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Monday, August 14, 2017

"Le Monde", journal oblique, annonce la mort d’Ernst Zündel



Dans sa livraison datée du samedi 12 août, en page 16, Le Monde publie sur deux colonnes un long article signé de Thomas Wieder, un journaliste dont la dévotion au culte de la Shoah est connue. Intitulé « Ernst Zündel, Editeur négationniste », l’article s’orne d’une photographie du défunt, disparu le 5 août. Le ton de l’article nous est donné par les deux premières phrases :

Le négationniste français Robert Faurisson lui donnait du « cher ami », le considérait comme une « source d’inspiration », et disait qu’il était « l’homme qu’il admirait le plus ». L’éditeur et pamphlétaire allemand Ernst Zündel, plusieurs fois condamné pour propagande antisémite et négationniste, est mort, samedi 5 août, à Bade [sic] Wildbad dans le Bade-Wurtemberg où il était né il y a 78 ans.

D’une pierre, deux coups : Zündel et Faurisson n’étaient, on le voit, que des « négationnistes ». Ils niaient. Entendons par là qu’ils ont, paraît-il, consacré leur existence à nier l’évidence. L’évidence de quoi ? Suivez les regards de Louis Dreyfus, de Jérôme Fenoglio et de Luc Bronner qui président actuellement aux destinées du Monde. Leur journal ne sait comment réparer la « bourde monumentale » qu’il a commise en 1978. Le 29 décembre 1978 a été, comme ils le disent, « Le jour où Le Monde a publié la tribune de M. Faurisson [sur « le problème des chambres à gaz] » (article d’Ariane Chemin dans Le Monde du 20 août 2012, reproduit dans l’ouvrage Le Monde, 70 ans d’histoire, Flammarion, 2014, 496 p. ; p. 469-470).
Tout au long de l’article de T. Wieder, Zündel est décrit, directement ou à mots couverts, comme un pamphlétaire, un propagandiste, un nazi inconditionnel, un « assassin de la mémoire [juive] », un pervers, un provocateur, un lâche. Dès 1958, il avait émigré au Canada « pour éviter d’être appelé sous les drapeaux » en RFA. A Toronto, à ses deux grands procès de 1985 et de 1988, il n’avait pas hésité « à se présenter au tribunal vêtu d’un gilet pare-balles et coiffé d’un casque sur lequel était écrit “liberté d’expression” ». Au procès de 1985, le « négationniste » Faurisson avait figuré au nombre de ses « témoins ».
En réalité, si mon ami Ernst avait émigré au Canada à l’âge de 20 ans, ce n’était nullement par lâcheté mais par dégoût de la guerre et de la chose militaire. A cet âge, il accordait encore plein crédit à ce qui se colportait sur les « horreurs nazies » et sur le passé essentiellement militariste et criminel de sa patrie. Il en était devenu pacifiste et allait le rester toute sa vie. Au Canada, la conscription n’existait pas ; d’où son choix de ce pays. Par la suite, il a lu, beaucoup lu et, en fin de compte, il a cru devoir donner raison à des auteurs révisionnistes. Il s’est alors indigné de ce que, durant les deux guerres mondiales, la propagande de guerre avait pu inventer de mensonges sur le compte des « Boches » ou des « Nazis ». S’il s’est rendu à son premier grand procès avec un casque (précisons : de chantier !) et s’il a demandé à ses compagnons d’en faire autant, c’est en raison des multiples agressions ou attentats perpétrés par l’adversaire soit à force ouverte, soit en se dissimulant. La plupart du temps, comme en France, la police ou les gardes en fonction se refusaient à protéger des « Nazis » (sic). De ce point de vue, l’existence d’Ernst Zündel a été un calvaire. Un incendie criminel a dévasté sa maison ainsi que toute une partie de la riche documentation nécessaire à sa défense. Un engin explosif lui a été adressé qu’il a eu l’idée de remettre à la police, laquelle l’a fait exploser. Ai-je été son « témoin » ? Non, devant les tribunaux, j’ai été l’expert admis à seconder son avocat, l’admirable Douglas Christie. En droit anglais, pour être désigné comme expert, il est indispensable de passer une redoutable épreuve face au juge, au jury, au procureur et à la partie adverse qui peut toujours intervenir : il faut être en mesure de prouver non seulement que l’on connaît son affaire (ici, l’histoire des juifs européens, en particulier de 1939 à 1945), mais aussi qu’on est capable de s’exprimer dans une langue accessible au plus simple des membres du jury. Ces deux procès, en 1985 de sept semaines et, en 1988, de plus de quatre mois ont été un triomphe pour la cause révisionniste et un désastre pour la cause des adversaires d’Ernst Zündel. Les transcriptions officielles des deux procès en attestent. En 1985, pour sa part, le plus grand des historiens soutenant la thèse de la « destruction des juifs d’Europe », le professeur Raul Hilberg, en a subi une telle humiliation qu’il a refusé de comparaître à nouveau au procès de 1988, lequel s’est révélé encore pire pour la thèse défendue par les responsables des organisations juives (L’« Holocauste » des juifs européens a-t-il vraiment existé ? Préface au livre de Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die ? Report of the Evidence in the Canadian « False News » Trial of Ernst Zündel – 1988, 24 juillet 1992).
Tout comme moi, E. Zündel avait du respect pour les véritables souffrances du peuple juif. D’une remarquable ouverture d’esprit et d’une grande pénétration, il savait s’y prendre pour juger chaque individu en tant que tel indépendamment du groupe auquel ce dernier pouvait appartenir. Ses ennemis, prodigieusement plus riches et puissants qu’il ne l’était lui-même, étaient ces organisations juives ou sionistes qui prétendaient défendre les intérêts des juifs en menant contre les révisionnistes une guerre sans merci. D’une part, il ne manquait pas d’amis juifs et, d’autre part, il n’oubliait pas que certains de ses adversaires pouvaient être de bonne foi. Prenant, par exemple, leur croyance en ce chiffre de Six Millions de victimes juives de Hitler, il observait que, depuis la seconde moitié du XIXe siècle (oui, depuis les années 1860 !), des journaux américains, le New York Times en tête, avaient publié à foison des communiqués d’organisations juives affirmant : « En ce moment, il se produit en tel point d’Europe [en Russie, en Pologne, en Hongrie, etc.] un affreux massacre ou pogrom de juifs. Six millions de nos frères sont en train de mourir ; votre contribution financière est attendue ». Quand, en 1933, Hitler est entré en scène et quand « la Judée lui a déclaré la guerre » (« Judea declares war on Germany ») et encore plus à partir de septembre 1939, les tambours de guerre ont repris le slogan. A ce compte, comment s’étonner que des millions de juifs d’alors, habitués depuis tant de générations à s’entendre répéter « Six millions de nos frères sont en train de mourir », aient pu croire que telle était la vérité ? Or, il s’agissait d’un froid mensonge. En 1946, au procès de Nuremberg, les juges, ajoutant leur propre contribution à ce mensonge, ont attribué l’invention de ce mensonge à Adolf Eichmann en personne (L’imposture des 6 000 000 : source et histoire d’une mirobolante arnaque, 18 juin 2009).
J’ai bien connu Ernst Zündel. La veille du jour où il allait mourir, il se trouve que je lui ai téléphoné. Au cours d’une longue conversation, où il m’a fait quelques confidences que je révélerai peut-être un jour, j’ai découvert un homme brisé, désespéré par la décision inexorable d’un haut fonctionnaire juif à Washington de lui interdire tout accès au territoire américain et donc toute possibilité de retour au foyer de son épouse, elle-même gravement souffrante. J’ai d’abord accueilli la nouvelle de sa mort avec soulagement. Le surlendemain, j’ai songé à l’ami perdu et à ses tortionnaires ainsi qu’à ces deux années d’enfermement aux conditions abominables dans une geôle de Toronto, puis à sa livraison aux autorités allemandes, à sa condamnation, à Mannheim, à une peine supplémentaire de cinq ans de prison. Je me suis remémoré cent détails de mes rencontres avec un homme exceptionnel par sa bonté, son humanité, son intelligence, son attention de tous les instants à l’égard de ses compagnons de lutte, son bon sens, son sérieux, sa modération, son sens pratique.
Récemment, dans un hommage rendu à l’homme qui, sans que personne ne le sache, était au seuil de la mort, j’en suis venu à écrire que, tout au long d’une existence éprouvante, j’avais quand même eu dans ma vie la satisfaction de rencontrer au moins un génie, Arthur Robert Butz, et au moins un héros, Ernst Zündel, un héros pacifique, décidé pour toujours à combattre le bellicisme, la guerre et ses mensonges.
Pour l’heure, je demande qu’on veuille bien me permettre de m’en tenir là, du moins à ce jour. Il me faut reprendre d’urgence ma place sur la galère révisionniste, aux côtés d’autres galériens tout aussi résolus à ramer dans la tempête jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il me faut prendre exemple sur ce héros qui, même brisé, persistait à signer ses lettres d’un « E. Zündel, unbowed » (insoumis).  
14 août 2017
NB : A ceux qui lisent l’anglais je recommande la lecture d’un long article de Jonas E. Alexis, un chroniqueur, un noir, du site américain Veterans Today, en date du 7 août. Les commentaires sont également à lire. 

