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Saturday, September 12, 2009

Nos gendarmes face à la Shoah

Cette année, dès l’âge de neuf ou dix ans, les enfants de France suivront, dans leur dernière année d’école primaire, des cours obligatoires de catéchisme ; il leur faudra apprendre et réciter les articles de notre nouvelle religion, celle de la Shoah. Mais nos gendarmes ne seraient-ils pas déjà logés à la même enseigne que nos enfants ? L’on est en droit de se poser la question quand on s’avise de consulter le « Site officiel Gendarmerie nationale » http://www.forum.reservistes.net/esog-eogn-gpx-officier-commissaire/concours-officier-gendarmerie-eogn-deroulements-annales-t5344.html#p5344. On y constate, par exemple, qu’en 2008, au « concours Officier de Gendarmerie », les candidats avaient eu à traiter les deux sujets suivants :


Culture générale : La repentance est-elle justifiée ?


Histoire : Le régime de Vichy.


On le sait, au somptueux dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), il arrive que figure parmi les invités le plus haut représentant de la gendarmerie française. Ce dernier peut alors, en bon gendarme qu’il est, procéder au constat suivant : dans son discours d’accueil, le président en exercice du CRIF ne manque pas de tancer tous ses prestigieux invités, c’est-à-dire l’élite de nos institutions gouvernementales, politiques, religieuses, diplomatiques, scolaires et universitaires. A la fin de la semonce du président, les invités, dans leur ensemble, accablent de compliments le donneur de leçons qui les a grondés et qui les a avertis qu’il les mettait sous surveillance pour l’année à venir.


Lorsque, en 2010, les pays de l’Union européenne auront adopté une loi Fabius-Gayssot aggravée [i] et peut-être même étendue [ii], je suggèrerai qu’au même concours de recrutement les candidats se voient proposer les sujets suivants :


Culture générale : Donnez-vous raison au philosophe Alain Finkielkraut qui a déclaré : « Ah, qu’il est doux d’être juif en cette fin de XXe siècle ! Nous ne sommes plus les accusés de l’Histoire, nous en sommes les chouchous » (Le Monde, 7 octobre 1998) ?


Histoire : Donnez-vous raison au philosophe Alain Finkielkraut qui a déclaré qu’aux yeux de certains les juifs peuvent apparaître comme « les chouchous de la mémoire » (Le Monde, 9 mars 2008) ? »


« La peur du gendarme » : l’expression désigne généralement la peur qu’inspire le gendarme. Désormais va-t-elle aussi marquer la peur qu’éprouve le (futur) gendarme à l’idée que les correcteurs de ses copies ne le trouveront peut-être pas suffisamment docile aux leçons de ses maîtres ? J’ai connaissance du nom d’un candidat qui, en 2008, pour parer à tout danger, a surenchéri dans ses copies ; selon son propre aveu, il s’est « préoccupé de n’écrire que ce qu’on cherchait à [lui] faire dire ». Il a réussi son examen. Il va être officier de gendarmerie. Personnellement, je n’ai jamais eu maille à partir avec les gendarmes. Soit lors d’enquêtes de gendarmerie ordonnées sur mon compte, soit lorsque, à l’occasion de mes procès, il a fallu que je m’explique devant un tribunal en la présence de gendarmes ou de gardes du palais de justice, j’ai, au contraire, noté l’intérêt, pour ne pas dire la sympathie, avec laquelle ces derniers écoutaient le récit de mes enquêtes révisionnistes. « Ce gars-là, il est des nôtres ! », ai-je même un jour entendu un gendarme souffler à un collègue à la sortie d’une audience de la XIe chambre de la cour d’appel de Paris. Il faut dire que je venais d’expliquer à la présidente de la cour que, dans mes enquêtes, j’avais à plusieurs reprises consulté le laboratoire central de la préfecture de police de Paris, rue de Dantzig, et qu’en France comme à l’étranger j’avais conduit certaines de mes recherches soit dans le style de la police technique, c’est-à-dire sur la scène du crime supposé, soit selon les méthodes de la police scientifique, c’est-à-dire en recourant aux services de laboratoires.


A partir des années 1995-1996, nos historiens officiels ont commencé à sentir qu’il y avait « de l’eau dans le gaz » d’Auschwitz. Auparavant ils avaient cru trouver un sauveur en la personne du pharmacien Jean-Claude Pressac, l’acolyte du couple Klarsfeld, mais, pour reprendre ses propres termes, Pressac avait fini par jeter aux « poubelles de l’histoire » (sic) le dossier, qu’il jugeait finalement « pourri » (resic), de l’histoire officielle de la déportation. Environ dix ans plus tard, un autre apparent sauveur, le Père Patrick Desbois, était porté au pinacle ; mais, là encore, il semble qu’il va falloir déchanter. En tout cas le sauveur commence depuis quelques mois à être sérieusement chahuté par certains de ses pairs. Il faut dire qu’avec sa Shoah de substitution, qu’il baptise « Shoah par balles » ou « Shoah par étouffement sous édredons ou coussins », le bon père apparaît surtout comme un sacré farceur. Ajoutons que, de nos jours, bien des juifs se mettent à craindre que l’obsédant tam-tam holocaustique ne provoque la fatigue générale (aux Etats-Unis on parle déjà couramment de « Shoa fatigue »). Ces juifs-là sentent que leur religion de la Shoah est en péril. Pour venir à son secours, ils n’ont d’autre ressource que d’en imposer l’enseignement et de faire peur à tout le monde. Ils comptent d’abord sur la peur ordinaire que tout honnête homme va éprouver devant la loi, les juges, les policiers, les gendarmes ou les chiens courants de nos médias ; mais ils tablent aussi sur une autre forme de peur, une peur sacrée, obscure, ambiante, qui incite chacun à pratiquer dans son for intérieur la plus radicale des censures : l’autocensure ; celle-là monte la garde de jour comme de nuit et ne laisse rien passer.


