Saturday, September 8, 2007

Antinazisme de sex-shop

Si vous dénoncez publiquement la vogue dans la littérature holocaustique de ce que j’ai appelé «un nazisme (ou un antinazisme) de sex-shop», il pourra vous en cuire. Si vous ajoutez que ce type de pornographie imprègne trop de prétendus témoignages sur «l’Holo­causte» et qu’il est présent jusque dans les récits qu’on donne à lire à la jeunesse (quand on ne les lui débite pas sur place à Auschwitz), on vous le fera payer à coup sûr.

Il en ira autrement pour un juif, en particulier s’il est citoyen de l’Etat d’Israël. En un premier temps, ce juif, comme tous ses congénères, tirera un bénéfice financier et politique de la «pornographie mémorielle», puis, en un second temps, il se verra accorder la permission, comme c’est de plus en plus souvent le cas aujourd’hui, de dénoncer cette même porno­graphie. Le goy, lui, aura le droit, en un premier temps, de ne manifester que sa repentance et de payer sans protestation ni murmure; puis, en un second temps, il pourra exprimer son admiration pour ces merveilleux juifs qui sont si lucides, si honnêtes et si courageux qu’ils se montrent capables de dénoncer les répugnantes inventions du Shoa-Business ou de l’industrie de «l’Holocauste». Si le goy est révisionniste, qu’il ne s’attende pas à des excuses de la part du juif israélien qui l’avait injustement traité de menteur ou d’antisémite et qu’il n’aille pas s’imaginer qu’on lui reconnaîtra le mérite d’avoir eu raison le premier.

Le titre de l’article du New York Times du 6 septembre signifie: «Pour Israël, le dérivé inattendu d’un procès concernant l’Holocauste»; le procès en question est celui d’Adolf Eichmann. Rappelons qu’A. Eich­mann avait été enlevé d’Argentine en 1960, jugé et condamné en 1961 à Jérusalem et, enfin, pendu en 1962 au terme d’un procès parfaitement inique où aucune preuve n’avait été apportée de ce que le IIIe Reich aurait eu une politique d’extermination des juifs d’Europe et aurait utilisé à cette fin des chambres à gaz ou des camions à gaz homicides.

L’article se clôt sur une remarque d’Ari Libsker (35 ans et petits-fils de «survivants») évoquant ce «mélange “d’horreur, de sadisme et de pornographie” qui sert à perpétuer jusqu’à ce jour la mémoire de l’Holocauste dans la conscience israélienne».