Thursday, August 30, 2012

Communiqué à mes correspondants sur l’article d’Ariane Chemin ("Le Monde", 21 août 2012)


Comme vous le savez, dans sa livraison du 21 août 2012 (p. 12-13), Le Monde a pris l’étrange initiative de publier un long article intitulé : « 29 décembre 1978 : Le jour où Le Monde a publié la tribune de Faurisson ». Cette soudaine évocation d’un article vieux de 33 ans était signé d’Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué mais, dans la livraison du lendemain, on pouvait lire « Précision : Le premier volet de la série (Le Monde du 21 août) était d’Ariane Chemin ».

Le 29 décembre 1978, le journal avait effectivement publié un texte que j’avais intitulé « Le problème des chambres à gaz ou "la rumeur d’Auschwitz" ». Ce texte, suivi, le 16 janvier 1979, d’une lettre en droit de réponse à mes détracteurs, avait été lui-même suivi de différents articles dont, le 21 février 1979, une « déclaration » signée de 34 historiens. Le tout allait provoquer tant d’émotion, en France et à l’étranger, que, depuis 33 ans, le journal ne cesse de se voir reprocher de m’avoir ouvert ses colonnes en 1978. Comme quoi ce que j’écrivais alors n’est pas restée lettre morte.

Le 23 décembre 2011, en première page et, s’il vous plaît, dans un éditorial (intitulé « Les lois mémorielles ne servent à rien. Hélas ! »), les hauts responsables du journal allaient jusqu’à écrire que les « négationnistes », c’est-à-dire les révisionnistes, avaient « pignon sur rue comme jamais, grâce notamment à Internet ». Le 4 janvier 2012, en page 8, Serge Klarsfeld rétorquait : « Oui, les lois mémorielles sont indispensables » et il précisait à propos de la loi Gayssot : « Cette loi, arme contre l’antisémitisme, a muselé l’historien Robert Faurisson et ses émules ». Je n’exclus pas que d’autres sommités juives également encolérées aient, elles aussi, fait savoir au Monde qu’il était mal placé pour gémir sur le succès des « négationnistes » puisqu’il leur avait ouvert ses portes le 29 décembre 1978 (le jour le plus noir de toute l’histoire du journal des bonnes consciences).

Pourquoi Le Monde a-t-il soudain pris la décision de rouvrir ainsi en 2012 une plaie qui le fait tant souffrir ? Et comment expliquer qu’il ait confié cette mission à une journaliste people dont j’ai pu constater, lors de l’entrevue que je lui ai accordée le 1er août, qu’elle était d’une ignorance crasse non seulement en ce qui regarde le révisionnisme mais également en ce qui concerne la thèse officielle et orthodoxe, celle de « la destruction des juifs d’Europe par Hitler » ? Lorsque, dans le cours de notre conversation, j’en suis venu à lui citer le nom de Raul Hilberg, Ariane Chemin m’a interrompu d’un « Qui c’est ça ? » qui, je dois le dire, m’a stupéfié. Elle ignorait tout du Number One des auteurs orthodoxes. Puis, lorsque je lui ai lu, en les lui montrant du doigt, des passages du gros œuvre de Hilberg où ce dernier nous explique que la « destruction des juifs d’Europe » a été organisée et accomplie spontanément par la bureaucratie allemande sans aucun ordre écrit, sans budget, sans rien, elle s’est écriée que c’était « absolument insupportable » et elle s’en est allée. Ce n’était pas les écrits d’un révisionniste qui l’ulcéraient à ce moment-là mais quelques lignes du premier des exterminationnistes. A. Chemin fait partie de la masse considérable des gens qui n’ont pas la moindre idée des capitulations auxquelles les révisionnistes ont contraint les historiens de la sacro-sainte Shoa.

Dans sa livraison du 21 août, Le Monde publiait donc les deux pages en question. Ces pages contiennent quarante attaques ad hominem et zéro argument (soit à l’appui de ces attaques, soit pour démontrer l’existence des chambres à gaz en question). Le score est parlant : 40 à 0 !

Il va de soi que, dans quelque temps, j’enverrai au journal un texte « en droit de réponse » et que je prendrai peut-être d’autres dispositions. J’ai un peu moins de trois mois pour le faire.

Mais, en attendant, je désire vous informer plus amplement de l’affaire.

Récemment je vous ai envoyé un texte, en date du 15 août, intitulé « Les prétendues chambres à gaz meurent de leur belle mort ». Vous pouvez le retrouver dans mon blog à cette date. Aujourd’hui, en complément, je vous envoie deux autres textes. L’un est daté du 4 août et l’autre, du 27 août. Le premier porte sur ma toute récente entrevue avec A. Chemin. Le second contient une révélation sur les opinions de certains journalistes au sein du Monde en ce qui concerne le révisionnisme.

En cet été 2012 nous venons de marquer un point important : sans qu’il l’ait voulu, Le Monde nous confirme que, sur le plan strictement historique et scientifique, l’imposture des prétendues chambres à gaz nazies est mourante ou morte. Je vous recommande de lire deux ouvrages tout à fait récents sur le prétendu « génocide » des juifs ; vous y constaterez la place insignifiante qu’y occupent les « chambres à gaz » (elles n’ont droit à aucun développement et ne se rencontrent plus que comme de rares et tout petits fragments de bois mort éparpillés). Ces deux ouvrages, au demeurant pitoyables, sont signés de Florent Brayard (Auschwitz, enquête sur un complot nazi, Seuil, [janvier] 2012, 530 p.) et d’Edouard Husson (Heydrich et la Solution finale [nouvelle édition revue et corrigée], Perrin, [mars] 2012, 767 p.).

Malheureusement, le grand public reste largement intoxiqué par la propagande holocaustique ou shoatique et, de ce côté-là, une rude besogne nous attend encore.

Je compte sur vous et, si le cœur vous en dit, vous pouvez écrire au Monde, 80, boulevard Auguste-Blanqui, 75707 Paris Cedex 13. Mieux vaut éviter d’inscrire le nom d’un destinataire particulier. Veillez, bien sûr, à toujours rester correct.
 30 août 2012