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Wednesday, May 30, 1990

Éditorial de la "Revue d'histoire révisionniste" n° 1


La première livraison de la Revue d’histoire révisionniste paraît dans des circonstances historiques exceptionnelles. Le « Mur de Berlin » s’est écroulé, « Yalta » est remis en cause, l’Union soviétique admet que « Katyn » n’est pas un crime allemand, comme feignaient de le croire les juges de Nuremberg, mais un crime soviétique. Moscou commence à ouvrir ses archives et ses charniers.

Depuis 1945, Moscou, avec l’approbation tacite des Alliés occidentaux, dissimulait les « registres mortuaires » d’Auschwitz. Les révisionnistes et, en particulier, Robert Faurisson et Ernst Zündel, dénonçaient publiquement en 1988 cette rétention de documents. En 1989, Gorbatchev a bien voulu accorder le droit au Comité international de la Croix-Rouge de consulter enfin ces registres. D’après les indices jusqu’ici recueillis, il ne fait pas de doute que le véritable chiffre des morts d’Auschwitz sera considérablement inférieur à celui de huit millions, comme l’affirmait un document officiel de la République française ; à celui de quatre millions, comme l’indique le monument de Birkenau ; à celui de trois millions, comme le confessait « le commandant d’Auschwitz » ; à ceux d’un million six cent mille, d’un million deux cent cinquante mille ou de huit cent mille comme le prétendent certains auteurs tels que Yehuda Bauer, Raul Hilberg ou Gerald Reitlinger. Ce chiffre dépassera-t-il de beaucoup celui de soixante-quatorze mille qui, d’après ce qu’en dit la presse, représenterait le total des morts enregistrées ? Les vérités du procès de Nuremberg et, à l’autre bout du monde, du procès de Tokyo, sont aujourd’hui revues et corrigées. Jamais peut-être, depuis l’époque de la Renaissance, n’a-t-on à ce point revu, corrigé, rectifié un pareil ensemble de vérités historiques reçues ou imposées. Le dogme du communisme s’effondre. Le dogme de l’Holocauste est en péril.

Tandis qu’à l’Est on change, à l’Ouest on a plutôt tendance à préserver les acquis. Trop d’interdits y pèsent encore sur la recherche historique. On y songe à voter des lois spécifiques contre le révisionnisme, c’est-à-dire contre le droit au doute et à la recherche. Trop de fonds d’archives restent fermés aux chercheurs, en particulier le fonds, extraordinairement riche, du Service international de recherches situé à Bad Arolsen (Allemagne) et qui relève du Comité international de la Croix-Rouge, sis à Genève ; en 1978, devant la montée du révisionnisme, les Alliés, l’État d’Israël et quelques autres pays ont institué un redoutable barrage pour soustraire ces archives à la curiosité des historiens et l’on est allé jusqu’à dissoudre la « Section historique » de cet organisme. Il faudra rouvrir cette « Section historique ». Un organisme international qui se prétend neutre doit recouvrer sa neutralité.

Parmi les archives à ouvrir, citons pêle-mêle celles qui touchent à des sujets aussi divers que la réalité du camp de Treblinka, l’histoire des relations constantes, pendant la guerre, des autorités du IIIe Reich avec des organismes juifs européens, américains ou palestiniens en vue de l’émigration des juifs hors d’Europe (Europa Plan, etc.) ; la nature exacte des efforts déployés par Churchill et Roosevelt pour entraîner les États-Unis dans une guerre contre le Japon et l’Allemagne ; le nombre véritable des déportés résistants et des déportés politiques, raciaux et non raciaux ; l’affaire Rudolf Hess ; l’Épuration ; la livraison par les Alliés de civils et de militaires russes, après la guerre, à la police militaire soviétique ; la déportation des Allemands de l’Est européen ; le traitement des vaincus par les vainqueurs ; la conduite des procès pour « crimes de guerre », etc.

Le monde arabo-musulman et certains pays du Tiers Monde, accédant à plus d’indépendance et de dignité, refuseront de cautionner une sorte d’histoire officielle artificiellement bâtie par ceux qui, jusqu’ici, détenaient presque exclusivement richesses et connaissances. Venus de ce monde ou de ces pays, des chercheurs indépendants remettront en cause le dogme de l’Holocauste, parmi quelques autres dogmes que les sociétés humaines se forgent de siècle en siècle, dans tous les pays et dans tous les temps.

La RHR est ouverte aux auteurs français et étrangers de toute opinion, sans exclusive. Elle publiera des documents et des études relatifs à la seconde guerre mondiale, base sur laquelle s’est fondé, dès 1945, le monde où nous vivons. Mais le révisionnisme ne se cantonne pas dans le temps et toute période de l’histoire l’intéresse, y compris l’actualité.



Quelle meilleure illustration de l’actualité du révisionnisme que les événements de Roumanie ? L’article de Serge Thion montre que si sur le sujet on s’est laissé aller, dans la classe politique et chez les journalistes, à des extravagances, la réaction saine et naturelle qui consiste à s’interroger ensuite sur ces extravagances a été quasi instantanée. On a déliré, puis, très vite, on s’est fait révisionniste. Le procès Ceaucescu aura été un raccourci du procès de Nuremberg et « Timisoara », un condensé d’Auschwitz (p. 9-15).

Lorsque s’écrira l’histoire du révisionnisme, il est probable qu’on parlera du « révisionnisme d’avant Zündel » et du « révisionnisme d’après Zündel ». La figure d’Ernst Zündel, un Allemand établi au Canada, est centrale. Les deux énormes procès qui lui ont été intentés, en 1985 et 1988, ont provoqué une sorte de fracture dans l’édifice de l’Holocauste. On lira le bouleversant récit qui est fait du procès de 1988 par E. Zündel en personne (p. 16-37).

Depuis longtemps, les intellectuels du monde arabo-musulman s’intéressaient au révisionnisme. Aujourd’hui, Mondher Sfar, d’origine tunisienne, franchit le pas et entre de plain-pied dans un domaine où il devient indispensable que s’exprime, à son tour, la subtilité d’esprit des intellectuels de la double culture, islamique et européenne (p. 38-50). Ahmed Rami, de son côté, Berbère d’origine marocaine et vivant à Stockholm, a repris le flambeau transmis par Ditlieb Felderer. Avec une vigueur peu commune, il a réussi, par ses publications et par son action à la tête de Radio Islam, à lancer un débat historique aux répercussions internationales (voy. rubrique « Suède », p. 172-174).

Fred Leuchter, ingénieur américain spécialisé dans les systèmes d’exécution capitale aux États-Unis, avait soumis en 1988 au tribunal de Toronto un rapport technique de cent quatre-vingt-douze pages sur les présumées chambres à gaz d’exécution situées à Auschwitz, Birkenau et Majdanek. Ce rapport contenait les résultats d’analyse d’échantillons confiés à un laboratoire américain. La conclusion était venue : il n’avait jamais pu exister de telles chambres à gaz dans ces trois camps. Aujourd’hui, la RHR publie, en avant-première, la version française d’un second rapport Leuchter portant, cette fois-ci, sur les présumées chambres à gaz d’exécution situées à Dachau, Mauthausen et au château de Hartheim. Pour ces trois emplacements d’Allemagne et d’Autriche, la conclusion est la même que pour les trois camps de Pologne. Robert Faurisson a rédigé la préface de ce rapport et sa bibliographie critique (p. 51-114).

Toute livraison de la RHR contiendra un document inédit. Le rapport Mitkiewicz a été tenu secret pendant trente ans par les Américains. Il décrit les modes de combat que la résistance polonaise a pu utiliser contre les civils et les militaires allemands en 1943. La propagation du typhus a été l’une des armes employées. Quand on se décidera à écrire une histoire générale des épidémies de typhus durant la seconde guerre mondiale, on mesurera l’étendue des ravages provoqués par ces épidémies-là, et par quelques autres, dans toute l’Europe en guerre. Ce que les Alliés, à la libération des camps allemands, ont photographié ou filmé consistait pour l’essentiel en un choix, bien compréhensible pour l’époque, de vues montrant des malades, des moribonds ou des morts, victimes de ces épidémies. L’Allemagne, qui se battait sur deux fronts, sans compter le front aérien, luttait aussi sur le front du typhus. Il n’y a que les moralistes pour condamner les « crimes de guerre » des vainqueurs ou des vaincus comme si la guerre elle-même n’était pas, à elle seule, le plus grand des crimes (p. 115-128).

On accable aujourd’hui Staline parce que le monde communiste s’effondre mais on épargne les autres vainqueurs de la seconde guerre mondiale parce que leurs pays restent forts. Roosevelt, il est vrai, a beaucoup perdu de son crédit. Churchill est de plus en plus contesté. De Gaulle paraît moins grand. Les progrès de la recherche historique nous font découvrir leur cynisme ou leur machiavélisme dans la préparation ou la conduite de la guerre (p. 147-149).

Sur le comportement des Américains et des Français à l’égard des prisonniers de guerre ou de certains civils allemands après le 8 mai 1945, le livre du Canadien James Bacque fournit des informations qui ne sont certainement pas à l’avantage du général Eisenhower et du général de Gaulle. Et cela à l’heure où le grand public apprend de quelle manière, à l’Est, on a cruellement traité les civils et les militaires allemands vers la fin de la guerre et après la guerre: les vaincus ont repeuplé les camps de concentration et la plus forte déportation qu’ait connue l’histoire, et l’une des plus cruelles, a été celle de ces millions de civils allemands chassés de l’Est par les Russes, les Polonais, les Tchèques (p. 150-160).

