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Thursday, September 26, 1991

Lettre à M. le Président de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris



Monsieur le président,

J’ai l’honneur et le regret de vous faire savoir que je ne me présenterai pas devant votre tribunal le 3 octobre prochain ; je charge mon conseil, Me Éric Delcroix, de bien vouloir m’y représenter. 

L’expérience des 21 et 22 mars 1991 m’enseigne qu’on ne peut ni ne veut réellement assurer ma sécurité lorsque je me présente devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

En apparence et en paroles, on se soucie de ma sécurité ; en fait et en actes, on s’en moque. 

J’évalue à cinquante le nombre des gendarmes qui étaient présents sur les lieux lors de mon procès devant M. Claude Grellier, président de la XVIIe chambre. Ce nombre aurait dû suffire à éviter tout incident grave soit dans le hall d’accès au tribunal, soit dans le prétoire même.

Il n’en a rien été. Dans le hall d’accès, j’ai été couvert de crachats et frappé tandis que, dans le prétoire, j’ai été couvert de crachats et abreuvé d’insultes. 

De nombreux manifestants avaient été convoqués par la LICRA, le Bétar et le Tagar. Les gendarmes avaient, selon toute vraisemblance, reçu la consigne d’éviter le moindre incident avec ces personnes venues me crier leur haine et me frapper. Un seul gendarme a tenté de me protéger mais j’ai été blessé à la jambe droite et il m’a fallu, par la suite, subir, en conséquence, une intervention chirurgicale à cette jambe le 5 juillet 1991. Trois gendarmes se sont bien saisis d’un jeune manifestant particulièrement violent mais ils ont pris la précaution de l’emmener précipitamment au loin, hors de la vue de tous, si bien que la personne frappée n’a pu connaître l’identité de ce manifestant. Ont été ainsi frappés ou malmenés certains de mes amis ainsi que des membres de ma famille, notamment un frère et une sœur reconnus comme tels par des voyous bien informés.

Pendant toute une partie de ma déposition, j’ai été copieusement insulté par des personnes se présentant comme « déportés juifs ». A plusieurs reprises, M. Grellier a prévenu les perturbateurs qu’il donnerait l’ordre de les expulser. En vain. Lorsque, à la fin des fins, il lui a bien fallu ordonner l’expulsion de trois manifestants juifs surexcités, ces derniers, voyant approcher les gendarmes, leur ont signifié qu’ils refusaient de quitter les lieux : « Allez-y ! Dégainez ! Nous, on reste !» Et ils sont restés. M. Grellier avait fait preuve de plus d’autorité le jour où, peu auparavant, j’étais venu à la barre pour témoigner en faveur de M. François Brigneau. Il m’avait interrompu et fait expulser !

Je ne peux plus accorder de confiance aux magistrats et aux gendarmes pour assurer ma sécurité au palais de justice de Paris. 

A Paris, comme en bien d’autres villes de France, les milices juives font la loi, avec l’assentiment du ministère de l’Intérieur [1]. Ces milices sont armées tandis que les honnêtes gens sont désarmés. Il sévit par ailleurs dans ce pays une « insupportable police juive de la pensée » [2]. La loi ou, plutôt, l’oukase Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 illustre le caractère exorbitant des privilèges de cette police. Je rappelle que l’idée de cet oukase a germé dans l’esprit d’un certain nombre d’intellectuels groupés autour du rabbin Sirat et de Serge Klarsfeld [3]

En toute quiétude, M. Jean Pierre-Bloch est venu faire une apparition à mon procès. Ni ce jour-là, ni en aucune autre circonstance de sa vie, il n’a été la victime d’une violence ou d’une voie de fait de la part de ces révisionnistes qu’il accuse mensongèrement d’être des violents ou des provocateurs. Il encourt une grave responsabilité dans les campagnes de haine et dans les violences dont les révisionnistes, eux, ne cessent d’être les victimes depuis douze ans. Son organisation (la LIC(R)A) et son organe de presse (Le Droit de vivre, qui devrait s’appeler Le Droit de tuer) m’ont promis, selon la formule de leur collaborateur Raphaël Jerusalmy, que je ne « fera[is] pas de vieux os ». Dans sa livraison de février-mars 1991, Le Droit de vivre avait « mobilisé » ses « militants » et ses « sympathisants » pour mon procès des 21 et 22 mars. Comme de bien entendu, on appelait ces gens à venir « dans le calme, le silence et la dignité ». Mais, de chaque article consacré par cette publication aux révisionnistes, suintent la haine et la violence. Je rappelle que la LIC(R)A a été fondée pour défendre un assassin, notamment en faisant pression sur les magistrats qui, à l’époque, avaient à le juger. La LIC(R)A n’a pas dérogé. Elle porte un stigmate qui ne trompe pas. Les 21 et 22 mars 1991, elle a montré son visage habituel.

