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Saturday, July 14, 2018

« Il y a 28 ans, la liberté d’expression était assassinée en France »




Je mets ici cette vidéo de dix minutes à la disposition permanente du lecteur, contournant ainsi l’inévitable intervention des censeurs sur les diverses plateformes utilisées par son auteur.
Elle est due à notre héroïque Vincent Reynouard et à son équipe. Je leur adresse mes félicitations.

Dès que j’en trouverai le temps, je reviendrai sur cet hommage rendu 1) à mes travaux, 2) à mon principal avocat d’alors, Me Eric Delcroix, 3) ainsi qu’à l’ensemble des révisionnistes, en particulier à Germar Rudolf, pour leurs si nombreuses et si importantes publications.

Sur le sujet des prétendues chambres à gaz hitlériennes, il nous faut sans trêve ni repos rappeler que, dès le 26 avril 1983, la Première Chambre de la Cour d’appel de Paris, section A (MM. Grégoire, président, Fouret et Le Foyer de Costil), avait été obligée de reconnaître 1) qu’elle n’avait trouvé dans mes propres recherches et conclusions aucune trace soit de légèreté, soit de négligence, soit d’ignorance délibérée, soit de mensonge 2) et que, par conséquent, en la matière, « la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relev[ait] donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public ». Lors des audiences de 1982, dans cette impressionnante salle du Palais de Justice de Paris où, en 1945, avait été jugé et condamné à mort le Maréchal Pétain, aucun des douze avocats des parties adverses n’avait été capable de fournir même une seule preuve de l’existence et du fonctionnement d’une seule de ces armes d’extermination massive d’Adolf Hitler. Leur vedette, Me Bernard Jouanneau, offrant sa première preuve, avait conclu – la phrase est stupéfiante – « Oui, vous me direz, cela ne vaut pas grand chose ». Après deux autres tentatives, il s’était brusquement interrompu et, ramassant ses affaires, il avait quitté le prétoire. J’allais plus tard apprendre qu’il s’était ensuite effondré en pleurs sur un banc et qu’il avait fallu appeler son épouse pour le consoler. 

Il faudra sept années d’efforts à nos adversaires pour obtenir non sans peine le vote d’une loi spécifique, la « loi Gayssot » ou « loi Fabius-Gayssot » ou « loi Faurisson », pour interdire toute contestation de la réalité (prétendue) de l’extermination des juifs. Mais une loi n’efface pas l’existence et la réalité (réelle) d’un tel arrêt de justice.

Pour plus de détail sur cet arrêt, voyez, de « J. Aitken » (nom de ma mère, une Ecossaise), Epilogue judiciaire de l’affaire Faurisson, Editions de la Vieille Taupe (Pierre Guillaume), 1983, réimpression de 1990, 32 pages, disponible aux Editions Akribeia (Jean Plantin).  

Courageuse mais non téméraire, la Cour m’avait tout de même condamné pour mes possibles insinuations, incitations ou provocations.

C’est pour ce procès que j’avais publié, sous mon nom, un Mémoire en défense / Contre ceux qui m’accusent de falsifier l’Histoire / La question des chambres à gaz, Précédé d’un avis de Noam Chomsky, même éditeur, 1980, 304 pages, également disponible aux Editions Akribeia.  
14 juillet 2018

Friday, February 14, 2014

I am becoming… unnameable


Eric Delcroix, my former lawyer, has just reminded me that the late humorist Pierre Desproges (1939-1988), in a skit for the television show “Le Tribunal des flagrants délires” (The Court of in flagrante delirio), once portrayed me as an unnameable character, unnameable at least for the French justice system. Announcing the accused’s appearance, the court usher let forth: “Mr Faurisson!”, whereupon the presiding judge sprang: “No, not that name! It’s forbidden!”

But that was only a comedy skit.

Most recently, French judicial reality has become stranger than fiction.

According to an AFP press release, on Wednesday, February 12, 2014, in a case brought against him by the union of Jewish students of France (UEJF), the humorist Dieudonné was ordered to remove two passages from his new year’s eve video “2014 sera l’année de la quenelle” (2014 will be the year of the quenelle), posted on his YouTube account and viewable at http://www.youtube.com/watch?v=_hpEd9negE4.

