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Monday, February 28, 1994

Début, en France, de la controverse révisionniste (1974-1978)


Au début de 1974, je décidais d'adresser à de nombreux destinataires, historiens et spécialistes connus, à travers le monde, une lettre à en-tête de la Sorbonne (où j'enseignais alors). En voici le texte :

Puis-je me permettre de vous demander votre sentiment, votre sentiment personnel, sur un point particulièrement délicat de l'histoire contemporaine : les chambres à gaz hitlériennes vous semblent-elles avoir été un mythe ou une réalité ? Auriez-vous l'obligeance de me préciser éventuellement dans votre réponse quel crédit, selon vous, il convient d'accorder au « document Gerstein », à la confession de R. Höss, au témoignage Nyiszli (faut-il dire Nyiszli-Kremer ?) et, d'une façon générale, à ce qui s'est écrit de ce point de vue sur Auschwitz, sur le gaz Zyklon-B, sur le sigle « N. N. » (« Nacht und Nebel » ou « Nomen Nescio » ?) et sur la formule de « solution finale » ? Votre opinion sur la possibilité d'existence de ces chambres a-t-elle varié depuis 1945 ou bien reste-t-elle aujourd'hui ce qu'elle était il y a vingt-neuf ans ?

Je n'ai pu, jusqu'à présent, découvrir de photographies de chambres à gaz qui paraissent présenter quelque garantie d'authenticité. Ni le Centre de documentation juive de Paris, ni l'Institut für Zeitgeschichte de Munich n'ont pu m'en fournir. Auriez-vous, pour votre part, connaissance de photographies à verser au dossier de la question ?

Merci d'avance pour votre réponse et peut-être pour votre aide.

Au nombre de mes destinataires se trouvait le Dr Kubovy, responsable d'un centre de documentation juive à Tel-Aviv. Mais – je l'ignorais alors – le Dr Kubovy était décédé. Ses héritiers confièrent ma lettre au quotidien Yedioth Aharonoth, qui la publia le 26 mai 1974, sous une forme tronquée. En France, Tribune juive se fit l'écho de l'affaire le 14 juin de la même année. Puis, un hebdomadaire satirique, Le Canard enchaîné, fit de même le 17 juillet. Les autorités de la Sorbonne dénoncèrent mes « allégations » et je fus ultérieurement chassé de mon syndicat.

Pendant trois ans, les médias pratiquèrent la politique du silence. Mais, pendant ces trois années, tout en continuant mon travail de recherche, je ne cessais d'adresser au Monde et à quelques autres publications un abondant courrier sur le problème des chambres à gaz et du génocide.

C'est alors que Le Monde décida de passer à l'offensive contre le révisionnisme historique. Le journaliste Pierre Viansson-Ponté consacra une chronique venimeuse à la version française de la brochure de Richard Harwood Did Six Million Really Die ? [1] Je redoublais donc d'activité et accablais Le Monde de lettres. En août 1977, le magazine Historia publia une lettre de moi où je parlais de « l'imposture du génocide ». En juin 1978, une publication d'extrême droite, Défense de l'Occident, dirigée par Maurice Bardèche, l'auteur de Nuremberg ou la Terre promise (1948) et de Nuremberg II ou les Faux Monnayeurs (1950), publia une étude que j'avais intitulée « Le Problème des chambres à gaz ».

La pression montait. En 1978, Pierre Viansson-Ponté repartit à l'attaque et préconisa le recours à des poursuites judiciaires contre les révisionnistes [2]. Le 28 octobre, le magazine L'Express publia une retentissante interview de Louis Darquier de Pellepoix, ancien commissaire de Vichy chargé des questions juives et réfugié alors en Espagne. Celui-ci était censé avoir déclaré : « Je vais vous dire, moi, ce qui s'est vraiment passé à Auschwitz. On a gazé. Oui, c'est vrai. Mais on a gazé les poux [3]. » Bien des raisons donnent à penser que cette interview ne fut que le résultat d'un montage dû à un journaliste discrédité, Philippe Ganier-Raymond, déjà condamné en justice, sur mon intervention, pour un montage de textes signés de Louis-Ferdinand Céline. Il est probable qu'en France certains milieux, inquiets d'apprendre qu'un professeur d'université déployait une intense activité pour rendre publics ses arguments révisionnistes, avaient décidé d'allumer un contre-feu afin de pouvoir présenter éventuellement un jour R. Faurisson comme un continuateur du « nazi » Darquier de Pellepoix. Le journal Le Matin de Paris montait, à son tour, une provocation et me mettait directement et nommément en cause [4]. Tous les médias, à l'unisson, se déchaînèrent. L'indignation contre l'hérétique prit de telles proportions qu'un journaliste juif et des organisations juives allèrent jusqu'à suggérer l'usage de la violence contre le professeur. J'enseignais alors à l'université de Lyon-II. Le 20 novembre, je fus violemment agressé à deux reprises. La presse relata les faits, à sa manière.