Ce même J. Pierre-Bloch et cette même LIC(R)A osent aujourd’hui déclarer que, dans mon interview écrite du Choc du mois de septembre, je diffame les juifs parce que j’ai conclu, avec mille autres chercheurs révisionnistes dans le monde, que le prétendu génocide des juifs et les prétendues chambres à gaz hitlériennes n’ont jamais existé.

Qu’y pouvons-nous ? Faudrait-il cacher le résultat de ses recherches pour n’avoir pas à contrarier Pierre ou Paul ? Faudrait-il, pour plaire à ce même Pierre ou Paul, mentir délibérément et dire ou laisser dire que « génocide » et « chambres à gaz » ont existé ? Faudrait-il ainsi participer à une atroce calomnie ? Mon droit, comme mon devoir, est de dire publiquement que :

 1) pour des raisons d’ordre principalement physique, chimique, topographique, architectural, documentaire et historique, il est amplement démontré que les révisionnistes ont raison (voyez, en France et à l’étranger, la bibliographie révisionniste) ;
 2) de récentes expertises physico-chimiques ont prouvé, comme je l’avais découvert dès le début des années soixante-dix, que l’existence des prétendues chambres à gaz hitlériennes se heurte à une foule d’impossibilités matérielles (voyez les deux expertises Leuchter, l’expertise de Cracovie, etc.) ;
 3) un ensemble impressionnant de faits historiques, relatifs à la seconde guerre mondiale, démontre que, s’il a existé de la part des autorités du IIIe Reich une politique de plus en plus hostile aux juifs (mais non aux sionistes : loin de là !), il n’a pu exister de leur part ni une politique de destruction physique de ces juifs ni, pour mener à bien cette prétendue politique, des camps dits « d’extermination » ; 
 4) sur le plan scientifique, le dogme de l’ « Holocauste » est mort tandis que, sur le plan médiatique, on s’évertue à cacher cette mort et, s’il a fallu pour certains édicter l’oukaze du 13 juillet 1990, c’est précisément parce qu’on ne peut plus opposer d’argument logique ou historique aux révisionnistes.

Dans les siècles passés, d’innombrables magistrats, y compris Jean Bodin, ont « tenu pour prouvé » que des sorciers ou des sorcières avaient eu commerce avec le diable, mais ces magistrats n’avaient pas commencé par le commencement : ils n’avaient pas établi l’existence du diable. Au XXsiècle, de nombreux magistrats ont « tenu pour prouvé » que des nationaux-socialistes allemands avaient délibérément exterminé des millions de juifs, notamment au moyen de diaboliques chambres à gaz, mais ces magistrats n’ont pas commencé par le commencement : ils n’ont pas établi l’existence de ces chambres à gaz, totalement inconcevables du point de vue de la physique et de la chimie.

Les chercheurs qui ont autrefois prouvé que le diable, ses pals, ses grils, ses fours, n’étaient qu’une abominable invention de la crédulité humaine étaient avant tout guidés par le goût de la recherche et non par le désir de « diffamer » l’Église ; de la même façon, en notre siècle, les révisionnistes, qui ont surabondamment prouvé que le diabolique génocide des juifs et les diaboliques chambres à gaz hitlériennes ne sont qu’une détestable invention de la propagande de guerre et de la crédulité humaine, veulent réhabiliter la vérité des faits et ne songent pas à « diffamer » la Synagogue.

Mais, à l’exemple des chercheurs qui, tel Galilée, finissaient par protester contre la répression dont ils étaient les victimes de la part de l’Église à cause du résultat de leurs recherches, les révisionnistes, aujourd’hui, élèvent une solennelle protestation contre la répression dont ils sont les victimes de la part de la Synagogue parce qu’ils publient les résultats de leurs travaux.