Here is an extract:

The Tribunal de Grande Instance of Paris considered in particular that one of the passages constituted a “disputing of crimes against humanity”.

In his video Dieudonné says to a character [in fact, addressing Arno Klarsfeld]: “Myself, the gas chambers, I don’t know anything about them. If you really want, I can arrange you a meet-up with Robert”, alluding to the Holocaust-denying historian Robert Faurisson. In a suit submitted to it “en référé” (emergency procedure), the Tribunal de Grande Instance of Paris held that this passage was a “disputing of crimes against humanity”.

A fine of 500 euros per day

In his ruling the judge considered that “the humour invoked by Dieudonné’s defence appears to be but the means of publicly conveying beliefs in testing the limits of the freedom of expression, exceeded in the case at hand, and not the spirit of a comical and provocative skit whose excesses might be allowed”.
 
The decision imposes on Dieudonné a fine of 500 euros per day of delay in withdrawing either of the passages after five days from service of the ruling (AFP).


So here I am, deprived of a surname and even of a Christian name.

Desproges saw rightly. Orwell too. 

February 14, 2014

Divento... innominabile.


Eric Delcroix, il mio ex avvocato, mi ha appena ricordato che, in uno dei suoi sketch della trasmissione intitolata “Le Tribunal des flagrants délires”, Pierre Desproges (1939-1988) mi aveva già presentato con i tratti di un personaggio innominabile, perlomeno per l’apparato della giustizia francese. Annunciando la comparizione dell’imputato, l’usciere aveva gridato: “Signor Faurisson!”, per la qual cosa il presidente del Tribunale era sobbalzato: “No, non quel nome! È proibito!”.
Ma non si trattava che di uno sketch.
Ultimamente, la realtà giudiziaria francese ha superato la finzione.
Secondo un comunicato dell’AFP, mercoledì 12 febbraio 2014, su querela dell'unione degli studenti ebrei di Francia (UEJF), la giustizia ha ordinato all'umorista Dieudonné di ritirare due passaggi dal suo video del 31 dicembre scorso “2014 sera l'année de la quenelle”, diffuso sul suo conto YouTube e visibile a http://www.youtube.com/watch?v=_hpEd9negE4.
Ecco un estratto del comunicato:  

Il tribunale de grande istanza di Parigi ha considerato che uno dei passaggi costituiva una “contestazione dei crimini contro l'umanità”. 
Nel suo video Dieudonné dichiarava specialmente ad un personaggio [di  fatto, ad Arno Klarsfeld]: “Io non so niente delle camere a gas. Se vuoi veramente, posso organizzarti un incontro con Robert", alludendo allo storico negazionista Robert Faurisson. A seguito di citazione diretta (procedura d’urgenza), il tribunale ha ritenuto che questo passaggio costituiva una “contestazione dei crimini contro l'umanità”. 

 – Una multa di 500 euro al giorno –

Nella sua ordinanza, il magistrato considera che “l’umorismo invocato dalla difesa di Dieudonné non appare che come il mezzo per veicolare pubblicamente delle convinzioni testando i limiti della libertà d'espressione nella fattispecie sorpassati e non come la molla di uno sketch comico e provocatorio i cui eccessi potrebbero essere ammessi”. 
La decisione prevede una multa di 500 euro per giorno di ritardo stabilito per ciascuno dei passaggi se Dieudonné non li ritira entro 5 giorni dalla notifica dell’ordinanza (AFP).

Eccomi privo di cognome e perfino di nome.
Desproges aveva visto giusto. Orwell anche.
                                                      14 febbraio 2014 

Je deviens… innommable


Eric Delcroix, mon ancien avocat, vient de me rappeler que, dans l’un de ses sketchs de l’émission intitulée « Le Tribunal des flagrants délires », Pierre Desproges (1939-1988) m’avait déjà présenté sous les traits d’un personnage innommable, du moins pour l’appareil de la justice française. Annonçant la comparution du prévenu, l’huissier avait lancé : « Monsieur Faurisson ! », sur quoi le président du tribunal avait bondi : « Non, pas ce nom-là ! C’est interdit ! »

Mais il ne s’agissait que d’un sketch.