En France, il existe, du moins en principe, ce qu'on appelle le « droit de réponse ». En vertu de ce droit, toute personne nommée ou désignée dans un journal peut exiger, sous certaines conditions précises, la publication d'un « texte en droit de réponse ». Le Monde se vit ainsi contraint de publier un texte à la fin duquel je glissais les phrases suivantes :

J'attends un débat public sur un sujet que manifestement on esquive : celui des « chambres à gaz ». Au Monde que, depuis quatre ans, je sollicite en ce sens-là, je demande de publier enfin mes deux pages sur « La Rumeur d'Auschwitz ». Le moment est venu. Les temps sont mûrs.

Il est évident que les lecteurs du Monde n'auraient pas compris que leur journal refuse de publier les deux pages en question. On peut dire que Le Monde, en fin de compte, se trouvait pris à son propre piège. Pendant des années, il avait traité un universitaire révisionniste soit par la calomnie, soit par le silence. Il lui fallait maintenant, à contrecœur, donner la parole à cet universitaire. Le 29 décembre 1978, Le Monde publiait donc «La Rumeur d'Auschwitz», non sans accompagner mon texte d'un ensemble impressionnant d'autres textes uniformément hostiles au révisionnisme, lesquels m'ouvraient, automatiquement, un nouveau droit de réponse. Le 16 janvier 1979, Le Monde publiait mon droit de réponse sous le titre «Une lettre de M. Faurisson». La controverse allait se poursuivre longtemps encore mais sans que le journal m'accorde le moindre droit de répliquer aux innombrables mises en cause dont je devenais l'objet.

On trouvera ci-dessous mon article et ma lettre tels que Le Monde les publiait respectivement dans ses livraisons du 29 décembre 1978 et du 16 janvier 1979 [5], déclenchant ainsi ce qu'on appellerait plus tard la « déferlante négationniste » [6].

En France, le feu de la controverse s'est donc allumé en 1974 ; puis, il s'est vite éteint, du moins en apparence, mais il couvait sous la cendre. Pourquoi a-t-il repris en 1978 avec une telle virulence et pour ne plus s'éteindre depuis ce temps-là ?

On peut imaginer plusieurs motifs qui tiennent aussi bien à l'action des révisionnistes en France et dans le monde qu'à la réaction des anti-révisionnistes.

Pour ma part, je formulerais une hypothèse : c'est à partir du moment où j'ai utilisé l'argumentation matérielle (à base de considérations physiques, chimiques, topographiques et architecturales) que la partie adverse s'est sentie véritablement en danger. Dans la lettre qu'en 1974 j'avais adressée au Dr Kubovy et à bien d'autres historiens et spécialistes, mon argumentation, implicite, restait de nature historique. En revanche, dans les lettres que j'ai ensuite adressées au Monde et, en particulier, dans mon article sur «Le Problème des chambres à gaz ou la Rumeur d'Auschwitz», je m'engageais sur un terrain plus solide. Faisant appel :


1) aux plans des crématoires d'Auschwitz-Birkenau
2) à des documents sur le gazage de désinfection au Zyklon B, et
3) au système américain d'exécution en chambre à gaz


je quittais le terrain trop mouvant de l'histoire pour celui, plus ferme, de la science. C'est pour cette raison, me semble-t-il, que l'adversaire a perdu pied et que, dans son affolement, il a désormais répondu par des manifestations de schizophrénie collective ainsi que par d'incessantes manœuvres de diversion et d'intimidation, montrant par là qu'il voulait à tout prix éviter les risques d'un débat que – non sans raison – il sentait perdu d'avance.
28 février 1994
____________


Notes

[1] P. Viansson-Ponté, « Le Mensonge », Le Monde, 17-18 juillet 1977, p. 13.
[2] P. Viansson-Ponté, « Le Mensonge (suite) », Le Monde, 3-4 septembre 1978, p. 9.
[3] L'Express, 28 octobre 1978, p. 173.
[4] Le Matin de Paris, 16 novembre 1978, p. 17.
[5] Ces articles sont reproduits dans le vol. I d'Ecrits révisionnistes (1974-1998), p. 122 et 131, ainsi qu'à http://robertfaurisson.blogspot.com/2000/05/trois-lettres-au-monde-1978-1979.html (avec une présentation par l'auteur datée du 8 mai 2000).
[6] Courrier international, n° 167, 13-19 janvier 1994, p. 38.

