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Tuesday, September 28, 2004

Claude Courouve en 2003 et 2004

Militant athée et militant homosexuel, Claude Courouve œuvre aussi en faveur de la liberté d’expression des révisionnistes, mais il est en désaccord avec moi. Il estime que j’ai porté contre les juifs une accusation « infamante », que j’épargne les communistes et que je manifeste une sympathie indigne de l’historien pour la cause arabe et palestinienne ; en outre, selon lui, j’accorderais trop d’importance au sujet des chambres à gaz nazies (en l’existence desquelles il reconnaît toutefois avoir du mal à croire) ; d’une manière générale, il lui semble « possible que la vérité se situe entre les deux thèses [celle de Faurisson et celle de Vidal-Naquet] » (Entretien [auto-édité] avec Valérie Igounet, 19 février 1996, p. 15). En 2003, il a publié dans Le Libre Journal de Serge de Beketch, un long article de protestation contre la condamnation du révisionniste Jean Plantin à six mois de prison ferme (8 février 2003, p. 16-18) ; à l’époque, cet article, signé « Claude Courouve, docteur en philosophie, auteur-éditeur », m’a paru mériter la mise au point suivante, dont j’ai envoyé copie à l’intéressé.

Mise au point de R. Faurisson (13 février 2003)

Depuis des années, Claude Courouve défend la liberté de recherche et la liberté d’expression des révisionnistes. Je lui en sais gré. Malheureusement, le texte qu’il vient de signer dans Le Libre Journal est décevant. L’exposé, plutôt confus, manque de substance et les erreurs abondent.

C. Courouve se dit d’accord avec Arno Klarsfeld qui me reproche d’avoir porté contre les juifs l’accusation, infamante, d’escroquerie. Il écrit : « L’accusation d’escroquerie portée [par Faurisson] contre les seuls juifs est en effet infamante, et sort inconsidérément du registre historique ; Faurisson a d’ailleurs été condamné pour cela bien avant l’existence de la loi Gayssot (TGI, Paris, 1re chambre civile, 1er juillet 1981) ». Je relève là cinq erreurs :

1° Quand un jugement de tribunal (président Drai) a été, comme c’est ici le cas, suivi d’un arrêt de cour d’appel (président Grégoire), c’est l’arrêt qu’il faut prendre en considération et il se trouve que ledit arrêt, en date du 26 avril 1983, a sensiblement réformé ce jugement [en ma faveur];

2° C. Courouve a confondu ce procès, où il n’a pas été question de ce qu’il dit, avec un autre procès (en appel, président Hennion), qui m’a été intenté pour une phrase de soixante mots résumant la thèse révisionniste ;

3° Dans cette phrase, je parlais d’un « mensonge historique » qui avait ouvert la voie non à une escroquerie des juifs mais, précisément, à une « escroquerie politico-financière » qui avait permis principalement aux sionistes d’obtenir des Nations unies la création d’un Etat, malgré l’opposition de bien des juifs, et qui avait aussi permis ce que même des juifs dénoncent aujourd’hui sous les termes de « Shoah-Business » ou d’« Industrie de l’Holocauste » ;

4° Ce faisant, je ne sortais pas du champ de la recherche historique puisque, si un auteur pense avoir mis au jour un mensonge historique, il lui faut nécessairement préciser quels ont été, à son avis, les principaux bénéficiaires (ce qui ne veut pas dire : les responsables) et les principales victimes dudit mensonge ; c’est ce que j’ai fait sans mettre en cause « les seuls juifs ». Ce mot de juifs, je l’emploie au sens où C. Courouve parle de « la communauté juive » ou d’« une orthodoxie communautariste ». Pour moi, est « juive » ou « israélite » toute organisation ou personnalité qui se présente comme telle ;

5° C. Courouve n’aurait pas dû exciper d’une décision judiciaire prise à l’encontre d’un révisionniste ; en effet, avant la loi Fabius-Gayssot, des magistrats décidés à noyer un chien révisionniste l’accusaient forcément de la rage ; ils affectaient de poursuivre ou de condamner ce révisionniste non pas pour son opinion (ils s’en défendaient même !) mais pour sa méchanceté supposée, pour le dommage qu’il causait à certains, pour diffamation raciale, pour provocation à la haine, pour propagation de fausses nouvelles, etc.

C. Courouve insinue que je vise « à une exonération du nazisme pour ses crimes » et que je cherche à Hitler une « excuse ». Il ne le prouve pas.