Il n’empêche : à la place des juifs dans leur ensemble, on ne serait pas fier d’inspirer tant de peur à tant de braves gens. Un jour ou l’autre, les « caves » risquent de « se rebiffer ». L’histoire est sujette à de brusques retournements. Céline nous le dit en son français de France, « les couillons n’ont pas fini d’être ahuris par les galipettes de l’histoire. »

12 septembre 2009



[i] La loi Fabius-Gayssot (13 juillet 1990) interdit de contester les « crimes contre l’humanité » tels que définis et punis notamment par le Tribunal militaire international de Nuremberg (1945-1946) ; il va de soi que « l’humanité » se réduit ici, dans la pratique, essentiellement aux seuls juifs et cela à l’exclusion formelle, par exemple, des civils allemands systématiquement phosphorisés ou des civils japonais systématiquement atomisés.

Dans les années qui ont suivi la promulgation de cette loi, compte tenu de la ferveur des juges à châtier toute forme possible de cette contestation, les condamnations prononcées par ces derniers ont fini par faire jurisprudence au point qu’il est devenu interdit non seulement de contester mais de paraître contester. Ainsi peut-on lire dans le Code pénal, 103e édition, 2006, p. 2059 B, que la contestation est devenue punissable « même si elle est présentée sous une forme déguisée ou dubitative ou par voie d’insinuation » ; en outre, « la minoration outrancière du nombre des victimes » est également devenue punissable. Si, pour répondre à un journaliste qui vous demande votre opinion sur l’existence de ce qu’on appelle « les chambres à gaz nazies », vous vous hasardez à répondre : « Personnellement, je n’ai pas d’opinion sur le sujet mais je souhaite que les historiens puissent librement traiter de ce point », vous encourrez les foudres de la justice française.

[ii] Il est question que le délit de contestation s’étende également à la contestation des « crimes contre l’humanité » commis contre les Arméniens et contre les Noirs. En tout état de cause seraient exclus les crimes commis contre les Vendéens ou, à travers les siècles, contre les prolétaires de nos usines ou de nos champs ou encore contre la chair à canon de nos boucheries à répétition ou contre les victimes de l’Epuration ou contre les minorités allemandes déportées en masse (avec, à la clé, vols, viols et meurtres en série) ou contre les prisonniers, par dizaines de millions, du Goulag russe et du Laogai chinois.

Tuesday, July 15, 2008

Roosevelt en prière… pour mieux tuer


Dans son volume 14 (juin 2008), la revue Tabou (Editions Akribeia, 45/3, Route de Vourles, 69230 Saint Genis Laval) reproduit quelques fragments d’une prière lue à la radio par F.-D. Roosevelt le 14 juin 1942. Le 14 juin est, aux Etats-Unis, le “Flag Day” ou “Jour du drapeau national”. Ci-dessous, après l’adresse où il peut être consulté, on trouvera d’abord dans sa version anglaise, puis dans sa traduction en français le texte de cette prière, qui serait due à un certain Stephen Vincent Benét.

http://www.scribd.com/doc/222180/We-Stand-United-and-other-Radio-Scripts-by-Stephen-Vincent-Benet

Prayer


God of the free, we pledge our hearts and lives today to the cause of all free mankind. Grant us victory over the tyrants who would enslave all free men and nations. Grant us faith and understanding to cherish all those who fight for freedom as if they were our brothers. Grant us brotherhood in hope and union, not only for the space of this bitter war, but for the days to come which shall and must unite all the children of earth.


Our earth is but a small star in the great universe. Yet of it we can make, if we choose, a planet unvexed by war, untroubled by hunger or fear, undivided by senseless distinctions of race, color or theory. Grant us that courage and foreseeing to begin this task today that our children and our children's children may be proud of the name of man. The spirit of man has awakened and the soul of man has gone forth. Grant us the wisdom and the vision to comprehend the greatness of man's spirit, that suffers and endures so hugely for a goal beyond his own brief span. Grant us honor for our dead who died in the faith, honor for our living who work and strive for the faith, redemption and security for all captive lands and peoples. Grant us patience with the deluded and pity for the betrayed. And grant us the skill and valor that shall cleanse the world of oppression and the old base doctrine that the strong must eat the weak because they are strong. Yet most of all grant us brotherhood, not only for this day but for all our years -- a brotherhood not of words but of acts and deeds. We are all of us children of earth -- grant us that simple knowledge. If our brothers are oppressed, then we are oppressed. If they hunger, we hunger. If their freedom is taken away, our freedom is not secure. Grant us a common faith that man shall know bread and peace -- that he shall know justice and righteousness, freedom and security, an equal opportunity and an equal chance to do his best, not only in our own lands, but throughout the world. And in that faith let us march toward the clean world our hands can make.

Amen.