Tout récemment, la réalité judiciaire française vient de dépasser la fiction.

Selon un communiqué de l’AFP, le mercredi 12 février 2014, sur plainte de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), la justice a ordonné à l’humoriste Dieudonné de retirer deux passages de sa vidéo du 31 décembre dernier « 2014 sera l’année de la quenelle », diffusée sur son compte YouTube et visible à http://www.youtube.com/watch?v=_hpEd9negE4.

Voici un extrait du communiqué :

Le tribunal de grande instance de Paris a notamment estimé que l’un des passages constituait une « contestation de crimes contre l’humanité ».

Dans sa vidéo Dieudonné déclarait notamment à un personnage [en fait, Arno Klarsfeld] : « Moi, les chambres à gaz, j’y connais rien. Si tu veux vraiment, je peux t’organiser un rencard avec Robert », en allusion à l’historien négationniste Robert Faurisson. Saisi en référé (procédure d’urgence), le tribunal de grande instance de Paris a estimé que ce passage constituait une « contestation de crimes contre l’humanité ».

– Une astreinte de 500 euros par jour –

Dans son ordonnance, le magistrat considère que « l’humour invoqué par la défense de Dieudonné n’apparaît que comme le moyen de véhiculer publiquement des convictions en testant les limites de la liberté d’expression en l’espèce dépassées et non comme le ressort d’un sketch comique et provocateur dont les excès pourraient être admis ».

La décision prévoit une astreinte de 500 euros par jour de retard constaté pour chacun des passages si Dieudonné ne les retire pas dans un délai de cinq jours à compter de la signification de l’ordonnance (AFP).


Me voilà privé de nom et même de prénom.

Desproges avait vu juste. Orwell aussi.
14 février 2014

Saturday, August 24, 2013

Jacques Vergès


1) Robert Faurisson sur Vergès
Vers 1997-1998, sans illusion sur la réponse quil me ferait, javais demandé à Jacques Vergès sil accepterait de me défendre soit seul, soit aux côtés de Maître Eric Delcroix. Mes lettres restaient sans réponse et mes appels téléphoniques ne me permettaient datteindre tout au plus que sa secrétaire (une personne du nom, je crois me rappeler, de Madame Bloch).
En 1998, jai assisté au procès de Roger Garaudy, à la XVIIème chambre. J. Vergès y a prononcé essentiellement la plaidoirie à couplets antiracistes dont il était friand : comment cela, la France accuse mon client de racisme mais il ny a pas plus raciste que la France ! Voyez son colonialisme, celui des blancs. Et dachever sa tirade sur la disparition des Tasmaniens. Sujet rebattu, développements faciles, succès assuré. Le sujet de fond (la véritable politique du IIIe Reich à légard des juifs) qui aurait demandé du travail et qui entraînait les risques les plus graves, était à tout coup évité. A Lyon, à la sortie du palais de justice, il s'était fait huer et prendre à partie par une foule dexcités qui manifestement navaient pas assisté à son étrange défense de Barbie, une défense toute « de connivence ».
A Paris, à la fin de l'audience du procès de R. Garaudy, J. Vergès, radieux, sapprête à quitter le prétoire. Il sait que les journalistes et les télévisions l'attendent. Je mavise de lui barrer le chemin de la sortie : « Maître, pourquoi ne répondez-vous pas à mes courriers ? » Il bredouille, cherche à esquiver le coup, feint dignorer de quoi il sagit. Il suggère quil na peut-être pas reçu mes lettres et va jusquà me dire : « Il y a peut-être quelque chose qui bloque [sic] ». Devant la foule, en plein prétoire, il fait piètre figure. Je lui pose clairement ma question : « Acceptez-vous de me défendre soit seul, soit en collaboration avec Me Delcroix ? » Et là, jobtiens enfin ma réponse : « Je ne vous dis pas oui ». Je le remercie et le quitte.
Personnellement de mes quelques rencontres avec Vergès avant cet épisode et, quelques années plus tard, grâce à une ultime rencontre qui sest située à Vichy, jemporte le souvenir dun avocat souriant, timide, cultivé, comédien dans lâme, sachant se donner lapparence dun homme hardi et courageux mais au fond surtout prudent, habile et flatteur. Il prônait, comme on le sait, « la défense de rupture » mais, le moment venu, quand il y avait péril en la demeure, il pratiquait « la défense de connivence ».
En somme, sage, fort sage, il a toujours soufflé dans le sens du vent et du vainqueur final ; il a été riche, probablement fort riche ; il a su profiter, dit-on, des plaisirs de la vie. Malgré peut-être une secrète blessure il semble avoir été heureux. On le serait à moins.   
(Sur cette « secrète blessure », je risquerais une hypothèse dont lidée mest venue au cours de lune de nos conversations sur ce racisme qui le hantait. Je me demande si J. Vergès na pas passé toute une partie de son existence à se venger des cruelles humiliations quun métis pouvait avoir subies à lépoque, en particulier, de sa jeunesse. Je ne mattarderai pas ici aux propos injurieux dont on accablait lâchement les « serpents » issus du mariage dun blanc et d’une femme de couleur). 
24 août 2013      