Il tente ce qu’il nomme « un exposé chronologique de la problématique de la loi Gayssot », loi prise le 13 juillet 1990 contre les révisionnistes et qu’il conviendrait, en fait, d’appeler « loi Fabius-Gayssot ». Dans cet exposé disparate, on relève erreurs et lacunes. Par exemple, ce que dit C.Courouve au sujet des quarante-six volumes des archives d’Auschwitz, volumes que, selon lui, on nous cacherait, ne semble puisé qu’aux seules sources journalistiques. En 1995, un ouvrage en trois volumes, d’un total de 2158 pages, publié en polonais, en anglais et en allemand sous l’égide du Musée national d’Auschwitz par un ensemble de huit chercheurs, a révélé avec force chiffres et détails le contenu des cinquante et un, et non quarante-six, volumes des seuls registres mortuaires du camp (State Museum of Auschwitz, Death Books from Auschwitz, K.G. Saur, München, New Providence, London, Paris). Comme je l’ai noté dans mes écrits, ces chiffres apportent une éclatante confirmation de la justesse des estimations révisionnistes quant au nombre total des morts d’Auschwitz. A ce propos, C. Courouve croit fournir avec les chiffres proposés autrefois par J.-C. Pressac l’estimation la plus basse. Or une estimation encore plus basse a été proposée en mai 2002 par Fritjof Meyer, auteur orthodoxe s’il en fut. C. Courouve semble ignorer cette dernière estimation.

C. Courouve dresse une liste de personnalités qui ont eu le courage, à un moment, de dénoncer la loi antirévisionniste. Implicitement sa liste se présente comme complète. Elle ne l’est pas du tout et certaines absences surprennent. Mais surtout elle est trompeuse. C. Courouve y nomme, par exemple, Jacques Toubon, dont il cite une belle envolée, et Pierre Vidal-Naquet. Or le premier s’est par la suite déjugé au point que, dans sa nouvelle fonction de ministre de la Justice, il est allé jusqu’à préconiser une loi antirévisionniste encore plus draconienne que la loi Fabius-Gayssot dont il avait pourtant, quelques années auparavant, condamné le caractère totalitaire et stalinien. Le second [P. Vidal-Naquet], pour éviter de perdre définitivement un procès que lui intentait le révisionniste Henri Roques et qu’il avait perdu en première instance, a décidé, en seconde instance, d’en appeler à la loi Fabius-Gayssot, ce qui lui a permis de gagner miraculeusement en cause d’appel. Enfin, C. Courouve omet de dire que lesdites déclarations n’ont été qu’un déjeuner de soleil : leurs auteurs se sont ensuite murés dans le silence quand cette loi s’est trouvée effectivement appliquée à tel ou tel révisionniste. Il convenait d’en faire la remarque car le phénomène en dit long sur la peur qu’inspire en France « l’orthodoxie communautariste ». Encore récemment, quand Jean Plantin, « auteur-éditeur » et donc confrère de C. Courouve, a été condamné à six mois de prison ferme, Robert Ménard mis à part, personne, dans la liste présentée, n’a eu le courage de protester.

C. Courouve accuse le Parti communiste et lui seul d’être « à l’origine » de la « loi Gayssot ». C’est méconnaître l’histoire de cette loi liberticide. C’est ignorer les faits que mentionne Eric Delcroix dans La Police de la pensée contre le révisionnisme historique, ouvrage publié en 1994. Les initiateurs de la loi antirévisionniste ont été, dès le mois de mai 1986, des personnalités principalement juives réunies autour du grand rabbin Sirat. Puis, en 1987-1988, le Parti socialiste a pris l’affaire en main avec, en particulier, les initiatives de Georges Sarre, de Michel Sapin et surtout de Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale. Le 23 mai 1989, lors d’une réunion organisée par l’Union des étudiants juifs de France et l’association Klarsfeld des Enfants de la Mémoire, L. Fabius a déclaré : « J’ai personnellement proposé une loi contre les négateurs ». Il a prévenu que le Parlement devait agir au rebours de ce qu’avait ordonné Henri IV lorsque ce dernier, désireux d’apaiser les querelles civiles, avait proclamé par l’édit de Nantes qu’il ne devait plus en être question dans le royaume. « Le Parlement devra se faire mémoire », a lancé L. Fabius. La salle, debout, lui a fait une ovation. A son origine, la proposition Gayssot ne visait, elle, qu’à renforcer la répression du racisme. Encore au début de mai 1990, elle n’était, a-t-on dit, qu’« une coquille vide » (Hervé Algalarrondo, « Racisme, histoire d’un ratage », Le Nouvel Observateur, 10 mai 1990, p.77). L. Fabius et ses amis socialistes ont rempli cette coquille avec une disposition antirévisionniste, appelée par Jacques Julliard « l’amendement anti-Faurisson », et ils ont gracieusement permis aux communistes de présenter cette loi. Sans l’exploitation par L. Fabius et Pierre Joxe de la violation de sépultures juives dans le cimetière de Carpentras, il est probable que cette loi aurait fait l’objet d’un recours devant le conseil constitutionnel.

En somme, pour être exact et plus efficace, l’article de C. Courouve aurait besoin d’un travail de révision.