Pour le profane qui n’a du révisionnisme que l’image qu’en proposent les grands moyens d’information, il est probable que c’est la dernière partie de cette livraison de la RHR qui suscitera le plus d’étonnement. Cette partie commence à la page 161. Nous y renvoyons le lecteur.

Ceux qui s’imaginaient que les historiens avaient, pour l’essentiel, fixé les traits de notre époque, sont en train de découvrir depuis quelque temps qu’il n’en était rien. On commence enfin à écrire l’histoire de la seconde guerre mondiale. Les révisionnistes se chargeront, pour leur propre part, de contribuer à cette renaissance de l’esprit critique et de répondre au besoin, irrépressible malgré tous les interdits, de savoir « ce qui s’est vraiment passé ». C’est en ce sens qu’on a pu dire du révisionnisme historique qu’il est la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle, de la fin de ce millénaire. 



[Publié dans la RHR n° 1, mai-juillet 1990, p. 5-8, non signé.]

Wednesday, May 24, 1989

In the United States a Jewish Professor Takes the Revisionist Path















Why Did the Heavens Not Darken? The “Final Solution” in History by Arno J. Mayer, New York: Pantheon, 1988, Hb., 492 pages, $27.95, ISBN 0-394-57154-1.
Reviewed by Robert Faurisson, In the United States a Jewish Professor Takes the Revisionist Path” The Journal of Historical Review, Volume Nine, Number Three, Fall, 1989, p. 375-379 (slightly modified on December 15, 2010)

***


In May 1989, Newsweek described a “storm over a new book” devoted to “the extermination of the Jews” during the Second World War (issue of May 15, p. 64-65 [Europe edition p. 57]). The book is Why Did the Heavens Not Darken? The “Final Solution” in History.
Pierre Vidal-Naquet’s Friend
Its author, Arno J. Mayer, was born in 1926 into a Jewish family in Luxembourg. He is a professor of European history at Princeton University. Pierre Vidal-Naquet, in his 1987 book Les Assassins de la Mémoire (Editions de la Découverte), called Mayer his “colleague and friend” (page 203, note 21) and mentioned his name nine times. For example, he wrote: “I owe very much to Arno J. Mayer, whom I warmly thank” (page 216, note 12). He said that he had read the manuscript of a book that Mayer was going to publish in 1988, probably bearing the title The Final Solution in History.
It seems that in 1982 the American professor infuriated an Israeli colleague during an international conference at the Sorbonne presided over by François Furet and Raymond Aron (29 June to 2 July). At that time Mayer undoubtedly had the courage to express some reservations about the dogma of the Holocaust and the gas chambers.
In any event, Mayer’s own conference paper did not appear in the book L’Allemagne nazie et le génocide juif, (Gallimard/Le Seuil, 1985, 607 pages) that was published three years later and was supposed to contain the results of that conference. We were thus kept in ignorance of Mayer’s thesis from 1982 to 1988.
According to the author, he submitted the penultimate draft of his entire manuscript, except for the prologue, to three of the leading people in the field of Jewish history: Raul Hilberg (United States), Hans Mommsen (West Germany), and Pierre Vidal-Naquet (France) (see page xiv). On the cover of Mayer’s book one can read the following appreciation of the book: “The most important effort ever made by a historian to think critically about the unthinkable (Pierre Vidal-Naquet, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris).”
Sources for the Gas Chambers Are Rare and Unreliable
Arno J. Mayer says that he believes there was a policy to exterminate the Jews and that the homicidal gas chambers were a reality, but at the same time he writes pages of text and makes observations with which many revisionists would agree. Furthermore, in his bibliography he even mentions two revisionist works: The Lie of Ulysses by Paul Rassinier (in the edition published by La Vieille Taupe in Paris in 1979), as well as Arthur Butz’s masterly study, The Hoax of the Twentieth Century.
According to Mayer there is no trace of any plan for the extermination of the Jews and, as regards the gas chambers, he includes, in his chapter on Auschwitz, the following sentence, which is quite astonishing coming from a friend of Pierre Vidal-Naquet: “Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable” (p. 362). He adds:
Most of what is known (on this subject) is based on the depositions of Nazi officials and executioners at postwar trials and on the memory of survivors and bystanders. This testimony must be screened carefully, since it can be influenced by subjective factors of great complexity (pages 362-363).
There is no better way of saying that people must be suspicious of the so-called statements, confessions, and eye-witness accounts that the exterminationists so shamelessly make use of.
Then the author adds, regarding the above-mentioned sources: “there is no denying the many contradictions, ambiguities, and errors in the existing sources” (p. 363). One would like to see Arno J. Mayer review some of these contradictions, ambiguities and errors; no doubt he is thinking about the “sources” that the same exterminationists have used for more than forty years.
He mentions the “gassings” at Chelmno, Belzec, Sobibor, and Treblinka but those references are fleeting and are swept up in a flood of considerations foreign to the subject.
Generally speaking, throughout the book the central subject, the supposed genocide of the Jews (here called “Judeocide”) and the supposed gas chambers, is buried under a mass of digressions on such things as the anti-Semitism of the Middle Ages and Hitler’s campaign in Russia. This is what professors complaisantly call the study of the context; I would prefer a study of the text or, in other words, of the subject.
More Dead from Natural than Unnatural Causes
Mayer also takes the revisionist path when he insistently emphasizes the ravages caused in the Jewish communities of the East and in the concentration camps by typhus epidemics. People too often forget that one of the most important motives for the Germans when they created the ghettos was their fear of seeing typhus spread almost everywhere in that part of the world, which was already suffering from war. Even as he is vague on the subject of the supposed “gassings,” Mayer is precise and detailed on typhus. During the period from 1942 to 1945 –  in other words at the very time when, according to exterminationist historians, the fantastic “gassings” supposedly took place – he estimates (unfortunately without furnishing any figures) that more Jews were killed by so-called natural causes (starvation, disease, sickness and overwork) than by “unnatural” causes (executions of all kinds). He specifically says that this was true “certainly at Auschwitz, but probably overall” (p. 365). That remark has not gone unnoticed and it has provided fuel for a lively controversy.
Elsewhere, Mayer interprets, then eliminates one by one all the documents or arguments which up until now have been used to make people believe that the Germans practiced a policy of exterminating the Jews (the Göring-to-Heydrich letter of July 1941, the Wannsee Conference transcript, the conduct of the Einsatzgruppen in Russia, Himmler’s speeches at Posen in October 1943, etc.).
Things that have been presented to us as definitely established facts are often described by Mayer as being uncertain or untrustworthy. The numbers and the statistics, which have finally achieved, in a sense, an official, sacred character, are greeted by Mayer with great mistrust.
Differentiating between, on the one hand, Jewish “memory” – not to say Jewish legend or mythology – and, on the other hand, “history,” Mayer deplores the existence of a cult of memory which, with the distortions that it imposes on historical reality, has become “too sectarian” (p. 16). Memory, he thinks, tends to “rigidify” while history calls for “revision” (p. 18). Historians today have “the urgent task of thinking, critically, about the unthinkable” (p. 363).
Two Suggestions for the Future
Regarding the gas chambers at Auschwitz, Mayer writes:
The Soviet archives may well yield significant clues and evidence when they are opened. In addition, excavations at the killing sites and in their immediate environs may also bring forth new information (Ibid.).
I would remind the reader that those are two revisionist ideas for which I have personally fought. Early in 1988, during the second trial of Ernst Zündel in Toronto, I was able, working through defence attorney Doug Christie, to get one of the prosecution experts, Charles Biedermann, to confirm that the Auschwitz “death registers,” left intact by the Germans, are in fact to be found, for the most part, in Moscow.
The scandal is that these registers are being kept hidden in the same way as the few volumes that remain at the Auschwitz Museum are concealed. The Americans, British, French, Germans, and Israelis cooperate in hiding these documents and even refuse to reveal how many names are contained in the several registers at the Auschwitz Museum, photocopies of which are in the possession of the International Tracing Service at Arolsen (an organ of the International Committee of the Red Cross located in West Germany, but under the strict surveillance of the Allies and of the Israelis for fear of an intrusion by revisionist researchers). Would Mayer agree in demanding the opening of the “secret file”?
As regards excavations, here again the revisionists have taken the initiative in spite of prohibitions against it. I refer to that in my preface to the “Leuchter Report,” named after the American engineer who studied the so-called homicidal gas chambers at Auschwitz, Birkenau, and Majdanek ("The End of a Myth"Journal of Historical Review, Fall 1988, p. 376-380).
In February 1989, in Los Angeles, during the 9th International Conference of our Institute for Historical Review, Fred Leuchter asked for the creation of an international commission of inquiry into the homicidal gas chambers supposedly used by the Germans. Would Mayer break with his exterminationist colleagues by responding to the “Leuchter Report” with something other than an embarrassed silence or a hoax of the kind resorted to by Serge Klarsfeld and his disciples? What does Mayer think about an international commission of experts?
Progress in Ten Years
Ten years ago, Pierre Vidal-Naquet and Léon Poliakov took the initiative in drawing up a public statement directed against me which said that, because of the abundance and reliability of the evidence, “there is not, there cannot be any debate about the existence of the gas chambers” (Le Monde, 21 February 1979, p. 23). Among the 34 signatories of that declaration were Philippe Ariès, Fernand Braudel, Pierre Chaunu, François Furet, Jacques Le Goff and Emmanuel Leroy-Ladurie. But René Rémond refused to sign it.
We had to wait until 1988 for an established historian like Arno Mayer to say, in his chapter on Auschwitz, that sources for the study of the gas chambers, far from being abundant and reliable, as people asserted, are only rare and unreliable. This is just a single example of the significant progress that Historical Revisionism has made in the scholarly community.
The Jewish professor from Princeton is going to learn the cost of scrutinizing the taboo of the century. He has done so with the greatest caution, without being aggressive or provocative, but he has already unleashed, along with some favourable reactions in the American press, some real attacks. Daniel Jonah Goldhagen of Harvard, in an article entitled “False Witness,” accuses Mayer of falsification, distortion, revisionism, and of having “produced a mockery of memory and history” (The New Republic, 17 April 1989, p. 39-44).
That sounds familiar. Fortunately for Professor Mayer, he lives in the United States and not in France, like Faurisson, in Sweden, like Felderer, or in Germany, like Stäglich [1].
May 24, 1989
(slightly modified on December 15, 2010)

[1] Mayer’s book, more than 500 pages long, does not contain a single footnote. Also, many of his quotations can only be verified by personal research on the part of the reader. At the beginning of 1981, Arno J. Mayer was still so hostile towards revisionism that he wrote:
Regrettably, Faurisson’s new book [Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire, 1980] has an unconscionable preface by Noam Chomsky that is being used to legitimate Faurisson as a bona fide scholar of the Holocaust. As an unqualified civil libertarian Chomsky claims – disingenuously – that he has not read the book he is prefacing! (Democracy, April 1981, p. 68).

