Wednesday, November 18, 2009

Un souffle de vent révisionniste…


Les responsables des organisations juives sont-ils sincères dans leurs constantes dénonciations de l’antisémitisme ? A tout propos et même hors de propos ils crient au loup ou, plutôt, à « la bête immonde dont le ventre est encore fécond ». Au besoin ils inventent ce prétendu antisémitisme, soit à l’occasion d’attentats bidon ou de faits divers sans rapport avec la haine des juifs, soit en portant au compte de l’antisémitisme ce qui n’est en fait que de l’antisionisme. Si la France, pour ne prendre que cet exemple, était en proie à un antisémitisme chronique, elle ne se choisirait pas pour président de la République un petit-neveu de rabbin qui, au surplus, s’entoure de juifs, se rend à Jérusalem pour y déclarer sa flamme à l’Etat d’Israël et, fût-ce de manière symbolique, engage militairement la France dans le camp israélien. En revanche, les responsables des organisations juives paraissent sincères quand ils dénoncent les dangers de ce qu’ils appellent le « négationnisme ». Le spectre du révisionnisme les hante et ils ne savent de quelle façon le conjurer car, malgré un battage frénétique en faveur de « la Shoah », ils voient le spectre grandir.


Alors que leur comportement en Palestine leur aliène déjà une bonne partie du monde, les juifs de combat notent que leur propagande shoatique suscite dans les jeunes générations une lassitude qu’en Amérique on appelle « Holocaust fatigue ». La religion de « la Shoah » nous est certes imposée par la gent politique et par le petit monde de la presse, de la radio, de la télévision et du cinéma mais, sur Internet, « une insupportable police juive de la pensée » ne parvient décidément plus à endiguer le flot des écrits qui remettent en cause les mythes de la seconde guerre mondiale. En outre, depuis peu, sans doute précisément sous l’influence d’Internet avec ses forums de discussion, ses chats, ses sites d’informations et ses blogs, on constate que, paradoxalement, le monde de l’imprimé et de la librairie commence de s’ouvrir au révisionnisme. Il faut dire qu’aujourd’hui le vieux monde des imprimés et des périodiques, qui était relativement facile à contrôler (particulièrement en France avec l’obligation du dépôt légal), a du souci à se faire s’il veut affronter la concurrence des ouvrages numériques, lesquels vont continuer à proliférer sans grande possibilité de filtrage, de contrôle et de censure.


Tout récemment, à en juger par la publication en français d’un certain nombre de livres de tendance révisionniste, il semble que, parmi les auteurs, les éditeurs et les diffuseurs, on commence à s’enhardir, quitte à risquer la comparution en justice. On sait que, même dans des pays non dotés d’une loi antirévisionniste, le pouvoir en place trouve le moyen de harceler, de condamner, d’extrader ou d’emprisonner les dissidents, mais aujourd’hui en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse, en Belgique, en Grande-Bretagne et en France on se met à défier les instances qui proscrivent la liberté de recherche en histoire. Tous les chefs d’Etat des nations occidentales ont, tour à tour, lancé l’anathème contre les révisionnistes mais en pure perte puisque les rebelles paraissent s’enhardir à proportion. Nicolas Sarkozy dit avoir soudain éprouvé un sentiment de profonde admiration à l’égard de l’Etat d’Israël lorsque, à Jérusalem, il a « visité le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah ». On peut l’en croire mais tout homme averti qui a visité soit Yad Vashem, soit tout autre mémorial du même style sait qu’il a eu sous les yeux et à portée de main la preuve que « la Shoah » n’est qu’une religion bâtie pour l’essentiel sur des inventions, des bobards et d’abjectes croyances nées des épreuves de la guerre.


Publiés simultanément en septembre et en octobre 2009, quatre ouvrages de langue française marquent ce retour au réel et à l’histoire.


Le premier, préconisant la révision du mythe de Guy Môquet, illustre le souci de revenir à la méthode historique la plus classique et la plus sévère. Les conséquences d’un tel retour à la norme seront mortelles pour toute une série de gros mensonges que les vainqueurs de 1945, et non pas seulement les Soviétiques, nous ont imposés sur le compte des vaincus, en particulier au procès de Nuremberg.


Le deuxième ouvrage invite à la révision, devant le tribunal de l’histoire, de condamnations prononcées par la justice helvétique contre les révisionnistes Jürgen Graf et Gaston-Armand Amaudruz ; le surtitre peut surprendre : « Pire que les chambres à gaz ! », mais il trouve sa pleine justification aux pages 78 et 110 du livre.


Le troisième ouvrage est un plaidoyer en faveur des réprouvés appelés ici «Neg’» comme « Nègres » ou « Neg’ » comme « Négationnistes ». L’auteur est une spécialiste du monde noir, dont elle a commencé à étudier l’histoire à partir de recherches universitaires menées à Cuba ; à ses yeux, dans la lutte commune à mener contre les forces modernes d’oppression, les peuples noirs, du fait de leur histoire, se trouvent dotés de plus de discernement et de plus de ressources que les peuples qui ont eu l’habitude de se faire obéir ; au passage, avec un courage qui se rencontre peu chez les universitaires, elle révèle qu’elle est « l’Inconnue » qui m'a interrogé et m'a donné la parole dans En Confidence / Entretien avec l’Inconnue.


