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Tuesday, January 20, 2015

Un procès de plus

Au nom des libertés de pensée, de recherche et d'expression si ardemment défendues en paroles par François Hollande, président de la République, Manuel Valls, premier ministre, Christiane Taubira, ministre de la Justice, et Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, nous nous acheminons dans les faits vers une surveillance et une censure de plus en plus sévères et arbitraires dans les domaines de la pensée, de la recherche et de l'expression. 
Dans le rôle des frénétiques de la liberté-en-paroles-et-de-la-trique-en-réalité, viennent de s'illustrer Valls et Taubira. Voyez, de Pierre-Alain Depauw, « Censure du web : la critique d’Israël bientôt interdite par Christiane Taubira et Manuel Valls ? » (19 janvier 2015). Taubira a deux amours : Cayenne et l'Etat juif. Valls ne se cache pas d'avoir, lui aussi, deux amours, lui qui a un jour déclaré : « Par ma femme je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ». Oui, sans barguigner, ce professionnel de la laïcité en est ainsi venu à nous parler de l'éternité. L'éternité, c'est long, mais elle ne fait pas peur à notre fendard. Quand il s'agit de cette communauté-là et de cet Etat juif, on ne saurait faire moins.
Aujourd'hui, je me suis vu notifier une poursuite judiciaire de plus. La LICRA de Paris a porté plainte auprès du procureur pour « contestation » en raison de propos que j'aurais tenus en août 2014 sur le site Internet de MetaTV quand j'ai été interrogé, chez Dieudonné, par le souriant et sympathique Patrick d'Hondt (lui aussi poursuivi). Voyez notre entretien dans cette vidéo de 2h 11 minutes et 31 secondes qui s'ouvre sur une chanson de Mérée Drante.
J'ai refusé de répondre aux questions posées et je me suis contenté de faire enregistrer ma formule habituelle en pareille circonstance : « Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique ».
20 janvier 2015

Sunday, January 11, 2015

Gerhard Ittner, un Allemand emprisonné pour ses écrits

Un correspondant allemand m'écrit ceci :

Gerhard Ittner, né le 12 mai 1958, est déjà depuis trois ans en prison en Allemagne à cause de ses propos révisionnistes tenus en 2002 et 2003. Un procès contre lui commençait en novembre 2004, mais en mars 2005 il fuyait l'Allemagne et vivait en exil, notamment en Iran, en Argentine et, à la fin, au Portugal. Là il fut arrêté et extradé vers l'Allemagne en 2012 et mis en prison. Le 15 octobre 2014, à sa sortie de prison, après avoir purgé une peine de 33 mois, il fut à nouveau mis en prison à cause en particulier de ses lettres « anti-constitutionnelles » envers le régime de la RFA, envoyées de sa cellule. Ittner attend maintenant dans la prison de Nuremberg son nouveau procès. Il est notamment accusé d'avoir écrit que la guerre de 2003 contre l'Irak était une action criminelle orchestrée par les Etats-Unis et Israël.
Qu'en pensent tous ces gogos qui nous tympanisent de leur « Je suis Charlie [du verbe "suivre"] » ou de leur « Je suis Charlie [du verbe "être"] » et qui protestent de leur attachement à la liberté de pensée et à la liberté d'expression ?

11 janvier 2014

Monday, February 15, 2010

Répression du simple doute

Copie d’un message envoyé à un sympathisant du révisionnisme. J’ai supprimé ici la pièce jointe, qu’on peut toutefois trouver à http://robertfaurisson.blogspot.com/2006/12/les-victoires-du-revisionnisme.html. Ci-après, «Lolo» signifie « l’Holocauste ».


Cher Monsieur,

Permettez-moi de poursuivre notre discussion [...]

Il faut savoir qu’en France la loi interdit la contestation de l’existence des crimes nazis contre les juifs « même si [cette contestation] est présentée sous une forme déguisée ou dubitative ou par voie d’insinuation » (Code pénal, 2006, p. 2059).

Par conséquent, en la matière, ainsi que je vous l’ai signalé, il ne faut ni contester ni même paraître contester. Vous ignoriez ce dernier point. D’où mon précédent courrier.

Mais, me direz-vous peut-être : qui donc va décider si vous paraissez contester ? La réponse est qu’à Paris, ce sera le tribunal de la XVIIe chambre correctionnelle, c’est-à-dire, dans la pratique, une formation de trois juges triés sur le volet ; il suffit que deux de ces juges, qui se croient capables de sonder les cœurs et les reins, estiment que vous paraissez contester pour que vous vous retrouviez condamné.

En outre, il faut savoir que ces dignes magistrats, tout comme le procureur qui, sur ordre, vient de requérir contre vous, auront fort probablement suivi, aux frais du contribuable, des cours de formation à l’étude de Lolo, des cours prodigués par le CRIF et par le Centre Simon Wiesenthal de Paris (cas du président Nicolas Bonnal et du procureur adjoint François Cordier !). Et l’individu en charge de ces cours est un juif de combat, Marc Knobel, qui s’est fait une spécialité de répandre partout que Faurisson n’est qu’un faussaire ; il répète cette accusation diffamatoire sans jamais la prouver. M. Knobel est « payé » pour savoir que, si Faurisson s’avisait de porter plainte contre lui pour diffamation, l’affaire passerait à la XVIIe chambre, c’est-à-dire précisément devant ... ses élèves, ses disciples. Respectant une habitude vieille de trente ans, nos braves juges concluraient certes que M. Knobel a « échoué en son offre de preuve » et a bel et bien diffamé Faurisson mais ils s’empresseraient d’ajouter qu’il a, ce faisant, agi... de bonne foi. En conséquence, Faurisson se verrait condamner à verser des dommages à son diffamateur. Certes, pour les juges, Faurisson aurait fait preuve de discernement en voyant que l’individu avait dit faux à son propos mais son discernement n’aurait pas été assez loin : allant plus loin dans le discernement, Faurisson aurait dû voir que l’individu avait dit faux mais... de bonne foi *.

Cela s’appelle d’un nom : le verrouillage. La pratique en est vieille comme le monde. Quiconque a fait ses humanités sait que, lorsque une affirmation quelconque est, par le pouvoir en place, décrétée vraie, il n’y a plus, pour le « justiciable » ni foi, ni loi, ni droit, surtout en « justice » : les magistrats dans leur ensemble sont des enfants sages de parents sages (voyez les enquêtes de moralité dont ils sont l’objet avant recrutement).

J’en veux, non pas à ceux qui semblent ignorer ces évidences, mais à ceux qui, placés devant ces évidences, persisteraient à me tenir des propos d’enfant de chœur, à chercher refuge dans les arguties d’une basoche corporatiste ou à jouer les gros malins persuadés d’avoir découvert un sésame et convaincus qu’ils réussiront là où ce balourd de Faurisson a échoué.

Mais ne poussons pas le trait. Nous vivons en France, pays relativement civilisé. Je puis aussi vous garantir qu’à quelques exceptions près, j’ai plus d’une fois senti les juges ébranlés par la solidité des arguments scientifiques ou par la fermeté du révisionniste. Je les ai aussi vus sidérés par la vacuité des propos ou la grossièreté des manœuvres de la partie adverse. Aussi m’est-il heureusement arrivé, grâce à l’aide de mes avocats, de bénéficier d’une relaxe parce que, pour des motifs, qui n’ont guère de rapport avec le droit (même si on vient à l’invoquer) les juges se sont sentis gênés aux entournures d’avoir à condamner un professeur pour ses écrits et pour des convictions si solidement étayées. La loi Fabius-Gayssot n’a-t-elle pas été créée le 13 juillet 1990 parce que des Vidal-Naquet, des Wellers, des Simone Veil, des Sirat et des Fabius trouvaient que des magistrats avaient fait preuve de beaucoup trop d’indépendance d’esprit et de jugement dans leur arrêt du 26 avril 1983 ? Personne ne supporte longtemps le bâillon, même un magistrat aux ordres.

