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Friday, October 24, 2014

Attaques verbales contre Faurisson (suite) : Jakubowicz et Timsit en délire


Grâce à « Egalité & Réconciliation », d’Alain Soral, j’ai pu avoir communication des deux vidéos suivantes :


  Alain Jakubowicz, président de la LICRA, délire à mon propos : la vérité est que j’étais dans la rue non loin du palais de justice de Lyon auquel je ne pouvais évidemment pas accéder. Je voulais m’informer discrètement sur place du déroulement du procès de Klaus Barbie, si mal défendu par Jacques Vergès. J’étais seul. C’était à l'époque (1987) où Internet n’existait pas encore et mon visage était peu connu. Pourtant un journaliste de télévision m’a identifié et, malgré mes protestations, il a insisté pour me filmer. Afin d’éviter sa caméra j’ai dû prendre la fuite en courant. Mais aujourd’hui, soit vingt-sept ans plus tard, voyez comment l’avocat Jakubowicz a transformé et scénarisé un incident auquel il n’a pas pu assister puisque, aussi bien, il était au palais avec ses « vieilles dames ».


Yannick Noah ne comprend pas pourquoi on censure Dieudonné. Quant à Patrick Timsit, on l’entend dire : « Le jour où [Dieudonné] a pris Faurisson dans les bras !!! », « [Faurisson], un affreux personnage », « un immonde », « un mec du Ku Klux Klan ».

 Mon commentaire sur ces deux pitres de la Shoah

Dans le langage du temps et pour faire chic : c’est de la « Reductio ad Hitlerum » ou bien c’est « le point Godwin ».

Je recommande à ce propos l’article de Pierre Assouline intitulé « Le point Godwin » (magazine L’Histoire, novembre 2014, p. 37). De la sacro-sainte Shoah, dont on nous gave, P. Assouline écrit : « Cet épouvantail du mal est notre dernière certitude métaphysique ». Il note que « Plus une discussion en ligne dure, plus la probabilité d’y rencontrer les nazis se rapproche de 1 ». L'expression « se rapproche de 1 » signifie : « devient une réalité ou une certitude». Il dénonce « la référence compulsive aux nazis ». 

Dans le langage d’autrefois on aurait dit, en français de France, que cette inévitable dénonciation du mal incarné par les « nazis » est un véritable « pont aux ânes » (une banalité par laquelle les ânes ne peuvent manquer de passer). 

Il n’empêche : les belles âmes du CRIF, de la LICRA, du Shoah Business et du Knout sont aujourd’hui à vif, comme hier et comme toujours. Pour sa part, Jakubowicz est, si l’on ose dire, impayable. Observez sa gestuelle ; sans qu’il s’en rende compte, ses mains le trahissent en ce qu’elles semblent nous répéter sans cesse : « Je t’embrouille, je t’embrouille, je t’embrouille... »

Malheureuse Shoah ! Ses grands prêtres à la façon d’Elie Wiesel, ses servants, ses avocats, ses clowns la poussent chaque jour un peu plus vers les poubelles de l’histoire. Ou vers ses égouts.
24 octobre 2014