Message de C. Courouve au député Pierre Lellouche (25 septembre 2004)

Le 25 septembre 2004, Noël Mamère est amené à dire que, si la justice déclarait illégale le mariage d’homosexuels, il refuserait d’obtempérer « au nom de la désobéissance civile ». Un débat s’ensuit alors sur cette notion et, pour sa part, un député de Paris, d’origine juive, Pierre Lellouche, déclare : « On ne peut pas tout justifier au nom de la désobéissance civile, sinon, demain, un négationniste peut revendiquer son droit d’expression en refusant d’appliquer la loi Gayssot » (Le Monde daté des 25 et 26 septembre 2004, p.5). C. Courouve adresse alors au député en question le message suivant :

Monsieur le Député, Je lis ce jour sur le site www.lemonde.fr http://www.lemonde.fr : « L’argument selon lequel la désobéissance civile permettrait de faire reconnaître certains droits, dans une démocratie, ne tient pas davantage pour ses détracteurs. ‘C'était vrai pour les objecteurs de conscience pendant la guerre d'Algérie, mais les circonstances étaient exceptionnelles’, concède le député (UMP) de Paris Pierre Lellouche. ‘On ne peut pas tout justifier au nom de la désobéissance civile, sinon, demain, un négationniste peut revendiquer son droit d’expression en refusant d’appliquer la loi Gayssot’, prévient-il. Selon lui, ‘il faut respecter le fait majoritaire, et attendre l’alternance’. ‘Le viol systématique de la loi par des élus n’a pas sa place dans une démocratie qui fonctionne’, ajoute-t-il ».

Je suis d'accord avec vous, et avec Diderot : « Nous parlerons contre les lois insensées jusqu’à ce qu’on les réforme ; et, en attendant, nous nous y soumettrons. Celui qui, de son autorité privée, enfreint une mauvaise loi, autorise tout autre à enfreindre les bonnes. » (Supplément au Voyage de Bougainville). Mais il n’empêche que cette loi Gayssot est une loi détestable, quasi unanimement condamnée.

De nombreuses personnalités se sont prononcées contre cette loi Fabius-Gayssot : les anciens ministres de la Justice Jacques Toubon et Simone Veil ; Jacques Toubon, alors député, précisait : « Je suis contre le délit de révisionnisme, parce que je suis pour le droit et pour l’histoire, et que le délit de révisionnisme fait reculer le droit et affaiblit l’histoire » (Assemblée nationale, 3e séance du 21 juin 1991) ; Jacques Julliard, Annie Kriegel (décédée), Alfred Grosser (Le Monde, 13 septembre 1990), Michel Tournier (prix Goncourt) ; Jean Foyer, ancien ministre de la Justice ; les anciens sénateurs Paul Masson, Jacques Thyraud, Jean Marie Girault et le sénateur René-Georges Laurin ; l’historien de la littérature russe Georges Nivat (ENS-Ulm), qui déclarait : « Je n’approuve pas la loi qui institue un délit de contre-vérité historique » (communication personnelle) ; Dominique Jamet ; le député Jacques Limouzy (RPR) ; Me Jacques Vergès ; Me Patrick Simon ; l’historien Maxime Rodinson ; l’éditeur Jean-Jacques Pauvert, « la grande majorité des historiens » selon les termes de Pierre Vidal-Naquet (Le Monde, 4 mai 1996), dont François Furet (décédé) ; loi « unanimement contestée par les historiens, les juristes et les politiques » (l’hebdomadaire L’Evénement du jeudi du 27/6-3/7/1996) ; Alain Peyrefitte (décédé), ancien ministre de la Justice ; l'Académie des sciences morales et politiques (octobre 1996) ; Jacques Caritey (Revue administrative) ; le philosophe Paul Ricœur ; l'écrivain Michel Houellebecq ; l'académicien Alain Robbe-Grillet ; Robert Ménard (Reporters sans frontières) ; Ivan Rioufol (Le Figaro). Selon un sondage Sofres/Union des étudiants juifs de France de janvier-février 2002, 51 % (contre 48 %) des jeunes de 15 à 24 ans estimeraient que « chacun peut penser comme il veut » dans ce domaine.

Il faudrait donc ouvrir la possibilité de revenir sur cette loi de 1990 ; en verrouillant indéfiniment le débat, on justifierait alors les options de désobéissance. – Voyez mes réflexions relatives à cette question sur la page suivante de mon site, http://pageperso.aol.fr/ccourouve/deh1.html

Je vous prie de croire, Monsieur le Député, à l'expression de mes sentiments les plus respectueux. [Signé : Claude Courouve]

Message de R. Faurisson à C. Courouve (26 septembre 2004)

Votre initiative n’est certes pas pour me déplaire mais ne craignez-vous pas que, par certains de ses aspects (que je vous avais déjà signalés l'an dernier), votre lettre [à P. Lellouche] ne soit devenue caduque ? – Il serait intéressant de faire le point sur l’historique de l’accueil rencontré par cette loi aujourd’hui vieille de quatorze ans. On verrait que la pression juive a conduit des gens comme Toubon et Me Leclerc à se renier jusqu'à faire de la surenchère dans l’autre sens et l’on constaterait également que presque personne n’ose aujourd’hui protester contre cette loi.

