encore. 
[3] On notera que la télévision française n'a jamais pris le risque de montrer vraiment l'image d'une chambre à gaz à Auschwitz ou ailleurs, même si, par le commentaire des images ou par un subterfuge quelconque dans le style de Frédéric Rossif, elle a parfois pu donner l'impression du contraire. On aboutit au paradoxe suivant : cinquante-huit millions de Français se voient interdire, par une loi spéciale, le droit de « contester » l'existence d'une prétendue réalité qu'on ne leur montre jamais, même à la télévision.
[4] VSD, 17 mai 1990, p. 82. 
[5] Le Progrès [de Lyon], 2 novembre 1990, p. 6. 
[6] Voy. la déclaration de Mme Fabius Castro, Le Monde, 7 mars 1986, p. 8, et la photographie publiée dans Libération du 14 octobre 1986, p. 56.

Wednesday, August 1, 1990

Le « protocole secret » germano-soviétique et le Tribunal militaire international de Nuremberg


On appelle « protocole secret » ou « protocole additionnel secret » ou « pacte secret » un protocole annexe au pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS signé à Moscou le 23 août 1939 par Ribbentrop et Molotov [1]

Aux termes de ce protocole, l’Allemagne et l’URSS se partageaient Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne et Bessarabie en « sphères d’intérêts ». 

Toujours à Moscou, le 23 septembre 1939, soit exactement un mois plus tard, Ribbentrop et Molotov signaient un « protocole additionnel secret » prévoyant notamment que la Lituanie qui, un mois plus tôt, avait été cédée à la « sphère d’intérêts » de l’Allemagne, serait cédée à la « sphère d’intérêts » de l’URSS.

Encore à Moscou, le 10 janvier 1941, le comte von der Schulenburg et Molotov signaient un « protocole secret » accordant à l’URSS la partie de la Lituanie accordée à l’Allemagne le 23 septembre 1939, et cela pour la somme de sept millions et demi de dollars-or payables notamment par la livraison à l’Allemagne de métaux non-ferreux [qui permettront de faire la guerre au Royaume Uni].

Tous ces protocoles secrets étaient connus du DAlfred Seidl, avocat de Rudolf Hess et de Hans Frank devant le Tribunal militaire international de Nuremberg. Le DSeidl multiplia les efforts pour produire ces documents, surtout celui du 23 août 1939. Il se heurta au refus du Tribunal qui, après en avoir délibéré, renouvela son refus. Prétexte fut pris par Lord Justice Lawrence de ce que l’avocat allemand n’avait pas consenti à révéler le nom d’un « allié » qui lui avait remis copie du document en question.

Le paradoxe est que le Tribunal autorisa la production et l’utilisation du pacte de non-agression lui-même pour prouver que l’Allemagne avait agressé l’Union soviétique [2] !


On a donc là un exemple de falsification délibérée de l’histoire par refus de laisser produire des documents accablants pour l’Union soviétique et ses alliés. 

D’une manière générale, dans son « jugement », où on le voit faire l’historique de la seconde guerre mondiale, le Tribunal passe sous silence toutes les agressions, occupations de territoires ou annexions dues aux Alliés et, en particulier, à l’Union soviétique.

1er août 1990

[Publié dans la RHR n° 2, août-octobre 1990, p. 145-146.]




[1] Voy. Le Monde, 1er août 1989, p. 5. 
[2] Références : TMI, III, p. 339 ; V, p. 10-11 ; X, p. 13-15 et 326-329 ; XI, p. 612-614 ; XIV, p. 299-303 ; XXXIX, p. 559.