Saturday, August 24, 2013

Jacques Vergès


1) Robert Faurisson sur Vergès
Vers 1997-1998, sans illusion sur la réponse quil me ferait, javais demandé à Jacques Vergès sil accepterait de me défendre soit seul, soit aux côtés de Maître Eric Delcroix. Mes lettres restaient sans réponse et mes appels téléphoniques ne me permettaient datteindre tout au plus que sa secrétaire (une personne du nom, je crois me rappeler, de Madame Bloch).
En 1998, jai assisté au procès de Roger Garaudy, à la XVIIème chambre. J. Vergès y a prononcé essentiellement la plaidoirie à couplets antiracistes dont il était friand : comment cela, la France accuse mon client de racisme mais il ny a pas plus raciste que la France ! Voyez son colonialisme, celui des blancs. Et dachever sa tirade sur la disparition des Tasmaniens. Sujet rebattu, développements faciles, succès assuré. Le sujet de fond (la véritable politique du IIIe Reich à légard des juifs) qui aurait demandé du travail et qui entraînait les risques les plus graves, était à tout coup évité. A Lyon, à la sortie du palais de justice, il s'était fait huer et prendre à partie par une foule dexcités qui manifestement navaient pas assisté à son étrange défense de Barbie, une défense toute « de connivence ».
A Paris, à la fin de l'audience du procès de R. Garaudy, J. Vergès, radieux, sapprête à quitter le prétoire. Il sait que les journalistes et les télévisions l'attendent. Je mavise de lui barrer le chemin de la sortie : « Maître, pourquoi ne répondez-vous pas à mes courriers ? » Il bredouille, cherche à esquiver le coup, feint dignorer de quoi il sagit. Il suggère quil na peut-être pas reçu mes lettres et va jusquà me dire : « Il y a peut-être quelque chose qui bloque [sic] ». Devant la foule, en plein prétoire, il fait piètre figure. Je lui pose clairement ma question : « Acceptez-vous de me défendre soit seul, soit en collaboration avec Me Delcroix ? » Et là, jobtiens enfin ma réponse : « Je ne vous dis pas oui ». Je le remercie et le quitte.
Personnellement de mes quelques rencontres avec Vergès avant cet épisode et, quelques années plus tard, grâce à une ultime rencontre qui sest située à Vichy, jemporte le souvenir dun avocat souriant, timide, cultivé, comédien dans lâme, sachant se donner lapparence dun homme hardi et courageux mais au fond surtout prudent, habile et flatteur. Il prônait, comme on le sait, « la défense de rupture » mais, le moment venu, quand il y avait péril en la demeure, il pratiquait « la défense de connivence ».
En somme, sage, fort sage, il a toujours soufflé dans le sens du vent et du vainqueur final ; il a été riche, probablement fort riche ; il a su profiter, dit-on, des plaisirs de la vie. Malgré peut-être une secrète blessure il semble avoir été heureux. On le serait à moins.   
(Sur cette « secrète blessure », je risquerais une hypothèse dont lidée mest venue au cours de lune de nos conversations sur ce racisme qui le hantait. Je me demande si J. Vergès na pas passé toute une partie de son existence à se venger des cruelles humiliations quun métis pouvait avoir subies à lépoque, en particulier, de sa jeunesse. Je ne mattarderai pas ici aux propos injurieux dont on accablait lâchement les « serpents » issus du mariage dun blanc et d’une femme de couleur). 
24 août 2013      

2) Eric Delcroix sur Vergès 


Le très intéressant site internet « Entre la plume et lenclume » [1], habituellement mieux inspiré, vient, à lunisson des gens du Système, de faire léloge de feu Jacques Vergès. On y lit ceci, sous la signature de Ginette Hess-Skandrani, collaboratrice régulière du site, à la date du 16 août :
Maître Jacques Vergès, ce rebelle à lordre public, lami des grands de ce monde ... est parti tout doucement sans faire du bruit. 
Il est surprenant, soit dit en toute bienveillance, que ni l’auteur de ce texte, en se relisant, ni le webmestre du site n’aient remarqué la contradiction dans les termes… Faut-il rappeler qu’un « rebelle à l’ordre public » ne peut pas être « l’ami des grands de ce monde » ? Or il apparaît que, plus rebelle du tout depuis des lustres, Vergès était bien devenu l’Ami des grands de ce monde. Et il me semble que Carlos ne me démentirait pas à cet égard…

Il n’est jusqu’au très mondain bâtonnier Charrière-Bournazel pour abonder dans le dithyrambe (« c’était un chevalier »), mêlant les éloges confraternels à ceux d’un Kiejman (« un  géant ») ou d’un Collard (« il incarnait la rébellion »), etc. N’en jetez plus, la cour est pleine !

Jacques Vergès était un grand avocat, un excellent orateur, un homme d’une grande culture et qui avait le génie des formules. Il a su merveilleusement se mettre en scène, notamment avec Le Salaud lumineux (1990), livre d’entretiens avec Jean-Louis Remilleux, ou dans le film L’Avocat de la Terreur réalisé par Barbet Schroeder (2007).