Bien à vous. RF

15 février 2010




* Le dernier exemple en date de cette casuistique de chats fourrés nous est offert par un jugement rendu en faveur de la « bonne foi » supposée de Robert Badinter. Le 11 novembre 2006, ce dernier avait déclaré sur ARTE : « J’ai fait condamner [en juillet 1981] Faurisson pour être un faussaire de l’histoire. » Dans le jugement rendu le 21 mai 2007, le tribunal de la XVIIe chambre (Nicolas Bonnal, Anne-Marie Sauteraud, Béatrice Champeau-Renault ; François Cordier ayant requis) a prononcé : « Il convient [...] de constater que le défendeur [R. Badinter] a échoué en son offre de preuve » (p. 13) mais le même tribunal a pris soin d’ajouter : « Le bénéfice de la bonne foi sera [...] reconnu à Robert Badinter et Robert Faurisson sera, en conséquence, débouté de toutes ses demandes. [...] Condamne Robert Faurisson à payer à Robert Badinter la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article 700 du nouveau code de procédure civile. Condamne Robert Faurisson aux dépens (p. 16). » Au sujet de la formation des magistrats en France, voir robertfaurisson.blogspot.com/2006/07/vais-je-comparaitre-devant-un-juge.html.

Thursday, November 13, 2008

Une nouvelle perquisition à mon domicile

Aujourd’hui, jeudi 13 novembre, à 6h15 du matin, deux officiers de police judiciaire (OPJ), venus la veille de Paris et accompagnés de trois policiers en uniforme, ont fait irruption à mon domicile non sans provoquer un fracas délibéré. Agée de 77 ans, ma femme, qui est cardiaque, en a éprouvé une commotion dont je crains maintenant les suites. Pendant une heure et demie elle a été confinée dans une pièce, sous bonne garde, avec l’un de ses frères et l’épouse de ce dernier qui, cette nuit-là, se trouvaient à notre domicile.

Ce comportement de malotrus est d’autant moins admissible que les deux OPJ savaient le mauvais état de santé de ma femme. Ils avaient déjà perquisitionné mon domicile le 24 janvier de cette année. Ce jour-là, placé en garde à vue dès mon arrivée au commissariat de Vichy et averti qu’après mon audition les policiers se porteraient avec moi à mon domicile pour une perquisition, j’avais signalé aux deux OPJ que, ma femme étant cardiaque, je lui avais caché que j’étais convoqué au commissariat. Je leur avais précisé qu’à une heure donnée elle quitterait notre domicile et je leur demandais d’attendre cette heure-là pour y faire leur apparition. Or ils n’avaient tenu aucun compte de mon avertissement et, par leur arrivée intempestive à la maison, ils avaient déjà provoqué chez ma femme un sérieux malaise cardiaque.

Ce 13 novembre, je les ai vertement tancés. Je leur ai dit leur fait. Ils se sont calmés.

Les policiers en uniforme sont repartis à 7h30. Les OPJ, une jeune femme et un homme jeune, ont opéré de 6h20 à 10h30.

J’ai refusé de répondre à leurs questions. A toutes les questions de la police, j’ai pris le pli, depuis près de trente ans, de répondre : “Pas de réponse”, et cela même si la question est bénigne. Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique.

Une fois de plus, mes deux OPJ ont fait chou blanc. Une fois encore, ils n’ont trouvé ni l’ordinateur, ni les documents recherchés.

Ils étaient porteurs de cinq (!) commissions rogatoires. Les plus importantes concernaient ma participation à la conférence de Téhéran (11-12 décembre 2006). Jacques Chirac est à l’origine de ces plaintes-là ainsi qu’une organisation « anti-raciste » essentiellement juive.

Je sollicite l’indulgence de mes correspondants si, à l’avenir, je suis amené, pendant un certain temps, à laisser leurs messages ou leurs lettres sans réponse. J’entre à nouveau dans une période de turbulence. Je ne trouve toujours pas d’avocat pour succéder à Eric Delcroix, qui a pris sa retraite. Soit dit en passant, je prie mes correspondants de ne pas venir me recommander tels ou tels avocats, réputés courageux mais qui ne sont que des lâches habitués à plastronner. (Un modèle du genre : Jacques Vergès. Je suis peiné de voir combien peu ont percé à jour la comédie qu’il nous joue. Sa ficelle, de la grosseur d’une corde : la surenchère dans l’antiracisme. « Barbie raciste ? Vous plaisantez ! Il n’y a pas eu plus racistes que les colonialistes français ou encore les Australiens, exterminateurs de la race tasmanienne »).

En France comme ailleurs, les juifs exigent, en ce moment, une répression accrue du révisionnisme. A mesure que l’Etat d’Israël multipliera les provocations à l’endroit des Palestiniens, il se mettra dans un péril croissant, jusqu’à entraîner, ne lui en déplaise, la disparition du régime sioniste. Pour l’heure, ce régime doit à tout prix sauvegarder l’arme numéro un de sa propagande : le mensonge de la religion de « l’Holocauste » avec ses prétendues chambres à gaz homicides.

Attendons-nous tous à être traités en Palestiniens. Pour ma part, je ne plierai pas. Certains me reprochent parfois d’oublier, dans mon combat, que le premier devoir d’un homme serait de préserver la sécurité de sa femme et de ses enfants. Mais peut-être n’est-ce là que le second devoir d’un homme. Peut-être le premier devoir d’un homme est-il d’être un homme.

Je ne perds pas de vue que mon sort reste enviable si je le compare à celui de bien d’autres révisionnistes tels, par exemple, en Allemagne, Ernst Zündel et Germar Rudolf ou, en Autriche, Wolfgang Fröhlich et Gerd Honsik, ou encore Fredrick Töben à Londres. Je songe aussi à l’héroïque Français Vincent Reynouard, à sa femme et à leurs sept enfants.

13 novembre 2008

Saturday, July 19, 2008

Répression contre le révisionnisme français en l’espace de huit mois (novembre 2007-juin 2008)



