Tuesday, February 5, 2008

Robert Faurisson répond à six questions de la journaliste italienne Giovanna Canzano


1 Quelles sont pour vous les conquêtes les plus significatives du révisionnisme historique ?
[Au préalable, permettez-moi une mise au point : je me trouve être d’abord sujet britannique, puis citoyen français et je veux qu’il soit clair que c’est exclusivement en ma qualité de sujet britannique, et donc en homme libre, que je vais répondre à vos questions].
A condition de remplacer le mot de « conquêtes » par celui de « victoires », vous trouverez une réponse à votre première question dans un texte que j’ai précisément intitulé « The Victories of Revisionism » (Téhéran, 11 décembre 2006). J’y énumère vingt de nos victoires. Sur le strict plan scientifique et historique, ces victoires ont été si importantes en nombre et par leur étendue qu’il ne reste plus pierre sur pierre de l’édifice de mensonges construit par la religion de « l’Holocauste ». Sur le plan médiatique, en revanche, notre échec est cuisant puisque – force est de le constater – malgré notre présence sur Internet, avec l’Aaargh-VHO, Radio Islam et tant d’autres sites révisionnistes, le grand public semble ignorer à peu près tout de nos succès comme de la déroute de nos adversaires.
Prenons le cas du juif américain Raul Hilberg ; il est le Number One des historiens de ce qu’on appelle « Holocauste » ou « Shoah » et que, pour sa part, il préfère nommer « la destruction des juifs d’Europe ». C’est en 1961 qu’il a publié sa première version de The Destruction of the European Jews. A l’époque, il soutenait avec aplomb la thèse selon laquelle Adolf Hitler avait donné deux ordres d’exterminer les juifs d’Europe (p. 177). Ces ordres, dont, curieusement, il n’indiquait ni les dates ni les contenus respectifs, avaient été, selon lui, suivis d’instructions diverses aboutissant, d’une part, à des massacres systématiques de juifs par les Einsatzgruppen en Russie et, d’autre part, à l’édification de « camps d’extermination » (sic) en Pologne ou en Allemagne, en particulier à Auschwitz ; toujours à l’en croire, afin de perpétrer ce crime spécifique et sans précédent, les Allemands avaient inventé et utilisé des armes spécifiques et sans précédent appelées soit « camions à gaz », soit « chambres à gaz » (utilisant, en particulier, l’insecticide Zyklon B). Mais, d’année en année, sous la pression de la critique révisionniste qui lui demandait des preuves et non de prétendus témoignages, R. Hilberg a dû battre en retraite. En 1983, il a fini par déclarer que, toute réflexion faite, ce gigantesque massacre n’avait pas été concerté (comme il l’avait d’abord écrit) mais s’était produit spontanément, au sein de la vaste bureaucratie allemande, « par une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle » (« by an incredible meeting of minds, a consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy »). En janvier 1985, au début du premier des deux grands procès intentés par des organisations juives canadiennes au révisionniste Ernst Zündel, à Toronto, nous lui avons fait confirmer sous serment ces étranges propos. Au cours de la même année, dans la seconde édition de son ouvrage, il a, une nouvelle fois, exposé la nébuleuse théorie selon laquelle la destruction des juifs d’Europe s’était produite par un phénomène de génération spontanée et s’était développée par transmission de pensée. Il précisait que l’entreprise criminelle en question s’était déroulée sans plan, sans agence spéciale, sans directives ni autorisations écrites, sans ordres, sans explications, sans budget, sans donc laisser de trace pour l’historien. D’où, si l’on comprend bien, l’impossibilité pour l’historien de produire des preuves. Il a conclu : « En dernière analyse, la destruction des juifs ne fut pas tant accomplie par l’exécution de lois et d’ordres que par suite d’un état d’esprit, d’une compréhension tacite, d’une consonance et d’une synchronisation » (La Destruction des juifs d’Europe, Paris, Fayard, 1988, p. 53 ; dans l’original : « In the final analysis, the destruction of the Jews was not as much a product of laws and commands as it was a matter of spirit, of shared comprehension, of consonance and synchronization », The Destruction of the European Jews, New York, Holmes & Meier, 1985, p. 55). Or, dans toute l’histoire du monde, on ne connaît pas un seul crime aux proportions gigantesques qui se serait ainsi produit par l’opération du Saint-Esprit et qui, ne laissant aucune trace de sa conception, de ses préparatifs ou de son organisation, aurait, au surplus, produit des millions de « miraculés » ayant échappé au supposé massacre.