Mais sa rébellion était celle, amortie et prescrite, du Tiers-Monde de la décolonisation, ce qui lui garantissait un potentiel de sympathie de masses immenses, chiffrables en milliards d’hommes. Il fut « dans le sens de l’Histoire » (pour reprendre le mot de De Gaulle) à l’inverse des parias qui, par exemple, ont combattu pour l’OAS ou l’ex-Rhodésie du Sud, ces laisses de haute mer de l’Occident abandonnées par l’inexorable jusant. Dominique Venner, lui, était un vrai « Cœur rebelle » [2] mais, bien  évidemment, il ne pouvait pas être « l’Ami des grands de ce monde ». Avec Venner, le principe de non-contradiction fonctionne. Pas avec Vergès.
Et ceci permet de mieux comprendre que Mme Hess-Skandrani puisse continuer, au-delà de l’oxymore relevé plus haut, en écrivant :
 … l’Ami des grands de ce monde et également de ceux qui ne pouvaient se défendre…
Ah ? Pour ma part, j’ai de bonnes raisons d’en douter.
Lavocat de ceux qui ne pouvaient se défendre ?
Au-delà des apparences, Jacques Vergès n’a jamais voulu défendre les rebelles au Système dont il procédait, après le reflux colonial. De 1944 à 2013 il fut un homme du Système, avec une bonne anticipation de la décolonisation. C’est un fait.
Dans l’affaire Klaus Barbie, il s’est refusé à poser la question de la réalité criminalistique, c’est-à-dire la question de la vérification matérielle des actes criminels imputés à l’accusé. En d’autres termes, l’Avocat de la terreur s’est passé de toute recherche de la destinée des victimes, des armes utilisées, des lieux et temps de la commission des crimes allégués, etc. Bref, malgré mon insistance personnelle et directe (nous avions été présentés par François Genoud), Vergès s’est refusé à exiger, pour la défense de l’officier allemand, une instruction normale, routinière, matérialiste comme pour tout crime de droit commun. Où était donc passée sa légendaire stratégie de rupture ? Je peux témoigner que les arcanes juridiques lui paraissaient, dans cette cause tout particulièrement, assez inopportuns. Je crois au surplus que le juriste n’était d’ailleurs pas tout à fait à la hauteur de la bête d’audience. Barbie ne fut au demeurant qu’un prétexte sacrificiel pour charger et accuser une France coloniale morte et enterrée en 1962…

Dans cette logique biaisée qu’il avait faite sienne et sans laquelle il n’aurait plus été l’Ami des grands de ce monde, le Salaud lumineux n’a jamais voulu défendre les écrivains et chercheurs révisionnistes. (J’étais pourtant prêt à lui céder la place de Salaud d’honneur sur la plus haute marche du podium-pilori de l’Enfer). La grande presse dit le contraire, pour faire sulfureux, en référence à sa défense de Roger Garaudy devant la XVIIe chambre du Tribunal correctionnel de Paris. Mais cette défense fut si peu celle d’un prévenu révisionniste que Garaudy, qui ne l’était pourtant pas vraiment en général, choisit tout de même un autre avocat pour l’assister devant la Cour d’appel…
Lavocat de ceux qui ne pouvaient se défendre, mais pas de tous 
Certes, Vergès soutint brillamment la défense de Louis XVI, avec un grand succès médiatique, dans la reconstitution du procès du Roi réalisée sur une grande chaîne de télévision, en 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution. Là, je suis redevable à mon défunt confrère car c’est ainsi que j’ai eu l’honneur de devenir l’avocat de François Brigneau, pour toujours.

En effet, pour réaliser sa prestation télévisée, l’Ami des grands de ce monde avait sollicité François Brigneau (qu’il avait connu, tout comme moi, à l’occasion de l’affaire Barbie), alors directeur de la revue L’Anti-89, pour obtenir la documentation nécessaire à sa plaidoirie médiatique. Ainsi Brigneau, qui a si souvent soutenu « ceux qui ne pouvaient se défendre » depuis 1944, avait constitué le dossier de l’avocat du Roi. Avec pour seule contre-partie la promesse de l’Avocat de la terreur de défendre le polémiste dès qu’un nouveau procès de presse lui serait intenté. L’occasion se présenta incontinent, sur une citation à comparaître délivrée à la requête d’Anne Sinclair (affaire de « l’épanouie boulangère azyme »). Brigneau fit donc parvenir la citation et le dossier à son avocat présomptif et attendit… attendit… attendit… Seulement il finit par ne plus pouvoir attendre, les échéances de la procédure se rapprochant dangereusement. Mais Brigneau ne put parvenir à joindre l’avocat, censé être devenu le sien, toujours absent ou indisponible aux dires de ses fidèles secrétaires. Et puis un jour Vergès renvoya le dossier Sinclair, sans un mot, sans une lettre, à celui à qui il avait donné sa parole [3].