Sur le plan judiciaire, la répression exercée contre le révisionnisme historique ne cesse de s’aggraver. Les magistrats se font de plus en plus expéditifs et cyniques. Les grands médias, quant à eux, passent sous silence une bonne partie des procès et des condamnations. S’ils rapportent les condamnations, c’est en minimisant systématiquement leur gravité financière. L’historien retiendra, en particulier, que, de nos jours, un père de famille de sept enfants, Vincent Reynouard, dénué de ressources parce qu’il a été chassé de ses emplois successifs quand ses employeurs ont eu vent de son révisionnisme, peut être condamné à deux ans de prison ferme (un an à Bruxelles et un an à Colmar) et au versement d’un total de 90 000 euros sans que les grands médias soufflent mot de cet extraordinaire état de fait. « Silence, on bâillonne ! » Quant à l’association « Liberté pour l’histoire », présidée par Pierre Nora, bien que mise au courant de ce cas, elle l’a, elle aussi, passé sous silence et elle va jusqu’à recommander une défense active de la loi Fabius-Gayssot qui est au fondement de cette répression. Robert Ménard, responsable de « Reporters sans frontières », s’agite, sous l’œil des caméras, en faveur des victimes de la police de la pensée en Syrie ou en Chine mais se soucie comme d’une guigne de la répression qui s’exerce contre les révisionnistes en Europe, en Australie, aux Etats-Unis et au Canada. Il semble ne pas même voir ce qui, en la matière, se passe à Paris, quasiment à sa porte.
A titre d’exemples, voici quelques échantillons des sanctions prononcées dernièrement contre des révisionnistes, en l’espace de huit mois (novembre 2007-juin 2008).
1) 8 novembre 2007 : Vincent Reynouard, 39 ans, père de sept enfants, possède un diplôme d’ingénieur chimiste délivré par l’Institut supérieur de la matière et du rayonnement [atomique] (ISMRa de Caen), option chimie organique. Il a été exclu de l’enseignement pour cause de révisionnisme et condamné par le tribunal de Saverne pour la publication d’une brochure sur « l’Holocauste » à un an de prison ferme, 10 000 euros d’amende, 3 000 euros de dommages-intérêts au bénéfice de la LICRA et 300 euros de frais judiciaires. Audience d’appel prévue à Colmar.
2) 8 janvier 2008 : Georges Theil, 67 ans, retraité des télécommunications, a été condamné par le tribunal de Lyon (3 janvier 2006) à six mois de prison ferme, à 10 300 euros d’amende et à 46 000 euros de dommages-intérêts et de frais de publications judicaires pour des propos tenus en octobre 2004 notamment sur l’impossibilité du fonctionnement des « chambres à gaz nazies », propos tenus en privé avec un journaliste qui les a enregistrés, puis télédiffusés sur une chaîne régionale. Le 8 janvier 2008, le juge d’application des peines (JAP) de Grenoble, sa ville de résidence, décide que G. Theil n’aura pas le droit au port du bracelet électronique (mesure normalement autorisée pour les personnes de son âge), mais devra être effectivement détenu en prison pendant six mois ; les raisons invoquées par le JAP sont que G. Theil ne présente, à l’évidence, aucun signe de repentir et que, chez lui, le risque de récidive est important. Décision d’appel prévue pour le 27 juin 2008.
3) 15 janvier 2008 : Robert Faurisson, 78 ans, retraité, se voit notifier que la Cour de cassation, laquelle n’a pas à justifier sa décision, a déclaré « non admis » son pourvoi contre un arrêt en date du 4 juillet 2007 le condamnant, pour avoir accordé une interview à une radio iranienne, à trois mois d’emprisonnement avec sursis, 7 500 euros d’amende, 10 500 euros de dommages-intérêts et divers frais judiciaires.
4) 24 janvier 2008 : le même Robert Faurisson, à la veille de ses 79 ans, est poursuivi, sur triple commission rogatoire du procureur de Paris, notamment pour sa participation à la conférence de Téhéran sur « l’Holocauste » (11-12 décembre 2006) ; il subit au commissariat de police de Vichy garde à vue et fouille à corps avec remise de ses lunettes, de sa ceinture, de son portefeuille, de son porte-monnaie et de divers livres et papiers ; quatre officiers de police judiciaire, dont trois venus de Paris, procèdent à la perquisition de son domicile en présence de son épouse, gravement malade.
5) 8 février 2008 : affaire de l’hebdomadaire Rivarol. A la suite de la publication d’une interview de Jean-Marie Le Pen, qui a déclaré : « En France du moins, l’occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine », le Tribunal correctionnel de Paris (XVIIe chambre) condamne, sur le fondement de la loi Gayssot et de la loi réprimant l’apologie de crime de guerre, la directrice de l’hebdomadaire à 5 000 euros d’amende, J.-M. Le Pen à 10 000 euros d’amende et trois mois de prison avec sursis, et l’auteur de l’interview à 2 000 euros d’amende. Les trois condamnés devront verser solidairement 10 500 euros de dommages-intérêts et insérer à leurs frais le texte du jugement dans les journaux Le Monde, Le Figaro, Libération ainsi que dans Rivarol. Audience d’appel fixée au 29 octobre 2008.
6) 28 février 2008 : Bruno Gollnisch, 58 ans, professeur à l’Université Lyon III, spécialiste du droit japonais, député européen (FN) et bras droit de J.-M. Le Pen, est condamné par la Cour d’appel de Lyon pour avoir déclaré, selon la cour, que, sur le sujet des chambres à gaz, les historiens doivent pouvoir discuter librement. Le jugement du 18 janvier 2007 est confirmé : trois mois de prison avec sursis, une amende de 5 000 euros et environ 30 000 euros de dommages-intérêts, de frais de procédure et de publications judiciaires ; son université l’a privé pour cinq ans du droit d’enseigner et a réduit son traitement de la moitié.
7) 18 mars 2008 : Eric Delcroix, 63 ans, avocat à la retraite, se voit refuser l’honorariat parce que, dans le passé, il a été condamné sur le fondement de la loi Gayssot pour avoir écrit un ouvrage sur l’atteinte à la liberté d’expression que constitue ladite loi.
8) Mai 2008 : J.-M. Le Pen , 79 ans, encourt de nouvelles poursuites en raison d’un entretien publié dans le mensuel Bretons. Pour la quatrième fois depuis 1987, il y parle des « chambres à gaz » comme d’« un détail de l’histoire ».
9) 21 mai 2008 (sans rapport direct avec la loi Gayssot) : le 11 novembre 2006, Robert Badinter s’était vanté, sur la chaîne ARTE, d’avoir, en 1981, « fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». L’intéressé a porté plainte pour diffamation. Le 21 mai 2007, le Tribunal correctionnel de Paris (XVIIe chambre) a conclu que R. Badinter avait « échoué en son offre de preuve » et qu’il avait diffamé R. Faurisson mais … de bonne foi. Débouté et condamné à verser 5 000 euros, R. Faurisson n’a pas interjeté appel.
10) 19 juin 2008 (en rapport avec l’équivalent belge de la loi Gayssot) : à Bruxelles, le Belge Siegfried Verbeke et le Français Vincent Reynouard sont condamnés pour révisionnisme à un an de prison ferme et à de lourdes peines financières. Un mandat d’arrêt national est lancé et un mandat d’arrêt européen est en préparation.
11) 25 juin 2008 : la Cour d’appel de Colmar condamne V. Reynouard à un an de prison ferme et à de lourdes peines financières. A l’heure présente, V. Reynouard se trouve donc condamné à un total de deux ans de prison et au versement de 90 000 euros, somme vertigineuse pour un père de famille nombreuse au chômage.
12) 27 juin 2008 : la Cour d’appel de Grenoble confirme la décision du JAP : Georges Theil ne bénéficiera pas du régime de surveillance électronique car « l’admettre au bénéfice d’un aménagement de peine ne pourrait que le conforter dans ses convictions » (p. 3 de l’arrêt). On notera que, devant cette cour, constituée de Mmes Marie-Françoise Robin, Astrid Rauly et Catherine Brun, G. Theil est débouté à cause de ses convictionsopinions que l’on tient pour vraies et auxquelles on est fortement attaché », selon Hachette, Le Dictionnaire du français, 1989).
13) 27 juin 2008 (en rapport avec l’équivalent allemand de la loi Gayssot) : malgré sa conduite irréprochable en prison, Ernst Zündel se voit refuser sa mise en liberté aux 2/3 de sa peine de cinq années de prison, et ce à cause de ses convictions.
Le 20 décembre 2007, en leur présentant mes vœux pour 2008, j’avais annoncé à mes correspondants une nouvelle année qui, comme la précédente, serait à qualifier d’« horribilis ». Je leur écrivais : Plus que jamais le mot d’ordre à scander sera : « Juivre ou mourir ! » Repris de Céline, ce slogan est aujourd’hui devenu celui de notre nouveau roi de France (Nicolas Sarkozy) et de sa supposée favorite (Carla Bruni), la nouvelle Esther. Notre roi ira prochainement se faire sacrer au Vatican, puis en Israël. C’est, je crois, le 13 février, qu’il honorera de sa présence le somptueux banquet casher du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) où, chaque année, se pressent nos élites. Cinq jours auparavant, la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris aura lourdement condamné à la fois Jean-Marie Le Pen, Camille-Marie Galic, directrice de Rivarol, et son journaliste, Jérôme Bourbon ; puis, vers la fin du mois, Georges Theil sera, à son tour, condamné par la cour d’appel de Bordeaux après l’avoir été par celle de Lyon. Bruno Gollnisch sera condamné le 28 février par la même cour d’appel de Lyon en dépit du fait qu’il a, enfin, publiquement admis l’existence des magiques chambres à gaz. Je ne parle pas de ce qui attend aussi bien l’héroïque Vincent Reynouard (père de sept enfants) que les Allemands Silvia Stolz et Horst Mahler ou l’Australien Fredrick Töben ou encore nos prisonniers de conscience à Mannheim, à Vienne ou ailleurs. Il faut bien que « la Tolérance » exerce ses rigueurs. Pour emprunter au sabir qui est aujourd’hui « tendance », les « fondamentaux » de « l’esprit citoyen [juif] » se révèlent décidément « pérennes » sinon « ubiques ». Shalom !
Ce que j’annonçais ainsi s’est malheureusement vérifié. Toutefois deux rectifications s’imposent : la Cour de Bordeaux n’a pu condamner G. Theil, à cause de la prescription, et le statut de Carla Bruni a changé : la supposé favorite est devenue l’épouse en titre de N. Sarkozy. Au dîner du CRIF, ce dernier a en quelque sorte fait serment d’allégeance à Israël et à la diaspora juive.
19 juillet 2008

Tuesday, February 5, 2008

Robert Faurisson répond à six questions de la journaliste italienne Giovanna Canzano