Saturday, January 31, 1987

Sono i nazisti che hanno inventato la menzogna delle camere a gas!


Nota del 7 luglio 2010: L’articolo che si leggerà qui sotto data al 31 gennaio 1987. Mostra a quale punto, 23 anni fa, il dubbio sulla realtà delle pretese camere a gas naziste divorava tormentava già l’intellighenzia sterminazionista. In seguito, nel 1988, Arno Mayer, professore (ebreo) all’Università di Princeton, scriverà: “Le fonti per lo studio delle camere a gas sono allo stesso tempo rare e dubbie” (“rare and unreliable”: vedere http://robertfaurisson.blogspot.it/2006/12/le-vittorie-del-revisionismo.html, punto n° 13). Nel 1996, lo storico francese Jacques Baynac constatava, in merito a queste camere, “l’assenza di documenti, di tracce o d’altre prove materiali” (vedere http://robertfaurisson.blogspot.it/2006/12/le-vittorie-del-revisionismo.html, punto n° 17). Quattro anni dopo, venivamo a sapere che Jean-Claude Pressac, che pure s’era fatto il più ardente difensore della tesi della loro esistenza, aveva finito per scrivere (in uno studio terminato il 15 giugno 1995 e reso pubblico nel 2000 da Valérie Igounet) che queste camere a gas, così come, nel suo complesso, la storia ufficiale dei campi, erano ormai votate “alle pattumiere della storia” (vedere http://robertfaurisson.blogspot.it/2006/12/le-vittorie-del-revisionismo.html, punto n° 18). Infine, il 27 dicembre 2009, Robert Jan van Pelt, professore (ebreo) all’Università di Toronto, ultimo storico a farsi forte di provare l’esistenza di queste camere a gas ad Auschwitz e Birkenau, ha appena dichiarato che in questa materia: “Del 99% di ciò che sappiamo, non abbiamo gli elementi materiali per provarlo”. Da parte sua, egli si accontenta di avere in merito “una certezza morale” (“a moral certainty) e preconizza che si lasci all’abbandono il complesso di Auschwitz-Birkenau che, materialmente, non prova per così dire nulla di ciò che milioni di pellegrini si immaginano ancora di trovarvi (vedere http://www.thestar.com/News/Insight/article/742965). La scienza storica ha decisamente abbandonato le magiche camere a gas; non resta nient’altro che la religione, quella del preteso “Olocausto” degli ebrei, per supportare un’impostura che un giorno si inscriverà negli annali della storia come una delle più mirabolanti e delle più degradanti invenzioni umane.

***
                          
In Francia, negli ambienti appena informati, non si crede più tanto nelle camere a gas. Su questa questione, come scrive G. A. Amaudruz, “i massimalisti ebrei avvertono che la partita sfugge loro di mano”. Essi sono pronti a mollare le camere a gas per salvare meglio il mito del genocidio o dello sterminio degli ebrei. La loro tesi, che inquieta molto Pierre Vidal-Naquet per il quale abbandonare le camere a gas è “capitolare in campo aperto” [1], può così riassumersi: c’è stato uno sterminio degli ebrei su vasta scala; non sappiamo come questo sterminio è stato condotto; i Tedeschi, da parte loro, lo sapevano ma, dopo la guerra, anziché rivelare agli Alleati il mezzo impiegato, costoro nelle loro confessioni hanno inventato questa storia di camere a gas; nella loro mente, significava preparare contro gli ebrei una specie di “bomba a scoppio ritardato”; gli ebrei dovevano credere a questa storia e dovevano difenderla fino al giorno in cui sarebbe scoppiato palesemente che gli ebrei stavano difendendo una grossa menzogna.
Questa tesi è laboriosa; essa è, tuttavia, molto meno faticosa delle elucubrazioni di Shoah (film di Claude Lanzman) o dei testimoni dell’attuale processo Demjanuk a Gerusalemme. Due insegnanti d’origine ebrea, Ida Zajdel e Marc Ascione, l’esprimono in questi termini:
I nazisti in fondo si trovano in una buona posizione per sapere come sono morti i milioni di deportati, principalmente di religione o d'origine ebraica, di cui i corpi non sono mai stati ritrovati. Essi sanno anche perché hanno truccato le proprie “confessioni”. Con le camere a gas, essi credevano di avere in mano una “bomba a scoppio ritardato”, uno strumento di diversione e – perché no? – di ricatto. Manifestamente, si è fatta passare la parola: negli anni di guerra fredda, Paul Rassinier, ex deportato socialista il cui anticomunismo l’aveva condotto all’estrema destra; nel 1978, Darquier de Pellepoix, ex commissario alle Questioni ebraiche di Vichy, sostituito da Faurisson nel contesto di tutta una campagna; oggi l’estrema destra, [Henri] Roques ed il rexista belga Degrelle, mentre agli USA, in un Institute for Historical Review, si agita uno sciame di “revisionisti”. Questi signori devono sapere che hanno ucciso la gallina dalle uova d’oro e che le loro speculazioni sono durate a lungo: se le camere a gas non sono esistite, esse non potevano essere il pezzo forte del genocidio, dello sterminio degli ebrei su vasta scala, che sono un fatto storico che nessuno può permettere che si contesti (Courrier des lecteurs, “Sur Faurisson”, Article 31, n° 26 gennaio-febbraio 1987, p. 22).