Prière


Dieu des hommes libres, nous vouons aujourd’hui nos coeurs et nos vies à la cause de l’humanité libre tout entière. Accorde-nous la victoire sur les tyrans qui voudraient asservir tous les hommes et toutes les nations libres. Accorde-nous foi et compréhension afin de chérir tous ceux qui se battent pour la liberté comme s’ils étaient nos frères. Accorde-nous la fraternité dans l’espoir et dans l’union, non seulement pour la durée de cette âpre guerre mais pour les jours à venir qui uniront et doivent unir tous les enfants de la terre.


Notre terre n’est qu’une petite étoile dans le grand univers. Pourtant, si tel est notre choix, nous pouvons en faire une planète épargnée par la guerre, à l’abri de la faim ou de la peur, sans divisions dues à d’insensées distinctions de race, de couleur ou de théorie. Accorde-nous ce courage et cette prévoyance afin d’entreprendre aujourd’hui cette tâche pour que nos enfants et les enfants de nos enfants puissent être fiers du nom d’homme. L’esprit humain s’est éveillé et l’âme humaine a progressé. Accorde-nous la sagesse et la vision qu’il faut pour comprendre la grandeur de l’esprit humain, lequel souffre et endure si immensément pour un but qui est au-delà de son bref espace de temps à vivre. Accorde-nous honneur pour nos morts qui sont morts dans la foi, honneur pour nos vivants qui travaillent et luttent pour la foi, le salut et la sécurité de tous les pays et les peuples captifs. Accorde-nous la patience avec ceux qui sont dans l’erreur et la pitié pour ceux qu’on a trahis. Et accorde-nous l’adresse et le courage qui purgeront le monde de l’oppression et du vieux et vil principe selon lequel les forts doivent dévorer les faibles parce qu’ils sont forts. Mais par-dessus tout accorde-nous la fraternité non seulement pour ce jour-ci mais pour toutes nos années à venir – une fraternité non en paroles mais en actes et en faits. Nous sommes tous des enfants de la terre – accorde-nous simplement de le savoir. Si nos frères sont opprimés, alors nous sommes opprimés. S’ils ont faim, nous avons faim. Si leur liberté leur est enlevée, notre liberté n’est pas assurée. Accorde-nous de croire tous ensemble que l’homme connaîtra le pain et la paix – qu’il connaîtra la justice et la vertu, la liberté et la sécurité, des possibilités et des chances égales de donner le meilleur de lui-même, non pas seulement dans nos pays mais à travers le monde. Et armés de cette foi, marchons vers ce monde propre que nous pouvons façonner de nos mains.

Amen.


L’homme qui, le 14 janvier 1942, débite ces niaiseries humanitaristes va bientôt se mettre à phosphoriser les enfants allemands, à préparer l’atomisation des enfants japonais et à livrer la moitié de l’Europe à Uncle Joe. Plus tard, après avoir massacré tant d’Européens et d’Asiatiques pendant la seconde guerre mondiale, son peuple, à l’occasion de bien d’autres guerres, tuera les enfants coréens, vietnamiens, guatémaltèques, salvadoriens, panaméens, serbes, afghans, irakiens, palestiniens et peut-être bientôt les enfants iraniens, et tout cela grâce à des armes ou des produits chimiques de plus en plus sophistiqués. « In God we trust ».

Cette prière n’offre après tout qu’un échantillon de ce qu’en 1937 Céline appelait des « bagatelles pour un massacre » à venir. L’année suivante, le même Céline lançait, en vain comme on le sait, un dernier cri d’alarme contre « l’école des cadavres », c’est-à-dire contre le dressage des hommes à la guerre, à la mort. Aujourd’hui, dans nos écoles, l’on continue, sous une forme laïcisée, à réciter ce type de prière rooseveltienne et à présenter la boucherie de 1939-1945 comme la croisade menée par les bons, Staline y compris, contre la bête immonde. A l’issue du procès de Nuremberg, du procès de Tokyo et de cent autres procès du même acabit, les vainqueurs ont goûté l’intense satisfaction morale de pendre les vaincus. Sous le couvert de bonnes paroles et en lui mentant effrontément on inculque à la jeunesse l’esprit de croisade, de guerre et de vengeance. Les dieux ont soif et Yahweh plus que tout autre. Il lui faut de constants holocaustes mais des vrais, des holocaustes de goïm. Et il n’est rien de tel pour développer l’ardeur guerrière et missionnaire de l’Occident que « la mémoire de l’Holocauste des juifs », c’est-à-dire un mythe qui est devenu l’arme numéro un de la propagande belliciste de l’Etat juif et de l’Armée juive. « In Yahweh ye shall trust ».

15 juillet 2008

Thursday, January 25, 2007

Auschwitz : l’AFP ajoute le faux au faux

Comme on va le voir, l'AFP s'est appuyée sur un faux "document" décrivant le prétendu rendement des fours crématoires, pour en faire un document sur le prétendu rendement des prétendues chambres à gaz d'Auschwitz !
Texte de sa dépêche :

