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Saturday, December 26, 1992

Gazages homicides à Auschwitz d’après le procès des grands criminels de guerre à Nuremberg



(Esquisse)

Le 14 décembre 1945, le commandant William F. Walsh, procureur adjoint des États-Unis, déclare :

Je présente maintenant comme preuve le document L-22 (USA-294). C’est un rapport officiel du gouvernement des États-Unis, émanant du bureau exécutif du président des États-Unis, Service des réfugiés de guerre, concernant les camps de concentration allemands d’Auschwitz et de Birkenau, daté 1944. A la page 33 de ce compte rendu on montre que beaucoup de juifs furent tués par les gaz à Birkenau en deux ans, d’avril 1942 à avril 1944. On m’a affirmé que le chiffre figurant ici n’est pas une erreur: il est d’un million sept cent soixante-cinq mille [1].


[Commentaire : Ledit rapport est le fameux War refugee Board Report publié en novembre 1944 par l’Executive Office of the President. Il forme un ensemble de soixante pages dont la partie principale est due à Rudolf Vrba et Alfred Wetzler. Il est intéressant de noter que Walsh et le TMI n’en retiennent qu’une partie de la page 33 [2]. On y voit que, rien que pour la France, le total des « Jews gassed in Birkenau between April, 1942, and April, 1944 » est estimé à cent cinquante mille ! Confronté avec le chiffre de 75 721 juifs déportés de France durant tout la guerre, R. Vrba, témoin de l’accusation au premier procès Zündel de Toronto, en 1985, a déclaré que ce chiffre ne pouvait provenir que d’un nazi ; il provient de Serge Klarsfeld dans son Mémorial.]

Le 28 janvier 1946, Marie-Claude Vaillant-Couturier, journaliste communiste qui avait été déportée à Auschwitz et à Ravensbrück, émaille sa longue déposition de mots ou d’expressions comme « gazer » ou « la chambre à gaz » (au singulier) ou « le gaz » ou « les gaz » mais il en ressort qu’elle rapporte des propos sur le sujet. La seule précision qu’elle prenne vraiment à son compte est la suivante : à la libération, elle s’est rendue là où on lui avait dit que se trouvait la chambre à gaz de Ravensbrück ; elle a « visité la chambre à gaz qui était une baraque en planches hermétiquement fermée et, à l’intérieur, il y avait encore l’odeur désagréable des gaz [3]. »


[Commentaire : Edgar Faure et Olga Wormser-Migot ont montré le peu de crédit qu’il convenait d’accorder à cette journaliste communiste [4]. Le contre-interrogatoire mené par l’avocat allemand Dr Hans Marx permet de conclure dans le même sens mais, malheureusement, comme d’habitude, il n’y a pas de contre-interrogatoire sur la matérialité des faits de « gazage ». Au sujet de Marie-Claude Vaillant-Couturier, E. Faure écrit :

Dans le nombre figurait Marie-Claude Vaillant-Couturier, député communiste et ancienne déportée. Elle portait notamment le témoignage de certains de ces détails qui, se surimprimant à l’atrocité, semblent pires que l’atrocité elle-même, laquelle pourtant se suffit, mais parle moins vivement à notre sensibilité. Ainsi, les cris de ces enfants qui, la fourniture de gaz étant défaillante, furent précipités vifs dans le brasier ; ainsi, de façon plus générale, le recroquevillement des corps qui révélait la souffrance ultime des suppliciés [5].

Pour ce faux-témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier, voir TMI, VI, p. 225.] 

Pour le reste, voyez la déposition de R. Höss du 15 avril 1946 avec ses formidables extravagances dues, on le sait depuis longtemps, à ses interrogateurs britanniques et la déposition de Morgen des 7 et 8 août 1946 [6] qui, à sept reprises, situe le camp d’extermination d’Auschwitz à Monowitz : p. 535, 540 (deux fois : « Il se trouvait sur un vaste terrain industriel »), p. 541, 542, 546 (deux fois). Morgen dit qu’apprenant à l’étranger que les Américains le recherchaient, il est revenu en Allemagne se présenter à la VIIArmée et qu’il se déclara « prêt à collaborer à la recherche de ces crimes » [7]. Enfin, voyez le peu qui est rappelé dans le texte du jugement final : simple reprise d’un fragment de la déposition de R. Höss [8].

Au total : Rien de matériel mais seulement un récit mensonger de deux juifs slovaques, les bavardages haineux d’une communiste française, les élucubrations d’un Allemand désireux de collaborer avec ses geôliers américains et surtout la confession extravagante d’un Allemand torturé par ses geôliers juifs britanniques.

26 décembre 1992

Notes

[1] TMI, III, p. 571. 
[2] Cette partie de page constitue le doc. L-22 reproduit in TMI, XXVII, p. 433. 
[3] TMI, VI, p. 211-239 ; p. 233.
[4] E. Faure, Mémoires II, Paris, Plon, 1984, p. 36 ; O. Wormser-Migot, Le système concentrationnaire nazi (1933-1945), Paris, PUF, 1968, p. 541-544.
[5] E. Faure, ibid.
[6] TMI, XX, p. 521-553.
[7] TMI, VI, p. 550.
[8] TMI, I, p. 264-265.


Friday, April 29, 1983

Entretien accordé à Marie-Paule Mémy


– Robert Faurisson, la presse a beaucoup parlé de vous, mais vous-même avez fort peu parlé. Avez-vous refusé des interviews ?

– Oui, j’ai refusé des interviews. J’ai dit que mon principe était d’accorder des interviews écrites.

Pourquoi cela ? 

– Parce que je ne voulais pas que ma pensée soit déformée.