Article 31 è una pubblicazione  che esce dieci volte all'anno (BP 423, 75527 Paris cedex 11). Promuove la repressione contro coloro i quali “non rispettano i termini” dei trenta articoli della Dichiarazione universale dei diritti dell’uomo. Essa suggerisce la creazione di un “articolo 31” che permetterebbe questa repressione.
Aggiunta: Ricordo qui che, in un’intervista pubblicata da VSD, Serge Klarsfeld ha riconosciuto che, finora, non si erano ancora pubblicate delle vere prove dell’esistenza delle camere a gas, ma solamente degli inizi di prove” [2]. Questo fa ben vedere in quale stima considera delle opere come Les chambres à gaz ont existé Les Chambres à gaz, secret d’Ètat. Se S. Klarsfeld ha ragione, ogni storico ha il diritto ed anche il dovere di dubitare dell’esistenza di queste camere a gas.
31 gennaio 1987
          

Traduzione a cura di Germana Ruggeri
__________________
[1] P. Vidal-Naquet, “Le Secret partagé” [resoconto del libro Les Chambres à gaz, Secret d'Etat], Le Nouvel Observateur, 21 settembre 1984, p. 80.
[2] VSD, 29 maggio 1986, p. 37.

Ce sont les nazis qui ont inventé le mensonge des chambres à gaz !


Note du 7 juillet 2010 : L'article qu'on lira ci-dessous date du 31 janvier 1987. Il montre à quel point, il y a 23 ans, le doute sur la réalité des prétendues chambres à gaz nazies rongeait déjà l'intelligentsia exterminationniste. Par la suite, en 1988, Arno Mayer, professeur (juif) à l'Université de Princeton, allait écrire : "Les sources pour l'étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses" ("rare and unreliable" : voy. http://robertfaurisson.blogspot.com/2006/12/les-victoires-du-revisionnisme.html, point n° 13). En 1996, l'historien français Jacques Baynac constatait, au sujet de ces chambres, "l'absence de documents, de traces ou d'autres preuves matérielles" (voy. http://robertfaurisson.blogspot.com/2006/12/les-victoires-du-revisionnisme.html, point n° 17). Quatre ans plus tard, nous apprenions que Jean-Claude Pressac, qui s'était pourtant fait le plus ardent défenseur de la thèse de leur existence, avait fini par écrire (dans une étude achevée le 15 juin 1995 et rendue publique en 2000 par Valérie Igounet) que ces chambres à gaz, tout comme, dans son ensemble, l'histoire officielle des camps, étaient désormais vouées "aux poubelles de l'histoire" (voy. http://robertfaurisson.blogspot.com/2006/12/les-victoires-du-revisionnisme.html, point n° 18). Enfin, le 27 décembre 2009, Robert Jan van Pelt, professeur (juif) à l'Université de Toronto, dernier historien à se faire fort de prouver l'existence de ces chambres à gaz à Auschwitz et Birkenau, vient de déclarer qu'en la matière "à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, ce que nous savons, nous n'avons pas les éléments physiques pour le prouver". Pour sa part, il se contente d'avoir sur le sujet "une certitude morale" ("a moral certainty") et il préconise qu'on laisse à l'abandon le complexe d'Auschwitz-Birkenau qui, matériellement, ne prouve pour ainsi dire rien de ce que les millions de pèlerins s'imaginent encore y trouver (voy. http://www.thestar.com/News/Insight/article/742965). La science historique a décidément abandonné les magiques chambres à gaz ; il ne reste plus guère que la religion, celle du prétendu "Holocauste" des juifs, pour cautionner une imposture qui s'inscrira un jour dans les annales de l'histoire comme l'une des plus mirobolantes et des plus dégradantes inventions humaines.


