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Monday, February 7, 1994

Lettre à Françoise Simon, Présidente de la XIe chambre de la cour d’appel de Paris


Voyez la pièce ci-jointe. Vous constaterez que s’y trouve cité à comparaître devant votre cour, le mercredi 9 février 1994, à 13 h 30, un certain Robert Faurisson né à Brunei Darussalam. Je suis né en Grande-Bretagne.

Half British, je ne cesse, depuis 1947, d’observer les magistrats français et le fonctionnement de la justice française. J’y trouve, comme j’ai eu l’occasion, je crois, de vous le dire, un sujet d’émerveillement devant la servilité des magistrats français (à de rares exceptions qui indignent leurs collègues), devant leur mauvaise tenue, leurs négligences, leur désordre et, surtout, devant le fait qu’à de rarissimes exceptions près aucune transcription des propos tenus dans un procès n’est consultable, pour la bonne raison... qu’il n’y a pas de transcription. La manière dont vous vous êtes personnellement conduite à mon égard est édifiante : pendant une heure cinquante (durée de ma défense personnelle à la barre) vous avez ostensiblement détourné votre regard de celui qui vous parlait ; quand j’ai voulu une fois – une seule fois – vous lire un court extrait du statut du tribunal militaire international de Nuremberg, vous m’avez lancé : «Ah non ! Pas de lecture !» et cette interdiction, vous ne l’avez pas fait acter par la greffière, si bien qu’il n’en reste aucune trace. Par la suite, vous avez rendu un arrêt parfaitement inique : pour une interview, vous m’avez condamné, solidairement avec Le Choc du mois, à des peines dont le montant s’élevait à trois cent soixante-quatorze mille francs. A l’heure qu’il est, j’ai personnellement versé cent vingt-huit mille cinq cents francs. Je suis un professeur à salaire unique et j’ai élevé trois enfants. Mon crime : avoir dit la vérité sur l’atroce bobard – votre cher et ignoble bobard – des prétendues chambres à gaz hitlériennes. Selon l’usage, dans le texte de votre arrêt, on n’aperçoit pas l’ombre d’un seul des arguments que, pendant une heure cinquante, j’ai pu développer devant vous. Je vous ai dit l’horreur que m’inspirait votre conduite. Par la suite, j’ai appris accidentellement que mon avocat, Me Éric Delcroix, avait pris l’initiative de vous demander une entrevue afin de vous présenter ses excuses (!) pour mon comportement à votre égard. Il n’en avait pas le droit, ainsi que je le lui ai fait savoir quelques jours plus tard.

J’ai la faiblesse de croire que j’honore ce pays, qui n’est qu’à demi le mien, par mes recherches historiques. J’attends une convocation régulière pour décider de la suite que je donnerai aux injonctions de votre justice (française).

7 février 1994


[La citation est adressée à « Faurisson Robert. Né le 25/01/1929 à Londres (BRUNEI DARUSSALAM) ». Par quel miracle un scribe ou une machine ont-ils pu ainsi localiser la ville de Londres (qui n’est nullement le lieu de naissance de l’intéressé) dans la ville-Etat du nord de Bornéo, un émirat pétrolier dont le nom officiel est effectivement « Brunei Darussalam » ? Il y a là un mystère que nous léguons aux générations futures. – NdÉ]

Monday, January 11, 1993

Le révisionnisme historique devant les tribunaux français (9 décembre 1992 – 28 janvier 1993)


La répression judiciaire qui s’exerce en France contre le révisionnisme historique s’est sensiblement aggravée pendant les semaines qui viennent de s’écouler. Après les condamnations, pendant ces derniers mois, de François Brigneau (journaliste), Roland Gaucher (journaliste), Rémy Pontier (ingénieur informaticien), Vincent Reynouard (ingénieur chimiste), on relève pour ces dernières semaines et pour le proche avenir les actions suivantes:

– le 9 décembre 1992, la cour d’appel de Paris a condamné Le Choc du mois et Robert Faurisson (professeur) à trois cent soixante-quatorze mille francs ; – le 16 décembre, le tribunal d’Amiens a condamné Nationalisme et République et Pierre Guillaume (éditeur) à cent trois mille francs ;

– le 7 janvier 1993, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Pierre Ga... (mécanicien automobile) et Fabrice Robert (historien) respectivement à deux mois de prison avec sursis et vingt mille francs d’amende pour le premier et à un mois de prison avec sursis et dix mille francs d‘amende pour le second ; le montant des dommages-intérêts n’est pas encore connu ;

– ce même 7 janvier, la cour d’appel de Paris a jugé Philippe Costa (ingénieur) et Laurent Gentel (étudiant en droit) qui ont été condamnés par le tribunal de Fontainebleau; le procès se poursuivra le 14 janvier ; – le 11 janvier, Rivarol et Robert Faurisson (déjà nommé) sont renvoyés par un juge d’instruction devant le tribunal de Paris ;

– vers le 11 janvier, Les Lettres françaises passeront devant un tribunal pour avoir mentionné l’adresse de la Revue d’histoire révisionniste (revue interdite de publicité par une mesure administrative du ministre de l’Intérieur Pierre Joxe) ;

– le 18 janvier, Revision et Pierre Marais (technicien automobile de l’Armée, à la retraite) passeront devant le tribunal de Paris ; – le 28 janvier, Pierre Guillaume (déjà nommé) et Pierre Marais (déjà nommé) passeront devant le tribunal de Paris ;

– le 3 mars, Le Choc du mois (déjà nommé) et Robert Faurisson (déjà nommé) passeront devant la cour d’appel de Paris pour la même interview qui leur a valu une sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs ;

– à une date encore indéterminée, Le Choc du mois (déjà nommé) et Robert Faurisson (déjà nommé) passeront pour la troisième fois devant le cour d’appel de Paris pour la même interview qui leur a valu une première sanction de trois cent soixante-quatorze mille francs.

D’autres actions judiciaires sont en gestation.

11 janvier 1993