Aux États-Unis, un universitaire juif s’engage dans la voie révisionniste


 Dans sa livraison du 15 mai 1989, l’hebdomadaire Newsweek annonce une « tempête autour d’un nouveau livre » consacré à « l’extermination des juifs durant la seconde guerre mondiale » [1] :

Why Did the Heavens not Darken? The "Final Solution" in History, New York, Pantheon Books, 1988, XVIII-193 p. (Pourquoi les cieux ne se sont-ils pas obscurcis ? La « solution finale » dans l’histoire.)

Un ami de Pierre Vidal-Naquet

Son auteur, Arno J. Mayer, est né en 1926 au Luxembourg au sein d’une famille juive. Il est professeur à l'Université de Princeton où il enseigne l’histoire européenne. Dans un livre paru en 1987, Pierre Vidal-Naquet l’appelait son « collègue et ami » et le nommait à neuf reprises [2]. Il écrivait par exemple : « Je dois beaucoup à Arno J. Mayer que je remercie chaleureusement [3]. » Il disait avoir lu en manuscrit l’ouvrage que ce dernier allait publier en 1988 sous le titre probable de The “Final Solution” in History. Il semble qu’en 1982 le professeur américain avait provoqué de violentes réactions de la part d’un collègue israélien au cours du colloque international de la Sorbonne présidé par François Furet et Raymond Aron (29 juin-2 juillet). Déjà à cette époque, il avait sans doute eu le courage d’exprimer des réserves sur le dogme de l’Holocauste et des chambres à gaz. En tout cas, curieusement, son propre exposé ne figure pas dans l’ouvrage publié trois ans plus tard et censé livrer le résultat de ce colloque [4]. De 1982 à 1988, nous avons donc été tenus dans l’ignorance de la thèse d’Arno J. Mayer. Si l’on en croit l’auteur, il a soumis son manuscrit à trois sommités de l’historiographie juive : Raul Hilberg (États-Unis), Hans Mommsen (RFA) et Pierre Vidal-Naquet (France) [5]. En quatrième de couverture, on peut lire cette appréciation en anglais :

Le plus important effort jamais fait par un historien pour penser l’impensable en termes critiques (Pierre Vidal-Naquet, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris).



Les chambres à gaz ? 
Des sources rares et douteuses 

Arno J. Mayer dit qu’il croit qu’il a existé une politique d’extermination des juifs et que les chambres à gaz homicides ont été une réalité mais, en même temps, il écrit des pages et se permet des observations que contresigneraient bien des révisionnistes. Dans sa bibliographie, il n’hésite pas d’ailleurs à mentionner deux ouvrages révisionnistes : Le Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier dans l’édition qu’en avait donnée la Vieille Taupe en 1979 ainsi que la magistrale étude d’Arthur Robert Butz : The Hoax of the Twentieth Century (La Mystification du XXe siècle). Pour lui, il n’existe aucune trace d’un quelconque plan d’extermination des juifs et, à propos des chambres à gaz, il a, dans son chapitre sur Auschwitz, cette phrase, fort étonnante de la part d’un ami de Pierre Vidal-Naquet :

Sources for the study of the gas chambers are at once rare and unreliable [6]

On a bien lu : 

Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et douteuses. 

Il ajoute :

En général, ce qu’on sait [sur ce chapitre] est fondé sur les dépositions des fonctionnaires et des bourreaux nazis dans des procès d’après-guerre et sur la mémoire des survivants et des spectateurs. Il s’agit là de témoignages à tester soigneusement, car ils peuvent être influencés par des facteurs subjectifs d’une grande complexité [7]

Peut-on mieux dire qu’il faut se méfier des prétendus aveux, confessions, témoignages dont les exterminationnistes osent se prévaloir avec impudence ? Et puis, ajoute l’auteur à propos desdites sources : « on ne saurait nier les nombreuses contradictions, ambiguïtés et erreurs dans les sources actuellement existantes » (p. 363). On aimerait voir Arno J. Mayer passer en revue quelques-unes de ces contradictions, ambiguïtés et erreurs ; nul doute qu’il vise les « sources » auxquelles s’abreuvent depuis plus de quarante ans les mêmes exterminationnistes.

Il mentionne des « gazages » à Chelmno, Belzec, Sobibor et Treblinka mais ces mentions sont fugaces et noyées dans un flot de considérations étrangères au sujet. D’une manière générale, tout au long du livre, le sujet central, c’est-à-dire le prétendu génocide des juifs (ici appelé « judéocide ») et les prétendues chambres à gaz, est littéralement enfoui sous des amas de digressions, en particulier sur l’antisémitisme au Moyen Age ou sur la campagne de Russie. C’est ce que les universitaires appellent complaisamment l’étude du contexte : on préférerait une étude du texte, autrement dit du sujet.

Plus de morts naturelles que de morts non naturelles

A. J. Mayer s’engage aussi dans la voie révisionniste quand il souligne avec insistance les ravages causés dans les communautés juives orientales et dans les camps de concentration par les épidémies de typhus. On oublie qu’un des principaux motifs de la création par les Allemands de certains ghettos était la hantise de voir le typhus se répandre un peu partout dans cette région du monde déjà en proie à la guerre. Autant l’auteur est vague au sujet des prétendus « gazages », autant il est précis et circonstancié sur le typhus. Pour la période de 1942 à 1945, soit pour celle où, selon les historiens exterminationnistes, il y aurait eu de fantastiques « gazages », il estime, sans malheureusement fournir de chiffres, que plus de juifs ont été tués par des causes dites naturelles (faim, maladies, épidémies, épuisement au travail) que par des causes «non naturelles» (exécutions en tous genres). Il précise que tel a été « certainement le cas à Auschwitz » et « probablement » le cas partout ailleurs [8]. Cette remarque n’est pas passée inaperçue et elle alimente une vive controverse. Par ailleurs, Mayer élimine un à un tous les documents ou arguments jusqu’ici invoqués pour faire croire que les Allemands pratiquaient une politique d’extermination des juifs (lettre de Göring à Heydrich du 31 juillet 1941, procès-verbal de Wannsee, conduite des Einsatzgruppen en Russie, discours de Himmler, etc.). Il qualifie souvent d’incertains ou de peu sûrs des faits qu’on nous présentait comme définitivement établis. Les chiffres et les statistiques qui avaient fini par prendre en quelque sorte un caractère officiel et sacré lui inspirent une grande méfiance. Distinguant, d’une part, la « mémoire » juive – pour ne pas dire la légende ou la mythologie juive – et, d’autre part, l’« histoire », il déplore l’existence d’un culte de la mémoire qui, avec les déformations que celle-ci impose à la réalité historique, est devenu « trop sectaire » [9]. La mémoire, estime-t-il, tend à « rigidifier » tandis que l’histoire appelle à « réviser » [10]. Les historiens ont aujourd’hui « la tâche urgente de penser l’impensable en termes critiques » [11].

Deux suggestions pour l’avenir

A propos des chambres à gaz d’Auschwitz, Mayer écrit : 

Une fois ouvertes, les archives soviétiques pourraient bien livrer des indices significatifs et des preuves. De plus, des fouilles à l’emplacement des lieux du crime et de leurs environs immédiats pourraient produire de nouvelles informations [12].  

On me permettra de rappeler qu’il s’agit là de deux idées révisionnistes pour lesquelles j’ai personnellement combattu. Au début de 1988, au second des deux procès Zündel, par l’intermédiaire de l’avocat Douglas Christie, j’ai obtenu d’un expert de l’accusation, Charles Biedermann, la confirmation de ce que les « registres mortuaires » d’Auschwitz, laissés intacts par les Allemands, se trouvaient bien pour la plupart à Moscou ; le scandale est que ces registres soient tenus cachés ainsi que les quelques volumes restés au musée d’Auschwitz ; les Américains, les Britanniques, les Français, les Allemands et les Israéliens participent à cette dissimulation de documents et vont jusqu’à refuser de dire combien de noms contiennent les quelques registres du musée d’Auschwitz dont il existe la photocopie au Service international de recherches d’Arolsen (organisme du Comité international de la Croix-Rouge, situé en RFA mais placé sous l’étroite surveillance des Alliés et des Israéliens par crainte d’une intrusion de chercheurs révisionnistes). Mayer serait-il d’accord pour demander l’ouverture de ce « dossier secret » ? Quant aux fouilles, là encore ce sont des révisionnistes qui en ont pris l’initiative malgré les interdits ; je renvoie là-dessus à ma préface au « rapport Leuchter », du nom de cet ingénieur américain qui a étudié les prétendues chambres à gaz homicides d’Auschwitz, de Birkenau et de Majdanek [13]. Le 19 février 1989, à Los Angeles, lors de la neuvième conférence internationale de notre Institut d’histoire révisionniste, Fred Leuchter a demandé la création d’une commission internationale d’enquête sur les chambres à gaz homicides censées avoir été utilisées par les Allemands. Mayer accepterait-il de trancher sur ses collègues exterminationnistes et de répondre au « rapport Leuchter » autrement que par un silence gêné ou par une fumisterie à la manière de Serge Klarsfeld et de ses acolytes ? Que pense-t-il d’une commission internationale d’experts ?