Bruno Gaccio qui fait littéralement profession de défendre la liberté d'expression est en faveur du cassage de gueule des révisionnistes. Philippe Bilger ne relève pas même son propos. Voyez le livre qu'ils viennent de publier en commun, Le Guignol et le Magistrat sur la liberté d'expression, Flammarion, septembre 2004, p. 257-260. Gaccio est un casseur d'assiettes, qui ne casse d’ailleurs rien en fait, et les propos qu’il me prête sont faux, mais je trouve significatif qu’un Bilger juge « drôle » à « rire » l’épisode au cours duquel on voit Gaccio menacer un « vieux bonhomme » d’une « onzième agression dans cinq secondes » (mots inventés là aussi par le matamore).

La pression juive est énorme. N’avait-elle pas contraint l’ONU à voter l’abrogation de la résolution où le sionisme était condamné comme une forme de racisme ? Stupéfiant tour de force ! Aujourd’hui Sharon laisse une fois de plus entendre qu’il va faire assassiner Yasser Arafat ; la nouvelle devrait être immédiatement accueillie par un hourvari. Or rien de tel jusqu’à présent. Et Sharon, s’il le voulait, pourrait non seulement liquider Arafat mais, avec les 5 000 bombes spéciales livrées par les Etats-Unis, répéter en Iran l’opération Osirak.

La situation mondiale ainsi que la situation particulière de la France montrent que l'emprise juive et la névrose juive ont pris de telles proportions qu'une abrogation de la loi garantissant la version casher de la seconde guerre mondiale n’est plus possible. Au contraire, la répression du révisionnisme s'étend maintenant un peu partout. Voyez tout récemment les cas Rami, Grosskopf, Roeder, Theil, Berclaz (qui pourrait être livré à la Suisse par le président, juif, de la Serbie), sans compter le malheureux Zündel qui, depuis bientôt vingt mois, croupit en prison de haute sécurité. – Mais je perds mon temps ... Inutile de me répondre. [Signé : Robert Faurisson]

La puissance juive et « une insupportable police juive de la pensée » (A. Kriegel)

Nous ne vivons pas dans l’empyrée philosophique. Pour commencer, nous ne sommes plus dans les années 1990 mais en 2004. Un quasi-silence a fini par s’instaurer dans les rangs de ceux qui, il n’y a guère, osaient encore protester ou murmurer contre la loi Fabius-Gayssot. J’en faisais déjà la remarque à C. Courouve dans ma mise au point du 13 février 2003. En vain. Il n’a, on le voit, tenu aucun compte des retournements à 180° de certains protestataires. Au fond, P. Lellouche serait en droit de lui répliquer : « Voyez comme telles de ces personnes que vous me citez sont redevenues clairvoyantes ! Elles sont maintenant en faveur de cette loi ! Quant aux autres, on ne les entend plus. Qui ne dit mot consent. »

Aujourd’hui, à pleins charters, on convoie les enfants de France vers Auschwitz ou vers d’autres « camps de la mort ». Les pèlerinages de la religion de « l’Holocauste » fonctionnent à plein régime. Tandis que les catholiques ne font pas une obligation à tous, croyants ou mécréants, de se rendre pieusement à Lourdes, les groupes de pression juifs, eux, ne nous demandent pas notre avis. Dans ces dernières années, ils ont investi l’ensemble des institutions scolaires de France pour leur imposer, aux frais du contribuable, l’enseignement de la Shoah à grands renforts de « mallettes pédagogiques » juives et de matériels de sensibilisation à l’incomparable souffrance juive. Au dernier banquet annuel du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF), pas moins de dix-sept ministres en exercice et nombre de nos dignitaires de la politique, des médias et de la finance sont venus écouter comme au prêche les menaces et les gémissements du banquier Roger Cukierman. C. Courouve ne décrit pas cette puissance juive (qui n’a rien à voir avec l’idée farfelue d’un « complot juif »). Il ne dénonce pas vraiment ce que même une Annie Kriegel, justement à propos de la loi Fabius-Gayssot, avait eu le courage et la lucidité d’appeler « une insupportable police juive de la pensée ».

Essayons de voir la réalité en face, ne serait-ce que pour mieux débusquer, décrire et dénoncer toutes les formes de polices de la pensée, à commencer par la plus insolente d’entre celles-ci : la police juive. Se déclarer hostile à la loi Fabius-Gayssot sans toutefois en dénoncer les instigateurs et les gardiens, c’est faire preuve de prudence mais non de clarté.

28 septembre 2004

Wednesday, January 22, 2003

Affaire Plantin. Communiqué du Professeur Faurisson à l'AFP 22 janvier 2003


L'insupportable police juive de la pensée frappe à nouveau


Vous ne croyez pas aux "chambres à gaz" ? Six mois de prison ferme. Tel est le tarif aujourd'hui, en France, sans compter les amendes, les dommages-intérêts, les frais de justice, l'interdiction de poursuivre le métier d'éditeur. Telles sont les exigences d' "une insupportable police juive de la pensée" (Annie Kriegel).


Aujourd'hui, 22 janvier 2003, à Lyon, Jean Plantin, 37 ans, vient d'être condamné à six mois de prison ferme à l'instigation d'un juge d'application des peines, Christophe Trillou. Son crime, de nature purement intellectuelle, a consisté à imprimer, en mars 1999, dans la revue savante Akribeia, publication aujourd'hui disparue sous les coups de la répression, un article et des notes de lecture où il contestait la version juive de l'histoire de la déportation.



