Tuesday, September 6, 2011
Un ministre français déclare sa flamme à la Shoah
Saturday, May 8, 2010
Deux défenseurs héroïques d’une Allemagne humiliée et offensée : Horst Mahler et Sylvia Stolz
Due difensori eroici di una Germania umiliata e offesa: Horst Mahler e Sylvia Stolz
Saturday, October 6, 2007
Assemblée générale de l’association Liberté pour l’histoire
(Ce compte rendu a été rédigé par Grégoire Kauffmann, secrétaire délégué ; certains mots ou passages sont, de notre fait, reproduits en gras ; le commentaire de R. Faurisson se lit à la fin du texte, en italique)
Pierre Nora ouvre la séance – Il rend hommage à la mémoire de notre premier président, René Rémond, décédé le 14 avril 2007. Après sa disparition, Pierre Nora a accepté d’assumer la présidence de LPH qui doit être aujourd’hui consacrée par le vote des adhérents. Il ne veut pas d’une présidence éternelle et espère que celle-ci sera renouvelée dans un an. Il insiste sur la nécessité d’être épaulé dans sa tâche par le Conseil d’administration. Il évoque brièvement les changements politiques intervenus depuis le printemps dernier et la nouvelle ère qui s’est ouverte pour LPH depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Françoise Chandernagor, vice-présidente : rapport juridique – A la suite du décès de René Rémond, de la démission de Pierre Kerleroux comme secrétaire général adjoint, de l’impossibilité d’Alain Decaux de se rendre à une réunion de bureau, le Conseil d’administration réuni le 6 juin 2007 à la Fondation nationale des Sciences politiques a proposé comme membres remplaçants Jean-Noël Jeanneney, Jean-Claude Casanova et Krzysztof Pomian. Le bureau a élu Pierre Nora président de LPH en remplacement de René Rémond. Mona Ozouf a souhaité être déchargée de la vice-présidence tout en restant membre du Conseil d’administration. En conséquence, le bureau propose à l’Assemblée générale de confirmer l’élection au Conseil d’administration de Jean-Noël Jeanneney, de Jean-Claude Casanova et de Krystof Pomian et de reconduire les membres suivants : Jean-Pierre Azéma, Jean-Jacques Becker, Catherine Brice, Françoise Chandernagor (vice-présidente), Christian Delporte (trésorier), Valérie Hannin, Pierre Nora (président), Mona Ozouf, Hubert Tison (secrétaire général), Maurice Vaïsse, Michel Winock.
Le renouvellement du Conseil d’administration est mis aux voix de l’Assemblée générale. Il est approuvé à l’unanimité.
Pierre Nora, président : rapport moral – Françoise Chandernagor, Michel Winock et Pierre Nora ont été reçus par le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer, lequel, à titre personnel, s’est montré désireux de soutenir les initiatives de LPH, notamment sur la question de l’Arménie. Bernard Accoyer leur a conseillé de solliciter différentes personnalités à Matignon, à l’Elysée, au ministère de la Culture. Pierre Nora et Françoise Chandernagor ont été reçus le 2 octobre par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, pour le mettre au courant de nos initiatives et lui demander si l’application de la circulaire parue au Bulletin officiel du 30 août 2007 et intitulée 22 octobre : commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses 26 compagnons fusillés impliquait obligation et sanction. M. Darcos s’est montré très ouvert. A la question de savoir si la circulaire avait un caractère contraignant, M. Darcos a répondu qu’il avait réuni les recteurs d’académies pour leur donner des conseils de souplesse : les professeurs garderont leur liberté de pédagogie. Lors de cette entretien, M. Darcos a confirmé que Nicolas Sarkozy se rendrait sans doute au lycée Carnot le 22 octobre 2007 afin d’y lire la lettre de Guy Môquet.
Françoise Chandernagor, vice-présidente – Les propositions de lois mémorielles se multiplient et sont déposées sur le bureau de l’Assemblée nationale. Il existe déjà une proposition de loi sur le « génocide » vendéen. D’autres suivront immanquablement sur le massacre des Cathares, la Saint-Barthélemy, etc. Ces propositions de loi dessinent une tendance typiquement franco-française. Il en va tout autrement au niveau européen, où le conseil des ministres européens vote les lois à l’unanimité. Ainsi, une décision-cadre « concernant la lutte contre le racisme et la xénophobie », proposée en 2001 par le gouvernement français, a été adoptée par le Conseil des vingt-cinq ministres de la Justice le 20 avril dernier, à l’unanimité. Les Etats membres doivent, sous peine de sanctions de la Commission, la transcrire dans leur droit interne avant deux ans.
Cette décision-cadre va plus loin que la législation française existante : 1°) Elle étend les sanctions pénales du type loi Gayssot (ici, jusqu’à trois ans d’emprisonnement) à la contestation de tous les génocides et crimes contre l’humanité quels qu’ils soient ; 2°) En se référant aux statuts de la Cour pénale internationale, elle s’appuie sur une définition des génocide et « crime contre l’humanité » plus large que celle de notre code pénal ; 3°) Elle crée, outre le délit de « négation », un délit de « banalisation » que le droit français ignorait jusqu’à présent. Elle crée aussi un délit de « complicité de banalisation » ; 4°) Les comportements délictueux de « négation » ou de « banalisation » ne sont plus sanctionnés seulement dans les cas de génocides ou de crimes contre l’humanité, mais aussi – ce qui est nouveau – dans les cas de crimes de guerre ; 5°) En revanche, la « négation » ou la « banalisation » de crimes contre l’humanité pour des raisons religieuses ne seront sanctionnées que si la communauté religieuse opprimée s’identifie à une race ou une ethnie particulière ; 6°) Lorsque le génocide, le crime contre l’humanité ou le crime de guerre ont été commis par un régime totalitaire (à l’exception des crimes nazis, visés dans le texte par une disposition relative au Tribunal de Nuremberg), il reste, pour l’instant, permis de les nier, de les banaliser ou même d’en faire l’apologie. Malgré la demande des pays baltes, le Conseil des ministres européens a jugé impossible de rattacher les crimes du totalitarisme au racisme, unique objet, en principe, de la décision. Le Conseil se borne donc à renvoyer à la Commission le soin d’organiser, quand il lui plaira, une « audition publique » sur cette catégorie de crimes dans l’espoir de déboucher un jour sur des « réparations appropriées ». En clair, la « gayssotisation » générale continue d’épargner ceux qui nient ou banalisent les crimes du communisme, Katyn, la dékoulakisation, etc. En France, l’adoption de cette décision-cadre est passée inaperçue. Nous en avons été alertés par un historien italien. Pour l’heure, seuls les Anglais ont réagi en protestant contre une décision qui aboutit à une limitation inacceptable de la liberté d’expression. Cette affaire exprime un état d’esprit global ; elle montre que les historiens doivent s’organiser à l’échelle européenne pour défendre leur liberté d’expression.
