Tuesday, March 6, 2012
Spéculations sur la récente décision du Conseil constitutionnel
Speculazioni sulla recente decisione del consiglio costituzionale francese
Si specula molto sulla recente decisione del Consiglio costituzionale di rigettare la legge che porta su ciò che certi chiamano “il genocidio armeno”. Gli uni fanno notare che non consegue affatto che il suddetto Consiglio possa fare parimenti per “il genocidio degli ebrei” mentre gli altri pensano che la porta è oramai aperta ad un rigetto della legge Fabius-Gayssot che, ancora, proibisce l’espressione del revisionismo.
Friday, December 23, 2011
Au cadran de l’Histoire il est minuit pour les menteurs et les dupes de "l’Holocauste" !
Wednesday, September 7, 2011
L'Affaire Faurisson vue de Clermont-Ferrand en 1980-1981
Friday, November 5, 2010
Avec Paul-Eric Blanrue, contre la loi Gayssot et pour Vincent Reynouard
Wednesday, September 8, 2010
Commentaire sur un communiqué de Jean Bricmont et Paul-Eric Blanrue
Thursday, August 21, 2008
Un échange avec Noam Chomsky sur l’exterminationnisme et le sionisme
RF, le 18 août
Cher Monsieur,
Je me propose de vous envoyer, par ailleurs, trois articles qui vous intéresseront peut-être.
Il me semble que, depuis la fin des années 1970, la position exterminationniste aussi bien que la position sioniste sont devenues de plus en plus insoutenables sinon, bien sûr, par l’artifice et la violence.
Puis-je vous demander ce que vous en pensez de votre côté?
Bien à vous.
NC, le 19 août
Thanks for sending. [Merci pour l’envoi.]
It’s true that the Zionist position has become less defensible, but I never thought that the «exterminationist» position was in doubt. [Il est vrai que la position sioniste est devenue moins défendable, mais je n’ai jamais pensé que la position «exterminationniste» était en doute.]
RF, le 19 août
Merci de m’avoir répondu.
Je dis bien, pour ma part, qu’«il me semble que, depuis la fin des années 1970, la position exterminationniste est devenue de plus en plus insoutenable». Je me permets de vous envoyer en attachement mon texte sur «Les victoires du révisionnisme». Vous y constaterez que les ténors de la thèse exterminationniste, tout en osant maintenir la véracité de leur thèse, ont manifesté des difficultés croissantes à la soutenir par des arguments logiques. Le retournement de Hilberg a été frappant: là où, en 1961, il soutenait que Hitler avait émis deux ordres de détruire les juifs, il a, dans les années 1980, donné acte à Faurisson et à d’autres de la qualité de certaines de leurs «questions», puis il a sérieusement révisé sa propre position: il n’a plus parlé d’ordres mais ... de transmission de pensée spontanée au sein de la vaste bureaucratie allemande! Hilberg n’apporte, bien sûr, aucune preuve à l’appui d’une thèse aussi fumeuse. Nous ne sommes décidément plus, là, dans le domaine scientifique. Là où Michel de Boüard soutenait que les révisionnistes étaient des êtres méprisables, il a fini, en 1986, par faire amende honorable, par qualifier le dossier exterminationniste de «pourri» et par rendre hommage aux «études critiques très serrées» des révisionnistes. Là où l’on soutenait que les sources pour l’étude des chambres à gaz étaient nombreuses et solides, Arno Mayer, en 1988, a fini par écrire que celles-ci étaient «à la fois rares et douteuses».
Là où Klarsfeld et Pressac soutenaient qu’il existait tant de preuves, Pressac a fini par juger que le dossier tout entier de la thèse exterminationniste était «pourri» et tout juste bon pour les «poubelles de l’histoire». Je pourrais multiplier les exemples. Dans le milieu scientifique ou prétendu tel la gêne est patente. C’est pour cette raison que la répression du révisionnisme s’aggrave. «Quand on a l’argument, l’on n’a pas besoin du bâton. Si l’on use du bâton, c’est qu’on n’a pas l’argument.» C’est aussi pour cette raison que se déploie sous des formes aberrantes et dans des proportions commerciales et religieuses sans précédent une propagande assourdissante en faveur d’une thèse qui, au fil des années, est devenue de plus en plus insoutenable. Vous avez, je pense, noté ma discrétion à votre égard. Si je me suis décidé à rompre un silence de près de trente ans et si je vous ai enfin écrit hier, c'est parce que j’ai pensé que, face à une telle déroute de la raison dans la recherche historique, il me fallait avoir sur le sujet l’opinion d’un homme de votre calibre.