Comment vous, professeur de lettres, avez-vous été amené à vous intéresser à l’histoire, et particulièrement à cette période-là de l’histoire ?

– Dans mes recherches littéraires, j’ai toujours été intéressé par la recherche du sens et du contresens, du vrai et du faux. Je ne saurais pas très bien vous dire pourquoi cette période-là précisément m’a intéressé. Je crois que j’avais vocation à enquêter un jour sur ce qui, pour moi, se révèle être le plus gros mensonge de l’époque moderne. Si vous avez ce côté Sherlock Holmes, il est difficile de ne pas apercevoir cette énormité à vos côtés. Le génocide des juifs est quelque chose qui ne tient pas debout. Attention, je dis bien génocide. Ce mot n’est pas à confondre avec massacre. Ouvrez les yeux, et regardez autour de vous. Voyez, parmi vous, vos amis juifs. Ils sont plus nombreux qu’avant la guerre. Ce simple fait vous amène à douter que Hitler, qui a occupé la France pendant quatre ans, ait pu procéder à une élimination systématique des juifs. La question se pose déjà.

Mais cela ne suffit pas ! Comment se fait-il que l’on n’arrive pas à évaluer de manière assez précise le nombre de juifs déportés qui ont péri dans les camps de concentration ?

– Je vais répondre à votre question. Mais je reviens à mon point de départ. En un premier temps, constatez le nombre de gens qui sont en France et qui sont bel et bien vivants. Mme Simone Veil est allée à Auschwitz ; on a dit d’ailleurs qu’elle avait été gazée sous le nom de Simone Jacob. Vous pouvez prendre Simon Wiesenthal qui vous dit froidement avoir fait treize camps de la mort ; vous pouvez prendre Samuel Pisar ; vous pouvez prendre toutes les associations d’anciens déportés. Alors, d’abord, avant qu’on aille chercher les chiffres, voyons bien que, s’il y a eu politique d’extermination que les Allemands auraient voulu mener en France pendant quatre ans, comment expliquez-vous déjà... On ne peut pas dire qu’il n’y ait pas un problème.

– Pour le nombre maintenant. M. Klarsfeld [1], lui, dit qu’il y a eu un quart des juifs installés en France qui ont été déportés, pendant toute la guerre.

– Il comprend là-dedans les juifs de nationalité française, les juifs étrangers et les juifs apatrides. Quand vous prenez le tout, un quart ont été déportés. Encore une fois, comment se fait-il que les Allemands, entreprenant une formidable politique d’extermination, ayant eu quatre ans devant eux, aient déporté un quart des juifs ?

Là, vient la question intéressante : combien ont survécu à la déportation ? Je dis que c’est une honte qu’on ne soit pas en mesure de nous donner un chiffre.

Il est inadmissible qu’en 1983 on ne soit pas capable de nous donner ces chiffres, et inadmissible que, pour la France en particulier, le Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale ait pu nous cacher les chiffres auxquels ses enquêteurs étaient parvenus, en décembre 1973, au bout d’une enquête qui avait duré vingt ans. Ce sont des chiffres qui ne cadrent pas du tout avec ceux de M. Klarsfeld. Ces chiffres se trouvent dans un bulletin confidentiel. On peut maintenant le consulter à la Bibliothèque nationale, je vous le signale. Ce qui est amusant, c’est qu’il y est écrit : « Attention, à ne pas diffuser ». C’est indiqué. Peu à peu, ces chiffres ont circulé dans un milieu extrêmement restreint [2]. La distance entre les spécialistes et le grand public est effrayante. Les gens ne voient pas ; ils ne sont pas entraînés, d’ailleurs, à distinguer le vrai du faux.

Certains s’imaginent que la différence entre eux et moi, c’est que, moi, je serais un nazi, ou un fou ou un homme amoureux du paradoxe, tandis qu’eux seraient moraux, seraient dans le juste, et dans le vrai, etc. Mais non ! La différence, c’est que moi je travaille et eux ne travaillent pas. Ils ne travaillent pas, pour une bonne raison, c’est qu’ils n’ont pas besoin de travailler. Parce que, pour eux, la vérité, elle est trouvée. Moi, je la cherche.

A propos de la révision de 1960, les historiens sont-ils d’accord ?

– Eh bien, oui ! Et puis, tant mieux. Cette révision de 1960 peut se résumer de la façon suivante : il n’y a eu, en fin de compte, aucune chambre à gaz homicide sur tout le territoire de l’Ancien Reich, c’est-à-dire dans l’Allemagne dans ses frontières de 1937.

La lettre de Broszat était faite de telle sorte qu’elle entretenait un doute, parce qu’elle disait : « Des gazages ont eu lieu, avant tout en quelques points choisis de Pologne. » Tout est dans ce avant tout. Moi, je l’interprète de la façon suivante :

Broszat n’a pas osé parler franchement. Ça a été une bombe, cette affaire-là. Pour la première fois, il a parlé du « problème compliqué des chambres à gaz ».

Mais sur quels faits, quelles preuves, M. Broszat fonde-t-il ses affirmations ? Il n’a pas suffi d’une lettre, quand même, pour convaincre des historiens..., pour rendre nuls de nombreux témoignages et aveux sur lesquels étaient fondée cette certitude ?

– C’est une question que je pose depuis des années, et c’est pour cela qu’on n’ose pas m’affronter dans un débat public. Ma question continuelle est celle-ci, elle est capitale : « Enfin, M. Broszat, vous vous êtes contenté d’une lettre pour annoncer une nouvelle aussi grave? Quels sont vos critères? Quels sont vos critères pour dire “Là, il y a eu une chambre à gaz et, plus loin, il n’y a pas eu de chambre à gaz” ? “Là, il y a eu gazage homicide et, là, il n’y a pas eu gazage homicide” ? Comment faites-vous pour distinguer ? » Jamais M. Broszat n’a répondu à cette question.

