Showing posts with label "Dalloz-Sirey". Show all posts
Showing posts with label "Dalloz-Sirey". Show all posts

Saturday, October 5, 1985

Bilan des neuf premiers mois de 1985


Énorme travail exigé par le procès Zündel à Toronto (Canada). Très important retentissement dans la presse canadienne de langue anglaise. Déroute de Raul Hilberg (le pape de l’exterminationnisme) et de Rudolf Vrba (personnage-clé à l’origine du mythe). Plusieurs livres sont en préparationsur cette affaire. Notre Institute for Historical Review vient de publier de Michael A. Hoffman II : The Great Holocaust Trial. 

Notre Institut est parvenu à éviter le dangereux procès Mermelstein moyennant un versement de quatre-vingt-dix mille dollars et un court mot d’excuse qui est sans conséquence. L’Institute a repris force et vie. Il vient de publier une traduction en anglais de Campagne de Russie, 1941-1945 de Léon Degrelle.

Claude Lanzmann a manqué son opération Shoah, du moins en France. Nous ne sommes pas pour rien dans cet échec. 

Henri Roques a soutenu avec succès la première thèse révisionniste qu’on ait jamais présentée au sein d'une université française. La soutenance a eu lieu le 15 juin devant l’université de Nantes. Elle portait sur les «confessions» de Kurt Gerstein qui constituent la pierre angulaire de la légende de Belzec, Treblinka (et Sobibor). Nous nous apprêtons à diffuser la nouvelle dans les milieux scientifiques et journalistiques.

Depuis le 8 juillet je suis attelé à la correction d’une mauvaise traduction en français de l’admirable livre de Stäglich. Nous avons trouvé un peu d’argent. Le livre sortira en 1986. 

Une traduction en flamand de mon travail sur le journal d’Anne Frank a été diffusée en Belgique et n’est pas passée inaperçue de la presse. Cela nous a permis de publier dans la presse belge des textes en droit de réponse. Les actuels détenteurs des manuscrits Anne Frank sont en mauvaise posture. Ils remettent d’année en année la publication « authentique » qu’ils nous promettent depuis 1980.

J’ai publié des textes en droit de réponse dans Témoignage chrétien, dans Le Débat et surtout dans Ouest-France qui a le plus fort tirage de tous les journaux de France. Des gens sont intervenus dans le débat, de notre côté. Le cas du professeur de Boüard est particulièrement intéressant.

Au Sénat et à l’Assemblée Nationale, le révisionnisme a provoqué des levées de boucliers ; voy., dans Le Journal Officiel, les interventions Badinter, Lederman, Goldet, Rabineaux, Charzat. 

Dans de récents numéros du Journal of Historical Review j’ai publié des articles qui ne sont pas parus en français : « A Challenge to David Irving » et environ quarante pages intitulées « Revisionism on Trial in France, 1979-1983 ».

Éric Delcroix est parvenu à faire condamner le Dalloz-Sirey en première instance et en appel ; l’honorable revue a dû publier le jugement la condamnant. On en a parlé jusque dans Les Petites Affiches lyonnaises. Cassation ?

Éric Delcroix est parvenu aussi à faire condamner la LICRA dans l’affaire Historia.

Pour ce qui est de notre procès contre L’Humanité et de notre procès contre Pierre-Bloch (cette fois pour un article dans Le Droit de Vivre), nous avons perdu en première instance. Plaidoiries d’appel les 11 et 19 décembre. 

La grave affaire des sommes qui me sont réclamées par la LICRA est l’objet d’une série de procédures compliquées. Le Trésor Public a opéré une saisie de cinquante-huit mille francs environ sur mon salaire. La LICRA me réclame encore environ quatre-vingt mille francs.

Pierre Guillaume est poursuivi par le ministère public pour avoir eu le courage de distribuer un tract à l’entrée du cinéma du Quartier latin où était projeté Shoah. Il poursuit Le Nouvel Observateur pour refus d’insertion d’un texte en droit de réponse.

Un révisionniste italien, Carlo Mattogno, dont la qualité de travail est exceptionnelle, devrait être en mesure de publier en 1986 ses recherches sur Filip Müller, sur Nyiszli et, d’une façon générale, sur le grand mensonge. 

Henri Roques est en rapport avec un éditeur parisien qui pourrait publier un petit livre sur Gerstein mais à l'usage du grand public. La thèse elle-même va être reproduite en exemplaires photocopiés et envoyés à un certain nombre de centres de recherches historiques en France et à l’étranger.