Le quatrième ouvrage enfin provient d’un journaliste français de la grande presse, qui, sous un nom de plume, s’interroge sur le rôle et le devoir de l’historien quand ce dernier se retrouve face à ce que prescrit et à ce que proscrit la tyrannie. Son érudition historique et l’élan qu’il imprime à ses démonstrations n’ont d’égales que sa révolte et son espérance.


Le 18 juin 2010 paraîtra en principe un Manifeste révisionniste (« Un spectre hante l’Europe ; c’est le spectre du révisionnisme ») et l’année suivante verra la publication par un historien français d’un ouvrage révisionniste intitulé Le Grand Mensonge. En attendant, saluons le livre qui, publié en mai 2009, aura fait office de brise-glace dans ce que Serge Thion a nommé « la banquise » d’une histoire figée : d’abord mis à l’index en France, Sarkozy, Israël et les juifs est en passe de devenir un best-seller.


Aux dernières nouvelles, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) lance un nouvel appel en faveur de la censure contre ce qu’il appelle « le racisme et l’antisémitisme », c’est-à-dire, en premier lieu, contre ce qu’il nomme « le négationnisme ». Il demande à Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice et des Libertés (sic), que sur Internet une surveillance s’exerce notamment en ce qui concerne «les forums de discussion, les chats, les emails, les sites web et les blogs » <http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17404&artyd=2> On a bien lu : le CRIF demande à la police de la République française d’ouvrir les emails, c’est-à-dire la correspondance privée des Français. Faut-il être en proie à la panique pour en arriver à une telle aberration ! Mais, au fait, pourquoi tant d’affolement chez les puissants et les riches de ce monde devant ces révisionnistes qui, eux, sont sans pouvoir et sans argent ? Serait-ce parce que ces privilégiés commencent à découvrir que la puissance et la richesse ne peuvent rien ici contre la simple recherche de l’exactitude historique ?


On est tenté d’expliquer le comportement des puissants en rappelant que « le pouvoir absolu rend absolument fou ». Mais cette explication est insuffisante; elle permet de comprendre la faiblesse du fort mais elle n’explique pas la force du faible. Sa propre force, le faible la puise dans le sentiment que les riches en font décidément trop pour être honnêtes. Le faible a raison. Les enquêtes et les analyses en attestent amplement : « la Shoah » est un mensonge historique qui, en Palestine et ailleurs, permet au puissant de dicter sa loi, au maître d’exploiter l’esclave et au riche de multiplier ses rapines et ses vols .


On comprend que les puissants du jour s’inquiètent pour l’avenir, à la fois, de l’Etat d’Israël et de la religion de « la Shoah ». On comprend aussi qu’un souffle d’espoir naisse enfin aujourd’hui dans le camp des humiliés et des offensés.


18 novembre 2009


***


1) Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, L’affaire Guy Môquet / Enquête sur une mystification officielle, Paris, Larousse, 2009 [octobre], 160 p., 12 € ;


2) Ouvrage collectif [16 auteurs : des Suisses, des Français, des Italiens et un Iranien], “Pire que les chambres à gaz !” / Deux procès politiques au scanner, Editions de Cassandra [Case postale 144, CH 3960 Sierre], 2009 [septembre], VI-233 p., 25 € ;


3) Maria Poumier, Proche des Neg’, BookSurge, 2009 [octobre], 165 p., 12,50 € ;


4) Hannibal, A quoi sert l’histoire ? Paris, DIE (Diffusion International Edition), 2009 [octobre], 216 p., 20 €.


Ces ouvrages peuvent se commander auprès des éditions Akribeia, 45/3, Route de Vourles, 69230 Saint Genis Laval (ajouter 5 € de port pour un livre et 6, 50 € pour deux livres et plus).


Peuvent également se commander auprès d’Akribeia :


Robert Faurisson, En Confidence / Entretien avec l’Inconnue, Pierre Marteau éditeur à Milan, 2009 [avril], 78 p., 10 € ;


Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs, Oser dire, éditeur à Embourg (Belgique), 3e édition, 2009, 207 p., 16 €.


A Revisionist breeze is blowing…

Are the officials of Jewish organisations sincere in their constant denunciations of anti-Semitism? At any moment, and for no apparent reason, they’re apt to cry wolf or, rather, yell about how “the womb of the horrid beast [that gave birth to Nazism] is still fertile”. If need be they invent this purported anti-Semitism, either on the occasion of phoney attacks or of other incidents unrelated to hatred of Jews, or else put down to anti-Semitism what is in fact merely anti-Zionism. If France, to take but this one example, were prey to chronic anti-Semitism she would not choose for President the grand-nephew of a rabbi, who, what’s more, surrounds himself with Jews, visits Jerusalem to declare his undying love to the State of Israel and, albeit in a token manner, commits France militarily to the Israeli camp [1]. On the other hand, the Jewish organisations’ leaders do seem sincere when they speak out against the dangers of what they call négationnisme (“Holocaust denial”). The spectre of revisionism haunts them and they don’t know how to ward it off for, despite frantic media hype in favour of “the Shoah”, they see the spectre growing.


