Tuesday, December 23, 2003

Réplique à Mark Weber (texte complété)


Je vais vous rappeler brièvement ce qu’a été, dans les faits, notre échange de correspondance. Pour plus de clarté, et bien que je n’aime pas cette pratique, je vais me trouver dans l’obligation de souligner certains mots de cet échange. Vous verrez que, contrairement à ce que vous osez dire, la lettre que je vous ai envoyée le 17 décembre et que j’ai rendue publique n’a été ni « misleading » ni « unfair ». Vous verrez également, à la fin de cette réplique, que vous avez commis un spectaculaire contresens à propos d’un texte de moi dont vous citez un très bref fragment.
Ma question du 17 décembre avait été: « Tell me whether or not you SAY, as I myself have so clearly STATED for so many years, that the alleged Nazi GAS CHAMBERS and the alleged Nazi GAS VANS never EXISTED ». Ma question était claire : elle portait 1) On what you SAY or STATE, 2) on the EXISTENCE itself 3) of the alleged Nazi GAS CHAMBERS 4) and of the alleged Nazi GAS VANS.
Au lieu de répondre directement à cette question, vous m’avez écrit : « I don’t believe the claims about the alleged Nazi gas chambers. ». Cet acte de foi ne m’intéressait pas. En effet, là où j’attendais what you SAY or what you STATE, vous me répondiez ainsi by what you DON’T BELIEVE. Ensuite, vous affirmiez ne pas croire aux CLAIMS ; or, ce mot est remarquablement vague ; il peut signifier que vous ne croyez pas à certaines affirmations concernant lesdites chambres à gaz mais pas forcément à toutes ; le choix de ce mot peut même signifier que vous mettez en doute certains aspects de l’histoire des chambres à gaz nazies (nombre, emplacement, performance) mais pas forcément l’affirmation de leur existence même. Enfin, dans une telle phrase, tout le monde peut le constater, vous ne soufflez pas mot des « gas vans ».
Constatant qu’avec une phrase aussi vague nous n’entriez pas dans le sujet, je n’ai pas cru devoir m’y attarder dans ma lettre elle-même, mais, dans le message d’accompagnement de ma lettre, message qu’ont reçu, en même temps que vous, Jean Plantin, Yvonne Schleiter et Arhur Butz, je vous ai clairement dit : « I did not ask for your ‘beliefs’ (?) about ‘claims’ (?) and, moreover, you do not mention the Nazi gas vans ».
Je ne me suis pas non plus attardé sur votre hors-d’œuvre concernant à la fois Dachau, Mauthausen, Hartheim et votre connaissance « limitée » des sujets de technique et de chimie. Comme à mon habitude, je suis allé droit au cœur du sujet et c’est donc ainsi que, laissant de côté, tout ce qui était de l’ordre des remarques préliminaires plus ou moins oiseuses, j’ai extrait de votre réponse la seule phrase qui constituait une réponse, ENFIN, à la question posée. Et cette réponse était la suivante : « I do not like to say that the ‘Nazi gas chambers never existed’, in part because I do not regard myself as any kind of specialist of ‘gas chambers’ and in part because I avoid making such categorical statements. »
Je crois inutile de revenir ici sur les remarques que m’inspire une aussi pitoyable réponse. Elle est typique de ce que j’appelle le « spineless Revisionism ». A la conference de 2002, je me suis plaint de cette forme de révisionnisme et j’ai suggéré qu’à l’avenir les révisionnistes se montrent plus offensifs. Je trouve comique l’insistance chez certains « chercheurs » révisionnistes à revenir sur « le problème des chambres à gaz ». Nous n’allons pas ainsi jusqu’à la fin des temps tuer ce qui, sur le plan du sens commun, est déjà « overkilled ». On enterre le cadavre des « chambres ou des camions nazis », puis on le déterre, pour le remettre dans un cercueil auquel on ajoute un clou de plus. Le rôle d’un Institute comme l’IHR devrait être de procéder à un constat solennel, qui ne requiert de connaissance ni technique, ni chimique, un constat des plus simples : depuis plus d’un demi-siècle, les accusateurs de l’Allemagne se sont finalement révélés incapables de nous donner à voir un seul spécimen des prétendues armes de destruction massive que les Nazis auraient conçues, construites ou utilisées pour « The Destruction of the European Jews » (Raul Hilberg).