2) Eric Delcroix sur Vergès 


Le très intéressant site internet « Entre la plume et lenclume » [1], habituellement mieux inspiré, vient, à lunisson des gens du Système, de faire léloge de feu Jacques Vergès. On y lit ceci, sous la signature de Ginette Hess-Skandrani, collaboratrice régulière du site, à la date du 16 août :
Maître Jacques Vergès, ce rebelle à lordre public, lami des grands de ce monde ... est parti tout doucement sans faire du bruit. 
Il est surprenant, soit dit en toute bienveillance, que ni l’auteur de ce texte, en se relisant, ni le webmestre du site n’aient remarqué la contradiction dans les termes… Faut-il rappeler qu’un « rebelle à l’ordre public » ne peut pas être « l’ami des grands de ce monde » ? Or il apparaît que, plus rebelle du tout depuis des lustres, Vergès était bien devenu l’Ami des grands de ce monde. Et il me semble que Carlos ne me démentirait pas à cet égard…

Il n’est jusqu’au très mondain bâtonnier Charrière-Bournazel pour abonder dans le dithyrambe (« c’était un chevalier »), mêlant les éloges confraternels à ceux d’un Kiejman (« un  géant ») ou d’un Collard (« il incarnait la rébellion »), etc. N’en jetez plus, la cour est pleine !

Jacques Vergès était un grand avocat, un excellent orateur, un homme d’une grande culture et qui avait le génie des formules. Il a su merveilleusement se mettre en scène, notamment avec Le Salaud lumineux (1990), livre d’entretiens avec Jean-Louis Remilleux, ou dans le film L’Avocat de la Terreur réalisé par Barbet Schroeder (2007).

Mais sa rébellion était celle, amortie et prescrite, du Tiers-Monde de la décolonisation, ce qui lui garantissait un potentiel de sympathie de masses immenses, chiffrables en milliards d’hommes. Il fut « dans le sens de l’Histoire » (pour reprendre le mot de De Gaulle) à l’inverse des parias qui, par exemple, ont combattu pour l’OAS ou l’ex-Rhodésie du Sud, ces laisses de haute mer de l’Occident abandonnées par l’inexorable jusant. Dominique Venner, lui, était un vrai « Cœur rebelle » [2] mais, bien  évidemment, il ne pouvait pas être « l’Ami des grands de ce monde ». Avec Venner, le principe de non-contradiction fonctionne. Pas avec Vergès.
Et ceci permet de mieux comprendre que Mme Hess-Skandrani puisse continuer, au-delà de l’oxymore relevé plus haut, en écrivant :
 … l’Ami des grands de ce monde et également de ceux qui ne pouvaient se défendre…
Ah ? Pour ma part, j’ai de bonnes raisons d’en douter.
Lavocat de ceux qui ne pouvaient se défendre ?
Au-delà des apparences, Jacques Vergès n’a jamais voulu défendre les rebelles au Système dont il procédait, après le reflux colonial. De 1944 à 2013 il fut un homme du Système, avec une bonne anticipation de la décolonisation. C’est un fait.
Dans l’affaire Klaus Barbie, il s’est refusé à poser la question de la réalité criminalistique, c’est-à-dire la question de la vérification matérielle des actes criminels imputés à l’accusé. En d’autres termes, l’Avocat de la terreur s’est passé de toute recherche de la destinée des victimes, des armes utilisées, des lieux et temps de la commission des crimes allégués, etc. Bref, malgré mon insistance personnelle et directe (nous avions été présentés par François Genoud), Vergès s’est refusé à exiger, pour la défense de l’officier allemand, une instruction normale, routinière, matérialiste comme pour tout crime de droit commun. Où était donc passée sa légendaire stratégie de rupture ? Je peux témoigner que les arcanes juridiques lui paraissaient, dans cette cause tout particulièrement, assez inopportuns. Je crois au surplus que le juriste n’était d’ailleurs pas tout à fait à la hauteur de la bête d’audience. Barbie ne fut au demeurant qu’un prétexte sacrificiel pour charger et accuser une France coloniale morte et enterrée en 1962…