While their behaviour in Palestine is already alienating a good part of the world, the “battle Jews” note that their shoatic propaganda is giving rise, in the younger generation, to a weariness which in America is called “Holocaust fatigue”. The religion of “the Shoah” is of course imposed on us by the political clan and the little world of the press, radio, television and cinema but, on the Internet, “an unbearable Jewish thought police” are decidedly no longer able to contain a flood of writings calling the myths of the second world war into question. Lately, moreover, and doubtless precisely due to the influence of the Internet with its discussion forums, chatrooms, information sites and blogs, it may be observed that, paradoxically, the realm of the printed page, including the book trade, is beginning to open up to revisionism. It must be said that today the old world of print and periodicals, which was relatively easy to monitor (particularly in France, with the mandatory copyright registry), has cause to worry if it intends to face the competition from digital books, which are bound to go on proliferating without offering much chance for filtering, monitoring and censorship.


Quite recently, judging by the publication in France of a certain number of revisionist-leaning books, it seems that, amongst authors, publishers and distributors, there is a budding boldness, even if it means risking a court summons. It’s well known that, even in countries not fitted with an antirevisionist law, the regime in place will find a way to harass, convict, extradite or imprison dissidents, but today in Germany, Australia, the United States, Canada, Switzerland, Belgium, Britain and France, some people have taken to defying the authorities that ban freedom of research in history. In the western nations, all heads of State have, by turns, cursed the revisionists but all to no avail, as the rebels seem to grow bolder proportionately. Nicolas Sarkozy says he felt a sudden sense of deep admiration for the State of Israel when, in Jerusalem, he “visited the Yad Vashem memorial, dedicated to victims of the Shoah”. One may well believe him but any reasonably informed man who has visited either Yad Vashem or any other memorial of similar style knows he has had before his very eyes, and at arm’s length, proof that “the Shoah” is but a religion built for the most part on inventions, lies and sordid beliefs born of the hardships of war.


Published simultaneously in September and October of this year, four books in French mark this return to the real and to history.


The first, advocating an examination of the myth of the adolescent French “résistant” Guy Môquet, illustrates a concern to come back to the most conventional and severe historical method. The consequences of such a return to standards will be fatal for a whole slew of fat lies that the victors of 1945, and not just the Soviets, imposed on us at the expense of the vanquished, particularly at the Nuremberg trial.


The second book calls for a review, before the tribunal of history, of the convictions by the Swiss courts of the revisionists Jürgen Graf and Gaston-Armand Amaudruz; the surtitle may come as a surprise: “Worse than the gas chambers!”, but pages 78 and 110 show that it is fully justified.


The third is a plea in favour of the outcasts called in its title the “Neg’s” as in “Nègres” (Niggers), or “Neg’s” as in “Négationnistes”. The author is a specialist of the Afro-Caribbean world whose history she began studying with her academic research in Cuba; in her view the Black peoples’ history has bestowed on them more discernment and greater resources for use in the common struggle with the modern forces of oppression than on the peoples who have previously been accustomed to being obeyed. In the course of her essay, with a courage seldom seen amongst academics, she reveals that she is “l’Inconnue”, the Unknown Woman who asked me questions and let me speak in the interview entitled En Confidence / Entretien avec l’Inconnue.


Finally, the fourth book comes from a French journalist of the mainstream press, who, under a nom de plume, wonders aloud about the role and duty of the historian when faced with those things that are prescribed and proscribed by tyranny. His historical erudition and the fervour he imparts to his demonstrations are equalled only by his spirit of revolt and of hope.


On June 18, 2010 (the 70th anniversary of Charles de Gaulle’s wartime call to resistance) there will be issued, if things go according to plan, a Revisionist Manifesto (“A spectre is haunting Europe; it’s the spectre of revisionism”) and the following year will see the publication by a French historian of a revisionist work entitled Le Grand Mensonge (The Great Lie). Meanwhile, let’s salute the book which, published in May 2009, will have served as the “ice-breaker” for what Serge Thion named “the ice floe” of rigidly set history: initially placed on the Index in France, Sarkozy, Israël et les juifs is poised to become a best-seller.


The latest news is that the main French Jewish organisation, the CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), is launching a new appeal in favour of censorship against what it calls “racism and anti-Semitism”, that is, first of all, what it terms “négationnisme”. It has made a request to Michèle Alliot-Marie, minister of Justice and Freedoms (sic), for surveillance to be effected on the Internet as concerns, notably, “discussion forums, chatrooms, e-mails, websites and blogs” (http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17404&artyd=2). You’ve read correctly: the CRIF is asking the police of the French Republic to open the e-mails, that is, the private correspondence of the French. What sheer panic there must be for things to have reached such an absurd state! But, in truth, why do we see such madness amongst the mighty and rich of this world in the face of the revisionists who, at their end, have no might and no money? Could it be those privileged few are starting to realise that power and wealth can do nothing here against the simple quest for historical exactitude?