Hubert Tison, secrétaire général : rapport financier – Les recettes sont celles des cotisations. Les dépenses en 2006 sont celles 1°) de la domiciliation de l’association, 23-25 rue Jean-Jacques Rousseau, 75001 Paris : 138,58 euros du 12/9/2006 au 31/12/2006 2°) de la gestion du compte Bred : 8 euros par mois 3°) de l’assurance MAIF ; 4°) des envois de convocations pour l’assemblée générale de 2006. Les dépenses en 2007 sont celles : 1°) de la domiciliation rue Jean-Jacques Rousseau : 55,26 euros par trimestre ; 2°) de la gestion du compte Bred : 8 euros par mois ; 3°) de la cotisation MAIF ; 4°) des enveloppes et timbres pour les convocations des adhérents (1er envoi) ; 2ème envoi « bon pour le pouvoir » par la poste (destinés aux adhérents qui n’ont pas de courriel). Bilan au 26/9/2007 : 5391,42 euros Le nombre d’adhérents était de 217. A la veille de l’assemblée générale 2007, 137 adhérents avaient renouvelé leur cotisation.
Pierre Nora, président – Il constate que les ressources financières sont insuffisantes. Il lui paraît donc impératif de mobiliser des mécènes, de multiplier les adhésions de soutien. Il estime qu’une somme 20 à 30 000 euros permettrait à l’association des initiatives que sa pauvreté actuelle lui interdit. Par ailleurs, les adhérents de LPH sont trop peu nombreux. Un effort doit être entrepris en direction des professeurs d’histoire et de géographie du secondaire. Il importe d’autre part d’élargir le cercle de LPH en obtenant le concours de philosophes, d’avocats, de magistrats. Les juristes doivent se mobiliser car tous ces textes de lois mémorielles avancent masqués. Il est temps que LPH engage une ouverture vers l’étranger : Italie, Angleterre, Belgique où il existe une association du même type que la nôtre. Coordonnons notre lutte à l’échelle internationale : il y a là un cadre d’action que nous connaissons mal. Il est essentiel de faire comprendre au public que LPH ne mène pas un combat corporatiste mais que les historiens se trouvent aujourd’hui, par la force des choses, au premier rang d’un combat pour la liberté de l’esprit qui intéresse tous les citoyens.
Le rapport moral et le rapport financier sont mis aux voix de l’Assemblée générale. Ils sont approuvés à l’unanimité.
Pierre Nora, président – Il présente Grégoire Kauffmann, secrétaire délégué de LPH, auteur d’une récente thèse sur Edouard Drumont et éditeur à CNRS Editions. Grégoire Kauffmann est chargé d’assurer la coordination entre les adhérents et d’animer le site Internet de l’association, qui sera mis en ligne à la fin du mois d’octobre. Pierre Nora annonce la publication pour le début de l’année 2008 d’un court texte d’intervention sur LPH à CNRS Editions. L’opinion a évolué ; elle a compris qu’il était impossible de revenir sur la loi Gayssot. Sur cette question, gardons-nous d’adopter une attitude défensive ; nous devons être offensifs sur le plan intellectuel. LPH doit devenir un laboratoire de réflexion. Il importe de convaincre individuellement les historiens gênés par la loi Gayssot.
Françoise Chandernagor, vice-présidente – A la question de Pierre Bonet sur l’attitude de LPH face au « floutage » du visage de Mahomet dans les manuels scolaires Belin (classes de 5e), Françoise Chandernagor répond que nous pourrions rendre visite aux éditeurs de manuels scolaires pour leur dire : ne vous censurez pas. Elle revient sur la question de la loi Gayssot, impossible à abroger car elle s’inscrit aujourd’hui pleinement dans la législation européenne, d’où la nécessité de sortir le débat sur les lois mémorielles du cadre franco-français.
Pierre Nora, président – Il souhaite que l’association soit aussi présente que possible dans la presse et les médias pour sensibiliser l’opinion et définir une attitude qui n’est pas toujours facile à faire comprendre à une opinion sensible aux souffrances légitimes des victimes. Il souhaite aussi qu’entre les Assemblées générales, des réunions plus intimes puissent être organisées pour discuter des actions à entreprendre. Il souhaite que ces réunions puissent faire de LPH un laboratoire de réflexion.
Liste des présents : Aldebert Jacques, Allain Jean-Claude, Azéma Jean-Pierre, Barthélemy Dominique, Becker Jean-Jacques, Benkorich Nora, Bilger Philippe, Blandin Claire, Cadet Nicolas, Brice Catherine, Bonet Pierre, Chandernagor Françoise, Briquel Chatonnet Françoise, Chassagne Françoise, Colosimo Jean-François, Crepin Thierry, Damaye Joëlle, Delaunay Jean-Marc, Eveno Philippe, Fichten Louis, Foucrier Annick, Hannin Valérie, Jeanneney Jean-Noël, Joly Laurent, Kazancigil Ali, Kauffmann Grégoire, Kerleroux Pierre, Le Bail Karine, Le Goff Jean-Pierre, Lemaître Nicole, Maillard Christophe, Maillé-Virole Catherine, Montenay Yves, Nantet Bernard et son fils, Nora Pierre, Ozouf Mona, Pervillé Guy, Peyrot Jean, Pomian Krzysztof, Puiseux Hélène, Renonciat Annie, Senard Catherine, Senneville Gérard de, Thibaud Paul, Till Eric, Tison Hubert, Vaïsse Maurice, Vergez Chaignon Bénédicte, Winock Michel.
