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Tuesday, December 31, 1985

Un « grand témoin » des chambres à gaz


Kurt Gerstein est cet officier SS dont le témoignage a joué un rôle capital pour accréditer la thèse des exterminations massives en chambres à gaz situées dans les camps de concentration de Pologne. Arrêté en Allemagne en avril 1945 par la Sécurité militaire française, Gerstein avait été retrouvé pendu dans sa cellule de la prison du Cherche-Midi, à Paris, trois mois plus tard.

Dans les années soixante on s’était beaucoup servi de son témoignage pour accabler le pape Pie XII en l’accusant d’avoir, pendant la guerre, su mais tu l’existence des chambres à gaz. 

Paul Rassinier, historien et ancien déporté, avait été le premier à mettre en doute l’authenticité et la véracité du témoignage de l’officier allemand et il s’était interrogé sur les étranges variations que tout le monde peut constater entre les différentes moutures que, de publications en publications, Léon Poliakov, auteur du Bréviaire de la haine, nous proposait de ce témoignage. 

Dans les années soixante-dix, tour à tour, l’Anglais Richard Harwood, l’Américain Arthur Robert Butz, le Suédois Ditlieb Felderer et le Français Robert Faurisson avaient, chacun à sa façon, repris pour l’essentiel la thèse de Paul Rassinier.

En France, plus récemment, le 15 juin 1985, Henri Roques avait soutenu devant l’université de Nantes une thèse de doctorat d’université intitulée : Les Confessions de Kurt Gerstein. Edition critique. Ce travail, de caractère technique, qui avait valu à son auteur la mention « très bien », exposait avec minutie les raisons pour lesquelles le témoignage de Gerstein, y compris dans les versions imprimées dues à L. Poliakov, était jugé irrecevable.

Deux ans auparavant, l’historien Alain Decaux, qui en 1983 avait pris connaissance de l’essentiel des travaux de M. Roques, avait écrit dans son ouvrage : L’Histoire en question-2 : « Même si [M. Roques] tire de ses recherches des conclusions qui ne sont pas toujours les miennes, j’estime que tous les chercheurs devront désormais tenir compte de ses travaux. »

Or, voici qu’en Italie, Carlo Mattogno vient de publier : Il rapporto Gerstein : anatomia di un falso (Il "campo di sterminio" di Belzec), soit : Le rapport Gerstein : anatomie d’un faux (le « camp d’extermination » de Belzec). Cet ouvrage d’érudition apporte de nombreuses confirmations à la thèse des révisionnistes. Il se termine sur deux pages de conclusion consacrées à la manière dont L. Poliakov a publié les textes de K. Gerstein et sur une page de conclusion générale. Voici la traduction de ces trois pages.


Conclusion sur Léon Poliakov

p. 229 : Il est donc démontré de façon irréfutable que les trois versions du PS-1553 publiées par Poliakov sont profondément manipulées. Dans chacune d’elles il a commis près de quatre cents altérations du texte original, pardes interpolations, par des falsifications, par des omissions, par des corrections.

Il a introduit de longs passages tirés du document T-1313-a, non seulement sans en citer la source, mais en inventant froidement l’histoire complètement fausse d’une prétendue version originale en allemand qui aurait été traduite en anglais par les interrogateurs Evans et Haught, cela dans le but évident de cacher au public l’existence du T-1313-a, et par conséquent celle du rapport français du 6 mai 1945, en contradiction manifeste avec celui du 26 avril.

Il a introduit en outre – sans indication et sans citer la source – d’autres passages tirés du document T-1310.

Il a falsifié le nombre des personnes qui composaient le premier transport (« plus de six mille » au lieu de « six mille sept cents ») et la superficie des « chambres à gaz » (93 m2 au lieu de 25 m2), oubliant cependant dans Le Dossier Kurt Gerstein de falsifier aussi le volume (45 m3), si bien qu’on obtient pour ces chambres une hauteur de 4 cm !

Il a omis, sans le signaler, plusieurs passages du texte original, certains d’entre eux étant d’une importance capitale.

En particulier, il a systématiquement supprimé le passage dans lequel sont indiquées les dimensions des « chambres à gaz » et il falsifié et tronqué les deux autres passages dans lesquels sont mentionnés leur surface et leur volume.

En outre, il a éliminé d’autres contradictions (comme celle qui concerne le grade de Pfannenstiel) et invraisemblances (comme celle du bambin juif DE QUATRE ANS qui distribue des bouts de ficelle aux victimes).

