Wednesday, August 29, 2018

Au nom de la haine et du mensonge, le calvaire de Jakiv Palij



Les autorités allemandes, d’accord avec les responsables d’une mafia internationale, se montrent inhumaines à l’égard d’un innocent et le condamnent à une extradition injustifiée pour des crimes qu’aucun document ne prouve.

Voyez le cas, le dernier parmi d’autres, de Jakiv Palij. Âgé de 95 ans, il est, le 21 août 2018, « extrait de son domicile new-yorkais en lit médicalisé, criant de douleur ». Il est accusé d’avoir, pendant la Seconde Guerre mondiale (un conflit qui a pris fin il y a sept décennies), « été entraîné par les SS au camp de travail forcé de Trawniki ». On nous le concède : « Il n’existe aucun document qui prouve [qu’il] a bien participé à la Shoah. » (Ici, « bien » signifie : réellement, effectivement).

En un premier temps, « ni la Pologne, ni l’Ukraine, ni l’Allemagne n’avaient [...] accepté de le prendre. Berlin a finalement revu sa position. “Nous endossons la responsabilité morale de notre pays”, a déclaré [le 21 août] le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas » (article de Cécile Boutelet, Le Monde, 23 août 2018, p. 4). Voyez dans l’édition en ligne du même journal en date du 21 août : Jakiw Palij, l’ex-gardien de camp nazi de 95 ans expulsé de New York vers l’Allemagne.

Comme à leur habitude, les responsables politiques de la République-fédérale-allemande-occupée-par-des-troupes-américaines-depuis-73-ans se sont rués dans la servitude. Quant au journal Le Monde, il s’est honoré en rapportant dans des termes appropriés à la fois le calvaire personnel d’un homme pris pour cible par une mafia assoiffée de haine et le cas judiciaire d’un innocent condamné, sans preuves, à subir un traitement inhumain. En la circonstance les démocraties américaine et allemande se sont, une fois de plus, servilement déshonorées.

Pour mémoire, citons « l’affaire Demjanjuk ». Constatant que John Demjanjuk avait été finalement condamné le 12 mai 2011 par un tribunal de Munich sans « aucun témoin, aucune preuve définitive, aucun aveu », un journaliste du Monde, Nicolas Bourcier, avait salué là un « tour de force juridique » (sic). Voyez :  


Là même où un justicier du calibre de Serge Klarfeld reconnaissait qu’il éprouvait « un sentiment de malaise » devant un tel jugement, un Nicolas Bourcier, pour sa part, affichait sa satisfaction devant un cynique et criminel déni de justice.
29 août 2018