One is tempted to explain this conduct on the part of the powerful by recalling that “absolute power maddens absolutely”. But this explanation is insufficient; it allows us to understand the weakness of the strong but not the strength of the weak. The weak are drawing their strength now from a sense, so to speak, that the way the rich are so decidedly overdoing things, they simply can’t be honest. The weak are right. As the investigations and analyses thoroughly attest, “the Shoah” is a historical lie that, in Palestine and elsewhere, enables the mighty to lay down their law, the masters to exploit their slaves and the rich to keep on robbing and stealing.


It’s understandable if the mighty of our day are worried for the future of both the State of Israel and the religion of “the Shoah”. It’s also understandable that a breath of hope should arise today in the camp of the humiliated and the wronged.

November 18, 2009


***


1) Jean-Marc Berlière and Franck Liaigre, L’affaire Guy Môquet / Enquête sur une mystification officielle (The Guy Môquet case: inquiry into an official mystification), Paris, Larousse, 2009 [October], 160 p., €12;

2) Various authors [15 contributors from Switzerland, France and Italy, one from Iran], “Pire que les chambres à gaz!” / Deux procès politiques au scanner (Worse than the gas chambers! Two political trials under the scanner), Editions de Cassandra [Case postale 144, CH 3960 Sierre, Switzerland], 2009 [September], VI-233 p., €25;

3) Maria Poumier, Proche des Neg’ (Close to the Neg’s), BookSurge, 2009 [October], 165 p., €12.50;

4) Hannibal, A quoi sert l’histoire? (What use is history?), Paris, DIE (Diffusion International Edition), 2009 [October], 216 p., €20.

These books can be ordered from Akribeia, 45/3, Route de Vourles, 69230 Saint Genis Laval, France (add €5 postage for one book and €6.50 for two or more). Also available from Akribeia:

Robert Faurisson, En Confidence / Entretien avec l’Inconnue, Pierre Marteau, publisher in Milan, 2009 [April], 78 p., €10;

Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs, Oser dire, publisher in Embourg (Belgium), 3rd edition, 2009, 207 p., €16.



[1] During last January’s Israeli offensive, he sent a French navy frigate to patrol the Gaza coast and so help block “weapons smuggling” to the Palestinian resistance.

Wednesday, November 11, 2009

Ahmadinejad: The Black Box [of the Holocaust] should be opened

In Power, Issue No. 368 (November 1, 2009), p. 2-3, Ingrid Rimland writes: “The intrepid Iranian President denies the Holocaust and warns Europeans of the Zionists: ‘They Cling Like Ticks’ ”. Aired on IRINN, September, 2009 [See Memri’s transcription, September 18, 2009, Clip No. 2247 http://www.memritv.org/clip/en/0/0/0/0/0/358/2247.htm] I. Rimland goes on to write: “Following are excerpts from a speech delivered by Iranian President Mahmoud Ahmadinejad, which aired on IRINN, September 18, 2009.”


Mahmoud Ahmadinejad: Even before World War I, there was some talk [about forming] a very vicious and twisted organization to take over the entire world. Using their experience from colonialist days, they planned to take over all the nations, along with the material and spiritual resources of the world.


After World War I, exploiting the lack of vigilance of the region's peoples and of the Muslims, they turned the land of Palestine into the mandate of the old colonialism – England. During that period, the organized criminal Zionists created an atmosphere that enabled them to invade the land of Palestine. Under the guise of purchasing farms, orchards, and lands, they plundered a vast part of the land, using weapons, slaughter, and terror. With the help of the English government, and with the support of the spearheads of the English government, they turned the people into refugees.


Before World War II, the talk intensified and the activities increased. In the European countries, the very twisted show of "anti-Semitism" began. Of course, some governments and their people always hated the Jews because of the ugly conduct of some of them. They wanted to drive the Jews out of Europe. But anti-Semitism was planned mainly by some European governments and politicians, and by the Zionist network. They made hundreds of films, wrote hundreds of books, spread rumors, and conducted psychological warfare, in order to drive them away, to the land of Palestine.


Four or five years after World War II, they suddenly claimed that during that war, the Holocaust affair had taken place. In other words, according to their claims, several million Jews were burned in the crematoria. They created two slogans. The first was about the injustice suffered by the Jewish people. By means of lies, very twisted propaganda, and psychological warfare, they created the notion that the Jews suffered injustice, and, secondly, that they needed a land and an independent state. They acted so effectively that some of the world's politicians and intellectuals were also deceived and influenced.