Liste des pouvoirs : Agulhon Maurice, Allies Paul, Andrivet Patrick, Benassar Bartholomé, Bianco Lucien, Bimbenet Jerôme, Boulle Pierre, Champet Chantal, Chandernagor André, Chaouky Hamida, Cérino Christophe, Cieutat Bernard, Cieutat Marie-Antoinette, Chartier Marie-Thérèse, Chrétien Jean-Pierre, Cochet François, Coudry Marianne, Croubois Claude, Daix Pierre, Descamps Cyril, Duhem Jacqueline, Duval Noël, Fauchois Yann , Fray Jean Luc, Gaillard Michèle, Galster Ingrid, Gayrard Pierre Jean , Grenouilleau Mauricette, Guénaire Michel, de Guillenchmidt Jacqueline, Koessler Thierry, Lalouette Jacqueline, Lecuir Jean, Lecat Jean-Philippe, Marconis Robert, Martin Michèle, Medard Madeleine, Michaux Madeleine, Michaux Marie-Anne, Monnet Sylvie, Neveu Valérie, Oudin Bernard Pagnon Bruno, Pagnon-Pila Claire, Pecha Soulez Michel, Perriaux Bernard, Petot Françoise, Piachet Sylvie, Poignant Nathalie, Roman Alain, Rowley Antony, Roudinesco Elizabeth, Savornin Marie-Noël, Stora Frank, Sussel Philippe, Thomann Bernard, Verclytte Thomas, Verger Jacques, Veyne Paul, Vincent Catherine, Vivant Carole, Weber Jacques.
***
Commentaire de Robert Faurisson : L’officine qui se pare du nom de Liberté pour l’histoire vient de jeter le masque mais en petit comité. Elle affecte de combattre TOUTES les lois mémorielles, mais, en réalité, rien ne lui est plus cher que la loi Fabius-Gayssot, laquelle permet d’envoyer en prison quiconque doute de la sacro-sainte « Shoah » ou la conteste. J’ai toujours dit que René Rémond, ancien président de cette association, entendait faire le jeu de ceux qui voulaient et qui veulent encore, à tout prix, conserver au seul profit de la « Shoah » une loi mémorielle. Pour ces personnes, il faut empêcher de possibles rivaux, tels les Arméniens, les Noirs, les Pieds-noirs, les anciens colonisés, les Vendéens et d’autres, d’obtenir à leur profit le vote de lois identiques. L’abominable réponse de feu R. Rémond à Georges Theil, qui venait d’être lourdement condamné à une peine de prison ferme et à de graves sanctions financières sur le fondement de cette loi, prouvait déjà, s’il en était besoin, la détermination de nos bons apôtres (de la liberté de recherche !) à sauvegarder en fait un privilège : celui d’une loi spécifique au seul bénéfice de la « Shoah ». On voit ici que, pour la vice-présidente de l’association, il est « impossible de revenir sur la loi Gayssot » ; cette loi est « impossible à abroger ». Mieux : il faut, dans la défense de cette loi, se garder « d’adopter une attitude défensive » ; « nous devons être offensifs sur le plan intellectuel » et il faut « convaincre individuellement les historiens gênés par la loi Gayssot ». Ce qui est ici préconisé, c’est de prendre, en public et de manière « offensive », la défense de la loi Fabius-Gayssot qui permet d’envoyer les sceptiques en prison pour trois ans cependant qu’en privé, au sein de la corporation des historiens, cette défense de la crapuleuse loi socialo-communiste se fera, de préférence, en cherchant à « convaincre individuellement » ceux qui sont « gênés » par cette loi. Ces propos, Françoise Chandernagor les tient à l’heure où elle sait qu’une décision-cadre européenne, fondée sur une décision-cadre française mais dépassant cette dernière, pourrait nettement aggraver la loi Fabius-Gayssot tout en préservant le droit, en ce qui concerne les « crimes de guerre » et les « crimes contre l’humanité » imputables aux mouvements et régimes communistes, « de les nier, de les banaliser ou même d’en faire l’apologie » ! Au passage, on aura aussi noté la suggestion faite par le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d’aller solliciter telle ou telle personnalité politique pour essayer d’entraver le vote d’une loi mémorielle « arménienne ». On y ajoutera l’idée, émise par F. Chandernagor, d’aller rendre visite aux éditeurs de manuels scolaires pour leur dire : « Ne vous censurez pas ! » ; il s’agirait de ne plus censurer (ici, par floutage) ce qui peut offenser les musulmans. Non seulement il se confirme donc qu’il est interdit de pénétrer avec l’arme du doute et de la réflexion dans le domaine d’une « chasse gardée », celui de la « Shoah », mais nul n’aura le droit, en particulier les musulmans, à un privilège identique : seule la préservation de la « Shoah » est sacrée sous peine de poursuites soit pour blasphème, soit pour outrage ! Et F. Chandernagor se permet, ici, de dénoncer « ceux qui s’avancent masqués » !
La réunion, à la fois publique et confidentielle, dont on vient de lire ici le compte rendu, s’est tenue à la Sorbonne, où un amphithéâtre avait été mis gracieusement à la disposition de P. Nora et F. Chandernagor, respectivement président et vice-présidente de l’association qui arbore le nom de Liberté pour l’histoire, association à laquelle on peut s’inscrire en s’adressant à son siège, 23-25, rue Jean-Jacques-Rousseau, 75001 PARIS.
6 octobre 2007
Thursday, July 19, 2007
Guillaume Faye dénonce le révisionnisme
G. Faye écrit qu’il n’a jamais bien saisi ce que disent au juste les révisionnistes mais il sait néanmoins que ces derniers ne peuvent qu’être dans l’erreur ! Il demande à leur propos : « que contestent-ils ? Les chambres à gaz homicides seulement, ou les déportations ? Ou les exterminations ? Ou la politique anti-juive du national-socialisme ? Ou les critères d’internement dans les KZL [sic pour : soit “KL”, soit “KZ”] ? » Et il conclut : « Je n’ai jamais bien saisi » (p. 191-192). Alors que, de son propre aveu, il est en quelque sorte dans la brume, dans la confusion et qu’il ne comprend plus rien en la matière, c’est chez les révisionnistes qu’il stigmatise «une certaine confusion», « une brume où personne ne comprend plus rien ». « Ils se sont déconsidérés », estime-t-il. « Ils pinaillent » ou bien « ils sont frappés d’imbécillité politique » (p. 192). Il écrit encore : « Je me suis toujours demandé si les révisionnistes croyaient vraiment à ce qu’ils disaient » (p. 193). Il affirme qu’il a rencontré, dans les années 70 et 80, des Français, des Italiens et des Allemands « qui furent des cadres de l’appareil d’Etat national-socialiste ou des combattants dans les unités SS, qui n’avaient jamais participé eux-mêmes à des exactions contre des civils non-combattants mais qui partageaient l’idéologie de l’époque. Tous étaient d’accord pour admettre que la Shoah – la tentative d’élimination des Juifs d’Europe – avait bien été une réalité, qu’ils l’approuvaient et qu’il n’était pas sérieux de la nier, dans l’intérêt même de la mémoire future du national-socialisme », et il conclut : « Voilà qui renvoie les révisionnistes à leurs chères études » (p. 193). On aimerait savoir quels sont ces gens qui, sans avoir commis ni probablement vu d’exactions, admettaient que la Shoah avait bien été une réalité, mais l’auteur prend la précaution de nous préciser que ces anonymes, dont il invoque le témoignage et dont on ignore le nombre, sont « tous décédés aujourd’hui ».