J. Plantin croit, bien sûr, à la réalité aussi bien des déportations que des camps de concentration et des fours crématoires (où l'on brûlait les cadavres, en particulier, ceux des victimes du typhus et d'autres épidémies). Mais, comme Churchill, de Gaulle, Eisenhower, le Pape Pie XII, les responsables du Comité international de la Croix-Rouge, et comme bien d'autres encore, il ne croit pas à l'existence des chambres à gaz d'exécution.


Il est révisionniste. C'est précisément pour punir les révisionnistes qui ne croient pas à ces chambres à gaz que des organisations juives françaises et des personnalités juives françaises (Grand Rabbin Sirat, Georges Wellers, Pierre Vidal-Naquet et, surtout, Laurent Fabius) ont obtenu la création d'une loi d'exception, le 13 juillet 1990. Cette loi est connue sous le nom de "loi Gayssot". Elle devrait s'appeler "loi Fabius". A Lyon, Me Alain Jakubowicz a multiplié les déclarations les plus virulentes contre les révisionnistes en général et J. Plantin, en particulier. Au terme de féroces campagnes de presse à sens unique, les Universités Lyon III et Lyon II ont été contraintes de retirer à J. Plantin ses diplômes universitaires respectivement onze ans et neuf ans après leur obtention. Cela ne s'était jamais vu dans l'histoire de l'université française.



Aujourd'hui donc, un homme de 37 ans, dépouillé de ses diplômes, interdit d'exercer sa profession, sans argent, privé d'accès à ces médias qui impunément l'abreuvent d'outrages, va se retrouver en prison au premier coup de sifflet d'un procureur lyonnais.



De ses recherches il a conclu qu'il est impossible de croire en une histoire juive, devenue, par la grâce d'une loi d'exception, histoire officielle de la République française. Là est son crime irrémissible.



Sommes-nous en Palestine occupée par l'armée juive ou dans une France courbée sous le joug d' "une insupportable police juive de la pensée" ?


Personnellement, je suis prêt, au besoin, à rejoindre J. Plantin dans les geôles infectes de la ville de Lyon, capitale de la Résistance et du Révisionnisme.


Robert Faurisson, 10, Rue de Normandie, 03200 VICHY

22 janvier 2003

Saturday, September 24, 1994

En France, la répression du révisionnisme (suite)


Mon avocat, Me Éric Delcroix, vient de publier La Police de la pensée contre le révisionnisme. Du jugement de Nuremberg à la loi Fabius-Gayssot. En guise d’illustration de son étude on pourrait méditer l’expérience que, personnellement, je viens de vivre à mon retour des États-Unis, le 17 septembre 1994 au soir.

Aux États-Unis, j’ai pu, en quelques semaines, d’abord participer à la conférence internationale de l’Institute for Historical Review à Los Angeles puis donner, dans l’Alabama, une conférence au sein d’une université, sur le révisionnisme historique. Diverses chaînes de radio et de télévision ont reproduit mes propos.

Les Américains sont étonnés d’apprendre qu’en France il existe une loi qui permette de condamner à des peines de prison ou à de lourdes sanctions financières ceux qui, comme moi, affirment qu’ils ne croient pas aux magiques chambres à gaz hitlériennes. Ils me demandent : « Mais la France n’a-t-elle pas pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité ? » Je ne manque pas de leur répondre que cette devise, qui figure au fronton de toutes nos prisons, date de 1792, année où fut pour la première fois utilisée la guillotine. La France a une longue tradition de guerres civiles. Elle est à la fois anarchiste et monarchiste ou napoléonienne ; parce qu’elle est intimement portée au désordre gaulois, elle est aussi dirigiste et policière ; profondément indisciplinée, elle aspire souvent à la trique et au dirigisme d’État. Elle est peut-être la première au monde pour la répression qu’elle a, pendant des siècles, exercée contre ses intellectuels. La liste est impressionnante des auteurs qui ont été, dans notre pays, embastillés, contraints à l’exil, exécutés, épurés.

A mes auditoires américains, j’ai souvent dit que lorsque l’avion me ramène en France ma gorge se noue. Je sais le sort que me réservent mes compatriotes.

Le 17 septembre 1994 au soir, j’apprenais qu’un huissier s’apprêtait à opérer une descente à mon domicile en compagnie du commissaire de police de la ville et d’un serrurier. Me précipitant chez cet huissier, j’ai pu, en lui versant une somme de six mille cinq cents francs (sur quarante six mille qui m’étaient réclamés), faire annuler provisoirement une telle descente. Rentré à mon domicile, je découvrais dans mon courrier un avis du Trésor public exigeant que je paie dans les trente jours une amende de trente mille francs. Bien entendu, tout cet argent m’est réclamé sur le fondement de condamnations judiciaires pour « contestation de crimes contre l’humanité ».

