Sunday, January 22, 2017

A la pointe de la répression du révisionnisme historique : François Fillon


Le 19 janvier 2017 « Bocage » diffusait le message suivant :

Une brève bien instructive paraît aujourd’hui dans la livraison du 19 janvier (n° 8781, p. 2) du journal Présent (5 rue d’Amboise, 75002 Paris).

Haro sur Vichy : Fillon après Chirac

Passage obligé pour tout candidat à la présidentielle : le  Mémorial de la Shoah à Paris où François Fillon s’est rendu le 16 janvier, encadré par Serge et Arno Klarsfeld. « On mesure à quel point il est nécessaire aujourd’hui de [...] lutter contre l’antisémitisme et le racisme, qui continuent à être une forme de cancer pour notre humanité... On mesure ici, devant la liste incroyablement longue des noms des victimes de la Shoah, à quel point les Européens, les nazis singulièrement, mais tous ceux qui leur ont prêté la main et en particulier le régime de Vichy, ont commis le crime ultime », a déclaré l’ancien ministre de Jacques Chirac. Lequel, dans son discours de 1995 au Vél’ d’Hiv’, avait déjà accusé « le régime de Vichy d’avoir secondé la folie criminelle de l’occupant », alors que dans son livre Vichy et la Shoah / Enquête sur le paradoxe français (CLD éditions, 2012), le rabbin Alain Michel démontre que les stratégies adoptées par Philippe Pétain et Pierre Laval permirent aux trois quarts des juifs de France d’échapper à la déportation. Dans sa livraison 48-3, 1993, une étude de la revue historique Annalessur « Vichy, l’occupation, les juifs » était d’ailleurs arrivée à la même conclusion. Il est dommage que, ancien patron de l’Education nationale, Fillon ignore ces travaux.

A cette brève je me permets d’ajouter quatre « points de détail » :

François Fillon « a été le premier homme politique français à vouloir instaurer une censure sur Internet » (Alain Beuve-Méry, « Ecrits interdits : sombre panorama », Le Monde, 9 mai 2008, p. 15). Cette censure vise « certaines dérives quant à l’utilisation de la liberté d’expression » et, en particulier, « des commentaires racistes ou antisémites sur des sites ou des blogs ». On pourra se reporter à la lettre introductive, signée le 26 janvier 2009 par le Premier Ministre [François Fillon], d’un rapport de 63 pages de Madame Isabelle Falque-Pierrotin, présidente du Forum des droits sur l’internet, 6, rue Déodat de Séverac, 75017 Paris. Dans le rapport lui-même, daté de 2010, il vaut la peine de s’attarder à la lecture des pages consacrées aux officines portant les noms de PHAROS et d’OCLCTIC. La première officine est un bureau de basse police recueillant les plaintes et délations sous la dénomination parfaitement benoîte de « Plate-forme d’harmonisation, d’analyse, de recoupements et d’orientation des signalements » ; ces « signalements » sont des dénonciations. La seconde officine, à la dénomination non moins papelarde, est l’ « Office central de lutte contre la criminalité liées aux technologies de l’information et de la communication ». Sur les lois concernant la nécessaire répression des « révisionnistes » ou « négationnistes » et sur l’endoctrinement et l’indispensable mobilisation des magistrats chargés de ladite répression on lira, en particulier, les pages 28 à 30 ainsi que 37, 41-42. Le rapport tout entier est digne des beaux temps de la Révolution française et de Marat appelant les citoyens à leur devoir de pratiquer la juste délation en dénonçant aux autorités les ennemis de la République. Parmi les magistrats qui se sont déshonorés par leur obéissance aux consignes on rappellera le nom du président Jean-Yves Monfort (voy., dans mon article « Deux à-côtés de l’actuel tsunami shoatique », la section intitulé « Contre les révisionnistes le président Monfort suggère publiquement d’en appeler à “la rue” et au “désordre” »). Le rapport déplore la « frilosité » (p. 51) des parquets à entamer des poursuites. Par ailleurs, il précise qu’ « une subvention spécifique pourrait être envisagée afin de permettre aux associations les moins bien dotées [en argent] de structurer leur action en matière de lutte contre le racisme sur internet » (p. 57), ce qui signifie que de l’argent du contribuable pourrait être versé à des associations afin d’encourager ces dernières au harcèlement judiciaire à exercer contre les mal-pensants. En 2015 et 2016, Isabelle Falque-Pierrotin aura son équivalent, en pire, avec la furie de l’antirévisionnisme Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, rapporteur de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République ; voyez « Répression de la négation des génocides et des crimes contre l’humanité », qui constitue la partie 2 du compte rendu intégral de la première séance de l’Assemblée nationale du 3 décembre 2015, ou encore un extrait de celui-ci à « Valérie Boyer est pour “tordre le droit” comme l’a fait le Tribunal de Nuremberg (sic) » (13 décembre 2015).