1 Quelles sont pour vous les conquêtes les plus significatives du révisionnisme historique ?
[Au préalable, permettez-moi une mise au point : je me trouve être d’abord sujet britannique, puis citoyen français et je veux qu’il soit clair que c’est exclusivement en ma qualité de sujet britannique, et donc en homme libre, que je vais répondre à vos questions].
A condition de remplacer le mot de « conquêtes » par celui de « victoires », vous trouverez une réponse à votre première question dans un texte que j’ai précisément intitulé « The Victories of Revisionism » (Téhéran, 11 décembre 2006). J’y énumère vingt de nos victoires. Sur le strict plan scientifique et historique, ces victoires ont été si importantes en nombre et par leur étendue qu’il ne reste plus pierre sur pierre de l’édifice de mensonges construit par la religion de « l’Holocauste ». Sur le plan médiatique, en revanche, notre échec est cuisant puisque – force est de le constater – malgré notre présence sur Internet, avec l’Aaargh-VHO, Radio Islam et tant d’autres sites révisionnistes, le grand public semble ignorer à peu près tout de nos succès comme de la déroute de nos adversaires.
Prenons le cas du juif américain Raul Hilberg ; il est le Number One des historiens de ce qu’on appelle « Holocauste » ou « Shoah » et que, pour sa part, il préfère nommer « la destruction des juifs d’Europe ». C’est en 1961 qu’il a publié sa première version de The Destruction of the European Jews. A l’époque, il soutenait avec aplomb la thèse selon laquelle Adolf Hitler avait donné deux ordres d’exterminer les juifs d’Europe (p. 177). Ces ordres, dont, curieusement, il n’indiquait ni les dates ni les contenus respectifs, avaient été, selon lui, suivis d’instructions diverses aboutissant, d’une part, à des massacres systématiques de juifs par les Einsatzgruppen en Russie et, d’autre part, à l’édification de « camps d’extermination » (sic) en Pologne ou en Allemagne, en particulier à Auschwitz ; toujours à l’en croire, afin de perpétrer ce crime spécifique et sans précédent, les Allemands avaient inventé et utilisé des armes spécifiques et sans précédent appelées soit « camions à gaz », soit « chambres à gaz » (utilisant, en particulier, l’insecticide Zyklon B). Mais, d’année en année, sous la pression de la critique révisionniste qui lui demandait des preuves et non de prétendus témoignages, R. Hilberg a dû battre en retraite. En 1983, il a fini par déclarer que, toute réflexion faite, ce gigantesque massacre n’avait pas été concerté (comme il l’avait d’abord écrit) mais s’était produit spontanément, au sein de la vaste bureaucratie allemande, « par une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » (« by an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy »). En janvier 1985, au début du premier des deux grands procès intentés par des organisations juives canadiennes au révisionniste Ernst Zündel, à Toronto, nous lui avons fait confirmer sous serment ces étranges propos. Au cours de la même année, dans la seconde édition de son ouvrage, il a, une nouvelle fois, exposé la nébuleuse théorie selon laquelle la destruction des juifs d’Europe s’était produite par un phénomène de génération spontanée et s’était développée par transmission de pensée. Il précisait que l’entreprise criminelle en question s’était déroulée sans plan, sans agence spéciale, sans directives ni autorisations écrites, sans ordres, sans explications, sans budget, sans donc laisser de trace pour l’historien. D’où, si l’on comprend bien, l’impossibilité pour l’historien de produire des preuves. Il a conclu : « En dernière analyse, la destruction des juifs ne fut pas tant accomplie par l’exécution de lois et d’ordres que par suite d’un état d’esprit, d’une compréhension tacite, d’une consonance et d’une synchronisation » (La Destruction des juifs d’Europe, Paris, Fayard, 1988, p. 53 ; dans l’original : « In the final analysis, the destruction of the Jews was not as much a product of laws and commands as it was a matter of spirit, of shared comprehension, of consonance and synchronization », The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 55). Or, dans toute l’histoire du monde, on ne connaît pas un seul crime aux proportions gigantesques qui se serait ainsi produit par l’opération du Saint-Esprit et qui, ne laissant aucune trace de sa conception, de ses préparatifs ou de son organisation, aurait, au surplus, produit des millions de « miraculés » ayant échappé au supposé massacre.
Dès 1978/1979, dans le journal Le Monde, j’avais montré que l’existence des prétendues chambres à gaz hitlériennes se heurtait à une impossibilité technique radicale et j’avais mis la partie adverse au défi de nous montrer comment un meurtre de masse tel que le prétendu génocide des juifs avait été possible techniquement. Dans une déclaration commune signée de 34 historiens et auteurs français, dont Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, Fernand Braudel et Jacques Le Goff, on m’avait répliqué : « Il ne faut pas se demander comment techniquement un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde, 21 février 1979). C’est ce qui s’appelle tout à la fois avouer sa propre impuissance et imposer aux autres le respect d’un tabou. Au fond, R. Hilberg a connu, en 1983-1985, un désarroi et une humiliation comparables à ce qu’avaient subi en France, dès 1979, ses 34 collègues ou amis. Si vous voulez d’autres exemples des concessions auxquelles nous avons acculé les tenants de la thèse du génocide des juifs et des chambres à gaz nazies, reportez-vous, dans mon texte du 11 décembre 2006, aux dix-huit autres cas que j’ai retenus. Ne manquez surtout pas celui de Jean-Claude Pressac, un personnage qui avait été soutenu et vanté par le couple Klarsfeld ; après de multiples publications en faveur de la thèse officielle, J.-C. Pressac a fini, le 15 juin 1995, par signer, sous forme de réponse écrite à un questionnaire de Valérie Igounet, une sorte d’acte de capitulation en rase campagne où il a reconnu que le dossier de la thèse de l’extermination était « pourri », irrémédiablement « pourri », et qu’il était voué aux « poubelles de l’histoire ». Cet acte de capitulation nous a été caché pendant cinq ans. Le texte ne nous en a été révélé qu’en l’an 2000 ; il a été reproduit en un petit caractère typographique, à l’extrême fin d’un gros livre précisément signé de Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France (p. 651-652).
Pour ce qui est du nombre des morts d’Auschwitz, prétendu « camp d’extermination » (dénomination créée par des Américains) situé au cœur d’un prétendu système de liquidation physique des juifs, la vérité officielle n’a cessé de connaître des révisions à la baisse : jusqu’au début de 1990, ce nombre a été fixé à 4 000 000 de juifs et de non juifs ; en 1995, il est tombé à 1 500 000 ; puis, il a été successivement de 1 100 000, de 800 000, de 700 000 et de 600 000 ; en 2002, avec Fritjof Meyer, rédacteur en chef du Spiegel, il est descendu à 510 000. Il reste aux historiens officiels, c’est-à-dire aux auteurs non poursuivis en justice pour leurs écrits, encore des progrès à faire pour atteindre le chiffre réel d’environ 125 000 ; c’est, en effet, probablement à ce chiffre que s’est monté le nombre des morts en près de cinq ans dans les 39 camps du complexe d’Auschwitz, ravagé, notamment en 1942, par d’effroyables épidémies de typhus qui ont tué des détenus, des gardiens et jusqu’à des médecins-chefs en charge de la santé des détenus.
2 Pouvez-vous nous résumer brièvement les persécutions physiques et judiciaires que vous avez dû subir à cause de l’expression publique de vos thèses historiques ?
Mon lot a été le suivant : une dizaine d’agressions physiques, près de trente ans de procès, des perquisitions, un flot de condamnations judiciaires, des saisies à ma banque, une carrière brisée, d’ignobles retombées sur ma femme et sur mes enfants ; le tout à l’instigation ou avec la pleine approbation des autorités médiatiques, politiques, universitaires et cela dans une atmosphère d’hallali avec des appels au meurtre et des flots d’ordures et de boue déversés de toutes parts sur ma personne. Le bâtonnier des avocats de Paris, Christian Charrière-Bournazel, estime que les écrits ou propos de Faurisson ne sont que boue et ordure et il se décrit lui-même en « éboueur sacré ».
Mais, dans mon malheur, j’ai eu de la chance. Jusqu’ici, mon révisionnisme ne m’a pas valu un seul jour de prison ferme. Mon sort est enviable si je le compare à celui des révisionnistes qui, en Allemagne, en Autriche, en France, en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Suède ou au Canada ont été jetés en prison. Il y a cinq ans aujourd’hui, le 5 février 2003, la police américaine a enlevé Ernst Zündel à sa femme dans leur maison du Tennessee pour le mettre en prison, puis pour l’extrader au Canada qui, à son tour, l’a livré à l’Allemagne. Ses procès, d’abord à Toronto, puis à Mannheim, se sont déroulés dans des conditions révoltantes. Son internement à Toronto, pendant deux ans, a été digne de Guantánamo et d’Abou Graïb. Nul ne peut dire si ce juste, ce héros, sortira un jour de prison et pourra retrouver sa femme, ses enfants et ses petits-enfants.
3 La conférence révisionniste qui s’est tenue à Téhéran en décembre 2006 a provoqué une onde d’indignation mondiale ; a-t-elle aussi eu des retombées positives ?