En douze ans, j’ai subi six agressions physiques, une tentative d’assassinat et une incessante répression judiciaire et extrajudiciaire. Je ne suis pas le seul révisionniste dans ce cas et des révisionnistes juifs ont peut-être encore plus souffert que moi. Je n’en conçois pas de haine mais je dis à mes juges : « Halte-là ! Ne vous déshonorez pas ! Ne jouez pas les Ponce Pilate en invoquant la nécessité d’appliquer telle ou telle loi ! Il existe, pour les juges, bien des moyens de ne pas appliquer une loi qu’ils tiennent eux-mêmes pour injuste, absurde ou désuète. »

Dans le passé, les juges qui m’ont condamné pour mon révisionnisme ont immanquablement commencé par rappeler que les magistrats n’ont aucune compétence en matière d’histoire, ce qui est vrai ; ils ont ajouté qu’ils n’avaient donc pas à se prononcer sur le point de savoir si « chambres à gaz » et « génocide » avaient réellement existé, ce qui est encore vrai. Mais, aussitôtle principe énoncé, ils sont passés outre et ils ont agi comme si « chambres à gaz » et « génocide » avaient incontestablement existé. Ce postulat, qu’ils n’osent pas exprimer, leur dicte la condamnation des révisionnistes. Imaginons un instant que, de même que la religion du communisme vient d’imploser, la religion de l’Holocauste vienne, elle aussi, à imploser dans l’esprit du grand public : il n’y aurait plus de procès contre les révisionnistes ! Les procès en sorcellerie ont cessé du jour où la croyance universelle en la réalité physique du diable s’est effondrée. Je précise, pour être juste, qu’il est arrivé à des magistrats français de rendre hommage à la qualité des travaux révisionnistes mais, bien sûr, on a trouvé prétexte à condamner les auteurs de ces travaux. Rappelons que Galilée lui-même n’a pas été condamné sur le fond de sa thèse mais sur la forme. Dans ces cas-là, rien n’est facile à trouver comme un prétexte.

Mon procès des 21 et 22 mars 1991 a démontré que la partie adverse est désormais incapable de fournir une preuve, une seule preuve de l’existence d’une prétendue politique de destruction physique des juifs, ou encore une preuve, une seule preuve de la réalité des prétendues chambres à gaz hitlériennes. Quant aux magistrats qui ont osé me condamner, ils sont incapables de me définir ce qu’est une chambre à gaz hitlérienne ni de m’en décrire ou de m’en dessiner une. Et pour cause ! On ne peut ni définir, ni décrire, ni dessiner un cercle carré ou un carré circulaire. Ces magistrats reconnaissent qu’ils n’ont eux-mêmes aucune compétence en matière d’histoire mais ils me condamnent au nom d’une loi, signée de F. Mitterrand, qui décrète qu’un tribunal, « militaire » celui-là, le Tribunal de Nuremberg, avait toutes les compétences pour juger en matière d’histoire, et cela sans appel possible et pour l’éternité. Au cours de ma déposition, j’ai montré que le procès de Nuremberg avait été une mascarade judiciaire. Il faut croire qu’ici mes arguments ont porté puisque, dans son jugement, M. Grellier écrit :

Des critiques peuvent, à juste titre, être développées concernant l’organisation, la structure et le fonctionnement du Tribunal Militaire International de Nuremberg, tant sur le plan juridique qu’historique ou philosophique.

Si, comme le reconnaît M. Grellier, le Tribunal de Nuremberg est critiquable à tous les points de vue possibles et imaginables, en quoi peut-on me reprocher de critiquer à mon tour ce tribunal sur un seul point d’histoire ? 

Absurde dans son principe, la loi Fabius-Gayssot ne peut conduire qu’à des absurdités dans son application. Elle revient à menacer de prison et d’amendes ceux qui ne croiraient pas à la quadrature du cercle, telle que décrétée, sans appel et pour l’éternité, par un tribunal « militaire » de circonstance.

Je maintiens tous les termes, sans exception, de l’interview écrite que j’ai signée dans Le Choc du mois de septembre 1990 : autant je revendique l’honneur d’y défier une loi scélérate, autant je n’y vois pas l’ombre d’une « diffamation raciale » ou d’une « provocation raciale ». 

Veuillez recevoir, Monsieur le président, l’assurance de mes sentiments indignés.


P.J. : – Ma récidive immédiate du 18 avril 1991 : « Le révisionnisme devant les tribunaux français. »

         – Revue d’histoire révisionniste, n° 4, avril 1991, pour l’article intitulé : « Procès Faurisson » (p. 107-133) [4].