With regard to that false injustice, I have said some things in the past four years. I do not want to repeat all these points, but I would like to talk about how deeply-rooted this "injustice" is, and how false it is. We asked them the following question: If the Holocaust that you talk about was real, why don't you allow the subject to be studied? One can freely research any issue, except for this issue, which is sealed. It is a black box, which they do not allow to be opened or reexamined. They do this in order to exploit it. We say to them: This affair, which was so important, which served as a pretext for a certain land to be occupied, for many wars to be waged, for millions to be displaced, for hundreds of thousands to be killed or wounded, for families to be destroyed, for the entire Middle East region to be living under the shadow of threats and insecurity... If this event is so important, why don't you allow it to be deciphered and opened, so that the truth and the facts about it will be revealed to all the peoples?


Today too, the most important issue in the world is Palestine. If a war breaks out in Iraq, we believe it is due to the provocation of the Zionists. If it happens in Afghanistan, it is because of their provocation. If Sudan is oppressed, it is due to Zionist seduction. We consider all the arrogant, colonialist schemes to be inspired by the Zionists.


[...]


We asked them: If the Holocaust took place – and let's suppose that it did – where did it take place, if not Europe? Who are the people who claim to have done it? The European governments. Where did antisemitism begin? In Europe. Who started it? Those European statesmen and politicians. In order to drive some of the Jews out of Europe and settle them in Palestine, the Europeans themselves started antisemitism. Until now, the [Europeans] have promoted two contradictory processes – they planned antisemitism themselves, and they support the crimes of the Zionists without reservation.


[...]


Both are intended to achieve the colonialist goals. It is all done in order to dominate our region and the world. But they claimed that [the Jews] should have their own land. If we accept this logic, and we grant this right to all ethnic groups and peoples, what will happen? In my opinion, before granting them this right, we should grant it to the red-skinned people of America. Hundreds of millions of red-skinned people lived in a vast region. They had their own culture, their own customs, and their own civilization. You invaded, you perpetrated mass killings, you slaughtered them by the millions, and you occupied their land. If we agree that there should be an independent Jewish state in Palestine, and in the lands of others – then we must accept that the land of America should be returned to the red-skinned people.


How many ethnic groups and tribes are there in Europe itself? How many claims are there? If we accept this logic, 72 independent states should be established in Europe, and countries like Russia should be torn to pieces. What would happen to the world? Would it be possible to find any safe and secure place in the world?


This logic is the foundation of insecurity and widespread wars in the world. This logic will encourage everybody to take up arms and use them to resolve problems. This is inhuman and false logic. Let's assume that we accept this logic for the Jewish people. Where should they settle? Who acted towards them with injustice? Why should they settle in Palestine? Why not America, Europe, or Canada? That way, you could support them and maintain their security, and they would have no concerns. We have no objection to [the Jews] going and living in their countries, but they want to be generous at the expense of others. Why should Palestinians pay the price? You yourselves publicly declare that you committed crimes. It should be you who are placed on trial and who pay the damages. Instead, you committed the crimes, and the Palestinians and other people of the region pay the price.


[...]


Confronting this regime and opposing Zionists are a national duty, as well as religious and Islamic duty, and a human duty. Even the people of Europe and America despise the Zionists. They hate them. They feel humiliated by the Zionists, who are a burden on them.


[...]


I believe that with the complete formation of the global Zionist network, they have seized control of the fate of the European governments, and of the US government. To the independent countries in the world, I would like to say: You should know that the influence of the Zionist network on your culture, your politics, and your economy is tantamount to a violation of your independence. They cling like ticks. The moment they gain influence, they never stop.

November 11, 2009

Wednesday, November 4, 2009

Quand Céline, peu avant sa mort, se confiait à un journaliste américain



Tout récemment, dans un message adressé à un correspondant français, j’ai été amené à écrire:

Pour moi, « la trilogie allemande » (D’un château l’autre / Nord / Rigodon) constitue une épopée de l’Allemagne. C’est, je le redis, un cavalier français qui l’a écrite, un cavalier qui, en 1914, pied à terre, a été si grièvement blessé par une balle allemande que, jusqu’à la fin de son existence, il en a souffert.
Il y a évidemment là [de la part du cavalier Destouches] une attitude quasi incompréhensible pour des générations de néo-Français, soûlés au gaz d’Auschwitz et auxquels, dès l’école, on apprend à aller cracher sur les tombes du vaincu.

J’ajoutais qu’en 1960 Céline avait fait à Robert Stromberg, journaliste (juif?) d’une revue littéraire américaine, la déclaration suivante à propos de Nord:

Ça parle de la manière dont les Allemands ont souffert pendant la guerre. Personne n’a écrit sur ce sujet… Non! Non! vous êtes supposé ne pas mentionner ça, la manière dont ils ont souffert… restez tranquille… chut! (Il met le doigt sur les lèvres.) Ce n’est pas bien de parler de ça… pas un mot… Non! seul l’autre côté a souffert! Chut!

