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Friday, September 10, 1993

The Adventure of Revisionism

With rare exceptions, a revisionist researcher is not an intellectual closeted in his study. Even if he were to choose a hermit's life, society would soon see to the end of his isolation.

To begin with, a revisionist must be willing to travel wherever his research requires, and to carry out investigations on the spot. And because he'll receive no help from the authorities - on the contrary - the revisionist must learn to outwit his adversaries and overcome a hundred obstacles to achieve his goals. Life itself becomes his teacher.

He must establish and cultivate contacts with fellow revisionists around the globe, for no researcher can isolate himself from the work of others. Speaking for myself, revisionism has brought me to many lands, in particular the United States of America, Canada and Germany, as well as Britain, the Netherlands, Belgium, Norway, Sweden, Austria, Switzerland, Spain, Italy, Poland, and a few other countries. (Historical revisionism is also growing in Australia, New Zealand, Ukraine, Japan, Tunisia, South Africa, Iran and Peru.)

In cultivating these contacts, one discovers the ways that different mentalities - Anglo-Saxon, Germanic, Latin, Arab, Jewish, Catholic, Protestant, Muslim and atheist - confront one of the mightiest taboos in history: the Jewish "Holocaust." Revisionism, which lays bare the taboo, thus uncovers differences in outlook as well.

It reveals, too, what individuals are made of and how institutions actually function. I like to watch the face of a man or a woman, an oldster or a teenager, as he or she trembles upon hearing, for the first time, the sacrilegious words of a revisionist. With some, the face colors and the eyes light up: curiosity is aroused. Others pale; the person who believed in his own tolerance discovers his bigotry, and the one who had easily opened his heart quickly slams it shut.

Confronted by revisionism, institutions likewise show themselves for what they are: products of circumstantial arrangements on which time has conferred an aura of respectability. The judiciary, for instance, claims to defend justice (a virtue!) or to uphold the law (a necessity), and would have us believe that, as a group, judges care for truth. But, when a judge finds himself obliged to try a revisionist, how odd to watch as he jettisons the scruples he and his colleagues claim to honor! When faced with a revisionist, there exists for a judge neither faith, nor law, nor right. In confronting revisionism, the judiciary shows just how rickety it is.

As for the petty little world of journalism, the media demonstrates how it, more than anyone, is careful to traffic only in authorized ideas and wares; while at the same time it fosters, through its antics, the illusion of a free circulation of ideas and opinions - not unlike jesters in a tyrant's court.

The revisionist lives dangerously. Police, judges and journalists lurk in wait for him. He may end up in prison - or the hospital. He risks economic ruin for himself and his family. Little of that matters to him. He lives, he dreams, he imagines. He feels that he is free. It's not that he cherishes illusions about the impact of his findings. These frighten everyone; they are too much in contradiction to accepted knowledge. These findings strike at two great human mysteries: the general mystery of fear, and the specific mystery of the need for belief, belief in something, no matter what.

One historian, after finishing a five-volume History of Mankind, was once asked: "After all is said and done, what is the chief motivation of human history?" After a long hesitation, he replied: "Fear." There is no question that fear is an overwhelming factor, and that it assumes in man, more than in beast, the most striking, and sometimes the most ludicrous, forms, no less than the most deceptive disguises. In most men, but certainly not in all, the mystery of fear combines with another mystery: that is, as already indicated, the need, the desire, or the will to believe for the sake of believing. For this there is a saying in English that we lack in French: "the will to believe." Céline said: "The fury to lie and TO BELIEVE spreads like the itch." (La rage de mentir ET DE CROIRE s'attrape comme la gale.) Before him, La Fontaine noted: "Man is frozen to truths. He is on fire for lies." (L'homme est de glace aux vérités. Il est de feu pour les mensonges.)

Revisionism can correct history, but it will correct nothing of human nature. On the other hand, the future will prove the revisionists, as writers of history, were right. There is already too much evidence to show that the progress of revisionism is inexorable. Revisionism is destined for a place in history as "the great intellectual adventure of the end of the century."

From The Journal of Historical Review, Vol. 13, Number 5, September-October 1993.

Tuesday, May 26, 1992

L’aventure révisionniste


Sauf exception, un chercheur révisionniste n’est pas un intellectuel confiné dans son cabinet de travail. Même s’il aspire à vivre dans une sorte de Thébaïde, la société se chargera de l’en sortir. 

Pour commencer, il doit être homme de terrain et se rendre partout où l’exigent ses recherches. Et comme personne ne l’aidera dans ces recherches-là – bien au contraire –, il lui faudra apprendre à ruser avec l’adversité et à contourner cent obstacles pour parvenir à ses fins. Il sera à l’école de la vie. 