Ma Réponse à un historien de papier va être publié dans le Journal of Historical Review

Mon interview de Storia Illustrata ainsi que d’autres textes de moi devraient paraître en flamand.

Nous publierons probablement la lettre d’un ancien déporté qui a vécu quarante-sept mois à Mauthausen et qui dénonce le mythe de la chambre à gaz de ce camp. Du point de vue de la recherche historique, l’événement le plus important de cette année sera sans doute... la dissimulation des journaux et écrits de Mengele. Nous en savons la teneur : Mengele a écrit ou déclaré que ce qu’on disait de lui ou d’Auschwitz n’était que propagande et mensonge.

5 octobre 1985

Sunday, September 1, 1985

Histoire et droit (article paru dans "Le Débat", n° 32)

M. Robert Faurisson, s’estimant mis en cause par les articles de Jean-Denis Bredin et de Georges Kiejman (Le Débat, n° 32) et usant de son droit de réponse, nous prie d’insérer le texte suivant :


Monsieur le Directeur, 

Dans votre livraison n° 32 (p. 92-125), vous publiez une étude de J.-D. Bredin et une étude de G. Kiejman où se trouve longuement évoquée ce que vous appelez l’« affaire Faurisson ». Je rappelle qu’en 1979, sur plainte de la LICRA et de huit autres associations, j’avais été assigné en justice pour dommage à autrui parce que j’avais écrit dans Le Monde que l’existence de prétendues chambres à gaz homicides à Auschwitz ou dans d’autres camps n’était à l’origine qu’une rumeur de guerre. Le 8 juillet 1981, j’étais condamné par un jugement du TGI de Paris. Le 26 avril 1983, la Cour de Paris confirmait ce jugement mais non sans le réformer sensiblement sur le fond. 

Sur l’étude de J.-D. Bredin je ferai cinq remarques :

1. selon lui, j’aurais cherché à esquiver mes responsabilités en disant que je n’étais qu’un critique de textes et documents et non un historien ; en réalité, par unique souci de précision, j’avais dit que j’étais critique de textes et documents et non historien ; il n’y a jamais eu de ne... que ;
2. l’accusation portée contre moi n’était pas en substance celle que J.-D. Bredin rapporte aux pages 100-101 ; j’étais en fait accusé de « falsification de l’Histoire » ; or, les juges ont d’emblée repoussé cette accusation ;
3. il ne mentionne aucun de mes moyens de défense ; 
4. il ne dit pas que, dans ce débat d’histoire, sept personnes (de la gauche libertaire) dont J.-G. Cohn-Bendit, P. Guillaume et S. Thion étaient volontairement intervenues au litige pour m’apporter leur soutien ; 
5. il traite du jugement sans mentionner l’arrêt qui, sur une partie importante du fond, rendait ce jugement caduc.

Les points 2, 3 et 4 peuvent s’expliquer par le fait qu’au lieu de se reporter au texte original du jugement, M. Bredin s’en est remis au texte donné par le « Dalloz-Sirey » ; or, ce texte-là est entaché d’omissions et d’erreurs fautives qui ont valu au « Dalloz-Sirey » d’être condamné par un jugement civil du TGI (23 novembre 1983), confirmé par un arrêt de la cour de Paris (8 mars 1985).

G. Kiejman, lui, traite du jugement et de l’arrêt. Il dit que « Faurisson se voit condamné en tant qu’historien parce qu’il [...] essaie de diffuser une prétendue vérité qui viole l’évidence » (p. 123). Il n’en est rien. G. Kiejman a passé sous silence les considérants finaux de l’arrêt, là où, selon l’usage, la Cour articule les griefs les plus graves ; or, ces griefs sont que : « M. Faurisson, qui s’indigne de ce qu’il nomme "la religion de l’Holocauste", n’a jamais su trouver un mot pour marquer son respect aux victimes en rappelant (persécutions, déportations, millions de morts)» et la Cour, à l’instar du tribunal, dénonce ce qu’elle trouve de dangereux dans mes écrits. Jamais la Cour ne m’a reproché « mille artifices » (ibid.). Son « mais considérant » n’aurait pas dû être remplacé par un « et considérant » (ligne 11) qui fausse le sens. G. Kiejman parle avec insistance de la « ruse » des magistrats. Pour moi, point de ruse, mais une grande clarté. Comme elle le dit elle-même, la Cour a vu qu’il y avait un « problème historique », celui de ces chambres à gaz qui, dit-elle, « à en croire de multiples témoignages, auraient été utilisées (par les Allemands) ». Elle a répondu à mes accusateurs qu’elle n’avait trouvé chez moi ni légèreté, ni négligence, ni ignorance délibérée, ni mensonge ; elle a vu que pour moi, selon ses propres termes, « l’existence des chambres à gaz, telles que décrites habituellement depuis 1945, se heurte à une impossibilité absolue, qui suffirait à elle seule à invalider tous les témoignages existants ou à tout le moins à les frapper de suspicion ». Au vu de mes travaux elle a prononcé : « La valeur des conclusions défendues par M. Faurisson (sur les chambres à gaz) relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public. »