Progrès en dix ans 

Il y a dix ans, P. Vidal-Naquet avait pris l’initiative avec L. Poliakov de rédiger contre moi une déclaration publique où l’on pouvait lire que, vu l’abondance et la solidité des preuves, 

il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz [14]

Parmi les trente-quatre signataires de cette déclaration figuraient les noms de Philippe Ariès, Fernand Braudel, Pierre Chaunu, François Furet, Jacques Le Goff, Emmanuel Le Roy Ladurie,... Mais René Rémond, lui, avait refusé sa signature. 

Il aura fallu attendre 1988 pour qu’un historien patenté, comme l’est Arno J. Mayer, reconnaisse dans un chapitre sur Auschwitz que les preuves de l’existence des chambres à gaz, loin d’être abondantes et solides, comme on nous le ressassait, n’étaient que rares et douteuses. On a là un exemple parmi d’autres des progrès considérables du révisionnisme historique dans la communauté scientifique. Le professeur juif de Princeton va apprendre ce qu’il en coûte de toucher au tabou du siècle. Il l’a fait avec mille précautions, sans agressivité ni provocation, mais déjà il déclenche, à côté de certaines réactions favorables dans la presse américaine, de véritables anathèmes. C’est ainsi que, sous le titre de « False Witness » (faux témoin), Daniel Jonah Goldhagen, de Harvard, l’accuse de falsification, de distorsion, de révisionnisme et d’avoir « tourné en dérision la mémoire et l’histoire » [15]. Air connu. Heureusement pour lui, A. J. Mayer vit et enseigne aux États-Unis et non pas en France comme Faurisson ou en Allemagne comme Stäglich [16].

24 mai 1989

   

[Publié dans Rivarol du 9 juin 1989, p. 9. Reproduit ici d’après le manuscrit.]




Notes

[1] Newsweek, p. 64-65 de l’édition US ; p. 57 de l’édition européenne. 

[2] P. Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire, Paris, La Découverte, 1987 p. 203, n. 21. 

[3] Id., p. 216, n. 12. 

[4] L’Allemagne nazie et le génocide juif, Actes du Colloque de la Sorbonne de 1982, Paris, Gallimard-Le Seuil, 1985. 

[5] A. J. Mayer, The “Final Solution”..., p. XIV.

[6] Id., p. 362. 

[7] Id., p. 362-363.

[8] Id., p. 365.

[9] Id., p. 16.

[10] Id., p. 18.

[11] Id., p. 363.

[12] Ibid.

[13] Annales d'histoire révisionniste n° 5, été-automne 1988, p. 51-102.

[14] Le Monde, 21 février 1979, p. 23.

[15] The New Republic, 17 avril 1989, p. 39-44.

[16] Son ouvrage, fort de plus de cinq cents pages, ne comporte pas une seule note de référence. Aussi beaucoup de citations sont-elles invérifiables à moins de recherches personnelles de la part du lecteur.

Thursday, December 10, 1987

Les révisionnistes proposent un débat public


(à l'occasion du second colloque de la Sorbonne, décembre 1987)

A la mémoire de Martin Heidegger

et de Jean Beaufret, qui m'ont précédé

en révisionnisme.


Du 11 au 13 décembre 1987 se tiendront à la Sorbonne des journées d'étude sur : "La critique historique et méthodologique des écrits 'révisionnistes' sur la Seconde Guerre mondiale" [1].
Les révisionnistes ne seront pas admis à présenter leur défense.
Ils seront condamnés more sorbonico.
Au terme de cette grand-messe, l'université (Mme Ahrweiler) et le CNRS (Jacques Valade) fulmineront l'anathème contre l'impiété révisionniste. Le tout se fera sous la protection de la police et aux frais du contribuable.
Il y aura là Simone Veil, Alain Finkielkraut, Alfred Grosser et Claude Lanzmann. François Bédarida, François Furet, Léon Poliakov, Georges Wellers et Pierre Vidal-Naquet. Yehuda Bauer (Israël), Marlis Steinert (Suisse), Christopher Browning (USA), Michael Marrus (Canada), Hans Mommsen (Allemagne de l'Ouest), Kurt Patzold (Allemagne de l'Est) et quelques autres encore.
On y réfléchira sur "la politique nazie d'extermination". Désespérément, on cherchera un ordre de Hitler ou de quiconque d'exterminer les juifs. En vain. Puis, on se consolera en affirmant que, de toute façon, ordre ou pas, cela n'a pas d'importance. On ne trouvera pas non plus de "programme d'extermination" ; alors on parlera d'"engrenage" : c'est simple, l'extermination s'est faite toute seule, machinalement, sur des initiatives locales et par des improvisations individuelles. C'est ce que Raul Hilberg, grand prêtre de la religion de l'Holocauste, appelle : "an incredible meeting of minds [2]". Pas un instant on ne commencera par le commencement : Le crime spécifique (génocide ou extermination) a-t-il existé ? L'arme spécifique de ce crime (la chambre à gaz homicide) a-t-elle existé ? Existe-t-il une seule expertise de l'arme du crime établissant que tel local a bien été une chambre à gaz homicide? Existe-t-il un seul rapport d'autopsie prouvant un meurtre par gaz-poison ? D'où vient le chiffre de six millions de juifs morts du fait des Allemands ou de leurs alliés ? Existe-t-il un seul prétendu témoin qui ait subi l'épreuve du contre-interrogatoire sur la procédure même d'exécution par un gaz ? Une seule reconstitution d'un convoi de deux mille personnes arrivant à Birkenau et attendant que quinze fours crématoires les consument à raison d'une heure et demie par cadavre ?
Du 29 juin au 2 juillet 1982 s'était déjà tenu à la Sorbonne, sous la haute surveillance d'une organisation juive et de la police, un colloque international contre le révisionnisme. Annoncé à son de trompe, il devait, une fois pour toutes, faire taire les révisionnistes. Or, jamais peut-être un tel colloque n'allait connaître un tel fiasco. La conférence de presse sur laquelle il s'achevait révélait le total désarroi de Raymond Aron : il y avait eu de violentes disputes ; on n'avait pas pu, "malgré les recherches les plus érudites", trouver un ordre d'extermination ; quant aux chambres à gaz, on ne semblait pas en avoir parlé. Trois ans plus tard (!) paraissait un gros ouvrage se présentant de manière abusive comme le compte rendu de ce colloque : L'Allemagne nazie et le génocide juif, Gallimard/Le Seuil, 1985. Aucune preuve d'un ordre d'extermination n'y figure, ni aucune preuve de l'existence de chambres à gaz autres que de désinfection.
D'autres colloques allaient se tenir à l'étranger, avec le même résultat : à Stuttgart en mai 1984 et à Haifa en juin 1986.
Les historiens exterminationnistes ont sombré dans la métaphysique. Ils se partagent entre "intentionnalistes" et "fonctionnalistes". Les premiers posent en principe qu'il y a eu une intention d'exterminer et les autres que l'extermination s'est faite spontanément. C'est le sexe des anges, c'est la dent d'or, c'est la génération spontanée. Les Allemands excellent dans ce genre de fumisteries philosophiques.

Que disent les révisionnistes?

Les révisionnistes demandent une révision de l'histoire de la seconde guerre mondiale. Ils estiment que les vainqueurs ont beaucoup exagéré ou menti sur le compte des vaincus. Un exemple anodin parmi d'autres : la bataille du plateau de(s) Glières de mars 1944 est trop souvent présentée comme l'équivalent de la bataille de Bir Hakeim, elle-même décrite, ou peu s'en faut, comme le pendant de la bataille de Verdun ; selon l'historiographie officielle (Jean Rosenthal et Maurice Schumann), le nombre des Allemands tués par le maquis dans cette bataille aurait été de quatre cents ou quatre cent quarante-sept ; en réalité, il a probablement été de deux [3] !
Les juifs européens n'ont pas été exterminés ; c'est d'une telle évidence qu'aujourd'hui même les historiens exterminationnistes parlent, non pas d'une extermination des juifs, mais d'une tentative d'extermination des juifs.
Les révisionnistes pensent que Hitler a traité les juifs en ennemis déclarés, puis, à partir de septembre 1939, en représentants d'une minorité belligérante hostile. Comme toujours lorsqu'il y a une guerre, les civils, les femmes et les enfants paient durement leur tribut aux horreurs de la guerre (cela a été particulièrement le cas pour les Allemands). Hitler a voulu une "solution finale" du problème juif en Europe, et cela, par l'émigration si possible, par la déportation, si nécessaire. Pendant la guerre, il a envoyé un nombre important de juifs en camps de travail ou en camps de concentration. Pour l'après-guerre, il envisageait la création d'un foyer national juif à Madagascar ou ailleurs. "Beaucoup de juifs sont morts et beaucoup de juifs ont survécu". Que veut dire "beaucoup" dans ces deux cas ? C'est aux historiens de le déterminer en toute indépendance et quiétude. Les moyens de déterminer ces chiffres existent ; il faut s'en servir au lieu de les dérober aux chercheurs comme le fait le Service international de recherches situé à Arolsen (Allemagne de l'Ouest) mais relevant du Comité international de la Croix-Rouge à Genève. Le chiffre de six millions a été reconnu comme "symbolique" par Martin Broszat, directeur de l'Institut d'histoire contemporaine de Munich [4]. Le vrai chiffre pourrait se situer aux environs d'un million de morts par tous faits de guerre. A ceux qui disent : "Quelle différence entre six millions et un million de morts ?", la réponse est : cinq millions ; cinq millions de personnes pour qui il y a donc eu la plus grande des différences possibles, celle qui sépare la vie de la mort. Et puis, il ne faut pas confondre mort et assassinat.
A la fin de la guerre, il survivait encore assez de juifs européens pour essaimer à travers le monde ainsi que pour fonder et peupler un Etat : celui d'Israël.
Au 31 décembre 1980, le nombre des personnes (victimes ou ayants cause) indemnisées par les contribuables allemands s'élevait "à 4.344.378, dont 40% vivant en Israël, 20% en RFA et 40% dans le reste du monde" [5]. Le Congrès juif mondial a soixante-dix représentations nationales.