Etre et demeurer l’Ami des grands de ce monde imposait d’autres obligations.

18 août 2013
(http://www.polemia.com/jacques-verges-lami-des-grands-de-ce-monde)

[2] Titre d’un ouvrage que Venner avait publié aux Belles Lettres en 1994.
[3] Voyez François Brigneau, Mais qui est donc le professeur Faurisson ?, éditions de La Sfinge, disponible chez Akribeia (www.akribeia.fr).

Tuesday, June 14, 2011

Indifférence des vainqueurs à la vérité des faits (l'example du document NI-9912)


Un ami révisionniste, recevant mon message de présentation du document NI-9912 (http://robertfaurisson.blogspot.com/1977/01/traduction-du-document-ni-9912-de.html)vient de m'exprimer son étonnement. Il m'écrit :

 « ... et les "juges" de Nuremberg ont eu ce document sous les yeux ! Amitiés, XXX ». 

Je lui ai fait la réponse suivante : 

Non. Pas les juges du grand procès de Nuremberg (1945-1946) mais seulement les juges des douze procès américains qui, de 1947 à 1949, ont suivi ce grand procès-là car le document ne semble avoir fait surface qu'en 1947.

Mais, de toute façon, tous les juges de tous les procès instruits contre les NS ou les « collabos » se sont éperdument moqués des documents qui pouvaient les contrarier, et cela jusqu'au dernier procès de Demjanjuk où, à la face du monde, l'on a condamné l'accusé sans la moindre preuve et sans le moindre témoin. Aucun avocat au monde n'a osé demander que son client (Barbie, Touvier, Papon et mille autres) accusé de complicité de « crime contre l'humanité » (c'est-à-dire, de facto, de crime contre le juif, quintessence de l'humanité) obtienne que l'on commence par prouver l'existence de ce crime. Servatius, l'avocat d'Eichmann, n'a jamais exigé qu'on lui prouve l'existence des magiques chambres à gaz vers lesquels son client était accusé d'avoir « envoyé » des juifs. Jamais le casseur d'assiettes Jacques Vergès n'a pratiqué dans les procès Barbie ou Garaudy autre chose qu'une « défense de connivence », lui qui, en paroles et pour la galerie, osait prétendre qu'il pratiquait non une « défense de connivence » mais une « défense de rupture ». Tout le monde a eu peur, une peur que je ne comprends que trop mais que, pour ma part, j'ai dominée : la peur d'enfreindre un interdit édicté par les juifs, donc la peur des peurs, le tabou des tabous.
En 1998, à Toronto, au troisième procès Zündel, j'ai voulu, comme aux deux précédents (1985 et 1988), témoigner en faveur de cet homme si admirable et si attachant. On m'a fait prêter serment de dire la vérité. Dans l'heure qui a suivi, le juge juif et la jugesse juive (il n'y avait que deux juges et aucun jury !!!) ont commencé à écouter ma démonstration : pour moi, Zündel était en droit de dire ce qu'il avait dit ou écrit parce que ce qu'il avait dit et écrit était conforme à la vérité vérifiable. Puis, le juge m'a interrompu et m'a déclaré : « Vous devez savoir qu'ici, devant ce Tribunal de la Commission des Droits de l'homme, la vérité n'est pas moyen de défense : "Truth is no defence". Ce qui nous intéresse, c'est d'évaluer l'effet que les dires ou les écrits de Zündel ont pu créer sur un certain segment de la société canadienne. » Et l'on m'a retiré la parole parce que, n'étant ni sujet canadien, ni étranger résidant au Canada, je ne pouvais me prévaloir d'aucune compétence en l'affaire. Eux, ce juge et cette jugesse, avaient été recrutés et nommés en vertu, s'il vous plaît, de leur « sensitivity » ! Moi, j'étais dépourvu de « sensitivity » et de compétence. 
Des maîtres filous !
Telle est la vie à Tel-Aviv : comme l'écrivait Céline, « Juivre ou mourir ! » Mais, croyez-m'en, je persisterai jusqu'à en crever dans ce combat inégal. Aujourd'hui je ne suis plus du tout seul. Vous le savez. 
Amitiés.  RF
14 juin 2011

Monday, April 22, 1996

Communiqué de presse [n° 2]


Roger Garaudy, l'abbé Pierre, Jacques Vergès et Jean Ziegler font machine arrière et se mettent à dénoncer le révisionnisme ! Je l'avais prévu (voy. mon communiqué du 19 avril, 22 h 30).