Mais des historiens de France auraient été convaincus de cette manière-là ?

– C’est comme dans les croyances religieuses. Peu à peu, sans que le pape ait donné le feu vert, on a fini par considérer que certains miracles pouvaient bien ne pas en être. On liquide un certain nombre de choses comme ça, lentement, par une forme d’assentiment général. Il ne faut pas vous scandaliser ; dans la vie c’est une chose très courante. Ecoutez, je vous recommande de poser simplement deux questions, à n’importe quel institut officiel et reconnu : « Existe-t-il des expertises techniques établissant que tel ou tel local ait servi de chambre à gaz ? Existe-t-il des rapports d’autopsie établissant que tel cadavre est celui d’un détenu tué par gazage ? ». Moi, je peux vous donner tout de suite la réponse. La réponse est qu’on ne possède aucune expertise.

Avant vous, d’autres auteurs se sont intéressés à la question des chambres à gaz. C’est par exemple le cas d’Olga Wormser-Migot. Pourquoi n’est-elle pas allée plus loin? Existe-t-il, par exemple, des preuves plus solides pour Auschwitz que pour Dachau?

– Je ne suis pas en mesure de vous dire pourquoi Olga Wormser-Migot n’a pas parlé d’Auschwitz par exemple, après avoir déclaré, en donnant ses raisons, pourquoi certaines chambres étaient de l’ordre du mythe. Auschwitz se trouve en zone soviétique, enfin, polonaise. Les possibilités d’enquête sont bien plus réduites que pour Dachau, par exemple. Mme Wormser-Migot s’est attaquée aux petits miracles, elle n’a pas osé s’attaquer aux gros. Ou bien peut-être a-t-elle pensé que c’était un vrai miracle. Toujours est-il qu’après avoir écrit ce qu’elle a écrit elle a eu les pires ennuis. Dans cette affaire-là, il faut avoir les nerfs solides, ou bien ce n’est pas la peine de vous y engager. Elle a craqué, littéralement. Elle me l’a dit.

– Vous niez le génocide des juifs. Qu’entendez-vous par là ?

– Il faut bien voir le sens de ce mot. Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas eu de massacres de juifs, qu’on n’avait pas persécuté les juifs, qu’il n’y avait pas eu de ghettos, etc.

On va reprendre le terme de « massacres ». Un génocide, c’est un massacre, planifié, pour obtenir l’extermination d’une race. Le juif est la victime spécifique d’un type de massacre spécifique. Il est la victime d’un type de massacre qui est sans précédent. Un massacre planifié, industriel, scientifique. D’où l’importance capitale de la chambre à gaz qui est une arme industrielle, scientifique et spécifique.

Le terme de génocide est apparu dans un livre publié en 1944 par un juif polonais établi aux Etats-Unis. Par abus du terme, on a parlé du génocide des Indiens, du génocide des Arméniens. Il s’agit là, en fait, de massacres dont il est difficile de prouver qu’ils aient fait partie d’un programme et qu’on ait conçu pour eux une arme spécifique.

Jamais aucun ordre, aucune directive n’ont été donnés de tuer des juifs. La meilleure preuve, ce sont tous les procès, depuis quarante ans. Quand, dans tous ces procès, on a dit aux accusés : « Tant de juifs ont été tués dans le camp où vous étiez ! », jamais un accusé n’a pu répondre : « C’était parce qu’il y avait un ordre ! »

Même si Hitler, ou Himmler, ou un autre dirigeant n’ont pas ordonné explicitement ce que l’on appelle « la solution finale », est-ce que la machine nazie n’a pas pu se mettre en marche toute seule ?

– Que la machine se soit mise en marche toute seule est radicalement impossible dans un état dirigiste, militaire et en guerre. Pour la moindre marchandise, il fallait une autorisation d’achat ; pour la moindre initiative matérielle, un ordre. On veut nous faire croire qu’en pleine Europe, pendant quatre ans, une énorme machinerie a procédé à l’élimination physique d’une population égale à celle de la Suisse, sans que personne n’en ait eu connaissance, ni Churchill, ni Roosevelt, ni Staline, ni le Vatican, ni les Croix-Rouges nationales, ni la Croix-Rouge internationale, ni surtout l’Agence juive installée en Palestine. L’Allemagne et l’Europe étaient devenues transparentes ; tous les codes allemands avaient été déchiffrés depuis longtemps par les Alliés.

– Vous pensez que des milieux sionistes auraient inventé cette rumeur à des fins politiques? afin d’obtenir d’importantes réparations, par exemple ?

– Mais non ! Absolument non ! Il n’y a eu ni conjuration, ni complot. Il y a une rumeur qui naît. Mais on ne sait jamais, ou à peu près jamais, comment naît une rumeur. Un bruit se répand dans un milieu donné ; ou bien il va s’éteindre ou bien il va croître, embellir, prospérer. C’est une série de développements imprévisibles et vous ne pouvez pas savoir, à un moment donné, si une rumeur va servir à quelque chose. Alors non, non, il n’y a pas eu d’exploitation délibérée à l’origine.

– Mais alors, pourquoi un mensonge aussi colossal ?

– En ce moment, ce mensonge nous paraît énorme. Il faudra attendre cinquante ans pour en prendre les dimensions. Je ne veux pas vous choquer si vous croyez en Dieu, mais... voyez-vous une différence avec ça ? Moi, ce qui m’ennuie, c’est que cette religion de l’holocauste a quelque chose de malsain, d’aberrant aussi. Elle pue l’argent et la politique.