Je vous remercie de votre attention. Bien à vous.
NC, le 20 août
To repeat, I do not think there is serious doubt about the basic character of the Nazi Judeocide, though unlike French mimics of Zhdanov and Goebbels, I strongly oppose granting the state the right to determine Historical Truth and to punish deviation from its pronouncements. [Pour me répéter, je ne pense pas qu’il y ait de doute sérieux sur le caractère fondamental du judéocide nazi, bien que, à la différence des imitateurs français de Jdanov et Goebbels, je m’oppose fortement à ce qu’on accorde à l’Etat le droit de déterminer la Vérité historique et de punir qui s’écarte de ses décrets.]
RF, le 20 août
Pour me répéter, moi aussi, je pense que les grands prêtres de l’exterminationnisme ou du «Judéocide» ressemblent aux prêtres catholiques qui persistent, bien entendu, à débiter les articles de leur FOI mais qui, de facto, ne font plus appel à la RAISON.
Il y a encore cinquante ans, les prêtres apprenaient à leurs fidèles que l’existence de Dieu était affaire de RAISON et de FOI et, par exemple, acatéchisme, les enfants apprenaient les quatre PREUVES de l’existence de Dieu, la première de ces preuves étant l’ordre du monde («Il ne peut y avoir d’horloge sans un grand horloger»). Aujourd’hui, les prêtres catholiques posent en principe que Dieu existe et ils ne font plus appel à la RAISON et aux PREUVES. Pourquoi sinon parce que leurs preuves ne les convainquent plus eux-mêmes?
Aujourd’hui, les grands prêtres de l’exterminationnisme ou du «Judéocide» ne se donnent plus la peine de recourir aux PREUVES. Ils récitent leur catéchisme de base mais ils n’apportent plus une seule PREUVE de l’existence d’un ordre d’exterminer les juifs, une seule PREUVE de l’existence d’un plan d’extermination, une seule PREUVE de l’existence d’une instruction, d’un contrôle, d’un budget et ils sont incapables de nous montrer à quoi pouvait ressembler et comment pouvait fonctionner l’arme du crime par excellence.
Quand on leur demande: «Montrez-nous ou dessinez-nous une chambre à gaz homicide d’Auschwitz», ils n’essaient plus de répondre. Quand on leur dit: «Donnez-nous le nom d’une seule personne qui ait été tuée dans une chambre à gaz d’Auschwitz», ils ne répondent plus. Or rappelez-vous qu’autrefois on nous montrait, on nous dessinait, on nous donnait des noms (celui de Simone Jacob, par exemple, qui allait se révéler être Simone Veil). Pourquoi ce changement profond sinon parce que «there is a serious doubt about the basic character of the Nazi Judeocide», c’est-à-dire un doute à propos d’une volonté d’extermination physique des juifs, à propos de la magique chambre à gaz et à propos des six ou autres millions de victimes? A la base (votre «basic») du mystère du «Judéocide», il y a cette sainte trinité-là.
Pouvez-vous m’expliquer cela? Pouvez-vous m’apporter ce que vous, vous appelleriez une PREUVE? Pouvez-vous me dire pourquoi il y a eu tant de MENSONGES patents chez mes adversaires, tant de manipulations de textes, de faits et de chiffres tandis que, chez votre serviteur par exemple, on n’a pu trouver trace sur le problème essentiel des chambres à gaz 1) ni de légèreté, 2) ni de négligence, 3) ni d’ignorance délibérée, 4) ni de mensonge?
