Thursday, March 26, 2009

De R. Faurisson en 1980 à R. Williamson et J.-M. Le Pen en 2009

L’un de mes correspondants étrangers vient de me faire savoir qu’il souhaitait entendre dans son intégralité mon interview, par Ivan Levaï, du 17 décembre 1980 sur l’antenne d’Europe n°1.
Quant à la transcription des propos, on la trouve dans mes Ecrits révisionnistes (1974-1998), aux pages 241-247. On constatera qu’y figure ma « phrase de soixante mots » sur « les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des juifs ».
Dans les années qui ont suivi cette interview, I. Levaï a plusieurs fois déclaré que, s’il avait commis une faute dans sa carrière de journaliste, c’était de m’avoir accordé la parole ce 17 décembre 1980 ; en revanche, ce qu’il n’a jamais précisé, c’est que, la veille ou l’avant-veille de l’interview, il avait reçu à l’antenne Jean Pierre-Bloch, lequel avait alors tranquillement affirmé que j’étais « payé par Khadafi ». Aussi, Pierre Guillaume, prenant contact avec I. Levaï, avait-il alors prévenu ce dernier qu’à moins de me voir accorder un droit de réponse j’allais déposer plainte en justice. I. Levaï avait donc dû plier et, à son corps défendant, m’offrir une sorte de droit de réponse.
La loi antirévisionniste Fabius-Gayssot n’existait pas encore en 1980 et elle n’allait être publiée au Journal officiel de la République française que le 14 juillet 1990 mais, soit pour cette interview, soit pour mes écrits, j’allais être condamné à de multiples reprises.
Aujourd’hui, en 2009, les magiques chambres à gaz nazies, à l’instar du quasi-cadavre d’Ariel Sharon, ne sont plus maintenues en vie que de manière artificielle.
Dans la récente affaire Williamson, les médias du monde occidental s’en sont pris violemment à l’évêque révisionniste mais pas un seul d’entre eux ne lui a fait la réponse qui s’imposait : « Vous ne croyez pas aux chambres à gaz nazies ? Voici pourtant la photo d’une telle chambre à gaz, que les touristes peuvent visiter à Auschwitz ou dans tel autre camp ! ». Et personne non plus n’a tenté de lui donner la réplique en lui montrant le moindre document. Seule Beate Klarsfeld lui a suggéré, sans autre précision, de lire l’ouvrage monumental du pharmacien français Jean-Claude Pressac, Auschwitz : technique and operation of the gas chambers, édité en 1989 par... la Beate Klarsfeld Foundation de New York. Mais il ne s’agissait là de sa part que d’esbroufe médiatique car B. Klarsfeld ne pouvait ignorer qu’en 1995, soit six ans plus tard, l’auteur avait renié sa thèse et qu’il a fini par écrire que, « pourri » par trop de mensonges, le dossier de l’histoire de l’extermination des juifs était voué « aux poubelles de l’histoire ». J.-C. Pressac a daté du 15 juin 1995 le texte de cette rétractation, texte qui n’a été rendu public qu’en 2000 par l’historienne orthodoxe Valérie Igounet dans son Histoire du négationnisme en France, Seuil, p. 651-652.
J.-C. Pressac est mort le 23 juillet 2003, à l’âge de 59 ans, sans avoir été jamais poursuivi en justice.
Pour sa part, Jean-Marie Le Pen vient de répéter que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire de la seconde guerre mondiale. En fait, ces prétendus abattoirs chimiques sont moins qu’un détail puisque, aussi bien, ils sont dépourvus de toute réalité matérielle, mais la violence des réactions suscitées par la récidive de J.-M. Le Pen montre que celui-ci a porté atteinte au plus formidable tabou religieux de notre temps.
Il serait piquant de le voir rétorquer à ses adversaires qu’il s’étonne de leur indignation : que diable faisaient ces gens ou leurs amis du temps où J.-C. Pressac, le protégé du couple Klarsfeld, parlait, lui, des chambres à gaz comme de mensonges promis aux poubelles de l’histoire ? Comment expliquer que personne n’ait élevé de protestation ni réclamé de poursuites ?
On peut souhaiter que J.-M. Le Pen décide un jour de quitter la vie publique sur une déclaration révisionniste comparable à celles du président iranien Ahmadinejad. Il passerait à l’histoire comme le premier homme politique d’importance qui, en Occident, aurait dit la vérité sur le plus grand mensonge international des temps modernes.
Pour ma part, je souhaite qu’avec Bruno Gollnisch il se décide enfin à franchir le Rubicon.
26 mars 2009