Le camp de la mort d'Auschwitz modernise son exposition permanente. Reportage par Bernard Osser
OSWIECIM (Pologne), 25 jan 2007 (AFP) - Tout juste 62 ans après la libération du camp de la mort nazi d’Auschwitz-Birkenau, son musée est décidé à rénover son exposition permanente pour la rendre plus accessible à un public pour lequel l’Holocauste n’est plus qu’un simple chapitre d'un manuel d’histoire.
A l’entrée de l’exposition, sur un mur de brique rouge, s’étale une carte de l’Europe. Oslo au nord, Rhodes au sud, Paris à l'Ouest, des dizaines de simples points y désignent les lieux de déportation des juifs vers Auschwitz-Birkenau.
Dans une autre baraque, dans de simples vitrines en bois sont exposées des photocopies jaunies de documents d'époque. Par exemple, celui qui fixe le rendement des chambres à gaz à 4.756 prisonniers par jour. Le document en allemand n'est pas traduit.
Pratiquement dépourvu d’explications, l’ensemble de l’exposition, ouverte en 1957, reste difficilement compréhensible pour un simple visiteur sans connaissances historiques poussées.
De 1940 à 1945, environ 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, dont une immense majorité de juifs de divers pays d’Europe occupée par les Allemands, périrent dans ces lieux.
« L'exposition a été préparée pour les gens qui avaient l’expérience de la guerre et qui savaient ce qu’étaient les chambres à gaz et les crématoires. Depuis sa création, elle n’a pratiquement pas changé », reconnaît Piotr Cywinski, nouveau directeur du musée.
« Aujourd'hui, elle est trop vieille et reste difficilement accessible surtout pour un public de plus en plus jeune », dit-il à l’AFP.
« La nouvelle exposition devrait prendre en compte tout le savoir historique acquis depuis mais aussi utiliser les nouvelles méthodologies d’aménagement des musées », souligne-t-il.
« Mais, il ne s’agit pas en aucun cas d’en faire un musée interactif et priver cet endroit de son caractère exceptionnel. L’ensemble devra rester sobre et digne comme il l’est aujourd'hui », ajoute-t-il.
Dans la baraque numéro cinq du premier camp d’Auschwitz, une ancienne caserne, près de 2.000 valises des déportés gisent derrière une grande vitre. Ailleurs, deux tonnes de cheveux de victimes utilisés par les nazis pour la fabrication de cordes. Encore plus loin, des milliers de chaussures sont montrées en masse aux visiteurs.
Ce type de présentation ne correspond plus aux besoins d’aujourd'hui. « Les gens s'intéressent davantage aux destins d’individus », souligne Piotr Cywinski.
« Nous voulons que les jeunes sortent après une visite du camp non seulement avec l’image du plus grand drame de l’humanité que fut l’Holocauste, mais aussi en connaissant l’héroïsme des victimes, leur entraide et solidarité », ajoute-t-il encore.
Un espace sera également aménagé pour exposer les quelque 2.000 oeuvres d’art, dessins et peintures, créés par les détenus. Faute de place, elles sont actuellement stockées dans un entrepôt.
Le projet de modernisation s’étalera sur cinq ans. Le premier pas a été fait en décembre, lorsque le Conseil international d'Auschwitz a donné son feu vert au changement. Le nouveau concept sera soumis aux anciens déportés, à des historiens et des conservateurs de musées.
Les changements concerneront uniquement la partie la plus ancienne du camp. Situé à 3 km du premier camp d’Auschwitz, Birkenau, qui a été l’usine de la mort nazie à partie de 1942, subira seulement des travaux de conservation.
Une semaine avant l’arrivée des Soviétiques le 27 janvier 1945, les nazis y ont fait exploser les chambres à gaz et les crématoires. Aujourd’hui, leurs ruines, exposées aux intempéries, s'érodent avec le temps.
La rénovation et les travaux sont d’autant plus urgents que le nombre des visiteurs va grandissant, ce qui inévitablement dégrade les lieux. Plus d’un million de personnes ont visité Auschwitz-Birkenau l’an dernier contre 400.000 en moyenne il y a encore quelques années.
bo/jlt/mpd
Analyse de cette dépêche
Cette dépêche de l’AFP fourmille d’erreurs qui, toutes, vont dans le sens d’une regrettable complaisance pour « la Mémoire » au détriment de l’Histoire. Faute de temps, je m’attarderai seulement sur l’essentiel, c’est-à-dire sur l’alinéa que j’ai pris le soin, ci-dessus, de mettre en gras. On nous y présente un « document d’époque » qui « fixe le rendement des chambres à gaz à 4.756 prisonniers par jour ». On ajoute que « le document en allemand n’est pas traduit ». Cette anomalie s’explique : une traduction aurait risqué de montrer à trop de visiteurs que, contrairement à ce qu’on ose leur affirmer, ledit document ne mentionne que des fours crématoires et nullement des « chambres à gaz » !
Quant aux performances qu’on y attribue à ces fours, elles passent l’imagination : 4.756 crémations journalières pour 52 fours, cela signifierait plus de 90 crémations par jour et par four ! Soixante ans plus tard, malgré le progrès technique et l’assistance électronique à la crémation, un four ultra-moderne ne pourrait dépasser 12 crémations en 24 heures. Le rendement habituel pour une journée de 8 heures est de 3 à 5 crémations, mais, pour des raisons techniques, plus le nombre des crémations augmente, plus le temps de crémation augmentera. Ajoutons à cela que, par intervalles réguliers, il faut baisser les feux et qu’un four ne saurait fonctionner jour après jour, en continu, sans périodes d’arrêt complet.
Par ailleurs ce « document » n’est, en fait, qu’un simple papier dactylographié sans marque de provenance officielle, sans trace de l’habituel cachet et il est dépourvu de toute signature de l’auteur présumé ; on découvre simplement, au bas de la page, la signature, illisible, d’un inconnu sans qualification qui nous affirme qu’il a établi là une copie ("Abschrift") ! De cette copie, on n’a jamais trouvé l’original.
Mais il y a mieux : même un Jean-Claude Pressac s’est vu contraint de dénoncer la fausseté du contenu de ce « document ». Dans son gros ouvrage publié par la Beate Klarsfeld Foundation de New York en 1989, Auschwitz, Technique and operation of the gas chambers, la reproduction photographique du document se situe à la page 247 et les commentaires, passablement rudes, aux pages 108, 110, 239, 244. Puis, dans son ouvrage de 1993, Les Crématoires d’Auschwitz, La Machinerie du meurtre de masse, CNRS éditions, il reviendra sur le sujet et parlera de « propagande mensongère », de simple « propagande » ou de « mensonge [...] patent » (p. 80-81). Le piquant de l’affaire est qu’à l’époque, il attribuait cette fausseté, cette propagande et ce mensonge à la vantardise des SS d’Auschwitz qui auraient été désireux, selon lui, de plaire à leurs supérieurs de Berlin !
Par la suite, comme on le sait malheureusement fort peu, J.-C. Pressac finira par conclure que « le dossier » tout entier de l’histoire officielle de l’extermination des juifs est « pourri », irrémédiablement « pourri » ; il ajoutera que ce qu’on a ainsi inventé autour de trop réelles souffrances est promis “aux poubelles de l’Histoire” (Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Gallimard, 2000, p. 652).
J.-C. Pressac est mort, le 23 juillet 2003, dans l’impressionnant silence de tous ceux qu’il avait servis, le couple Klarsfeld en particulier. Ont aussi observé un silence sépulcral les médias du monde entier qui, au cours des années 1993-1994, l’avaient célébré comme l’homme qui avait définitivement terrassé les révisionnistes.
25 janvier 2007