Il écrit également que « le révisionnisme a plombé les milieux identitaires » et que les révisionnistes ont « en termes de ‘communication’ commis une faute majeure » (p. 194). Il conclut : « Ce qui discrédite le révisionnisme, c’est qu’il a glissé d’une contestation technique des chambres à gaz homicides à la contestation intenable de la Shoah elle-même » (p. 195).
Il déplore les propos révisionnistes « allusifs », « provocateurs », « proprement intempestifs » ou les «considérations oiseuses sur la Shoah, les chambres à gaz, la Seconde Guerre mondiale» de « Le Pen, Gollnish [sic, ici et ailleurs, pour : “Gollnisch”] et d’autres » (p. 199).
Tuesday, November 23, 2004
Romania yields to the blackmail of Jewish organizations
The press of the whole world has reverberated with the news: Romania, after persistently saying that it had incurred no personal responsibility in what is conventionally called “the extermination of the Jews” (or “the Holocaust” or “the Shoah”), has at last seen the error of its ways and is set to do penance. In France, Le Monde recently bore the headline, “Romania formally acknowledges its participation in the extermination of the Jews” (article by Mirel Bran, 17 November 2004, p. 7).
Yet, if there is one country that protected its Jews during the Second World War, that country is Romania. This truth could still be articulated twenty or so years ago. Today, we are required to conceal it, and thus to lie.
On the reality of the Romanian Jews’ fate during the war, let us first quote, as a foreword, the account published by L’Express in 1979 under the title “Les Roumains et les Juifs” (“The Romanians and the Jews”), then, for a more in-depth consideration, we shall look closely at a 1982 report that appeared in Le Monde juif, the periodical of the Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) in Paris, under the noteworthy heading “La Roumanie sauvée de l’Holocauste” (“Romania saved from the Holocaust”).
“The Romanians and the Jews”
Here is the letter signed by one Constantin Mares that appeared in L’Express (week of 10 to 16 March 1979):
I am a Romanian living in the Federal Republic of Germany. I am 51 years old. When Hitler died I was 17. — I read with bewilderment in L’Express No.1440 that in Romania, during the Second World War (source cited and accepted without objection), 425,000 Jews are alleged to have died or disappeared, in other words 50% of a Jewish population of 850,000 (in 1939). — This is a grave error, a veritable slander directed at a people who have suffered far too much, who have never practiced hatred, political or racial mass killing, or invasion of territories belonging to other peoples. It is also the occasion to remind your readers that, during the Second World War, Romania was not led by a Fascist party but by a marshal who committed some errors, but who waged a struggle over invaded territories. — It is my duty to specify that, during the Second World War, my Romanian compatriots of Jewish origin were not made to wear the Star of David, that they had schools, that, in the capital of the country there operated a [Jewish] secondary school (the “Culture”) and a [Jewish] theatre (the Baracheum), the latter being attended by all inhabitants of Bucharest, Jewish or non-Jewish. In those years, on the stage of the Romanian national theatre, the play “Star without a Name”, written by the great Romanian playwright of Jewish origin Mihail Sebastian, brought full houses. In all Romania there existed no concentration camps for the Jews, with Marshal Antonescu having personally opposed Hitler’s request [to establish them], and, consequently, none of my compatriots were handed over to the Nazis.
Let us note three key points of this brief testimony: the Romanian Jews, unlike, for example, certain French Jews, did not have to wear a Star of David in public, were not put into concentration camps and were not handed over to the Germans for deportation to Germany or Poland.
“Romania saved from the Holocaust”
(introduction to the Popescu report by Le Monde juif)
Bearing the signature of Josif Toma Popescu, the report entitled “La Roumanie sauvée de l’Holocauste” (Le Monde juif, January-March 1982, p. 1-2 and 3-11) is all the more important as it received the approval of the CDJC, whose director was Georges Wellers, sworn enemy of the revisionists. The introduction by Le Monde juif (p. 1-2) to the report (p. 3-11) is laudatory and fairly honest. It is careful to recall that the Romanian government did not incur responsibility in the fate that may have been experienced by the Jews of certain territories that had been torn away from the country between 28 June and 30 August 1940 in application of the German-Soviet Pact and of the Treaty of Vienna imposed by Hitler and Mussolini. In the space of two months, northern Transylvania was annexed by Hungary, Bessarabia and northern Bucovina were annexed by the Soviet Union and southern Dobruja was annexed by Bulgaria. Consequently, to impute to Romania responsibility for the fate of the Jews in all of those regions amounts to a swindle. What is true is that in 1941 the Romanian government, allied with Germany, was to recover Bucovina and Bessarabia and then transplant many Jews of those provinces into Transnistria (the western part of the Soviet Ukraine) with the intention of sending them to the Urals should circumstances allow. The project of a transfer and settling of those Jews was to meet with disaster and, one year on, those of them who had avoided death from typhus, hunger and the cold — the main killers in the tragedy — were taken back to Romania. The staff of Le Monde juif specify: “The responsibility of the Romanian government in these hardships is a heavy one, although it is not easy to distinguish it from that of the German officials [Romania’s allies in the crusade against the Soviet Union]. Le Monde juif condemns the existence of ghettos (!) in the rest of the country and the anti-Jewish laws while adding that, on the other hand, there were no deportations to the camps in Poland or Germany. It goes so far as to acknowledge that General Antonescu (who became Marshal in August 1941), Deputy Prime Minister Mihai Antonescu (an Anglophile), the Queen Mother, and some high authorities of the Orthodox Church responded favorably to the numerous interventions by the chief rabbi of Romania, Dr. Alexandre Safran. As for Iuliu Maniu, former prime minister and president of the National Peasants’ Party, he played, in his relations with Marshal Antonescu, a decisive role in favor of his Jewish compatriots.