Enfin, il a corrigé l’orthographe de noms propres et de noms géographiques, car il semblait évidemment inadmissible à L. Poliakov que K. Gerstein ne connût même pas l’orthographe exacte du prétendu « camp d’extermination » !

p. 230 : Tout cela prouve que Poliakov lui-même n’a pas accordé de valeur au rapport Gerstein du 26 avril 1945.

D’où le pathétique de la sentence du Tribunal français qui a condamné le Professeur Faurisson dans le procès que lui intentait Poliakov pour diffamation.

Ce Tribunal a déclaré que Poliakov avait été « animé du désir passionné et légitime d’informer le public sur un danger et des faits particulièrement tragiques de l’histoire contemporaine » et que Poliakov avait « pu, sur des points de détail, manquer de rigueur scientifique sans qu’il soit cependant permis d’affirmer qu’il est un manipulateur ou un fabricateur de textes » !



Conclusion générale 
sur le témoignage de Gerstein

p. 231 : De notre étude on retiendra les conclusions suivantes :

1) le « témoignage oculaire » de Kurt Gerstein est un amas d’absurdités, de contradictions internes et externes, de falsifications historiques, d’erreurs de tous genres, d’exagérations fantastiques et d’invraisemblances surprenantes ;
2) l’unique confirmation écrite d’un tel « témoignage oculaire », datée antérieurement au 26 avril 1945, est suspecte et présente en outre des contradictions importantes par rapport aux versions de 1945 ;
3) les « témoins » principaux de Gerstein, le baron von Otter et le Professeur Pfannenstiel, ne doivent pas être retenus ;
4) la technique d’ « extermination » décrite par Gerstein est en contradiction absolue avec celle rapportée par d’autres « témoins oculaires » ;
5) l’unique « témoin oculaire » qui confirme l’ensemble des déclarations de Kurt Gerstein – Rudolf Reder – l’a purement plagié ;
6) Léon Poliakov lui-même a démontré, en en publiant trois versions manipulées, que le texte original du rapport Gerstein du 26 avril 1945 ne pouvait être retenu.

Par conséquent, le « témoignage oculaire » de Kurt Gerstein, du point de vue de la véracité, est un vulgaire faux.

S’il en est réellement l’auteur, on peut en rechercher l’origine dans « l’aspect schizoïde de la personnalité de Gerstein [1]. »


Le désarroi des historiens officiels

On peut appeler « historiens officiels » les auteurs qui persistent encore aujourd’hui à défendre la thèse selon laquelle les Allemands auraient commis un crime sans précédent appelé le « génocide des juifs » et se seraient servis pour cela d’une arme elle-même sans précédent, les fameuses « chambres à gaz » homicides. Ce caractère officiel vient d’être confirmé en France par la création au sein du Secrétariat chargé des anciens combattants d’une « Direction de l’Information historique » qui, aux frais du contribuable, s’efforce de propager une histoire sainte de la déportation et recherche des preuves de l’existence des chambres à gaz. En perdant le témoignage de Gerstein, cette histoire officielle subit une lourde perte. A titre d’exemple, il faut savoir que le nom de Gerstein apparaît vingt-trois fois dans l’ouvrage de base de la thèse officielle : The Destruction of the European Jews, par l’Américain Raul Hilberg (1961).

31 décembre 1985

[1] S. Friedländer, « Le Mystère de Kurt Gerstein », Midstream, mai 1967, p. 27.

Tuesday, April 9, 1985

Lettre à M. le Directeur responsable de la publication "Al-Yom Assabeh", Paris


Monsieur le Directeur, 

En dernière page de votre livraison du 11 mars 1985, je suis nommé et mis en cause dans un article signé de M. Tahar Ben Jelloun. 

Je vous demande, en conséquence, de publier le texte ci-dessous, sans aucune déformation, dans les délais et dans les conditions ordinaires du « droit de réponse », en application de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881. 

Veuillez recevoir, je vous prie, mes salutations distinguées.


Texte en droit de réponse

M. Tahar Ben Jelloun critique vivement les historiens révisionnistes et dit que les Arabes et, en particulier, Radio Tiers Monde, ne devraient pas s’intéresser aux thèses de ces historiens, inspirés, dit-il, par l’antisémitisme.

