Tuesday, October 3, 2006

André Schwarz-Bart, escroc littéraire

Dans Le Monde du 3 octobre 2006, Patrick Kéchichian signe un article sur la disparition de l’écrivain André Schwarz-Bart. Né le 23 mai 1928 à Metz, ce dernier est mort à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) le 30 septembre 2006. Il était surtout connu pour avoir obtenu en 1959 le prix Goncourt pour Le Dernier des Justes (Paris, Editions du Seuil, 351 p.).

Sa famille venait de Pologne. Son père, nous dit-on, avait commencé des études pour devenir rabbin, puis avait exercé le métier de marchand forain. Le succès du Dernier des Justes a été retentissant et a rapporté des sommes considérables à son auteur. Des centaines, peut-être même des milliers d’articles ou d’études ont été consacrés, en France et à l’étranger, à ce que l’on considère volontiers aujourd’hui comme le premier grand livre sur la Shoah.

Or l’auteur était un plagiaire, un escroc littéraire. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par Francine Kaufmann, professeur à l’Université Bar-Ilan d’Israël, dans la Revue d’histoire de la Shoah, septembre-décembre 2002, p. 68-99. On trouvera dans ce texte une liste d’auteurs juifs systématiquement pillés par notre faussaire: Martin Buber, Manès Sperber, Isaac Babel, Michel Borwicz et d’autres encore. Mais A. Schwarz-Bart avait aussi puisé son bien dans une lettre de Madame de Sévigné racontant comment, en 1676, avait été décapitée et brûlée, pour empoisonnement, la marquise de Brinvilliers. Il avait également reproduit mot pour mot quelques lignes d’un roman du Chinois Lou Sin (ou Lu Xun), La véritable histoire de Ah Q. Péchés véniels, bien entendu, puisque ces vols avaient été commis dans une pieuse intention, celle de nous faire pleurer sur les juifs et leur martyre. «Une méchante accusation de plagiat», écrit aujourd’hui P. Kéchichian à propos des multiples accusations portées en ce sens dès la parution du best-seller.

La littérature concentrationnaire regorge de tels vols, plagiats, escroqueries. En un premier temps, comme tous ces récits sont largement fictifs, leurs auteurs procèdent çà et là à de menus larcins dans la littérature non juive, puis, en un second temps, ils se font à leur tour voler par leurs confrères juifs. Il s’ensuit une interminable chaîne de récits, de témoignages, de romans, de films ou même d’ouvrages réputés historiques mais qui ne font que se copier les uns les autres. C’est ce qui peut s’appeler «la circulation circulaire» (Bourdieu) du commerce littéraire, artistique, cinématographique ou universitaire dans le domaine du ragot, du mensonge et du commerce holocaustiques. Les dupes s’imaginent avoir affaire à des témoignages qui se recoupent: la réalité est qu’ils se trouvent devant des inventions de menteurs et de voleurs. Pour ne prendre qu’un exemple, on pourrait écrire une thèse de linguistique sur le seul personnage du «Docteur Mengele dans la littérature juive concentra­tionnaire». On y mesurerait à quel point les auteurs juifs ne font que se répéter, parfois à la virgule près. Tous évoquent la figure de ce prétendu bourreau d’Auschwitz à la manière du romancier ou de l’escroc Schwarz-Bart, prix Goncourt 1959. Chez lui comme chez ses compères, ce ne sont que clichés, invraisemblances, histoires à dormir debout et Grand Guignol dans le sperme, le sang et la matière fécale, le tout repris de l’Ancien Testament et du Talmud. A ce titre, Le Dernier des Justes est bien, un an après La Nuit, court récit auto­biographique et mensonger d’Elie Wiesel, «le premier grand livre sur la Shoah».

Additif (20 octobre 2006)

Les jurés du prix Goncourt ont un faible pour la littérature holocaustique à la manière d’André Schwarz-Bart (plagiats, clichés, outrances de Grand Guignol dans le sperme, le sang et, surtout, la matière fécale, dont le Talmud est si friand).

Pour l’année 2006 ils se devraient de couronner le roman de Jonathan Littell, l’auteur juif du roman intitulé Les Bienveillantes (Gallimard). «Les Bienveillantes» sont le nom donné aux Furies. «Le narrateur, une sorte de Tom Ripley [une sorte de Joseph Rouletabille] en uniforme SS, ne fait que patauger dans le sang et la merde (sans oublier le sperme, bien entendu!) en tenant, la plupart du temps, des propos aussi peu intéressants que ceux que l’on trouve dans une certaine littérature de gare et de guerre» (Peter Schöttler, «Tom Ripley au pays de la Shoah», Le Monde, 14 octobre 2006, p. 19).

Additif (6 novembre 2006)

Comme il se devait, J. Littell s’est vu décerner le prix Goncourt. Peu auparavant il avait reçu le Grand Prix de l’Académie française. L’opération qui s’est développée autour de la sortie de son roman mérite de trouver place dans l’histoire du Shoah Business. A ce sujet on découvrira une partie des faits et des chiffres dans une «analyse» de Florence Noiville publiée (Le Monde, 29-30 novembre, p. 2) sous le titre parlant de: «Des ‘Bienveillantes’ sonnantes et trébuchantes». L’article s’ouvre sur la phrase suivante: «Ce pourrait être une belle étude de cas pour étudiants d’écoles de commerce». L’agent de J. Littell est le juif britannique Andrew Nurnberg, dont le rôle semble avoir été déterminant dans ces fort juteuses tractations commerciales.

De son côté, dans le même journal, Bertrand Legendre signe à propos du best-seller une «analyse» intitulée «Du côté des bourreaux » (Le Monde, 5-6 novembre, p. 2). Il écrit ingénument: «Cela fait deux ans que les livres consacrés aux criminels nazis, à Hitler et à ses proches, suscitent un regain d’intérêt.» Il ne fournit aucune explication au phénomène. Or, pour qui pratique la littérature de la Shoah, l’explication de ce phénomène,– qui remonte à une dizaine d’années et non à deux ans,– est patente: elle tient à la déroute des Raul Hilberg, Arno Mayer, Jean-Claude Pressac, Philippe Burrin, Robert Jan van Pelt, Florent Brayard et tous autres devant l’offensive révisionniste. L’incapacité, de plus en plus visible et embarrassante, de ces historiens à nous fournir des preuves de leur thèse a produit un mouvement de panique chez les religionnaires et les commerçants de la Shoah. Les chantres de la Shoah ont décidé que, là où l’histoire échouait, il fallait s’en remettre à l’imagination (appelée «l’imaginaire») et à ses œuvres: le roman, le théâtre, le film, toutes les formes possibles de spectacles, et même «le kitsch». C’est ainsi que «la Mémoire» a pris le relais de l’Histoire. Ce qui reste de livres d’histoire porte la marque de plus en plus visible de la propagande. Il n’est plus du tout possible de publier d’œuvres SUR Hitler mais seulement CONTRE Hitler; La Chute, film grand-guignolesque, ne fait pas exception.

Le phénomène s’aggravera à mesure que l’Etat d’Israël s’acheminera vers sa disparition. Nous aurons alors droit à l’hystérie du «Second Holocauste».

Dubitando, n° 10, décembre 2006