C’est en relisant l’un des Cahiers Céline que j’ai redécouvert cette interview et, en particulier, ce dernier passage (Cahiers Céline 2, NRF / Gallimard, Paris, 1976, p. 172-177; p. 174). La traduction en était signée d’Henri Godard qui écrivait: « Cette interview, parue en anglais pendant l’été de 1961, semble dater de l’été précédent. Stromberg, précisant dans le texte d’introduction que Céline s’adresse à sa femme en français, donne à penser que dans l’interview elle-même [Céline] s’exprimait directement en anglais. » Pour ma part, je me demande si l’interview ne daterait pas plutôt du début de l’année 1961 puisque, aussi bien, on y lit: « J’ai presque 67 ans – en mai j’aurai 67 ans ». Né le 27 mai 1894 (« je suis né en mai, c’est moi le printemps »), Céline est mort le 1er juillet 1961.

La traduction française comportant des coupures, qui sont d’ailleurs signalées au lecteur, j’ai pensé qu’il serait intéressant de retrouver dans son intégralité l’article de Stromberg (« A Talk with L.-F. Céline », Evergreen Review [New York], vol. V, no 19, juillet-août 1961, p. 102-107). J’en ai reçu le texte grâce à l’obligeance de correspondants étrangers, dont l’un est le révisionniste américain Michael Hoffman, un fervent célinien. Les portions qui n’avaient pas été traduites en français par H. Godard figurent ici entre crochets. 