1)    François Fillon s’est ainsi fait opportunément remarquer par son zèle à servir la cause juive et même la cause sioniste. Ainsi s’est-il acquis pour son avenir de politicien ce que Céline appelait une « assurance-nougat ». 

2)    Le même François Fillon, parlant de la liste des noms devant laquelle passe obligatoirement tout visiteur du Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris, ne craint pas d’évoquer « ​la liste incroyablement longue des noms des victimes de la Shoah ». Tricherie ! Cette liste de noms qui encadre et cerne tout visiteur ayant franchi la porte d’entrée est celle de TOUS les déportés juifs de France, et elle comprend donc ​les noms de tous les survivants ou « miraculés », y compris, pour les plus célèbres d’entre eux, celui​, par exemple,​ de Simone Jacob, née le 13 juillet 192​7​ à Nice ; il s’agit de Simone Veil, dont le hasard, parfois taquin, veut que tout récemment on ait faussement annoncé la mort (http://fr.necropedia.org/necrologie/Simone_Veil). Au sujet de l’étrange comptabilité des « déportés » et des « gazés » et, plus généralement, à propos des tricheries concernant le nombre de juifs disparus pendant la Seconde Guerre mondiale, voyez mon étude en date du 31 mars 1985 : « Deux anciens gazés d’Auschwitz : Henri Krasucki et Simone Veil ». 

3)    D’autres déportés comme Arno Klarsfeld (père de Serge et grand-père d’Arno Klarsfeld junior) ont pu mourir de mort naturelle et, en particulier, du fait d’épidémies de typhus, de fièvre typhoïde, de dysenterie. Le père de Serge, lui, semble être mort des suites d’une rixe avec un kapo.​ 

4)    Pendant la guerre, il est arrivé à la Résistance de propager à dessein le typhus dans des camps de concentration, et cela afin de compliquer la tâche des Allemands qui consacraient d’intenses efforts à la lutte contre les épidémies. Voyez « Le Rapport Mitkiewicz du 7 septembre 1943 ou l’arme du typhus », document inédit, Revue d’histoire révisionniste, n° 1 [mai-juin-juillet 1990], p. 115-128 [1]. D’autres documents attestent de l’existence de ces « armes du lâche ».
 
A la « Libération », parmi les cadavres qu’exposaient complaisamment les services de propagande des Alliés, vous êtes-vous demandé combien d’entre eux étaient l’œuvre des Libératueurs qui, notamment avec leurs bombardements et leurs massacres, avaient ramené l’Allemagne à « L’Année Zéro » de son histoire (Roberto Rossellini) ? Et avez-vous songé que, parmi tous ces cadavres de typhiques, il pouvait se trouver des victimes d’épidémies de typhus provoquées par la Résistance polonaise avec l’aide des Alliés occidentaux ?
22 janvier 2017

[1] Pour se procurer ce numéro, se renseigner auprès de Jean Plantin, responsable des éditions Akribeia, à plantin-akri@laposte.net.