Dès 1978/1979, dans le journal Le Monde, j’avais montré que l’existence des prétendues chambres à gaz hitlériennes se heurtait à une impossibilité technique radicale et j’avais mis la partie adverse au défi de nous montrer comment un meurtre de masse tel que le prétendu génocide des juifs avait été possible techniquement. Dans une déclaration commune signée de 34 historiens et auteurs français, dont Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, Fernand Braudel et Jacques Le Goff, on m’avait répliqué : « Il ne faut pas se demander comment techniquement un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde, 21 février 1979). C’est ce qui s’appelle tout à la fois avouer sa propre impuissance et imposer aux autres le respect d’un tabou. Au fond, R. Hilberg a connu, en 1983-1985, un désarroi et une humiliation comparables à ce qu’avaient subi en France, dès 1979, ses 34 collègues ou amis. Si vous voulez d’autres exemples des concessions auxquelles nous avons acculé les tenants de la thèse du génocide des juifs et des chambres à gaz nazies, reportez-vous, dans mon texte du 11 décembre 2006, aux dix-huit autres cas que j’ai retenus. Ne manquez surtout pas celui de Jean-Claude Pressac, un personnage qui avait été soutenu et vanté par le couple Klarsfeld ; après de multiples publications en faveur de la thèse officielle, J.-C. Pressac a fini, le 15 juin 1995, par signer, sous forme de réponse écrite à un questionnaire de Valérie Igounet, une sorte d’acte de capitulation en rase campagne où il a reconnu que le dossier de la thèse de l’extermination était « pourri », irrémédiablement « pourri », et qu’il était voué aux « poubelles de l’histoire ». Cet acte de capitulation nous a été caché pendant cinq ans. Le texte ne nous en a été révélé qu’en l’an 2000 ; il a été reproduit en un petit caractère typographique, à l’extrême fin d’un gros livre précisément signé de Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France (p. 651-652).
Pour ce qui est du nombre des morts d’Auschwitz, prétendu « camp d’extermination » (dénomination créée par des Américains) situé au cœur d’un prétendu système de liquidation physique des juifs, la vérité officielle n’a cessé de connaître des révisions à la baisse : jusqu’au début de 1990, ce nombre a été fixé à 4 000 000 de juifs et de non juifs ; en 1995, il est tombé à 1 500 000 ; puis, il a été successivement de 1 100 000, de 800 000, de 700 000 et de 600 000 ; en 2002, avec Fritjof Meyer, rédacteur en chef du Spiegel, il est descendu à 510 000. Il reste aux historiens officiels, c’est-à-dire aux auteurs non poursuivis en justice pour leurs écrits, encore des progrès à faire pour atteindre le chiffre réel d’environ 125 000 ; c’est, en effet, probablement à ce chiffre que s’est monté le nombre des morts en près de cinq ans dans les 39 camps du complexe d’Auschwitz, ravagé, notamment en 1942, par d’effroyables épidémies de typhus qui ont tué des détenus, des gardiens et jusqu’à des médecins-chefs en charge de la santé des détenus.
2 Pouvez-vous nous résumer brièvement les persécutions physiques et judiciaires que vous avez dû subir à cause de l’expression publique de vos thèses historiques ?
Mon lot a été le suivant : une dizaine d’agressions physiques, près de trente ans de procès, des perquisitions, un flot de condamnations judiciaires, des saisies à ma banque, une carrière brisée, d’ignobles retombées sur ma femme et sur mes enfants ; le tout à l’instigation ou avec la pleine approbation des autorités médiatiques, politiques, universitaires et cela dans une atmosphère d’hallali avec des appels au meurtre et des flots d’ordures et de boue déversés de toutes parts sur ma personne. Le bâtonnier des avocats de Paris, Christian Charrière-Bournazel, estime que les écrits ou propos de Faurisson ne sont que boue et ordure et il se décrit lui-même en « éboueur sacré ».