En cinq mois, je viens déjà de verser 128.500 F. Par ailleurs, comme, juste après ma condamnation à verser ces trente mille francs, j’avais demandé à un tribunal de m’accorder la faveur d’un paiement étalé sur plusieurs mois, la cour d’appel de Paris, présidée par la juive Violette Hannoun, avait décidé non seulement de me refuser cette faveur, mais de m’obliger à verser, au surplus, quatre mille francs supplémentaires à chacune des organisations juives et autres qui s’étaient opposées à ma demande ; autrement dit, me voici contraint de verser 30.000 F + 44.000 F + les frais d’avoués de la partie adverse + mes propres frais d’avocat et d’avoué. Et je ne parle pas d’autres sommes à verser pour d’autres condamnations…

Telle est la France où règne ce qu’Annie Kriegel elle-même appelle la « police juive de la pensée ».

24 septembre 1994

Thursday, September 26, 1991

Lettre à M. le Président de la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris



Monsieur le président,

J’ai l’honneur et le regret de vous faire savoir que je ne me présenterai pas devant votre tribunal le 3 octobre prochain ; je charge mon conseil, Me Éric Delcroix, de bien vouloir m’y représenter. 

L’expérience des 21 et 22 mars 1991 m’enseigne qu’on ne peut ni ne veut réellement assurer ma sécurité lorsque je me présente devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris.

En apparence et en paroles, on se soucie de ma sécurité ; en fait et en actes, on s’en moque. 

J’évalue à cinquante le nombre des gendarmes qui étaient présents sur les lieux lors de mon procès devant M. Claude Grellier, président de la XVIIe chambre. Ce nombre aurait dû suffire à éviter tout incident grave soit dans le hall d’accès au tribunal, soit dans le prétoire même.

Il n’en a rien été. Dans le hall d’accès, j’ai été couvert de crachats et frappé tandis que, dans le prétoire, j’ai été couvert de crachats et abreuvé d’insultes. 

De nombreux manifestants avaient été convoqués par la LICRA, le Bétar et le Tagar. Les gendarmes avaient, selon toute vraisemblance, reçu la consigne d’éviter le moindre incident avec ces personnes venues me crier leur haine et me frapper. Un seul gendarme a tenté de me protéger mais j’ai été blessé à la jambe droite et il m’a fallu, par la suite, subir, en conséquence, une intervention chirurgicale à cette jambe le 5 juillet 1991. Trois gendarmes se sont bien saisis d’un jeune manifestant particulièrement violent mais ils ont pris la précaution de l’emmener précipitamment au loin, hors de la vue de tous, si bien que la personne frappée n’a pu connaître l’identité de ce manifestant. Ont été ainsi frappés ou malmenés certains de mes amis ainsi que des membres de ma famille, notamment un frère et une sœur reconnus comme tels par des voyous bien informés.

Pendant toute une partie de ma déposition, j’ai été copieusement insulté par des personnes se présentant comme « déportés juifs ». A plusieurs reprises, M. Grellier a prévenu les perturbateurs qu’il donnerait l’ordre de les expulser. En vain. Lorsque, à la fin des fins, il lui a bien fallu ordonner l’expulsion de trois manifestants juifs surexcités, ces derniers, voyant approcher les gendarmes, leur ont signifié qu’ils refusaient de quitter les lieux : « Allez-y ! Dégainez ! Nous, on reste !» Et ils sont restés. M. Grellier avait fait preuve de plus d’autorité le jour où, peu auparavant, j’étais venu à la barre pour témoigner en faveur de M. François Brigneau. Il m’avait interrompu et fait expulser !

Je ne peux plus accorder de confiance aux magistrats et aux gendarmes pour assurer ma sécurité au palais de justice de Paris. 

A Paris, comme en bien d’autres villes de France, les milices juives font la loi, avec l’assentiment du ministère de l’Intérieur [1]. Ces milices sont armées tandis que les honnêtes gens sont désarmés. Il sévit par ailleurs dans ce pays une « insupportable police juive de la pensée » [2]. La loi ou, plutôt, l’oukase Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990 illustre le caractère exorbitant des privilèges de cette police. Je rappelle que l’idée de cet oukase a germé dans l’esprit d’un certain nombre d’intellectuels groupés autour du rabbin Sirat et de Serge Klarsfeld [3]

En toute quiétude, M. Jean Pierre-Bloch est venu faire une apparition à mon procès. Ni ce jour-là, ni en aucune autre circonstance de sa vie, il n’a été la victime d’une violence ou d’une voie de fait de la part de ces révisionnistes qu’il accuse mensongèrement d’être des violents ou des provocateurs. Il encourt une grave responsabilité dans les campagnes de haine et dans les violences dont les révisionnistes, eux, ne cessent d’être les victimes depuis douze ans. Son organisation (la LIC(R)A) et son organe de presse (Le Droit de vivre, qui devrait s’appeler Le Droit de tuer) m’ont promis, selon la formule de leur collaborateur Raphaël Jerusalmy, que je ne « fera[is] pas de vieux os ». Dans sa livraison de février-mars 1991, Le Droit de vivre avait « mobilisé » ses « militants » et ses « sympathisants » pour mon procès des 21 et 22 mars. Comme de bien entendu, on appelait ces gens à venir « dans le calme, le silence et la dignité ». Mais, de chaque article consacré par cette publication aux révisionnistes, suintent la haine et la violence. Je rappelle que la LIC(R)A a été fondée pour défendre un assassin, notamment en faisant pression sur les magistrats qui, à l’époque, avaient à le juger. La LIC(R)A n’a pas dérogé. Elle porte un stigmate qui ne trompe pas. Les 21 et 22 mars 1991, elle a montré son visage habituel.