– Mais pourquoi les déportés auraient-ils contribué à la propagation de cette rumeur ? Pourquoi Germaine Tillion persisterait-elle à affirmer qu’il y avait une chambre à gaz homicide à Ravensbrück ?

– Ah, c’est étonnant ! Cependant, vous êtes bien obligée de constater que Germaine Tillion fait une estimation. Quand vous lui demandez de situer cette chambre, dans le camp, elle ne sait pas vous répondre. Et, attention ! Mme Tillion est ethnologue. C’est un esprit scientifique ! C’est le terrible mystère de la croyance...

– Vous n’avez pas d’autre explication ? Celle-ci vous satisfait ?

– Ça ne me satisfait nullement parce que je ne me l’explique pas. Je n’ai pas d’explication à ce mystère profond de l’homme qui est le désir de croire, envers et contre tout. Et ce phénomène-là, vous pouvez le constater en quantité de domaines. On peut apporter les preuves qu’une chose existe et dire qu’elle n’existe pas, et inversement.

L’holocauste est une religion de la peur. Je suis persuadé qu’un mythe comme celui des chambres à gaz, du génocide, est du domaine de la peur.

C’est terrible pour les juifs qui s’élèvent eux-mêmes dans un repliement malsain et conçoivent les autres comme des monstres. Les nazis sont des hommes, quoi qu’ils aient pu faire. Quel est celui qui osera dire que, dans une situation donnée, il ne va pas faire telle ou telle chose ? Quel est le gros malin qui va me dire : moi, je ne torturerai jamais ? C’est véritablement qu’il manque d’imagination. 

29 avril 1983


[1] S. Klarsfeld, Le Mémorial de la déportation des Juifs de France, Paris, Beate et Serge Klarsfeld, 1978.
[2] A propos de ce chiffre : 
– Le manuel d’histoire, classe terminale, coll. Monnier chez Nathan, donne pour la France deux cent mille juifs déportés. 
– Serge Klarsfeld donne soixante-seize mille juifs déportés. 
– Le chiffre du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale est de 28162 juifs déportés (les deux principaux responsables sont MM. Henri Michel et Claude Lévy), Bulletin... [confidentiel], janvier et avril 1974.
Le résultat d’ensemble de l’enquête n’a pas été publié, « par crainte d’incidents avec certaines associations de déportés » ou encore « pour éviter les réflexions désobligeantes pour les déportés ».


_______
[Entretien accordé à Marie-Paule Mémy, in L’Affaire Faurisson (Nuit et Brouillard...), Mémoire de DUT, option journalisme, université de Bordeaux-III, IUT-B, 1983, p. 37-43. Reproduit ici avec quelques légères corrections de l’auteur.]

Thursday, June 1, 1978

Le « problème des chambres à gaz (a) »

par Robert Faurisson  (b)

« Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves [...] » (art. 19 des statuts du Tribunal militaire international [1]).
« Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis [...] » (art. 21 des mêmes statuts).

Personne, pas même les nostalgiques du IIIe Reich, ne songe à nier l’existence des camps de concentration hitlériens. Tout le monde reconnaît également que certains de ces camps étaient dotés de fours crématoires. Au lieu d’enterrer les cadavres, on les brûlait. La fréquence même des épidémies exigeait la crémation, par exemple, des cadavres de typhiques (voyez les photographies de charniers). 

Ce qui est contesté, en revanche, par de nombreux auteurs français, anglais, américains et allemands, c’est l’existence, dans l’Allemagne hitlérienne, de « camps d’extermination ». Ce terme désigne, chez les historiens de la déportation, des camps de concentration qui auraient été dotés de « chambres à gaz ». Ces « chambres à gaz », à la différence des « chambres à gaz » américaines, auraient été conçues pour tuer en masse. Les victimes auraient été des hommes, des femmes et des enfants dont Hitler aurait décidé l’extermination à cause de leur appartenance raciale ou religieuse. C’est là ce qu’on appelle le « génocide ». L’arme par excellence, du « génocide » aurait été ces abattoirs humains appelés « chambres à gaz » et le gaz employé aurait été principalement le Zyklon B (insecticide à base d’acide prussique ou cyanhydrique).

Les auteurs qui contestent la réalité du « génocide » et des « chambres à gaz » sont appelés « révisionnistes ». Leur argumentation est à peu près celle-ci :

Il suffit d’appliquer à ces deux problèmes les méthodes de routine de la critique historique pour s’apercevoir qu’on se trouve devant deux mythes qui, d’ailleurs, forment un ensemble indissociable. L’intention criminelle qu’on prête à Hitler n’a jamais pu être prouvée. Quant à l’arme du crime, personne, en fait, ne l’a jamais vue. 


On se trouve là devant une réussite particulière de la propagande de guerre et de haine. L’histoire est pleine d’impostures de ce genre, à commencer par les affabulations religieuses sur la sorcellerie. Ce qui, en la matière, distingue notre époque de celles qui l’ont précédée, c’est que la formidable puissance des médias est venue orchestrer d’une façon assourdissante, et jusqu’à la nausée, ce qu’il faut bien appeler « l'imposture du siècle ». Malheur à qui, depuis trente ans, s’avise de la dénoncer ! Il connaîtra – selon les cas – prison, amendes, coups, insultes. Sa carrière pourra être brisée ou compromise. Il sera dénoncé comme « nazi ». Ou bien on ne se fera pas l’écho de ses thèses, ou bien on déformera sa pensée. Pas un pays ne lui sera plus impitoyable que l’Allemagne. 