Les médias, de leur côté, donnent une version édulcorée du livre de R. Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne et veulent nous faire croire que l'auteur conteste surtout le chiffre de six millions de morts juives. En réalité, la plus grave des contestations de R. Garaudy porte sur l'existence des chambres à gaz et des camions à gaz nazis ; elle est, d'ailleurs, entièrement reprise de mes propres écrits, citations comprises !


Dans Les Mythes fondateurs..., il faut lire les pages 125-135. Le chapitre sur « Les témoignages » s'achève ainsi (p. 125) :


Ce « Shoah-business » n'utilise que des « témoignages » évoquant diverses manières de « gazer » les victimes, sans qu'il nous soit jamais montré le fonctionnement d'une seule « chambre à gaz » (dont Leuchter a démontré l'impossibilité physique et chimique), ni un seul de ces innombrables camions qui auraient servi, par l'émanation du Diesel, de « chambres à gaz ambulantes ». Ni les tonnes de cendres des cadavres enfouis après leur crémation.


Il n'existe aucune photographie des chambres à gaz et les cadavres sont partis en fumée. Il reste des témoins.


Source : Le Nouvel Observateur,

26 avril 1985


L'interminable navet de Claude Lanzmann est ainsi conçu. L'auteur lui-même nous dit : « Il fallait faire ce film avec du rien, sans documents d'archives, tout inventer. »


Source : Libération,

25 avril 1985, p. 22


Quant au chapitre sur « L'arme du crime », la fin en est tout aussi explosive (p. 135) :


Ce n'est certes pas un livre comme celui de Pressac Les Crématoires d'Auschwitz. La Machinerie du meurtre de masse (1993), qui ne consacre qu'un chapitre de vingt pages (sur 147) aux « chambres à gaz » et qui ne cite même pas le Rapport Leuchter auquel il a consacré, en 1990 (toujours financé par la Fondation Klarsfeld), une « réfutation » à laquelle nul n'ose plus se référer, qui équilibrera les analyses de Leuchter.


Tant que n'aura pas lieu, entre spécialistes de compétence égale, un débat scientifique et public sur le rapport de l'ingénieur Fred Leuchter, la contre-expertise de Cracovie de 1990 et celle de Vienne, qui la confirmèrent et l'ensemble du débat sur les « chambres à gaz », le doute existera et même le scepticisme.


Jusqu'ici, à l'égard des contestataires de l'histoire officielle les seuls arguments employés furent le refus de discuter, l'attentat ou la répression.


Ces pages se trouvent au cœur de l'ouvrage de R. Garaudy et lui donnent tout son sens. Ce sont elles – et nulle autre – qu'il convient de rappeler à la mémoire défaillante de leur auteur et de ses amis. Quant aux journalistes, ils n'ont plus le droit d'occulter l'essentiel : le problème des chambres à gaz.


22 avril 1996, 22 h

Wednesday, November 15, 1995

Questions à Jacques Vergès et à Jacques Trémolet de Villers

Jacques Vergès, avocat de Klaus Barbie devant la cour d'assises du Rhône en 1987, et Jacques Trémolet de Villers, avocat de Paul Touvier devant la cour d'assises des Yvelines en 1994, se sont comportés avec courage et même avec panache. Personne n'a mis en doute leur talent d'avocat. K. Barbie, cancéreux, est mort en prison et P. Touvier, cancéreux, risque d'y mourir.