"Le Monde", pseudo-objektive Zeitung, verkündet die Nachricht des Todes von Ernst Zündel


In seiner Ausgabe vom Samstag, den 12. August, Seite 16, veröffentlicht der Le Monde auf zwei Spalten einen langen Artikel, gezeichnet von einem Thomas Wieder, einem Journalisten, dessen Hingabe an den Kult der Schoah hinlänglich bekannt ist. Betitelt „Ernst Zündel, Holocaust-leugnender Verleger“, schmückt sich der Artikel einer Photographie des Verstorbenen, verschieden am 5. August. Der Ton des Artikels wird uns in den beiden ersten Sätzen vorgegeben:

Der französische Holocaust-Leugner Robert Faurisson nannte ihn „lieber Freund“, betrachtete ihn als eine „Quelle der Inspiration“, und sagte, er sei „der Mann, den er am meisten bewunderte“. Der deutsche Verleger und Pamphleten-Herausgeber Ernst Zündel, mehrmals wegen antisemitischer und Holocaust-leugnender Propaganda verurteilt, ist am Samstag, den 5. August, in Bade [sic] Wildbad in Baden-Württemberg gestorben, wo er vor 78 Jahren geboren worden war.  

Mit einem Stein, zwei Schläge: Zündel und Faurisson waren nur, man sieht es, „Holocaust-Leugner“. Sie leugneten. Wir sollen darunter verstehen, daß sie, so scheint es, ihr Leben lang das Offensichtliche geleugnet haben. Das Offensichtliche wovon? Folgen Sie den Blicken des Louis Dreyfus, des Jérôme Fenoglio und des Luc Bronner, die derzeit die Geschicke des Le Monde lenken. Ihre Zeitung weiß nicht, wie sie den „monumentalen Fehlgriff“ heilen kann, den sie 1978 begangen hatte. Am 29. Dezember 1978 war, wie sie es sagen, „Der Tag, an dem der Le Monde einen Artikel von Herrn Faurisson [über „das Problem der Gaskammer“] veröffentlichte“ (Artikel von Ariane Chemin im Le Monde vom 20. August 2012, wiedergegeben in dem Werk Le Monde, 70 ans d’histoire, Flammarion, 2014, S. 469; Seite 469-470).

Entlang des ganzen Artikels von T. Wieder wird Zündel beschrieben, unmittelbar oder mit verdeckten Worten, als ein Pamphleten-Herausgeber, ein Propagandist, ein unnachgiebiger Nazi, ein „Mörder der [jüdischen] Erinnerung“, ein Perverser, ein Provokateur, ein Feigling. Seit 1958, als er nach Kanada ausgewandert war, „um zu verhindern“, in der BRD „zur Fahne gerufen zu werden“. In Toronto, während seiner zwei großen Prozesse von 1985 und 1988, hatte er nicht gezögert, „sich bei Gericht mit einer kugelsicheren Wester vorzustellen und bestückt mit einem Helm, auf dem geschrieben stand „Meinungsfreiheit““. Im Prozeß von 1985 hatte der „Holocaust-Leugner“ Faurisson als einer der „Zeugen“ teilgenommen.