***


En France, dans les milieux tant soit peu informés, on ne croit plus guère aux chambres à gaz. Sur cette question, comme l’écrit G. A. Amaudruz, «les maximalistes juifs sentent la partie leur échapper». Ils sont prêts à larguer les chambres à gaz pour mieux sauver le mythe du génocide ou de l’extermination des juifs. Leur thèse, qui inquiète beaucoup Pierre Vidal-Naquet pour qui abandonner les chambres à gaz, c’est « capituler en rase campagne » [1], peut se résumer ainsi : il y a eu une extermination des juifs à grande échelle ; nous ne savons pas comment cette extermination a été menée ; les Allemands, eux, le savaient mais, après la guerre, au lieu de révéler aux Alliés le moyen utilisé, ils ont dans leurs aveux inventé cette histoire de chambres à gaz ; dans leur esprit, c’était préparer contre les juifs une sorte de « bombe à retardement » ; les juifs croiraient à cette histoire et la défendraient jusqu’au jour où il éclaterait au grand jour que les juifs étaient en train de défendre un grossier mensonge.

Cette thèse est laborieuse ; elle est, cependant, bien moins laborieuse que les élucubrations de Shoah (film de Claude Lanzmann) ou des témoins de l’actuel procès Demjanjuk à Jérusalem. Deux enseignants d’origine juive, Ida Zajdel et Marc Ascione, l’expriment en ces termes :

Les nazis sont au fond bien placés pour savoir comment sont morts des millions de déportés, principalement de religion ou d’origine juive, dont les corps n’ont jamais été retrouvés. Ils savent aussi pourquoi ils ont truqué leurs « aveux ». Avec les chambres à gaz, ils croyaient détenir une « bombe » à retardement, un instrument de diversion et, pourquoi pas, de chantage. Visiblement, on s’est fait passer le mot : dans les années de guerre froide, Rassinier, ancien déporté socialiste que son anticommunisme avait conduit à l’extrême droite ; en 1978, Darquier de Pellepoix, ancien commissaire aux Questions juives de Vichy, relayé par Faurisson dans toute une campagne ; aujourd’hui l’extrême-droite, Roques et le rexiste belge Degrelle, tandis qu’aux USA, dans un Institute for Historical Review, s’agite un essaim de « révisionnistes ». Ces messieurs doivent savoir qu’ils ont tué la poule aux œufs d’or et que leurs spéculations ont fait long feu : si les chambres à gaz n’ont pas existé, elles ne peuvent être la pièce maîtresse du génocide, de l’extermination des juifs à grande échelle, qui sont un fait historique que nul ne peut laisser contester (Courrier des lecteurs, « Sur Faurisson », Article 31, n° 26, janvier-février 1987, p. 22).

Article 31 est une publication qui paraît dix fois par an (BP 423, 75527 Paris cedex 11). Elle prône la répression contre ceux qui « ne respectent pas les termes » des trente articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle suggère la création d’un « article 31 » qui permettrait cette répression.

Additif : Je rappelle ici que, dans une interview publiée par VSD, Serge Klarsfeld a reconnu que, jusqu’ici, on n’avait pas encore publié de vraies preuves de l’existence des chambres à gaz, mais seulement des «débuts de preuves» [2]. C’est dire en quelle estime il tient des ouvrages comme Les chambres à gaz ont existé ou Les chambres à gaz, secret d’État. Si S. Klarsfeld a raison, il est du droit et même du devoir de chaque historien de douter de l’existence de ces chambres à gaz.

31 janvier 1987

[1] P. Vidal-Naquet, « Le Secret partagé » [compte rendu de Les Chambres à gaz, Secret d’État], Le Nouvel Observateur, 21 septembre 1984, p. 80.

[2] VSD, 29 mai 1986, p. 37.

Thursday, March 1, 1984

Des extraits du "Droit de vivre" de décembre 1978 à mars 1984 (n° 441 à 499)


n° 441 de décembre 1978 (vingt-deux mentions de « Faurisson ») :
– Première page non numérotée du dossier : « ... la LICA... en accusant les faussaires. De Rassinier à Darquier, de Faurisson à Brigneau... ... ces hommes animés de haine raciale... » 
– p. VII, titre : « R. Faurisson devrait être poursuivi pour mensonges sur les camps de concentration ... »
4e  colonne : « ... manipulation de l’histoire faite par les professeurs... entorses faites à l’histoire par M. Faurisson... » 
– p. 23, Faurisson non nommé mais désigné par le contexte et considéré comme un émule de Darquier : « Darquier sera extradé. Ceux qui marcheront sur ses traces ne feront pas d’aussi vieux os. Tôt ou tard, ils trouveront les antiracistes sur leur route. »