Un sujet de réflexion pour les historiens :
les récentes révélations du document Müller
Le 27 octobre 1987, un ancien commandant autrichien, Emil Lachout, résidant à Vienne, révélait l'existence d'un document, daté du 1er octobre 1948 et signé par un commandant Müller, sujet autrichien, travaillant alors en collaboration avec la police militaire alliée, dans le cas présent en secteur russe et sous commandement russe (Trostkaserne de Vienne). Voici la traduction de ce document :

COPIE
Service de la Police Militaire
Vienne, 1. 10.1948
10e expédition

Circulaire n° 31/48

1. Les commissions d’enquête alliées ont établi à ce jour qu’il n’y a pas eu d’êtres humains tués par gaz-poison dans les camps de concentration suivants : Bergen-Belsen, Buchenwald, Dachau, Flossenbürg, Gross-Rosen, Mauthausen et ses camps annexes, Natzweiler, Neuengamme, Niederhagen (Wewelsburg), Ravensbrück, Sachsenhausen, Stutthof, Theresienstadt.
Dans ces cas, on a pu prouver qu’il y avait eu aveux extorqués et faux témoignages. Il y a lieu d’en tenir compte lors des enquêtes et auditions de criminels de guerre. Ce résultat d’enquête devra être porté à la connaissance des anciens détenus des camps de concentration qui lors d’auditions font des déclarations sur l’assassinat de personnes, en particulier de juifs, par gaz-poison dans ces camps. Au cas où ils persisteraient dans leurs dires, on les assignera pour faux témoignage.

2. Dans la circulaire 15/48, annuler le point 1.
Le Directeur du SPM :
Müller, commandant
Pour copie conforme de l’expédition :
Lachout, sous-lieutenant
L.S. [Locus Sigillae = emplacement du cachet]
pcc
République d’Autriche
Bataillon de garde de Vienne [Signature]
Bureau du commandant [...]

Tribunal cantonal «Favorites»
1101 Vienne, Angeligasse 35 Vienne
27 oct. 1987 [Signature]

Je soussigné atteste avoir, le 1er octobre 1948, en tant que membre du Service de la police militaire auprès du Quartier général des Alliés, certifié conforme l’expédition de cette circulaire selon le paragraphe 18, al. 4, du code de 
droit administratif.
Vienne 27 octobre 1987


[Signature]Service de la Police MilitaireVienne, 1.10.1948
10e expédition
Circulaire nº 31/48

1. Les commissions d'enquête alliées ont établi à ce jour qu'il n'y a pas eu d'êtres humains tués par gaz-poison dans les camps de concentration suivants : Bergen-Belsen, Buchenwald, Dachau, Flossenburg, Gross-Rosen, Mauthausen et ses camps annexes, Natzweiler, Neuengamme, Niederhagen (Wewelsburg), Ravensbrück, Sachsenhausen, Stutthof, Theresienstadt.
[ SignatOnze jours plus tôt, soit le 16 octobre 1987, Emil Lachout avait rédigé une autre attestation (signature attestée par le même tribunal cantonal de Vienne) ; il y déclarait en substance notamment ceci :
1. Dans de multiples cas, qui avaient fait l'objet de plaintes, on avait obtenu de soldats allemands, et en particulier de SS, des aveux qui, après enquête, se révélaient avoir été obtenus par torture ou par lavage de cerveau (appelé également menticide), quand ils n'étaient pas des faux (ou : des falsifications).
2. Les dires de nombreux détenus s'étaient révélés erronés ou peu dignes de foi parce qu'ils provenaient, par exemple, de criminels de droit commun se présentant comme persécutés politiques ou raciaux et inventant des récits d'atrocités pour n'avoir pas à purger le reste de leur peine ; ils pouvaient aussi provenir de ressortissants de pays de l'Est qui, ayant été dans des camps de travail et non dans des camps de concentration, craignaient d'être accusés de collaboration avec les Allemands.
3. Les autorités alliées, découvrant ces pratiques, avaient pris toute une série de mesures pour le contrôle des interrogatoires ; en particulier, elles avaient décidé de s'adjoindre les services de certains Autrichiens. Sous la direction du commandant Müller (probablement un ancien des Brigades internationales), des Autrichiens, dont Emil Lachout et des médecins de l'administration publique, avaient fait des enquêtes sur les cas de torture et autres. Les rapports d'usage étaient rédigés. Ils étaient traduits en anglais, français et russe et remis aux Alliés. Lors de la dissolution de ce Service de la police militaire en 1955, les dossiers en allemand avaient été transmis au chargé d'affaires du gouvernement fédéral autrichien (Chancellerie).
Questions à propos du document Müller
Si ce document est authentique, il pose de graves questions :
1. Pourquoi a-t-il fallu attendre 1987 pour que quelqu'un ait le courage d'en révéler l'existence ?
2. Pourquoi nous a-t-on caché — et avec tant de succès — l'existence de tels dossiers dans les archives américaines, britanniques, françaises, soviétiques, allemandes, autrichiennes ?
3. La vulgate exterminationniste prononce qu'il y a eu des gazages homicides dans les camps de Mauthausen (et son annexe de Gusen, sans compter le château de Hartheim), de Natzweiler-Struthof, de Neuengamme, de Ravensbrück, de Sachsenhausen-Oranienburg, de Stutthof-Danzig ; elle prétend posséder des preuves indiscutables et, en particulier, des aveux ; par exemple, c'est apparemment à cause de la chambre à gaz de Ravensbrück que Germaine Tillion, Anise Postel-Vinay, Marie-Jo Chombart de Lauwe ont pu constater l'exécution ou le suicide de trois des principaux responsables du camp : Suhren, Schwarzhuber et le Dr Treite. Pour Dachau, on ne prétend pas posséder de "preuves indiscutables". Tout cela peut se vérifier à la lecture d'un ouvrage rédigé par vingt-quatre auteurs dont trois participeront justement au colloque de la Sorbonne de 1987 : Willi Dressen, procureur à Ludwigsburg, Anise Postel-Vinay, licenciée ès lettres, et Georges Wellers, dont je ne parviens pas à savoir quels diplômes universitaires il possède et qui se prévaut du titre de "professeur de physiologie et de biochimie à la Sorbonne" : Les Chambres à gaz, secret d'Etat (en allemand NS-Massentötungen durch Giftgas) [6]. Comment concilier les affirmations, "les preuves, les témoignages, les aveux" de cette vulgate avec les révélations du document Müller ? Que penser des méthodes de travail de ces vingt-quatre auteurs ? Cet ouvrage est étrange : on nous y assomme de références mais il n'y a pour ainsi dire pas d'indication de sources ! Le titre semble signifier : "Lecteurs, ces chambres à gaz étaient le plus grand de tous les secrets possibles, le secret d'Etat ; aussi, ne vous attendez pas à trouver des preuves au sens ordinaire du mot mais plutôt des éléments de preuve à décoder selon une clé que nous vous livrons". C'est le système bien connu des adminicules : 1/4 de preuve + 1/4 de preuve + 1/2 preuve = 1 preuve ;
4. Restent bien sûr les cas d'Auschwitz-I, d'Auschwitz-II (ou Birkenau) et celui de trois petits camps : Treblinka, Sobibor et Belzec. Les Soviétiques et les Polonais sont, depuis la fin de la guerre, les propriétaires exclusifs et jaloux de l'emplacement de ces camps ; c'est surtout à eux que nous devons l'histoire officielle de ces prétendues usines d'extermination. Mais en quoi les preuves, les témoignages et les aveux dont nous sommes redevables à ces deux pays communistes auraient-ils plus de valeur que les preuves, les témoignages et les aveux que nous devons aux Américains, aux Britanniques et aux Français ? Je pose cette question depuis 1974 au moins, mais je ne parviens pas à obtenir de réponse.
5. Martin Broszat a, pour sa courte honte, publié en 1958 ce qu'il a osé nous présenter comme le journal authentique et sincère du commandant d'Auschwitz : Rudolf Höss. Soudain, en 1960, il a publié dans Die Zeit une courte lettre disant qu'il n'y avait pas eu de gazage homicide à Dachau ni, d'une façon générale, dans tous les camps de l'Ancien Reich (Allemagne dans ses frontières de 1937), ce qui revenait à dire qu'il n'y avait pas eu non plus de gazage à Neuengamme, à Ravensbrück ni à Sachsenhausen-Oranienburg [7]. Il n'a jamais consenti à révéler sur quelles enquêtes, sans doute longues et délicates, il fondait pareille affirmation. Il refusait de me faire savoir si, à son avis, il avait existé des gazages homicides à Natzweiler-Struthof (Alsace) ou à Mauthausen (Autriche). Il ne voulait pas répondre à des questions "orientées" sur "le problème compliqué des chambres à gaz" (zu dem komplizierten Problem der Gaskammern. Lettre du 23 août 1974). Le moment est venu de demander à Martin Broszat s'il n'avait pas tout simplement connaissance des rapports d'enquêtes dont parle le commandant Müller.
6. Ce document Müller n'apporte-t-il pas un supplément de crédit à une révélation faite en 1959 par Stephen Pinter? Après la guerre, cet avocat américain avait travaillé en Allemagne pendant dix-sept mois au service de l'US War Department. Il n'avait trouvé qu'un hebdomadaire tout à fait obscur pour confier que, dans la position où il s'était trouvé, il pouvait affirmer qu'il n'y avait jamais eu de chambre à gaz homicide en Allemagne et en Autriche et que, pour ce qui était d'Auschwitz, les Américains n'avaient pas pu y conduire une enquête parce que les Soviétiques ne l'avaient pas permis [8].
Autour des révisionnistes
Beaucoup d'esprits libres reconnaissent que les révisionnistes ont soulevé un véritable problème historique.
Dès la fin de la guerre, George Orwell, qui croyait pourtant à l'extermination des juifs polonais et allemands, estimait que la propagande est capable de tous les mensonges et il se demandait ce qu'il y avait de vrai dans ces histoires de chambres à gaz situées en Pologne [9].
En 1978, le célèbre historien allemand Helmut Diwald, professeur à l'université d'Erlangen, osait émettre de sérieux doutes sur l'histoire officielle d'Auschwitz. Son livre était retiré de la circulation et dans une édition remaniée, on transformait du tout au tout les trois pages litigieuses jusqu'à leur faire dire exactement le contraire de ce qu'avait écrit l'auteur [10]. Parmi les collègues qui allaient accabler H. Diwald se trouvait Alfred Grosser [11].
En 1979, Jean-Gabriel Cohn-Bendit écrivait : "Battons-nous donc pour qu'on détruise ces chambres à gaz qu'on montre aux touristes dans les camps où l'on sait maintenant qu'il n'y en eut point sous peine qu'on ne nous croie plus sur ce dont nous sommes sûrs [12]."
En 1986, Michel de Boüard, ancien déporté de Mauthausen, doyen honoraire de la faculté des lettres de Caen, membre du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale, membre de l'institut, déclarait :
Dans la monographie sur Mauthausen que j'ai donnée dans La Revue d'histoire de la Seconde Guerre mondiale en 54, à deux reprises je parle d'une chambre à gaz. Le temps de la réflexion venu je me suis dit : où ai-je acquis la conviction qu'il y avait une chambre à gaz à Mauthausen ? Ce n'est pas pendant mon séjour au camp car ni moi ni personne ne soupçonnions qu'il pouvait y en avoir, c'est donc un bagage que j'ai reçu après la guerre, c'était admis. Puis j'ai remarqué que dans mon texte, alors que j'appuie la plupart de mes affirmations par des références, il n'y en avait pas concernant la chambre à gaz... [13].