Mais, dans mon malheur, j’ai eu de la chance. Jusqu’ici, mon révisionnisme ne m’a pas valu un seul jour de prison ferme. Mon sort est enviable si je le compare à celui des révisionnistes qui, en Allemagne, en Autriche, en France, en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Suède ou au Canada ont été jetés en prison. Il y a cinq ans aujourd’hui, le 5 février 2003, la police américaine a enlevé Ernst Zündel à sa femme dans leur maison du Tennessee pour le mettre en prison, puis pour l’extrader au Canada qui, à son tour, l’a livré à l’Allemagne. Ses procès, d’abord à Toronto, puis à Mannheim, se sont déroulés dans des conditions révoltantes. Son internement à Toronto, pendant deux ans, a été digne de Guantánamo et d’Abou Graïb. Nul ne peut dire si ce juste, ce héros, sortira un jour de prison et pourra retrouver sa femme, ses enfants et ses petits-enfants.
3 La conférence révisionniste qui s’est tenue à Téhéran en décembre 2006 a provoqué une onde d’indignation mondiale ; a-t-elle aussi eu des retombées positives ?
Permettez-moi une rectification. La conférence de Téhéran ne peut ni ne doit être qualifiée de « révisionniste ». La vérité est qu’elle était ouverte à tous, y compris aux révisionnistes. Elle a fait connaître au monde entier l’existence du révisionnisme mais sans parvenir à briser l’étau de la censure qui s’est immédiatement partout resserré et qui fait que le grand public continue d’ignorer quels sont au juste nos arguments et nos conclusions. On a, un peu partout dans le monde occidental, crié au blasphème. De retour dans leurs pays d’origine, des participants de la conférence se sont retrouvés en butte à la répression, en particulier un Suédois, un Australien et deux des six courageux rabbins antisionistes qui avaient fait le déplacement : le grand rabbin d’Autriche et un rabbin de Manchester. Pour ma modeste part, je suis l’objet d’une enquête judiciaire réclamée à l’époque par Jacques Chirac ; j’ai été deux fois convoqué par la police judiciaire ; la seconde fois, tout récemment, j’ai été mis en garde à vue et ma maison a été perquisitionnée. Je vous invite à venir au procès qui se prépare ainsi mais dont la date n’est pas encore fixée. Je réserve à mes juges et au procureur une déclaration dont ils se souviendront. Aujourd’hui même, je viens d’apprendre que, dans une autre affaire (celle d’une interview accordée à « Sahar », station de la radio-télévision iranienne), la cour de cassation a confirmé que j’aurai à verser 18 000 euros d’amende et d’indemnités diverses.
4 Que pensez-vous de l’avenir du révisionnisme et, en particulier, des tentatives d’introduire en Italie une loi antirévisionniste comme la loi française ?
L’avenir du révisionnisme me paraît compromis et l’avenir des révisionnistes, particulièrement sombre. Le sort qui nous attend pourrait être comparable à celui des païens après le triomphe du christianisme au quatrième siècle de notre ère : l’effacement progressif. Je crains l’extension d’une loi antirévisionniste à l’échelle de l’Europe. Mais, vous devez le savoir, on peut réprimer le révisionnisme sans instituer pour autant une loi spécifique en ce sens. Voyez, par exemple, le comportement des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande avec, en particulier, en plus du cas d’Ernst Zündel, ceux de Germar Rudolf, de Fredrick Töben et de Joel Hayward (ce dernier, semi-révisionniste d’origine juive, a sauvé sa peau et sa carrière universitaire en se reniant). En France, bien avant la loi spécifique de 1990 (« loi Fabius-Gayssot »), on ne s’est pas gêné pour poursuivre des révisionnistes et les condamner en justice. « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Qui veut s’en prendre à un révisionniste l’accusera indifféremment de « dommage causé à autrui », de « diffamation », d’« incitation à la haine raciale », d’« apologie de crime », d’« atteinte aux droits de l’homme », de « terrorisme » ou de tel autre crime ou délit. Personnellement, j’ai été condamné aux Pays-Bas pour dommage à autrui par atteinte à la propriété littéraire ! Dans un ouvrage sur l’imposture du « Journal d’Anne Frank » j’avais été amené à citer abondamment des extraits de ce prétendu journal ; le tribunal néerlandais a décidé qu’en agissant ainsi j’avais commis une sorte de vol au préjudice des ayants droit d’Anne Frank et il a aussi jugé qu’en semant le doute sur l’authenticité dudit ouvrage j’avais porté atteinte à deux fondations (rivales en Shoah-Business !), l’une située en Suisse et l’autre aux Pays-Bas, défendant toutes deux la mémoire d’Anne Frank ; en outre, le tribunal a fait valoir que j’avais contraint le Musée Anne Frank d’Amsterdam à dépenser de l’argent pour entraîner du personnel à répondre aux questions posées par les visiteurs que mes arguments avaient pu troubler.