En Allemagne et en Afrique du Sud il est interdit de mettre en doute l’existence des chambres à gaz. En France, nous en avons le droit depuis cet arrêt du 26 avril 1983. Voilà qui me semble digne d’intérêt à la fois pour « Le droit, le juge et l’historien » (titre de l’étude de M. Bredin), pour « L’histoire devant ses juges » (titre de l’étude de M. Kiejman) et pour un dossier du Débat intitulé « Histoire et droit ».

___________ 
[Publié dans Le Débat, septembre 1985, p. 190-191.]

Wednesday, November 23, 1983

Le professeur Faurisson obtient la condamnation du Dalloz-Sirey


Le Recueil Dalloz tient, dans la doctrine et dans la jurisprudence du droit français, une place essentielle. Il est la « bible » des juristes. Il est, en particulier pour les professeurs et pour les étudiants en droit, le premier des ouvrages de référence. Voici ce qu’on peut lire dans le dictionnaire Larousse (édition en trois volumes, 1965) à l’article Dalloz :

Maison d’édition française, créée à Paris, en 1824, par les avocats Désiré et Armand Dalloz. Elle publie, depuis sa fondation, le Répertoire de législation, de doctrine et de jurisprudence et le Recueil périodique de jurisprudence générale. Le recueil Dalloz tient, dans la doctrine et dans la jurisprudence de notre droit, une place essentielle. La librairie Dalloz publie aussi des codes, des ouvrages de droit, d’économie politique, ainsi que des précis pour étudiants.

A l’article Sirey, on lit : 

Sirey (Jean-Baptiste), juriste français (Sarlat 1762-Limoges 1845). A partir de 1800, il publia un Recueil des lois et arrêts.

Les maisons Dalloz et Sirey ont fusionné à une époque récente. 

Dans son hebdomadaire du 3 février 1982, le Recueil Dalloz-Sirey, sous la rubrique « Jurisprudence », présentait :

« L’affaire Faurisson : Droit, histoire et liberté. – Note sous [le texte d’un] jugement du Tribunal de grande instance de Paris, 8 juillet 1981 », par Bernard Edelman, docteur en droit, avocat à la cour de Paris, p. 59.

Après la reproduction du texte du jugement, Me Bernard Edelman rédigeait une longue note comme il est probable que le vénérable recueil n’en avait jamais publié. Dans cette note, d’une extraordinaire violence, le professeur Faurisson était décrit sous les traits d’un raciste, d’un antisémite, d’un homme haineux et violent, ennemi de la démocratie et de la collectivité humaine, cherchant à échapper à toute responsabilité professionnelle, fanatique, assassin de la vérité ; par-dessus tout, il était décrit à plusieurs reprises comme un menteur professionnel, utilisant la « méthode du mensonge absolu » : « Il mentait à tout le monde ».

Mais il y a plus intéressant : le texte même du jugement avait été falsifié. Pour cette raison, le professeur Faurisson, par l’intermédiaire de son avocat, Me Eric Delcroix, faisait assigner la société éditrice du recueil Dalloz-Sirey pour « dommage à autrui » (art. 1382 et 1383 du code civil). Le 23 novembre 1983, la première chambre (première section) du Tribunal de grande instance de Paris condamnait la société éditrice à la publication du jugement de ce jour et aux dépens.

Les motifs de la condamnation du Dalloz-Sirey pourraient se résumer en cinq phrases :

Il n’a pas fait connaître clairement et sans équivoque... Il n’a pas averti... Il n’a pas indiqué... Il a supprimé... Il a occulté...