Aujourd’hui, le silence est en train de se rompre autour des contestataires qui ont osé prendre la responsabilité d’écrire que les « chambres à gaz » hitlériennes, y compris celles d’Auschwitz et de Majdanek, ne sont quemensonge historique (c). Il y a là un progrès. Mais que d’insultes et de déformations, quand un historien comme Georges Wellers se décide enfin, dix ans après la mort de Paul Rassinier, à « exposer » une partie infime des arguments de cet ancien déporté qui a eu le courage de dénoncer dans ses écrits le mensonge des « chambres à gaz » ! Toute une presse, toute une littérature où s’étale un nazisme de sex-shop (et même un journal comme Le Monde (d) s’emploient à répandre l’idée que les nouveaux nazis oseraient nier l’existence des fours crématoires. Mieux : ces néonazis oseraient prétendre qu’aucun juif n’a été gazé. Cette dernière formule est habile. Elle donne à entendre que les nouveaux nazis, sans contester l’existence des « chambres à gaz », poussent le cynisme jusqu’à prétendre que les juifs seuls auraient bénéficié du privilège de ne pas passer à la « chambre à gaz (e) » !

La meilleure façon, pour un historien, de se renseigner sur les thèses réelles des disciples de Paul Rassinier est de se reporter à l’ouvrage de l’Américain A. R. Butz sur The Hoax of the Twentieth Century [La mystification du XXe siècle(f).

Pour ma part, je me permettrai de ne formuler ici que quelques remarques dédiées aux historiens qu’anime l’esprit de recherche.

Je leur ferai d’abord remarquer un paradoxe. Alors que les « chambres à gaz » constituent, aux yeux de l’histoire officielle, la pierre angulaire du « système concentrationnaire nazi » (et alors que, pour démontrer le caractère intrinsèquement pervers et diabolique des camps allemands par rapport à tous les camps de concentration passés et présents, il conviendrait de démonter avec la dernière minutie le processus qui a conduit les nazis à inventer, a fabriquer et à utiliser ces formidables abattoirs humains), on remarque, non sans étonnement, que dans l’impressionnante bibliographie de l’histoire de ces camps il n’existe pas un livre, pas une brochure, pas un article sur les « chambres à gaz » elles-mêmes ! Je demande qu’on ne se laisse pas abuser ici par certains titres prometteurs et qu’on examine le contenu même des écrits. J’appelle « histoire officielle » l'histoire telle que l’écrivent – sur le sujet des camps – des institutions ou des fondations à deniers partiellement ou entièrement publics comme, en France, le Comité d’histoire de la Deuxième guerre mondiale ou le Centre de documentation juive contemporaine et, en Allemagne, l'Institut d’histoire contemporaine de Munich.

Il faut attendre la page 541 de la thèse d’Olga Wormser-Migot sur Le Système concentrationnaire nazi, pour voir apparaître un développement sur les « chambres à gaz ». Encore le lecteur a-t-il trois surprises :

– Le développement en question n’est que de trois pages ; 
– Il s’ intitule : « Le problème des chambres à gaz » ; 
– Ce « problème » n’est autre que celui de savoir si les « chambres à gaz » de Ravensbrück (en Allemagne) et de Mauthausen (en Autriche) ont réellement existé ; l'auteur conclut formellement qu’elles n’ont pas existé et n’examine pas le problème des « chambres à gaz » d’Auschwitz ou d’autres camps, probablement parce que là, il n’y a pas de « problème » – à son avis.

Or, le lecteur aimerait bien savoir pourquoi une analyse qui permet de conclure à la non-existence de « chambres à gaz » dans certains camps n’est subitement plus employée dès qu’il s’agit, par exemple, d’Auschwitz. Pourquoi l’esprit critique s’éveille-t-il ici et pourquoi, soudainement, tombe-t-il dans la plus profonde léthargie ? Après tout, nous disposions pour la « chambre à gaz » de Ravensbrück, de mille « preuves », « certitudes » et « témoignages irréfutables », à commencer par les témoignages réitérés et circonstanciés d’une Marie-Claude Vaillant-Couturier ou d’une Germaine Tillion. Il y a mieux. Plusieurs années après la guerre, et cela devant les tribunaux anglais et français, les responsables de Ravensbrück (Suhren, Schwarzhuber, Dr Treite) continuaient d’avouer l’existence d’une « chambre à gaz » dans leur camp ! Ils allaient jusqu’à en décrire – vaguement – le fonctionnement ! Pour finir, on les exécutait à cause de cette « chambre à gaz » fictive, ou bien ils se donnaient la mort. Mêmes aveux, avant mort ou exécution, de Ziereis pour Mauthausen ou de Kramer pour le Struthof. Aujourd’hui, on peut visiter la prétendue « chambre à gaz » du Struthof et lire sur place l’ébouriffante confession de Kramer. Cette « chambre à gaz », classée « monument historique » n’est qu’une supercherie. Il suffit d’un minimum d’esprit critique pour se rendre compte qu’une opération de gazage dans ce petit local dépourvu de toute étanchéité tournerait à la catastrophepour le gazeur et les gens des environs. Pour faire croire à l’authenticité de cette « chambre à gaz », garantie « en état d’origine », on est allé jusqu’à donner un maladroit coup de burin dans une mince cloison dont on a ainsi brisé quatre carreaux de faïence. On a ainsi creusé le « trou » par lequel Kramer aurait versé les cristaux d’un gaz dont il n’a rien pu dire, sinon qu’avec un peu d’eau en surplus ce gaz tuait en une minute ! Comment Kramer empêchait-il le gaz de refluer par le « trou » ? Comment pouvait-il voir ses victimes par un regard qui ne permettait de voir que la moitié de la pièce ? Comment ventilait-il la pièce avant d’en ouvrir la bonne porte paysanne de bois grossier ? Peut-être faudrait-il poser des questions à l’entreprise de travaux publics de Saint-Michel-sur-Meurthe qui, après la guerre, a transformé les lieux prétendument « en état d’origine » ?