n° 442 de janvier 1979 (six mentions de « Faurisson ») :
– p. 9, 2colonne : « ... Faurisson... mon propos s’adresse aux hommes et aux femmes... qui risquent... de prêter l’oreille aux dénigrements et aux affirmations fallacieuses des apologistes du nazisme. »
– même page : « En réponse aux affirmations mensongères de Darquier (de Pellepoix), de Faurisson qui s’est fait le chantre des contre-vérités historiques... »

n° 443 de février 1979 (cinq mentions de «Faurisson») :
– p. 4 , 1re colonne : « ... l’esprit étroit de M. Faurisson... qui n’hésite pas à pousser l’ignominie jusqu’à remettre en cause l’authenticité du Journal d’Anne Frank ». 
– p. 31, 3e colonne : « Alors, M. Faurisson, M. Darquier..., où est la falsification ? »

n° 444 de mars 1979 (dix-neuf mentions de « Faurisson ») :
– Couverture : « Pour falsification de la vérité historique reprise par Minute, le Professeur Faurisson est assigné... » 
– p. 4, 2e colonne : « pseudo-historien Faurisson... les falsifications de l’histoire des Rassinier et autres Faurisson... » p. 9, 1re colonne : « Pour répondre à ces provocations remettant en cause la vérité établie... tronquant les textes... que fallait-il faire ? [l’article lui étant consacré, Faurisson n’est pas nommé mais désigné]... M. Faurisson, chef de file des détracteurs de l’Histoire... manqué de prudence et de sérieux... pas fait preuve d’honnêteté intellectuelle et de rigueur... conclusions historiques sont fausses... »
– p. 9, 2e colonne : « ... a travesti la vérité pour tromper l’opinion... en faussant l’histoire... ... M. Faurisson... ne doit plus être autorisé à poursuivre l’œuvre malfaisante qu’il a entreprise pour dénaturer les faits... »
– p. 25, 2e colonne : Dans un article intitulé « La Fraude historique dénoncée au cours d’un dîner-débat à Lille » : « ... M. E. Dejonghe, maître-assistant à l’université de Lille-III... en soulignant le rôle de Rassinier, d’Harwood et, aujourd’hui, de Faurisson... démontrer le mécanisme de la fraude historique... »
– p. 35, 4e colonne : « ... à cause des Faurisson et autres nostalgiques... »

n° 447 de juin 1979 (trois mentions de « Faurisson ») :
– p. 23, 1re colonne : « Pour faire éclater la vérité sur le génocide ordonné par Hitler, la LICA poursuit M. Faurisson devant les tribunaux où il aura à répondre de ses tentatives de falsification de l’histoire. »

n° 449 de septembre 1979 (six mentions de « Faurisson ») :
– p. 4, 3e colonne : « ... les thèses défendues par l’"historien" Faurisson... »

n° (453 ?) de janvier 1980 [?] (au moins deux mentions de « Faurisson ») :
– Dans un appel de Jean Pierre-Bloch : « ... pour réduire au silence une propagande mensongère... Faurisson... »

n° 461 d’octobre 1980 (deux mentions de « Faurisson ») :
– p. 4 : « Si prochainement la justice doit avoir à se prononcer sur les affirmations mensongères du pseudo-historien Faurisson, ce sera parce que la LICRA a déposé une plainte contre ce professeur, qui aura ainsi l’occasion de s’expliquer sur sa façon de réécrire l’histoire en puisant dans la documentation qu’il a consultée tout ce qui allait dans le sens de sa thèse, oubliant intentionnellement le reste, c’est-à-dire le plus important. » 
– p. 15, 2e colonne : « ... ou Faurisson, autre exemple avec ses travaux pseudo-historiques. »

n° 462 de novembre 1980 (trois mentions de « Faurisson ») :
– p. 4, 2e colonne : « ... unissent leurs voix à celles des faussaires de l’histoire pour nier les chambres à gaz et les victimes du nazisme... Avec Faurisson et Thion, ils osent prétendre... »

n° 463 de décembre 1980 (Extrait : une mention de « Faurisson »)

n° 464 de janvier 1981 (neuf mentions de « Faurisson ») :
– p. 3, 2e colonne : « ... falsification de l’histoire des camps de concentration... pseudo-historien Robert Faurisson... pour lui interdire de jouer avec la vérité historique et de pécher par omission volontaire pour développer ses thèses... »
– p. 5, 2e et 3e colonne : « ... le pseudo-historien... ceux qui... – c’est le cas Faurisson – jouent avec la vérité historique en utilisant seulement les documents qui justifient ses thèses passant volontairement sous silence ceux qui, au contraire, pourraient réduire à néant ses affirmations péremptoires. »