Thursday, September 1, 2005

L’image des juifs chez les Français : vers une détérioration?

D’après un rapport du Centre d’étude de la vie politique française (CEVIPOF), 35% de l’ensemble de la population française pensent qu’on parle trop de l’extermination des juifs, 20% estiment que les juifs ont trop de pouvoir en France et 51% ont une image négative de l’Etat d’Israël. Pour la population française issue de l’émigration turque et africaine, les pourcentages sont respectivement de 50%, de 39% et, paradoxalement, de 49% (« Des préjugés antisémites plus répandus », Le Monde, 31 août 2005, p. 7).

Qu’ils se trouvent être indigènes ou allogènes, bien des Français ne se laissent donc pas trop abuser par le matraquage de la propagande juive.

Trop de propagande juive

Il est vrai que, dans leur ensemble, les Français semblent croire à ce que les médias, le personnel politique, l’école et l’université leur ressassent sur la prétendue extermination des juifs. Ils ignorent à peu près tout de l’argumentation révisionniste. Ils persistent à confondre fours crématoires et « chambres à gaz ». Ils prennent les photographies de détenus morts (du fait des épidémies) pour des photographies de détenus tués. Ils ne savent pas que les entassements de chaussures, de cheveux et de lunettes dans les camps de concentration témoignent simplement de ce que, dans l’Europe en guerre et victime d’un blocus, était organisée la récupération de tout ce qu’on pouvait réutiliser ou recycler à diverses fins. (Encore aujourd’hui, dans notre société de consommation, ne collecte-t-on pas certains produits comme lunettes ou béquilles inutilisées en vue d’en faire bénéficier des populations du tiers monde ?). En France, pendant la guerre, les cheveux coupés dans les salons de coiffure étaient obligatoirement collectés pour l’industrie, qui les utilisait à la confection d’habits, de chandails ou de pantoufles. Tout camp de concentration avait ses ateliers de cordonnerie et bien d’autres ateliers encore. D’une manière plus générale, il est également possible que les Français ajoutent foi aux faux témoignages des « survivants » et des « miraculés » qui envahissent nos écrans et les salles de cours de nos lycées. Ces Français-là continuent de s’imaginer que « solution finale » signifiait « extermination physique » et que le pesticide Zyklon B servait à tuer les juifs.

Mais cette propagande, qu’ils croient fondée sur une bonne part de réalité, agace beaucoup de nos concitoyens ou les lasse.

Le remède préconisé par certains juifs : encore plus de propagande !