Tatsächlich, auch wenn mein Freund Ernst im Alter von 20 Jahren nach Kanada ausgewandert war, so bei weitem nicht aus Feigheit, sondern aus Abscheu vor dem Krieg und der militärischen Sache. In diesem Alter glaubte er noch voll daran, was man über die „Nazi-Schrecken“ erzählte und über die im wesentlichen militaristische und verbrecherische Vergangenheit seiner Heimat. Dadurch ist er Pazifist geworden und blieb es sein Leben lang. In Kanada gab es keinen verpflichtenden Militärdienst. Deshalb die Wahl für dieses Land. Später hat er viel gelesen, sehr viel gelesen, und schlußendlich mußte er den revisionistischen Autoren recht geben. Ihn hat es empört, was für Lügen die Kriegspropaganda, während der zwei Weltkriege, den „Boches“ oder den „Nazis“ angedichtet hatte. Er ist zu seinem ersten großen Prozeß mit einem Helm (genau gesagt: einem Bauhelm!) gegangen, und wenn er seine Begleiter gebeten hat, gleiches zu tun, so war das wegen der multiplen Angriffe und Attentate, die durch seine Gegner begangen wurden, sei es mit offener Gewalt oder mit verdeckter. Die meiste Zeit, wie in Frankreich, weigerten sich die Polizei oder die zuständigen Sicherheitskräfte, „Nazis“ (sic) zu beschützen. Aus dieser Sicht war die Existenz von Ernst Zündel ein Martyrium. Ein verbrecherischer Brandanschlag hatte sein Haus verwüstet wie ein großer Teil seiner reichhaltigen für seine Verteidigung nötigen Dokumentation. Ein Sprengstoffkörper, der ihm postalisch zugestellt wurde, hatte er der Polizei übergeben, die es zur Sprengung brachten. War ich sein „Zeuge“? Nein, vor den Gerichten war ich der Experte, der berechtigt war, seinem Anwalt, dem wundervollen Douglas Christie, zur Seite zu stehen. Im englischem Recht, um als Experte benannt werden zu können, ist es zwingend erforderlich, eine gefürchtete Prüfung vor dem Richter, den Geschworenen, dem Staatsanwalt und der gegnerischen Seite, die jederzeit eingreifen kann, zu bestehen. Man muß nicht nur in der Lage sein zu beweisen, daß man sich auf seinem Gebiet auskennt (hier die Geschichte der europäischen Juden, vor allem von 1939 bis 1945), sondern daß man auch in der Lage ist, sich in einer verständlichen Sprache auszudrücken, die selbst den einfachsten Mitgliedern der Geschworenen zugänglich ist. Diese beiden Prozesse, 1985 von einer Dauer von sieben Wochen, und 1988 mit einer von mehr als vier Monaten, waren ein Triumph für die revisionistische Sache und ein Desaster für die Sache der Gegner von Ernst Zündel. Die offiziellen Mitschriften der beiden Prozesse bezeugen davon. 1985 hat, auf seiner Seite, der größte der Historiker, der die These der „Vernichtung der europäischen Juden“ vertritt, Prof. Raul Hilberg, eine dermaßen große Erniedrigung erlitten, daß er sich geweigert hat, beim neuen Prozeß 1988 zu erscheinen, der sich für die von den Verantwortlichen der jüdischen Vereinigungen vertretenen These als noch schlimmer erweisen sollte: Hat es den „Holocaust“ der europäischen Juden wirklich gegeben? (siehe mein Vorwort zum Buch von Barbara Kulaszka, Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian « False News » Trial of Ernst Zündel – 1988 [„Starben wirklich sechs Millionen? Bericht der Beweislage im kanadischen „Falsche Nachrichten“-Prozeß von Ernst Zündel – 1988“], 24. Juli 1992).

Genauso wie ich hatte Ernst Zündel Respekt vor den wirklichen Leiden des jüdischen Volkes. Dank einer bemerkenswerten Offenheit und einer großen Durchdringung seines Geistes wußte er damit umzugehen, um jeden Einzelnen an sich zu bewerten, unabhängig der Gruppe, die dieser angehören konnte. Seine Gegner, bei weitem viel reicher und mächtiger als er es war, waren diese jüdischen oder zionistischen Vereinigungen, die behaupteten, das Interesse der Juden zu verteidigen, indem sie einen gnadenlosen Krieg gegen die Revisionisten führten. Auf der einen Seite mangelte es ihm nicht an jüdischen Freunden, auf der anderen Seite vergaß er nicht, daß einige seiner Gegner im guten Glauben handeln konnten. Um als Beispiel deren Glauben von der Zahl der Sechs Millionen jüdischer Opfer Hitlers zu nehmen, bemerkte er, daß seit der Mitte des 19. Jahrhunderts (ja, seit den 1860er Jahren!) US-amerikanische Zeitungen, mit der New York Times an der Spitze, tonnenweise Berichte von jüdischen Vereinigungen veröffentlicht hatten, die behaupteten: „In diesem Augenblick geschieht an diesem Ort in Europa [in Rußland, in Polen, in Ungarn, usw.] ein schreckliches Massaker oder ein Judenpogrom. Sechs Millionen unserer Brüder sterben. Ihre finanzielle Unterstützung wird erwartet.“ Als Hitler, 1933, auf die Bühne getreten ist und „Judäa ihm den Krieg erklärt hat“ („Judea declares war on Germany“), und noch mehr seit September 1939, haben die Kriegstrommeln den Slogan übernommen. Deshalb: Warum sollte man sich darüber wundern, daß die damaligen Millionen Juden, die seit Generationen daran gewöhnt waren, den Spruch zu hören „Sechs Millionen unserer Brüder sterben“, geglaubt haben, dies sei die Wahrheit? Tatsächlich handelte es sich um eine eiskalte Lüge. 1946, während des Nürnberger Prozesses, haben die Richter, ihren eigenen Anteil zu dieser Lüge beitragend, die Erfindung dieser Lüge Adolf Eichmann in Person zugeordnet (siehe in meiner Arbeit Die Siege des Revisionismus (Fortsetzung) vom 11. September 2011 die Passage „Der Schwindel der Sechs Millionen. Wilhelm Höttl und das Nürnberger Tribunal demaskiert“).

Ich habe Ernst Zündel gut gekannt. Am Vortage des Tages, an dem er sterben sollte, traf es sich, daß ich ihn am Telefon hatte. Während einer langen Unterhaltung, in der er mir einige Vertraulichkeiten mitgeteilt hat, die ich vielleicht eines Tages lüften werde, habe ich einen gebrochenen Mann entdeckt, verzweifelt durch die unerbittliche Entscheidung eines hohen jüdischen Beamten in Washington, ihm jeglichen Zugang zum US-amerikanischen Territorium zu verweigern, und so jegliche Möglichkeit der Rückkehr in das Heim seiner Ehefrau, sie selbst schwer gesundheitlich leidend. Ich habe zunächst die Nachricht seines Todes mit Erleichterung aufgenommen. Am übernächsten Tage habe ich an den verlorenen Freund gedacht und an seine Peiniger als auch an seine zwei Jahre der Einsperrung in abscheulichen Bedingungen in einem Kerker in Toronto, dann an seine Überstellung an die deutschen Behörden, an seine Verurteilung, in Mannheim, an einer zusätzlichen Strafe von fünf Jahren im Gefängnis. Ich habe an hunderte Details meiner Begegnungen mit einem Mann zurückgedacht, außergewöhnlich wegen seiner Güte, seine Menschlichkeit, seiner Intelligenz, seiner für seine Kampfesgenossen jederzeitigen Aufmerksamkeit, seinem gesunden Menschenverstand, seinem Ernst, seinem Ausgleich, seiner praktischen Ader.