Vous dites que vous vous opposez résolument à ce que l’Etat se voie accorder le droit de déterminer la Vérité historique et punisse les déviations. Soit; comment se fait-il que l’Etat se soit vu accorder ces droits? Ce n’est pas par un caprice de l’histoire. C’est par une sorte de nécessité vitale que, même dans des pays qui ne possèdent pas de loi spécifique contre les révisionnistes, l’Etat réprime de fait le révisionnisme; voyez le cas, ignoble, des Etats-Unis et du Canada dans les affaires Ernst Zündel ou Germar Rudolf. En France, qui a mené avec succès une campagne acharnée pour obtenir de l’Etat qu’il exerce ces droits exorbitants sinon, à partir de 1986, le Grand Rabbin René-Samuel Sirat, Pierre Vidal-Naquet, Georges Wellers et Laurent Fabius? Ces gens-là sont partis d’un mauvais pas: ils ont posé, menace à l’appui, que deux et deux font six (ou six millions?) et, par conséquent, le mensonge ne pouvant se soutenir que par encore plus de mensonges, ils se sont enfoncés dans un abîme de mensonges. Pour ma part, je n’ai pas eu besoin de mentir.
Qu’en pensez-vous? Bien à vous.
NC, le 21 août
I understand your position, but do not agree. [Je comprends votre position mais je ne suis pas d’accord.]
Sunday, March 14, 2004
Altercation avec Bruno Gaccio
avec compléments du 23 octobre 2004 et du 10 mars 2010
Bruno Gaccio est le principal responsable des « Guignols de l’Info », émission satirique de la chaîne de télévision Canal +.
A Paris, boulevard Saint-Germain, en ce dimanche printanier, peu avant midi, je suis attablé à la terrasse du café de Flore, tout près de la porte d’entrée. Surgit B. Gaccio, tenant à la main un très jeune enfant (son fils ?). Sans me lever de mon siège, je le hèle et, sur un ton enjoué, je lui fais compliment de ce qu’à une récente émission de Thierry Ardisson il m’a « volé » (sic) une idée qui m’est chère et qui peut se résumer ainsi : « Tout le monde est pour la liberté d’expression, MAIS … » et ce sont ces MAIS qui, comme on dit, font problème. Personnellement, lorsque je vois un individu se gonfler d’estime pour sa propre ouverture d’esprit parce qu’il se prononce bravement en faveur de la liberté d’expression, je lui demande de me faire grâce de cette balançoire et de me confier, séance tenante, quels peuvent bien être ses « MAIS », c’est-à-dire ses restrictions.
Nous convenons, B. Gaccio et moi, de nous retrouver quelques minutes plus tard. Il se rend à une table où l’attend une personne qu’on me dit être la petite-fille du cinéaste Gérard Oury. Je vais donc le trouver. Il m’invite à m’asseoir à sa table. Je décline l’offre et lui fais comprendre que je préférerais une conversation en tête-à-tête. Nous voici donc debout face à face. Je commence par m’assurer qu’à l’émission de T. Ardisson mon interlocuteur a bien déclaré que, pour sa part, il ne voyait qu’une restriction possible à la liberté d’expression : le cadre. Pour lui, tout dépend du cadre où l’on s’exprime.
Je lui révèle mon identité. Il s’empresse de me faire savoir qu’il est d’accord avec Noam Chomsky sur mon droit à m’exprimer. Un peu plus tard, il ajoutera que j’ai le droit d’exprimer mes « conneries ». Je lui demande ce qu’il a lu de mes écrits ou des écrits des autres révisionnistes. Il prétend savoir nos arguments mais la suite immédiate de notre conversation prouve que ce qu’il sait de nous, il le tient exclusivement de ce que nos adversaires disent que nous disons. Je m’apprête à lui donner succinctement un aperçu de l’un de nos arguments. « Arrêtez, me dit-il, ou je vais vous frapper. » Pour ma part, je m’efforce de conserver un ton fort civil. Il s’échauffe. Il me reproche de me peindre en victime d’une persécution. Je lui rétorque qu’il fait fausse route. Je lui dis que le mot de persécution est impropre vu qu’en réalité ce qui s’exerce, c’est une répression. Je vais pour ajouter que le fort persécute moins qu’il ne réprime. Mais, me coupant la parole, il renouvelle sa menace : « Arrêtez tout de suite ou je vais vous frapper. »
Avec le sourire je lui dis que j’en prends acte. L’entretien m’a paru instructif.
J’ai eu tout loisir d’observer mon interlocuteur et, notamment, les mouvements de sa pomme d’Adam ; chez certains hommes, c’est là que se trahissent les émotions les plus intimes, mieux que dans d’autres indices comme la voix elle-même, les yeux, les plis du front, les mimiques de toute sorte si bien notées dans « Les Guignols de l’info ». B. Gaccio, je crois pouvoir le dire, éprouvait plus de peur que d’indignation. Reste, bien sûr, à savoir de quoi cette peur-là, qui lui nouait la gorge, pouvait bien se composer. J’ai mon idée là-dessus.