n° 465 de février 1981 - (neuf mentions de « Faurisson ») :
– p. de couverture : « ... l’objet du procès... soumettre à l’appréciation du juge civil un certain nombre de fautes telles que le tronquage de citations, l’"oubli" de documents, la fausseté de traductions etc. qui... » « Le glissement que Faurisson s’efforce d’opérer quant à l’objet du procès est révélateur... » « Il n’accepte pas de se battre en défendant la qualité et l’honnêteté de son travail, combat sans doute trop difficile !... démasquer les procédés fautifs de Faurisson. Car qui va vérifier les citations et s’apercevoir de leur tronquage : ou qui a les connaissances historiques, lexicales ou chimiques pour mettre à nu l’habile mécanisme falsificateur de Faurisson ?... démasquer l’imposture... De ce procès-là, Faurisson ne veut pas. »
– p. 16, 3e colonne : Dans une lettre d’Alain de Rothschild au Monde citée dans D.D.V. : « ... procès Faurisson... polémiques d’où les... falsificateurs de l’Histoire sortent toujours gagnants. »

n° 466 de mars 1981 (six mentions de « Faurisson ») :
– p. 4, 2e colonne : « Prétendant avoir fait œuvre d’historien, abusant de sa qualité d’universitaire..., M. Faurisson aura à répondre de l’imperfection de ses travaux, de ses citations tronquées ou incomplètes, des conclusions auxquelles il a abouti dans le but délibéré de falsifier une page dramatique de l’histoire du monde... la vérité qu’il a volontairement malmenée... »

n° 468 de mai 1981 (trois mentions de « Faurisson ») :
– p. 21, 2e colonne : « ... le procès Faurisson n’a qu’une base : celle d’une jurisprudence concernant des informations fausses. »

n° 469 de juin 1981 (cent-six mentions de « Faurisson ») :
– p. 17, titre : « Faussaire de l’Histoire du génocide hitlérien Faurisson est confondu par les avocats de la LICRA... son “œuvre historique”... s’est livré à des manipulations de textes... mensonges... la perversion intellectuelle de l’"historien"... »
– p. 17, 1re colonne : « ... manipulations de témoignages et documents authentiques... tentative de falsification... » 
– p. 17, 2colonne : « ... mensonge... » 
– p. 18, 1re colonne : « ... mensonge... Mais ces faits, Faurisson et ses amis les ont, soit niés, soit falsifiés. Avec des faussaires, on ne débat pas, on saisit la justice et on les fait condamner... aligner des mensonges... »
– p. 18, 2colonne : « ... allégations mensongères... Faurisson est un homme malhonnête qui cultive, de manière systématique, le mensonge... » 
– p. 18, 3e colonne : « ... mensonge de l’accusé ... l’embarras de cet imposteur... son mensonge... »
– p. 18, 4colonne : « ... la flagrante imposture commise par Faurisson » 
– p. 19, 3e colonne : « N’est-ce pas là une manipulation ? »
– p. 19, 4e colonne : « ... le faussaire... thèses pseudo-scientifiques ... fabriquer une histoire fallacieuse...»
– p. 36, 3colonne : (Selon le DDV) « Il [Otter] réfuta à la barre les fausses affirmations de Faurisson ».

n° 470 de juillet-août 1981 (soixante-neuf mentions de « Faurisson ») :
– p. de couverture : « Faurisson condamné par les tribunaux pour falsification de l’histoire... »
– p. 8, titre : « M. Robert Faurisson disqualifié » Sous-titre : « La LICRA le fait condamner pour provocation à la haine raciale et pour falsification de l’histoire du génocide et des chambres à gaz »... « M. Faurisson... disqualifié... malhonnêteté intellectuelle... discours politique de M. Faurisson qui reposait sur des faux, des omissions calculées, des silences complices, des truquages et des tronquages de documents... »
– p. 9, 1re colonne : «... celui qui prétend faire œuvre d’historien » 
– p. 9, 3e colonne : « ... ce faussaire de l’histoire... » 
– p. 9, 4e colonne : « ... Faurisson a commis une faute grave en faussant, truquant, tronquant des documents retenus par les instances judiciaires... un chercheur peu sérieux aux méthodes trop partiales pour être honnêtes... »

n° 471 de septembre 1981 (deux mentions de « Faurisson ») :
– p. 22, 3e colonne : « ... Faurisson ... distinguer la vraie de la fausse [monnaie spirituelle]... »

n° 472 d’octobre 1981 (une mention de « Faurisson »)

n° 473 de novembre 1981 (neuf mentions de « Faurisson »)

n° 474 (numéroté 475) de décembre 1981 (quatre mentions de « Faurisson »)

n° 475 de janvier 1982 (trois mentions de « Faurisson »)

n° 476 de février 1982 (trois mentions de « Faurisson »)

