Wednesday, December 24, 2008

Texte en droit de réponse au "Monde Diplomatique"

Pli recommandé, avec avis de réception, envoyé le 24 décembre 2008 par Robert FAURISSON, 10, Rue de Normandie, 03200 VICHY,

à Monsieur le Directeur responsable du Monde diplomatique,

1, Avenue Stephen-Pichon, 75013 PARIS

Monsieur le Directeur,

Dans votre livraison d’octobre 2008, p. 29, vous publiez un article de Lionel Richard sur un livre de Bernard Jouanneau intitulé La Justice et l’Histoire face au négationnisme. Au cœur d’un procès. Cet article appelle de ma part un texte en droit de réponse que vous trouverez ci-après et dont je vous demande la publication dans Le Monde diplomatique sous la forme et dans les délais prescrits par l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881. – Veuillez recevoir, je vous prie, mes salutations distinguées.

Signature :


TEXTE EN DROIT DE REPONSE

Dans votre livraison d’octobre 2008 (p. 29), Lionel Richard a rendu compte d’un livre (La Justice et l’Histoire face au négationnisme / Au cœur d’un procès) que Bernard Jouanneau a consacré au procès en diffamation qu’il m’a fallu intenter à Robert Badinter à la suite d’une déclaration de ce dernier. Le 11 novembre 2006, lors d’une émission télévisée sur la chaîne ARTE, Robert Badinter avait affirmé : « Le dernier procès que j’aurai plaidé dans ma vie avant de devenir ministre, c’est l’affaire [en 1981], c’est le procès contre Faurisson. J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». Le compte rendu de votre journaliste passe entièrement sous silence le fait que, dans son jugement du 21 mai 2007, le tribunal a prononcé que Robert Badinter avait tenté de prouver son assertion par des documents et des témoignages, mais en vain. Le tribunal a jugé que « la vérité du fait diffamatoire » n’avait pas été prouvée et il a spécifié en propres termes : « Il convient de constater que le défendeur [Robert Badinter] a échoué en son offre de preuve » (p. 17 du jugement et p. 269 du livre). Il est, en revanche, exact que le même tribunal a aussi conclu que, si j’avais été effectivement diffamé, c’était « de bonne foi ». Il a donc simplement accordé à Robert Badinter « le bénéfice de la bonne foi » (p. 16 du jugement et p. 274 du livre). Si je n’ai pas interjeté appel, c’est que pour moi, le tribunal me rendait justice sur l’essentiel : la vérité était que R. Badinter ne m’avait jamais fait condamner pour être un faussaire de l’histoire. D’ailleurs, jamais de ma vie je n’ai été condamné pour être un faussaire de l’histoire ou pour avoir faussé ou falsifié quoi que ce fût. Affirmer ou laisser entendre le contraire, c’est me diffamer.

Signature :


24 décembre 2008