Sunday, December 12, 2004

Oriana Fallaci contre la répression du révisionnisme

Dans un récent ouvrage, l’Italienne Oriana Fallaci dénonce quelques exemples d’intolérance et d’arbitraire au pays des « Suisses glacieux » (Céline). Elle écrit fort justement que « la Suisse a le charmant petit vice consistant à juger par contumace et à l’insu de l’accusé » (La Force de la raison, traduit de l’italien par Victoire Simon, éditions du Rocher/Jean-Paul Bertrand, 2004, p. 27). Personnellement, j’ai été condamné le 15 juin 2001 à un mois de prison ferme et au versement de 230 FS par Michel Favre, juge d’instruction à Fribourg, pour la reproduction, dans une brochure éditée par René-Louis Berclaz, d’un article que j’avais intitulé Le Procès Amaudruz, une parodie de justice (éditions Vérité et Justice, août 2000). Ce juge d’instruction ne m’avait avisé d’aucune plainte ni d’aucune procédure à mon encontre. Il ne m’avait ni convoqué ni entendu. (Pour plus de détails sur ces points, on se reportera à mon texte, du 19 juin 2001, intitulé « La chasse aux révisionnistes »).

Evoquant d’abord le cas de Gaston-Armand Amaudruz, éditeur du très modeste mensuel Courrier du continent, puis mon propre cas, O. Fallaci écrit :

Un autre exemple [d’arbitraire helvétique] : l’historien suisse Gaston-Armand Amaudruz, octogénaire, qui publiait un petit mensuel révisionniste (revoir l’Histoire, c’est-à-dire la raconter d’une façon différente de la version officielle, est interdit de nos jours, vive la liberté !), et qui fut condamné à cause de cela, le 10 avril 2000, par le Tribunal de Lausanne, à un an de prison et une lourde amende. Un autre [exemple du même arbitraire] : l’historien français Robert Faurisson, révisionniste aussi, qui fut poursuivi en justice à son insu, le 15 juin 2001, et condamné à un mois de prison. Ferme aussi, malgré son âge avancé. Pour le motif qu’un de ses articles, publié en France, avait été repris par une revue helvétique. Donc, si [moi, Oriana Fallaci] j’ai été poursuivie en justice et condamnée à mon insu dans le pays des montres et des banques chères aux tyrans, pour finir en prison à Berne ou à Lausanne ou à Genève, il me suffirait d’aller boire un café à Lugano. Ou de me trouver dans un avion qui atterrit à Zurich à cause du mauvais temps ou d’un détournement. Mieux encore, il me suffirait d’attendre que la Suisse entre dans l’Union européenne et que le Parlement italien approuve le mandat d’arrêt européen, acceptant ainsi l’erreur commise après le Onze Septembre par l’ineffable Commission européenne (p. 27-28).

Effectivement le territoire helvétique est maintenant interdit aux révisionnistes, même pour un simple transit. Des révisionnistes suisses ont dû s’exiler. R.-L. Berclaz, qui avait cherché refuge d’abord en Roumanie, puis en Serbie, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international ; sur le point d’être arrêté par Interpol, il s’est livré aux autorités helvétiques qui viennent de l’incarcérer. Quant à G.-A. Amaudruz, il s’apprête, malgré un âge très avancé et un état de santé précaire, à retourner une nouvelle fois en prison.

Automatiquement assimilé à un dangereux raciste, tout révisionniste résidant en Europe est en passe de connaître arrestation, extradition éventuelle et emprisonnement. O. Fallaci a raison de le souligner mais, à la lire, on pourrait croire que les responsables de cet état de fait sont… les Arabo-Musulmans. En réalité, les instigateurs et les principaux bénéficiaires des lois qui permettent de tels abus sont des organisations juives, nationales ou internationales. De ce point, qui est capital, elle ne souffle mot à son lecteur. Pourquoi ?

12 décembre 2004