n° 477 de mars 1982 (onze mentions de « Faurisson »)
– p. 18, 5e colonne : « ... Robert Faurisson... On est en pleine falsification de l’histoire... » 
– p. 28, 5e colonne (article intitulé « Les Faussaires ») : «... processus mensonger... mensonge orchestré... » « les faussaires du type Faurisson... »

n° 478 d’avril 1982 (deux mentions de « Faurisson ») 

n° 479 de mai l982 (trois mentions de « Faurisson»)

n° 480 de juin 1982 (vingt-deux mentions de « Faurisson »)
Couverture : La falsification de l’histoire ... les manipulations pseudo-scientifiques (p. 6)... après sa condamnation l’an passé pour falsification de l’histoire... » 
– p. 6, 1re colonne: « ... Robert Faurisson... le pseudo-historien... chef de file d’une pseudo-scientifique école “révisionniste”... Faurisson n’est pas plus un historien que les médecins d’Auschwitz n’étaient des soignants... C’est un diffamateur et un provocateur... ses élucubrations meurtrières... »

n° 481 de juillet-août 1982 (six mentions de « Faurisson »)
– p. 4, 1re colonne : « ... M. Faurisson... pour falsifier les faits historiques... en insultant la mémoire des véritables victimes ... » – p. 5, 2e et 3e colonnes : « ... les thèses mensongères et diffamatoires d’un professeur d’université française, M. Robert Faurisson... le pseudo-historien »
– p. 16, 2e colonne : « les falsifications de l’histoire dont le chef de file, M. Robert Faurisson, a fait l’objet de poursuites... »

n° 485 de décembre 1982 (quatre mentions de « Faurisson »)

n° 486 de janvier 1983 (deux mentions de « Faurisson »)
– p. 2, 4e colonne : « ... Une nouvelle fois, les avocats de la LICRA, Me Charles Kormann et Me Bernard Jouanneau, ont fait la démonstration que l’accusé [Faurisson] avait écarté avec légèreté de nombreux éléments... »

n° 488 de mars 1983 (quatre mentions de « Faurisson ») :
– p. 2, 3e et 4e colonnes : titre : « L’Affaire du Faussaire Faurisson (suite) » « ... l’"historien"... pour falsification de l’histoire... »

n° 490 de mai 1983 (sept mentions de « Faurisson »)

n° 491 de juin 1983 (onze mentions de « Faurisson ») :
– p. 11, 1re colonne : « ... le “savant” Faurisson, l’infatigable “chercheur de la vérité, vérité, vérité, rien que vérité”... »
– même page, 3e colonne : « ... l’"historien"... l’imprudent, l’impudique, le grotesque Faurisson ! »

n° 492 de juillet 1983 (huit mentions de « Faurisson ») :
– p. 3, 1re colonne : « ... l’"historien"...»

n° 494 d’octobre 1983 (neuf mentions de «Faurisson» à ne pas compter) :
– p. 6, 2e et 3e colonne : premier droit de réponse de M. Faurisson, suivi d’une réplique : « le mot de la fin... M. Faurisson [a tenté de faire état de] faux grossiers [les prétendus carnets d’Adolf Hitler]. »

n° 495 de novembre 1983 (trois mentions de « Faurisson ») 

n° 496 de décembre 1983 (une mention de « Faurisson »)
– p. 9, 5e colonne : (« ... Barbie-Faurisson même combat »)

n° 497 de janvier 1984 (cinq mentions de « Faurisson »)
– p. 4, 1re colonne : « ... "historien" à ses heures, condamné par les tribunaux pour ses travaux consacrés aux camps de concentration où, selon l’expression de Darquier de Pellepoix, on ne gazait que les poux... le "travail historique" auquel s’était livré M. Faurisson... chef de file français du courant dit "révisionniste" dont les buts sont d’interpréter l’histoire de la dernière guerre de façon à occulter les crimes nazis... l’"historien"... »

n° 499 de mars 1984 (huit mentions de « Faurisson », à ne pas compter) :
– p. 5, 2e et 3e colonnes : second et – à ce jour – dernier droit de réponse de M. Faurisson, suivi d’une N.D.L.R.

REMARQUE : Le nom du professeur Faurisson a été mentionné au moins 382 fois. Dans ce décompte n’apparaissent pas les 17 mentions des n° 494 et 499 puisque, aussi bien, il s’agit, dans ces deux numéros, de textes en droit de réponse envoyés par le professeur au DDV. 
Un certain nombre d’exemplaires du DDV n’ont pu être examinés : la collection des archives consultables de la LICRA est incomplète ainsi que la collection de la Bibliothèque nationale (annexe de Versailles).