Extraits du texte du jugement

(P. 5) [il appartenait à l’éditeur] de faire connaître clairement et sans équivoque l’existence et la place des passages supprimés ou résumés, et éventuellement leur nature ou leur importance, afin de permettre au lecteur d’exercer en toute connaissance de cause son pouvoir d’interprétation ou de libre critique de la décision ;
(P. 5) [...] en s’abstenant d’avertir le lecteur de suppressions de paragraphes par lesquels le Tribunal a estimé devoir exposer le fondement juridique de la demande ainsi que les moyens de défense de Robert Faurisson – aux fins de fixer l’objet du litige et des thèses en présence – la Société Dalloz-Sirey a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
(P. 6) [...] en omettant d’indiquer l’existence d’intervenants volontaires aux côtés du défendeur [Robert Faurisson] et en supprimant sans avertissement tous les passages pouvant révéler leur existence, la société [Dalloz-Sirey] a fait preuve d’imprudence ; [...] s’agissant d’un litige relatif à la liberté de l’historien de soutenir une thèse, fût-elle considérée dans l’opinion commune comme inacceptable, concernant une période très récente et particulièrement douloureuse de l’histoire contemporaine – celle de « l’inexistence des chambres à gaz » – la présence de ces interventions au « soutien » du défendeur [Robert Faurisson] et l’appréciation de leur recevabilité ne peuvent être jugées, ainsi que le prétend la société Dalloz-Sirey, comme un problème juridique au seul caractère procédural ;
(P. 6) [...] la suppression non signalée des passages relatifs notamment à l’exposé des moyens de défense de Robert Faurisson, quelle que soit leur pertinence, a causé à celui-ci un préjudice moral, dès lors que le lecteur n’a pas été à même de prendre connaissance de façon complète et objective de sa position personnelle dans le débat ;
(P. 6) [...] l’occultation de l’existence de sept personnes, qui sont intervenues au litige pour lui apporter « leur soutien », lui est aussi préjudiciable, en dépit de l’appréciation juridique de leur recevabilité, dans la mesure où il apparaît à la lecture de cette publication comme un homme seul, dans un débat qui ne saurait se limiter aux seuls problèmes juridiques en cause ;
(P. 7) PAR CES MOTIFS, [le tribunal] condamne la société Dalloz-Sirey à faire publier le présent jugement, dans le prochain numéro de l’hebdomadaire Dalloz-Sirey sous le titre « Publication judiciaire », dans la rubrique « Jurisprudence » dans son texte intégral et en caractères semblables à ceux utilisés pour la publication du jugement rendu par ce tribunal (le) 8 juillet 1981 ; rejette les autres demandes ; dit n’y avoir pas lieu à exécution provisoire de ce jugement ; condamne la société Dalloz-Sirey aux dépens.


Conclusion

Il sera intéressant de voir si la société éditrice ira en appel.

On peut dire, en attendant, que les adversaires de la thèse révisionniste du professeur Faurisson ont multiplié les falsifications dans leurs prétendues « publications judiciaires ». A propos d’une seule et même affaire civile, on relève ainsi trois « publications judiciaires » falsifiées. D’abord, pour le cas du texte du jugement de première instance, voyez, en plus de la falsification du Dalloz-Sirey, la falsification perpétrée par la LICRA dans l’abusive « publication judiciaire » parue dans Le Monde du 18 juillet 1981, p. 10, heureusement rectifiée par une lettre de Me Eric Delcroix dans le numéro du 23 juillet, p. 10. Quant au texte de la cour d’appel de Paris, du 26 avril 1983, il a été falsifié par Me Charles Korman, pour le compte de la LICRA, dans Historia, octobre 1983, p. 17 ; c’est ce qu’on pourra constater en se reportant au texte intégral et conforme à l’original publié dans Epilogue judiciaire de l’affaire Faurisson.

23 novembre 1983


[NdE : Les adversaires du professeur Faurisson ont échoué ensuite en appel et en cassation : une humiliation pour le docte recueil. Ses responsables s’étaient aventurés à faire confiance au faussaire Bernard Edelman, un ami de Pierre Vidal-Naquet, défendu par Me Charles Korman.]


Thursday, May 26, 1983

Lettre à M. Pierre Vidal-Naquet

(copie à MM. Poliakov, Wellers, l’immortel auteur de
 Les chambres à gaz ont existé)


Monsieur, 

Vous écrivez à M. Pierre Guillaume :

Je n’ai aucun goût pour la persécution de qui que ce soit et, à l’occasion, j’interviendrai publiquement pour qu’on ne réclame pas à M. Faurisson les sommes qui sont exigées de lui par le jugement le condamnant. J’ai toujours été hostile à ce procès et n’ai pas changé d’avis.

