Tuesday, January 4, 2011

Sur Fred Leuchter


Michael Hoffman vient de m’envoyer la nouvelle édition, enrichie, du livre qu’il avait consacré en 1985 au premier grand procès d’Ernst Zündel, à Toronto. (Le second grand procès allait avoir lieu en 1988.) Le présent ouvrage porte pour titre The Great Holocaust Trial et l’auteur l’appelle l’« édition du vingt-cinquième anniversaire ».

Il y a quelques jours, feuilletant le livre pour me faire une première idée de son contenu, je suis tombé en arrêt, aux pages 147-158, devant un texte daté de 1992 et signé de Fred Leuchter (auteur du fameux « Leuchter Report » de 1988 sur les prétendues chambres à gaz d’Auschwitz, de Birkenau et de Majdanek, et auteur également, en 1989, d’autres rapports sur les prétendues chambres à gaz de Dachau, de Mauthausen et du Château de Hartheim).

Je conservais un vif souvenir de ce texte qu’à l’époque j’avais trouvé bouleversant et qui, en 2010, soit dix-huit ans plus tard, m’est apparu, à la lumière de bien d’autres épreuves qui, par la suite, allaient accabler F. Leuchter, encore plus bouleversant. Ce texte portait pour titre « Is There Life After Persecution ? » (Y a-t-il une vie après la persécution ?) et, pour sous-titre, « The Botched Execution of Fred Leuchter » (L’exécution bâclée de Fred Leuchter) (http://www.ihr.org/jhr/v12/v12p429_Leuchter.html). Il s’agissait d’une communication faite par l’intéressé en octobre 1992 aux Etats-Unis à la XIe conférence de l’Institute for Historical Review et reproduite dans The Journal of Historical Review, Winter 1992-1993, p. 429-444.

Je souhaite que F. Leuchter, malgré l’état où il se trouve maintenant réduit, ait le temps et la force d’ajouter à ce pathétique récit la suite qu’on est en droit d’attendre de lui et qui porterait sur la vie de son auteur de 1993 à nos jours. Le tout, c’est-à-dire le texte de 1992 et cette suite qui resterait à écrire, ne manquerait pas d’être traduit au moins en français et en allemand.

F. Leuchter est l’un des hommes les plus attachants que j’aie rencontrés de ma vie : son intelligence, sa probité, sa bonté et son courage m’ont frappé. Ses tribulations sont allées bien plus loin encore que ce qu’il a pu nous en dire jusqu’ici. Les Klarsfeld, la Sabina Citron et toute la clique des holocausticiens de choc, le prenant pour cible, ont ruiné sa vie et sa réputation. Tombé à terre, il a vu jusqu’à des révisionnistes ou des semi-révisionnistes le traiter avec mépris ou condescendance. En novembre 1991, à Londres, lorsque ses épreuves et ses humiliations ne faisaient guère que commencer, le semi-révisionniste David Irving l’avait abandonné à son sort de façon indigne, avant de le traiter plus tard de « simpleton » (nigaud). Quant au révisionniste Carlo Mattogno, il a dénigré le « Leuchter Report » non sans reprendre à son compte les arguments débiles d’un Jean-Claude Pressac qui pourtant, des années plus tard, allait se rendre compte qu’il avait, pour sa part, défendu avec l’aide et l’argent des Klarsfeld un dossier « pourri » et tout juste bon pour les « poubelles de l’histoire » (sic). Je pourrais donner les noms de quelques autres personnes qui ne se sont guère mieux comportées ; je m’en abstiendrai.

Je préfère, pour finir, donner la parole à F. Leuchter lui-même. Ecoutons ce qu’il lançait en 1992 à son auditoire. Dix-huit ans plus tard, sa déclaration, dont le temps est venu confirmer la teneur, prend aujourd’hui un relief saisissant :

A la grande consternation de ceux qui ont voulu m’exécuter, mon exécution a été si bien bâclée que je suis capable de me tenir là, debout devant vous, pour dire la vérité et pour annoncer au monde que ce n’est pas moi qui suis mort mais l’histoire de l’Holocauste. Je le répète publiquement : j’ai été [moralement] condamné pour avoir soutenu qu’il n’y avait pas eu de chambres à gaz d’exécution à Auschwitz, Birkenau, Majdanek, Dachau, Mauthausen ou au Château de Hartheim. Du côté de l’accusation il n’y a pas de preuves mais seulement des insinuations, des mensonges et des demi-vérités. Robert Faurisson, Ernst Zündel et d’autres ont été les premiers à le dire. Eux aussi, ils sont en vie, victimes  d’exécutions bâclées, mais capables néanmoins de proclamer la vérité d’une voix de plus en plus forte qui va répétant : No gas chambers, no gas chambers, no damn gas chambers ! (Pas de chambres à gaz, pas de chambres à gaz, [il n’y a pas eu de] vos fichues chambres à gaz !).