Placés dans une situation périlleuse, J. Vergès et J. Trémolet de Villers semblent n'avoir pas voulu aggraver leur propre cas en risquant le tout pour le tout dans la défense de leurs clients respectifs. Leur système de défense a été « de connivence » plutôt que « de rupture ». Ils n'ont pas fait montre d'une audace comparable à celle de leur confrère canadien Douglas Christie, le « battling barrister », qui, placé dans des conditions identiques, a bravé non seulement la fureur des médias mais aussi celle des juges. D. Christie que, dès 1985, je n'avais consenti à assister, devant les tribunaux de Toronto, qu'à la condition qu'il ne tiendrait aucun compte des interdits ou des tabous, a eu à défendre au Canada des hommes accusés de divers crimes contre les juifs (crime de révisionnisme dans le cas d'Ernst Zündel, « crimes contre l'humanité » dans le cas du Canadien d'origine hongroise Imre Finta, sans compter d'autres cas de même espèce). Son audace a consisté à exiger de l'accusation et des juges tout, absolument tout, ce qu'un avocat est en droit d'attendre, sans faire la moindre concession à l'esprit du temps qui veut que, dans de pareils procès, on se montre indulgent avec les témoins de l'accusation, accommodant sur la qualité des preuves, conciliant sur les règles de la procédure. Il se trouve, d'ailleurs, que D. Christie, au cours d'un exténuant combat de dix années, est parvenu jusqu'ici, soit à obtenir l'acquittement de ses clients, soit à leur éviter toute condamnation définitive ; il a même obtenu de la Cour suprême du Canada qu'elle déclare finalement contraire à la Constitution la loi qui avait permis l'atroce persécution judiciaire du révisionniste E. Zündel.

J. Vergès et J. Trémolet de Villers ont écrit, chacun de son côté, un livre sur le procès de leurs clients respectifs [1]. Dans ces livres, publiés après les verdicts, j'ai fait les mêmes constatations, lesquelles me conduisent à leur poser à peu près les mêmes questions au sujet du système de défense que les deux avocats ont adopté dans le prétoire.

K. Barbie était principalement accusé de complicité dans l'assassinat de cinquante juifs arrêtés à Izieu, internés à Lyon, transférés à Drancy, puis déportés, par d'autres que K. Barbie, vers l'Est où ils auraient tous été exterminés soit à Auschwitz, soit ailleurs. Quant à P. Touvier, il était principalement accusé de complicité d'assassinat de sept juifs fusillés, près de Lyon, à Rillieux-la-Pape.

En soi, ces accusations étaient graves mais ce qui leur donnait un caractère de gravité exceptionnelle, c'est que ces crimes étaient censés avoir été commis «dans le cadre du plan concerté d'extermination des juifs». Or, loin d'exiger, comme l'aurait fait D. Christie, qu'on leur prouve l'existence de ce plan abominable, les deux avocats en ont affirmé, avec insistance, la réalité. De quel droit ? Même une sommité de l'historiographie juive comme Raul Hilberg avait fini par écrire, deux ans avant le procès Barbie, que ce qu'il appelait « la destruction des juifs européens » s'était fait sans « plan préétabli » ; il ajoutait même qu'il n'y avait eu, pour mener à bien une aussi gigantesque entreprise criminelle, ni « agence unique », ni « organisme central chargé de diriger et coordonner à lui seul l'ensemble du processus », ni « organisme spécial », ni «budget particulier». L'explication de R. Hilberg tenait de la magie : il y avait eu « une incroyable rencontre des esprits, une consensuelle divination par télépathie au sein d'une vaste bureaucratie [2] ». La machine administrative allemande avait ainsi fonctionné à la communication de pensée !

Nos deux avocats ont agi comme s'ils avaient ignoré que, dès le début des années quatre-vingt, les historiens avaient renoncé aux fallacieuses explications du « génocide des juifs » par «l'ordre de Göring du 31 juillet 1941 [3] », par « la conférence de Wannsee » du 20 janvier 1942, par « l'opération Reinhardt », etc. Ces historiens du « génocide » des juifs avaient fini par se scinder en deux groupes : celui des « intentionnalistes », convaincus qu'il avait exister un ordre, introuvable, de Hitler d'exterminer physiquement les juifs, et le groupe, bien plus nombreux, des «fonctionnalistes», suggérant, sans aucune preuve, que tout avait se passer pour ainsi dire automatiquement, sans aucun ordre, sans aucun plan.