“Romania saved from the Holocaust”
(the Popescu report itself)
At the time, J. T. Popescu was a practising barrister in Bucharest. His report is rich in details confirming that, thanks in particular to Marshal Antonescu’s government, the Romanian Jews saw themselves spared all sorts of hardships inflicted on the Jews of various other European countries. A certain number of these Romanian Jews showed their sympathy for the cause of the Soviet Union, which was fighting Romania. At the beginning of the war, in the town of Iasi, a Romanian military formation, marching to the front and passing through a narrow street, had been attacked by some Jewish Communists: there ensued an engagement that cost lives on both sides as well as among the population; only the Jewish losses, considerably inflated by legend, have been recorded in history. J. T. Popescu does not bring up this affair but he does mention a related fact: the Romanian Jews were not mobilised in the Romanian army and thus did not take part in the Russian campaign, which was to cause Romania terrible losses. As compensation for this privilege, Marshal Antonescu had considered “a special tribute imposed solely on the Jews, considering that they were not participating in the military campaign” (p.7). Nonetheless, upon one of the many interventions of I. Maniu, the projected measure was abandoned. The Popescu report also mentions an astonishing Jewish privilege: the granting, with retroactive effect, of an old-age pension to foreign Jews who, having worked in Romania, had neglected to satisfy the formalities of naturalization within the stipulated time. With illegal Jewish immigrants flocking to the country from Austria, Czechoslovakia and Poland, the government in Bucharest sought to take measures for the internment and forcible repatriation of such persons but ended up, once again, abandoning the idea. On 23 August 1944, when the fortunes of war had turned, Marshal Antonescu was arrested by order of King Michael I and handed over to the Soviets, who executed him in 1946.
The figure of Marshal Antonescu
For their part, the Romanian people after the war were to experience the rigors of Communism (1947-1989). Then, after the fall of Communism, they set about erecting statues here and there of their former Conducator. Far from appearing as a “fascist,” Antonescu at the time assumed the traits of a nationalist who, in 1941, had, at the extreme right, violently put an end to the Iron Guard movement and, at the extreme left, taken up arms against Communism. With respect to his German allies he had proved to be fiercely independent both in his refusal to hand over the Jewish communists in his country for internment in camps in Germany or Poland and also in the facilities that he accorded to the Jews, at the height of the war, in order to let them reach Turkey.
Today the Romanian Jewish community and its friends in the international community protest against the homage paid to the memory of the Marshal who was shot by the Communists. In December 2000, a right-wing leader, Corneliu Vadim Tudor, who received 28% of the votes cast in the presidential election of that year won by Ion Ilescu, stated: “I do not dispute the Holocaust, but I don’t think that grief should be exploited as a business. […] In [the case of] Romania, figures are exaggerated so as to claim a maximum of financial compensation […]. The Jews are asking us to demolish the statues of Antonescu as the Taliban have done with the Buddhas” (Mirel Bran, “L’autre mémoire roumaine”, Le Monde, 8 March 2002, p. 8).
Romania is a candidate for membership in both the European Union and NATO. But the first condition imposed on candidate countries is, as we know, the payment of an entrance fee to benefit the international Jewish organisations. The amount of the fee is not negotiable: it is directly proportional to these organizations’ tally of Jews who, they allege, perished during the war in the country in question. This kosher tax will have to be paid, cash on the nail, as the Swiss have paid theirs, even though they were not asking anything of anyone, and certainly not membership in the European Union or NATO.
Kneeling and penitence
The Romanian government has bowed low, gotten down on its knees and made its act of contrition. “Under the pressure of the Jewish community of the United States, Romania, a candidate for NATO, has ended up reconsidering its past. In March [2002], a new law notably prohibited […] statues of Marshal Antonescu. Three of these have already been dismantled,” announced Mirel Bran with satisfaction (Le Monde, 17 July 2002, p. 5). The said law, in its anti-revisionist provision, punishes “any public denial of the Holocaust” with five years’ imprisonment (in France the penalty is one year). In an open letter signed by Hillary Clinton, senatrix from New York, Romania has been summoned to remove the Marshal’s portrait from the gallery of portraits of all Romanian prime ministers. Octogenarians of Romanian origin, having become United States citizens since the war, have been declared former war criminals by American courts, stripped of their American nationality and handed over to Romania for trial and conviction there. Elie Wiesel has personally inaugurated a monument to the “Holocaust” in Romania and warned President Iliescu and Social-Democratic Prime Minister Adrian Nastase: “Do not turn your back on the past. […] Integrate it into your life and you will flourish. Forget it and you are doomed” (New York Times, 31 July 2002). Slightly less than a year afterwards, on 12 June 2003, the Romanian government, in an ephemeral movement of rebellion, declared: “This Government encourages research concerning the Holocaust in Europe — including documents referring to it and found in Romanian archives — but strongly emphasizes that between 1940 and 1945 no Holocaust took place within Romania's boundaries," which was accurate. Five days later, “yielding to international pressure,” to the wrath of the State of Israel and to the indignation of the Yad Vashem Institute in Jerusalem, Bucharest rectified its position and, on 17 June, issued a statement confessing that the Antonescu government “was guilty of grave war crimes, pogroms, and mass deportations of Romanian Jews to territories occupied or controlled by the Romanian army,” adding that the wartime regime had employed “methods of discrimination and extermination that are part of the Holocaust” (http://www.rferl.org/newsline/2003/06/4-SEE/see-180603.asp). On 14 February 2004, the press announced the repentance of the “far-right” politician C. V. Tudor: “I am asking for forgiveness from all Jews. I've changed.” He stated his intention to “lead a group of [Greater Romania] party members to the site of the Auschwitz camp in southern Poland this year. He also promised that if he became president, he would introduce the study of the Holocaust in schools” (http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPArticle/ShowFull&cid=1076744701710&p=1008596981749).
