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Thursday, November 1, 1990

Trois juges français dénaturent un « procès-verbal »







Le « procès-verbal » de la réunion de Wannsee ne porte ni date, ni en-tête, ni signature. Il n’est donc pas un vrai procès-verbal, d’autant plus, d’ailleurs, qu’il est connu sous trois différentes formes dactylographiées. On est en droit de récuser cet étrange papier qu’aucun magistrat ne songerait à prendre vraiment en considération. Peut-être ne s’agissait-il que d’un brouillon de procès-verbal. Examinons-le tout de même.

Il passe pour rendre compte d’une réunion qui s’est effectivement tenue à Berlin-Wannsee sous la présidence de Reinhard Heydrich, le 20 janvier 1942. Sur un ensemble de quinze pages, il contient deux alinéas auxquels on veut à tout prix donner un sens des plus sinistres alors qu’en réalité il y est question d’affecter au service du travail à l’Est les juifs aptes au travail ; comme c’est le cas pour tous les prisonniers, les sexes seront séparés ; vu les dures conditions de ce travail à l’Est, sans doute une grande partie d’entre eux s’éliminera-t-elle ; ceux qui subsisteront seront les meilleurs ; à leur remise en liberté ils devront former la cellule germinative d’un renouveau juif.

Pour mieux donner un sens funeste à ce passage, les juges Diet, Pluyette et Breillat, dans un jugement en date du 14 février 1990, déboutant M. Faurisson de sa plainte contre G. Wellers qui le traitait de « falsificateur », ont tout simplement dénaturé le contenu des deux alinéas. Sur un ensemble de 86 mots allemands, ils ont retranché 16 + 21 = 37 mots (soit 40 % du texte), effaçant ainsi toute mention de la remise en liberté des survivants, toute mention du renouveau juif, toute mention du fait que, pour les Allemands, il n’y avait là rien de nouveau vu que l’histoire enseigne qu’ainsi renaissent les nations.


Traduction complète
du texte original allemand

Dans le cadre de la solution finale, les juifs seront emmenés vers l’Est sous bonne escorte et de la manière qui convient pour le service du travail. Formés en grandes colonnes de travail, hommes d’un côté, femmes de l’autre, les juifs aptes autravail seront conduits dans ces territoires en construisant des routes ; sans doute une grande partie d’entre eux s’y éliminera-t-elle par réduction naturelle.

Ce qu’il en restera de toute façon à la fin, vu qu’il s’agira sans doute de la partie la plus capable de résistance, devra être traité de façon appropriée, vu que, constituant une sélection naturelle, cette partie sera considérée, à sa remise en liberté, comme la cellule germinative d’un renouveau juif. (Voyez la leçon de l’histoire.) [bei Freilassung als Keimzelle eines neuen jüdischen Aufbaues anzusprechen ist. (Siehe die Erfahrung der Geschichte.)]


Traduction tronquée et dénaturée 
par les trois juges français

Dans le cadre de la solution finale du problème, les juifs doivent être transférés sous bonne escorte à l’Est et y être affectés au service du travail.

[Manque un fragment de seize mots allemands ; la coupure n’est pas indiquée.]

Il va sans dire qu’une grande partie d’entre eux s’éliminera tout naturellement par son état de déficience physique. Le résidu qui subsisterait en fin de compte – et qu’il faut considérer comme la partie la plus résistante – devra être traité en conséquence [1].

[Manquent deux fragments d’un total de vingt et un mots allemands ; la coupure n’est pas indiquée.


Page 8 du jugement du 14 février 1990,
TGI de Paris, 1re chambre, 1re section 
(MM. Diet, Pluyette, Breillat).

__________


[1] Nos trois juges décrètent que « traité en conséquence » signifie « tué ». Or, au début des années 80, les historiens ont renoncé à cette interprétation et ont admis que la réunion et le « procès-verbal » de Wannsee n’impliquaient pas de politique d’extermination. L’extermination des juifs n’aurait pas été programmée mais improvisée et aurait résulté, un peu partout en Europe, d’initiatives locales et individuelles. Nos trois juges, qui se piquent de dire l’histoire, ont près de dix ans de retard. Comme Georges Wellers.


[Publié dans la RHR, n° 3, novembre 1990-janvier 1991, p. 204-205.]

Wednesday, July 1, 1987

Une fédération groupant plus de deux mille journalistes français demande aux autorités judiciaires de faire taire le professeur Faurisson


Le 1er juillet 1987, l’Agence France-Presse (AFP) a diffusé un communiqué, signé de Michel Castex, à l’occasion d’un texte du professeur Faurisson portant sur Shoah, film de Claude Lanzmann. Ce communiqué dit notamment :

Des individus comme Robert Faurisson, estime la Fédération [française des sociétés de journalistes], ne devraient pas pouvoir écrire impunément ce qu’ils écrivent et diffusent. L’infamie et le racisme ont des limites. La déontologie de l’information interdit qu’on puisse écrire n’importe quoi, les contre-vérités les plus folles, au mépris de la vérité et donc de la liberté de savoir, en connaissance de cause [...].

En plein procès Barbie, et alors que les tentatives révisionnistes se multiplient, conclut la Fédération, il est urgent que les autorités judiciaires, au nom du respect de l’information et des Droits de l’homme, sanctionnent de tels tracts infamants et leurs auteurs, en les empêchant de récidiver.

La Fédération française des sociétés de journalistes regroupe plus de vingt sociétés (notamment TF1, Antenne 2, FR3, l’Agence France-Presse, Le Monde, Sud-Ouest, L’Equipe,...), soit plus de deux mille journalistes au total. 

Le 3 juillet, le professeur Faurisson ainsi que Pierre Guillaume et Carlo Mattogno, seront inculpés d’apologie de crimes de guerre et de propagation de fausses nouvelles en raison du contenu du premier numéro des Annales d’histoire révisionniste. Ce numéro, sorti le 9 mai, a été saisi dès le 13 mai [1987]. Le 25 mai, il a fait l’objet d’une ordonnance de référé du juge Pluyette (tribunal de Paris) interdisant d’en poursuivre actuellement la distribution, la diffusion et la vente ; Pierre Guillaume pourra seulement en poursuivre la vente auprès des abonnés.

Dans son numéro du 5-6 juillet, Le Monde publiera (p. 31) un article de Bruno Frappat sur Shoah où seront condamnés, selon les propres termes du journaliste, « les révisionnistes, les exclueurs de tout poil, les fortes têtes du mensonge et de la falsification, les gangsters de l’histoire. »

Une loi est en préparation contre ceux qui « auront tenté de nier l’existence d’éléments constitutifs de ces crimes » (« crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité »). Ainsi ceux qui disent qu’il n’a pas existé de chambres à gaz homicides dans les camps de concentration du IIIe Reich pourront-ils être punis de prison [1]

En préparation également : l’obligation pour les élèves de l’enseignement du second degré de suivre des cours dits d’« Instruction civique et (de) Droits de l’homme » sanctionnés par des examens et, à partir de 1990, par une épreuve au baccalauréat ; ces cours comprendront un enseignement anti-révisionniste ; c’est ce qui ressort de la lecture de divers journaux [2].

1er juillet 1987


[1] Le Droit de vivre, juin-juillet 1987, p. 1, 2, 3, 8, 13-15. 
[2] Information juive, juillet 1987, p. 16, Le Monde, 2 juillet 1987, p. 8. etc.