J. Vergès et J. Trémolet de Villers auraient pu, en dix minutes, démontrer que leurs clients respectifs ne pouvaient pas avoir agi « dans le cadre d'un plan concerté d'extermination » puisque celui-ci n'avait tout simplement pas existé. Prétendre que cet assassinat concerté de millions d'hommes avait effectivement eu lieu mais que leurs clients l'ignoraient n'était ni vrai ni vraisemblable.

Pourquoi les deux avocats, que j'avais mis ou fait mettre au courant des derniers acquis de la science historique la plus officielle, ont-ils, l'un et l'autre, tenu, en matière d'histoire (car ils ne se sont pas abstenus de considérations historiques sur le sujet !), des propos totalement périmés quant au « génocide » des juifs ? Pourquoi ont-ils refusé de déstabiliser une armada d'accusateurs qui ne craignaient rien tant que de voir révéler en plein prétoire, devant les médias assemblés, que les historiens spécialisés ne croyaient plus au « plan concerté de l'extermination des juifs » ?

J. Vergès est allé encore plus loin dans la défense «de connivence». Il n'a même pas exigé qu'on lui fournisse la preuve que les quarante-quatre enfants [4et les six adultes d'Izieu avaient été assassinés. Pourquoi ? Il aurait fallu cinquante dossiers, témoignant, en particulier, de recherches menées en Allemagne auprès du Service international de recherches d'Arolsen-Waldeck sur le sort véritable de ces cinquante personnes. Par ailleurs, J. Vergès ne semble pas avoir insisté pour obtenir l'audition ou, à tout le moins, la déposition sous serment de Laja Feldblum, une responsable de la maison d'enfants d'Izieu, revenue de déportation et qu'on avait miraculeusement retrouvée en Israël. On a propagé la rumeur selon laquelle cette personne avait perdu l'esprit mais où sont l'expertise médicale et la contre-expertise sur l'aptitude ou l'inaptitude de L. Feldblum à témoigner ? Tous les procès comparables au procès Barbie reposent sur le scandaleux postulat israélien (voy. le procès Eichmann à Jérusalem en 1961) selon lequel, dans le cas des juifs, la déportation signifiait l'assassinat ; en conséquence, si la déportation est établie, on se dispense de prouver l'assassinat du déporté. Avec le cas de L. Feldblum, J. Vergès avait l'occasion de dénoncer ce postulat, adopté par la cour d'assises du Rhône, et de rappeler que les survivants juifs d'Auschwitz étaient encore si nombreux en 1987 qu'ils peuplaient toutes sortes d'associations en France et à l'étranger. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Enfin, où est l'expertise des locaux réputés avoir servi de chambres à gaz homicides, locaux dont certains qui sont soit « à l'état d'origine», soit à l'état de vestiges largement intacts, méritaient une enquête criminalistique [5] ?

Hors du prétoire, J. Vergès a déclaré à la télévision, en réponse à une question du journaliste Patrick Poivre d'Arvor, qu'« évidemment » les chambres à gaz nazies avaient existé. En est-il si sûr ? Il sait que j'ai personnellement de bonnes raisons de penser qu'il ne croit pas à ces « chambres à gaz ».

J. Trémolet de Villers n'a cessé d'affirmer l'existence du « plan concerté d'extermination des juifs ». Pourquoi l'a-t-il fait avec une telle insistance ? Et pourquoi a-t-il laissé le procès de Paul Touvier se dérouler, de bout en bout, sans exiger au préalable que la cour d'assises des Yvelines réponde aux conclusions qu'il avait déposées pour savoir quelle définition du crime contre l'humanité était retenue contre P. Touvier. Comment peut-on défendre un homme contre une accusation qui reste indéfinie [6] ?

Dans les siècles passés et, en particulier, de 1450 à 1650 mais aussi encore à la fin du XVIIIe siècle, les avocats des sorciers et des sorcières accusés d'avoir participé aux entreprises du Diable (avec ses pals, ses grils et ses fours) respectaient un interdit. Ils n'osaient mettre en cause le « plan concerté » entre le Malin et ses serviteurs. Aussi, tout en défendant leurs clients, cautionnaient-ils le système de persécution et de répression judiciaire qui allait condamner d'abord ces mêmes clients, puis bien d'autres accusés, par la suite, lors d'une infinité d'autres procès du même genre.