Au journaliste lui disant :
Vous avez présidé l'Association des déportés du Calvados et vous en avez démissionné en mai 85 ; pourquoi ?
il répondait :
Je me trouvais déchiré entre ma conscience d'historien et les devoirs qu'elle me fait et l'appartenance à un groupe de camarades que j'aime profondément mais qui ne veulent pas reconnaître la nécessité de traiter ce fait historique qu'est la déportation selon les méthodes d'une saine Histoire.
Je suis hanté par la pensée que dans cent ans ou même cinquante les historiens s'interrogent sur cet aspect de la seconde guerre mondiale qu'est le système concentrationnaire et de ce qu'ils découvriront. Le dossier est pourri. Il y a, d'une part, énormément d'affabulations, d'inexactitudes, obstinément répétées, notamment sur le plan numérique, d'amalgames, de généralisations et, d'autre part, des études critiques très serrées pour démontrer l'inanité de ces exagérations. Je crains que ces historiens ne se disent alors que la déportation, finalement, a dû être un mythe. Voilà le danger. Cette idée me hante [14].
En 1981, puis en 1986, Edgar Morin, tout en refusant nettement le point de vue révisionniste, écrivait néanmoins :
Les pièces du dossier critique faurissonien font ressortir les contradictions, invraisemblances, insuffisances de ceux qui ont témoigné sur l'activité exterminatrice de ces chambres à gaz, les difficultés ou impossibilités techniques et matérielles concernant tant les locaux que l'emploi du Zyklon B, l'absence de toute directive officielle nazie réglementant la chambre à gaz, l'absence même d'un texte hitlérien explicite précisant que la "solution finale" de la question juive n'est autre que la solution exterminatrice.
Et il ajoutait : "Il importe, à mon avis, de re-vérifier la chambre à gaz dans les camps nazis" [15]. En 1986, à propos de l'affaire de la thèse d'Henri Roques, il récidivait à la fois dans son opposition à la thèse révisionniste et dans sa conviction que les révisionnistes avaient des arguments, notamment de nature chimique, à étudier. Il déclarait :
Quand le ministre de l'Education nationale [Alain Devaquet, en fait ministre de l'Enseignement supérieure de de la Recherche] annule le titre universitaire conféré à Henri Roques, j'inclus cela dans le jugement d'autorité et d'intimidation. On se sert d'un critère formel — un vice dans la soutenance — pour liquider le problème. Par ailleurs, une pétition dénonciatrice signée de noms éminents n'apporte pas en elle-même de preuve suffisante [16].