En fait, les révisionnistes pensent qu’il n’est plus possible de décrire les Allemands tout en noir et les juifs tout en blanc. Il faut se débarrasser des légendes de la dernière guerre mondiale. Les Allemands ont certes utilisé des camps de concentration mais ils n’ont été ni les premiers, ni les derniers à le faire. Dans ces camps ils employaient des fours crématoires pour y brûler des cadavres, ce qui n’a rien de criminel. Mais c’est un mensonge que d’ajouter qu’ils utilisaient des chambres à gaz homicides : il n’a jamais existé de tels abattoirs humains, même à Auschwitz. De la même façon, il est vrai que Hitler a traité les juifs en ennemis, mais il est faux qu’il ait donné l’ordre d’un génocide ou d’un holocauste, c’est-à-dire d’une extermination systématique. S’il l’avait fait, il n’y aurait plus de juifs européens. Le prétendu « holocauste des juifs » est une imposture historique. Le chiffre de six millions de victimes juives est « symbolique ». Peut-être est-il mort un million de juifs par tout fait de guerre comme il est mort quarante millions d’autres personnes par tout fait de guerre, de 1939 à 1945.

Le mythe de l’Holocauste est le mythe fondateur de l’État d’Israël. Il a permis à cet état de percevoir de l’Allemagne des réparations financières que même Nahum Goldmann, président du Congrès juif mondial, a qualifiées d’« astronomiques ». Très inquiet des progrès du révisionnisme historique, le professeur W. D. Rubinstein, de Deakin University, a écrit en 1979 : « Si l’Holocauste venait à apparaître comme une imposture, l’arme n° 1 de l’arsenal de la propagande israélienne disparaîtrait. » 

N.B.  ne publier que si vous le jugez bon) : La déclaration du professeur Rubinstein a été faite dans Nation Review, 21 juin 1979, p. 639, et celle de Nahum Goldmann dans l’émission télévisée « Profil : Nahum Goldmann », Antenne 2, 18 août 1981, 22 h. De son côté, le professeur israélien Saul Friedländer a déclaré en 1980 : « L’école des historiens révisionnistes, ceux qui disent que l’Holocauste n’a jamais existé, que c’est une invention juive, est plus inquiétante que les positions politiques des États [1]. »

Un exposé, en langue arabe, de la thèse révisionniste peut se lire dans la livraison du 27 avril 1983 de Kol Al Arab.

9 avril 1985

[1] Australian Jewish News, 3 octobre 1980, p. 13.

Monday, January 22, 1979

Lettre à M. Pierre Joffroy, auteur de "L’Espion de Dieu. La passion de Kurt Gerstein"


(au sujet de sa lettre du 11 janvier envoyée au Monde, au Monde juif...)

Vous m’adressez une lettre insultante. C’est votre affaire. Je vous répondrai courtoisement comme c’est, je pense, mon droit.
Vous prenez au sérieux ce que vous appelez le « témoignage » de Kurt Gerstein. Le malheur est que dans votre livre de 1969 vous avez reproduit une toute petite partie de ce « témoignage » écrit et que vous n’en avez pas recherché toute les parties constituantes (les « compléments », par exemple, et surtout, des « brouillons » en français, qui sont tout à fait édifiants). Encore faut-il préciser que cette toute petite partie, vous ne l’avez pas lue. C’est ce que démontre, d’une part, votre livre et, d’autre part, ce que vous m’avez révélé de vos méthodes de travail lors d’une conversation téléphonique que je vais me permettre de vous remettre en mémoire. J’ai consigné sur une fiche la substance de notre conversation. C’est le 14 juin 1974 au soir que je vous ai appelé au téléphone à votre domicile. J’ai noté : « Embarras spectaculaire. Total bafouillage. Incapable de me dire de quoi ce texte (p. 283 sqq.) est la reproduction. N’avait pas noté que, p. 284, cela faisait 60.000 morts par jour. Répond que ce n’était pas forcément tous les jours. (Or Gerstein dit bien « par jour » dans deux cas et « maximum par jour » dans un autre cas). N’avait pas noté que 700-800 (gazables entassés) sur 25m2 = 28 à 32 personnes par m2. Répond qu’on les entassait et qu’on jetait des enfants par-dessus. Je lui fais remarquer : 1m80 de hauteur. Lui, n’avait noté que vingt-cinq millions (de cadavres) : « chiffre un peu exagéré peut-être. » M’affirme que le livre de Friedländer, c’est un livre de Poliakov sur lequel Friedländer n’a travaillé que quelque quatre ou cinq semaines. Ne s’est pas arrêté à ces détails qui semblent tant m’intéresser. Garde une confiance entière. Prépare un roman qui me surprendra beaucoup plus (« apocalyptique » ?).»