Ce même J. Pierre-Bloch et cette même LIC(R)A osent aujourd’hui déclarer que, dans mon interview écrite du Choc du mois de septembre, je diffame les juifs parce que j’ai conclu, avec mille autres chercheurs révisionnistes dans le monde, que le prétendu génocide des juifs et les prétendues chambres à gaz hitlériennes n’ont jamais existé.

Qu’y pouvons-nous ? Faudrait-il cacher le résultat de ses recherches pour n’avoir pas à contrarier Pierre ou Paul ? Faudrait-il, pour plaire à ce même Pierre ou Paul, mentir délibérément et dire ou laisser dire que « génocide » et « chambres à gaz » ont existé ? Faudrait-il ainsi participer à une atroce calomnie ? Mon droit, comme mon devoir, est de dire publiquement que :

 1) pour des raisons d’ordre principalement physique, chimique, topographique, architectural, documentaire et historique, il est amplement démontré que les révisionnistes ont raison (voyez, en France et à l’étranger, la bibliographie révisionniste) ;
 2) de récentes expertises physico-chimiques ont prouvé, comme je l’avais découvert dès le début des années soixante-dix, que l’existence des prétendues chambres à gaz hitlériennes se heurte à une foule d’impossibilités matérielles (voyez les deux expertises Leuchter, l’expertise de Cracovie, etc.) ;
 3) un ensemble impressionnant de faits historiques, relatifs à la seconde guerre mondiale, démontre que, s’il a existé de la part des autorités du IIIe Reich une politique de plus en plus hostile aux juifs (mais non aux sionistes : loin de là !), il n’a pu exister de leur part ni une politique de destruction physique de ces juifs ni, pour mener à bien cette prétendue politique, des camps dits « d’extermination » ; 
 4) sur le plan scientifique, le dogme de l’ « Holocauste » est mort tandis que, sur le plan médiatique, on s’évertue à cacher cette mort et, s’il a fallu pour certains édicter l’oukaze du 13 juillet 1990, c’est précisément parce qu’on ne peut plus opposer d’argument logique ou historique aux révisionnistes.

Dans les siècles passés, d’innombrables magistrats, y compris Jean Bodin, ont « tenu pour prouvé » que des sorciers ou des sorcières avaient eu commerce avec le diable, mais ces magistrats n’avaient pas commencé par le commencement : ils n’avaient pas établi l’existence du diable. Au XXsiècle, de nombreux magistrats ont « tenu pour prouvé » que des nationaux-socialistes allemands avaient délibérément exterminé des millions de juifs, notamment au moyen de diaboliques chambres à gaz, mais ces magistrats n’ont pas commencé par le commencement : ils n’ont pas établi l’existence de ces chambres à gaz, totalement inconcevables du point de vue de la physique et de la chimie.

Les chercheurs qui ont autrefois prouvé que le diable, ses pals, ses grils, ses fours, n’étaient qu’une abominable invention de la crédulité humaine étaient avant tout guidés par le goût de la recherche et non par le désir de « diffamer » l’Église ; de la même façon, en notre siècle, les révisionnistes, qui ont surabondamment prouvé que le diabolique génocide des juifs et les diaboliques chambres à gaz hitlériennes ne sont qu’une détestable invention de la propagande de guerre et de la crédulité humaine, veulent réhabiliter la vérité des faits et ne songent pas à « diffamer » la Synagogue.

Mais, à l’exemple des chercheurs qui, tel Galilée, finissaient par protester contre la répression dont ils étaient les victimes de la part de l’Église à cause du résultat de leurs recherches, les révisionnistes, aujourd’hui, élèvent une solennelle protestation contre la répression dont ils sont les victimes de la part de la Synagogue parce qu’ils publient les résultats de leurs travaux.

En douze ans, j’ai subi six agressions physiques, une tentative d’assassinat et une incessante répression judiciaire et extrajudiciaire. Je ne suis pas le seul révisionniste dans ce cas et des révisionnistes juifs ont peut-être encore plus souffert que moi. Je n’en conçois pas de haine mais je dis à mes juges : « Halte-là ! Ne vous déshonorez pas ! Ne jouez pas les Ponce Pilate en invoquant la nécessité d’appliquer telle ou telle loi ! Il existe, pour les juges, bien des moyens de ne pas appliquer une loi qu’ils tiennent eux-mêmes pour injuste, absurde ou désuète. »