L'argumentation et les découvertes révisionnistes
Ce n'est pas ici la place de rappeler, même succinctement, l'argumentation révisionniste. La bibliographie révisionniste est abondante, en France comme à l'étranger, mais il faut convenir que la diffusion en est difficile à cause de l'indigence des moyens financiers mis en œuvre et de la répression administrative, policière et judiciaire. Des organismes comme le Congrès juif mondial ou, en France, la LICRA de Jean Pierre-Bloch, se livrent à une véritable chasse aux sorcières. Des universitaires comme Pierre Vidal-Naquet, tout en faisant mine de réprouver cette politique, fomentent ces campagnes de haine et les exacerbent jusque devant les tribunaux. Pour eux, les révisionnistes sont des "assassins" d'autant plus méprisables que ces assassins-là s'en prennent à des morts. Le révisionnisme est dangereux pour ceux qui le pratiquent : François Duprat a été assassiné et Michel Caignet, vitriolé. Ditlieb Felderer a été jeté en prison. L'Institute for Historical Review (Los Angeles) a été détruit de fond en comble par un incendie criminel. Henri Roques a perdu son titre de docteur et Wilhelm Stäglich va perdre le sien. Les agressions physiques contre les livres et leurs auteurs ne se comptent plus. Les procès sont innombrables. Il y a les perquisitions, la confiscation de passeport, les mesures de contrôle par la police de l'air et des frontières, le refus de visa, la saisie de livres, de films, de cassettes (pas un seul intellectuel français n'a osé protester publiquement contre la saisie du premier numéro des Annales d'Histoire Révisionniste), la destruction par la police judiciaire du matériel d'impression et même, dans le cas d'Ernst Zündel au Canada, l'interdiction de recevoir ou d'envoyer du courrier (mesure rapportée au bout d'un an de lutte). Il y a la perte de l'emploi et du salaire, la saisie-arrêt sur salaire, la répression sur la femme ou les enfants, les atroces calomnies répandues à profusion par les médias (le 1er juillet 1987, la Fédération française des sociétés de journalistes, regroupant plus de deux mille journalistes et des sociétés comme TF 1, Antenne-2, FR 3, l'Agence France-Presse, Le Monde, Sud-Ouest, L'Equipe... en appelaient aux autorités judiciaires pour faire taire les révisionnistes "au nom du respect de l'information et des Droits de l'homme" [sic]). Le 10 octobre 1987, Albin Chalandon a fait voter à la sauvette un amendement anti-révisionniste à l'intérieur d'une loi contre la... toxicomanie. La commission Hannoun n'exclut pas la création d'une loi spécifique contre le révisionnisme.
Pour savoir ce que disent les révisionnistes, il faut les lire dans le texte. Leurs découvertes sont considérables. Les documents les plus importants qu'on ait publiés par exemple sur Auschwitz sont dus soit aux recherches révisionnistes elles-mêmes, soit aux exterminationnistes qui, poussés dans leurs retranchements, étaient contraints de publier des documents soigneusement cachés. Dans le seul domaine des photographies, j'ai été le premier — c'est un paradoxe — à publier les plans des crématoires d'Auschwitz, ces crématoires qui étaient censés contenir de fantastiques chambres à gaz homicides : en réalité de modestes dépositoires ou un abri anti-aérien! En 1979, la publication des photos aériennes d'Auschwitz prises par les Alliés de 1943 à 1945 portaient le coup de grâce à la légende de l'extermination. En 1983, la publication de l'Album d'Auschwitz confirmait en tout point qu'il y avait eu tromperie et montrait ce qu'avait été la réalité du camp (pour essayer de sauver la mise, les publicateurs forcés, Serge Klarsfeld et le pharmacien Jean-Claude Pressac, n'hésitaient pas à falsifier le plan de Birkenau et à... couper la route des douches pour faire croire que les femmes et les enfants se rendaient aux crématoires alors qu'ils se rendaient au grand "Sauna central" !). Car les révisionnistes qu'on s'acharne à dénoncer comme des négativistes font une œuvre positive : ils montrent ce qui s'est vraiment passé. Ils font l'histoire, dans tous les sens du mot. Ils ne sont pas vétilleux mais épris d'exactitude et même d'exactitude matérielle. Leurs arguments sont souvent d'ordre physique, chimique, topographique, architectural et documentaire. Ils n'appellent vérité que ce qui est vérifiable.
Le révisionnisme est la grande aventure intellectuelle de la fin de ce siècle. Sans le courage indomptable de Paul Rassinier, un ancien déporté qui parlait vrai, la France ne serait pas entrée dans cette aventure. Sans Pierre Guillaume et ses amis de la gauche libertaire, cette aventure n'aurait pas eu de suite après la disparition de Rassinier en 1967. Pierre Guillaume écrit, publie et diffuse avec des moyens dérisoires des ouvrages qui enlèvent le sommeil à la classe politique, aux lobbies de toutes sortes, à certains des puissants de ce monde et, pour finir, à des historiens de cour qui sentent la partie leur échapper. La religion de l'Holocauste repose sur un mensonge et cela commence à se savoir.
Le révisionnisme ne s'applique pas seulement à l'étude d'un passé récent. Il s'intéresse au présent. Il décrit une croyance largement répandue chez nos contemporains. Il démonte le mécanisme de cette croyance fallacieuse. Il démontre jour après jour et in vivo comment sont obligés de réagir ceux qui, se sentant menacés dans leurs tranquilles convictions et dans leurs intérêts, renient d'un seul coup le respect qu'ils professent par ailleurs pour la liberté d'opinion, pour les grands idéaux humanitaires, pour les droits imprescriptibles de la recherche scientifique.
Aujourd'hui, le révisionnisme ne peut que retenir l'attention du journaliste, de l'homme politique, du psychologue, du sociologue, de l'historien.
Les concessions grandissantes faites au révisionnisme
Il ne se passe plus d'années que les exterminationnistes ne soient contraints à faire des concessions aux révisionnistes.
Ce qui s'appelle "fonctionnalisme" est déjà une concession de taille. On ne croit plus guère à une "intention exterminatrice". Et pour cause! On ne trouve ni un ordre, ni un plan, ni un budget pour l'extermination des juifs. Pourtant, les documents laissés par les Allemands se comptent en milliards de feuillets pour les seuls deux organismes qui sont censés avoir présidé à cette prétendue extermination : le RSHA (Office central de sécurité du Reich) et le SS-WVHA (Office central de gestion économique SS, chargé notamment des camps de concentration). Hilberg a admis au procès de Toronto (voy. ci-dessus) qu'on ne trouvait trace ni d'un ordre, ni d'un plan, ni d'un budget.
C'est ainsi qu'on a fini par admettre que le procès-verbal de la conférence de Wannsee ne prévoyait nullement une extermination comme on nous l'avait tant de fois ressassé. De fait, il prévoit le contraire : une libération des juifs qui survivraient à la guerre et un renouveau juif après une terrible épreuve.
Dans Le Monde juif, Jean-Claude Pressac, patronné non sans quelque gêne par Georges Wellers, défendait la thèse suivante [17] : à examiner les plans des crématoires de Birkenau (révélés par R. Faurisson), il fallait bien admettre que rien dans la disposition des lieux ne permettait de conclure que ces bâtiments avaient été construits pour contenir des chambres à gaz homicides mais, s'empressait-il d'ajouter, vu les témoignages, il faut imaginer que les Allemands ont "bricolé" les lieux pour en faire des usines de mort !
Le 29 mai 1986, dans un entretien accordé à VSD (p. 37), Serge Klarsfeld admettait qu'on n'avait pas encore publié de "vraies preuves" de l'existence des chambres à gaz mais seulement "des débuts de preuves qui embarrassaient les faurissoniens mais ne les avaient pas encore réduits au silence". Ainsi, de l'aveu même de ce justicier, on nous avait fait l'obligation de croire à ces chambres à gaz, sans aucune preuve publiée, même pas par Georges Wellers qui, en 1981, avait publié chez Gallimard un ouvrage intitulé : Les Chambres à gaz ont existé. Des documents, des témoignages, des chiffres, et même pas non plus par les vingt-quatre auteurs du salmigondis intitulé : Les Chambres à gaz, secret d'Etat et publié en 1984. Le journaliste Michel Folco s'avisait de l'affaire et consultait Wellers : déplorations de ce dernier qui connaissait l'entretien de S. Klarsfeld et grand remue-ménage au terme duquel ce dernier adressait le 23 mars 1987 à G. Wellers un démenti de l'entretien mais un démenti qui valait confirmation ! Au passage il écrivait :
Il est évident que dans les années qui ont suivi 1945 les aspects techniques des chambres à gaz ont été un sujet négligé parce que personne n'imaginait qu'un jour on aurait à prouver leur existence [18].
Effectivement les juges de Nuremberg ne s'étaient pas souciés de prouver l'existence de ces chambres à gaz ; les articles 19 et 21 du Statut étaient là pour les en dispenser :
Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l'administration des preuves [...]. Le Tribunal tiendra pour acquis les faits de notoriété publique et ne demandera pas que la preuve en soit rapportée.
Le désarroi des exterminationnistes est riche d'enseignements. Le 23 mai 1986, au cours d'une émission d'Europe-1, Claude Lanzmann reprenait le ministre Michel Noir et lui faisait observer qu'il commettait une erreur en parlant d'une chambre à gaz à Mauthausen. Quatre mois plus tard, il venait à résipiscence et, dans une lettre du 29 septembre à Georges Wellers, il écrivait :
Contrairement à ce que j'ai paru déclarer sur l'antenne [...] il y a bien eu une chambre à gaz à Mauthausen [19].
Claude Lanzmann parle tant qu'il finit par se trahir et trahir les siens. Son film Shoah démontre, s'il en était besoin, qu'on ne possède pas la moindre preuve du moindre homicide d'un juif par le gaz. Les "témoignages" sont ou vides ou vagues ou totalement absurdes comme c'est en particulier le cas pour Abraham Bomba, le "coiffeur de Treblinka" [20]. C'est le cas pour les témoins allemands ; d'ailleurs, très tardivement, Claude Lanzmann a révélé sa filouterie. Il s'était inventé un nom : Claude-Marie Sorel, un titre : celui de docteur en histoire, un institut : le Centre de recherches et d'études pour l'histoire contemporaine, du papier à faux en-tête portant : "Académie de Paris" et, pour finir, il avait grassement payé ses témoins : trois mille deutschmarks par tête, soit environ dix mille francs [21]. Cet honnête homme participera au colloque de la Sorbonne organisé par Mme Ahrweiler, recteur de l'Académie de Paris, et il prendra place le dernier jour au symposium sur "Histoire et mémoire" présidé par Mme Simone Veil.
Beaucoup de concessions ont été faites aussi à propos de la qualité des témoins. Deux exemples suffiront : plus personne ne conteste que Martin Gray est un faux témoin et que Max Gallo a participé activement à la confection de son faux témoignage. (M. Gallo sait qu'il a été payé par un homme qui avait édifié une fortune en faisant fabriquer industriellement des meubles qu'il vendait aux Etats-Unis comme d'authentiques antiquités.) Quant à Elie Wiesel, voici comment le juge Pierre Vidal-Naquet, éclairé, il est vrai, par un texte révisionniste sur "Un grand faux témoin : Elie Wiesel" :
Par exemple, vous avez le rabbin Kahane, cet extrémiste juif, qui est moins dangereux qu'un homme comme Elie Wiesel, qui raconte n'importe quoi... Il suffit de lire certaine description de La Nuit pour savoir que certaines de ses descriptions ne sont pas exactes et qu'il finit par se transformer en marchand de Shoah... Eh bien lui aussi porte un tort, et un tort immense, à la vérité historique"[22].
Dans son dernier ouvrage, Les Assassins de la mémoire, Vidal-Naquet se voit contraint à toutes sortes de concessions : sur le caractère plus que suspect du témoignage attribué au SS Pery Broad [23] ; sur la valeur du "matériel engrangé à Nuremberg" [24] ; sur le fait que Simone Veil ait été comptabilisée sous le nom de Simone Jacob comme gazée [25] (ce qui a été aussi le cas d'Henri Krasucki et de sa mère, de Gilbert Salomon, dit aujourd'hui "le roi de la viande", et de quelques milliers d'autres juifs de France moins célèbres que ces personnages) ; sur la sacralisation du peuple juif grâce à Auschwitz et sur le profit qu'en tirent Israël et certains groupes juifs [26] ; sur le témoignage du SS Gerstein "bourré d'invraisemblances et de contradictions" [27] ; sur le chiffre des victimes d'Auschwitz : 4 millions d'après les Polonais, "autour de trois millions et demi" pour Lanzmann, mais un million pour Vidal-Naquet (personnellement, je croirais plutôt à cinquante à soixante mille morts mais aucune enquête n'a encore été vraiment faite). [Rectification de 1997 : Au vu des registres mortuaires (Sterbebücher), incomplets, le total des morts d'Auschwitz et de près de quarante sous-camps pourrait avoir été de cent cinquante mille. Quant au total des morts de tous les camps, il est encore impossible à déterminer.] Pour ce qui est des chambres à gaz imaginaires, la plus intéressante concession est celle qui porte sur Auschwitz-I : Vidal-Naquet ne croit plus à l'authenticité de la chambre à gaz de ce camp, pourtant visitée par des millions de touristes à qui elle est présentée comme authentique [28] !
P. Vidal-Naquet veut bien admettre que la cour de Paris a reconnu le sérieux de mon travail sur les chambres à gaz. Il écrit :
La répression judiciaire est une arme dangereuse et qui peut se retourner contre ceux qui la manient. Le procès intenté en 197[9] à Faurisson par diverses associations antiracistes a abouti à un arrêt de la cour d'appel de Paris en date du 26 avril 1983, qui a reconnu le sérieux du travail de Faurisson, ce qui est un comble, et ne l'a, en somme, condamné que pour avoir agi avec malveillance en résumant ses thèses en slogans [29].
Il est de fait qu'en 1979 neuf associations, conduites par la LICRA, m'avaient assigné en justice pour dommage à autrui par falsification de l'histoire. La cour avait conclu que l'existence des chambres à gaz constituait un véritable problème historique malgré tous les témoignages. Elle se montrait sensible à l'argument de l'impossibilité chimique. Des documents sur le Zyklon B (qui est de l'acide cyanhydrique) et sur l'emploi de l'acide cyanhydrique dans les pénitenciers américains pour l'exécution des condamnés à mort avaient démontré cette impossibilité radicale dans le cas des prétendues chambres à gaz homicides d'Auschwitz et d'autres camps. Je note d'ailleurs qu'en neuf ans de controverse on n'a jamais tenté de me répondre sur le chapitre des chambres à gaz américaines. La cour avait estimé que j'avais une "démarche logique" et elle n'avait pas trouvé trace des défauts que mes adversaires avaient essayé de découvrir ; il n'y avait dans mon travail ni légèreté, ni négligence, ni ignorance délibérée, ni mensonge. La cour était allée jusqu'à en tirer une conclusion spectaculaire. Au vu de la qualité de mes recherches et nullement pour les besoins de la liberté d'expression, elle avait prononcé :
La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson [sur le chapitre des chambres à gaz] relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public.
Et elle me condamnait là-dessus pour mes "slogans", ma dangerosité et autres motifs de même calibre.
L'inexorable essor du révisionnisme
Cet arrêt de la cour de Paris garantissait pour tout Français le droit de proclamer que les chambres à gaz homicides du iiie Reich n'avaient jamais existé. De 1983 à 1987, les médias ont dissimulé cette information, qui commence seulement à se faire jour.
Pourtant la répression s'aggrave. Plus le révisionnisme progresse et plus la situation des révisionnistes devient dangereuse.
En revanche, plus les exterminationnistes multiplient les livres, les films, les colloques et plus ils dévoilent la situation, tragique sur le plan intellectuel et moral, où ils se trouvent aujourd'hui. Plus ils en appellent à la police et à la justice et plus leur incapacité à répondre aux arguments révisionnistes est éclatante.
Cent fois les révisionnistes ont réclamé une confrontation au grand jour ct devant le grand public. Mais, en face, on a peur. Vidal-Naquet décrète :
On doit discuter sur les révisionnistes... On ne discute pas avec les révisionnistes [30].
C'est la politique de l'autruche. Pour prendre une comparaison avec le sport, Vidal-Naquet se juge infiniment plus fort au tennis que tel adversaire. Cet adversaire vient-il à lui proposer un match, Vidal-Naquet se ravise. Il veut bien jouer mais à condition de n'avoir aucun adversaire en face de lui. Et le public est prié de croire qu'il est le meilleur.
Autre comparaison : ce colloque de la Sorbonne est en fait destiné à prononcer la condamnation des révisionnistes mais in absentia rei. Imagine-t-on un colloque sur une association quelconque avec interdiction pour les membres de cette association d'y participer ?
On s'achemine vers des solutions absurdes. Sous la pression du Congrès juif Mondial, le gouvernement français risque de voter une loi à l'allemande interdisant la mise en doute du dogme de l'extermination des juifs. Il sera vivement recommandé de dire que le nombre des morts juives s'est élevé à 6 millions. On tolérera une croyance en 5 millions de morts seulement. A 4 millions, on aura de graves ennuis. A 3 millions, c'est la condamnation assurée avec la perte probable de son emploi public. A 2 millions, c'est l'exclusion certaine. A 1 million, c'est la radiation à vie, sans compter la prison.
Un Français aurait le droit le plus strict d'ignorer combien il est mort de catholiques, de protestants, de musulmans, d'animistes, de shintoïstes, d'agnostiques durant la dernière guerre mondiale, ou bien il pourrait publier là-dessus les chiffres les plus fantaisistes. Personne n'y trouverait à redire devant les tribunaux. Mais, s'il s'agit des juifs, l'affaire est toute différente. Pourquoi ?
Les juifs souhaitent-ils cela? J'en doute. Mais je ne doute pas que les organisations qui prétendent parler en leur nom soient prêtes à commettre cette ineptie après toutes celles que leur a inspirées la haine ou la peur du révisionnisme.
Les révisionnistes revendiquent simplement le droit au doute et à la recherche. Ils n'entendent pas respecter de dogme ou de tabou. Ils proposent un débat ouvert et public.
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Le colloque "La politique nazie d'extermination" à l'intention duquel le texte ci-dessus avait été rédigé s'est effectivement tenu à la Sorbonne.
Les tentatives de filtrer l'assistance pour en exclure systématiquement les révisionnistes se sont heurtées à des protestations multiples, dont celle du Révérend Père Riquet qui exigea qu'un carton d'invitation fût remis au Professeur Faurisson, et au fait que le nombre des révisionnistes augmente et qu'ils ne sont pas tous identifiés.
Le colloque s'est donc tenu en présence d'une dizaine de révisionnistes dont le Professeur Faurisson, son éditeur, Pierre Guillaume, et Alain Guionnet, auteur des tracts signés "L'Aigle Noir", pour ne citer que les plus connus. Cette présence conduisit les organisateurs à supprimer tous les débats prévus avec l'assistance aux termes des exposés et à censurer systématiquement les questions écrites.
Alors que le colloque de 1982 avait vu le lancement de l'école "fonctionnaliste" comme contre-feu, et que des concessions essentielles avaient été faites à la critique révisionniste cependant que l'étude hâtive de quelques documents présentés par le pharmacien "historien" autodidacte Pressac permettait de maintenir la croyance en la réalité des "gazages" prétendument effectués dans les crématoires de Birkenau, le remake de 1987 n'a été qu'un soliloque désespérant, voué à la réaffirmation obsessionnelle des fondements métaphysiques de la croyance holocaustique, sans documents nouveaux, sans référence à la documentation et à la critique acquise, où chacun des conférenciers ânonnait son texte et décernait aux autres un brevet de scientificité réciproque, sans parvenir à ébranler l'ennui consterné d'une assistance clairsemée, pourtant composée à 90% de groupies et de fans de l'holocauste.
Au cours du colloque, Monsieur Ovadia Sofer, ambassadeur d'lsraël, Monseigneur Lustiger, archevêque de Paris, puis Madame Mitterrand, épouse du Président de la République, sont venus apporter par leur présence symbolique fort brève l'appui de l'officialité
Non seulement aucune réponse n'a été apportée à la critique révisionniste mais ce soliloque a vu une capitulation de l'Histoire et de ses règles critiques au profit de la prééminence de la "Mémoire" qui a été affirmée avec brutalité par Simone Veil et Claude Lanzmann.
10 décembre 1987

