Monday, June 2, 2003

Les prétendues armes de destruction massive de Hitler et de Saddam

La méthode révisionniste appliquée à l’histoire de la troisième guerre mondiale N’est-il pas merveilleux de voir, à près de soixante ans de distance, le même mensonge provenir du même groupe de personnes et pour le même motif?

En janvier 1944, sous la pression d’organisations juives ou sionistes et, en particulier, à l’instigation du juif Henry Morgenthau junior et de ses pareils, le président Franklin D. Roosevelt créait le War Refugee Board (WRB) ou Comité des réfugiés de guerre, officine directement rattachée à la présidence. En novembre de la même année, le WRB lançait officiellement l’accusation selon laquelle Adolf Hitler menait une politique d’extermination physique des juifs d’Europe, notamment à l’aide d’armes de destruction massive appelées «chambres à gaz» et fonctionnant dans de prétendus «camps d’extermination», en particulier dans celui d’Auschwitz. Le rapport sur le sujet portait, sous le timbre de la présidence, le titre de German Extermination Camps – Auschwitz and Birkenau.

Près de soixante ans plus tard, sous la pression de groupes «néo-conservateurs» à dominante juive ou sioniste et, en particulier, à l’instigation du juif Paul Wolfowitz et de ses pareils, le président George W. Bush créait, en 2002, l’Office of Special Plans (OSP) ou Bureau des plans spéciaux, officine, elle aussi, directement rattachée à la présidence. L’OSP, dirigé par le juif Abram Shulsky, allait renforcer la campagne américaine visant à faire croire que Saddam Hussein possédait des «armes de destruction massive» (Weapons of Massive Destruction ou WMD); nucléaires, chimiques ou bactériologiques, ces armes auraient, nous dit-on, permis au dictateur irakien d’exterminer des peuples entiers au Moyen-Orient et dans le reste du monde; elles auraient pu servir contre Israël et les Etats-Unis.

Dans les deux cas, en 1944–1945 comme en 2002–2003, le mensonge est le même: une accusation prenant appui sur de fausses preuves; les menteurs sont les mêmes: pour la plupart, de riches et influents juifs américains; le motif, enfin, est le même: entretenir la psychose guerrière.

Mais on notera aussi les différences.

D’abord, la calomnie contre Hitler porte sur des armes (ces gigantesques abattoirs appelés «chambres à gaz»), qui, pour des raisons d’ordre chimique, sont tout simplement inconcevables dans la réalité tandis que la calomnie visant Saddam porte, elle, sur des armes parfaitement concevables et réelles vu que les accusateurs de ce dernier sont les premiers à en posséder de telles.

Ensuite, la calomnie contre Hitler a près de soixante ans d’âge et se porte mieux que jamais tandis que celle qui vise Saddam n’est vieille que de quelques mois et commence à manifester des signes de faiblesse.

Enfin, celui qui conteste la réalité des armes de destruction massive attribuées à Hitler risque, comme c’est actuellement le cas pour Ernst Zündel, de se retrouver, fers aux mains et chaînes aux pieds, dans une geôle américaine ou canadienne et d’être traité officiellement en «terroriste» tandis que la contestation de l’existence des armes de destruction massive attribuées à Saddam n’entraîne, du moins pour le moment, que des risques limités.

G. W. Bush vient de se rendre à Auschwitz-Birkenau. Devant le prétendu emplacement des prétendues armes de destruction massive de Hitler il a justifié la guerre menée contre Saddam et ses prétendues armes de destruction massive. Tant il est vrai qu’en matière d’imposture propre à entretenir la guerre et la haine, rien ne vaut Auschwitz. Là est la source empoisonnée du flot des mensonges déversés par les vainqueurs de 1945. C’est là qu’a pris forme le mythe fondateur de la nouvelle démocratie marchande. Auschwitz est la nouvelle Jérusalem. C’est là que se trouvent le sanctuaire, le Saint des Saints du Grand Mensonge, le Tabernacle et l’Arche d’alliance. Les politiciens du mondialisme s’y rendent en pèlerinage. Sur place, ils s’interdisent de poser des questions au sujet de la magique et sacro-sainte Chambre à Gaz. Ils s’inclinent. Ils reprennent en chœur les formules rituelles. Ils font serment d’allégeance au Peuple élu. Ils appellent la colère de Dieu sur les sceptiques, les mécréants, les révisionnistes.

Hommage du vice au vice et du mensonge au mensonge, le président américain a reçu la pleine approbation du Grand Faux Témoin d’Auschwitz: Elie Wiesel (*).


(*) Elie Wiesel prône la plus grande discrétion en ce qui concerne les «chambres à gaz». Selon lui, il ne faut ni chercher à les voir de près, ni même les imaginer. Il écrit: «Les chambres à gaz, il vaut mieux qu’elles restent fermées au regard indiscret. Et à l’imagination» ou encore: «Je m’interdis d’imaginer ce qui s’est passé à l’intérieur des chambres à gaz» (Mémoires I, p. 97, et II, p. 482, Paris, Seuil, 1994, 1996). Claude Lanzmann, l’auteur de Shoah, est du même avis; il affirme que, s’il avait trouvé un film montrant des juifs asphyxiés dans une chambre à gaz d’Auschwitz, il l’aurait détruit: «Si j’avais trouvé cela, non seulement je ne l’aurais pas montré, mais je l’aurais détruit. Je ne suis pas capable de dire pourquoi. Ça va de soi» («Holocauste, la représentation impossible», Le Monde, 3 mars 1994, p. VII). Il déclare également: «Face à la Shoah, il y a une obscénité absolue du projet de comprendre. Ne pas comprendre a été ma loi d’airain pendant toutes les années de réalisation de Shoah […]» (Propos recueillis par Jean-Michel Frodon, Le Monde, 12 juin 1997, p. 27).


NB: Prenant connaissance de l’article ci-dessus, un lecteur a conclu: «Adolf Hussein avait des chambres à gaz d’exécution massive».


Additif en date du 6 juin 2003: Le Monde de ce jour publie le compte rendu par Michel Cournot d’une reprise d’Esther à la Comédie française. A propos de cette «tragédie biblique» de Racine, représentée pour la première fois en 1689 par les Demoiselles de Saint-Cyr devant Louis XIV, Madame de Maintenon et la cour, M. Cournot conclut: «Un dernier mot. Il est bien sûr impossible d’assister à cette représentation sobre et fidèle d’Esther sans avoir en tête, à tout moment, Auschwitz» (p. 30).