P.S. : Aujourd’hui même se déclenche une campagne médiatique en faveur d’un produit lancé par l’ex-stalinien Serge Moati. Il s’agit d’une production télévisée en deux épisodes sur La Haine antisémite ; le révisionnisme y est présenté comme un phénomène antisémite. Cette campagne culminera le 2 octobre (veille de mon procès) et le 3 octobre (jour de mon procès) avec la projection du film, la vente des cassettes et le lancement du livre. Un sondage publié par L’Événement du jeudi (26 septembre 1991) révèle que cette « haine » serait en chute libre.

26 septembre 1991


Notes

[1] Voyez la déclaration de Mme Fabius-Castro dans Le Monde du 7 mars 1986, p. 8 : « Extraordinaire nouveauté dans le comportement politique, la gauche a permis à des milices juives de s'installer dans des quartiers, rue des Rosiers à Paris, mais aussi à Toulouse, à Marseille, à Strasbourg. Ces milices ont des contacts réguliers avec le ministre de l'Intérieur ».
[2] Voyez la déclaration d’Annie Kriegel dans L’Arche, avril 1990, p. 25, et Le Figaro, 3 avril 1990, p. 2.
[3] Bulletin de l’Agence télégraphique juive, 2 juin 1986, p. 1.
[4] Ces textes sont reproduits dans Ecrits révisionnistes (1974-1998), volume III, p. 1310 et p. 1292-1330.

Tuesday, April 17, 1990

Robert Faurisson, dépossédé de sa chaire d’enseignement à l’université Lyon-II, est nommé d’office par Lionel Jospin au Centre national d’enseignement à distance


Par un arrêté en date du 17 février, Lionel Jospin, ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, a prononcé :

M. Robert Faurisson, professeur à l’université de Lyon-II, est, à compter du 1er janvier 1990, affecté au Centre national d’enseignement à distance sur un emploi ouvert dans cet établissement au titre de la loi de finances de 1990. 

R. Faurisson n’a eu connaissance de cet arrêté que le 9 avril par communication de la photocopie de cet arrêté, sans la moindre lettre d’accompagnement, sous enveloppe ordinaire, non recommandée, expédiée par l’université Lyon-II. Ses demandes d’explication, soit auprès du ministère, soit auprès de l’université Lyon-II, se sont heurtées à des fins de non-recevoir, au silence ou à des subterfuges (par exemple, l’envoi d’un fax antidaté de quarante-huit heures de M. Jean, directeur des enseignements supérieurs, regrettant que M. Faurisson n’ait pas reçu sa lettre du 24 février). Les personnes responsables de cette affaire, sous les ordres de Lionel Jospin, sont MM. G... et M... ainsi que Mme G... Le certificat de cessation de paiement de M. Faurisson a été signé par le président de l’université Lyon-II, Michel Cusin, le 22 février 1990 sans que l’intéressé en sache rien. S’il n’obtempère pas, il ne recevra plus de salaire dès le mois d’avril. Il doit obtempérer le 20 avril au plus tard.

Un professeur d’université est titulaire de sa chaire et ne peut en être éventuellement dépossédé que pour un motif extrêmement grave et cela, au terme d’une procédure administrative et disciplinaire. Ici, on dépossède un professeur de sa chaire pour un motif qui ne lui est pas notifié et il a onze jours pour accepter le nouveau poste qui lui est assigné, faute de quoi il ne recevra plus de salaire et ses cotisations sociales ne seront plus versées. M. Faurisson a 61 ans, est marié, a trois enfants (qui ne sont plus à sa charge) ; sa femme n’a pas de profession ; il prendra normalement sa retraite à l’âge de 67 ou 68 ans.

R. Faurisson conteste l’existence de chambres à gaz homicides dans les camps de concentration allemands de la dernière guerre. Il s’appuie, en particulier, sur l’expertise de l’ingénieur américain Fred Leuchter [1]. Il est considéré comme le chef de file, en France, du révisionnisme historique, dont le fondateur est Paul Rassinier (1908-1967), ancien déporté, ancien député socialiste, et qui a des représentants en Europe, en Amérique du sud, en Afrique du Nord, au Japon et en Australie [2]

En 1978-79, de violentes manifestations avaient été organisées dans l’enceinte de l’université Lyon-II contre le professeur Faurisson par le Dr Marc Aron, président du Comité de liaison des institutions et des organisations juives de Lyon, membre du B’naï B’rith (association juive de type maçonnique) et du Congrès juif européen. Depuis 1979, le Dr Marc Aron s’est opposé avec succès au retour du professeur dans son université. Il a été obéi par tous les présidents de la République, les premiers ministres et les ministres de l’Éducation nationale qui se sont succédé depuis onze ans. A chaque fois que le professeur a demandé à reprendre ses cours, la réponse de son université a été qu’on ne disposait pas des moyens d’assurer sa sécurité et qu’en conséquence, si M. Faurisson entendait user d’un droit incontestable, le président de son université ferait opposition. Or, l’État doit protection à ses fonctionnaires.