Dans cette logique biaisée qu’il avait faite sienne et sans laquelle il n’aurait plus été l’Ami des grands de ce monde, le Salaud lumineux n’a jamais voulu défendre les écrivains et chercheurs révisionnistes. (J’étais pourtant prêt à lui céder la place de Salaud d’honneur sur la plus haute marche du podium-pilori de l’Enfer). La grande presse dit le contraire, pour faire sulfureux, en référence à sa défense de Roger Garaudy devant la XVIIe chambre du Tribunal correctionnel de Paris. Mais cette défense fut si peu celle d’un prévenu révisionniste que Garaudy, qui ne l’était pourtant pas vraiment en général, choisit tout de même un autre avocat pour l’assister devant la Cour d’appel…
Lavocat de ceux qui ne pouvaient se défendre, mais pas de tous 
Certes, Vergès soutint brillamment la défense de Louis XVI, avec un grand succès médiatique, dans la reconstitution du procès du Roi réalisée sur une grande chaîne de télévision, en 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution. Là, je suis redevable à mon défunt confrère car c’est ainsi que j’ai eu l’honneur de devenir l’avocat de François Brigneau, pour toujours.

En effet, pour réaliser sa prestation télévisée, l’Ami des grands de ce monde avait sollicité François Brigneau (qu’il avait connu, tout comme moi, à l’occasion de l’affaire Barbie), alors directeur de la revue L’Anti-89, pour obtenir la documentation nécessaire à sa plaidoirie médiatique. Ainsi Brigneau, qui a si souvent soutenu « ceux qui ne pouvaient se défendre » depuis 1944, avait constitué le dossier de l’avocat du Roi. Avec pour seule contre-partie la promesse de l’Avocat de la terreur de défendre le polémiste dès qu’un nouveau procès de presse lui serait intenté. L’occasion se présenta incontinent, sur une citation à comparaître délivrée à la requête d’Anne Sinclair (affaire de « l’épanouie boulangère azyme »). Brigneau fit donc parvenir la citation et le dossier à son avocat présomptif et attendit… attendit… attendit… Seulement il finit par ne plus pouvoir attendre, les échéances de la procédure se rapprochant dangereusement. Mais Brigneau ne put parvenir à joindre l’avocat, censé être devenu le sien, toujours absent ou indisponible aux dires de ses fidèles secrétaires. Et puis un jour Vergès renvoya le dossier Sinclair, sans un mot, sans une lettre, à celui à qui il avait donné sa parole [3].

Etre et demeurer l’Ami des grands de ce monde imposait d’autres obligations.

18 août 2013
(http://www.polemia.com/jacques-verges-lami-des-grands-de-ce-monde)

[2] Titre d’un ouvrage que Venner avait publié aux Belles Lettres en 1994.
[3] Voyez François Brigneau, Mais qui est donc le professeur Faurisson ?, éditions de La Sfinge, disponible chez Akribeia (www.akribeia.fr).