Permettez-moi une rectification. La conférence de Téhéran ne peut ni ne doit être qualifiée de « révisionniste ». La vérité est qu’elle était ouverte à tous, y compris aux révisionnistes. Elle a fait connaître au monde entier l’existence du révisionnisme mais sans parvenir à briser l’étau de la censure qui s’est immédiatement partout resserré et qui fait que le grand public continue d’ignorer quels sont au juste nos arguments et nos conclusions. On a, un peu partout dans le monde occidental, crié au blasphème. De retour dans leurs pays d’origine, des participants de la conférence se sont retrouvés en butte à la répression, en particulier un Suédois, un Australien et deux des six courageux rabbins antisionistes qui avaient fait le déplacement : le grand rabbin d’Autriche et un rabbin de Manchester. Pour ma modeste part, je suis l’objet d’une enquête judiciaire réclamée à l’époque par Jacques Chirac ; j’ai été deux fois convoqué par la police judiciaire ; la seconde fois, tout récemment, j’ai été mis en garde à vue et ma maison a été perquisitionnée. Je vous invite à venir au procès qui se prépare ainsi mais dont la date n’est pas encore fixée. Je réserve à mes juges et au procureur une déclaration dont ils se souviendront. Aujourd’hui même, je viens d’apprendre que, dans une autre affaire (celle d’une interview accordée à « Sahar », station de la radio-télévision iranienne), la cour de cassation a confirmé que j’aurai à verser 18 000 euros d’amende et d’indemnités diverses.
4 Que pensez-vous de l’avenir du révisionnisme et, en particulier, des tentatives d’introduire en Italie une loi antirévisionniste comme la loi française ?
L’avenir du révisionnisme me paraît compromis et l’avenir des révisionnistes, particulièrement sombre. Le sort qui nous attend pourrait être comparable à celui des païens après le triomphe du christianisme au quatrième siècle de notre ère : l’effacement progressif. Je crains l’extension d’une loi antirévisionniste à l’échelle de l’Europe. Mais, vous devez le savoir, on peut réprimer le révisionnisme sans instituer pour autant une loi spécifique en ce sens. Voyez, par exemple, le comportement des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande avec, en particulier, en plus du cas d’Ernst Zündel, ceux de Germar Rudolf, de Fredrick Töben et de Joel Hayward (ce dernier, semi-révisionniste d’origine juive, a sauvé sa peau et sa carrière universitaire en se reniant). En France, bien avant la loi spécifique de 1990 (« loi Fabius-Gayssot »), on ne s’est pas gêné pour poursuivre des révisionnistes et les condamner en justice. « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Qui veut s’en prendre à un révisionniste l’accusera indifféremment de « dommage causé à autrui », de « diffamation », d’« incitation à la haine raciale », d’« apologie de crime », d’« atteinte aux droits de l’homme », de « terrorisme » ou de tel autre crime ou délit. Personnellement, j’ai été condamné aux Pays-Bas pour dommage à autrui par atteinte à la propriété littéraire ! Dans un ouvrage sur l’imposture du « Journal d’Anne Frank » j’avais été amené à citer abondamment des extraits de ce prétendu journal ; le tribunal néerlandais a décidé qu’en agissant ainsi j’avais commis une sorte de vol au préjudice des ayants droit d’Anne Frank et il a aussi jugé qu’en semant le doute sur l’authenticité dudit ouvrage j’avais porté atteinte à deux fondations (rivales en Shoah-Business !), l’une située en Suisse et l’autre aux Pays-Bas, défendant toutes deux la mémoire d’Anne Frank ; en outre, le tribunal a fait valoir que j’avais contraint le Musée Anne Frank d’Amsterdam à dépenser de l’argent pour entraîner du personnel à répondre aux questions posées par les visiteurs que mes arguments avaient pu troubler.
Il arrive à de braves gens de déclarer : « Je fais confiance à la justice de mon pays ». Personnellement, instruit par l’expérience de l’histoire, je ne vois pas comment on pourrait accorder sa confiance à des magistrats. La grande majorité des juges sont d’une docilité d’enfants sages issus de parents sages. En matière de procès pour révisionnisme, si je fais confiance aux magistrats, c’est plutôt pour leur aptitude, quand il le faut, à bafouer la plus élémentaire justice. En France, à trois reprises, j’ai porté plainte pour diffamation ; à trois reprises, les juges ont reconnu que j’avais raison mais ils m’ont néanmoins débouté car, à chaque fois, ils ont décrété que mon diffamateur était « de bonne foi ». Le dernier exemple en date est celui du procès qu’il m’a fallu intenter à Robert Badinter parce que ce personnage avait osé dire à la télévision : « J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». Les juges ont décidé que R. Badinter avait « échoué en son offre de preuve », c’est-à-dire qu’il s’était montré incapable de justifier son assertion ; ils ont reconnu que cet ancien avocat et ancien ministre (de la Justice) m’avait diffamé mais ils ont ajouté, sans en fournir la preuve, que mon diffamateur avait été « de bonne foi » et ils m’ont condamné à lui verser 5 000 euros, somme qui, pour moi, dans ce procès, s’est ajoutée à bien d’autres frais ; j’ai versé ces 5 000 euros mais, n’ayant pas d’autre argent, j’ai renoncé à interjeter appel. Tous les journaux qui ont rendu compte de l’affaire ont expliqué à leurs lecteurs que R. Badinter, qui avait dit : « J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire », avait gagné le procès et que Faurisson avait dû s’incliner devant le verdict ; ils ont caché ou voilé le fait que R. Badinter m’avait diffamé, fût-ce « de bonne foi ».
5 Vous avez souvent comparé les présumées armes de destruction massive de Saddam Hussein aux chambres à gaz hitlériennes : pouvez-vous clarifier ce concept ?
Le 23 juin 2003, j’avais rédigé un article consacré à l’arrestation à Vienne d’un révisionniste, l’ingénieur chimiste et spécialiste des chambres à gaz de décontamination Wolfgang Fröhlich, qui purge d’ailleurs actuellement une peine de six ans et cinq mois de prison. Dans cet article, j’avais évoqué l’offensive conduite par les politiciens américains Rudy Giuliani et George W. Bush contre des « révisionnistes » qui, déjà depuis un bon moment, avaient découvert que les armes de destruction massive attribuées à Saddam Hussein n’existaient tout simplement pas. Le 16 juin 2003, Bush avait condamné « un tas d’histoire révisionniste maintenant en marche » (« a lot of revisionist history now going on »). J’avais saisi cette occasion pour tracer un parallèle entre, d’une part, F. D. Roosevelt et G. W. Bush, et, d’autre part, Adolf Hitler et Saddam Hussein. J’écrivais :
En janvier 1944, le président Roosevelt, manipulé par Henry Morgenthau Jr, son secrétaire d’Etat au trésor, créait le Conseil des réfugiés de guerre (War Refugee Board ou WRB), qui allait fabriquer un rapport, devenu depuis tristement fameux, sur : « Les camps d’extermination allemands – Auschwitz et Birkenau ». En septembre 2001, le président Bush, manipulé par Paul Wolfowitz, créait le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans ou OSP), qui allait fabriquer de fallacieux rapports sur les armes de destruction massives de l’Irak (Weapons of Mass Destruction ou WMD). Ce bureau est dirigé par Abram Shulsky. Au sein dudit bureau les quatre responsables en charge des rapports sur ces armes de destruction massive se désignent eux-mêmes sous le nom de « la cabale » [juive] ! Seymour Hersh, journaliste américain de renom, en a fait la révélation dans un long article du New Yorker daté du 12 mai [2003] et, en France, Jacques Isnard l’a rapporté dans Le Monde du 7 juin, en page 7.
Je concluais alors :
Pareils mensonges. Pareils menteurs. Pareils bénéficiaires. Pareilles victimes. Il semble donc qu’on ait besoin d’un pareil travail révisionniste.
Par la suite, Le Monde du 17 juin avait publié en première page un article ironiquement intitulé : « Saddam était méchant, donc il avait des armes prohibées ». Le lendemain, j’ai envoyé au journal, pour publication, une missive dont le contenu se limitait à une phrase : « Hitler était méchant, donc il avait des chambres à gaz et des camions à gaz » mais, comme on s’en doute, mon impertinente missive n’a pas été publiée.
6 Depuis quelques années maintenant le révisionnisme se trouve appelé communément « négationnisme » parce que, dit-on, il a un caractère éminemment destructif. Qu’en pensez-vous ?
