Wednesday, January 11, 2006

Considérable révision, officielle, du nombre des morts de Majdanek

« Six millions de morts ou un million de morts, quelle différence ? »

Ma réponse à cette question est : « Cinq millions d’hommes, pour qui c’est la plus grande des différences possibles, celle qu’il y a entre la vie et la mort. »
C’est, en partie, sur l’indifférence aux faits et aux chiffres que se bâtissent les mensonges historiques.
En 1945-46, au procès de Nuremberg, le document URSS-8, à valeur de « preuve authentique » (selon l’article 21 du statut du tribunal), établissait à « plus de quatre millions d'êtres humains » le nombre des victimes d'Auschwitz. Ce chiffre a été ensuite porté à neuf millions dans le documentaire Nuit et brouillard (1955) (conseillers historiques : Henri Michel et Olga Wormser-Migot), film extraordinairement mensonger, qui est encore aujourd’hui projeté dans toutes les écoles de France. Puis, au fil des années, sous la pression exercée par les découvertes révisionnistes, ce chiffre est, par paliers successifs, descendu à 510 000 (Fritjhof Meyer, « Die Zahl der Opfer von Auschwitz. Neue Erkenntnisse durch neue Archivfunde », Osteuropa, mai 2002, p. 631-641). Il n’empêche qu’aujourd’hui, sur place, on continue, depuis 1995, d’abuser le touriste avec le chiffre d’un million et demi de morts répété sur une vingtaine de stèles et en autant de langues (jusqu’en avril 1990, le chiffre, inscrit sur les stèles, au nombre, à l'époque, de 19, avait été de quatre millions).
De la même manière, au procès de Nuremberg, le document URSS-29, qui, lui aussi, avait valeur de « preuve authentique », établissait à « près d’un million et demi d’êtres humains », dont « une quantité énorme de juifs », le nombre des victimes du camp de Majdanek (Lublin) (Constantin Simonov, Maïdanek, un camp d'extermination, Paris, Editions sociales, 1945, p. 36, 39). Encore en 2003, la Columbia Electronic Encyclopedia donnait ce chiffre à l'article « Majdanek ». Pourtant, au fil du temps, les estimations avaient considérablement baissé. En 2005, Tomasz Kranz, directeur de la section de recherche du Musée d’Etat de Majdanek, en est arrivé, pour sa part, au chiffre de 78 000 morts.
C’est ce que nous révèlent, dans un communiqué quelque peu embarrassé et plein d’omissions, les autorités du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau, qui font état d’un article paru, le 23 décembre 2005, dans le quotidien Gazeta Wyborcza (http://www.auschwitz-muzeum.oswiecim.pl/html/eng/aktualnosci/news.php?rok=2005>).


Décidément, l’année 2005 s’est achevée tout autrement qu’elle n’avait commencé. En janvier-février, le tsunami shoatique exerçait ses ravages. A partir du 10 novembre (date de la victoire remportée par Ahmed Rami auprès du parlement suédois), aussi bien en France qu’à l’étranger (Suède, Iran, Venezuela, Etats-Unis, Australie), le révisionnisme historique est revenu en force. D’où, en général, une répression de plus en plus dure contre les auteurs révisionnistes.
11 janvier 2006