Ne venez surtout pas vous plaindre de ce que : « Given that you have not pressed me for my view on Nazi gas chambers during the past ten years or so, I don’t understand why you have been pressing me on this in recent weeks ». En réalité, vous savez fort bien qu’il y avait entre nous ce contentieux. Je vous ai rappelé l’incident qui nous avait opposés là-dessus, il y a dix ans, à Washington. Il y a eu aussi, mais vous ne paraissez pas vous en souvenir, un autre incident, au téléphone, à propos de votre déclaration lors d’un talk-show d’une radio Black. Je ne suis pas le seul à déplorer que Mark Weber se montre fuyant sur le sujet des chambres ou des camions à gaz. Je me souviens de Fritz Berg se plaignant à juste titre de ce que vous vous dérobiez. Moi-même, j’ai dû vous relancer à plusieurs reprises avant d’obtenir que vous me répondiez. Et quand, enfin, on prend connaissance de votre réponse, on comprend pourquoi vous avez essayé de vous dérober à une question gênante. Est-il normal, Mark Weber, de cacher aux lecteurs, aux membres, aux cotisants de l’IHR que leur Editor ne CROIT peut-être pas, dans une certaine mesure, à un mensonge et à une calomnie historique mais N’AIME PAS d’avoir à le dire ? Combien de personnes se doutent-elles que l’Editor du Journal of Historical Review pense : « I do not like to say that ‘the Nazi gas chambers never existed » ? 
Une dernière rectification : je vous ai reproché d’avoir, lors dudit talk-show, déclaré : « I do not deny the Holocaust happened but … ». I immediately told you how deadly wrong it was to make such a CONCESSION to The Big Lie and Defamation. Vous me répliquez qu’en 1991 j’ai moi-même déclaré : « Revisionists do not deny the genocide and the gas chambers ». Vous commettez là un superbe contresens. Je disais, au contraire, qu’en employant le mot de « deny » on faisait aux menteurs une fâcheuse CONCESSION. Je vous reproduis ci-dessous le texte intégral de ma remarque, parue sous le titre parfaitement dépourvu d’ambiguïté de : « AFFIRMATION, NOT DENIAL » :
A reminder : Revisionists do not deny the genocide and the gas chambers. This is a MISCONCEPTION. Galileo didn't deny that the earth was stationary ; he AFFIRMED, at the conclusion of his research, that the earth was not stationary, but that it rotated on its axis and revolved around the sun. In the same way, the revisionists, after concluding their own research, AFFIRM that there was no genocide and no gas chambers, and that the « final solution of the Jewish question » consisted of the removal of the Jews from Europe – by emigration if possible, and by deportation if necessary. – The revisionists strive to establish what happened ; they are positive while the exterminationists doggedly continue to tell us about things which didn’t happen : their work is negative.  The Revisionists stand for the reconciliation of the antagonists in the recognition of what really happened. (Robert Faurisson, The Journal of Historical Review, January-February 1999, p. 21).
Autrement dit, je fais là aux Menteurs le contraire d’une CONCESSION. D’une manière générale, non seulement je dénonce les adeptes du Grand Mensonge pour ce qu’ils sont, mais je refuse même d’emprunter la moindre tournure de leur langage. Les révisionnistes doivent se montrer clairs, inflexibles, sans CONCESSION. L’heure des CONCESSIONS est passée.
J’en viens maintenant à la possibilité, mentionnée plus haut, d’une intéressante perspective pour l’avenir proche du révisionnisme.
Le 2 juin 2003, j’ai publié un bref article intitulé « Hitler’s and Saddam’s Weapons of Mass Destruction » dont voici le texte [http://robertfaurisson.blogspot.com/2003/06/hitlers-and-saddams-weapons-of-mass.html].
Quand vous, Mark Weber, vous avez récemment tenu avec David Irving une conférence sur l’actualité internationale, je suppose que vous vous êtes gaussés tous les deux de cette histoire des WMD de Saddam Hussein ? Si vous l’avez fait, vous êtes-vous également gaussés des WMD d’Adolf Hitler ? Et, si vous ne l’avez pas fait, peut-on savoir pourquoi ?