Certains juifs s’en rendent compte. Dans sa livraison de septembre 2005, le magazine L’Histoire, dirigé par Michel Winock, publie (p. 77-85) à la fois une enquête de Claude Askolovitch intitulée « Y a-t-il des sujets tabous à l’école ? » et une opinion d’Annette Wieviorka. Largement bidonnée, l’enquête donnerait à croire qu’on ne peut plus enseigner la Shoah dans les écoles sans risquer une sorte d’ « incendie » [sic] de la part des élèves. On y reconnaît en passant que les enseignants disposent, pour parler de la Shoah d’ « un matériel pédagogique désormais pléthorique » (Annette Wieviorka, p. 80) ; on y admet que certains d’entre eux « confirment le sentiment de ‘saturation’ ressenti par des élèves devant le génocide juif » (p. 81) et on y relève que ces derniers sont parfois « saturés et blasés » (p. 85). Le remède devrait donc consister à moins tympaniser les oreilles des élèves et à leur épargner ce ressassement perpétuel. Tel n’est pourtant pas l’avis d’Annette Wieviorka. Pour elle, l’erreur a été de faire de la Shoah un cours « à part » et il conviendrait que désormais l’enseignement tout entier porte la marque de la Shoah. On ne se contenterait plus du Concours de la Résistance et de la Déportation, de la Journée de la Déportation, de Nuit et Brouillard, de films de Spielberg, de Polanski ou de Lanzmann, de la lecture obligatoire du Journal d’Anne Frank ou d’œuvres de Primo Levi et de Jorge Semprun, de rencontres avec d’anciens déportés et, surtout, de cours spécifiques sur cette Shoah. Annette Wieviorka voudrait bien plus et elle écrit : « Partout où il est possible d’enseigner normalement, il est possible aussi d’enseigner l’histoire de la destruction des Juifs d’Europe ». La phrase est obscure mais le contexte la rend claire. Pour cette historienne, auteur d’un ouvrage intitulé Auschwitz expliqué à ma fille (Seuil, 1999), à peu près tous les enseignants pourraient saisir l’occasion d’évoquer la Shoah : en histoire, en géographie, en cours d’instruction civique, en langues étrangères, en mathématiques, en chimie, en sciences de la nature, en technologie, en musique, en dessin et, bien sûr, dans certaines activités périscolaires. A la longue les enfants se retrouveraient ainsi imprégnés de Shoah sans même s’en rendre compte. On peut imaginer que les visites des camps de concentration, déjà organisées à pleins charters, se transformeraient en pèlerinages pleinement consentis. Déjà, dans l’enseignement primaire, à la rentrée scolaire de l’année 2005-2006, les petits Français n’auront-ils pas à leur disposition la « mallette Simone Veil » ?

Contraire au sens commun, cette attitude d’Annette Wieviorka et de ses coreligionnaires s’explique d’abord par leur pratique millénaire du gémissement et de la revendication. Elle trouve aussi sa source dans la crainte qu’inspire aux juifs l’apparition au grand jour d’un scepticisme généralisé que, jusqu’à présent, ils ont réussi à contenir. Ces juifs savent que, sur le plan de la raison, le révisionnisme a gagné (1). Il ne leur reste qu’une échappatoire : pousser à fond, encore plus à fond, leur sono shoatique, au risque de s’aliéner un peu plus la sympathie des Français de toutes origines (2). Clameurs et machinations des propagandistes n’y changeront rien : le mensonge de l’ « Holocauste » est leur tunique de Nessus et ils ne s’en déferont pas.

1er septembre 2005

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1) Voy. Robert Faurisson, « Il y a dix ans, la capitulation de Jean-Claude Pressac » (15 juin 2005). Dans un texte fort peu connu, l’homme providentiel, qui passait pour avoir terrassé les révisionnistes, a fini par déclarer que, tout bien pesé, le dossier officiel de l’histoire concentrationnaire était irrémédiablement « pourri » et contenait trop d’éléments « destinés aux poubelles de l’Histoire ».

2) Dans un ouvrage récemment traduit en français (Sauvé du Reich. Comment un soldat d’Hitler sauva le rebbe des loubavitch, Editions de Fallois, 2005), l’historien israélo-américain Bryan Mark Rigg décrit cette propension à placer la mémoire juive au-dessus de tout, y compris au détriment de l’exactitude historique. Citant le mot d’un rabbin de renom, « La Torah et le Talmud viennent avant l’histoire », il poursuit : « Ces croyances sont certes respectables, mais la vision ahistorique que les loubavitch ont de leur mouvement se manifeste tout particulièrement lorsqu’un compte rendu porte atteinte à l’image de leur organisation ou de leur rebbe [chef spirituel d’un groupe de hassidim ; ici le rebbe Joseph Isaac Schneersohn]. Dès qu’un élément peut être analysé [par ces juifs] comme négatif, ils s’inscrivent souvent en faux ou disent que c’est une erreur d’interprétation des documents, l’explication de ceux qui les haïssent, ou simplement le signe d’une mauvaise compréhension de leur mouvement. Pour beaucoup d’entre eux, contester le rebbe est inconcevable. De plus, lorsque quelque chose ne leur plaît pas dans un document les concernant, il leur arrive souvent de le censurer ou de le modifier. Ils sont même allés, selon Avrum Ehrlich, jusqu’à fabriquer de faux documents pour prouver une affirmation ou cacher un détail fâcheux de leur histoire » (p. 237). Bryan Mark Rigg ne fait ici que confirmer ce que Bernard Lazare décrivait déjà en 1894, au premier chapitre de son ouvrage L’Antisémitisme, son histoire et ses causes, avec beaucoup d’autres exemples mettant en cause l’entière communauté juive.


The Image of the Jews amongst the French: Towards a Deterioration?


According to a report from the Centre d'étude de la vie politique française ("Centre for the study of French political life", CEVIPOF), 35% of the population of France as a whole think that there is too much talk of the extermination of the Jews, 20% consider that the Jews have too much power in France and 51% have a negative image of the State of Israel. For the segment of the population deriving from Turkish or African immigration, the respective percentages given are 50%, 39% and, paradoxically, 49% ("Des préjugés antisémites plus répandus" ["Anti-Semitic prejudices more widespread"], Le Monde, 31st August 2005, p. 7).

Thus, whether native or non-native in origin, many French citizens are not letting themselves be overly abused by the Jewish propaganda pounding.