Aujourd’hui, il ne se trouve plus une personne pour venir nous assurer qu’elle a, pour sa part, enfin découvert une preuve de l’existence de ces « fichues chambres à gaz ». Qu’on se le dise ! La magique chambre à gaz n’est plus, avec « l’Holocauste » tout entier, qu’un produit frelaté de l’industrie, du commerce et de la religion de la Shoah, et cela même si certains historiens, par conformisme ou par peur, persistent, dans leurs écrits, à nous en mentionner rituellement l’existence mais sans en apporter la preuve.

A l’aube de l’année 2011, nous pouvons le déclarer avec encore plus de certitude que par le passé : sur le strict plan de la science et de l’histoire, le prétendu Holocauste des juifs avec ses millions de survivants et de miraculés et avec ses magiques chambres à gaz nazies est mort et bien mort. La survie médiatique de l’immonde bobard de guerre et du plus phénoménal bidon des temps modernes n’a pas plus de sens que la survie artificielle d’Ariel Sharon, plongé par ses médecins dans un coma artificiel depuis le 4 janvier 2006, c’est-à-dire depuis cinq ans, jour pour jour, sans espoir de retour à la vie. Le dernier des Mohicans juifs qui se soit hasardé à vouloir trouver des preuves à Auschwitz y a renoncé publiquement le 27 décembre 2009 : il  s’agissait du professeur Robert Jan van Pelt. Aux historiens qui nous abreuvaient de prétendus témoignages ou confessions, j’avais demandé « une preuve, une seule preuve » de la réalité d’une extermination physique des juifs par Hitler ou les siens. Me faisant ensuite plus précis, j’avais lancé : « Montrez-moi ou dessinez-moi une chambre à gaz nazie ! » A la fin, allant encore plus loin dans la précision, j’avais en quelque sorte invité les chercheurs à se rendre dans la capitale de « l’Holocauste », c’est-à-dire à Auschwitz, puis, au cœur même de ce camp, devant les ruines, si parlantes, du grand crématoire II ; je les avais mis au défi de nous trouver la moindre trace, sur et sous le toit de la prétendue chambre à gaz, de ce qu’ils appelaient des orifices et des conduits de déversement des granulés de Zyklon B. Pour ma part, j’avais en quatre mots résumé mon constat et ses conséquences : « No holes, no Holocaust ! » (Pas d’orifices, pas d’Holocauste !). Bien avant cela, j’avais, par ailleurs, publié le plan de construction de ce crématoire, un plan qu’avec bien d’autres documents j’avais découvert le 19 mars 1976 dans les archives du Musée d’Etat d’Auschwitz et qui avait été tenu caché depuis la guerre. Ce plan nous montrait, là où l’on nous affirmait l’existence d’une chambre à gaz homicide, un simple dépositoire aux dimensions et aux dispositions caractéristiques pour la conservation des cadavres en attente de leur crémation.

A la fin de l’année 2011, un livre paraîtra en France qui vaudra « dépôt de fleurs et couronnes » sur la tombe de ce que l’Américain Arthur Robert Butz, dans un ouvrage magistral publié en 1976, appelait déjà The Hoax of the Twentieth Century (La mystification – ou le canular – du vingtième siècle). Justice sera ainsi rendue à la mémoire de Maurice Bardèche, de Paul Rassinier, de Louis-Ferdinand Céline et de toute une cohorte d’hommes et de femmes qui, de par le monde, ont préféré l’exactitude au mensonge. Au premier rang de cette cohorte, je vois figurer Ernst Zündel et Fred Leuchter. Cent autres vrais révisionnistes les accompagnent ou les suivent.
4 janvier 2011