Thus, as we have seen, Le Monde of 17 November 2004 was able to trumpet in a three-sentence headline: “Romania formally acknowledges having participated in the extermination of the Jews. President Ion Iliescu assumes ‘the full responsibility of the State’ for the Shoah during the Second World War. About 400,000 Jews and 11,000 Gypsies were killed.” The latter figures obviously do not correspond to any historical truth; they constitute a mere indication of amount of the bill that will be presented to the Romanian taxpayer. The article recalled that, in the recent past, Ion Iliescu had tried to “minimize the tragedy of the Jews in Europe and especially in Romania” to such a degree that “the Jerusalem Post had called for the isolation of the Romanian Head of State on the international scene, likening him to the Austrian extremist leader Jörg Haider.” The Israeli interior minister, Avraham Poraz, himself born in Romania, had declared the Romanian president “persona non grata.” The Le Monde piece ended with the confirmation of three news items: a memorial to the Shoah is to be built by the Romanian government, then a museum of the “Holocaust” and, finally, “this dark episode of Romanian history will be incorporated in the school textbooks”.
If Georges Wellers were to return to this world and reiterate in Bucharest the remarks made in Le Monde juif of March 1982, he would incur on the spot a five-year prison sentence: the fact stands as a firm indication that that, year after year and from one country to another, the conquering character of Shoah Business and the Holocaust Industry is growing ever more forceful. Among the State of Israel, the Jewish diaspora, and the American superpower, there reigns in this matter an understanding, and quite a cordial one, of master racketeers.
Note: Today Romania is accused of having killed 400,000 Jews and, if one is to believe the press, she is also accusing herself. Yet, according to the most highly regarded Jewish historians, the number of dead (and not only of the killed) was quite smaller. Gerald Reitlinger proposes a total of from 210,000 to 220,000 dead, while specifying that “owing to the lack of reliable information at the time of writing, these figures must be regarded as conjectural” (The Final Solution, Jacob Aronson, North Vale, New Jersey, 1987 [1956], p. 497, 501). Lucy Dawidowicz puts forth the figure of 300,000 (The War against the Jews, 1933-1945, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1975, p. 403) and Raul Hilberg that of 270,000 (The Destruction of the European Jews, New York, Holmes and Meier, 1985, p. 1220). Leni Yahil, for her part, refrains from giving any figure; her conclusion on the fate of the Romanian Jews is, in certain places, qualified to the point it amounts, if one may say so, to a defence of Romania (The Holocaust, the Fate of European Jewry, 1932-1945, translated from the Hebrew, New York and Oxford, Oxford University Press, 1990 [1987], p. 344-348). For an interesting debate between two revisionists (Serban C. Andronescu and Mark Weber) on the subject of the Romanian Jews during the Second World War and for some quite different mortality figures, one may consult The Journal of Historical Review (Summer 1982, p. 211-223; Fall 1982, p. 233-238; Winter 1982, p. 357-358, 479).
November 23, 2004
La Roumanie cède au chantage des organisations juives
La presse du monde entier a retenti de la nouvelle : la Roumanie, qui s’obstinait à dire qu’elle n’avait encouru aucune responsabilité personnelle dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’extermination des juifs » (ou « l’Holocauste » ou « la Shoah »), est enfin venue à résipiscence. En France, Le Monde titre : « La Roumanie reconnaît formellement avoir participé à l’extermination des juifs » (article de Mirel Bran, 17 novembre 2004, p. 7).
Pourtant, s’il est un pays qui a protégé ses juifs pendant la seconde guerre mondiale, c’est bien la Roumanie. Cette vérité, on pouvait encore l’articuler il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui, on nous invite à la masquer, et donc à mentir.
Sur la réalité du sort des juifs roumains pendant la guerre, citons d’abord, en guise d’avertissement, un témoignage publié en 1979 dans L’Express sous le titre « Les Roumains et les Juifs », puis, pour une réflexion plus approfondie, voyons de près un rapport publié en 1982 dans Le Monde juif, revue du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) de Paris, sous le titre remarquable de « La Roumanie sauvée de l’Holocauste ».
« Les Roumains et les Juifs »
Signée de Constantin Mares, voici la lettre publiée dans L’Express (semaine du 10 au 16 mars 1979) :
Je suis un Roumain établi dans la République fédérale d’Allemagne. J’ai 51 ans. Quand Hitler est mort, j’avais 17 ans. — J’ai lu avec stupéfaction, dans L’Express n° 1440 que, pendant la seconde guerre mondiale (source citée et reprise sans objections), en Roumanie, seraient morts et auraient disparu 425 000 Juifs, soit 50 % d’une population juive de 850 000 (en 1939). — C’est une grave erreur, une véritable diffamation à l’adresse d’un peuple qui a trop souffert, qui n’a jamais connu la haine, l’assassinat politique ou racial en masse, ou l’envahissement des territoires appartenant aux autres peuples. C’est aussi l’occasion de rappeler que, pendant la seconde guerre mondiale, la Roumanie n’a pas été conduite par un parti fasciste mais par un maréchal qui a commis des erreurs, mais qui a mené une lutte des territoires envahis. — J’ai le devoir de préciser que, pendant la seconde guerre mondiale, mes compatriotes roumains d’origine juive n’ont pas été obligés de porter l’étoile de David, qu’ils ont eu des écoles, que, dans la capitale du pays, ont fonctionné un lycée [juif] (la Culture) et un théâtre [juif] (le Baracheum), ce dernier étant fréquenté par tous les habitants de Bucarest, juifs ou non juifs. Dans ces années, sur la scène du Théâtre national roumain, la pièce L’Etoile sans nom, écrite par le grand dramaturge roumain d’origine juive Mihail Sebastian, faisait des salles pleines. Dans toute la Roumanie n’ont pas existé des camps de concentration pour les juifs et le Maréchal Antonescu s’est opposé personnellement à la demande de Hitler, et, en conséquence, aucun de mes compatriotes n’a été livré aux nazis.
De ce bref témoignage retenons principalement trois points forts : les juifs roumains, à la différence, par exemple, de certains juifs français, n’ont pas eu à porter l’étoile de David, n’ont pas été mis en camps de concentration et n’ont pas été livrés aux Allemands pour être déportés vers l’Allemagne ou la Pologne.