En onze ans, le professeur Faurisson a été la victime de six agressions physiques : deux fois à Lyon, deux fois à Paris et deux fois à Vichy, où il habite. Jamais ses agresseurs n’ont été inquiétés, même quand ils ont été interpellés. Le 16 septembre 1989, il a été sauvagement agressé par trois jeunes gens qui, dans l’heure qui a suivi, ont revendiqué cette action au nom des « Fils de la mémoire juive ». Il n’a dû la vie qu’à deux personnes dont l’intervention a mis les agresseurs en fuite.

Le 3 avril 1990, sur la « Cinq », un reportage télévisé a montré des milices juives à l’entraînement dans la région parisienne. Celles-ci n’ont pas fait mystère de ce que leur principale cible était les révisionnistes. 

En France, les milices armées sont interdites sauf les milices juives. Mme Fabius-Castro a déclaré à une assemblée de socialistes juifs :

Extraordinaire nouveauté dans le comportement politique, la gauche a permis à des milices juives de s’installer dans des quartiers à Paris, mais aussi à Toulouse, Marseille, à Strasbourg [et d’avoir] des contacts réguliers avec le ministère de l’Intérieur [3]

Le 6 février 1990, le révisionniste Olivier Mathieu, sa fiancée et l’un de ses amis ont été frappés sur le plateau de TF 1 par les membres d’une milice juive. Le 14 février, Alain Guionnet a été condamné à un mois de prison ferme par la cour d’appel de Versailles pour un délit de presse : il avait apposé des autocollants dont l’un portait : « Rapport Leuchter : finies les chambres à gaz ! ». La liste des universitaires frappés par la répression antirévisionniste était en France de sept ; elle vient de s’allonger de deux noms : ceux de Frédéric Poulon (Bordeaux) et Bernard Notin (Lyon).

Une loi antirévisionniste est actuellement à l’étude sur l’initiative ou avec l’appui de Laurent Fabius, Jean Pierre-Bloch et Serge Klarsfeld. Se sont ralliés à ce projet MM. Pasqua, Santini et Yvon Briant (un ancien partisan de J.-M. Le Pen).

Même Annie Kriegel, qui, par le passé, a provoqué cette chasse aux sorcières, commence à s’inquiéter d’un résultat qui était pourtant bien prévisible. Elle constate :

une obsessionnelle chasse aux sorcières qui présente les mêmes excès que n’importe quelle chasse de cette nature, en s’abritant derrière des institutions juives inquiètes pour légitimer une insupportable police juive de la pensée – par exemple dans un cas navrant récent, où on a suspendu un professeur d’université coupable d’avoir laissé s’exprimer un jeune collègue qui exposait des énormités (comme si l’université, depuis vingt ans, n’avait entendu que des propos équilibrés et raisonnables) [4]. 

« Une insupportable police juive de la pensée » : la formule n’a rien d’excessif. Un homme politique français déclare :

Je ne connais pas un israélite qui refuse un cadeau qu’on lui offre, si ce cadeau ne lui plaît pas. Et je ne connais pas, pour ma part, un maire qui dise : “Je refuse les voix qui me sont apportées” [5]

Cette déclaration déclenche un hourvari. Le même jour, on rend publique la déclaration suivante du Prix Nobel de la Paix, Lech Walesa, à l’hebdomadaire hollandais Elsevier :

Si les Allemands déstabilisent à nouveau l’Europe d’une façon ou d’une autre, alors il ne faudra plus recourir à la partition de l’Allemagne, mais rayer purement et simplement ce pays de la carte. L’Est et l’Ouest disposent de la technologie avancée nécessaire pour exécuter ce verdict. Si l’Allemagne recommence, il n’y a pas d’autre solution. 