Complément du 23 octobre 2004
En septembre 2004, sous le titre Le Guignol et le Magistrat, les éditions Flammarion ont publié des entretiens sur la liberté d’expression entre B. Gaccio et Philippe Bilger, avocat général près la cour d’assises de Paris. L’incident qui m’a opposé à B. Gaccio s’y trouve relaté (p. 257-260).
Deux propos me sont prêtés, lesquels, ni dans le fond ni dans la forme, ne peuvent être de moi : « Je suis un persécuté de la liberté d’expression » et « Laissez-moi vous expliquer mes idées et vous verrez, je vais vous convaincre ». Par ailleurs, B. Gaccio omet de dire qu’il s’est déclaré d’accord avec Chomsky dans sa défense des révisionnistes. Il prétend m’avoir lancé : « La preuve de votre idiotie a été faite » ; s’il avait prononcé une telle phrase, je n’aurais pas manqué de lui demander où, d’après lui, cette preuve avait été apportée. Il s’attribue enfin abusivement une attitude glorieuse et déterminée.
Il ajoute qu’il a rejoint la table où, avant notre rencontre, il s’était fait traiter d’antisémite par Danièle Thompson. « S’assied alors [à notre table] Jorge Semprun, le Semprun rescapé des camps de concentration. Je leur ai raconté ce qui était arrivé et on a ri, tellement c’était énorme… ». Dans l’ouvrage en question, sorte de « livre-magnétophone » sur un sujet rebattu, Ph. Bilger enchaîne alors sur la loi antirévisionniste, qu’il désapprouve, et il ajoute : « Quoi qu’il en soit, je comprends que vous ayez pu rire tous les trois ce jour-là au Flore. » Il ne manifeste pas de réprobation à l’égard de B. Gaccio. A son compère il ne fait pas remarquer la contradiction qu’il y a pour un adepte de la liberté d’expression à menacer de violence physique un « vieux bonhomme » et même à se vanter d’avoir proféré une telle menace. Pour Ph. Bilger, le révisionnisme est dérisoire : « Vous sortez deux photos, trois films, et on n’en parle plus. Je n’ai pas peur des révisionnistes » (p. 342).
B. Gaccio a toute la finesse d’un métallo cégétiste. Devenu à la télévision casseur d’assiettes attitré, il ne casse en fait rien du tout. Il est maintenant très riche et tient à nous le faire savoir. Quand ses patrons froncent le sourcil, il leur répond d’abord qu’il n’en fera qu’à sa tête mais, très vite, il finit par obtempérer et c’est pour cette raison que, depuis douze ans, il conserve son emploi.
Il multiplie les bourdes d’autodidacte. Désireux d’évoquer l’agora, il mentionne « le forum grec antique » (p. 97). Voulant dire « attaque ad hominem », il parle d’ « attaque ad nominem » (p. 154). Il égrène, mais pour n’en rien dire, les noms de Socrate, d’Aristophane, de Platon et d’Aristote (p. 340). A tout coup on le voit ainsi prendre le Pirée pour un homme ou étaler une science d’emprunt.
Subtil comme Jdanov, il vient de changer d’avis sur la liberté d’expression : selon lui, celle-ci n’est plus une affaire de « cadre » mais d’ « outils ». A l’émission télévisée de Thierry Ardisson, « Tout le monde en parle » (23 octobre 2004), on lui a demandé si, à son avis, Bruno Gollnisch devait avoir le droit d’exprimer son opinion sur les « chambres à gaz ». Réponse de l’intéressé : « Oui, s’il a les outils pour ! »
Complément du 8 mars 2010
En mars 2010, un petit ouvrage est paru aux éditions Mordicus (Paris) sous le titre Bruno Gaccio / Dieudonné M’Bala M’Bala, Peut-on tout dire ? Entretiens réalisés par Philippe Gavi et Robert Ménard, 112 p. Il ne s’agit pas d’un entretien entre B. Gaccio et Dieudonné mais de deux entretiens séparés où chacun se voit poser des questions différentes sur la liberté d’expression. Reprochant à Dieudonné d’avoir « fait venir ce vieux con de Faurisson sur la scène du Zénith », B. Gaccio explique : « [Dieudonné] est contaminé – c’est une vraie maladie – par ses nouveaux amis, des gens que je définis, sans bien les connaître, comme profondément antisémites […]. Il permet aux pires des extrémistes sionistes de citer Dieudo comme exemple à tout bout de champ et de détourner un débat nécessaire en brandissant l’antisémitisme en toute occasion. Dieudo, qui fait venir Faurisson à la fin de son spectacle pour faire un coup, bouffe un espace médiatique 100 fois supérieur à ce que peut recueillir un livre intelligent d’Elie Barnavi (p. 38-39). »
B. Gaccio affirme à deux reprises que les Allemands ont poussé les juifs dans des fours (p. 40, 45) et, à trois reprises, qu’ils ont ainsi exterminé six millions de juifs (p. 44, 45, 46).