J. Vergès et J. Trémolet de Villers, en dépit, encore une fois, de leur courage et de leur talent, ont-ils fait mieux que leurs confrères des procès de sorcellerie ? Pourquoi ne se sont-ils pas battus comme leur prestigieux confrère canadien, D. Christie, lequel, sans entrer le moins du monde en conflit avec les règles en vigueur, a simplement exercé les droits, tous les droits, et les devoirs, tous les devoirs, de l'avocat ? [7]

Qu'on ne vienne pas prétendre que j'espérais voir les deux avocats français défendre la thèse révisionniste de la non-existence du « génocide » et des « chambres à gaz » ! Ils n'avaient, dans ces affaires, à ne prendre parti ni pour cette thèse ni pour son contraire. Or, ils ont pris parti pour la thèse officielle, celle que, depuis le 13 juillet 1990, défend la loi Sirat-Fabius-Gayssot.

L'essentiel des questions que je leur pose peut, au fond, se résumer dans l'interrogation suivante :

– Pourquoi avez-vous pris parti pour une thèse historique, celle de l'extermination physique des juifs ? Pourquoi, au surplus, avez-vous choisi de défendre, de facto, la forme la plus périmée de cette thèse, celle d'une extermination physique conduite selon un plan concerté ? Pourquoi, dans le cas de vos clients respectifs, n'avez-vous pas exigé que fussent observés tous les usages relatifs à l'administration des preuves, au contre-interrogatoire des témoins et au déroulement de la procédure, des usages qu'on voit normalement respecter aussi bien dans une affaire de simple vol par effraction que dans une affaire criminelle jugée en cour d'assises ?

J'ai lu de près les livres de ces deux éminents avocats français. J'espère, pour paraphraser Montaigne, qu'ils comprendront que mes questions, auxquelles j'aimerais avoir leurs réponses, sont celles d'« un lecteur de bonne foi ».
11 novembre 1995
_________
Notes

[1] J. Vergès, Je défends Barbie et J. Trémolet de Villers, L'Affaire Touvier.

[2] The Destruction of the European Jews, 1985, p. 53, 55, 62. La Destruction des juifs d'Europe, 1988, p. 51, 53, 60. « Thus came about not so much a plan carried out, but an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy » (Ainsi se produisit-il non tant un plan mis à exécution qu'une incroyable rencontre des esprits, une consensuelle divination par télépathie au sein d'une vaste bureaucratie). Ces propos de R. Hilberg prononcés lors d'une conférence ont été rapportés par G. DeWan, « The Holocaust in Perspective », p. II-3. Au premier procès d'E. Zündel, en 1985, à Toronto, l'avocat D. Christie, que j'assistais, a obtenu confirmation de ces propos, et d'autres de même nature, de la bouche même de Raul Hilberg témoignant sous serment. Transcription du procès « Queen versus Ernst Zündel », 1985, p. 846-848.

[3] J. Vergès, op. cit., p. 152.
[4] De l'un d'entre eux, Hans Ament, Serge Klarsfeld n'hésite pas à écrire qu'il a été « assassiné à Sobibor ou à Maïdanek » mais, si on ne sait où est morte une personne, comment peut-on savoir si elle est morte et de quelle façon? (Les Enfants d'Izieu..., p. 39).

[5] De telles enquêtes ont été menées, à titre privé, par Fred Leuchter (USA), Germar Rudolf (Allemagne) et Walter Lüftl (Autriche). Leurs résultats ont confirmé le point de vue révisionniste sur les « chambres à gaz ». On attend toujours une enquête criminalistique, une « expertise de l'arme du crime », conduite par les adversaires des révisionnistes.
[6] Le 30 juin 1992, Éric Delcroix s'est trouvé dans la même situation. En plein prétoire, il a retiré sa robe d'avocat et n'a accepté de la reprendre qu'après que le tribunal de Fontainebleau eut clarifié sa position.


[7] D'une éloquence typiquement anglo-saxonne, c'est-à-dire dépourvue d'emphase, de grande taille et de belle prestance, D. Christie a toujours opposé un mépris de fer aux médias ; il refuse d'adresser la parole aux journalistes ou de répondre à leurs questions.