Il lui faut, par ailleurs, multiplier les contacts, à travers le monde, avec d’autres révisionnistes parce qu’aucun chercheur ne peut s’isoler dans son propre travail. Personnellement, le révisionnisme m’aura, comme on dit, fait voir du pays, en particulier les États-Unis, le Canada et l’Allemagne, mais aussi la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Norvège, la Suède, l’Autriche, la Suisse, l’Espagne, l’Italie, la Pologne et quelques autres pays encore. Il n’est pas jusqu’à l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, l’Ukraine et le Japon, la Tunisie, l’Afrique du Sud, l’Iran ou le Pérou qui ne figurent parmi les pays où se développe aujourd’hui le révisionnisme historique. C’est à l’occasion de tels contacts qu’on découvre les différences des mentalités anglo-saxonne, germanique, latine, arabe, juive, catholique, protestante, musulmane ou athée devant l’un des plus puissants tabous que l’histoire ait connus : celui de l’« Holocauste » des juifs. Le révisionnisme, qui dévoile ce tabou, agit alors comme un révélateur de ces mentalités.

Il révèle aussi le fond des individualités et le mécanisme de fonctionnement des institutions. J’aime à scruter le visage de l’homme, de la femme, du vieillard ou de l’adolescent qui frémit en entendant, pour la première fois de sa vie, le propos sacrilège d’un révisionniste. Chez les uns, le visage se colore et une lumière s’allume dans l’œil : leur curiosité s’éveille. Chez les autres on blêmit : chez ces derniers, celui qui se croyait tolérant se découvre intolérant et tel qui ouvrait facilement son cœur le ferme tout aussi vite. Devant le révisionnisme, les institutions se révèlent pour ce qu’elles sont : le résultat d’arrangements circonstanciels auquel le temps a fini par donner un air de respectabilité. L’institution judiciaire, par exemple, prétend défendre la justice (une vertu !) ou la loi (une nécessité) et elle tient à nous faire croire que, dans leur ensemble, les magistrats se soucient de vérité. Or, quand les magistrats se trouvent dans l’obligation de juger un révisionniste, il fait beau voir comme ils jettent par-dessus bord les scrupules dont ils s’honorent. Pour eux, avec un révisionniste, il n’y a plus ni foi, ni loi, ni droit. L’institution judiciaire dévoile ici toute sa précarité. Quant au petit monde du journalisme et de la communication, il se révèle, plus que tout autre, soucieux de ne laisser passer que les idées ou les marchandises autorisées ; son rôle s’apparente à celui d’amuseurs publics chargés de faire croire à la libre circulation des idées et des opinions.

Le révisionniste vit dangereusement. Gendarmes, juges et journalistes le guettent. La prison peut l’attendre. Ou l’hôpital. Il risque de se retrouver surla paille et sa famille avec lui. Peu lui importe. Il vit, il rêve, il imagine. Il se sent libre. Ce n’est pas qu’il se berce d’illusions sur la portée de ses découvertes. Ces découvertes font peur à tous et elles contrarient trop d’idées reçues. Elles se heurtent à deux grands mystères de l’homme : le mystère, général, de la peur et le mystère, particulier, du besoin de croire à n’importe quoi.

A un historien qui venait d’achever une Histoire de l’humanité en cinq volumes, on avait un jour demandé : « En fin de compte, quel est le principal moteur de l’histoire des hommes ? » La réponse, après une longue hésitation, avait été : « La peur ». Il est de fait que la peur est d’une présence écrasante et qu’elle prend chez l’homme, encore plus que chez l’animal, aussi bien les formes les plus manifestes et parfois les plus saugrenues que les déguisements les plus trompeurs. Chez beaucoup d’hommes, mais certainement pas chez tous, le mystère de la peur se combine avec un autre mystère : celui, comme je l’ai dit, du besoin, du désir ou de la volonté de croire pour croire. Les Anglais ont, pour en parler, une expression malheureusement intraduisible : « the will to believe. » Céline disait : « Le délire de mentir et de croire s’attrape comme la gale ». La Fontaine, avant lui, avait noté :

L’homme est de glace aux vérités,
Il est de feu pour les mensonges. 

Le révisionnisme peut corriger l’histoire mais il ne corrigera strictement rien de l’homme. En revanche, l’avenir lui donnera raison sur le plan de l’historiographie. Trop d’éléments sont déjà là qui prouvent que le révisionnisme progresse inexorablement. Il restera inscrit dans l’histoire comme « la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle ». 

Rappel : Les révisionnistes ne nient pas l’existence du génocide et des chambres à gaz. C’est une erreur. Galilée ne niait pas que la terre fût fixe ; il affirmait, au terme de ses recherches, que la terre n’était pas fixe mais qu’elle tournait sur elle-même et autour du soleil. De la même façon, les révisionnistes affirment, au terme de leurs propres recherches, que génocide et chambres à gaz n’ont pas existé mais que la « solution finale de la question juive » consistait en l’émigration des juifs, si possible, et en l’évacuation des juifs, si nécessaire. 

Les révisionnistes cherchent à dire ce qui s’est passé ; ils sont positifs, tandis que les exterminationnistes s’acharnent à nous raconter ce qui ne s’est pas passé ; leur travail est négatif. 

Les révisionnistes sont pour la réconciliation des belligérants dans la reconnaissance de ce qui s’est vraiment passé.

25 mai 1992