Il arrive à de braves gens de déclarer : « Je fais confiance à la justice de mon pays ». Personnellement, instruit par l’expérience de l’histoire, je ne vois pas comment on pourrait accorder sa confiance à des magistrats. La grande majorité des juges sont d’une docilité d’enfants sages issus de parents sages. En matière de procès pour révisionnisme, si je fais confiance aux magistrats, c’est plutôt pour leur aptitude, quand il le faut, à bafouer la plus élémentaire justice. En France, à trois reprises, j’ai porté plainte pour diffamation ; à trois reprises, les juges ont reconnu que j’avais raison mais ils m’ont néanmoins débouté car, à chaque fois, ils ont décrété que mon diffamateur était « de bonne foi ». Le dernier exemple en date est celui du procès qu’il m’a fallu intenter à Robert Badinter parce que ce personnage avait osé dire à la télévision : « J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire ». Les juges ont décidé que R. Badinter avait « échoué en son offre de preuve », c’est-à-dire qu’il s’était montré incapable de justifier son assertion ; ils ont reconnu que cet ancien avocat et ancien ministre (de la Justice) m’avait diffamé mais ils ont ajouté, sans en fournir la preuve, que mon diffamateur avait été « de bonne foi » et ils m’ont condamné à lui verser 5 000 euros, somme qui, pour moi, dans ce procès, s’est ajoutée à bien d’autres frais ; j’ai versé ces 5 000 euros mais, n’ayant pas d’autre argent, j’ai renoncé à interjeter appel. Tous les journaux qui ont rendu compte de l’affaire ont expliqué à leurs lecteurs que R. Badinter, qui avait dit : « J’ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l’histoire », avait gagné le procès et que Faurisson avait dû s’incliner devant le verdict ; ils ont caché ou voilé le fait que R. Badinter m’avait diffamé, fût-ce « de bonne foi ».
5 Vous avez souvent comparé les présumées armes de destruction massive de Saddam Hussein aux chambres à gaz hitlériennes : pouvez-vous clarifier ce concept ?
Le 23 juin 2003, j’avais rédigé un article consacré à l’arrestation à Vienne d’un révisionniste, l’ingénieur chimiste et spécialiste des chambres à gaz de décontamination Wolfgang Fröhlich, qui purge d’ailleurs actuellement une peine de six ans et cinq mois de prison. Dans cet article, j’avais évoqué l’offensive conduite par les politiciens américains Rudy Giuliani et George W. Bush contre des « révisionnistes » qui, déjà depuis un bon moment, avaient découvert que les armes de destruction massive attribuées à Saddam Hussein n’existaient tout simplement pas. Le 16 juin 2003, Bush avait condamné « un tas d’histoire révisionniste maintenant en marche » (« a lot of revisionist history now going on »). J’avais saisi cette occasion pour tracer un parallèle entre, d’une part, F. D. Roosevelt et G. W. Bush, et, d’autre part, Adolf Hitler et Saddam Hussein. J’écrivais :
En janvier 1944, le président Roosevelt, manipulé par Henry Morgenthau Jr, son secrétaire d’Etat au trésor, créait le Conseil des réfugiés de guerre (War Refugee Board ou WRB), qui allait fabriquer un rapport, devenu depuis tristement fameux, sur : « Les camps d’extermination allemands – Auschwitz et Birkenau ». En septembre 2001, le président Bush, manipulé par Paul Wolfowitz, créait le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans ou OSP), qui allait fabriquer de fallacieux rapports sur les armes de destruction massives de l’Irak (Weapons of Mass Destruction ou WMD). Ce bureau est dirigé par Abram Shulsky. Au sein dudit bureau les quatre responsables en charge des rapports sur ces armes de destruction massive se désignent eux-mêmes sous le nom de « la cabale » [juive] ! Seymour Hersh, journaliste américain de renom, en a fait la révélation dans un long article du New Yorker daté du 12 mai [2003] et, en France, Jacques Isnard l’a rapporté dans Le Monde du 7 juin, en page 7.