Longtemps encore après la guerre, des prélats, des universitaires, et puis aussi de simples gens, rendaient des témoignages d’une vérité criante sur les « chambres à gaz » de Buchenwald et de Dachau. Pour Buchenwald, la « chambre à gaz » devait disparaître en quelque sorte d’elle-même dans l’esprit de ceux qui l’avaient vue. Pour Dachau, on procédait autrement. Après avoir soutenu, à l’exemple de Mgr Piguet, évêque de Clermont, que la «chambre à gaz» avait notamment servi à gazer des prêtres polonais (g), la vérité officielle devenait progressivement la suivante : « Cette "chambre à gaz", commencée en 1943, était inachevée en 1945, à la libération du camp. Personne n’a pu y être gazé. » Le petit local présenté aux visiteurs comme « chambre à gaz » est, en réalité, parfaitement inoffensif et, alors qu’on possède tous les documents architecturaux imaginables sur les constructions de la « Baracke X... » (crématoire et environs), on ne voit pas sur quel document, ni d’ailleurs sur quelle enquête technique, on s’est fondé pour parler ici de « chambre à gaz inachevée » (?).

Aucun institut historique officiel n’a, pour accréditer le mythe des « chambres à gaz », fait plus que l’Institut d’histoire contemporaine de Munich. Le directeur, depuis 1972, en est M. Martin Broszat. Collaborateur de cet institut dès 1955, M. Broszat devait se rendre célèbre par la publication (partielle !) des prétendus mémoires de Rudolf Höss, en 1958. Or, le 19 août 1960, cet historien devait annoncer à ses compatriotes ébahis qu’en définitive il n’avait jamais existé de « chambre à gaz » dans tout l’ancien Reich mais seulement en quelques « points choisis », avant tout (?) en quelques points de Pologne, dont Auschwitz-Birkenau. Cette nouvelle surprenante, il prenait le parti de l’annoncer dans une simple lettre à l’hebdomadaire Die Zeit. Le titre donné à la lettre était singulièrement restrictif : « Keine Vergasung in Dachau » (pas de gazage à Dachau). M. Broszat ne fournissait, à l’appui de ses affirmations, pas la moindre preuve. Aujourd’hui, près de dix-huit ans après sa lettre, ni lui, ni ses collaborateurs n’ont encore apporté la moindre explication à ce mystère. Il serait pourtant du plus haut intérêt de savoir :

– comment M. Broszat prouve que les « chambres à gaz » de l’ancien Reich sont des impostures ; 
– comment il prouve que les « chambres à gaz » de Pologne ont été réelles ;
– pourquoi les « preuves », les « certitudes », les « témoignages » rassemblés sur les camps qui, géographiquement, nous sont proches, n’ont soudain plus de valeur, alors que les « preuves », les « certitudes », les « témoignages » rassemblés sur les camps de Pologne resteraient vrais.

Par une sorte d’accord tacite, pas un historien officiel n’a publiquement soulevé ces questions. Combien de fois dans « l'histoire de l’histoire » s’en est-on remis à la pure et simple affirmation d’un seul historien ?

Mais venons-en aux « chambres à gaz » de Pologne.

Pour affirmer qu’il a existé des « chambres à gaz » à Belzec ou à Treblinka, on se fonde essentiellement sur le rapport « Gerstein ». Ce document d’un S.S. qu’on a « suicidé » (?) en 1945 à la prison du Cherche-Midi (h) fourmille de telles absurdités qu’il est depuis longtemps discrédité aux yeux des historiens. Ce « rapport» n’a d’ailleurs jamais été publié, y compris dans les documents du Nuremberg Military Tribunal, que sous des formes irrecevables (avec troncations, adultérations, rewritings...). Il n’a jamais été publié avec ses aberrantes annexes (le « brouillon » en français, les « Ergänzungen » ou « compléments » en allemand).

Pour ce qui est de Majdanek, la visite des lieux s’impose. Elle est, s’il se peut, encore plus concluante que celle du Struthof. Je publierai un dossier sur la question.

Pour Auschwitz et Birkenau, on dispose essentiellement des mémoires de R. Höss, rédigés sous la surveillance de ses geôliers polonais (i). Sur place on ne trouve qu’un local « rekonstruiert » et des ruines.

Une exécution par le gaz n’a rien à voir avec une asphyxie suicidaire ou accidentelle. Dans le cas d’une exécution, le gazeur et son entourage ne doivent pas courir le moindre risque. Aussi, pour leurs exécutions, les Américains emploient-ils un gaz sophistiqué, et ceci dans un espace très réduit et hermétiquement clos. Après usage, le gaz est aspiré et neutralisé. Les gardiens doivent attendre plus d’une heure pour pénétrer dans le petit local.

Aussi se demande-t-on comment à Auschwitz-Birkenau, par exemple, on pouvait faire tenir deux mille hommes dans un local de deux cent dix mètres carrés (!), puis déverser (?) sur eux des granulés du très violent insecticide Zyklon B ; enfin instantanément après la mort des victimes, envoyer, sans masque à gaz, dans ce local saturé d’acide cyanhydrique une équipe pour en extraire les cadavres cyanurés. Deux documents (j) des archives industrielles allemandes répertoriées par les Américains à Nuremberg nous apprennent d’ailleurs que le Zyklon B adhérait aux surfaces, ne pouvait se ventiler par ventilation forcée, et exigeait une aération de près de vingt-quatre heures, etc. D’autres documents qu’on ne trouve que sur place, aux archives du musée d’Oswiecim (k), et qui n’ont jamais été décrits nulle part, montrent par ailleurs que ce local de deux cent dix mètres carrés, aujourd’hui à l’état de ruines, n’était qu’une morgue rudimentaire (« Leichenkeller »), enterrée (pour la protéger de la chaleur) et pourvue d’une seule et modeste porte d’entrée et de sortie.