Notes

[1] Valeurs actuelles, 26 octobre 1987, p. 29.
[2] Newsday (Long Island, New York), 23 février 1983, p. II/3 : déclaration qu'il a confirmée au procès Zündel à Toronto le 17 janvier 1985.
[3] H. Amouroux, La Grande Histoire des Français sous l'Occupation, tome 7, p. 290-292.
[4] Procès contre Ervin Schönborn à Francfort, 50 Js 12 828/78 919 Ls, 3 mai 1979.
[5] Canadian Jewish News, 11 décembre 1981, p. 4.
[6] E. Kogon, H. Langbein, A. Rückerl et al., éd. de Minuit, 1984 ; voy. p. 222-255, 299-300.
[8] Our Sunday Visitor, Springfield, Illinois (Etats-Unis), 14 juin 1959, p. 15.
[9] The Collected Essays, "Notes on Nationalism", Penguin Books, 1968, p. 421.
[10] Geschichte der Deutschen, Propyläen Verlag, Berlin, 1978 pour la 1re éd. et 1979 pour la 2e : comparer les pages 163-165 dans les moutures successives.
[11] Le Monde, 5 juillet 1979, p. 3.
[12] Libération, 5 mars 1979, p. 4.
[14] Ibid.
[15] E. Morin, Pour sortir du XXe siècle, F. Nathan, 1981, p. 182-183, 192.
[16] L'Evénement du jeudi, "Histoire, méfie-toi du sacré!", 4 septembre 1986, p. 41.
[17] Le Monde juif, juil.-sept. 1982, p. 91-131.
[18] Le Monde juif, janv.-mars 1987, p. 1.
[19] Le Monde juif, juil.-sept. 1986, p. 97.
[20] Voy. "Ouvrez les yeux, cassez la télé !", 2e supplément du numéro 1 des Annales d'Histoire Révisionniste.
[21] VSD, 9 juillet 1987, p. 11.
[22] Zéro, avril 1978, p. 57.
[23] P. Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire, p. 45.
[24] Id., p. 48.
[25] Id., p. 65.
[26] Id., p. 125, 130, 162, 214 (notes 90 et 93), 223 (note 90).
[27] Id., p. 154.
[28] Id., p. 131-132 et note 94 de la p. 214.
[29] Id., p. 182.
[30] Id., p. 10.