Kürzlich, in einer Würdigung für einen Mann, der, ohne daß es jemand ahnte, auf der Schwelle des Todes war, bin ich dahin gekommen zu schreiben, daß ich entlang einer mühseligen Existenz doch in meinem Leben die Genugtuung gehabt hatte, zumindest ein Genie, Arthur Robert Butz, und zumindest einen Helden, Ernst Zündel, kennengelernt zu haben. Einen pazifistischen Helden, entschlossen allzeit den Bellizismus zu bekämpfen, den Krieg und seine Lügen.

Zur Stunde bitte ich darum, daß man mir erlaube, es dabei bewenden zu lassen, zumindest für den heutigen Tag. Ich muß dringend wieder meinen Platz auf der revisionistischen Galeere einnehmen, an der Seite anderer Galeerensklaven, die ebenso entschlossen sind im Sturm zu rudern, bis daß der Tod folgt. Ich muß mir ein Beispiel nehmen an diesen Helden, der, selbst gebrochen, beharrlich seine Briefe zeichnete mit „E. Zündel, unbowed“ (ungebeugt).
14. August 2017

PS: An jene, die Englisch lesen, empfehle ich die Lektüre des langen Artikels von Jonas E. Alexis, einem schwarzen Chronisten, auf der US-amerikanischen Seite Veterans Today, datiert vom 7. August. Auch die Kommentare sollten gelesen werden.

The slanted French newspaper "Le Monde" announces the death of Ernst Zündel


In its edition of Saturday, August 12, Le Monde published a long, two-column article by Thomas Wieder, a journalist whose devotion to the “Shoah” cult is well known. Entitled “Ernst Zündel, Holocaust denial publisher” and adorned with a photograph of the deceased, who died on August 5, its tone is set by the first two sentences:
The French Holocaust denier Robert Faurisson called him “dear friend”, considered him a “source of inspiration”, and said that he was “the man he admired most”. German publisher and pamphleteer Ernst Zündel, convicted several times for anti-Semitic propaganda and a Holocaust denier, died on Saturday, August 5 in Bade [sic] Wildbad in the Baden-Württemberg region, where he was born 78 years ago.
Two birds with one stone: Zündel and Faurisson were, as is seen, nothing but “deniers”. They denied. We shall understand by this that, apparently, they devoted their existence to denying the obvious. What, exactly, was obvious? Follow the gaze of Louis Dreyfus, Jérôme Fenoglio and Luc Bronner, who today preside over the destiny of Le Monde. Their newspaper does not know how to repair the “monumental blunder” it committed back in 1978. December 29, 1978 was, as they say, “The day Le Monde published Mr Faurisson’s feature [on ‘the problem of the gas chambers’]” (the subject of an article by their “grand reporter” Ariane Chemin on August 20, 2012, reproduced in the book Le Monde, 70 ans d’histoire, Flammarion, 2014, 496 p.; p. 469-470).
Throughout Wieder’s article Zündel is described, either directly or by way of insinuation, as a pamphleteer, a propagandist, an unconditional Nazi, a “murderer of [Jewish] remembrance”, a pervert, a provocateur, a coward. In 1958 he had emigrated to Canada “to avoid being called to serve in the armed forces” of the Federal Republic of Germany. In Toronto, at his two great trials in 1985 and 1988, he had not been loath “to appear in court in a bulletproof vest, wearing a helmet with ‘freedom of speech’ written on it”. At the 1985 trial the “Holocaust denier” Faurisson had figured among his “witnesses”.
In fact, if my friend Ernst had emigrated to Canada at the age of 20, it was not in the least out of cowardice but rather out of disgust with war and things military. At that age he still lent full credence to what was peddled about on the “Nazi horrors” and on the essentially militaristic and criminal past of his homeland. He had thus become a pacifist, and would remain so all his life. In Canada there was no conscription, hence his choice of that country. Afterwards, he read, read very much, and ended up believing he must acknowledge that revisionist authors were right. He then became indignant that, during the two world wars, the Allies’ propaganda had been able to invent such lies about the “Boches” or the “Nazis”. If he showed up at his first trial in a helmet (and let’s specify: a construction site helmet!) and asked his companions to do the same, it was because of the several assaults and attempts on his life perpetrated by his opponents either with open force or more sneakily. Most of the time, as in France, the police or the guards on duty refused to protect “Nazis” (sic). From this standpoint, Ernst Zündel’s existence was an ordeal.
An arson attack devastated his house and a large part of the rich documentation needed for his defence. An explosive device was once sent to him through the mail: he had the good idea of handing it over to the police, who carried out a controlled detonation. Was I his “witness”? No: in the courts, I was the expert admitted to assist his barrister, the admirable Douglas Christie. In English-speaking countries, in order to be designated as a court expert one must obligatorily undergo an arduous test before the judge, the jury, the prosecutor and the opposing counsel, who may intervene at any time: one must be able to show not only that one knows about a given subject (here, the history of the European Jews, particularly in the period from 1939 to 1945), but also that one can express oneself in a language plain enough for the simplest juror. Those two trials (that of 1985 lasted seven weeks, the one in 1988 a bit longer than four months) were a triumph for the revisionist cause and a disaster for the cause of Zündel’s opponents. Their official transcripts attest to this fact. In 1985, for example, Professor Raul Hilberg, the prime historian supporting the thesis of the “destruction of the European Jews”, suffered such a humiliation that he refused to appear at the 1988 trial, which proved even worse for the thesis defended by the Jewish organisations’ leaders (see my foreword to Barbara Kulaszka’s Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian “False News” Trial of Ernst Zündel – 1988, July 24, 1992).
Just like me, Zündel had respect for the true sufferings of the Jewish people. A man with a remarkably open mind and great insight, he had the ability to judge a person independently of the group to which he or she might belong. His enemies, prodigiously richer and more powerful than himself, were those Jewish or Zionist organisations that claimed to defend the Jews’ interests by waging a merciless war against revisionists. On the one hand, he was not lacking in Jewish friends and, on the other, he did not lose sight of the fact that some of his opponents could well be of good faith. Taking, for example, their belief in the figure of Six Million Jewish victims of Hitler, he noted that, from the second half of the nineteenth century (yes, from the 1860’s!), American newspapers, the New York Times at their head, had published numerous press releases from Jewish organisations reporting “At this moment, a dreadful massacre or pogrom of Jews is taking place in Europe [in Russia, Poland, Hungary, etc.]. Six million of our brothers and sisters are dying; your financial contribution is awaited”. When, in 1933, Hitler entered the scene and when “Jewry declared war on him” (Judea declares war on Germany”) still more, of course, from September 1939 onwards –, the war drums beat the same slogan. In this regard, who can be surprised if millions of Jews of the time, accustomed for several generations to hearing it repeated that “Six million of our brothers and sisters are dying”, were able to believe that that was the truth? But it was a brazen lie. In 1946, at the Nuremberg trial, the judges, making their own contribution to this lie, attributed its invention to Adolf Eichmann himself (see, in my piece The Victories of Revisionism (continued) dated September 11, 2011, the section “The imposture of the Six Million. Wilhelm Höttl and the Nuremberg tribunal unmasked”).
I knew Ernst Zündel well. It so happens that on the eve of his death I telephoned him. In a long conversation, in which he shared some confidences that I shall perhaps reveal one day, I found a broken man, in despair on learning of the inexorable decision by a senior Jewish official in Washington to forbid him any access to US territory, thus any possibility of returning to the home of his wife, herself seriously ill. I first received the news of his death with a sense of relief. Two days later I thought of the friend I had lost and of his torturers, of the two years of solitary confinement in a Toronto prison in abominable conditions, then of his handing over to the German authorities, his conviction, in Mannheim, to a further five years’ imprisonment. I recalled a hundred details of the times spent with a man who was exceptional in his kindness, his humanity, his intelligence, his thoughtfulness at every instant for our companions in struggle, his good sense, his steadfastness, his moderation, his practicality.
Recently, in a homage to the man who, unbeknownst to all, was at death’s door, I wrote that throughout my trying existence I had, despite all, the satisfaction of having met at least one genius, Arthur Robert Butz, and at least one hero, Ernst Zündel, a peaceful hero, forever determined to fight against warmongering, war and its lies.
For the moment, I request to be allowed to leave things at that, at least for today. I must urgently retake my place aboard the revisionist galley, alongside other galley slaves equally resolved to row through the storm until death arrives. I must take as my example that hero who, even when broken, persisted in signing his letters “E. Zündel, unbowed”.
August 14, 2017
 Note: I recommend a long obituary of Ernst Zündel written by the black American columnist Jonas E. Alexis for the site Veterans Today (August 7). The comments also deserve a read.
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Wednesday, July 5, 2017

