Tuesday, October 7, 2008

Les Journaux d’Anne Frank (France 2)

Après le film, il y aura un débat où l’on aura l’aplomb de prétendre qu’une expertise et une édition "savante" des "Journaux d’Anne Frank" attestent enfin de l’authenticité du Journal d’Anne Frank. Il n’en est rien. Les responsables du Journal d’Anne Frank sont Otto-Heinrich Frank et Isa Cauvern (une Néerlandaise qui écrivait des récits pour une station de radio néerlandaise; elle s’est suicidée l’année de publication du livre, c’est-à-dire en 1947). Le père Frank se croyait une plume mais sa connaissance de la langue néerlandaise était médiocre.

Avant de devenir un escroc littéraire, il a été à Francfort, avec l’un de ses frères, un banquier véreux. Il a eu affaire avec la justice allemande pour cette raison avant l’arrivée de Hitler au pouvoir. Pendant la guerre, il a, à Amsterdam, fait de juteuses affaires grâce à un homme de paille non juif; pour cette raison il a eu des ennuis avec la justice néerlandaise après la guerre mais "l’affaire s'est arrangée".

Anne et Margot Frank ont été à Auschwitz. Pendant longtemps, on nous a dit qu’Anne y avait été gazée. Devant l’arrivée des Soviétiques, elles ont été transférées à Bergen-Belsen où elles sont toutes deux mortes du typhus. Il est attesté par une proche se trouvant dans ce camp que jamais Anne, une brave fille pas mal balourde, n’a parlé d’un quelconque journal qu’elle aurait tenu à Amsterdam.

L’édition "savante" est de pure esbroufe et elle ne contient aucune expertise d’écriture attestant de ce que les spécimens d’écriture qu’on nous y montre sont... d’Anne Frank. On a totalement escamoté ma question sur les deux spécimens d’écriture: une écriture d’adulte du 12 juin 1942 précède une écriture enfantine du 10 octobre 1942.

On a grossièrement caricaturé mes arguments parce qu’on ne leur a pas trouvé de réplique. Et pour cause! Ils reposent sur des observations matérielles imparables.

On s’est gardé de reproduire la remarquable concession que m’a faite le père Frank, pris, devant sa (seconde) femme interloquée, au piège de ses mensonges: "Monsieur Faurisson, vous avez théoriquement et scientifiquement raison. Je vous approuve à 100%... Ce que vous me signalez était, en effet impossible. Mais, dans la pratique, c’est pourtant bien ainsi que les choses se sont passées". Pour ma réponse à cette tentative de fuite, voyez ma réponse immédiate (Serge Thion, Vérité historique ou vérité politique?, La Vieille Taupe, 1980, p. 236).

Le père Frank, un miraculé d’Auschwitz, a eu certes la douleur de perdre pendant la guerre sa première femme et ses deux filles mais il n’en était pas moins un escroc (un charmeur) dont les mensonges embarrassent même ceux qui cherchent ou ont cherché à défendre cette histoire à dormir debout qu’est le prétendu "Journal d’Anne Frank".