« Négationnisme » est un barbarisme et, à ceux qui me traitent de « négationniste », je pourrais, forgeant à mon tour un barbarisme, répliquer qu’ils sont, eux, des « affirmationnistes ». Dans le Faust de Goethe, Méphistophélès est « l’esprit qui toujours nie ». Or les révisionnistes ne sont pas diaboliques et ils ne nient rien, et surtout pas l’évidence ; au terme de leurs recherches, ils se contentent d’affirmer que telle conviction, largement partagée, n’est qu’une illusion. Galilée ne niait pas ; il constatait l’existence d’une erreur ou d’une superstition et il insistait pour que, dans un domaine particulier de la connaissance, l’astronomie, on revoie, on corrige, on révise ce que jusqu’ici on croyait exact et qui, à son avis, était faux. Le révisionnisme est POSITIF, parfois même positiviste. Il préconise la réflexion, la vérification, l’effort, le travail, la recherche. Et puis il se trouve être aussi un HUMANISME. Il offre aux hommes un moyen de s’entendre au-delà de toute appartenance à un groupe national, politique, religieux ou professionnel. Il rejette l’argument d’autorité. Pour les révisionnistes, ce qu’affirment des savants, des professeurs, des magistrats n’est pas nécessairement exact ou conforme à la réalité et doit pouvoir être soumis à examen. Le révisionnisme nous en avertit : ce que la voix publique ressasse indéfiniment pourrait n’être qu’une légende, une croyance infondée. Attention à la calomnie ! Avant de répéter que l’Allemagne a commis le crime le plus atroce de tous les temps et d’ajouter que presque tout le reste du monde a été le complice de ce crime soit en y participant, soit en en détournant le regard, exigeons des preuves. De quel droit affirme-t-on que la patrie de Goethe et de Beethoven s’est déshonorée au point de construire des abattoirs chimiques pour y asphyxier des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ? De quel droit tant d’institutions juives se permettent-elles d’accuser pêle-mêle de complicité dans ce crime le pape Pie XII, le Comité international de la Croix-Rouge, Roosevelt, Churchill, de Gaulle, Staline, les alliés de l’Allemagne (y compris les Japonais, le Grand Mufti de Jérusalem, les Hindous libres de Chandra Bose) et les neutres, à commencer par la Suisse ? Se peut-il vraiment que seuls les juifs et leurs amis aient vu clair tandis que le reste du monde, ou peu s’en faut, aurait été aveuglé par la haine ou l’ignorance ? Le Canadien David Matas, avocat chevronné et autorité du « B’nai B’rith » (sorte de franc-maçonnerie exclusivement juive avec ambassadeurs auprès de l’ONU et d’autres organisations internationales), vient de déclarer, le 27 janvier 2008 : « L’Holocauste a été un crime dont la quasi-totalité des pays du globe ont été les complices » (« The Holocaust was a crime in which virtually every country in the globe was complicit »). Il me semble que, lorsque les révisionnistes viennent soutenir, au terme de leurs recherches, que D. Matas se trompe ou nous trompe en évoquant ainsi le prétendu génocide des juifs, nous devrions pour le moins prêter attention à ces recherches au lieu de les interdire par « la force injuste de la loi ». Qui, dans cette affaire, vous semble avoir un comportement normal et HUMAIN ? A votre avis, est-ce D. Matas et ses puissants amis ou le Germano-Canadien Ernst Zündel, lequel doit à ces gens-là d’avoir été envoyé en prison pour de si longues années ? Pour reprendre vos mots, je dirais donc qu’à mon sentiment, loin d’avoir « un caractère éminemment destructif », le révisionnisme est doté d’un caractère CONSTRUCTIF et éminemment HUMAIN.
A l’athée que je suis permettez la réflexion suivante : la religion de « l’Holocauste » n’est qu’un avatar de la religion vétéro-testamentaire. A l’instar de cette dernière elle est inhumaine. Elle enseigne la haine, la cruauté, la soif de vengeance et la violence. Elle nous traite tous en Palestiniens. Elle se moque de l’homme. Elle cherche à nous faire gober les histoires les plus loufoques qui soient. Il le faut bien : comme je vous l’ai dit, sur le plan de l’histoire et de la science ou, en un mot, de la raison, les Hilberg et les Pressac ont été laminés par les révisionnistes. Alors, en désespoir de cause et par goût, les tenants de l’Holocauste se sont tournés vers les Claude Lanzmann, les Elie Wiesel, les Marek Halter, les Steven Spielberg, c’est-à-dire des raconteurs d’histoires juives qui ont en horreur la science historique. Ils ne s’en cachent pas. E. Wiesel, qui est le plus grand de nos faux témoins, a fini par écrire dans ses mémoires : « Les chambres à gaz, il vaut mieux qu’elles restent fermées au regard indiscret. Et à l’imagination » (Tous les fleuves vont à la mer…, Le Seuil, 1994, p. 97). Quant à Claude Lanzmann, qui a fini par avouer qu’il avait payé, et cher, ses « témoins » allemands pour le film Shoah, il a toujours clamé sa haine des historiens et de leurs documents, allant jusqu’à ajouter que, s’il découvrait un film montrant une scène de gazage des juifs, il le détruirait. Ces sortes de commerçants sont en faveur des récits, des romans, des nouvelles, des films, du théâtre, des spectacles en tout genre, et ils sont même partisans du kitsch pourvu que cela serve ce qu’ils appellent la Mémoire. Ils sont en faveur de « la Mémoire » telle qu’elle s’écrit à Hollywood, à Yad Vashem ou dans les Disneylands que deviennent progressivement tous ces musées des horreurs qui prolifèrent à Auschwitz, à Berlin, à Washington ou en cent autres points du globe. Ils privilégient les méthodes hollywoodiennes ainsi que les pratiques scénographiques les plus malhonnêtes et ils dédaignent ouvertement l’histoire. Ils s’intéressent à l’art de susciter des émotions. Ils suivent les recettes du « story-telling », c’est-à-dire l’art de trousser une bonne histoire où le lecteur et le spectateur, goûtant à la fois le plaisir de l’indignation contre les méchants nazis et celui de la commisération envers les pauvres juifs, pourront se laisser aller aux pleurs. La littérature holocaustique regorge de récits d’horreurs et de miracles dignes de l’Ancien Testament avec ses histoires des Plaies d’Egypte, de la mer Rouge, des Murailles de Jéricho ou de Josué obtenant que le soleil arrête sa course afin que les juifs puissent achever un massacre. Il s’agit là d’une longue tradition juive où le mot d’ordre est : « Pas d’histoire mais des histoires ». Dans un texte daté du 15 juin 2006 et intitulé : « Mémoire juive contre l’histoire (ou l’aversion juive pour tout examen critique de la Shoah) », je narrais la mésaventure survenue au plus prestigieux des historiens israéliens, Ben Zion Dinur, né Dinaburg (1884-1973). Fondateur de l’Institut Yad Vashem, il avait eu l’audace de préconiser la méfiance du scientifique à l’égard des innombrables « témoignages » de « survivants » ou « miraculés » ; il voulait vérifier leur authenticité ; ce faisant, il avait provoqué une redoutable campagne qui l’avait finalement contraint à démissionner de la direction de Yad Vashem.
A partir de 1995-1996, les historiens de « l’Holocauste » ont définitivement cédé le pas aux servants de la Mémoire. En 1996, une sorte de sous-Pressac, Robert Jan van Pelt, universitaire canadien, aura été le dernier historien juif à essayer de défendre la thèse de « l’Holocauste » sur le plan scientifique. Depuis cette date les spécialistes du sujet multiplient les publications où chacun va de son interprétation personnelle de « l’Holocauste » mais sans plus jamais tenter de démontrer au préalable qu’il y a eu effectivement un génocide des juifs et des chambres à gaz nazies. En revanche, on nous intoxique d’une littérature ébouriffante dans le style des récits de Misha Defonseca, de Shlomo Venezia ou de ce sacré farceur de Père Patrick Desbois : une fillette juive, adoptée par des loups, traverse avec eux l’Europe entière à la recherche de ses parents déportés à Auschwitz ; les cheminées des crématoires lancent, jour après jour, nuit après nuit, des flammes vers le ciel (alors qu’un seul feu de cheminée aurait interrompu pour longtemps toute activité de crémation) ; quand les Allemands décident d’exécuter des foules de juifs, ils mobilisent des enfants auxquels ils ordonnent de frapper sur des casseroles pour couvrir le bruit des fusillades et les cris des victimes ; « nous étions trente jeunes filles ukrainiennes qui devaient, pieds nus, tasser les corps des Juifs et jeter une fine couche de sable dessus pour que les autres Juifs puissent s’allonger » (Père Patrick Desbois, Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon, 2007, p. 115-116) ; « Puis, un autre jour, dans un autre village, quelqu’un qui, enfant, avait été réquisitionné pour creuser une fosse nous raconte qu’une main sortant du sol s’est accrochée à sa pelle » (p. 92-93) ; « [Samuel Arabski] nous a expliqué, le regard empli de terreur, que la main d’un Juif sortie de la fosse est venu saisir sa pelle » (p. 102). On n’en finirait pas d’énumérer ces fantasmagories qui sont déshonorantes pour qui les invente, les imprime ou en fait des films et en même temps dégradantes pour qui est amené à en lire le récit ou à en voir la représentation.
Pour ma part, prenant acte de ce que, dans ces dix dernières années, l’historiographie de « l’Holocauste » s’est essentiellement réduite à ces sous-productions, j’ai l’impression que mon rôle s’achève. J’ai 79 ans. Je ne vais pas consacrer le peu qui me reste de vie à démontrer l’ineptie de plus en plus grossière du commerce ou de l’industrie de « l’Holocauste ». Les révisionnistes l’ont déjà amplement prouvé : l’histoire de la prétendue extermination des juifs et des prétendues chambres à gaz nazies est une imposture qui a ouvert la voie à une gigantesque arnaque politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand – mais non pas ses dirigeants – et le peuple palestinien tout entier. J’étais parvenu à cette conclusion en 1980. Aujourd’hui, 5 février 2008, je n’ai pas à y changer un iota.
Pour résumer en une phrase le bilan personnel des trente dernières années que je viens de consacrer au révisionnisme historique, je dirais que j’ai simplement voulu, avec des moyens dérisoires, servir une cause ingrate, celle de la science historique. Je ne vois rien d’autre à dire pour ma défense.
Je vous sais gré de m’avoir accordé la parole. Le premier journaliste qui ait bien voulu me la donner pour de bon a été l’un de vos compatriotes. Il s’appelait Antonio Pitamitz. C’était en 1979 dans le mensuel Storia Illustrata, disparu depuis. Aujourd’hui, un professeur d’université se bat âprement pour qu’on m’accorde le droit d’exposer mes vues – des vues qu’il ne partage peut-être pas lui-même – et il s’agit, là encore, d’un Italien. Vous le connaissez : il s’appelle Claudio Moffa.
5 février 2008

