Saturday, March 5, 2005

Lettre au "Monde" à propos des sanctions contre Bruno Gollnisch

Trois remarques sur l'article que votre correspondante à Lyon consacre à la sanction qui vient de frapper Bruno Gollnisch :

1) On ne saurait traiter Bruno Gollnisch d' "ex-professeur"; Bruno Gollnisch reste professeur ;

2) Il est erroné de prétendre que, dans cinq ans, ce dernier aura atteint l'âge de la retraite; il l'atteindra à 66 ou 67 ans (65 ans + 1 ou 2 ans selon le nombre de ses enfants) ;

3) C'est jouer sur un mot, celui de "soupçonné", que d'écrire : "C'est la première fois, dans l'histoire de l'université française, qu'un enseignant soupçonné de propos négationnistes [barbarisme insultant pour "révisionnistes"] écope d'une sanction aussi lourde." Effectivement, c'est la première fois qu'un enseignant simplement "soupçonné" est ainsi sanctionné, mais ce n'est pas la première fois qu'un enseignant "accusé", à tort ou à raison, de propos révisionnistes écope d'une sanction aussi lourde ou bien plus lourde encore. Robert Faurisson, par exemple, ou Bernard Notin ont été interdits A VIE du droit d'enseigner mais cette interdiction, jamais prononcée, a été le résultat de pures et simples voies de fait administratives. Il y a aussi eu, pour l'enseignement secondaire, les cas, par exemple, de Michel Adam, de Vincent Reynouard ou de Jean-Louis Berger, privés A VIE du droit d'enseigner. Et cela sans parler, bien sûr, du cas de Jean Plantin: les universités Lyon-2 et Lyon-3 ont voulu, au prix d'une éhontée mascarade, retirer ses diplômes à ce dernier, respectivement onze ans et neuf ans après son départ de ces universités. Au passage, toujours à Lyon, deux professeurs d'université ont lourdement "écopé" à cause de "l'affaire Plantin". Encore à Lyon, trois autres professeurs ont également "écopé" à cause de "l'affaire Roques". Il est à
noter qu'aucun de ces cinq derniers professeurs n'était, en réalité, révisionniste !

Elle est longue la liste des révisionnistes réels ou supposés qui, en France et à l'étranger, sont ainsi tombés sous les coups d' "une insupportable police juive de la pensée" (Annie Kriegel).

5 mars 2005