Sur les crématoires d’Auschwitz (comme, d’une façon générale, sur tout le camp), on possède une surabondance de documents, y compris les factures, au pfennig près. En revanche, sur les « chambres à gaz » on ne possède rien : ni un ordre de construction, ni une étude, ni une commande, ni un plan, ni une facture, ni une photographie. Lors de cent procès, rien de ce genre n’a pu être produit.

« J’étais à Auschwitz et je peux vous assurer qu’il ne s’y trouvait pas de "chambre à gaz". » A peine écoute-t-on les témoins à décharge qui ont le courage de prononcer cette phrase. On les poursuit en justice (l). Encore aujourd’hui, quiconque, en Allemagne, porte témoignage en faveur de Thies Christophersen, qui a écrit Le Mensonge d’Auschwitz (m), risque une condamnation pour « outrage à la mémoire des morts ».

Au lendemain de la guerre, les Allemands, la Croix-Rouge internationale, le Vatican (lui, pourtant, si bien renseigné sur la Pologne), tous déclaraient piteusement, avec bien d’autres : «Les "chambres à gaz" ? Nous ne savions pas. »

Mais, demanderais-je aujourd’hui, comment peut-on savoir les choses quand elles n’ont pas existé ?
Il n’a pas existé une seule « chambre à gaz » dans un seul camp de concentration allemand : telle est la vérité.

Cette inexistence des « chambres à gaz » est à accueillir comme une bonne nouvelle qu’on aurait tort de tenir plus longtemps cachée. De même que dénoncer « Fatima » comme une imposture, ce n’est pas attaquer une religion, de même dénoncer les « chambres à gaz » comme un mensonge historique, ce n’est pas s’en prendre aux déportés. C’est répondre au devoir d’être vrai.



Notes

a. L’expression est d’Olga Wormser-Migot, Le Système concentrationnaire nazi (1933-1945), Paris, Presses universitaires de Farnce, 1968, p. 541.
b. Maître de conférences à l’université de Lyon-II (critique de textes et de documents). M. Faurisson nous demande de rappeler qu'il ne cautionne évidemment pas les opinions politiques de ceux qui le publient.

[1] En fait : Tribunal militaire interallié siégeant à Nuremberg.

c. Voyez, en plus de nombreux articles de presse, uniformément hostiles ou insultants, une étude de Hermann Langbein parue dans Le Monde Juif, « Coup d'œil sur la littérature néo-nazie ». H. Langbein a été interné au camp d’Auschwitz. Il a témoigné dans de nombreux procès. Il exerce de hautes responsabilités dans le monde des anciens déportés. Un de ses récents ouvrages porte le titre en français, de Hommes et femmes à Auschwitz. Pas un seul des trente chapitres de ce livre n'est consacré aux « chambres à gaz » ! En revanche, il y est à tout instant question de « sélection pour la chambre à gaz », de « cheveux de gazés », de « rescapés de la chambre à gaz », etc. Voyez aussi une étude de Georges Wellers dans Le Monde Juif, « La "solution finale de la question juive" et la mythomanie néonazie ». Voy., par ailleurs, une étude d’Ino Arndt et de Wolfgang Scheffler dans les Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, « Organisierter Massenmord an Juden in Nazi Vernichtungslagern ».
d. Voyez Le Monde du l6-17 octobre 1977, p. 3 : « Des centaines de tracts néo-nazis... »
e. Le comble de la déformation dans le compte rendu détaillé d’une brochure semble avoir été atteint, de ce point de vue, par M. Pierre Viansson-Ponté. Voyez, dans Le Monde du 17-18 juillet 1977, p. 13, son article sur « Le Mensonge », compte rendu de la traduction en français de Did Six Million Really Die? de R. Harwood. Ceux qui ont revendiqué ou justifié l’assassinat de F. Duprat, diffuseur de cette brochure, ont repris à leur compte les fausses accusations de M. Viansson-Ponté. (voy. Le Monde, 23 mars 1978, p. 7 et 26 avril, p. 91.)
f. Même éditeur que pour R. Harwood. Première édition en 1976, 315 p. (cinq cents pages en typo courante). L’ouvrage est d’une valeur scientifique exceptionnelle.
g. Mgr Piguet, Prison et déportation, p. 77.
h. Voyez la réflexion du médecin-légiste rapportée par Pierre Joffroy dans L’Espion de Dieu..., p. 262.
i. [R. Höss], Kommandant in Auschwitz, Autobiographische Aufzeichnungen ; voyez, sur les gazages, les p. 126 et 166. L'entrée de l’équipe dans la « chambre à gaz » se fait « sofort », c’est-à-dire immédiatement (p. 166).

j. Ces deux longs documents, d’une importance capitale, non exploités, semble-t-il, lors des procès Gerhardt Peters (directeur de la Degesch), sont cotés NI-9098 et NI-9912. Ils annihilent, sans réplique possible, le « témoignage » de Höss sur les « chambres à gaz ».
k. Photos Nég. 6228 sq. 
l. Cas Wilhelm Stäglich, par exemple (voy. l’ouvrage de Butz, sub verbo). 
m. « Die Auschwitz-Lüge », n° 23 de Kritik, 2341 Kälberhagen ; Post Mohrkirch, All., 1974, suivi de « Der Auschwitz Betrug », n° 27 (Das Echo an die Auschwitz Lüge).