Dans cette conversation, je ne vous avais pas soumis une vingtaine    d’autres    énormités    de    cette    « confession »    ou    de    ce « témoignage » du seul document RF-350 ou PS-1553. Je ne vous ai pas parlé des fantastiques variations du texte selon qu’il se trouve reproduit par les NMT américains, par le 6 Bureau du QG de la Police d’Israël et, surtout, par les différentes moutures mises au point par Léon Poliakov dans Bréviaire de la haine (regardez de près les différentes éditions d’après les dates d’achevé d’imprimer), comme dans Le Monde juif (les stupéfiants remakes du numéro de janvier-mars 1964), dans La Terre retrouvée (1er  avril 1964), les versions transformées    de    Heydecker    et    Leeb,    celles    de    Rothfels    ou    de Schoenberner (car les textes en allemand ont subi les mêmes traitements), etc.

Je vous renvoie aux magistrales analyses de Paul Rassinier. Je vous renvoie à la thèse d’Olga Wormser-Migot, notamment page II, note 1, et à la page 426 : « nous arrivons difficilement, pour notre part, à admettre l’authenticité intégrale de la confession de Kurt Gerstein – ou la véracité de tous ses éléments. » Je vous renvoie même    aux    efforts    désespérés    que    fait    G. Wellers [1]    pour    tenter    de répliquer à Paul Rassinier : l’ingénieur Kurt Gerstein était « troublé », « profondément et violemment frappé » par ce qu’il a vu en 1942 ; il est « resté au comble de l’émotion » trois ans après en rédigeant son rapport pour les polices française ou américaine. Il en oubliait sa table de multiplication ou même d’addition : 5×4 = 25 ; 3+3 = 2+2 ; 25 × 1,9 = 45. Il en imaginait un enfant de quatre ans offrant un petit morceau de ficelle consécutivement à trois mille personnes sagement alignées ; lui, le spécialiste de l’acide cyanhydrique, il en débitait sur la question de pures incongruités : juifs de Theresienstadt tués par l’acide au plein vent des fossés : « Pour empêcher ce conseil diabolique, je déclarais impossible cette méthode... » mais on les tue ; « La méthode pour tuer les enfants était de leur tenir sous le nez un tampon à l’acide prussique. »

Mais j’en viens au grief que vous me faites. Pour vous, je « prétends » qu’on a « suicidé » Gerstein et je m’appuie pour dire cela sur une réflexion – rapportée par vous – d’un médecin-légiste sur le rapport d’expertise établi en 1945 par le professeur Piedelièvre. Désolé. Il fallait me citer correctement. J’ai fait suivre « suicidé » d’un point d’interrogation placé entre parenthèses : (?). Je ne « prétends » pas détenir la vérité sur la mort de Gerstein. Je dis : je doute fortement de la thèse officielle du suicide. Et pourquoi ce doute ? A cause du rapport de Piedelièvre. Cette sommité de la médecine légale aurait rédigé un rapport sans aucune valeur scientifique. Vous osez dire que le médecin-légiste qui a critiqué ce rapport l’a fait « d’un point de vue strictement formel » (souligné par vous) :    « pas    assez    long,    pas    assez    précis,    manque    de    détails significatifs. » Désolé là encore. Ce médecin critique le rapport sur le fond et sur la forme, et cela dans les termes les plus sévères. Vous auriez dû me citer ses propres paroles que vous reproduisez à la page 262 de votre livre : « Ne me faites pas rire ! Ça, un rapport ! Je vais vous en montrer, moi, des rapports. Tenez ! Ça comporte dix, quinze pages quand c’est fait sérieusement... Votre expert ne parle même pas de l’état des poumons. N’indique pas si le mort est blanc ou bleu. Aucune mention de l’existence ou non d’ecchymoses autour du sillon de pendaison. Pas un mot sur la nature du nœud. Des rapports comme ça ne veulent strictement rien dire. » (Souligné par moi).

Pour ma part, je souhaiterais que le débat sur le « génocide » se poursuive sans injures ni insultes.

22 janvier 1979

[1] G. Wellers, « La “solution finale de la question juive” et la mythomanie nazie », Le Monde juif, n° 86, avril-juin 1977, p. 46 à 62.