Dans le passé, les juges qui m’ont condamné pour mon révisionnisme ont immanquablement commencé par rappeler que les magistrats n’ont aucune compétence en matière d’histoire, ce qui est vrai ; ils ont ajouté qu’ils n’avaient donc pas à se prononcer sur le point de savoir si « chambres à gaz » et « génocide » avaient réellement existé, ce qui est encore vrai. Mais, aussitôtle principe énoncé, ils sont passés outre et ils ont agi comme si « chambres à gaz » et « génocide » avaient incontestablement existé. Ce postulat, qu’ils n’osent pas exprimer, leur dicte la condamnation des révisionnistes. Imaginons un instant que, de même que la religion du communisme vient d’imploser, la religion de l’Holocauste vienne, elle aussi, à imploser dans l’esprit du grand public : il n’y aurait plus de procès contre les révisionnistes ! Les procès en sorcellerie ont cessé du jour où la croyance universelle en la réalité physique du diable s’est effondrée. Je précise, pour être juste, qu’il est arrivé à des magistrats français de rendre hommage à la qualité des travaux révisionnistes mais, bien sûr, on a trouvé prétexte à condamner les auteurs de ces travaux. Rappelons que Galilée lui-même n’a pas été condamné sur le fond de sa thèse mais sur la forme. Dans ces cas-là, rien n’est facile à trouver comme un prétexte.

Mon procès des 21 et 22 mars 1991 a démontré que la partie adverse est désormais incapable de fournir une preuve, une seule preuve de l’existence d’une prétendue politique de destruction physique des juifs, ou encore une preuve, une seule preuve de la réalité des prétendues chambres à gaz hitlériennes. Quant aux magistrats qui ont osé me condamner, ils sont incapables de me définir ce qu’est une chambre à gaz hitlérienne ni de m’en décrire ou de m’en dessiner une. Et pour cause ! On ne peut ni définir, ni décrire, ni dessiner un cercle carré ou un carré circulaire. Ces magistrats reconnaissent qu’ils n’ont eux-mêmes aucune compétence en matière d’histoire mais ils me condamnent au nom d’une loi, signée de F. Mitterrand, qui décrète qu’un tribunal, « militaire » celui-là, le Tribunal de Nuremberg, avait toutes les compétences pour juger en matière d’histoire, et cela sans appel possible et pour l’éternité. Au cours de ma déposition, j’ai montré que le procès de Nuremberg avait été une mascarade judiciaire. Il faut croire qu’ici mes arguments ont porté puisque, dans son jugement, M. Grellier écrit :

Des critiques peuvent, à juste titre, être développées concernant l’organisation, la structure et le fonctionnement du Tribunal Militaire International de Nuremberg, tant sur le plan juridique qu’historique ou philosophique.

Si, comme le reconnaît M. Grellier, le Tribunal de Nuremberg est critiquable à tous les points de vue possibles et imaginables, en quoi peut-on me reprocher de critiquer à mon tour ce tribunal sur un seul point d’histoire ? 

Absurde dans son principe, la loi Fabius-Gayssot ne peut conduire qu’à des absurdités dans son application. Elle revient à menacer de prison et d’amendes ceux qui ne croiraient pas à la quadrature du cercle, telle que décrétée, sans appel et pour l’éternité, par un tribunal « militaire » de circonstance.

Je maintiens tous les termes, sans exception, de l’interview écrite que j’ai signée dans Le Choc du mois de septembre 1990 : autant je revendique l’honneur d’y défier une loi scélérate, autant je n’y vois pas l’ombre d’une « diffamation raciale » ou d’une « provocation raciale ». 

Veuillez recevoir, Monsieur le président, l’assurance de mes sentiments indignés.


P.J. : – Ma récidive immédiate du 18 avril 1991 : « Le révisionnisme devant les tribunaux français. »

         – Revue d’histoire révisionniste, n° 4, avril 1991, pour l’article intitulé : « Procès Faurisson » (p. 107-133) [4].


P.S. : Aujourd’hui même se déclenche une campagne médiatique en faveur d’un produit lancé par l’ex-stalinien Serge Moati. Il s’agit d’une production télévisée en deux épisodes sur La Haine antisémite ; le révisionnisme y est présenté comme un phénomène antisémite. Cette campagne culminera le 2 octobre (veille de mon procès) et le 3 octobre (jour de mon procès) avec la projection du film, la vente des cassettes et le lancement du livre. Un sondage publié par L’Événement du jeudi (26 septembre 1991) révèle que cette « haine » serait en chute libre.

26 septembre 1991


Notes

[1] Voyez la déclaration de Mme Fabius-Castro dans Le Monde du 7 mars 1986, p. 8 : « Extraordinaire nouveauté dans le comportement politique, la gauche a permis à des milices juives de s'installer dans des quartiers, rue des Rosiers à Paris, mais aussi à Toulouse, à Marseille, à Strasbourg. Ces milices ont des contacts réguliers avec le ministre de l'Intérieur ».
[2] Voyez la déclaration d’Annie Kriegel dans L’Arche, avril 1990, p. 25, et Le Figaro, 3 avril 1990, p. 2.
[3] Bulletin de l’Agence télégraphique juive, 2 juin 1986, p. 1.
[4] Ces textes sont reproduits dans Ecrits révisionnistes (1974-1998), volume III, p. 1310 et p. 1292-1330.