Il faut que prenne fin cette COMEDIE qui consiste à exiger des Alliés qu’ils nous montrent ces armes que Saddam aurait possédées tandis que, sur les armes bien plus fantastiques que Hitler aurait possédées et employées à grande échelle, tout le monde, à commencer par Mark Weber, est d’une discrétion de vierge effarouchée. Avec les WMD de Saddam, notre patience n’a pas même duré un an tandis qu’avec les WMD de Hitler nous aurons bientôt fait preuve d’une patience de soixante ans.
A la fin des années soixante-dix, j’ai moi-même ouvert la voie à la recherche matérielle, technique, physique, chimique, topographique et architecturale sur la question des prétendues WMD de Hitler. Sur ce plan-là, les recherches révisionnistes ont abouti à des résultats d’une telle richesse et d’une telle précision que peu à peu les MENTEURS se sont trouvés réduits à quia. Leurs musées de l’ « Holocauste » sont devenus incapables de relever mon défi final : « Show me or draw me a Nazi gas chamber ». Et ce qui est vrai des « Nazi gas chambers » est également vrai des « Nazi gas vans » ou du « savon juif » ou des abat-jours en peau humaine ou d’autres calembredaines encore.
Je suggère donc que les révisionnistes referment aujourd’hui le dossier de ces recherches physiques, chimiques et autres. Ces recherches prennent, en effet, une tournure de plus en plus pédantes. C’en devient de l’art pour l’art. Ces études superfétatoires ont surtout pour effet, désastreux, de rendre apparemment compliqué un problème qui, en fait, est des plus simples à résoudre.
Il est pitoyable que le responsable d’un institut de recherches révisionnistes en arrive à nous confier : « I do not like to say that the Nazi gas chambers never existed ». Il est regrettable qu’il nous l’ait caché jusqu’ici et que seule mon insistance à obtenir une réponse sur le sujet l’ait contraint à vider son sac. Il est dommage que, cherchant à se justifier il m’ait accusé injustement d’avoir été « misleading and unfair ». Il est lamentable qu’il ait invoqué contre moi un texte dont il a dénaturé le sens au point de lui faire dire le contraire de ce qu’il disait.
Mais il est réconfortant de voir que je suis loin d’être maintenant le seul à dénoncer un révisionnisme qui a fait son temps et à préconiser un nouveau révisionnisme plus net, plus franc, plus vigoureux et capable, pour commencer, de lancer aux Tenants du Grand Mensonge : « La meilleure preuve que vos chambres à gaz nazies et vos camions à gaz nazis n’ont pas plus existé que votre savon juif, vos abat-jours en peau humaine et tant d’autres calembredaines d’une infâme propagande de guerre, c’est que, plus de cinquante ans après la guerre, vos experts scientifiques sont, plus que jamais, incapables de nous les montrer ».
A ce nouveau révisionnisme, qui demande du caractère, il faut des hommes jeunes et énergiques.


Epilogue


« Les chambres à gaz d'Hitler sont comme les armes de destruction massive de Saddam : ON NE LES A JAMAIS VUES ! » Prononcée par une voix féminine, ce slogan radiophonique circule depuis quelques semaines sur un réseau révisionniste français. Je suggère qu’il soit repris avec insistance dans toutes les publications et toutes les correspondances révisionnistes aussi longtemps que les Alliés n’auront pas découvert les armes secrètes de Saddam. Quant aux Menteurs qui, en guise de chambres à gaz nazies, nous présentent un pan de mur ou une porte vitrée ou une pomme de douche ou un oeilleton ou une paire de chaussures avec l’inscription : « Nous sommes les derniers témoins ! » (vu à l’Holocaust Memorial Museum de Washington), ils font songer au Général Colin Powell qui, à l'ONU, montrait des photos de bâtiments ou de camions censés représenter des armes de destruction massive de Saddam. Et personne n'aura oublié la « fiole de poison » que brandissait ce même général, élevé, nous disent ses biographes, au Yiddishland new-yorkais.
La fiole ne contenait qu’une sorte de poudre à éternuer. C’était du « procès de Nuremberg » à l’état pur !
23 décembre 2003