« Je reste », dit-il, « un interlocuteur courtois, même avec les cons (p. 51) ». Il aime à répéter que Voltaire aurait déclaré : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire librement » (p. 24, 35) et il affirme s’en tenir à cette ligne de conduite. Le malheur pour B. Gaccio est que Voltaire n’a jamais tenu pareil propos et que, le 14 mars 2004, en un lieu public, le même B. Gaccio a deux fois menacé de frapper ce Faurisson qui n’est à ses yeux qu’ « un vieux con » et « un pestiféré complet ». Cette dernière expression, on a pu l’entendre de sa bouche, le 8 mars 2010, sur France 3 (télévision) lors de l’émission de Frédéric Taddeï, « Ce soir (ou jamais !) ».
Il n’est pas « courtois » de traiter un interlocuteur de « vieux con » et de le menacer de coups, en particulier lorsque l’homme en question est « un pestiféré complet », qui a eu notoirement son lot de coups et blessures, d’insultes, d’injures ou de diffamations publiques, de perquisitions, de condamnations judiciaires, et cela sans pouvoir obtenir en 35 ans un seul vrai débat public. Rectifions : le 19 avril 1979, à la Radiotélévision suisse italienne (RSI, Lugano), j’ai obtenu de participer à un tel débat avec, contre moi, un professeur allemand, un professeur italien, une ancienne déportée de Ravensbrück et une ancienne déportée juive d’Auschwitz-Birkenau. Récemment, non sans difficultés et contre le versement, par un ami suisse, de la somme de 360 FS, j’ai obtenu de la RSI un DVD reproduisant ce débat de 135 minutes, mais on m’en a expressément interdit toute diffusion publique. Il faut dire que le débat avait tourné à la déroute de mes opposants, visiblement déconcertés par les documents dont je m’étais muni. J’avais découvert ces documents le 19 mars 1976 dans les Archives du Musée d’Etat d’Auschwitz et j’avais été le premier au monde à les produire : il s’agissait notamment de plans des crématoires d’Auschwitz et de Birkenau, censés contenir des « chambres à gaz » homicides. Ces plans démontraient qu’à la place de prétendus abattoirs chimiques, il n’avait principalement existé que d’inoffensives pièces appelées « Leichenhalle » ou « Leichenkeller » (dépositoires en surface ou semi-enterrés), parfaitement caractéristiques de leur emploi et situées dans des crématoires classiques, visibles de tous, avec, pour certains d’entre eux, leur jardinet qui était tout proche d’un terrain de foot-ball (Sportplatz) ou d’un terrain de volley-ball.
Cela dit, aussi bien dans l’opuscule des éditions Mordicus que lors du débat de FR3, on a traité à perte de vue de la liberté d’expression qui, les potaches le savent, aura toujours forcément des limites mais pas un instant on n’a évoqué la liberté de recherche qui, elle, ne saurait se voir assigner de limitations par un acte législatif comme la loi Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990. C’est cette liberté-là qu’invoquent les révisionnistes. C’est de cette liberté qu’il faudra discuter un jour. Le débat devra être public et de libre diffusion. Ainsi se trouvera enfin respectée une décision de la cour d’appel de Paris (1ère chambre, section A, président Grégoire) qui, le 26 avril 1983, constatant le sérieux de mes travaux sur « le problème des chambres à gaz », en avait conclu : « La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public. »
14 mars et 23 octobre 2004, 8 mars 2010