Cette fois, c’est le silence ou l’absence de commentaire. 
Le dévoilement progressif du mythe des chambres à gaz et du génocide rend vaines les tentatives des responsables du mythe du génocide qui ont cherché par tous les moyens à étouffer la voix des révisionnistes. En pure perte. Lacommunauté juive doit maintenant réagir et ne plus admettre cette chasse aux sorcières. Elle a une responsabilité dans la propagation d’une invention de la propagande de guerre et dans le maintien de cette invention par la violence sous toutes ses formes. Ainsi que l’a dit l’historien David Irving :
La communauté juive doit faire son examen de conscience, elle propage quelque chose qui n’est pas vrai [6]

Des protestations contre l’arrêté ministériel concernant le professeur Faurisson peuvent être formulées auprès des représentants du monde politique, du monde médiatique et du monde universitaire.


17 avril 1990



Notes

[1] Tribunal de Toronto, affaire Zündel, 1988, 192 pages.
[2] Voy., à paraître en mai 1990, la première livraison de la Revue d’histoire révisionniste, laquelle fait suite aux huit livraisons des Annales d’histoire révisionniste. Pour sa part, l’Institute for Historical Review, de Torrance, Californie, a publié jusqu’ici trente-sept livraisons trimestrielles du Journal of Historical Review.
[3] Le Monde, 7 février 1986, p. 8.
[4] A. Kriegel, « Le leurre de l’antisémitisme », Le Figaro, 3 avril 1990, p. 2. 
[5] Le Monde, 6 avril 1990, p. 10.
[6] The Jewish Chronicle (Londres), 23 juin 1989.

Saturday, September 16, 1989

Pétition

– Objet : Attentat du 16 septembre 1989 
contre le professeur Faurisson –

Le 16 septembre 1989 le professeur Robert Faurisson a été la victime d’un grave attentat à Vichy. Cet attentat a été revendiqué par « les Fils de la mémoire juive » et il a été justifié par l’avocat Serge Klarsfeld, par l’épouse de ce dernier, Beate Klarsfeld, et par François Léotard, député du Parti Républicain.

Je proteste contre le manque de moyens et l’inefficacité de la police. Dans une équipe de trois policiers, deux seulement s’occupent du « dossier Faurisson » parmi... une vingtaine d’autres dossiers. Ils n’agissent qu’avec lenteur et timidité.

Cet attentat, le sixième en onze ans contre un professeur laissé sans protection, a été précédé d’une atroce campagne de presse, menée depuis 1978, en particulier par le journal Le Monde qui s’acharne à dénoncer les révisionnistes comme des « gangsters de l’Histoire » (accusation portée le 5-6 juillet 1987, p. 31, et réitérée le 24-25 septembre, p. 31).

Depuis 1979, le professeur Faurisson ne peut plus assurer de cours à son université (Université Lyon-II) parce qu’ainsi en a décidé le Dr Marc Aron, président du comité de coordination des communautés et organisations juives de Lyon ; ce dernier a, en outre, conduit contre le professeur de telles actions de commando que, selon les présidents successifs de cette université, « il est impossible d’assurer la sécurité de M. Faurisson. »

Je demande la dissolution des milices juives qui, en toute impunité, font régner la terreur et ont accumulé crimes et délits. En France, les milices sont interdites sauf... pour les juifs. Les milices juives bénéficient de la protection du ministre de l’Intérieur (actuellement le socialiste Pierre Joxe). Dans Le Monde du 7 mars 1986, p. 8, Mme Fabius-Castro, épouse du socialiste Laurent Fabius, avait révélé dans les termes suivant l’existence de ces milices : « Extraordinaire nouveauté dans le comportement politique, la gauche a permis à des milices juives de s’installer dans des quartiers à Paris, mais aussi à Toulouse, à Marseille, à Strasbourg [et d’avoir] des contacts réguliers avec le ministre de l’Intérieur.»

Le 2 avril 1988, Laurent Fabius et Georges Sarre ont déposé, au nom du groupe socialiste de l’Assemblée nationale, une proposition de loi « en vue de combattre les thèses révisionnistes », loi selon laquelle ceux qui tenteraient de nier ou de minimiser la portée de l’Holocauste juif encourraient une peine d’un mois à un an de prison et/ou une amende de deux mille à trois cent mille francs. Une telle loi déshonorerait la France.

Les adversaires du révisionnisme, et en particulier des membres de la communauté juive, proposent aux révisionnistes le choix entre le tribunal, la prison, l’asile, l’hôpital et la morgue. Les révisionnistes proposent, eux, un débat public.

16 septembre 1989