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Monday, December 12, 1988

Lettre à Roger Bruge


[...] 

Les Polonais se refusent à autoriser tout prélèvement, quel qu’en soit la matière. Aussi Fred Leuchter ne leur a-t-il, bien entendu, demandé aucune autorisation et il s’est bien gardé de donner l’éveil aux autorités communistes. Dans le film vidéo, on le voit – et on l’entend ! – prélever des fragments de briques, de pierres, etc., ramper dans les ruines du Krema-II ... 

Une autorité neutre et impartiale ? Il ne faut pas rêver ! Avez-vous visité ces camps, n’importe lequel de ces camps en Pologne, en Allemagne, en France, en Autriche ? On y monte bonne garde, croyez-moi. 

Le rapport Leuchter ne sera certainement pas « à l’abri d’une contestation ». D’abord parce que tout est imparfait, tout se conteste et tout a ses zones d’ombre. Et puis il y a les erreurs. 

On ne manquera pas de dire tout et n’importe quoi : que Leuchter n’est pas sorti d’une grande école, qu’il était payé par Zündel, qu’il a été recruté par R. Faurisson, qu’il a agi subrepticement, qu’il cherchait à gagner de l’argent, qu’il est antijuif, que les pénitenciers ne veulent plus de ses services... et qu’il travaille à la fois pour la CIA et le KGB. 

Eh ben voyons ! 

Nous attendons toujours votre intervention en faveur du droit au doute et à la recherche. 

J’ai pensé à vous en lisant le tome 8 d’Amouroux : à la p. 437, il parle de « ce camp [du Struthof] où étaient morts environ vingt mille déportés » [apparemment à la date du 10 septembre 1944]. 

Pour en revenir à Leuchter, ma réponse aux critiques à venir sera la suivante : 

Si ce rapport ne vous plaît pas, établissez-en un vous-mêmes ! Et commencez par nous dire pourquoi de 1945 à 1988, vous n’en avez pas établi du tout (sauf pour des histoires de cheveux, de tuyaux, ...).

Réponse orale de Smolen, responsable du camp : « Nous n’avons pas fait de véritables fouilles parce que, si nous ne trouvions pas de preuves de gazages, les juifs diraient que nous avons supprimé ces preuves. » A moi rapporté par le journaliste Michel Folco qui s’est rendu là-bas avec l’inénarrable Pressac.

12 décembre 1988

Wednesday, February 24, 1982

Lettre à M. Roger Bruge – "Le Républicain lorrain"


Cher Monsieur, 

Je vous remercie bien de votre lettre du 21 reçue ce matin même. 

De diverses sources j’ai appris l’existence de Sachso mais je n’ai pas le livre ; j’aimerais bien le lire. 

Il n’a jamais existé de « chambre à gaz » homicide à Oranienburg-Sachsenhausen. Tous les historiens sans exception partagent l’opinion exprimée par le Dr Martin Broszat, de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, dans la fameuse lettre de Die Zeit du 19 août 1960 intitulée « Keine Vergasung in Dachau ». Broszat – qui est un exterminationniste convaincu, au moins en apparence – dit expressément qu’il n’y a eu aucun gazage d’êtres humains ni à Dachau « ni en aucun point de l’Altreich». L’Altreich, je vous le rappelle, est l’Allemagne dans ses frontières de 1937 [1]. Voyez la thèse d’Olga Wormser-Migot (Le Système concentrationnaire nazi...) à la page 541, en note. Téléphonez au Centre de documentation juive contemporaine, 17, rue Geoffroy-l’Asnier (IVe), 277.44.72. La « chambre à gaz » d’Oranienburg est l’une des toutes premières à avoir fait fiasco après la guerre. Je constate qu’on tente de la ressusciter aujourd’hui. Quel désarroi, tout de même ! Vous m’écrivez que la légende d’une des photos dit ceci : « Un des bourreaux du camp, Paul Sakowski, répète devant un officier de la commission d’enquête soviétique, en 1945, les gestes qui déclenchaient la mort dans la chambre à gaz. » Vous ajoutez que dans la légende de la photo du bas on dit que « d’un coup de paume sur un percuteur il brise l’ampoule de Zyklon B dont les vapeurs mortelles se répandent à l’intérieur. » Or, le Zyklon B n’a jamais existé en ampoule. Le Zyklon B est un absorbat d’acide cyanhydrique sur base poreuse inerte – la terre d’infusoire – et qui libère l’acide cyanhydrique au contact de l’air. Il existe sous trois formes : ERCO : kleine blaue Würfel : petits dés bleus [j’en possède chez moi] ; DIAGRIESS : eine rotbraune körnige Masse : une masse granuleuse rouge-brun ; DISCOIDS : Holzfaserscheiben : fibres de bois en forme de disques [un peu comme des ronds de bière]. Je pense que le dénommé Sakowski montrait comment on soumettait les soldats allemands à l’épreuve de la chambre à gaz. Dans toutes les armées du monde, on utilise les chambres à gaz pour l’entraînement au port du masque à gaz. On utilise alors des gaz quasi inoffensifs (libérés justement par percussion ou encore par bris d’ampoule) par rapport au HCN, aisément ventilables après l’opération, ne nécessitant aucune installation sophistiquée. A Montlhéry, près de Paris, vous avez ainsi une petite chambre à gaz pour l’entraînement des recrues. Je ne vous apprendrai certainement pas que les officiers de l’armée française qui s’occupaient de ce genre d’entraînement étaient autrefois des « officiers Z ». En allemand, de telles chambres à gaz s’appelaient Gasraum ou Gaskammer, tout comme les autoclaves de désinfection (en général de 10m3). Le jour venu, si cela vous intéresse, je vous montrerai ma documentation sur ces sujets et en particulier un petit livre de soixante-sept pages publié à Berlin en 1943 (publication officielle) par le Dr Franz Puntigam et intitulé Blausäuregaskammern für Fleckfieberabwehr (chambres à gaz à l’acide cyanhydrique pour la défense contre le typhus).

En France, aujourd’hui, c’est la société ANPA, 18 rue Goubet (XIXe) qui distribue le Zyklon. Vous pourriez demander au téléphone M. Martin (200.67.01). L’homme est exaspéré par ces histoires de Zyklon B mais si vous vous y prenez bien il consentira peut-être à vous parler.


[…]

24 février 1982

[1] Voy. mon Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire, Paris, La Vieille Taupe, 1980, p. 181-184, « La révision de 1960 : il n'y a pas eu un seul "gazage" dans tout l'ancien Reich », reproduit dans le volume I des Ecrits révisionnistes (1974-1998) à la page 8.