Vous avez été à la pointe de la persécution. Vous êtes avec votre ami Poliakov à l’origine de la déclaration « silly and Stalinist » des trente-quatre historiens. Vous avez dit que la question des chambres à gaz ne se posait pas et vous avez en même temps incité les gens à écrire en faveur de ces chambres magiques. Seul François Delpech, qui a animé la cabale contre moi à l’université Lyon-II, s’est mis au travail. Vous avez eu l’aplomb de venir me charger devant un tribunal avec une bassesse qui a suffoqué les gens. Sachant pertinemment que votre ami Poliakov était un manipulateur et un fabricateur de textes dans l’affaire Kurt Gerstein, vous avez eu l’immense culot de dire que Poliakov-le-faussaire n’avait commis que des erreurs fautives. Vous m’avez traité de faussaire et de menteur partout où vous preniez la parole sur le sujet, en France et à l’étranger. Je suis pour vous un « Eichmann de papier » et vous avez apporté une inlassable collaboration à mes accusateurs. Ce n’est peut-être pas persécuter quelqu’un que de le traiter d’Eichmann, c’est-à-dire, à vos yeux, d’assassin (des morts!) à faire passer en jugement. Urbi et orbi vous avez donné des récitals (payés, je suppose) de haine et de vengeance sur le thème développé dans Esprit et ailleurs. Je vous remets en mémoire les expressions qui vous sont venues sous la plume à mon propos :

Mensonge – Prétendu révisionnisme – impossible de débattre – Discussion inutile – Obscène – Sophiste – Faux-semblant – L’imposture révisionniste – Mensonge – Inexistence – Délire – Franchement absurde et haineux – Mentir effrontément – Idée absurde – Mensonge – Le mensonge pur et simple, l’appel à une documentation de pure fantaisie – Ignoré ou falsifié – [Faurisson] à la recherche non comme il le prétend du vrai, mais du faux – Tout simplement faux – L’amour de la vérité qui caractérise tous les faussaires – Un florilège des formes les plus stupides et les plus éculées de l’antisémitisme – Il est parfaitement évident que Faurisson n’a pas lu le texte qu’il cite – Une anthologie de l’immonde – Caractère mensonger de leurs affirmations – Absurdité palpable – Sur le plan de la morale intellectuelle et de la probité scientifique [l’interprétation de Faurisson] est un faux [clin d’œil aux juges et procureurs] – Un discours qui remplace le réel par le fictif – Mensonge – Et, s’il faut donner un prix au mensonge, je dirai que le livre de Butz The Hoax of the Twentieth Century (Le Canular du siècle) représente par moments une réussite assez effrayante – Un mensonge total – L’entreprise «révisionniste» en général, celle de Faurisson en particulier, relève de l’imposture, de l’apologie du crime par dissimulation du crime [nouveau clin d’œil aux juges et procureurs : Vidal-Naquet le délateur] – Le faussaire – L’imposture – Le mensonge – Ce travail [Mémoire en défense, de Faurisson] n’est ni plus ni moins mensonger et malhonnête que les précédents – Ses mensonges – Faux – Le reste de ses mensonges et de ses falsifications – Un faux que l’on a modifié sans prévenir le lecteur demeure bien entendu un faux – Je soutiens, moi, et je prouve que Faurisson, hors le cas vraiment limité du Journal d’Anne Frank, ne cherche pas le vrai mais le faux – Un faussaire...

Et le droit de réponse m’a été refusé ! Et votre amie Nadine Fresco, me nommant cent cinquante fois dans un article des Temps modernes pour m’insulter comme vous le ferez à sa suite, me refuse le droit de réponse ! Et votre ami, Me B. Edelman, vous citant à son tour, accumule jusque dans le Dalloz-Sirey la note sous jugement la plus délirante de haine que j’aie jamais lue sur le compte d’un homme condamné. Et à cet homme on refuse le droit de réponse une fois de plus.

Vous et les vôtres, vous vous êtes déshonorés dans cette chasse au dissident. Là-dessus vous avez bâti ce lamentable congrès de la Sorbonne (29 juin-2 juillet 1982) non sans avoir fondé avec des officiels cette association qui a pour objet de rechercher et contrôler les éléments de la preuve que les Allemands avaient utilisé des gaz pour tuer des êtres humains (21 avril 1982) !

L’arrêt de la cour d’appel de Paris du 26 avril est votre coup de grâce, vous le sentez bien et vous vous apprêtez à tourner casaque.

Je vous préviens que, si j’apprends que d’une manière ou d’une autre vous vous avisez de venir maintenant nous jouer les bons apôtres, vous aurez à vous en repentir. Ce que je publierai alors sera plus dur que ce que vous venez de lire. Il me suffira de m’en tenir à la vérité des faits, comme je l’ai fait dans mon travail, contre vents et marées. Chambres à gaz et génocide sont un énorme mensonge. Vous aurez défendu ce mensonge dans toute la mesure de vos moyens. Vous êtes maintenant dans le cloaque. Restez-y.

26 mai 1983