UN ENTRETIEN AVEC L.-F. CELINE

[C’est un sentiment très étrange de rencontrer Céline. Céline le terrible! Céline l’outragé! Céline le maltraité! Céline le Fou!
Céline vit à Meudon, en lisière de Paris. Il vit dans une maison à trois étages du xixe siècle, en bois et en mortier, en compagnie de sa femme Lucette Almanzor et d’une bonne demi-douzaine de chiens, si j’ai bien compté. Sa femme, dit-il, est la propriétaire de la maison.]
– Je pensais que vous veniez demain… Je ne vous attendais pas… Je n’ai pas préparé… Je pensais demain… entrez, entrez.
[Ce furent ses premiers mots. Il s’adressa à sa femme en français, lui demandant de prendre mon manteau et de m’apporter une chaise. C’est un homme de grande taille mais voûté. Il se déplaça lentement, en traînant les pieds – comme s’il était trop faible pour faire autrement – vers l’autre côté d’une vaste pièce qui semblait tenir à la fois de cuisine, de salle à manger et de bureau. Il s’assit à une grande table ronde, poussant sur le côté, et allant même jusqu’à en renverser une partie sur le plancher, des piles de livres, de journaux et de magazines pour faire de la place afin que nous puissions discuter.]
Que désirez-vous? Que venez-vous faire? Je ne veux pas de scandale! J’en ai eu assez.
Quand je l’eus enfin apaisé, il s’installa plus confortablement sur son siège.
Il y a beaucoup d’intérêt pour vous en Amérique, commençai-je.
Il balaya la remarque avec un soupir et un geste de la main.
Quel intérêt? Qui s’intéresse? Les gens s’intéressent à Marlène Dietrich et aux assurances – c’est tout!
Comment allez-vous, pratiquez-vous encore la médecine?
Non, plus maintenant. J’ai abandonné il y a six mois, je ne vais pas assez bien.
Est-ce que les gens d’ici vous connaissent sous le nom de Céline? [Le véritable nom de Céline est Louis-Ferdinand Destouches, et il est docteur en médecine.]
Ils me connaissent bien pour être désagréables à ce propos.
[Il ne donna pas d’autre explication.]
Que faites-vous la plupart du temps?
Je m’occupe toujours dans la maison… les chiens… J’ai des choses à faire… Je suis toujours occupé… Je ne vois personne… Je ne sors pas… Je suis occupé.
Écrivez-vous?
Oui, oui, j’écris… Il faut que je vive, c’est pour ça que j’écris… Non! Je hais ça. J’ai toujours haï ça… c’est la chose la plus terrible pour moi… Je n’ai jamais aimé ça, mais j’ai un don pour ça… ça ne m’intéresse pas le moins du monde, les choses que j’écris – mais il faut que je le fasse. C’est une torture, c’est le travail le plus pénible du monde.
[Son visage est anguleux, émacié et grisâtre; et ses yeux sont terribles à regarder; il était furieux à la pensée de devoir encore travailler.]
J’ai presque 67 ans – en mai j’aurai 67 ans… Faire cette torture, le travail le plus pénible du monde…
Son dernier livre, Nord, a récemment été publié par Gallimard.
– Ça parle de la manière dont les Allemands ont souffert pendant la guerre. Personne n’a écrit sur ce sujet… Non! Non! vous êtes supposé ne pas mentionner ça, la manière dont ils ont souffert… restez tranquille… chut! (Il met le doigt sur les lèvres.) Ce n’est pas bien de parler de ça… pas un mot… Non! seul l’autre côté a souffert! Chut!
[Parmi les livres de Céline traduits en anglais figurent Mort à crédit, 1936, Voyage au bout de la nuit, 1932, et Guignol’s Band. Céline avait été accusé par de nombreuses personnes dignes de confiance d’avoir écrit des articles et des pamphlets incendiaires et antisémites pendant l’occupation allemande de la France. Ces écrits ont paru dans un certain nombre de journaux français et auraient été réimprimés par les Allemands pour une diffusion en Allemagne. Ses livres, cependant, ont été interdits dans l’Allemagne nazie. À la suite de ces accusations, il a été obligé de quitter son pays. Il est parti pour le Danemark, où il a vécu six ans, mais a passé deux de ces années dans une prison danoise.]
– Pourquoi êtes-vous allé au Danemark?
– J’avais de l’argent là-bas. Je n’avais rien ici.
Est-ce que vous avez été forcé de quitter la France? Est-ce que le gouvernement vous a ordonné de partir? Êtes-vous parti de votre propre initiative?
Ils ont mis mon appartement en pièces à Montparnasse [Montmartre].
– Qui?
Des fous, voilà qui c’est… ils ont déchiré tout ce que je possédais, tout ce que j’avais… J’étais à l’étranger à ce moment-là, avec ma femme; quand nous sommes revenus, l’appartement était détruit… en ruines… tout avait été massacré… Je suis allé au Danemark.
[Quelques jours après mon entretien avec Céline, j’ai rencontré un ancien membre de la Résistance française qui s’est trouvé avoir pris part à la descente dont Céline avait parlé. Cet homme m’assura que si Céline avait été chez lui quand les auteurs de l’opération avaient frappé il aurait presque certainement été assassiné.]
– Est-ce que vous avez été emprisonné au Danemark?
– J’étais criminel de guerre.
– Avez-vous été accusé de collaboration?
J’ai dit: criminel de guerre! Est-ce que vous ne comprenez pas? Criminel de guerre! Je n’étais pas accusé de collaboration… J’étais criminel de guerre! C’est clair!
Vous étiez censé avoir écrit des choses contre les Juifs.
Je n’ai rien écrit contre les Juifs… tout ce que j’ai dit, c’est que les Juifs étaient en train de nous pousser à la guerre, c’est tout. Ils avaient un compte à régler avec Hitler et ce n’était pas notre affaire, nous aurions dû ne pas nous mêler de ça. Les Juifs ont eu une guerre de lamentations pendant deux mille ans, et maintenant Hitler leur a donné d’autres lamentations. Je n’ai rien contre les Juifs… ce n’est pas logique de dire quoi que ce soit de bien ou de mal au sujet de cinq millions d’hommes.
[Ce fut la fin de la discussion sur ce sujet. Céline est rentré en France en 1950, après les six malheureuses années au Danemark.
Même lorsqu’il revint, de nombreuses protestations se firent entendre un peu partout dans la presse française et chez de nombreux responsables du gouvernement qui exigeaient qu’il fût davantage puni. Rien ne fut entrepris sur un plan officiel, mais, d’après les propres conclusions de Céline, ses voisins lui firent clairement comprendre ce qu’ils pensaient de lui.