Thursday, January 24, 2008

Professor Faurisson in police custody for questioning and a search of his house


Retired university professor Robert Faurisson lives in the central French town of Vichy. At 9 AM on January 24 he answered a summons to appear at the local police station. No sooner had he arrived there than he was notified by three senior officers, sent from Paris the day before, that he was now in their custody for questioning and that a search of his house would also be carried out.

In December 2006 then French President Jacques Chirac had publicly called for an investigation into Faurisson’s participation in the conference in Tehran on the Holocaust (December 11th and 12th of that year). That conference was open to all, including revisionists. A British subject before being a French citizen, it was in English that the Professor, a specialist in “the appraisal of texts and documents (literature, history, media)”, briefly spelled out the results of his research on “the Holocaust”. His paper bore the title “The Victories of Revisionism”. In it he didn’t hide his belief that the more revisionism gained ground, particularly on the Internet, the more revisionists would face repression, first in the media, then at the hands of the police and the law courts.

The Minister of Justice then put a Paris prosecutor in charge of the investigation demanded by one who, dubbed “Superliar” by French television, was now anxious to come to the aid of an imperilled “Superlie”. On April 16, 2007 police lieutenant Séverine Besse and a colleague of hers were sent to Vichy to question the professor. But to each of their queries he was to reply stubbornly: “No answer”, and he had them put down the following statement in their official record: “I refuse to collaborate with the French police and justice system in the repression of historical revisionism”.

Nine months later, on January 24, 2008, the thought police re-offended. In the meantime an examining magistrate, Marc Sommerer, was assigned to the case. And he sent the same Séverine Besse to Vichy, accompanied this time by two other officers of the Police Judiciaire (OPJ). She made it known to the professor that he was henceforth in custody for questioning and that after a session with them in a room in the station his house would be searched. There then followed a bodily search, confiscation of wallet and change purse, pen, watch and… belt (whereas the chances are nil of a man of nearly 79 hanging himself in a police station office in the presence of three officers). In fact, it was all probably just his interrogators’ way of trying to intimidate a notorious recalcitrant, whose wife, as the police are aware, is for serious medical reasons in need of his constant presence. However, with the stubbornness of a Scottish mother’s son, R. Faurisson persisted in replying “No answer” to every question put. He reiterated his refusal to collaborate with the police and the justice system against revisionism. Then he was told that he was the target not of one but of three penal actions that had led to the issuing of as many warrants by examining magistrate Sommerer. The first two cited the professor directly for his participation in the Tehran conference; whilst one of these, originating both from the prosecution service and from a slew of pious organisations, attacked him for “disputing crimes against humanity” (under the Fabius-Gayssot law of 1990), the other, from the LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), charged him with “defamation”. The third action, tortuously worded, was brought “against persons unknown” by the daily Libération for the “pirating” of one of its pieces in the review Dubitando where, the police officers said, twenty of the professor’s articles had appeared.

Faurisson was then taken to his house. The three “OPJ’s” and a Vichy policewoman proceeded with the search. They drew a blank. They discovered neither the coveted computer nor, in a mountain of documents, the papers sought. At the end, towards 3 PM, the professor, making careful note of the three officers’ names, affirmed to them, as he’d had occasion to do before judges in court: “It may turn out that your existence will be noted in history only insofar as I’ll have mentioned your names and according to how I’ll have mentioned you”.

The day after this six-hour arrest for interrogation and search, that is, the 25th of January, the professor would celebrate his 79th birthday, not without a thought for those revisionist friends of his who were already in prison or who risked finding themselves there before long. He’d have a special thought for the heroic Vincent Reynouard, today a father of seven: ten years ago this maths teacher, adored by his pupils, was kicked out of the state school system in France for the crime of revisionism; at present his living conditions are more precarious than ever but he nonetheless keeps on doing copious research and producing revisionist material regularly; he stands up in person to the courts where the judges, noting his resolve, deny him the right to make a defence grounded in the substance of the case as he sees it, and sentence him with increasing severity; prison awaits him.

Faurisson would also be thinking of his fellow revisionists imprisoned in either Austria or Germany, for example Ernst Zündel, Germar Rudolf, Wolfgang Fröhlich, Gerd Honsik and indeed Sylvia Stolz, “the German Joan of Arc”.

Over the past nearly sixty years, long has grown the list of revisionists who have paid with their tranquillity, their health, their freedom and, sometimes, their lives for an attachment to the freedom of thought, the freedom of research (which, in history, should not see itself assigned any limits) and, finally, the freedom of expression.

January 24, 2008

Pour le professeur Faurisson : garde à vue et perquisition

Professeur à la retraite, Robert Faurisson habite Vichy. Le 24 janvier 2008, il a été convoqué au commissariat de police de sa ville à 9h du matin. A peine rendu sur place, il s’est vu notifier par trois officiers de la police judiciaire (OPJ), venus, la veille, de Paris, qu’il était mis en garde à vue et qu’une perquisition aurait lieu à son domicile.

En décembre 2006, Jacques Chirac, alors président de la République, avait publiquement demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire au sujet de la participation de Faurisson à la conférence de Téhéran sur l’Holocauste (11-12 décembre 2006). Cette conférence était ouverte à tous, y compris aux révisionnistes. Sujet britannique avant d’être citoyen français, c’est en anglais que le professeur, spécialiste de « critique de textes et documents (littérature, histoire, médias) », avait brièvement exposé les résultats de ses recherches sur « l’Holocauste ». Sa communication avait porté pour titre « The Victories of Revisionism ». Il n’y cachait pas que, plus le révisionnisme gagnerait de terrain, en particulier sur l’Internet, plus les révisionnistes seraient en butte à la répression d’abord médiatique, puis policière et judiciaire.