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[Publié dans Défense de l'Occident, juin 1978, p. 32-40, et reproduit dans Vérité historique ou vérité politique ?, Paris, La Vieille Taupe, 1980, p. 83-89.]


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Robert Faurisson a fait suivre cet article d’un « complément » polycopié qu’il a envoyé, avec le texte, à différentes personnalités :



– Complément –


A. - Conclusions (de trente ans de recherches) des auteurs révisionnistes :

1. Les « chambres à gaz » hitlériennes n’ont jamais existé. 
2. Le « génocide » (ou : la « tentative de génocide ») des juifs n’a jamais eu lieu, en clair, jamais Hitler n’a donné l’ordre (ni admis) que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion. 
3. Les prétendues « chambres à gaz » et le prétendu « génocide » sont un seul et même mensonge. 
4. Ce mensonge, qui est d’origine essentiellement sioniste, a permis une gigantesque escroquerie politico-financière dont l’État d’Israël est le principal bénéficiaire. 
5. Les principales victimes de ce mensonge et de cette escroquerie sont le peuple allemand et le peuple palestinien. 
6. La force colossale des moyens d’information officiels a, jusqu’ici, assuré le succès du mensonge et censuré la liberté d’expression de ceux qui dénonçaient ce mensonge. 
7. Les partisans du mensonge savent maintenant que leur mensonge vit ses dernières années ; ils déforment le sens et la nature des recherches révisionnistes ; ils nomment « résurgence du nazisme » ou « falsification de l’histoire » ce qui n’est qu’un juste retour au souci de la vérité historique.

B. - Mes publications et une intervention officielle :

1. Une lettre à Historama (nov. 1975, p. 10) sur l’expression « N.N. » (laquelle n’a jamais signifié « Nacht und Nebel » = « Nuit et Brouillard », mais « Nomen Nescio » = « Anonyme » ; dans la pratique, interdiction faite à certains déportés de recevoir ou d’envoyer du courrier). 
2. Fragments d’une lettre à Historia (août 1977, p. 132) : « L’imposture du génocide ». 
3. Le 29 janvier 1978, au « colloque national de Lyon sur : Églises et chrétiens de France dans la deuxième guerre mondiale », intervention sur l’imposture des « chambres à gaz » (voy. Rivarol, 16 février 1978, p. 5).

C. - Quelques-unes de mes fiches techniques :

1. Bibliographie du « problème des chambres à gaz ». 
2. Mes enquêtes au Struthof (1974), à Majdanek (1975), à Auschwitz (1975 et 1976) : 120 photographies. 
3. Des années de recherche au Centre de documentation juive contemporaine de Paris. 
4. Consultations des historiens spécialisés. 
5. Procès de « criminels de guerre ». Les sténogrammes du « procès Eichmann ». 
6. L’insecticide « Zyklon B ». 
7. Le « Protocole de Wannsee ». 
8. « Solution finale » signifiait « refoulement à l’Est». 
9. Une visite, en sept. 1944, du représentant de la Croix-Rouge internationale au camp d’Auschwitz : dénaturations en tous genres du rapport original. 
10. Le « rapport Gerstein » et Léon Poliakov ou Georges Wellers. 
11. Les Mémoires de R. Höss « œuvre » de J. Sehn, revue et corrigée par Martin Broszat. 
12. Les « chambres à gaz » visitables à Majdanek : une « arme du crime » jamais expertisée (idem pour toutes les « chambres à gaz » visitables). 
13. Les « aveux». 
14. « Six millions d’assassinés » ou « cinq cent mille morts par tous faits de guerre » ? Le Comité d’histoire de la Deuxième guerre mondiale (Henri Michel et Claude Lévy) refuse de publier les résultats globaux de sa propre enquête sur les déportés de France, « par crainte des associations de déportés ». 
15. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France par Serge Klarsfeld : une œuvre tardive, hâtive, dépourvue de garantie scientifique ; un quart des juifs de France a été « déporté » ou « refoulé » vers l’Est ; l'auteur n’a pas cherché à déterminer sérieusement le nombre des morts ; il ose déclarer « morts » ou « gazés » tous les déportés de France (la plupart provenaient de l’Est) qui ne sont pas revenus dès 1945 (!) se déclarer vivants soit à nos services (le chiffre du ministère des Anciens combattants est « officieux »), soit aux services officiels belges !!! Les journaux présentent ce « mémorial » comme un « annuaire de la mort », un « monument aux morts ». L’auteur a fait ce qu’il fallait pour entretenir l’équivoque. 
17. La presse française devant le droit au doute et à la recherche.
19. Le « génocide » à la télévision française. 
20. L’université française et la tradition des procès de sorcellerie.



16 juin 1978

[Avertissement]

A la lecture de ces pages, certains pourront interpréter mes idées comme une tentative d’apologie du national-socialisme. 


En réalité – pour des raisons que je n’ai pas à exprimer ici – la personne, les idées ou la politique d’Hitler me séduisent aussi peu que celles d’un Napoléon Bonaparte. Je refuse simplement de croire la propagande des vainqueurs, pour qui Napoléon était « l'Ogre » tandis que Hitler aurait été « Satan » ou « Amalec ».


Il doit être entendu pour tout le monde que le seul souci qui m’anime dans mes recherches est celui de la vérité ; j’appelle « vérité » ce qui est le contraire de l’erreur et du mensonge. 


Je tiendrai pour diffamation toute imputation ou insinuation de nazisme.


En conséquence, j’invite à la réflexion toute personne physique ainsi que toute personne morale, de droit public ou de droit privé, qui, par ses propos, discours, écrits ou actions, me contraindrait d’avoir recours à la loi. 


Des copies de ces pages seront envoyées à des instances juridiques et administratives, ainsi qu’à des journaux, groupements et associations.