Je concluais alors :
Pareils mensonges. Pareils menteurs. Pareils bénéficiaires. Pareilles victimes. Il semble donc qu’on ait besoin d’un pareil travail révisionniste.
Par la suite, Le Monde du 17 juin avait publié en première page un article ironiquement intitulé : « Saddam était méchant, donc il avait des armes prohibées ». Le lendemain, j’ai envoyé au journal, pour publication, une missive dont le contenu se limitait à une phrase : « Hitler était méchant, donc il avait des chambres à gaz et des camions à gaz » mais, comme on s’en doute, mon impertinente missive n’a pas été publiée.
6 Depuis quelques années maintenant le révisionnisme se trouve appelé communément « négationnisme » parce que, dit-on, il a un caractère éminemment destructif. Qu’en pensez-vous ?
« Négationnisme » est un barbarisme et, à ceux qui me traitent de « négationniste », je pourrais, forgeant à mon tour un barbarisme, répliquer qu’ils sont, eux, des « affirmationnistes ». Dans le Faust de Goethe, Méphistophélès est « l’esprit qui toujours nie ». Or les révisionnistes ne sont pas diaboliques et ils ne nient rien, et surtout pas l’évidence ; au terme de leurs recherches, ils se contentent d’affirmer que telle conviction, largement partagée, n’est qu’une illusion. Galilée ne niait pas ; il constatait l’existence d’une erreur ou d’une superstition et il insistait pour que, dans un domaine particulier de la connaissance, l’astronomie, on revoie, on corrige, on révise ce que jusqu’ici on croyait exact et qui, à son avis, était faux. Le révisionnisme est POSITIF, parfois même positiviste. Il préconise la réflexion, la vérification, l’effort, le travail, la recherche. Et puis il se trouve être aussi un HUMANISME. Il offre aux hommes un moyen de s’entendre au-delà de toute appartenance à un groupe national, politique, religieux ou professionnel. Il rejette l’argument d’autorité. Pour les révisionnistes, ce qu’affirment des savants, des professeurs, des magistrats n’est pas nécessairement exact ou conforme à la réalité et doit pouvoir être soumis à examen. Le révisionnisme nous en avertit : ce que la voix publique ressasse indéfiniment pourrait n’être qu’une légende, une croyance infondée. Attention à la calomnie ! Avant de répéter que l’Allemagne a commis le crime le plus atroce de tous les temps et d’ajouter que presque tout le reste du monde a été le complice de ce crime soit en y participant, soit en en détournant le regard, exigeons des preuves. De quel droit affirme-t-on que la patrie de Goethe et de Beethoven s’est déshonorée au point de construire des abattoirs chimiques pour y asphyxier des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ? De quel droit tant d’institutions juives se permettent-elles d’accuser pêle-mêle de complicité dans ce crime le pape Pie XII, le Comité international de la Croix-Rouge, Roosevelt, Churchill, de Gaulle, Staline, les alliés de l’Allemagne (y compris les Japonais, le Grand Mufti de Jérusalem, les Hindous libres de Chandra Bose) et les neutres, à commencer par la Suisse ? Se peut-il vraiment que seuls les juifs et leurs amis aient vu clair tandis que le reste du monde, ou peu s’en faut, aurait été aveuglé par la haine ou l’ignorance ? Le Canadien David Matas, avocat chevronné et autorité du « B’nai B’rith » (sorte de franc-maçonnerie exclusivement juive avec ambassadeurs auprès de l’ONU et d’autres organisations internationales), vient de déclarer, le 27 janvier 2008 : « L’Holocauste a été un crime dont la quasi-totalité des pays du globe ont été les complices » (« The Holocaust was a crime in which virtually every country in the globe was complicit »). Il me semble que, lorsque les révisionnistes viennent soutenir, au terme de leurs recherches, que D. Matas se trompe ou nous trompe en évoquant ainsi le prétendu génocide des juifs, nous devrions pour le moins prêter attention à ces recherches au lieu de les interdire par « la force injuste de la loi ». Qui, dans cette affaire, vous semble avoir un comportement normal et HUMAIN ? A votre avis, est-ce D. Matas et ses puissants amis ou le Germano-Canadien Ernst Zündel, lequel doit à ces gens-là d’avoir été envoyé en prison pour de si longues années ? Pour reprendre vos mots, je dirais donc qu’à mon sentiment, loin d’avoir « un caractère éminemment destructif », le révisionnisme est doté d’un caractère CONSTRUCTIF et éminemment HUMAIN.