Le ministre de la Justice chargeait alors un procureur de Paris de diligenter l’enquête réclamée par « Supermenteur » soucieux de se porter au secours d’un « Supermensonge » en péril. Le 16 avril 2007, le lieutenant Séverine Besse et l’une de ses collègues étaient envoyées à Vichy pour y interroger le professeur. Mais à toute question posée ce dernier allait obstinément répondre : « Pas de réponse » et il faisait inscrire au procès-verbal la déclaration suivante : « Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique. »

Le 24 janvier 2008, soit neuf mois plus tard, la police de la pensée récidive. Entre-temps, un juge d’instruction a été nommé, Marc Sommerer. Ce dernier envoie de Paris à Vichy la même Séverine Besse accompagnée, cette fois-ci, de deux OPJ. Elle annonce au professeur qu’il est illico mis en garde à vue et qu’après son audition dans une pièce du commissariat son domicile va être perquisitionné. S’ensuivent fouille au corps, confiscation du portefeuille, du porte-monnaie, du stylo, de la montre et… de la ceinture (alors que sont nuls les risques de voir, dans un bureau, un homme de près de 79 ans se pendre en la présence de trois policiers). En fait, il s’agit probablement, pour ses interrogateurs, d’intimider un récalcitrant notoire, dont la police sait, par ailleurs, que, pour une grave raison d’ordre médical, l’épouse a besoin de la présence constante de son mari. Or, avec l’obstination d’un fils d’Ecossaise, à toute question posée R. Faurisson persiste à répondre : « Pas de réponse ». Il réitère son refus de collaboration avec la police et la justice contre le révisionnisme. On lui révèle qu’il fait l’objet non pas d’une mais de trois plaintes ayant donné lieu à la délivrance par le juge d’instruction Sommerer d’autant de commissions rogatoires. Les deux premières plaintes visent nommément le professeur pour sa participation à la conférence de Téhéran ; tandis que l’une, émanant à la fois du ministère public et d’une série de pieuses associations, lui fait grief de « contestation de crimes contre l’humanité » (loi Fabius-Gayssot de 1990), l’autre, provenant de la LICRA, le poursuit pour « diffamation ». La troisième plainte, biscornue, est portée « contre X » par le quotidien Libération pour « contrefaçon » de l’un de ses articles dans la revue Dubitando, où sont parus, disent les policiers, vingt textes du professeur.

Faurisson est alors conduit à son domicile. Les trois OPJ et une policière de Vichy procèdent à la perquisition. Ils font chou blanc. Ils ne découvrent ni l’ordinateur tant convoité ni, dans une montagne de documents, les pièces recherchées. Pour finir, vers 15h, prenant bonne note des prénoms et des noms des trois OPJ, le professeur leur déclare comme il lui est déjà arrivé de le faire devant des juges : « Peut-être ne passerez-vous à l’histoire que pour autant que je vous aurai nommés et comme je vous aurai nommés ».

Le lendemain de cette garde à vue de six heures, soit le 25 janvier, le professeur fêtera son 79e anniversaire, non sans une pensée pour ceux de ses amis révisionnistes qui sont déjà en prison ou qui risquent de s’y trouver sous peu. Il aura une pensée particulière pour l’héroïque Vincent Reynouard, aujourd’hui père de sept enfants ; il y a dix ans, ce dernier, un enseignant de mathématiques adoré de ses élèves, avait été chassé de l’Education nationale pour délit de révisionnisme ; actuellement ses conditions de vie sont plus précaires que jamais mais il multiplie néanmoins les enquêtes et les publications révisionnistes ; il affronte en personne les tribunaux dont les juges, constatant sa détermination, lui dénient le droit de présenter sa défense sur le fond et le condamnent avec une sévérité accrue ; la prison l’attend.

Faurisson songera également à ses confrères emprisonnés soit en Autriche, soit en Allemagne, qu’il s’agisse, par exemple, d’Ernst Zündel, de Germar Rudolf, de Wolfgang Fröhlich, de Gerd Honsik ou encore de Sylvia Stolz, « la Jeanne d’Arc allemande ».

Depuis près de soixante ans, longue est la liste des révisionnistes qui ont payé de leur tranquillité, de leur santé, de leur liberté et, parfois, de leur vie leur attachement à la liberté de pensée, à la liberté de recherche (qui, en histoire, ne devrait pas se voir assigner de limites) et, enfin, à la liberté d’expression.

24 janvier 2008

Sunday, December 12, 2004

Oriana Fallaci contre la répression du révisionnisme

Dans un récent ouvrage, l’Italienne Oriana Fallaci dénonce quelques exemples d’intolérance et d’arbitraire au pays des « Suisses glacieux » (Céline). Elle écrit fort justement que « la Suisse a le charmant petit vice consistant à juger par contumace et à l’insu de l’accusé » (La Force de la raison, traduit de l’italien par Victoire Simon, éditions du Rocher/Jean-Paul Bertrand, 2004, p. 27). Personnellement, j’ai été condamné le 15 juin 2001 à un mois de prison ferme et au versement de 230 FS par Michel Favre, juge d’instruction à Fribourg, pour la reproduction, dans une brochure éditée par René-Louis Berclaz, d’un article que j’avais intitulé Le Procès Amaudruz, une parodie de justice (éditions Vérité et Justice, août 2000). Ce juge d’instruction ne m’avait avisé d’aucune plainte ni d’aucune procédure à mon encontre. Il ne m’avait ni convoqué ni entendu. (Pour plus de détails sur ces points, on se reportera à mon texte, du 19 juin 2001, intitulé « La chasse aux révisionnistes »).

Evoquant d’abord le cas de Gaston-Armand Amaudruz, éditeur du très modeste mensuel Courrier du continent, puis mon propre cas, O. Fallaci écrit :

Un autre exemple [d’arbitraire helvétique] : l’historien suisse Gaston-Armand Amaudruz, octogénaire, qui publiait un petit mensuel révisionniste (revoir l’Histoire, c’est-à-dire la raconter d’une façon différente de la version officielle, est interdit de nos jours, vive la liberté !), et qui fut condamné à cause de cela, le 10 avril 2000, par le Tribunal de Lausanne, à un an de prison et une lourde amende. Un autre [exemple du même arbitraire] : l’historien français Robert Faurisson, révisionniste aussi, qui fut poursuivi en justice à son insu, le 15 juin 2001, et condamné à un mois de prison. Ferme aussi, malgré son âge avancé. Pour le motif qu’un de ses articles, publié en France, avait été repris par une revue helvétique. Donc, si [moi, Oriana Fallaci] j’ai été poursuivie en justice et condamnée à mon insu dans le pays des montres et des banques chères aux tyrans, pour finir en prison à Berne ou à Lausanne ou à Genève, il me suffirait d’aller boire un café à Lugano. Ou de me trouver dans un avion qui atterrit à Zurich à cause du mauvais temps ou d’un détournement. Mieux encore, il me suffirait d’attendre que la Suisse entre dans l’Union européenne et que le Parlement italien approuve le mandat d’arrêt européen, acceptant ainsi l’erreur commise après le Onze Septembre par l’ineffable Commission européenne (p. 27-28).

Effectivement le territoire helvétique est maintenant interdit aux révisionnistes, même pour un simple transit. Des révisionnistes suisses ont dû s’exiler. R.-L. Berclaz, qui avait cherché refuge d’abord en Roumanie, puis en Serbie, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international ; sur le point d’être arrêté par Interpol, il s’est livré aux autorités helvétiques qui viennent de l’incarcérer. Quant à G.-A. Amaudruz, il s’apprête, malgré un âge très avancé et un état de santé précaire, à retourner une nouvelle fois en prison.

Automatiquement assimilé à un dangereux raciste, tout révisionniste résidant en Europe est en passe de connaître arrestation, extradition éventuelle et emprisonnement. O. Fallaci a raison de le souligner mais, à la lire, on pourrait croire que les responsables de cet état de fait sont… les Arabo-Musulmans. En réalité, les instigateurs et les principaux bénéficiaires des lois qui permettent de tels abus sont des organisations juives, nationales ou internationales. De ce point, qui est capital, elle ne souffle mot à son lecteur. Pourquoi ?

12 décembre 2004