« La Roumanie sauvée de l’Holocauste »
(présentation du rapport Popescu par Le Monde juif)
Signé de Josif Toma Popescu, le rapport intitulé « La Roumanie sauvée de l’Holocauste » (Le Monde juif, janvier-mars 1982, p. 1-2 et 3-11) revêt d’autant plus d’importance qu’il a reçu l’aval du CDJC, dont le directeur était Georges Wellers, ennemi juré des révisionnistes. La présentation (p. 1-2) dudit rapport (p. 3-11) par Le Monde juif est élogieuse et assez honnête. On veille à y rappeler que le gouvernement roumain n’a pas encouru de responsabilité dans le sort qu’ont pu connaître les juifs de certains territoires qui venaient d’être arrachés à la Roumanie du 28 juin au 30 août 1940 en application du pacte germano-soviétique, puis du traité de Vienne imposé par Hitler et Mussolini. En l’espace de deux mois, la Transylvanie du Nord était annexée par la Hongrie tandis que la Bessarabie et la Bucovine du Nord était annexées par l’Union soviétique et que la Dobroudja du Sud était annexée par la Bulgarie. En conséquence, imputer à la Roumanie la responsabilité du destin des juifs dans tous ces territoires équivaut à une tricherie. Ce qui est vrai, c’est qu’en 1941 le gouvernement roumain, allié à l’Allemagne, récupérera la Bucovine et la Bessarabie et transplantera de nombreux juifs de ces provinces en Transnistrie (partie occidentale de l’Ukraine soviétique) avec l’intention de les envoyer dans l’Oural si les circonstances le permettaient. Le transfert et l’installation de ces juifs tourneront au désastre et, au bout d’un an, les juifs qui auront survécu principalement au typhus, à la faim et au froid seront ramenés en Roumanie. L’équipe du Monde juif précise : « La responsabilité du gouvernement roumain dans ces épreuves est lourde, quoiqu’il ne soit pas facile de la distinguer de celle des responsables allemands [alliés de la Roumanie dans la croisade contre l’Union soviétique]. » Le Monde juif dénonce l’existence dans le reste de la Roumanie de ghettos (!) et de lois antijuives mais pour ajouter qu’en revanche il n’y a pas eu de déportations vers les camps de Pologne ou d’Allemagne. Il va jusqu’à reconnaître que le général Antonescu (devenu maréchal en août 1941), le vice-premier ministre Mihai Antonescu (anglophile), la reine-mère et de hautes autorités de l’Eglise orthodoxe répondaient favorablement aux multiples interventions du Grand Rabbin de Roumanie, le Dr Alexandre Safran. Quant à Iuliu Maniu, ancien premier ministre et président du Parti national paysan, il a joué auprès du maréchal Antonescu un rôle décisif en faveur de ses compatriotes juifs.
« La Roumanie sauvée de l’Holocauste »
(le rapport Popescu lui-même)
A l’époque, J. T. Popescu était avocat au barreau de Bucarest. Son rapport est riche de précisions qui confirment que, grâce, en particulier, au gouvernement du maréchal Antonescu, les juifs roumains se sont vu épargner toutes sortes d’épreuves infligées aux juifs de bien d’autres pays européens. Un certain nombre de ces juifs roumains montraient leur sympathie pour la cause de l’Union soviétique que combattait la Roumanie. Au début de la guerre, à Jassy, une formation militaire roumaine montant au front et passant par une rue étroite de la ville avait été attaquée par des juifs communistes ; il s’en était suivi un engagement qui avait causé des pertes de part et d’autre ainsi que dans la population ; seules les pertes juives, considérablement grossies par la légende, sont passées à l’histoire. J. T. Popescu ne rappelle pas cette affaire de Jassy mais il en évoque une illustration : les juifs roumains n’ont pas été mobilisés dans l’armée roumaine et ils n’ont donc pas participé à la campagne de Russie, qui allait coûter à la Roumanie de terribles pertes. En compensation de ce privilège, le maréchal Antonescu avait envisagé « une contribution spéciale imposée seulement aux juifs, étant donné que ceux-ci ne participaient pas à la campagne militaire » (p. 7). Toutefois, sur l’intervention, une fois de plus, de I. Maniu, la mesure envisagée était abandonnée. Le rapport Popescu fait également état d’un étonnant privilège juif : l’octroi, avec effet rétroactif, d’une retraite financière à de vieux juifs étrangers qui, ayant travaillé en Roumanie, avaient négligé de remplir à temps les formalités nécessaires pour obtenir la nationalité roumaine. Comme des juifs, immigrants clandestins, affluaient d’Autriche, de Tchécoslovaquie et de Pologne, le gouvernement de Bucarest envisagea des mesures d’internement et de refoulement de ces immigrants mais finit, là encore, par renoncer. Quand la fortune des armes se mit à tourner, le maréchal Antonescu fut arrêté, le 23 août 1944, sur l’ordre du roi Michel Ier, livré aux Soviétiques et exécuté en 1946.
La figure du maréchal Antonescu
Le peuple roumain, pour sa part, va connaître après la guerre les rigueurs du communisme (1947-1989). Puis, après la chute du communisme, il se met à élever çà et là des statues à son ancien « Conducator ». Loin d’apparaître comme un « fasciste », Antonescu prend alors les traits d’un nationaliste qui, à l’extrême droite, avait en 1941 violemment brisé le mouvement de la Garde de Fer, et qui, à l’extrême gauche, avait combattu le communisme par la force des armes. A l’égard de ses alliés allemands il avait fait la preuve d’une farouche indépendance par son refus de leur livrer les communistes juifs aux fins d’internement dans des camps d’Allemagne ou de Pologne et aussi par les facilités qu’il avait accordées aux juifs, en pleine guerre, pour gagner la Turquie.
Aujourd’hui la communauté juive roumaine et ses amis de la communauté internationale protestent contre ces hommages rendus à la mémoire du maréchal fusillé par les communistes. En décembre 2000, un dirigeant de droite, Corneliu Vadim Tudor, qui obtient cette année-là 28 % des suffrages à l’élection présidentielle, remportée par Ion Iliescu, déclare : « Je ne conteste pas l’Holocauste, mais je ne crois pas que la douleur devrait être exploitée comme un commerce. […] [Dans le cas de la] Roumanie, on exagère les chiffres pour demander un maximum de compensations financières […]. Les juifs nous demandent de démolir les statues d’Antonescu comme les Talibans l’ont fait avec celles de Bouddha » (Mirel Bran, « L’autre mémoire roumaine », Le Monde, 8 mars 2002, p. 8).
La Roumanie est candidate à l’intégration aussi bien dans l’Union européenne que dans l’OTAN. Or la première condition imposée aux pays candidats est, on le sait, d’acquitter un droit d’entrée au bénéfice des organisations juives internationales. Le montant de ce droit d’entrée n’est pas négociable ; il est proportionnel au nombre des juifs censés, d’après ces organisations, avoir disparu pendant la guerre dans le pays en question. Cette taxe casher, il faudra l’acquitter, rubis sur l’ongle, comme l’ont fait les Suisses qui, eux, ne demandaient pourtant rien à personne et surtout pas leur intégration à l’Union européenne ou à l’OTAN.