Un hommage à Ernst Zündel



Le lecteur l’aura appris par ailleurs : en France, « Bocage » nous tire sa révérence avec son 6.000e  bulletin d’information. Ainsi prend fin une entreprise remarquable par son ampleur et par la masse de travail consacrée, depuis 1979, à notre information sur les développements du révisionnisme historique. Dans quelque temps, « Bocage » reprendra ses activités avec la contribution d’un nouveau venu.  
Ce numéro 6.000 salue un prestigieux héros du révisionnisme, Ernst Zündel, né en Allemagne en 1939. Ceux qui, vu leur relativement jeune âge, ignorent qui est au juste cette étonnante personnalité peuvent nous demander sa biographie. 
E. Zündel a fait preuve d’une telle énergie, d’une telle inventivité et d’un tel désintéressement qu’on est en droit d’affirmer que, sans lui, jamais le révisionnisme n’aurait pu accumuler tant de victoires, qui ont retenti dans le monde entier.
Quand enfin viendra l’effondrement du mythe de « l’Holocauste des juifs », le tribunal de l’histoire devra rendre justice à un nombre considérable de révisionnistes et, pour commencer, au Français Paul Rassinier et à l’Allemand Ernst Zündel. Ces deux hommes ne se sont pas connus mais, réunis de cœur et d’esprit dans une même entreprise véritablement héroïque, ils ont à la fois lutté pour l’honneur de leurs patries respectives et pour l’honneur de l’Europe toute entière.
***
Bocage, le 1er juillet 2017
Notre dernier message sera un hommage à Ernst Zündel, le révisionniste germano-canadien à qui le révisionnisme doit tant !
   Pour les révisionnistes, Ernst Zündel a joué un rôle incomparable : avec ses tracts, ses revues, toujours ponctuelles, en anglais et en allemand, son aide à la diffusion de tant de livres en diverses langues, ses émissions de radio, ses émissions de télévision, ses vidéos, il a été partout et il était toujours là pour stimuler le mouvement. Grâce à une formidable opération comme il savait les organiser, c'est à lui que l'on doit une belle victoire : celle de la suppression du chiffre de 4 millions de morts sur les stèles d'Auschwitz, chiffre remplacé plus tard par celui de 1 million et demi.
    Et c'est surtout lui qui, en véritable chef d'orchestre, a organisé de main de maître ses deux procès de 1985 et 1988 à Toronto en faisant venir du monde entier, notamment pour le procès de 1985, révisionnistes et adversaires des révisionnistes afin d'organiser enfin devant un tribunal la confrontation des deux camps (inutile de dire que, soumis aux contre-interrogatoires inflexibles de l'avocat Douglas Christie conseillé par le Pr Faurisson, les adversaires avaient tant mordu la poussière qu'un homme comme, par exemple, Raul Hilberg, le « pape de l'exterminationnisme », refusera de se présenter à nouveau pour le procès de 1988 !). Nous pensons que toute personne désireuse de se renseigner sur le révisionnisme doit commencer par lire Le Grand Procès de l'Holocauste de Michael Hoffman, aux éditions La Sfinge (en vente chez www.akribeia.fr).
    Il avait donc fallu mettre un terme à cette activité débordante et iconoclaste d’Ernst Zündel et c'est le 5 février 2003 que ce « héros » (le mot est du Pr Faurisson) sera littéralement capturé à son domicile du Tennessee ; à partir de cette date, c'est-à-dire pendant 14 ans, cet homme se retrouvera bâillonné, dans l'incapacité totale de s'exprimer sur le sujet qui représentait toute sa vie : laver l'Allemagne, son pays d'origine, des accusations mensongères dont on l'accable. Après 7 années de prison, dont 2 au Canada dans des conditions proches de la torture et 5 en Allemagne, il devra traverser 3 années de mise à l'épreuve, mais ces 10 années de silence ne s'arrêteront pas là : afin de mettre toutes les chances de son côté pour obtenir le droit de regagner son domicile du Tennessee, il continuera pendant 4 ans à observer un mutisme presque complet... et nos correspondants auront bien remarqué que nous avons de notre côté fait le maximum pour respecter ce silence.
    Hélas, le 31 mars dernier était rendue la décision définitive tellement redoutée : alors que la porte reste ouverte à tant de migrants, les Etats-Unis, par la voix d'un certain Ron Rosenberg, chef du Bureau des recours administratifs du Département américain de la Sécurité intérieure, refusaient à tout jamais l'entrée sur leur territoire à cet éminent révisionniste et donc son retour à son propre domicile du Tennessee auprès de sa femme ! Pourtant la loi est claire : pour une personne condamnée à l'étranger qui sollicite l'entrée sur le territoire des Etats-Unis il n'y a d’interdiction que si la faute ayant entraîné la condamnation relève d'un « comportement jugé criminel selon les normes américaines » ; or, « le fait de nier l'Holocauste et de tenir des propos antisémites [ce que n'a, en réalité, JAMAIS fait E. Zündel] n'est pas un délit aux Etats-Unis », fera remarquer un certain Pr Eugene Volokh dans un article du Washington Post publié, cyniquement, le 24 avril, jour anniversaire d’Ernst Zündel !
    Ce n'est que le 9 mai que nous avons reçu copie de cette décision inique signée Rosenberg et les correspondants qui la désireraient pourront nous la réclamer.
Le 17 mai nous interrogions E. Zündel sur sa réaction. Voici ce qu'il nous répondait :
    Cette décision m'interdit à tout jamais de retourner aux Etats-Unis. Plus je lis cette décision de Ron Rosenberg, plus je suis dégoûté. Je suis tellement dégoûté de cette mascarade hypocrite qu'il m'est quasiment impossible de la commenter.
    Je résume, en gros :
   J'ai engagé, dès le tout début [de mon installation dans le Tennessee], un grand avocat spécialiste de l'immigration qui avait plus de trente ans d'expérience du droit américain sur l'immigration. J'ai suivi à la lettre tous ses conseils pour me conformer aux règles américaines.
    Tout se passait bien : je vivais avec ma femme, aux Etats-Unis, dans notre propriété ; je dirigeais notre entreprise d'édition ; on m'avait accordé un permis de travail, un numéro de Sécurité sociale, on m'avait fait un bilan de santé complet, y compris des rayons X et des tests de sida ; le FBI avait pris mes empreintes digitales ; j'ai même été interrogé par un agent spécial du FBI.
    Il ne restait plus qu'une visite qui devait se faire avec un fonctionnaire de l'immigration avant qu'on m'accorde le statut de résident permanent et que je puisse vivre et travailler aux Etats-Unis tout le reste de ma vie.
    (Après mon arrestation et ma déportation nous avons pu obtenir mon dossier tenu par le FBI et nous avons vu que l'agent spécial du FBI, qui s'appelait Scott Nowinski, avait recommandé à son siège de clore le dossier Zündel et de m'accorder le statut de résident permanent !).
    Ingrid et moi nous avons continué notre vie, assurés que nous étions par nos avocats que tout n'était qu'une question de temps et de routine.
    Nous avons été complètement pris par surprise quand tout d'un coup, un beau jour, j'ai été arrêté sans préavis, au cours d'une journée de travail où j'étais en train de mettre sous cadre des tableaux en prévision de l'ouverture prochaine de ma galerie d'art ! Les fonctionnaires américains ne m'ont pas autorisé à appeler mon avocat, et ils n'avaient pas de mandat d'arrêt ! Au lieu de cela ils m'ont déclaré que la date d'expiration de mon visa était dépassée, ce qui était un mensonge évident et flagrant, une pure invention ; en fait, c'était leur couverture pour pouvoir me déporter des Etats-Unis.
    A cause de cette déportation, qui a eu lieu après les événements du 11-Septembre, les attaques sur le World Trade Center et sur le Pentagone, j'étais mis en prison au Canada [où Ernst Zündel avait vécu avant de rencontrer sa femme américaine – Note de Bocage] pendant deux ans en attendant qu'on décide de mon sort ! Puis j'étais qualifié de « menace pour la sécurité de la nation canadienne », où j'avais vécu pacifiquement et de manière productive pendant 42 ans, et déclaré « persona non grata » par le Canada.
   J'étais ensuite déporté vers l'Allemagne et arrêté et menotté au pied de l'avion qui m'avait fait traverser l'Océan depuis le Canada, et immédiatement emprisonné à Mannheim, en Allemagne.
   Là-bas, j'étais jugé devant un tribunal pour les écrits et les émissions que j'avais réalisés aux Etats-Unis et qui étaient parfaitement légaux en Amérique.
   Après un interminable et grotesque procès à Mannheim j'allais être condamné à la peine maximale de 5 années de prison en vertu des lois allemandes controversées de l'après-guerre liées à l'Holocauste. J'ai perdu tous les appels et j'ai effectué chacune des minutes de cette condamnation de cinq années et j'étais enfin libéré le 1er mars 2010, avec néanmoins trois années encore de « mise à l'épreuve ».
   Pendant 14 ans nous nous sommes battus, ma femme Ingrid et moi, avec les tribunaux américains pour tenter d'obtenir que je réintègre les Etats-Unis.
   Nous avons pratiquement perdu tous les procès, et perdu aussi tous les appels. Nous avons dépensé des sommes incalculables en honoraires d'avocats et en procès.
   Le résultat final, c'est cette décision de la Homeland Security [La Sécurité intérieure] signée d'un Ron Rosenberg. Cette décision a fait  l'objet d'une critique de la part d'un professeur de droit américain de l'Université de Californie à Los Angeles qui répond au nom d’Eugene Volokh et qui clarifie quelque peu les choses...
   L'affaire Zündel est très révélatrice de l'état de la justice et des droits de l'homme dans l'Amérique d'aujourd'hui. Il y a un gouffre aux Etats-Unis entre la « réalité » et leur propagande !
* * *
Ernst Zündel continue de se dire invaincu, insoumis et il ne pliera pas !
P.S.: Le Tabou n° 15, entièrement consacré à Ernst Zündel, 208 pages + cahier photographique en couleur, est disponible chez Akribeia (www.akribeia.fr: 20 euros + port.