A l’athée que je suis permettez la réflexion suivante : la religion de « l’Holocauste » n’est qu’un avatar de la religion vétéro-testamentaire. A l’instar de cette dernière elle est inhumaine. Elle enseigne la haine, la cruauté, la soif de vengeance et la violence. Elle nous traite tous en Palestiniens. Elle se moque de l’homme. Elle cherche à nous faire gober les histoires les plus loufoques qui soient. Il le faut bien : comme je vous l’ai dit, sur le plan de l’histoire et de la science ou, en un mot, de la raison, les Hilberg et les Pressac ont été laminés par les révisionnistes. Alors, en désespoir de cause et par goût, les tenants de l’Holocauste se sont tournés vers les Claude Lanzmann, les Elie Wiesel, les Marek Halter, les Steven Spielberg, c’est-à-dire des raconteurs d’histoires juives qui ont en horreur la science historique. Ils ne s’en cachent pas. E. Wiesel, qui est le plus grand de nos faux témoins, a fini par écrire dans ses mémoires : « Les chambres à gaz, il vaut mieux qu’elles restent fermées au regard indiscret. Et à l’imagination » (Tous les fleuves vont à la mer…, Le Seuil, 1994, p. 97). Quant à Claude Lanzmann, qui a fini par avouer qu’il avait payé, et cher, ses « témoins » allemands pour le film Shoah, il a toujours clamé sa haine des historiens et de leurs documents, allant jusqu’à ajouter que, s’il découvrait un film montrant une scène de gazage des juifs, il le détruirait. Ces sortes de commerçants sont en faveur des récits, des romans, des nouvelles, des films, du théâtre, des spectacles en tout genre, et ils sont même partisans du kitsch pourvu que cela serve ce qu’ils appellent la Mémoire. Ils sont en faveur de « la Mémoire » telle qu’elle s’écrit à Hollywood, à Yad Vashem ou dans les Disneylands que deviennent progressivement tous ces musées des horreurs qui prolifèrent à Auschwitz, à Berlin, à Washington ou en cent autres points du globe. Ils privilégient les méthodes hollywoodiennes ainsi que les pratiques scénographiques les plus malhonnêtes et ils dédaignent ouvertement l’histoire. Ils s’intéressent à l’art de susciter des émotions. Ils suivent les recettes du « story-telling », c’est-à-dire l’art de trousser une bonne histoire où le lecteur et le spectateur, goûtant à la fois le plaisir de l’indignation contre les méchants nazis et celui de la commisération envers les pauvres juifs, pourront se laisser aller aux pleurs. La littérature holocaustique regorge de récits d’horreurs et de miracles dignes de l’Ancien Testament avec ses histoires des Plaies d’Egypte, de la mer Rouge, des Murailles de Jéricho ou de Josué obtenant que le soleil arrête sa course afin que les juifs puissent achever un massacre. Il s’agit là d’une longue tradition juive où le mot d’ordre est : « Pas d’histoire mais des histoires ». Dans un texte daté du 15 juin 2006 et intitulé : « Mémoire juive contre l’histoire (ou l’aversion juive pour tout examen critique de la Shoah) », je narrais la mésaventure survenue au plus prestigieux des historiens israéliens, Ben Zion Dinur, né Dinaburg (1884-1973). Fondateur de l’Institut Yad Vashem, il avait eu l’audace de préconiser la méfiance du scientifique à l’égard des innombrables « témoignages » de « survivants » ou « miraculés » ; il voulait vérifier leur authenticité ; ce faisant, il avait provoqué une redoutable campagne qui l’avait finalement contraint à démissionner de la direction de Yad Vashem.