Agenouillement et repentance
Le gouvernement roumain vient de ployer l’échine, de se mettre à genoux et de faire acte de contrition. « Sous la pression de la communauté juive des Etats-Unis, la Roumanie, candidate à l’OTAN, a fini par revoir son passé. En mars [2002], une nouvelle loi interdisait […] notamment les statues du maréchal Antonescu. Trois d’entre elles ont d’ores et déjà été déboulonnées », annonçait avec satisfaction Mirel Bran (Le Monde, 17 juillet 2002, p. 5). Dans sa disposition antirévisionniste, la même loi condamne « toute négation publique de l’Holocauste » sous peine de cinq ans de prison (en France, le tarif est de un an). Dans une lettre ouverte signée par Hillary Clinton, sénatrice de New York, la Roumanie est sommée d’enlever le portrait du maréchal dans la galerie de portraits de tous les premiers ministres roumains. Des octogénaires d’origine roumaine, devenus après la guerre citoyens des Etats-Unis, sont déclarés par des tribunaux américains anciens criminels de guerre, déchus de la nationalité américaine et livrés à la Roumanie pour y être jugés et condamnés. Elie Wiesel inaugure personnellement un monument de « l’Holocauste » en Roumanie et prévient le président Ion Iliescu et le premier ministre, social-démocrate, Adrian Nastase : « Ne tournez pas le dos au passé. Intégrez-le à votre vie et vous connaîtrez la prospérité. Oubliez-le et ce sera votre perte » [Do not turn your back on the past. […] Integrate it into your life and you will flourish. Forget it and you are doomed] (New York Times, 31 juillet 2002). Près d’un an plus tard, le 12 juin 2003, le gouvernement roumain, dans un éphémère mouvement de rébellion, déclare : « Le gouvernement souligne fermement qu’à l’intérieur des frontières de la Roumanie il n’y a pas eu d’holocauste entre 1940 et 1945 », ce qui est exact. Cinq jours plus tard, « cédant à la pression internationale », à la colère de l’Etat d’Israël et à l’indignation de l’Institut Yad Vashem de Jérusalem, Bucarest rectifie la position et, le 17 juin 2003, confesse : « Les gouvernements [roumains] au pouvoir entre 1940 et 1944 sont coupables de graves crimes de guerre, de pogroms et de déportations » (Mirel Bran, « Révisionnisme historique, façon roumaine », Le Monde, 26 juin 2003, p. 16). Le 14 février 2004, la presse annonce l’acte de repentir de C. V. Tudor : « Je demande à tous les juifs de me pardonner. J’ai changé. » Il conduira à Auschwitz une délégation de membres de son parti, celui de « la Grande Roumanie », et, s’il devient le prochain président de son pays, il introduira dans les écoles l’enseignement de « l’Holocauste » (« Former Holocaust denier wants to atone », édition en ligne du Jerusalem Post).
Ainsi, comme on l’a vu, Le Monde daté du 17 novembre 2004 a-t-il pu claironner dans un en-tête de trois phrases: « La Roumanie reconnaît formellement avoir participé à l’extermination des juifs. Le président Ion Iliescu endosse “l’entière responsabilité de l’Etat” pour la Shoah durant la seconde guerre mondiale. Environ 400 000 juifs et 11 000 Tziganes furent tués. » Ces derniers chiffres ne correspondent évidemment à aucune vérité historique ; ils constituent une simple indication du montant de la note qui sera présentée au contribuable roumain. Le même article rappelle que, dans un récent passé, Ion Iliescu avait essayé de « minimiser la tragédie des juifs en Europe et surtout en Roumanie » si bien que « le quotidien Jerusalem Post avait plaidé pour l’isolement du chef de l’Etat roumain sur la scène internationale en l’assimilant au leader extrémiste autrichien Jörg Haider ». Le ministre israélien de l’Intérieur, Avraham Poraz, né en Roumanie, avait déclaré le président roumain « persona non grata ». L’article du Monde se termine sur la confirmation de trois nouvelles : la Roumanie s’apprête à construire un mémorial de la Shoah, puis elle édifiera un musée de « l’Holocauste » et, enfin, « ce sombre épisode de l’histoire roumaine sera intégré dans les manuels scolaires ».
Si Georges Wellers revenait en ce monde et réitérait à Bucarest les propos tenus dans Le Monde juif de mars 1982, il encourrait sur place une peine de cinq ans de prison. Tant il se vérifie que, d’année en année et d’un pays à l’autre, se renforce le caractère conquérant du Shoah Business et de l’industrie de « l’Holocauste ». Entre l’Etat d’Israël, la diaspora juive et la super-puissance américaine, il règne sur ce sujet une entente, cordiale, de maîtres chanteurs.
Note : Aujourd’hui la Roumanie est accusée d’avoir tué 400 000 juifs et, si l’on en croit la presse, elle s’en accuse elle-même. Pourtant, selon les plus réputés des historiens juifs, le nombre des morts (et non des seuls tués) a été bien inférieur. Gerald Reitlinger propose un total de 210 000 à 220 000 morts, tout en précisant qu’il s’agit là d’une simple conjecture « en l’absence de renseignements probants » (The Final Solution, Jacob Aronson, North Vale, New Jersey, 1987 [1956], p. 497, 501). Lucy Dawidowicz avance le chiffre de 300 000 (The War against the Jews, 1933-1945, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1975, p. 403) et Raul Hilberg celui de 270 000 (The Destruction of the European Jews, New York, Holmes and Meier, 1985, p. 1220). Leni Yahil, quant à elle, s’abstient de proposer un chiffre quelconque ; sa conclusion sur le sort réservé aux juifs roumains est nuancée au point de constituer par moments une défense, si l’on peut dire, de la Roumanie (The Holocaust, the Fate of European Jewry, 1932-1945, traduit de l’hébreu, New York et Oxford, Oxford University Press, 1990 [1987], p. 344-348). Pour un intéressant débat entre deux révisionnistes (Serban C. Andronescu et Mark Weber) sur le sujet des juifs roumains durant la seconde guerre mondiale et pour de tout autres chiffres de morts, on se reportera à The Journal of Historical Review (Summer 1982, p. 211-223 ; Fall 1982, p. 233-238 ; Winter 1982, p. 357-358, 479).
23 novembre 2004