Too much Jewish propaganda

It is true that, as a whole, the French seem to believe what the media, the politicians, the schools and universities keep trotting out for them on the alleged extermination of the Jews. They are unaware of just about all the revisionist argumentation. They persist in confusing crematoria with "gas chambers". They take the images of dead camp detainees (inmates having succumbed to epidemics) for images of killed detainees. They do not know that the piles of shoes, hair and eyeglasses in the concentration camps simply testify to the fact, in a Europe at war and prey to blockade, of the organised recovery of everything that could be re-used or recycled for a variety of purposes. (Even today, in our consumer society, are not certain items such as unused eyeglasses or crutches collected for the benefit of people in the Third World?) In France, during the war, the hair that fell to the floor in hairdressers' salons was subject to compulsory collection for industry, which used it in the manufacture of clothes, pullovers or slippers. Every concentration camp had its shoemaking workshops and a good number of other workshops besides. In a more general way, it is equally true that the French seem to lend credence to the false testimonies of the "survivors" and the "miraculous escapees" who invade our screens and classrooms. These French people continue to think that "final solution" meant "physical extermination" and that the pesticide Zyklon B was used to kill Jews.

Although they believe it to be grounded in good part on reality, this propaganda irritates or wearies many of our fellow citizens.

The remedy advocated by certain Jews: still more propaganda!

Some Jews realise this. In its September 2005 issue, the magazine L'Histoire, managed by Michel Winock, publishes both an investigation by Claude Askolovitch entitled "Y a-t-il des sujets tabous à l'école?" ("Are there taboo subjects at school?") and an opinion-piece by Annette Wieviorka (p. 77-85). Largely faked, the investigation results would lead one to believe that the Shoah could no longer be taught about in schools without the risk of a somewhat "incendiary" (sic) reaction from the pupils. It is acknowledged in passing that, for talking about the Shoah, teachers now have at their disposal "a plethora of teaching materials" (Annette Wieviorka, p. 80); it is admitted that some of them "confirm the sense of 'saturation' felt by pupils faced with the Jewish genocide" (p. 81) and it is noted that the latter are sometimes "fed up and blasé" (p. 85). The remedy should thus consist in less beating on pupils' eardrums and sparing them this perpetual carrying on. Such, however, is not the opinion of Annette Wieviorka. For her, the error was to make a lesson "apart" of the Shoah and it would be appropriate henceforth that instruction in its entirety bear the stamp of the Shoah. No longer should the education system be satisfied with the "National Resistance and Deportation school essay contest", the "Day of Remembrance of the Deportation", Night and Fog and the films of Spielberg, Polanski or Lanzmann, the mandatory reading of the Diary of Anne Frank or books by Primo Levi and Jorge Semprun, meetings with former deportees and, especially, specific courses about that Shoah. Annette Wieviorka would like a good deal more and writes: "Wherever it is possible to teach normally, it is possible also to teach the history of the destruction of the Jews of Europe". The sentence is obscure but the context makes it clear. For this historian, author of a work called Auschwitz Explained to My Child (Pub Group West, 2002), just about all teachers could seize the opportunity to evoke the Shoah: in history, in geography, in civics, in foreign languages, in mathematics, in chemistry, in science, in technology, in music, in drawing and, assuredly, in certain out-of-school activities. In time children would thus find themselves suffused with Shoah without being aware of it. One may imagine that visits to the concentration camps, already organised with full charter trips, would transform themselves into wholly willing pilgrimages. Now, in primary education, for the school year 2005-2006, will all French children not have their "Simone Veil case"?

Against commonsense, the attitude of Annette Wieviorka and her co-religionists is to be explained first of all by their millennial custom of whining and clamouring. It also stems from the fear kindled in the Jews by the appearance, out in the open, of a generalised scepticism that, up to now, they have succeeded in containing. These Jews know that, on the rational level, revisionism has won [1]. They see but one way out remaining: to turn their Shoatic sound system up high, higher still, with the risk of alienating French people of all origins a bit more [2]. The propagandists' protests and machinations will change nothing: the "Holocaust" lie is their tunic of Nessus and they will not get out of it.

September 1, 2005

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1) See Robert Faurisson "Ten Years Ago, Jean-Claude Pressac's Capitulation" (15 June 2005). In a little known text, the late Pressac, a man who, apparently sent by Providence, was said to have brought down the revisionists, ended up declaring that, everything taken into account, the official file on the history of concentration camps was irremediably "rotten" and contained too many elements "bound for the rubbish bins of History".

2) In a work recently translated into French (Rescued from the Reich: How One of Hitler's Soldiers Saved the Lubavitcher Rebbe, Yale University Press, 2004), the Israeli-American historian Bryan Mark Rigg describes this propensity to place the Jewish memory above all else, even to the detriment of historical exactitude. Citing the words of a well-known Lubavitcher rabbi, "'The Torah and Talmud come before history'", he continues: "Although one can respect these beliefs, the Lubavitchers' ahistorical approach to their movement reveals itself dramatically when the record detracts from the image of their organization or their Rebbe [spiritual head of a group of Hassidic Jews; here the Rebbe Joseph Isaac Schneersohn]. When something might be construed as negative, they often say it is false, or an incorrect interpretation of the documents, or the explanation of those who hate them, or simply an indication of inadequate understanding of their movement. For many of them, to question the Rebbe is unthinkable. Moreover, when they do not like something in the documents about their group, they often censor the material or alter it. They have even been known, according to Avrum Ehrlich, to fabricate documents to prove a point or hide an unpleasant fact about their history" (from p. 211). B. M. Rigg here only confirms what Bernard Lazare already described in 1894, in the first chapter of his book Antisemitism, Its History And Causes, with many other examples touching on the Jewish community in general.