Photo ci-dessus en couleur : Ernst Zündel, à Toronto, dans les années 1980, montre à Robert Faurisson, Fred Leuchter, Robert Miller et Ditlieb Felderer les plans des cinq crématoires d’Auschwitz et de Birkenau découverts en Pologne par Robert Faurisson le 19 mars 1976. Ces plans, jusqu’alors tenus cachés, ont permis la fabrication de maquettes qui ont rendu évidentes les impossibilités physiques des prétendues opérations de gigantesques gazages homicides. Voyez, à ce propos, 1) An Engineering Report on the Alleged Execution Gas Chambers at Auschwitz, Birkenau and Majdanek (Poland) prepared by Fred A. Leuchter on April 5, 1988, 193 p. ; 2) Did Six Million  Really Die ? Report of the Evidence in the Canadian « False News » Trial of Ernst Zündel – 1988, Edited by Barbara Kulaszka, 1992, VIII-564 p.

A homage to Ernst Zündel



As the reader will have heard, in France, the person in charge of “Bocage” has taken a final bow with the 6,000th newsletter under that name. Thus ends an endeavour remarkable for its range and for the mass of work devoted, since 1979, to informing us on developments in historical revisionism.

This newsletter no. 6,000 salutes a prestigious hero of revisionism, Ernst Zündel, born in Germany in 1939. Those who, given their relatively young age, do not know just who this amazing figure is can ask us for a brief biography.

E. Zündel has shown such energy, such inventiveness and such disinterestedness that one may rightly assert that, without him, revisionism would never have been able to amass so many victories, victories that have resounded throughout the world.

