Thursday, February 12, 2009

La Révolution révisionniste aurait-elle débuté le 26 décembre 2008 au Zénith, à Paris ?


« Ce qui est sorti de la seringue ne va pas rentrer dans la seringue ».

Je remercie mes correspondants français et étrangers de leurs messages sur le sujet et je sollicite leur indulgence si je ne trouve pas le temps de leur répondre. Trois réactions :

1) Reçu, ce matin même, d’un correspondant :

Entendu ce matin vers 7 heures 53, sur France-Inter, Didier Porte. Il évoque son impertinent collègue Stéphane Guillon, qu’on vient de soupçonner d’antisémitisme pour une simple réflexion sur « l’affaire Kouchner ». Il le taquine en lui faisant remarquer qu’il a omis de parler de « Tonton Faurisson»...


Après « Tonton Mitterrand » au XXe siècle, voici le « Tonton » du XXIe siècle. Une belle apothéose pour notre « République Française » (RF) !


J'ajoute ci-dessous un message que j’ai adressé à Isabelle Monnin, du Nouvelobs (il n'est pas parvenu à sa destinataire et m'a été retourné) :


Isabelle, je ne peux résister au désir de saluer votre performance qui fait honneur à ce que j'appelle la vertu du Nouvelobs : l'objectivité et l'absence d'agressivité verbale, vertu souvent mise en berne lorsqu'il s'agit d'Israël. Vous avez commenté dans le numéro du 5 février le spectacle de Dieudonné et n'avez pas embouché les trompettes du dénigrement. Il n'est pas question dans votre article de « l'ignoble » Faurisson ou de « l'abject » Le Pen. Non que vous ne pussiez considérer l'un et l'autre comme des personnages peu recommandables, c'est votre droit le plus absolu, mais le premier devoir du journaliste, digne de ce nom, est de résister à l'émotionnel et de se borner à relater les faits, quitte ensuite à proposer son commentaire personnel, lequel, ce me semble ressortir à l'honnêteté, doit tenir compte de la réalité. Au fond du spectacle de Dieudonné, dont j'apprécie l'audace et l'impertinence sans en goûter les dérives sémantiques que je juge vulgaires, il y a la mise en cause de tabous qui corsètent d'une façon intolérable notre société. La brutalité et l'indécence apparente de l'attaque devraient, comme dans tout humour corrosif, provoquer un choc menant à la réflexion. « Ignoble » ? Vraiment ? Peut-être pas mais exprimant d'autres convictions qui, étayées par des arguments et des faits probants, devraient susciter et enrichir un débat, un échange, car rien ne sert de s'invectiver ou de s'insulter. Cela ne fait pas avancer la bienveillance et le respect que nous nous devons tous les uns aux autres. Merci, Isabelle, pour votre modération.


PS : J'ai lu tout Faurisson et, universitaire moi-même, je puis vous dire qu'il ne s'agit ni d'un fanatique haineux, ni d'un amateur, ni d'un chercheur superficiel.


Cordialement [Nom et adresse suivent]

2) Entendu d’un ancien rugbyman : « Le révisionnisme est comme un ballon de rugby : il rebondit toujours dans des directions imprévisibles. »

Relancé en France, le 26 décembre 2008, grâce à Dieudonné, le révisionnisme a rebondi ensuite dans bien d’autres pays. On a soudain découvert que, le mois précédent (novembre 2008), un évêque anglais, interrogé en Allemagne, avait fait des déclarations révisionnistes devant la caméra d’une chaîne de télévision suédoise ; ladite chaîne de télévision n’avait tout d’abord pas diffusé l’entretien, puis, soudain, en janvier 2009, avait décidé de la rendre publique. C’est alors que les déclarations de l’évêque ont provoqué, dans tout le monde occidental, l’indignation des belles consciences et déclenché, en particulier, les foudres du Vatican. Voici notre prélat menacé de divers procès en France et aussi en Argentine, où il réside ; en Argentine, ses déclarations pourraient lui valoir une peine de trois ans de prison. On exige de lui une rétractation publique. En Italie, un prêtre, qui porte un nom juif polonais (Abrahamowicz), est en butte à des attaques identiques.

Que nous réserve, dans le proche avenir, l’évocation révisionniste des magiques et sacro-saintes chambres à gaz nazies ?

3) Entendu d’un proche : « Mgr Williamson veut savoir si, dans ces vingt dernières années, on aurait apporté une preuve de l’existence des magiques chambres et il demande qu’on lui laisse le temps de mener une enquête sur le sujet. Mais il n’a besoin ni de temps ni d’enquête puisque l’ASSAG existe encore. L’ASSAG est cette “Association pour l’étude des assassinats par gaz sous le régime national-socialiste” fondée à Paris le 21 avril 1982, qui s’est donné pour but de rechercher la preuve de l’existence des “chambres à gaz” et des “camions à gaz” ; ses statuts prévoient que sa durée est “limitée à la réalisation de son objet” ; or cette association existe encore ; elle n’a donc pas encore trouvé la preuve recherchée ! »

12 février 2009