A partir de 1995-1996, les historiens de « l’Holocauste » ont définitivement cédé le pas aux servants de la Mémoire. En 1996, une sorte de sous-Pressac, Robert Jan van Pelt, universitaire canadien, aura été le dernier historien juif à essayer de défendre la thèse de « l’Holocauste » sur le plan scientifique. Depuis cette date les spécialistes du sujet multiplient les publications où chacun va de son interprétation personnelle de « l’Holocauste » mais sans plus jamais tenter de démontrer au préalable qu’il y a eu effectivement un génocide des juifs et des chambres à gaz nazies. En revanche, on nous intoxique d’une littérature ébouriffante dans le style des récits de Misha Defonseca, de Shlomo Venezia ou de ce sacré farceur de Père Patrick Desbois : une fillette juive, adoptée par des loups, traverse avec eux l’Europe entière à la recherche de ses parents déportés à Auschwitz ; les cheminées des crématoires lancent, jour après jour, nuit après nuit, des flammes vers le ciel (alors qu’un seul feu de cheminée aurait interrompu pour longtemps toute activité de crémation) ; quand les Allemands décident d’exécuter des foules de juifs, ils mobilisent des enfants auxquels ils ordonnent de frapper sur des casseroles pour couvrir le bruit des fusillades et les cris des victimes ; « nous étions trente jeunes filles ukrainiennes qui devaient, pieds nus, tasser les corps des Juifs et jeter une fine couche de sable dessus pour que les autres Juifs puissent s’allonger » (Père Patrick Desbois, Porteur de mémoires / Sur les traces de la Shoah par balles, Michel Lafon, 2007, p. 115-116) ; « Puis, un autre jour, dans un autre village, quelqu’un qui, enfant, avait été réquisitionné pour creuser une fosse nous raconte qu’une main sortant du sol s’est accrochée à sa pelle » (p. 92-93) ; « [Samuel Arabski] nous a expliqué, le regard empli de terreur, que la main d’un Juif sortie de la fosse est venu saisir sa pelle » (p. 102). On n’en finirait pas d’énumérer ces fantasmagories qui sont déshonorantes pour qui les invente, les imprime ou en fait des films et en même temps dégradantes pour qui est amené à en lire le récit ou à en voir la représentation.
Pour ma part, prenant acte de ce que, dans ces dix dernières années, l’historiographie de « l’Holocauste » s’est essentiellement réduite à ces sous-productions, j’ai l’impression que mon rôle s’achève. J’ai 79 ans. Je ne vais pas consacrer le peu qui me reste de vie à démontrer l’ineptie de plus en plus grossière du commerce ou de l’industrie de « l’Holocauste ». Les révisionnistes l’ont déjà amplement prouvé : l’histoire de la prétendue extermination des juifs et des prétendues chambres à gaz nazies est une imposture qui a ouvert la voie à une gigantesque arnaque politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l’Etat d’Israël et le sionisme international et dont les principales victimes sont le peuple allemand – mais non pas ses dirigeants – et le peuple palestinien tout entier. J’étais parvenu à cette conclusion en 1980. Aujourd’hui, 5 février 2008, je n’ai pas à y changer un iota.
Pour résumer en une phrase le bilan personnel des trente dernières années que je viens de consacrer au révisionnisme historique, je dirais que j’ai simplement voulu, avec des moyens dérisoires, servir une cause ingrate, celle de la science historique. Je ne vois rien d’autre à dire pour ma défense.
Je vous sais gré de m’avoir accordé la parole. Le premier journaliste qui ait bien voulu me la donner pour de bon a été l’un de vos compatriotes. Il s’appelait Antonio Pitamitz. C’était en 1979 dans le mensuel Storia Illustrata, disparu depuis. Aujourd’hui, un professeur d’université se bat âprement pour qu’on m’accorde le droit d’exposer mes vues – des vues qu’il ne partage peut-être pas lui-même – et il s’agit, là encore, d’un Italien. Vous le connaissez : il s’appelle Claudio Moffa.
5 février 2008