When finally the collapse of the “Jewish Holocaust” myth comes about, the tribunal of History will have to render justice to a sizeable number of revisionists and, to begin with, the Frenchman Paul Rassinier and the German Ernst Zündel, who never met but who, united in heart and spirit in one and the same truly heroic venture, have indeed fought not only for the honour of their respective homelands but also for the honour of Europe as a whole.

* * *

Bocage, July 1, 2017

Our final message will be a tribute to Ernst Zündel, the German-Canadian revisionist to whom revisionism owes so much!

For revisionists, Ernst Zündel has played an unparalleled role: with his leaflets, his periodicals – always punctual – in English and German, his help in disseminating so many books in various languages, his radio and television broadcasts, his videos, he has been everywhere, and always present to inspire the movement. In 1990, thanks to a formidable undertaking organised as he knows how, our cause achieved a particularly fine victory: the elimination from the plaques at Auschwitz of the figure of four million dead, replaced later by that of a million and a half.

And it is above all he who, in the manner of an orchestral conductor, masterfully coordinated his two trials in Toronto (1985 and 1988), bringing revisionists and opponents of revisionism from all over the world there, especially in the 1985 trial, in order finally to organise a courtroom confrontation between the two camps (needless to say, when subjected to the inflexible cross-examination of barrister Douglas Christie, advised by Professor Faurisson, the opponents bit the dust so hard that a man like, for instance, Raul Hilberg, the “Pope of exterminationism”, would refuse to return for the 1988 trial!). We think anyone wishing to be informed about revisionism should begin by reading Michael Hoffman’s The Great Holocaust Trial, published by Independent History & Research

Therefore an end had to be put to Ernst Zündel’s exuberant and iconoclastic activity and it was on February 5, 2003 that this “hero” (the word is Professor Faurisson’s) was literally abducted at his Tennessee home; from that date, i.e. for the past 14 years, this man was to find himself gagged, completely unable to express himself on the subject that was his life’s work: to cleanse Germany, his country of origin, of the false accusations by which she is overwhelmed. After 7 years in prison, amongst which 2 in Canada in conditions close to torture and the rest in Germany, he would have to pass a probation period of 3 years, but the 10 years of silence were not to stop there: in order to maximise his chances of obtaining the right to return to his house in Tennessee, he would carry on maintaining a near-complete silence for 4 years... and our readers will indeed have noted that at our end we did our best to respect that silence.

Alas, on March 31 of this year the dreaded final decision was issued: while the door stays open to so many migrants, the United States, through the voice of a certain Ron Rosenberg, chief of the Administrative Appeals Office of the US Citizen and Immigration Services, which acts by delegation of the Department of Homeland Security, refused the eminent revisionist entry to its territory for all time, thus forbidding him forever from returning to his own home there, beside his wife! However, the law is clear: a person convicted abroad who seeks entry to the United States is to be barred only if the conduct having led to conviction is “deemed criminal by United States standards”; but “denying the Holocaust and expressing anti-Semitic sentiments [which in fact E. Zündel has never done – Bocage] is just not a crime under American law”, noted UCLA law professor Eugene Volokh in a Washington Post column published, cynically, on April 24, Ernst Zündel’s birthday!

It was only on May 9 that we received a copy of that iniquitous ruling signed “Rosenberg”: readers who wish to have their own copy may request it from us.

On May 17 we asked E. Zündel for his reaction, and he replied as follows:

Hi! I have read and reread that US ruling by Ron Rosenberg and am ever more disgusted.

I am so disgusted by this hypocritical charade that I find it nearly impossible to force myself to write something about it!

So here goes:

I had engaged a top immigration lawyer with over thirty years of practical experience with immigration law in the USA. This lawyer handled my case from the beginning!

I followed all his advice and US rules and regulations to the letter.

All things progressed well, I already lived with my wife in the USA at our own property, running our publishing business; I had been granted a work permit, a social security number, had a comprehensive health check-up, including x-rays, aids test, in short, I was fingerprinted by the FBI, even interrogated by a special agent of the FBI, passing all tests required, with flying colours. There was only one more visit to be undertaken with an immigration official before I would be granted permanent residence and could live and work in the USA for the rest of my life!

We were able to obtain my FBI file after my arrest and deportation! The special agent of the FBI, called Scott Nowinski, recommended to his headquarters that they close the Zündel file, assuming that I would be given residency status!

Ingrid and I carried on with our lives, being reassured by the attorneys that all was only a matter of time and routine!

We were totally taken by surprise, when out of the clear blue sky I was arrested during a workday without warning, while framing paintings for my soon to be opened art gallery! The US officials did not allow me to call my attorney, and they did not have an Arrest Warrant!

Instead they claimed that I had overstayed my visa, an obvious and blatant concocted lie, their cover story! In order to deport me from the USA.

Due to this deportation, which came after the events of 9/11 (the attacks on the World Trade Center and the Pentagon), I was imprisoned in Canada, to determine my status for two years! Then I was declared a security threat to the nation of Canada, where I had lived peacefully and productively for 42 years, and was declared persona non grata by Canada. 

I was deported to Germany, arrested on the steps of the plane which had flown me across the ocean in handcuffs from Canada and immediately imprisoned in Mannheim!

There I was tried in Court for my writings and broadcasts done in the USA, which were perfectly legal in America.

After a lengthy and grotesque trial in Mannheim I was convicted and sentenced to the maximum term of five years under Germany’s controversial holocaust-related post war laws!

I lost all appeals, served every minute of the five-year sentence, plus another three years of “probation”, and was finally released on March 1, 2010!

We, my wife Ingrid and I, fought in the US courts for 14 years, trying to return to the USA. Virtually always lost, also lost all appeals. We spent untold sums on legal fees and court proceedings!

The end result is the ruling by Homeland Security, signed by one Ron Rosenberg, which follows! There is also a critical review of this decision, by a US law professor from Los Angeles University by the name of Volkovh (?), which clarifies matters somewhat!

The Zündel case reveals a great deal about the state of justice and human rights in America today!

There is a vast gap in the USA between their “reality” and American propaganda!

* * *
Ernst Zündel continues to describe himself as unvanquished and defiant, and he will not bend!
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Colour photo above: Ernst Zündel, in Toronto in the 1980s, displaying before Robert Faurisson, Fred Leuchter, Robert Miller and Ditlieb Felderer the building plans of the five Auschwitz and Birkenau crematoria, discovered by R. Faurisson in Poland on March 19, 1976. Those plans, kept hidden until then, enabled the creation of scale models making it obvious that the alleged gigantic homicidal gassing operations were physically impossible. See, in this regard, 1) An Engineering Report on the Alleged Execution Gas Chambers at Auschwitz, Birkenau and Majdanek (Poland) prepared by Fred A. Leuchter on April 5, 1988, 193 p.; 2) Did Six Million Really Die? Report of the Evidence in the Canadian “False News” Trial of Ernst Zündel – 1988, edited by Barbara Kulaszka, 1992, viii-564 p.