Translated from the French by Peter Wakefield Sault

Monday, June 23, 2003

Arrestation à Vienne de l’ingénieur chimiste W. Fröhlich


Samedi 21 juin, Wolfgang Fröhlich, ingénieur chimiste (Diplom.Ing.), âgé de 51 ans, a été arrêté à Vienne et emprisonné. Son procès pourrait durer soit deux jours comme le souhaite le ministère public, soit deux ou trois semaines comme l’espère son avocat, Herbert Schaller.


Pendant sept ans, W. Fröhlich avait envoyé à des juristes, des membres du parlement, des personnalités politiques et des journalistes des milliers d’exemplaires de ses écrits dans lesquels il affirmait que les prétendues chambres à gaz nazies sont, pour reprendre son propre mot, un mensonge. Fait surprenant, il ne fut pas poursuivi en justice. Par la suite, lorsqu’il se décida en 2001 à rendre public un dossier de 368 pages sur Le Mensonge des chambres à gaz, les autorités décidèrent son arrestation, mais il disparut et la police ne mit apparemment aucun zèle à le trouver.


Son arrestation, le 21 juin, est probalement à mettre en rapport avec une déclaration faite à Vienne, l’avant-veille, par Rudolf Giuliani. Le 19 juin, en effet, l’ancien maire de New York, prenant la parole en qualité de représentant des Etats-Unis, avait déclaré devant les participants d’une conférence de deux journées sur l’antisémitisme, conférence tenue à Vienne par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qu’il fallait mettre un terme au révisionnisme. Dans un article publié la veille par le New York Times et intitulé « Comment l’Europe peut mettre un terme à la haine », il disait à propos des représentants des Etats européens : « Il est vital qu’ils assurent à leurs citoyens une franche compréhension de l’Holocauste, parce que les points de vue révisionnistes nous font courir le risque que se reproduise un génocide à base raciale ». Quant au président Bush lui-même, il avait, le 16 et le 17 juin, attaqué « l’histoire révisionniste » (« a lot of revisionist history now going on ») et « les historiens révisionnistes », coupables à ses yeux d’avoir exprimé des doutes sur la version officielle de la guerre des Etats-Unis contre l’Irak.



En un certain sens, Ernst Zündel et Wolfgang Fröhlich sont peut-être bien les premières victimes révisionnistes de Bush et de Giuliani.



En janvier 1944, le président Roosevelt, manipulé par Henry Morgenthau Jr, son secrétaire d’Etat au trésor, avait créé le Conseil des réfugiés de guerre (War Refugee Board ou WRB), qui allait fabriquer un rapport, devenu depuis tristement fameux, sur : « Les camps d’extermination allemands—Auschwitz et Birkenau ». En septembre 2001, le président Bush, manipulé par Paul Wolfowitz, créait le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans ou OSP), qui allait fabriquer de fallacieux rapports sur les armes de destruction massives de l’Irak (Weapons of Mass Destruction ou WMD). Ce bureau est dirigé par Abram Shulsky. Au sein dudit bureau les quatre responsables en charge des rapports sur ces armes de destruction massive se désignent eux-mêmes sous le nom de « la cabale » ! Seymour Hersh, journaliste américain de renom, en a fait la révélation dans un long article du New Yorker daté du 12 mai et, en France, Jacques Isnard l’a rapporté dans Le Monde du 7 juin, en page 7.


Pareils mensonges. Pareils menteurs. Pareils bénéficiaires. Pareilles victimes.


Il semble donc qu’on ait besoin d’un pareil travail révisionniste.


Aux dernières nouvelles, deux auteurs du nom de Rampton et de Stauber publieraient, le mois prochain, un ouvrage intitulé : Weapons of Mass Deception. The Uses of Propaganda in Bush’s War in Iraq (Armes de tromperie massive. Les emplois de la propagande dans la guerre de Bush en Irak).



NB : Le 17 juin, Le Monde a publié en première page un article ironiquement intitulé : « Saddam était méchant, donc il avait des armes prohibées ». Le lendemain, j’ai envoyé au journal, pour publication, une lettre dont le contenu se limitait à une phrase : « Hitler était méchant, donc il avait des chambres à gaz et des camions à gaz ». Ma courte lettre n’a pas été publiée.


Le 16 avril 2004, en page 31, Le Monde a publié un long article intitulé : « Hans Blix, l’homme qui voulait des preuves. » Je viens de suggérer au journal de publier un article qui serait intitulé : « Robert Faurisson, l’homme qui voulait des preuves. »


23 juin 2003

Sunday, December 10, 2000

En Suisse et en France, on en appelle au meurtre des révisionnistes


Le 10 décembre 2000, un hebdomadaire suisse a publié un article d’Emmanuelle Marendaz : « La Suisse aux trousses d’un facho planqué en Iran » (Dimanche.ch, p.5). L’article s’orne d’un portrait de « Jürgen Graf révisionniste », surmonté de la mention « WANTED » et portant traces de balles.

Le même jour, en France, la chaîne de télévision FR3 a diffusé vers 17h un documentaire sur la ville de Lyon considérée comme la capitale du révisionnisme. J’y suis montré sous les traits d’un personnage odieux qui, au moyen de sa « plume acérée », tue les juifs. On voit une plume d’or tracer des mots. Soudain une pluie de gouttes de sang tombe sur un texte au bas duquel on aperçoit, en grandes lettres de sang, le mot de « Mythe ». Juste auparavant, on a montré en plan rapproché le visage de l’homme à tuer : mon propre visage.

10 décembre 2000