Thursday, February 28, 2008

L’Imposture de la «fille aux loups» (livre et film, 1997–2008)

L’imposture a pris naissance en 1997. Des révisionnistes l’avaient dénoncée. Encore récemment, je téléphonais au journal Le Monde pour protester contre le silence du journal au sujet de nouvelles révélations sur l’escroc en jupon qui se faisait passer pour juive et prétendait s’appeler Misha Defonseca alors qu’elle n’était nullement juive et portait le nom de Monique Dewael. Cette histoire juive à la belge est comparable à l’imposture de Wilkomirski (en réalité Grosjean), qui, elle, était une sorte d’histoire juive à la suisse. Ces deux impostures ont valu à leurs auteurs respectifs un accueil délirant auprès de certains milieux juifs et une renommée mondiale qui leur a rapporté des sommes considérables.

Dans sa livraison datée du 28 février 2008 (p. 27), un article du Monde signé de Jean‑Pierre Stroobants, correspondant du journal à Bruxelles, a pour surtitre “Polémique. Porté à l’écran, ce best‑seller relate la vie d’une fillette juive sous l’Occupation” ; il porte pour titre : “Doutes en Belgique sur la véracité du récit de “Survivre avec les loups”.

Je vous renvoie à cet article dont voici trois passages :

1) “En salles en France depuis le 16 janvier, le film [avec Guy Bedos], bien que salué pour ses qualités visuelles, est au coeur d’une vive polémique en Belgique, où il est sorti il y a quelques jours. Des historiens juifs, des spécialistes des loups et des journalistes remettent en cause l’histoire de Misha Defonseca. Arguments à l’appui, ils affirment que son récit est inventé de toutes pièces.”

2) “Plus généralement, on s’interroge à Bruxelles sur les ressorts d’un possible mensonge et sur ses conséquences, d’autant que le film visait d’abord à parler de la Shoah aux plus jeunes.”

3) “[Le film] sortira prochainement en Allemagne et pourrait, selon certains, donner du grain à moudre aux négationnistes, d’autant qu’il présente une image très négative des Allemands dans leur ensemble”.

A en croire Le Monde, nous serions redevables à “des historiens juifs” de la découverte de la supercherie. Le procédé est habituel. Jamais on ne rend hommage aux révisionnistes (appelés “négationnistes”) et toujours c’est à “des juifs” qu’on fait crédit d’un salutaire retour à la vérité. Je l’ai encore récemment écrit (“En Confidence”, 28 décembre 2007, p. 21) : si jamais un jour l’histoire officielle me donnait raison sur l’imposture du génocide et des chambres à gaz, “je me retirerais du combat, quitte à voir certains de mes adversaires clamer que, décidément, l’humanité est redevable aux fils d’Israël d’une géniale découverte de plus : “Chambres à gaz hitlériennes et génocide des juifs n’ont jamais existé ! Il s’agissait d’une imposture montée de toutes pièces par des antisémites afin de discréditer les juifs!”

J’espère être en mesure de revenir bientôt sur ces mille et une arnaques du Shoah-Business.