Saturday, June 3, 2017

Mon procès contre Ariane Chemin (9 mai 2017) : pour mémoire, le cas symptomatique de Raul Hilberg


Le plus prestigieux des historiens de ce qu’on appelle « l’Holocauste » ou la « Shoah », ou « l’extermination des Juifs » n’est autre que le professeur Raul Hilberg (1926-2007), juif américain, qui, pour sa part, tenait à parler de ce qu’en termes plus mesurés il appelait « La destruction des Juifs d’Europe » (The Destruction of the European Jews).

Dans mon compte rendu de l’audience du 9 mai 2017 du procès que j’ai intenté contre la journaliste Ariane Chemin, relisez de près les termes dans lesquels cet historien a fini par nous expliquer que, si l’on ne trouve en fin de compte aucune preuve de la réalité d’une telle horreur, c’est que cette horreur sans précédent aurait été perpétrée secrètement (!) à la suite d’un complot (!!) ourdi par la bureaucratie allemande qui, peu à peu, avait renoncé à l’écrit pour l’oral et usé de la télépathie (!!!). Je ne plaisante pas ; selon R. Hilberg, ce crime aux proportions gigantesques avait été commis, en propres termes, par l’effet d’« une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie ».

En 1988 est parue La destruction des Juifs d’Europe (Fayard, 1 101 pages). Il s’agissait de la traduction de The Destruction of the European Jews (New York, London, Holmes & Meier, 3 volumes, 1 274 pages) ; curieusement, cette édition se qualifiait de « Revised and Definitive », une précision absente de la traduction française. Dans sa livraison du mardi 7 juin 1988, en page 7, le journal Le Monde décidait de frapper un grand coup en faveur de la sortie du livre en français et contre « le révisionnisme à la Faurisson ». En un pavé de citations, il regroupait les avis de cinq personnalités faisant autorité dans l’historiographie de la « Shoah ». Le ton des commentaires était tout simplement dithyrambique. Qu’on en juge !

Claude Lanzmann, dans Le Nouvel Observateur, avait salué un livre unique :

Livre unique, livre phare, livre môle, vaisseau d’histoire ancré dans le temps et comme hors du temps, immortel, immémorial, auquel rien, dans la production historique ordinaire, ne peut se comparer.

Dans L’Express, Luc Ferry, futur ministre de l’Education nationale, et Sylvaine Pasquier avaient, pour leur part, écrit :

La Destruction des Juifs d’Europe s’impose déjà comme la référence obligée sur le sujet ... Contre le révisionnisme à la Faurisson, la critique morale échoue, faute d’argumentation scientifique. Cette somme pulvérise la prétendue démonstration de l’inexistence des chambres à gaz ; et analyse, chiffres à l’appui, l’ampleur de ce que Le Pen appelle « le point de détail ».

Quant à Annette Levy-Willard, dans Libération, elle avait salué un monument :

Un monument implacable du XXe siècle. Le récit, jour après jour de la genèse, de l’idée, de la mise en place, du fonctionnement de la gigantesque machine à broyer des millions d’êtres vivants.

Pierre Vidal-Naquet, dans La Croix, avait annoncé « Un livre magistral ».

De 1961, année où était parue la première édition de son ouvrage, jusqu’en 1982, R. Hilberg s’en était tenu à l’explication traditionnelle selon laquelle le IIIe Reich avait, de bout en bout, ordonné, organisé et mené à bien une destruction systématique des « Juifs d’Europe » en usant d’ordres et de moyens dont, en principe, il devait être facile de retrouver de multiples preuves. C’est à partir de la fin des années 1970, quand les révisionnistes ont vraiment démontré l’inexistence ou l’inconsistance des preuves avancées, que R. Hilberg, mis au pied du mur et sommé de fournir de véritables preuves, s’est vu finalement contraint d’exposer en 1983 son insoutenable théorie de ce qu’il a appelé «
 an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy ». Deux ans plus tard, en janvier 1985, lors du premier procès de Toronto où comparaissait le révisionniste Ernst Zündel, assisté notamment de l’avocat Doug Christie que je secondais en qualité d’expert, R. Hilberg, lui-même expert de l’accusation, allait subir en plein prétoire la plus cuisante et la plus humiliante des défaites. La transcription officielle des débats en fait foi.

Personnellement je garde en mémoire l’instant pathétique où le malheureux Hilberg a quitté la barre d’où il avait si piteusement tenté de répondre à nos questions. Nous avons, lui et moi, échangé un regard. Emu par sa défaite, j’ai alors failli quitter ma place, me porter à sa rencontre et le réconforter d’un mot. Je m’en suis abstenu, eu égard au sort bien plus déplorable de mon ami Ernst Zündel et de tant de révisionnistes. Par la suite, pendant des années, il donnera l’impression de maintenir sa thèse, si absurde, si aberrante et même si loufoque qu’on ne saurait guère lui en trouver d’équivalent dans la production historiographique ; seuls les procès de sorcellerie religieuse ou de sorcellerie politique ont atteint de tels sommets d’inanité. Il mourra en 2003, ce qui lui épargnera de constater que par la suite, de 2003 à 2017, la thèse exterminationniste ira de désastre en désastre si bien qu’elle ne subsiste plus aujourd’hui, çà et là, que par la force injuste de lois d’exception et grâce à une répression judiciaire de plus en plus cynique contre les révisionnistes. R. Hilberg aura certes fait « école » mais dans le sens le plus fâcheux du mot : plus s’accumulent de nouvelles versions de la thèse officielle où l’on s’efforce encore de nous faire croire à l’existence durant la dernière guerre mondiale d’une extermination des juifs, plus s’affiche l’impossibilité d’en fournir la moindre preuve. Sur le plan de la science et de l’histoire, la victoire des révisionnistes est totale ; sur le même plan historique et scientifique la défaite des exterminationnistes est écrasante et s’accompagne, en outre, du déshonneur d’exercer une telle répression, digne des régimes totalitaires.

Ne l’oublions jamais, c’est avec Raul Hilberg que l’histoire de la prétendue Shoah a vraiment tiré ses premières et ses dernières balles. C’est avec l’existence de son gros ouvrage en anglais, en français, en allemand que, pendant quelques années, on a pu faire croire à une partie du grand public qu’un prestigieux historien américain avait gagné la partie contre les révisionnistes. Mais c’est aussi, en grande partie, à cause de son exemple et de ses pures spéculations d’« historien de papier » qu’en fin de compte les adversaires du révisionnisme historique ont non seulement perdu la bataille mais aussi perdu l’honneur.

NB : En 2003 paraîtra une troisième édition en anglais. En 2006, Gallimard en publiera une traduction en français présentée comme une « édition définitive, complétée et mise à jour » « avec des compléments et rajouts inédits de l’auteur pour cette version française ».
3 juin 2017