Assis dans la cuisine de Céline, j’eus le sentiment, à l’observer et à l’écouter, que malgré tout ce qu’il disait, malgré son caractère bourru et son horreur affichée des contacts personnels, il était content que quelqu’un soit venu à lui, que quelqu’un l’écoute et lui pose des questions; lui rappelle le passé, lui montre qu’il n’était pas oublié – les gens lisaient toujours Mort à crédit et Voyage au bout de la nuit.
On parlait de lui, en dépit de toutes les difficultés, des haines et de l’amertume qu’il suscitait chez beaucoup de gens.]
S’il y a encore en lui un esprit vivant, ce qui n’est pas certain, c’est l’esprit qui déclare: « Je sais ce que c’est que la musique… Je connais le ton juste… ils n’entendent rien… »
Vous avez dit un jour que vous ne pouviez pas lire de livre moderne… qu’ils étaient morts-nés, pas finis, pas écrits… Lisez-vous quelque chose maintenant?
Je lis l’Encyclopédie et Punch, c’est tout. Punch n’est pas drôle. Ils essaient de l’être, mais ils ne le sont pas.
Y a-t-il quelqu’un que vous considérez comme un écrivain de valeur aujourd’hui? – Avant que j’aie pu suggérer aucun nom, il bondit: « Qui? Hemingway? C’est un faiseur, un amateur… les réalistes français du xixe siècle sont cent fois meilleurs. » Et à toute vitesse il débita une litanie de noms d’écrivains français, si vite que je ne pus en saisir aucun. « Dos Passos avait un bon style. C’est tout. »
Que pensez-vous de Camus? demandai-je innocemment. « Camus! » Je pensais qu’il allait m’envoyer le vase à la figure. « Camus! » répétait-il, stupéfié. « Ce n’est rien… un moraliste… toujours en train de dire aux gens ce qui est bien, ce qui est mal, ce qu’ils devraient faire et ce qu’ils ne devraient pas faire… se marier, ne pas se marier… c’est l’Église qui doit faire ça… Il n’est rien! »
Ensuite Céline évoqua de lui-même le romancier anglais Lawrence Durrell.
Tout un livre sur la manière dont une fille embrasse, les différentes façons qu’elle a d’embrasser et ce que cela signifie… est-ce que c’est écrire? Ça n’est pas écrire, ça n’est rien, du gâchis. Je n’ai jamais mis ça dans mes livres, mes livres sont du style, rien d’autre, juste du style. C’est la seule chose qu’il faut chercher en écrivant. Qui sait combien ont essayé de copier mon style… mais ils ne peuvent pas. Ils ne peuvent pas tenir pendant quatre cents pages, essayer, ils ne peuvent pas… c’est tout que j’ai, le style, rien d’autre. Il n’y a pas de messages dans mes livres, c’est l’affaire de l’Église. (Il soupira et fit un geste de la main, balayant tout cela.) Non, mes livres seront bientôt oubliés, ils ne signifient rien… les livres ne changent rien, ça ne veut rien dire… J’ai été tout: cow-boy en Amérique, trafiquant en boissons à Londres, escroc, tout en réalité. J’ai travaillé depuis l’âge de onze ans. Je connais tout ça… je connais le français… je peux écrire, c’est tout.
Écoutez les conversations dans la rue… ça n’a rien à voir avec les livres… c’est toujours : « Alors je lui ai dit… et il m’a répondu… et alors je lui ai dit. » Acteurs, c’est tout. Chacun veut des applaudissements… L’évêque dit: « Hier j’ai parlé devant deux mille personnes, demain je parlerai devant trois mille. » C’est la religion! Regardez le pape – quand les gens voient le pape, ils ont envie de le manger! Il est si gras! – il mange trop, il boit trop – acteurs, voilà ce qu’ils sont!
Les gens s’intéressent aux assurances et à la bonne vie, c’est tout. Le sexe! C’est pour ça qu’on se bat… chacun veut manger l’autre. C’est pour cela qu’ils redoutent les Noirs. Le Noir est fort! Plein de force! Il prendra le dessus. C’est pour cela qu’ils le redoutent… c’est le moment maintenant, ils sont trop nombreux, il montre ses muscles… le Blanc est effrayé… il est mou. Il a été trop longtemps tout en haut… l’odeur pue sur le toit, et le Noir, il la perçoit, il la sent, et il attend de prendre le dessus… ça ne sera plus long maintenant.
C’est l’époque du Jaune… le Noir et le Blanc vont se mélanger et le Jaune va dominer, c’est tout. C’est un fait biologique, quand le Noir et le Blanc se mélangent, c’est le Jaune qui sort gagnant c’est tout… dans deux cents ans quelqu’un regardera une statue d’homme blanc et demandera si quelque chose d’aussi bizarre a jamais existé… quelqu’un répondra: Non, ça doit être de la peinture. Voilà la réponse! L’homme blanc est une chose du passé… il est déjà fini, éteint! Quelque chose de nouveau va venir. Ils parlent tous ici, mais ils ne savent rien… qu’ils aillent là-bas et parlent ensuite… c’est une autre chanson là-bas, j’ai été en Afrique, je sais ce que c’est, ils sont forts, ils savent où ils vont… l’homme blanc s’est trop longtemps mis la tête sous l’aile, il a laissé l’Église le corrompre, tout le monde était pris… vous n’aviez pas le droit de dire quelque chose comme ça… le pape surveille, fais attention, ne dis rien! Dieu interdit… Non, c’est un péché… tu vas être crucifié… reste tranquille… ne bouge pas, sois un bon chien… n’aboie pas… ne mords pas… voilà ta pâtée… ta gueule!
Ils n’ont rien en eux… ils sont comme des taureaux… pour les distraire, vous n’avez qu’à agiter quelque chose: des nichons, le patriotisme, l’Église… n’importe quoi en fait, ils sauteront. Il n’y a pas besoin de grand-chose, c’est facile… ils veulent toujours être distraits, rien n’a d’importance… la vie est très facile.
Pendant un temps qui me parut long, Céline ne dit rien. Finalement, je dis que je n’avais jamais rencontré de femme que ses livres n’aient pas rendue malade, elles ne peuvent jamais les finir.
Bien sûr! Bien sûr! qu’est-ce que vous attendez… mes livres ne sont pas pour les femmes… elles ont leurs propres machins… le lit, l’argent… leurs propres petits jeux… mes livres ne sont pas de leurs trucs… elles savent y faire…
Non, je ne vois plus personne… oui, ma fille est en vie, elle vit à Paris, je ne la vois jamais. Elle a cinq enfants. Je ne les ai jamais vus. (Encore un long silence, puis:) Il n’y a pas de doute, je suis persécuté, je suis un lépreux. (Silence.) Vous ouvrez la porte et l’ennemi entre… (Silence.) Il faut que je vous quitte maintenant… il faut que j’écrive.
Il m’a accompagné jusqu’à la porte.
4 novembre 2009